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EXPO Final

Ce document traite des systèmes digestif, urinaire et nerveux, en mettant l'accent sur leur rôle essentiel dans le fonctionnement de l'organisme. Il décrit en détail le système digestif, y compris son embryologie, sa structure, ses fonctions et les organes impliqués dans le processus de digestion et d'absorption des nutriments. Les systèmes urinaire et nerveux seront également abordés, soulignant leur importance dans l'élimination des déchets et la coordination des fonctions corporelles.

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Ce document traite des systèmes digestif, urinaire et nerveux, en mettant l'accent sur leur rôle essentiel dans le fonctionnement de l'organisme. Il décrit en détail le système digestif, y compris son embryologie, sa structure, ses fonctions et les organes impliqués dans le processus de digestion et d'absorption des nutriments. Les systèmes urinaire et nerveux seront également abordés, soulignant leur importance dans l'élimination des déchets et la coordination des fonctions corporelles.

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THEME

ÉTUDE DES
SYSTEMES DIGESTIF,
URINAIRE ET
NERVEUX
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Le corps humain est une machine très complexe qui fonctionne grâce à plusieurs
système s travaillant ensemble et de façon coordonnées. Parmi eux, certains sont
indispensables à la survie et au bon fonctionnement quotidien de l’organisme.

Dans cet exposé, nous allons parler de trois systèmes fondamentaux à savoir : le système
digestif, le système urinaire et le système nerveux.

Après avoir expliqué le rôle du système digestif dans l’apport des nutriments, nous
aborderons le système urinaire, chargé de l’élimination des déchets, puis le système nerveux,
qui la coordination des différents systèmes de l’organisme.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

PARTIE 1 :

LE SYSTÈME DIGESTIF

I. EMBRYOLOGIE DU TUBE DIGESTIF

Le développement du système digestif chez l’embryon humain concerne l’épithélium du


système digestif et les dérivés du parenchyme, qui proviennent de l’endoderme. Le tissu
conjonctif, les composants musculaires et les composants péritonéaux proviennent du
mésoderme. Différentes régions du tube intestinal telles que l’œsophage, l’estomac, le
duodénum, etc. sont spécifiées par un gradient d’acide rétinoïque qui provoque l’expression
de facteurs de transcription propres à chaque région. La différenciation de l’intestin et de ses
dérivés dépend des interactions réciproques entre l’endoderme intestinal et le mésoderme
environnant. Les gènes Hox dans le mésoderme sont induits par une voie de signalisation
Hedgehog sécrétée par l’endoderme intestinal et régulent l’organisation crânio-caudale de
l’intestin et ses dérivés. Le système intestinal s’étend de la membrane oropharyngée à la
membrane cloacale et est divisé en intestin antérieur, intestin moyen et intestin postérieur.

II. PRÉSENTATION DU SYSTÈME DIGESTIF

Le système digestif représenté via L’appareil digestif est un système complexe composé
d’organes qui transforme les aliments ingéré lors de l’alimentation, en nutriments assimilables
par l’organisme et élimine les déchets. Il s’étend de la bouche à l’anus et comprant le tube
digestif (bouche, pharynx, œsophage, estomac, intestins) et les glandes annexes (salivaires,
foie, pancréas). Il assure l’ingestion, la digestion, l’absorption des nutriments dans le sang et
l’évacuation des résidus.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

III. ORGANISATION GÉNÉRALE

A- ORGANISATION DU SYSTÈME DIGESTIF

Le système digestif comprend une structure tubulaire, le tractus gastro-intestinal (GI)


et les organes Digestifs annexes. Le tractus GI s’étend de la cavité orale (la bouche) à l’anus.
Les régions ou les Organes du tractus GI sont la cavité orale, le pharynx, l’œsophage,
l’estomac, l’intestin grêle et le gros Intestin. Le rectum et le canal anal sont situés à
l’extrémité du gros intestin. Les organes digestifs Annexes sont les dents, la langue, les
glandes orales, le foie, la vésicule biliaire et le pancréas.

a- Composantes du système digestif

Composantes du système digestif sont :

i- Tube digestif
Canal résumant le chemin des aliments. Il comporte plusieurs organes à savoir : la
Bouche, le pharynx, l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle, gros intestin (côlon), le
foie, le rectum et l’anus. Tous ces organes ont des attributs spécifiques et d’une
importance capitale dans la conversion des aliments en nutriments (forme assimilé par
l’organisme).

ii- Glandes annexes


Glandes salivaires, foie, pancréas, vésicule biliaire (produisent les sucs
digestifs).

Figure 1 : composantes du
Système digestif

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

a- Rôle physiologique
Ce système est le principal fournisseur de substrat a l’organisme, ce qui lui permettra de
généré de l’énergie Vital, indispensable a la survie du corps. Ce processus est subdivisé et
résumé en 04 étapes qui sont : ingestion, digestion, absorption et élimination.
 Ingestion : Action d’introduire de la nourriture dans la bouche.
 Digestion : Décomposition mécanique (mastication) et chimique (intervention
d’enzymes digestives tel que l’amylase salivaire via la salivation) des aliments et
obtention du chyme stomacale.
 Absorption : Les nutriments traversent dans le sang à travers la paroi de l’intestin
grêle.
 Élimination ou défécation : Expulsion des débris non digérées sous forme de
matières fécales.
Remarque : Le péristaltisme traduit une vague de contractions qui déplacent la nourriture
tout le long du tractus Gastro-intestinal (processus mécanique).

B- LES STRUCTURES ET LES FONCTIONS DU TRACTUS GI.

1. LE TUBE DIGESTIF

1. i- La cavité orale :

Ingère la nourriture, la broie, la mélange à la salive ; elle Amorce la digestion des


glucides ; elle forme puis avale le bol alimentaire.

2. i- Les dents :

Comporte quatre types de dents ;


- Les incisives (4 supérieures, 4 inférieures) pour couper et cisailler la nourriture.
- Les canines (2 supérieures et 2 inférieures) pour tenir et déchirer.
- Les prémolaires (4 supérieures et 4 inférieures)
- Les molaires (6 supérieures et 6 inférieures) pour broyer et écraser la nourriture.

3. i- La langue :

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Déplace la nourriture dans la bouche pendant la mastication ; participe à la


Déglutition ; produit les sons articulés et localisation des bourgeons du gout.

4. i- Les glandes orales (salivaires) :

Au nombre de trois ; les glandes parotides au dessus du muscle masséter ; les glandes
submandibulaires inférieures à la base de la langue ; les glandes Sublinguales sous la langue,
produisent la salive et amorcent la digestion des glucides.

5. i- Le palais :

Toit de la cavité orale, composé du palais dur antérieur et du palais mou Postérieur. Le
palais mou ferme le nasopharynx pendant la déglutition.

6. i- Le pharynx

Conduit d’environ 13 cm, en forme d’entonnoir qui relie les cavités orale et nasale à
l’œsophage et à la trachée. Fonction de déglutition.

7. i- L’œsophage

Tube musculaire situé dans le thorax derrière la trachée, qui relie le pharynx à
l’estomac. Son rôle principal est le transport des aliments et des liquides de la bouche vers
l’estomac grâce à des contractions musculaires rythmiques appelé péristaltisme qui pousse
le bol alimentaire de la bouche vers le bas sans dépendre uniquement de la gravité pour être
digérer dans l’estomac.

8. i- L’estomac
Les différentes régions de l’estomac sont représentées sur la figure 2. Pendant le processus de
digestion, l’estomac est le stockage des aliments, de les mélangés avec le suc gastrique (acide
chlorhydrique et enzyme) pour les transformer en une bouillie appelé chyme stomacale,
grâce à son brassage musculaire puissant, et par la suite l’achemine vers l’intestin grêle pour
la suite de l’absorption.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Fonctions principales :
- Stockage : Il agit comme un réservoir, permettant de conserver les aliments avant de
les traiter.
- Brassage mécanique : Ses muscles puissants malaxent et broient les aliments.
- Digestion chimique : Il sécrète l’acide chlorhydrique (qui détruit les germes et active
les enzymes) et des enzymes comme la pepsine (qui digère les protéines).
- Transformation en chyme : Il transforme le bol alimentaire en une pâte semi-liquide, le
chyme, grâce à l’action mécanique et chimique.
- Vidange contrôlée : Il libère le chyme dans le duodénum (intestin grêle) par petites
quantités régulées.
- Barrière protectrice : Son acidité tue la plupart des bactéries ingérées avec la
nourriture.

Figure 2 : structure de l’estomac

9. i- L’intestin grêle

Région située entre l’estomac et le gros intestin qui mesure 6 à 7 m de long Environ. Il
reçoit le chyme provenant de l’estomac, la bile produite par le foie et les sucs gastriques ; il
assure la dégradation chimique et mécanique du chyme ; il absorbe les nutriments ; et il
transporte les déchets jusqu’au gros intestin.

Les différentes parties de l'intestin grêle.

 Le duodénum : s'étend du sphincter pylorique de l'estomac jusqu'à l'angle duodénal


jéjunal (environ 25 cm de long). Les canaux cholédoque et pancréatique se rejoignent
pour Former l'ampoule hépato-pancréatique qui s'ouvre dans le duodénum.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

 Le jéjunum : Portion moyenne de l'intestin grêle. Caractérisé par des replis profonds
de la muqueuse et de la sous muqueuse, les plis circulaires.
 L'iléum : relie le cæcum au gros intestin au niveau de la valve iléocæcale.

L’intestin sert principalement à terminée la digestion des aliments (protéines, glucides, lipide)

- Digestion finale : Dans le duodénum (première partie), les sucs pancréatiques et la bile
décomposent les graisses, les protéines et les glucides.

- Absorption des nutriments : Le jéjunum et l’iléon (parties centrale et finale) absorbent la


majorité des nutriments (acides aminés, sucres, graisses, vitamines, minéraux) dans la
circulation sanguine.

- Mouvement péristaltique : Ses muscles font avancer le bol alimentaire, assurant le temps
nécessaire à l’absorption.

- Régulation : Il synthétise des hormones qui modulent l’activité de l’estomac et du pancréas.

- Structure unique : Sa surface interne est plissée (villosités, microvillosités) pour maximiser
la surface d’absorption, atteignant l’équivalent d’un terrain de tennis.

NB : L’absorption Correspond au passage des molécules issues de la digestion, dans les


vaisseaux, à travers les microvillosités (micro projections à la surface des villosités).

10. i- L’appendice

Constitué de tissu lymphatique est rattaché au cæcum.

11. i- Le gros intestin

Le rôle principal du gros intestin (côlon) est d’absorber l’eau des résidus alimentaires
presque digérés provenant de l’intestin grêle, de compacter ces résidus en selles semi-solides
et de les stocker avant leur évacuation par l’anus, mais il joue aussi un rôle crucial dans la
synthèse de certaines vitamines (comme la vitamine K) grâce à son micro biote (flore
intestinale).

12. i- Le rectum

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Stocke les matières fécales provenant du colon avant l’expulsion par l’anus. Le rôle
principal du rectum est de stocker les matières fécales provenant du côlon avant leur
expulsion du corps par l’anus, agissant comme un réservoir temporaire. Il termine le tube
digestif, absorbe l’eau restante pour solidifier les selles, et, lorsqu’il est plein, déclenche le
besoin d’aller à la selle grâce aux nerfs, contrôlant ainsi le processus de défécation.

NB : le rectum est la dernière étape de la digestion, un point de transit essentiel pour le


stockage et le contrôle de l’évacuation des déchets.

13. i- L’anus

Son rôle est d’expulser les déchets à l’extérieure de l’organisme.

2. Les organes annexes.


14. i- Le foie
Le foie reçoit le sang oxygéné de l'artère hépatique, une ramification de l'artère
cœliaque. Il reçoit également le sang de la veine porte hépatique, chargé de nutriments
provenant du tractus GI. Le sang artériel et le sang veineux se mélangent dans les sinusoïdes
hépatiques. Les cellules hépatiques extraient du sang l'oxygène, les nutriments et certaines
substances toxiques.

Les fonctions du foie sont les suivantes :


- Synthèse, stockage et sécrétion des vitamines ; synthèse, stockage et dégradation du
Glycogène.
- Synthèse des protéines du sang.
- Phagocytose des GR et des cellules blanches qui ne sont plus fonctionnels et des bactéries.
- Elimination des composés toxiques.
- Production de la bile, qui émulsifie les graisses dans le duodénum.

15. i- La vésicule biliaire

Organe en forme de poche, rattaché à la face inférieure du foie. Stocke et concentre la


bile. La bile, produite dans le foie, s'écoule dans le Duodénum par l'ampoule hépato-

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

pancréatique (formée par les canaux cholédoque et pancréatique). Lorsque l'intestin grêle est
vide, la bile reflue par le canal cystique vers la vésicule biliaire, pour y être stockée.

16. i- Le pancréas

S'étend horizontalement le long de la partie postérieure de la paroi abdominale,


adjacent à la grande courbure de l'estomac. Les sécrétions exocrines agissent sur les trois
groupes d'aliments.

• A SAVOIR
Les enzymes intestinales et leurs actions.
Peptidase : Dégrade les protéines en acides amines.
Glycosidase : Dégrade les disaccharides en monosaccharides (maltase et lactase).
Lipase : Dégrade les lipides en acides gras et glycérol.
Amylase : Dégrade l'amidon et le glycogène en disaccharides.
Nucléase : Dégrade les acides nucléiques en nucléotides
Entérokinase : Active la trypsine sécrétée par le pancréas.

• A SAVOIR.

Les différentes parties du gros intestin.

- Le caecum : premier segment, ressemble à une poche dilatée.


- Le colon ascendant : s'étend dans la partie supérieure droite de l'abdomen, du caecum
jusqu'à l'angle hépatique du colon, au niveau du foie.
- Le colon: traverse la partie supérieure de la cavité péritonéale.
- Le colon descendant : s'étend dans la partie inférieure gauche, de l'angle splénique
jusqu'au bassin.
- Le colon sigmoïde : Segment terminal du gros intestin. Processus enzymatiques de
digestion.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

C- RÉGULATION NERVEUSE ET HORMONALE DE LA


DIGESTION

1.Régulation nerveuse
Elle est rapide, précise et repose sur le système nerveux entérique, le système nerveux
autonome et le système nerveux central.

a) Système nerveux entérique (SNE)

Jouant le rôle de « cerveau de l’intestin », il est Situé dans la paroi du tube digestif,
pouvant fonctionner indépendamment du cerveau et Comprend deux plexus :

 Plexus de Meissner : contrôle les sécrétions digestives


 Plexus d’Auerbach : contrôle la motricité intestinale

b) Système nerveux autonome

b-1) le système nerveux Parasympathique (nerf vague)

Fonction :

 Stimule la digestion
 Augmente les sécrétions, le péristaltisme et la relaxation des sphincters

b-2) le système nerveux Sympathique


Fonction :

 Inhibe la digestion
 Diminue la motricité et la sécrétions (du au stress ou à la peur)

c) Réflexes digestifs

Réflexes courts : locaux, intégrés dans le SNE

Réflexes longs : impliquent le cerveau (odeur, vue des aliments)

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

2- Régulation hormonale de la digestion


Elle est plus lente mais durable, assurée par des hormones digestives sécrétées par
l’épithélium du tube digestif.

Tableau présentant les Principales hormones digestives, leurs lieux de sécrétion et leurs
rôles :

Hormone Site de sécrétion Action


Gastrine Estomac Stimule la sécrétion d’HCl et
intervient dans la motricité
gastrique

Sécrétine Duodénum Stimule la sécrétion de


bicarbonate par le pancréas
CCK (cholecystokinine) Duodénum Libération de la bile et des
enzymes pancréatiques
GIP Intestin grêle Inhibe la sécrétion gastrique
Motiline Intestin grêle Régule le péristaltisme

3- Coordination des deux régulations


Ces deux systèmes de régulations interagissent en permanence et collaborent pour un
objectif commun qui est d’adapter la digestion à la qualité et à la quantité des aliments qui
leur sont fournis.

- La prise alimentaire déclenche des réflexes nerveux


- Les aliments stimulent la libération d’hormones digestives

IV. PATHOLOGIE OU DISFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME


DIGESTIF

Une pathologie digestive est une maladie affectant une partie du système digestif ou des
glandes digestives.

On peut citer :

- Les brûlures d’estomac : causées par les remontées acides, provoquant des irritations
dans l’œsophage.
- La constipation : c’est une difficulté lors de la défécation.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

- La diarrhée : besoin de se rentre aux toilettes plusieurs fois par jour.


- Le fécalome : c’est une accumulation anormale de matières fécales sèches et dures
dans le rectum.
- Hémorroïdes : douleurs lors de l’évacuation des selles, des démangeaisons ainsi
qu’une inflammation de la zone rectale.

V. RÉFÉRENCES

 Wikipedia : structure et fonctionnement du tube digestif


 Anatomie et physiologie humaine : PP1 and WORLD ASSOCIATION of
PPLANETARIAN HEALTH
 UNESS
 Académie nationale de médecine.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

PARTIE 2:

LE SYSTÈME URINAIRE

I. PRÉSENTATION DU SYSTÈME URINAIRE

Le système urinaire joue un rôle central dans la régulation de la composition des liquides
du corps (balance hydrique, électrolytique et acido-basique). Il assure également l'élimination
des déchets métaboliques et des substances étrangères (composés chimiques toxiques,
médicaments). Les reins ont également une fonction endocrine moins importante.

Par sa fonction épurateur, Le système urinaire est défini comme étant l’ensemble d’organes
dont rôle centrale est de filtrer puis d’évacuer les déchets de l’organisme sous forme de
liquide.

II. ORGANISATION GÉNÉRALE

A- ORGANISATION DU SYSTÈME URINAIRE

L'appareil urinaire est constitué de deux portions qui différent sur les plans embryologiques,
morphologiques et physiologiques :

 une portion dite glandulaire correspondant à l'assemblage des néphrons auxquels sont
annexés les vaisseaux;
 une portion dite excrétrice correspondant aux voies excrétrices de l'urine qui sont à la
fois intra- et extra-rénales.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

L'appareil urinaire assure ainsi la fonction d'épuration du milieu intérieur par élimination de
catabolites et par synthèse de nouveaux corps. Le rein possède également une fonction
endocrine.

a- Composantes du système urinaire


Figure 1 :
système urinaire

L’appareil urinaire est constitué de deux portions qui différent sur les plans
embryologiques, Morphologiques et physiologiques :

 une portion dite glandulaire correspondant à l’assemblage des néphrons auxquels sont
annexés Les vaisseaux ;
 une portion dite excrétrice correspondant aux voies excrétrices de l’urine qui sont à la
fois Intra- et extra-rénales.

L’appareil urinaire assure ainsi la fonction d’épuration du milieu intérieur par élimination de
Catabolites et par synthèse de nouveaux corps. Le rein possède également une fonction
endocrine. Les composantes du système urinaire sont : les reins et les voies urinaires.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

1-a. Portion dite glandulaire : Les reins

Au nombre de 2, situé dans la région lombaire et de chaque côté de la colonne


vertébrale dans la cavité abdominale, entre la douzième paires de vertèbres thoraciques et la
troisième paires de vertèbres lombaires. Ils forment l’urine. La structure macroscopique du
rein est Schématisée sur la figure 2. Constitué de 1-2 millions de néphrons. Le rein par
l’intermédiaire des néphrons élimine les déchets de la nutrition (urée), les produits toxiques,
les médicaments. Les reins filtrent 180 litres de sang / jour soit environ 120ml/minute. Le rein
sélectionne certain constituant du sang : les protides et glucides ne sont jamais éliminé dans
l’urine sauf en cas de lésions. (Protéines (albuminurie) – sucre (glycosurie) – sang
(hématurie)).

Figure 2 : structure d’une coupe longitudinale d’un rein


NB : le neuphron est l’unité fonctionnelle du rein.

1-b. portion dite excrétrice : Les voies urinaires

• Les uretères
Les uretères transportent l'urine des pelvis rénaux (bassinets) jusqu'à la vessie. Les uretères
sont des organes rétropéritonéaux.

• La vessie
La vessie est située derrière la symphyse pubienne et devant le rectum. Elle assure le
stockage de l'urine. Elle est constituée de quatre tuniques : la plus interne, la muqueuse, est

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

constituée de replis qui permettent la distension de la vessie ; la sous muqueuse, richement


vascularisée ; la musculeuse qui est une couche de muscle lisse (le muscle détrusor) ; et la
séreuse, en continuité avec le péritoine. Le plancher de la vessie est une région triangulaire
appelée trigone. Chacun des angles du triangle comporte un orifice, latéral pour les deux
uretères et apical pour l'urètre. Des fibres sympathiques innervent le trigone, les orifices
urétéraux et les vaisseaux sanguins ; des fibres parasympathiques innervent les muscles lisses
de la paroi.

• L'urètre
L'urètre transporte l'urine de la vessie jusqu'à l'extérieur du corps. Deux muscles assurent la
constriction de l'urètre permettant le remplissage de la vessie, un muscle lisse, le sphincter
interne de l'urètre et un muscle squelettique, le sphincter urétral externe. Chez la femme
l'urètre mesure environ 4 cm de long, et chez l'home environ 20 cm. Chez l'homme, l'urètre
spongieux assure également le transport du sperme pendant l'éjaculation.

b. Rôle physiologique

Le système urinaire a pour fonction l’élimination des déchets cellulaire et des


substances toxiques transportés par le sang. Les reins règlent le volume et la
composition chimique du sang. Ils participent également à la régulation de la
pression artérielle.
L’élimination met en jeu des capacités :
- Sensorielles
- Neurologiques
- Motrices
L’urine est le produit émis lors de la miction. Il traduit le niveau de
fonctionnement du système urinaire ou alors dans la plus part des cas révèle
l’état de santé de l’organisme. Leur émission est facile et complète : 4-6
mictions / jour pour une diurèse (volume d’urine émis en 24h) de 1500 ml.
NB : les urines sont limpides, transparentes, légèrement acides (pH > 7), de
Couleur jaune pâle (peuvent se colorer en fonction des aliments et certains
médicaments).

17
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

B- FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME URINAIRE

Le rein est l’organe central du système urinaire.

a. Organisation générale du rein


Sur une coupe sagittale du rein, on distingue en plus de la capsule Conjonctive
d’enveloppe deux régions :

- Une région centrale qui correspond au sinus, qui contient les conduits d’évacuation
intra rénaux (petits calices, grands calices, bassinet et départ de l’uretère) ainsi que les
vaisseaux sanguins et lymphatiques, et les nerfs.
- Une région périphérique qui contient le parenchyme rénal.

Le parenchyme rénal se divise grossièrement en 2 zones de coloration et de topographie


différentes :

- une zone médullaire interne.

- Une zone corticale périphérique.

a. 1. La zone médullaire centrale,

Correspond aux segments droits des néphrons. Elle constituée de 08-15 structures
coniques : pyramides médullaires (de Malpighi) dont le sommet est orienté vers le hile et la
base vers la périphérie. Au niveau de la base des pyramides de Malpighi PM, il existe d’autres
formations pyramidales d’orientation inversée (pointe vers la périphérie), il s’agit des
pyramides de Ferrein PF qui sont au nombre de 400 à 500 pour une pyramide de Malpighi.

a. 2. La zone corticale : superficielle,


Correspond aux segments contournés des néphrons et corpuscules de Malpighi. Est divisée en
plusieurs zones :

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

 Le cortex corticis, région sous capsulaire peu épaisse, dépourvue de corpuscules,


 Le labyrinthe rénal, zone située sous le cortex corticis et entre les pyramides de Ferrein,
pourvu de corpuscules de Malpighi.
 Les colonnes de Bertin, situées entre les pyramides de Malpighi.

b. Fonctionnement du rein : formation de l’urine


(Fonction exocrine)

Le rein contrairement à d’autres glandes de son rang, possède non seulement une
fonction endocrine mais aussi une fonction exocrine qui est la formation de l’urine.

La production de l’urine débute par le sang artériel qui pénètre les reins par l’artère
rénale passe par l’artère interlobulaire, l’artériole afférente pour finir par rejoindre l’unité
élémentaire de la machinerie rénale : le glomérule, situé à l’intérieur du néphron.

Un rein contient environ un million de néphrons. Chaque jour, les reins filtrent environ
180 litres de sang et produisent en moyenne 1 500 mL d’urine définitive. Dans le glomérule
rénal, le sang est filtré par un phénomène osmotique : il se décharge en eau et en substances
minérales et biologiques. Cette urine primaire chemine dans un système de tubules (tubule
contourné proximal, anse de Henle, tubule contourné distal) où elle est successivement
enrichie en divers composés et débarrassée de certaines autres substances récupérées par
l’organisme (eau, glucose, sels minéraux en particulier).

Les phénomènes d’excrétion et de réabsorption sont régulés par plusieurs hormones,


dont l’hormone anti-diurétique (ADH pour l’abréviation), le cortisol et la rénine-angiotensine
(qui fait partie du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA). L’urine qui circule dans
tous les tubes contournés distaux est collectée au niveau des tubes de Bellini, puis elle rejoint
les calices rénaux et les uretères. Là, elle rejoint la vessie par jets (il y a une valve anti-reflux
entre l’uretère et la vessie). Lorsque le contenu vésical (contenu de la vessie) dépasse un
certain seuil, l’envie d’uriner est transmise au cerveau, afin de vider la vessie par la miction.

L’urine humaine est habituellement jaunâtre. En moyenne et selon le poids, un homme


produit 1,5 à 2 litres d’urine par jour,

Le néphron étant l’unité fonctionnelle du rein, remplit de 3 fonctions essentielles : filtration


glomérulaire, réabsorption et sécrétion Tubulaires.

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

1.b. L’appareil juxtaglomérulaires


Les cellules de la macula densa et les cellules Juxtaglomérulaires spécialisées de l’artériole
afférente forment un appareil sensoriel qui détecte les variations de la pression sanguine. Un
changement de la pression sanguine ou une augmentation de la concentration en NaCl, au
niveau du tube distal stimule la sécrétion de rénine par les cellules juxtaglomérulaires. Ce
phénomène ctive le système rénine-angiotensine.

2.b. Filtration glomérulaire


La filtration glomérulaire est un phénomène passif. A travers la barrière de filtration
qui agit comme un tamis moléculaire et laisse passer toutes les molécules de moins de 10 nm
de diamètre ou dont le poids moléculaire est <à 70 kl daltons (Albumine). A la sortie de la
chambre urinaire, l’ultrafiltrat est pratiquement identique au plasma. Les liquides et les
solutés du plasma sanguin glomérulaire passent dans la capsule glomérulaire. Le débit de
filtration (DFG) est le volume de filtrat formé par tous les néphrons en une minute.

NB : Le volume filtré par les reins est de 180 L/24 h alors que l’élimination urinaire est d’=
1,5 L par 24 h.

3. b - Réabsorption
Environ 99% du filtrat qui transite dans le tubule est transformé activement ou
passivement vers le liquide interstitiel, puis pénètre dans les capillaires péritubulaires ; 1% du
filtrat est excrété sous forme d’urine. La plupart des solutés sont réabsorbés : 100% du
glucose, 99,5% du sodium et 50% de l’urée. La transformation de l’urine primitive a lieu dans
les tubes, par des mécanismes de réabsorption / Sécrétion.
Ces tubes sont :

3. b.1- Tube contourné proximal


Près de 70% d’eau et des sels minéraux sont réabsorbés. Les Protéines sont
complètement réabsorbées au niveau du TCP. Ce qui est réabsorbé, passe donc dans les
capillaires péri tubulaires.

3. b.2- Anse de Henlé


La portion grêle descendante est perméable à l’eau mais non pas au sodium, il y a donc
une Concentration de l’urine. La portion large ascendante est imperméable à l’eau, alors

20
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

qu’elle réabsorbe le sodium de façon Active, il y a dilution de l’urine donc : A l’entrée de


l’anse, l’urine est iso-osmotique. Au plus bas de l’anse, l’urine est hyper-osmotique. A la
sortie de l’anse de Henlé, l’urine est hypo-osmotique.

3. b.3 -Tube contourné distal


Le TCD est impliqué dans le contrôle de l’équilibre acide-base et la concentration de
l’urine. Il y a réabsorption active du Na+ contenu dans l’urine diluée, avec excrétion de K +. Il
y a également réabsorption d’ions bicarbonates et excrétion d’ions H+, ce qui conduit à
L’acidification de l’urine.

3. b.4- Tube collecteur


Intervient dans la concentration finale de l’urine par la réabsorption de l’H2O. Cette
réabsorption est sous la dépendance de l’ADH,

4.b. La sécrétion tubulaire


Des substances qui peuvent être toxiques comme l’hydrogène, le potassium, des poisons,
des médicaments et les toxines métaboliques passent dans les capillaires vers le liquide
interstitiel puis sont excrétés dans la lumière des tubules

c. L’urine
L’urine est l’un des liquides biologiques produits par les animaux, incluant les humains.
Elle constitue la plus grande part des déchets liquides du métabolisme de l’organisme des
vertébrés.
L’urine est sécrétée par les reins par filtration du sang, puis par sécrétion et récupération de
certaines molécules de l’urine « primitive » pour former l’« urine définitive ». Cette dernière
est expulsée hors du corps par le système urinaire. L’élimination d’urine par la vidange de la
vessie est appelé miction.
Le composant principal de l’urine est l’eau, avec l’urée en principal déchet azoté. Dans une
autre mesure, un autre déchet très important de notre métabolisme, la créatinine, est dosé, à la
fois dans le sang et dans l’urine, afin d’évaluer la fonction rénale chez l’être humain. Bien au-
delà du taux d’urée, c’est essentiellement la clairance de la créatinine qui déterminera si un
individu présente ou non une insuffisance rénale, et permettra d’en quantifier la sévérité.
Rappel :

Fonctions endocrine du rein :

 La sécrétion de Rénine : par les cellules granuleuses de l’AJG.

21
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

 La sécrétion de l’érythropoïétine (EPO).

 L’EPO induit la production des érythrocytes au niveau de la MO. Il est synthétisé au niveau
de cellules péri tubulaires (fibroblastes interstitiels). Si d’atteinte rénale donc de défaut de
production d’EPO, il en résulte une anémie. A l’inverse dans certains cancers rénaux, il y a
une surproduction d’EPO et donc polyglobulie.

 La Transformation de la vitamine D3 : Une enzyme des cellules tubulaires proximales


transforme la vitamine D3 inactif en vit D3 actif.

 La sécrétion des Prostaglandines

Artère rénale → Artères inter lobaires →


Artères sus-pyramidales → Artères inter lobaires →
Artérioles afférente → glomérule → Artérioles
efférentes → Capillaires péri tubulaires et vasa recta
→ Veines inter lobaires → veines sus-pyramidales →
Veines inter lobaires veine rénale.

Tableau récapitulatif de la circulation sanguine dans le rein

d. Le néphron et ses fonctions


Il y a plus d’un million de néphrons dans un rein. Les structures qui constituent le néphron
Sont décrites dans le tableau suivant :

Les structures du néphron.


- Le glomérule : Réseau de capillaires très perméables.
- La capsule glomérulaire : Structure en forme de coupe à double paroi composée d’un
Épithélium pavimenteux. La couche interne est composée de cellules spécialisées, les
Podocytes, étroitement associés aux capillaires. Site de la filtration glomérulaire
- Tube contourné proximal : Épithélium cubique simple comprenant des microvillosité
pour augmenter la surface d’échanges. Site principal de la réabsorption et de la
sécrétion tissulaire.
- L’anse du néphron (anse de Henlé). Branche ascendante et descendante. Rôle
dans le mécanisme de concentration de l’urine.
- Tube contourné distale : Plus court que le tube contourné proximal. Contient des
Cellules sensorielles spécialisées sensibles à la concentration en NaCl, et qui forment

22
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

la macula densa. Réalise une partie de la réabsorption et de la Sécrétion tubulaires.


Rejoint le canal collecteur qui draine la pyramide rénale.
Figure 3 : schémas annoter d’un néphron

III.

RÉGULATION DU SYSTÈME URINAIRE

En plus de cette fonction d’épuration, le rein assure l’équilibre « du milieu intérieur ».


Cela signifie que le rein adapte constamment les « sorties » (volume et composition de
l’urine) aux apports (boisson et alimentation) et aux besoins de l’organisme.
Cette fonction d’équilibration porte essentiellement sur l’eau et les sels minéraux, en
particulier le sodium (contenu dans le sel), le potassium, le calcium, le bicarbonate (qui règle
l’acidité du sang), le magnésium. Ce rôle d’équilibration est très important car elle assure une
grande liberté dans l’alimentation et les boissons.

La régulation urinaire assure le maintien de l’homéostasie hydro-électrolytique,


hémodynamique et acido-basique par l’adaptation de la filtration glomérulaire, de la
réabsorption tubulaire et de l’excrétion urinaire.

1- Régulation hémodynamique rénale


Nous pouvons citer :
 Autorégulation rénale (80–180 mmHg)
 Mécanisme myogénique de l’artériole afférente
 Rétrocontrôle tubulo-glomérulaire (macula densa)

23
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

 Maintien du DFG malgré les variations de pression artérielle

2- Régulation hormonale
Les hormones suivantes interviennent dans le jeu de régulation du système urinaire :

 SRAA : ↑ réabsorption Na⁺/eau, ↓ diurèse, ↑ pression artérielle


 ADH (vasopressine) : ↑ perméabilité à l’eau des tubes collecteurs
 Aldostérone : ↑ réabsorption Na⁺, ↑ excrétion K⁺
 Peptides natriurétiques (ANP/BNP) : ↑ natriurèse et diurèse, inhibition SRAA/ADH

3- Régulation nerveuse
L’intervention du Système sympathique par :

 Vasoconstriction rénale

↓ DSR et ↓ DFG

↑ Sécrétion de rénine

Adaptation aux situations de stress et d’hypovolémie

4- Régulation tubulaire fine


Il intervient notamment dans :

 La Réabsorption segmentaire (tube proximal, anse de Henlé, tube distal)


 L’Ajustement final sous contrôle hormonal
 Le Rôle majeur dans l’équilibre Na⁺, K⁺, eau, pH

5- Régulation de la miction

Ici le système urinaire fait intervenir :


 Le Réflexe mictionnel médullo-spinal
 Le système Parasympathique : vidange vésicale
 Le système Sympathique + somatique : phase de stockage

24
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

En définitive, les Finalités physiologiques de la régulation du système urinaire sont :

✔ Le maintien de l’Équilibre hydrique et électrolytique

✔la Régulation de la pression artérielle

✔ La coordination dans l’Élimination des déchets

✔ Veiller a la Stabilité du milieu intérieur

6- La miction.
La miction est le processus physiologique d’émission de l’urine. La distension de la vessie
envoie des signaux sensoriels conduits par des neurones sensitifs jusqu’à la moelle épinière
Puis jusqu'à l'encéphale. Des influx parasympathiques stimulent la contraction de muscle
détrusor et le relâchement du sphincter urétral interne. Le relâchement volontaire du sphincter
urétral externe entraine la miction.

IV. PATHOLOGIE LIÉE AU SYSTÈME URINAIRE


En général, la défaillance ou le disfonctionnement d’un élément du système
urinaire entraîne de façon radicale une maladie urinaire. Dans ce cas on peut
citer :

1- Pathologies associées à la Néphrologie


7- Colique néphrétique : Douleur aiguë liée à l’obstruction brutale des voies urinaires
(souvent par un calcul)
8- Hyponatrémie (Na⁺ < 135 mmol/L) : Origines rénales fréquentes Excès d’ADH
(SIADH)
9- Insuffisance rénale (aiguë ou chronique) : Diminution du DFG
10- Pyélonéphrite : Infection bactérienne du parenchyme rénal
11- Rhabdomyolyse : Destruction musculaire massive → libération de myoglobine.

25
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

2- Pathologies associées à l’Urologie

1. Adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) : Augmentation non


cancéreuse du volume prostatique liée à l’âge, responsable d’une obstruction des
voies urinaires basses.
2. Cancer du pénis (ou de la verge) : Tumeur maligne rare, le plus souvent un carcinome
épidermoïde.
3. Cystite interstitielle : Affection chronique inflammatoire non infectieuse de la vessie.
4. Énurésie : Miction involontaire pendant le sommeil, surtout chez l’enfant après l’âge
normal de propreté.
5. Incontinence urinaire : Perte involontaire d’urine.
6. Hématurie : Présence de sang dans les urines (microscopique ou macroscopique).
7. Infection urinaire : Infection bactérienne de l’appareil urinaire.
8. Oligurie : Diminution du volume urinaire < 500 mL/24 h chez l’adulte.
9. Pollakiurie : Augmentation anormale de la fréquence des mictions, sans augmentation
du volume total urinaire.
10. Prostatite : Inflammation de la prostate, aiguë ou chronique, souvent d’origine
infectieuse.
11. Protéinurie : Présence anormale de protéines dans les urines.

DFG (Débit de Filtration Glomérulaire) correspond au volume de plasma filtré


par les glomérules des reins par minute. C’est le meilleur indicateur global de la
fonction rénale.
Valeurs normales (adulte) ≈ 90–120 mL/min/1,73 m²
Diminue physiologiquement avec l’âge.
V. RÉFÉRENCE
-Wikipedia : le système urinaire
- Anatomie et physiologie humaine : PP1 ans WORLD ASSOCIATION of
PPLANETARIAN HEALTH.

PARTIE 3 :

26
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

LE SYSTÈME NERVEUX

I. EMBRYOLOGIE DU SYSTÈME NERVEUX


Le neurodéveloppement (ou développement neural) est la mise en place du système
nerveux au cours de l'embryogenèse et aux stades suivant de
l'ontogenèse d'un organisme animal. Son étude repose sur une approche
combinant neurosciences et biologie du développement afin d'en décrire les
mécanismes moléculaires et cellulaires. La neurogenèse est le mécanisme central du
neurodéveloppement.
En parallèle à la formation des autres organes, le système nerveux va commencer à se former
dès les premiers stades du développement embryonnaire, à partir de la troisième semaine
suivant la fécondation chez l'être humain et va suivre une série d'étapes correspondant à des
stades bien identifiés de l'embryogenèse, de l'organogenèse et de l'histogenèse. En outre, les
stimulations en provenance de l'environnement (externe mais aussi interne) vont en partie
contrôler la mise en place des connexions selon des mécanismes dits activité-dépendants.

II. PRESENTATION DU SYSTEME NERVEUX

Le système nerveux est un système fort complexe qui tient sous sa dépendance toutes les
fonctions de l’organisme. Il assure la réception, l'intégration et la transmission des
informations provenant de l'environnement et de l'organisme lui-même. Il est composé de
centre nerveux et de voix nerveuses. Il peut être considéré comme une suite de cellules
nerveuses traversées par un signal. Ces cellules nerveuses se répartissent en élément récepteur
et élément effecteur.

 PRINCIPALES FONCTIONS DU SYSTEME NERVEUX

Le système nerveux constitue une unité spécialisée qui contrôle, règle et coordonne toutes
les fonctions de l’organisme, en assurant trois fonctions essentielles :
Une fonction sensorielle : Permettant la détection et la réception des stimuli provenant
de l’environnement et de l’organisme, la transformation de ces stimuli en signal nerveux et la
conduction de ce dernier vers le centre d’intégration.
Une fonction d’intégration : permettant l’analyse et l'interprétation des informations
sensorielles afférentes et la détermination de l’action à entreprendre.
Une fonction motrice : fournissant une réponse adaptée aux organes effecteurs.

27
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

III. ORGANISATION GENERALE DU SYSTEME NERVEUX

Selon des considérations anatomiques et physiologiques, on peut subdiviser le système


nerveux en:

Système nerveux central SNC


Partie intégratrice Ou névraxe, formé de la moelle épinière, logée dans le canal vertébral
et de l’encéphale, logé dans la cavité crânienne et comprenant le tronc cérébral, le cervelet et
le cerveau. C’est le centre de régulation et d’intégration du système nerveux. Il gère la vie de
relation avec le milieu extérieur, analyse et interprète les informations sensorielles reçues, les
trie et les compare afin d’élaborer une réponse motrice.

Système nerveux périphérique SNP


Partie réceptrice et effectrice, Formé des nerfs crâniens émergeant du tronc cérébral,
des nerfs rachidiens émergeant de la moelle épinière et des ganglions. Ces nerfs sont de
véritables lignes de communication qui relient l’ensemble du corps au SNC.
Il comprend deux subdivisions fonctionnelles:
Le système nerveux somatique : subdivision de la voie efférente du SNP soumise
au contrôle volontaire et assure l’innervation des muscles striés squelettiques.
Le système nerveux autonome : subdivision de la voie efférente du SNP non
soumise au contrôle volontaire. Contrôlant les viscères, les vaisseaux sanguins et les
glandes.
Figure 1:
schémas
récapitulatif de
la composition
du système
nerveux

A- PHYSIOLOGIE NEURONALE
Le tissu nerveux est essentiellement formé de deux types de cellules, les neurones et
les cellules gliales.

28
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

1. Le neurone
Unité structurale et fonctionnelle du système nerveux. C’est une cellule
hautement différenciée et spécialisée dans la conduction de l'influx nerveux. Le neurone est
constitué d’un corps cellulaire d’où partent des prolongements de deux types : les dendrites et
l'axone qui constituent les fibres nerveuses entourées ou non d'une gaine de protection qu'on
appelle la gaine de myéline (substance blanchâtre graisseuse). On estime que le système
nerveux humain compte environ 100 milliards de neurones !

figure 2 : schémas annoter d’un neurone

1.1. Types de neurones


Classification structurale:
Multipolaire : plusieurs prolongements (dans l'encéphale)
Bipolaire : un corps cellulaire, une dendrite et un axone (rétine et oreille interne)
Unipolaire : la dendrite et l'axone sont dans le prolongement l'un de l'autre (moelle
épinière)
Classification fonctionnelle Les neurones sensitifs : conduisent les influx nerveux
jusqu'au SNC.
Sensitifs somatiques : conduisent les influx qui proviennent des récepteurs de la
peau, des os, des muscles et des articulations.
Sensitifs viscéraux : conduisent les influx qui proviennent des viscères.
Les neurones moteurs : conduisent les influx en provenance du SNC.
Somatiques moteurs : innervent les muscles squelettiques.
Viscéraux moteurs : innervent le muscle cardiaque, les muscles lisses vasculaires et les
glandes.
Les neurones d'association (inter neurones) : conduisent les influx des neurones
sensoriels.

29
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

2. Cellules gliales

Les cellules gliales forment un tissu étroitement associé aux neurones. Ce sont des
cellules de soutien et d'enveloppement du système nerveux central. Elles assurent les
fonctions d'un tissu conjonctif (soutien, échange et nutrition). Dans le système nerveux
central, on distingue quatre types de cellules gliales :
Les astrocytes : ont un rôle de nutrition et possèdent de nombreux dendrites qui
partent dans tous les sens. Ils envoient des prolongements vers les vaisseaux sanguins afin de
permettre les échanges.
Les oligodentrocytes : on les trouve dans le système nerveux central. Ils fabriquent
la myéline et sont animés d'un mouvement rythmique.
Les microgliocytes : ce sont les macrophages du tissu nerveux, ils détruisent les
déchets. Ils se déplacent selon leurs besoins pour se rendre là où les débris cellulaires
sont à éliminer.
Les épendymocytes : cellules épithéliales qui forment le revêtement des ventricules
cérébraux et du canal de l'épendyme. Dans le Système Nerveux Périphérique, on rencontre
deux types de cellules gliales :
les cellules de Schwann (ou neurolemmocytes)
les cellules satellites.

3. Nerfs

Les nerfs sont formés d’axones de neurones moteurs et de neurones sensitifs. Certains
nerfs ne contiennent que des fibres sensitives. Les nerfs rachidiens comptent environ 600 000
fibres nerveuses. Le corps cellulaire se situe dans et/ou près du système nerveux central.

3.4. Propriétés physiologiques des neurones


Excitabilité : c’est la capacité de réagir à un stimulus et de le convertir en signal
nerveux
Conductibilité : c’est la capacité de propager et de transmettre cet influx nerveux à
d’autres neurones, à un muscle ou à une glande.

30
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

B- Transmission de l’influx nerveux

Comme dans toutes les cellules de l’organisme, la membrane du neurone est polarisée,

positivement à l'extérieur et négativement à l'intérieur. Cette polarisation est due à l’existence


d’un gradient de concentration de sodium et de potassium de part et d’autre de la membrane
plasmique. Au repos, ce gradient de concentration est maintenu grâce à la pompe Na-K-
ATPase et crée un potentiel de repos de -70 mV.
Les modifications momentanées de la perméabilité de la membrane neuronale à certains ions,
va permettre les échanges entre les deux côtés de la membrane et engendrer donc une
dépolarisation. Si la dépolarisation est suffisamment importante, pour se propager le long de
l’axone, on parle ainsi d’un potentiel d’action : vague de dépolarisation qui se propage. La
dépolarisation qui se transmet le long de l’axone est appelée influx nerveux.

1. Potentiel d’action

C’est une propriété des cellules excitables qui consiste en une dépolarisation rapide
suivie d’une repolarisation de la membrane. Le potentiel d’action se décrit en quatre phases :
Dépolarisation (montée du PA) Suite à une stimulation, les canaux sodium voltage
dépendant s’ouvrent rapidement aboutissant à un courant entrant de Sodium. Le potentiel de
la membrane tend vers le potentiel de l’équilibre du Na (+65 mV) mais ne l’atteint pas.
Repolarisation Les canaux Na se referment et canaux potassium voltage
dépendants s’ouvrent à leur tour, aboutissant à un courant sortant de K. Le potentiel de
membrane se rétablit.
Hyperpolarisation La conductance du K reste élevée un certain temps, ce qui donne
une hyperposivité de la MP à l’extérieur et une hyper négativité à l’intérieur, le potentiel de
membrane passe en dessous de la valeur de base (-75mV).
Potentiel de repos La pompe Na-K-ATPase intervient pour rétablir la situation en
rejetant le Na à l’extérieur et en faisant entrer le Na+. Le potentiel d’action se propage et
atteint d’autres canaux voltage dépendants, l’onde de dépolarisation se déplace donc le long
du neurone. Cette dépolarisation est le support matériel de l’influx nerveux.

31
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

figure3 : potentiel d’action

2. Lois du potentiel d’action

Seuil : c’est la valeur minimale ou liminaire de la stimulation en dessous de laquelle


aucun potentiel d’action ne peut être démarré.
Loi de tout ou rien : dès que le seuil est atteint, la réponse est complète et maximale
quelque soit l’intensité de la stimulation
Sommation:
-Temporelle : une stimulation inférieure au seuil (infraliminaire) peut provoquer une réponse
si elle intervient immédiatement après une autre stimulation infraliminaire
-Spatiale : deux stimulations infraliminaires appliquées en même temps à proximité l’une de
l’autre peuvent provoquer une réponse.

3. Périodes réfractaires

Période réfractaire absolue C’est la période pendant laquelle aucun autre potentiel
d’action ne peut démarrer quelque soit l’intensité de la stimulation. Elle correspond au
moment où les canaux sodium sont fermés et coïncide avec presque la totalité du PA.
Période réfractaire relative Elle commence à la fin de la période réfractaire absolue et
continue jusqu’à ce que le potentiel de membrane retourne à son niveau de repos. C’est la
période pendant laquelle les potentiels d’action peuvent démarrer mais nécessitent une
stimulation plus importante qu’habituellement.

32
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Remarque : ce sont ces périodes réfractaires qui expliquent le sens de la propagation


de l’influx nerveux, la dépolarisation ne peut pas revenir en arrière puisque car la membrane
cellulaire n’est plus excitable au niveau de la zone traversée.

4. Propagation de l’influx nerveux

Conduction de proche en proche Dans les fibres non myélinisées, la dépolarisation est
progressif, chaque canal sodique atteint par le PA s’ouvre et contribue à la propagation de
l’influx nerveux.
Conduction saltatoire Dans les fibres myélinisées, la propagation de l’influx nerveux se
fait par la génération de PA à chaque nœud de Ranvier (par saut). Le PA au niveau de chaque
nœud crée une dépolarisation qui atteint le nœud suivant. La conduction est alors beaucoup
plus rapide et elle est dite saltatoire.

5. Transmission neuromusculaire et synaptique

La transmission de l’influx nerveux véhiculé par un neurone jusqu’à un autre neurone,


ou une cellule effectrice (muscle, glande, viscère) a lieu au niveau de structures spécialisées
appelées synapses. Ces dernière correspond à la mise en contact d’une part d’une terminaison
axonale d’un neurone et d’autre part d’une zone dite « active » de la cellule cible. Pour les
neurones, la zone active est située sur leur soma et leurs dendrites. Il existe deux types de
synapses :
Synapse électrique correspond à l’accolement de deux neurones par des jonctions
Gap. L’influx nerveux passe directement d’un neurone à l’autre. Ce type de synapse n’existe
pas chez les mammifères.
Synapse chimique Elle est constituée de trois éléments : Membrane présynaptique,
(très riche en vésicules contenant le neurotransmetteur), Fente synaptique (l’espace entre les
deux MP des deux cellules connectées), Membrane postsynaptique (possédant des
protéines réceptrices des neurotransmetteurs). Les synapses chimiques sont
unidirectionnelles, l’influx nerveux passe toujours de l’élément
présynaptique à l’élément post synaptique. Elles sont fatigables, c’est-à-dire que les
stimulations répétées entrainent la diminution progressive de la réponse postsynaptique.

33
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

6. Fonctionnement d’une synapse chimique

L’arrivée du PA au niveau de la terminaison axonale provoque l’ouverture des canaux


calcium voltage dépendants présents à ce niveau. Les ions Calcium pénètrent alors à
l’intérieur du neurone présynaptique et provoquent l’exocytose du contenu des vésicules
contenant le neurotransmetteur dans la fente synaptique. Ce sont donc les canaux calcium qui
transforment le signal électrique en signal chimique. Le neurotransmetteur diffuse à travers la
fente synaptique et se combine avec le récepteur de la membrane cellulaire post-
synaptique, provoquant une modification de sa perméabilité à certains ions et de son
potentiel de membrane. Les neurotransmetteurs inhibiteurs provoquent l’ouverture des
canaux Cl. Les ions Cl pénètrent à l’intérieur de la cellule et hyperpolarisent la membrane
post-synaptique.
Les neurotrausmetteurs stimulateurs provoquent l’ouverture des canaux Na aboutissant à
un courant entrant de Na dépolarisant la membrane post-synaptique et créant ainsi un PA et
une réponse cellulaire (contraction musculaire, sécrétion hormonale …). Enfin le
neurotransmetteur subit une dégradation ou
une recapture.

Figure 3 : synapse chimique

NB : La synapse est un espace


microscopique qui sépare deux neurones.
Bien que son épaisseur ne dépasse pas
quelques dizaines de nanomètres, elle joue un
rôle crucial dans la transmission de
l’information nerveuse.

34
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

IV- SYSTEME NERVEUX CENTRAL

1. Encéphale
L’encéphale est situé dans la cavité crânienne et
est séparé de cette dernière par les méninges. Il
comprend trois parties :
Le cerveau, en avant, constitué de deux
hémisphères cérébraux droit et gauche
Le tronc cérébral formé de :
Bulbe rachidien.
Figure 4 : système nerveux central

Pont de Varole ou protubérance annulaire.


Mésencéphale ou cerveau moyen.
Diencéphale ou cerveau intermédiaire
Etudions l’une après l’autre les formations
encéphaliques :
Télencéphale: Le cerveau est également appelé télencéphale, constitué des deux
hémisphères cérébraux droit et gauche réunis par le corps calleux. Chaque hémisphère
présente de nombreux plis dont les plus profonds et les plus constants s'appellent sillons ou
scissures. Sur chaque hémisphère, les sillons divisent le cortex cérébral en quatre lobes
assurant des fonctions différentes :
-Le lobe frontal : contrôle volontaire des muscles squelettiques, personnalité, processus
intellectuels, communication verbale.
- Le lobe pariétal : sensations cutanées et musculaires, compréhension et élaboration des
mots.
- Le lobe temporal : interprétation des sensations auditives, mémoire auditive et visuelle.
- Le lobe occipital : vision consciente, intégration des mouvements aux stimuli visuels,
interprétation des stimuli visuels en les comparants aux expériences visuelles passées.

Diencéphale: Il comprend :
- Le thalamus : un organe pair situé juste au-dessous du ventricule latéral. Véritable carrefour
de traitement des informations sensitives et de leur projection vers les aires corticales. Il

35
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

assure le relais de tous les influx sensoriels, sauf ceux de l'odorat, vers le cortex cérébral.
- L'hypothalamus : impliqué dans de nombreuses régulations de la vie végétative notamment
la régulation de l’activité cardio-vasculaire, la régulation de la température corporelle,
l'équilibre hydroéléctrolytique, les activités gastro intestinales et la faim, la soif, les dépenses
énergétiques, le sommeil et l'état de veille, la réponse sexuelle, les émotions et le contrôle des
fonctions endocrines par la stimulation de l'hypophyse.
-L'épithalamus (épiphyse), d’où émerge la glande pinéale qui secrète la mélatonine,
hormone influençant le cycle nycthéméral et jouant un rôle dans le déclenchement de la
puberté.
-La neurohypophyse, responsable de la sécrétion de deux neurohormones, l’ADH et
l’ocytocine. L’adénohypophyse n’est pas inclue dans le SNC.

Mésencéphale.
Le mésencéphale, ou cerveau moyen, est un court segment du tronc cérébral, situé entre le
diencéphale et le pont. Il comprend les deux folliculi rostraux et les deux folliculi caudaux,
respectivement impliqués dans le traitement des informations visuelles et auditives.

Métencéphale:
Le métencéphale comprend :
Le pont : composé de fibres nerveuses qui relaient les influx nerveux d'une région à une autre
de l'encéphale. De nombreux nerfs crâniens prennent naissance à ce niveau. Le centre
apneustique et le centre pneumotaxique, impliqués dans la régulation de la fréquence
respiratoire, sont situés dans le pont.
Le cervelet : constitué de deux hémisphères. Il est responsable de l’équilibre, de la posture et
de la coordination motrice. Il est également responsable de la régulation involontaire des
contractions des muscles squelettiques en réponse aux stimuli provenant des propriocepteurs
des muscles, des tendons, des articulations et des organes sensoriels. La fonction du cervelet
est exclusivement motrice.

Myélencéphale- la moelle allongée


La moelle allongée (bulbe rachidien) est rattachée à la moelle épinière et constitue la partie la
plus volumineuse du tronc cérébral. Ce dernier est constitué principalement de faisceaux de
substance blanche qui relient la moelle épinière et l'encéphale. Les trois régions qui contrôlent

36
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

les fonctions autonomes sont : le centre cardiaque, d'où partent des fibres inhibitrices et
accélératrices qui innervent le cœur ; le centre vasomoteur, qui est responsable de la
contraction des muscles lisses des artérioles ; et les centres respiratoires, qui contrôlent la
fréquence et l’amplitude de la respiration.

2. Les aires corticales


Une aire corticale est une zone du cortex cérébral (substance grise) ayant une fonction
particulière. Selon une carte cérébrale établie par l’anatomiste Allemand BRODMAN,
l’organisation cellulaire du cortex cérébral change à travers les différentes régions de ce
dernier délimitant ainsi des aires corticales
distinctes au niveau fonctionnel. Chaque
région ayant la même organisation cellulaire
a été désignée par un numéro allant de 1 à
52. Chacune de ces régions assure une
fonction particulière. Les aires corticales sont
le siège de l’ensemble des fonctions mentales
: la parole, la mémorisation, le raisonnement,
l’émotivité, la conscience, l’interprétation
des sensations, la communication et
l'accomplissement des mouvements
volontaires. On distingue trois types d'aires
fonctionnelles :
Figure 5 : les différentes aires cérébrales

3. Les aires motrices


Elles sont situées dans la partie postérieure des deux lobes frontaux.
Aire motrice primaire ou somatique: Elle est située dans le gyrus pré-central
(circonvolution frontale ascendante). Elle contrôle les mouvements volontaires des muscles
squelettiques. Chaque partie du corps est projetée dans une zone de l'aire motrice primaire de
chaque hémisphère. La motricité est croisée, le gyrus gauche régit les muscles situés du côté
droit du corps et vice versa.
L'homoncule moteur est la représentation graphique des régions du gyrus qui
contrôlent les mouvements volontaires des différentes parties du corps.

37
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Aire motrice du langage ou aire de Broca : Cette aire est un centre moteur du langage qui
contrôle les muscles de la langue, de la gorge et des lèvres associés à l'articulation (active au
niveau des deux hémisphères, mais il y a une dominance cérébrale de l'hémisphère gauche).

4. Aires sensitives

Elles sont situées dans les lobes pariétaux, temporaux et occipitaux. Elles permettent
les perceptions sensorielles somatiques et autonomes. On distingue :

Aire somesthésique primaire


Les neurones de cette aire permettent la perception des sensations tactiles, des
sensations thermiques et des sensations douloureuses en provenance des récepteurs sensoriels
somatiques de la peau et des muscles squelettiques. De plus, ces neurones sont capables de
localiser la provenance des stimuli. C'est la discrimination spatiale. Comme pour l'aire
motrice primaire, le corps est représenté à l'envers dans l'aire somesthésique primaire. De
même, l'hémisphère droit reçoit les informations sensorielles issues du côté gauche du corps
et vice versa.
L’homoncule somesthésique (sensitif) est la représentation graphique des parties de
l’aire somesthésique qui contrôlent les perceptions sensorielles des différentes régions du
corps.

Aire pariétale postérieure


Elle est située à l'arrière de l'aire somesthésique primaire. C’est l’aire associative
tactile : sa fonction est de traiter et d'analyser les différentes informations sensorielles qui sont
acheminées par l'intermédiaire de l'aire somesthésique primaire. Ces informations sont alors
traduites en perceptions de taille et de texture.

Aires visuelles
Aire visuelle primaire : elle est située à l'extrémité postérieure du lobe occipital. Elle
reçoit l'information visuelle en provenance de la rétine. La perception des stimuli visuels est
croisée : la partie droite du champ visuel est représentée dans l'aire visuelle gauche et la partie
gauche du champ visuel dans l'aire visuelle droite.

38
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Aire visuelle associative : Elle entoure l'aire visuelle primaire et communique avec
elle. Son rôle est d'interpréter les stimuli visuels d'après les expériences visuelles antérieures.
C'est grâce à elle qu’on peut reconnaître un visage ou un objet.

Aires auditives
Aire auditive primaire : elle est située dans la partie supérieure du lobe temporal.
Son rôle est de percevoir la hauteur, l’intensité et le rythme des sons captés par les récepteurs
auditifs de l'oreille interne.
Aire auditive associative : elle est située derrière l'aire auditive primaire. Elle permet
de définir la nature de l’information auditive, d'interpréter le stimulus sonore comme étant des
paroles ou de la musique ou un coup de tonnerre ou un bruit (les souvenirs des sons sont
stockés dans l'aire auditive associative).

5. Aires associatives

Elles intègrent et traitent les diverses informations sensorielles reçues afin d'envoyer
des commandes motrices aux effecteurs musculaires et glandulaires. D'une manière générale,
une aire associative est située à proximité de l'aire primaire qui lui correspond. L'aire
somesthésique primaire et chacune des aires sensitives primaires sont situées près des aires
associatives avec lesquelles elles communiquent.
Cortex préfrontal
Il est situé dans la partie antérieure du lobe frontal, ses rôles sont multiples et importants : Il
est relié à l'intellect, aux capacités d'apprentissage et à la personnalité (Il permet la production
des idées abstraites, le jugement, le raisonnement, la persévérance, l'anticipation, l'altruisme et
la conscience). Il intervient aussi sur l'humeur : il est relié au système limbique qui est le
siège des émotions.

6. Moelle épinière

La moelle épinière est un long cylindre de tissu nerveux logé dans le canal vertébral,
qu’elle n’occupe pas entièrement. Elle fait suite au tronc cérébral et donne implantation aux
nerfs spinaux de chaque côté par une double rangée de racines, dorsales (sensitives) et
ventrales (motrices). Elle s’étend du foramen magnum à la région sacrale ou lombaire. Elle

39
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

est blanchâtre, ferme et un peu élastique. Sur une coupe transversale de la moelle épinière, on
constate l’existence d’un long et étroit canal central appelé canal de l’épendyme, rempli de
liquide céphalorachidien et logé dans une masse de substance grise en forme de papillon,
elle-même complètement entourée de la substance blanche. La moelle épinière a deux
fonctions principales, elle constitue un :
Lien entre l’encéphale et tous les organes reliés aux nerfs rachidiens. Elle reçoit les
informations en provenance des récepteurs périphériques (douleur, position des
membres…), elle les renvoie vers le cerveau où ces informations seront intégrées. Elle reçoit
également les informations du cerveau (ordre de mouvement…) et les envoie vers les
effecteurs (muscles)
Centre d’intégration de certaines fonctions réflexes simples : l’information venant
de la périphérie génère une réponse ne passant pas par le cerveau.

7. Réflexes médullaires

Un réflexe est une réaction motrice inconsciente, involontaire, stéréotypée survenant


en réponse à une stimulation. Elle permet l’adaptation de l’organisme mais manque de finesse
et de précision. Les caractères physiologiques de cette réponse sont liés à une structure
élémentaire fondamentale qui est l'arc réflexe.

8. Organisation de l’arc réflexe

C’est le support anatomique dont l’intégrité est obligatoire pour toute activité réflexe.
L’arc reflexe le plus simple comprend :
Versant afférent : constitué d'un récepteur sensoriel, pouvant être musculaire ou
cutané, sur lequel agit une stimulation. Ce récepteur informe les fibres sensitives
afférentes, qui véhiculent l'information sensitive jusqu'à la moelle épinière.
Centre réflexe : constitué par la moelle épinière, centre d’intégration où il existe des
contacts synaptiques plus ou moins complexes entre le versant afférent et le versant efférent
Versant efférent : comprend les motoneurones alpha qui innervent le muscle effecteur
(fléchisseur ou extenseur).

40
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

figure 5 : arc réflexe myotatique

9. Protections du système nerveux central

Les différents moyens de protection du SNC.

9.1. Méninges

Le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) est entièrement recouvert de


trois couches protectrices de tissu conjonctif appelées méninges, nous distinguons de
l’extérieur vers l’intérieur :
La dure –mère, enveloppe conjonctive épaisse, résistante et adhérente à la paroi du
crâne, mais séparée de celle du canal vertébral par l’espace épidural.
L’arachnoïde, faite de réseau conjonctif lâche et avasculaire. Sa face externe est
séparée de la dure-mère par la cavité sous-durale
La pie-mère, constituée d’un tapis de cellules gliales. Entre l'arachnoïde et la pie –
mère se trouve l'espace sous-arachnoïdien occupé par le liquide cérébro-spinal (liquide
céphalo-rachidien ou L.C.R).

9.2. Barrière hémato-encéphalique.

La séparation entre le sang et l’encéphale est assurée à la fois par les cellules
endothéliales et les cellules gliales. Les capillaires cérébraux sont de type continu,
contrairement aux capillaires fenêtrés rencontrés dans les autres organes. Les jonctions serrées
entre les cellules endothéliales rendent le passage de substances du plasma sanguin vers le
liquide extracellulaire de l'encéphale très sélectif. Seuls les composés de structure lipophile,

41
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

ainsi que H2O, O2, CO2, et le glucose peuvent traverser facilement la BHE.
Les ions inorganiques traversent cette barrière beaucoup plus lentement et le passage d'autres
substances, comme les grosses protéines, les lipides, certaines toxines et la plupart des
antibiotiques, est restreint.

,9.3. Liquide céphalorachidien

Le liquide céphalorachidien est un liquide clair, transparent et limpide. Il est produit


continuellement par le transport actif de substances à partir du plasma sanguin par les plexus
choroïdes et s’écoule dans l’espace sous-arachnoïdien par des ouvertures au niveau du 4e
ventricule. Il baigne le SNC et remplit l’espace sous arachnoïdien, les ventricules cérébraux et
le canal de l’épendyme. Il joue un rôle très important dans la protection mécanique en
amortissant les chocs et dans la collecte des produits du métabolisme du tissu nerveux. Il est
réabsorbé par le sang au niveau des villosités arachnoïdiennes.

V- SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE (SNP)

Le système nerveux périphérique est constitué par l’ensemble des formations


nerveuses situées hors du système nerveux central. Les nerfs en forment la partie la plus
caractéristique et la plus étendue, ils unissent le système nerveux central à toutes les autres
parties de l’organisme. Selon leurs fonctions, on reconnaît deux ordres de nerfs :
- Nerfs crâniens
- Nerfs spinaux

5.1. Nerfs crâniens


Les nerfs crâniens naissent de l’encéphale et, à l’exception des nerfs olfactifs, sont
attachés au tronc cérébral. Ils sont disposés symétriquement par paires, on en compte 12
paires. On reconnait trois groupes de nerfs crâniens : nerfs sensitifs, nerfs moteurs, nerfs
mixtes.
Tableau récapitulatif des différents nerfs crâniens
Nerf Type Fibres Fonction
Véhicule les influx nerveux
I Olfactif Sensitif Afférent provenant de
l’épithélium olfactif
II Optique Sensitif Afférent Véhicule les influx nerveux
provenant de

42
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

récepteurs oculaires
Innerve le muscle
squelettique qui déplace le
globe oculaire, le muscle
III Oculomoteur Moteur Efférent élévateur de la
paupière, et les muscles
lisses contacteurs de la
pupille
Transmet l’information des
Afférent récepteurs
musculaires
Innerve le muscle
squelettique qui déplace le
IV Trochléaire Moteur Efférent
globe oculaire vers le bas et
latéralement.
Transmet l’information des
Afférent récepteurs
musculaires
Innerve les muscles
V Trijumeau Mixte Efférent squelettiques de la
mastication

Transmet l’information des


récepteurs cutanés
Afférent des muscles squelettiques de
la face de la
bouche et du nez
Innerve les muscles
squelettiques qui déplacent
VI Abducteur Moteur Efférent
le globe oculaire
latéralement
Transmet l’information des
Afférent récepteurs
musculaires
Innerve les muscles
squelettiques de
l’expression faciale et de la
VII Facial Mixte Efférent déglutition, innerve
le nez, le palais, les glandes
lacrymales et
salivaires.
Transmet l’information
provenant des papilles
Afférent
gustatives de la partie
antérieure de la langue
Transmet l’information des
VIII Vestibulo
Sensitif Afférent récepteurs de
cochléaire
l’oreille interne
Innerve les muscles
IX squelettiques de la
Mixte Efférent
Glossopharyngien déglutition et de la glande
parotide
Transmet l’information
provenant des papilles
gustatives de la partie
Afférent
postérieure de la langue
et de la peau du conduit
auditif
Innerve les muscles
squelettique du pharynx du
X Vague Mixte Efférent larynx les muscles lisses et
les glandes du
thorax et de l’abdomen
Afférent Transmet l’information des
récepteurs du

43
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

thorax et de l’abdomen
Innerve les muscles
XI Accessoire Moteur Efférent
squelettiques du cou
Innerve les muscles
XII Hypoglosse Moteur Efférent
squelettiques de la langue

5.2. Nerfs spinaux

Anciennement appelés « les nerfs rachidiens », ils sont portés en paires symétriques
par la moelle épinière. Comme les vertèbres, on les classe en
Nerfs spinaux cervicaux
Nerfs spinaux thoraciques
Nerfs spinaux lombaires
Nerfs spinaux sacraux
Nerfs spinaux coccygiens
Chacun d’eux prend naissance par deux racines, l’une dorsale, sensitive et pourvue d’un
ganglion, l’autre ventrale et motrice. D’un point de vue fonctionnel, le système nerveux
périphérique comprend deux voies :
Voie sensitive ou afférente : constituée de fibres nerveuses afférentes somatiques et
viscérales qui transportent les influx nerveux provenant des récepteurs sensoriels vers le SNC.
Voie motrice ou efférentes : constituée de fibres nerveuses motrices qui véhicule les
réponses motrices élaborées par le SNC vers les organes effecteurs. La voie motrice peut être
subdivisée en deux entités distinctes :
Le système nerveux cérébrospinal ou somatique
Le système nerveux végétatif ou autonome

5.2.1. Le système nerveux cérébrospinal

Ou somato-moteur, il assure l’innervation des muscles striés squelettiques. Il est ainsi


soumis à une commande volontaire. Les corps cellulaires des motoneurones de ce système
sont situés dans le SNC (moelle épinière) et leur axones s’étendent dans les nerfs rachidiens
(sans relais synaptique) jusqu’aux muscles squelettiques qu’ils desservent formant la plaque
motrice. Le neurotransmetteur de la jonction neuromusculaire dans ce système est
l’acétylcholine et son récepteur est dit nicotinique.

5.2.2. Le système nerveux végétatif

44
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Ou système nerveux autonome, il assure l’innervation des viscères (cœur, tractus


digestif, tissus glandulaires...), des muscles lisses, des vaisseaux et de divers éléments cutanés
(glandes sudoripares, muscles pilomoteurs). Sa commande est involontaire mais elle est
influencée par la fonction du SNC (le tronc cérébral, l’hypothalamus)
La partie périphérique du SNV est bi-neuronale, ainsi le neurone émanant de la moelle
épinière dit neurone préganglionnaire rejoint un ganglion où il établit un contact synaptique
avec un second neurone dit postganglionnaire qui gagne les cellules effectrices. Le neurone
préganglionnaire est myélinisé, le neurone post ganglionnaire est non myélinisé.
Pour le SNV, le neuro transmetteur des synapses ganglionnaires est également l’acétylcholine
et leurs récepteurs sont également nicotiniques. Cependant, les neurotransmetteurs des
neurones post-ganglionnaires sont l’adrénaline et la noradrénaline et leur récepteur est dit
adrénergique.

[Link]. Organisation anatomique et fonctionnelle du système nerveux végétatif

Le système nerveux végétatif est classiquement divisé en deux grands systèmes qui se
distinguent sur le plan anatomique et fonctionnel, ces deux systèmes sont :
le système orthosympathique (système sympathique)
le système parasympathique.
La majorité des viscères reçoivent une double innervation à l’exception des glandes
sudoripares, des muscles pilomoteurs et de nombreux vaisseaux dont l’innervation est
exclusivement sympathique. A ces deux systèmes vient s’ajouter le système nerveux
entérique qui regroupe l’ensemble des plexus nerveux du tractus gastro-intestinal.
Schématiquement, le système sympathique est plutôt excitateur, il est mis en jeu dans les
situations d’urgence (fuite) ou de stress (physiologique ou émotionnel). Le système
parasympathique agit de manière antagoniste par rapport au système nerveux sympathique, il
est responsable de l’accomplissement des fonctions habituelles de l’organisme de la
conservation de l’énergie en favorisant les fonctions métaboliques. Ces deux systèmes
assurent un rôle moteur pour certains organes qui seraient paralysés sans eux, c’est le cas de
la vessie. Ils jouent également un rôle modulateur du fonctionnement de certains organes
autonomes tels que le cœur et l’intestin. Les fonctions de ces deux systèmes paraissent
antagonistes mais elles sont en effet complémentaires. Leurs rôles peuvent être :
Opposés : le SNA sympathique augmente la fréquence cardiaque et le SNA
parasympathique la diminue.

45
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Distincts : les vaisseaux sanguin reçoivent une innervation purement sympathique


Complémentaires : le parasympathique est responsable de l’érection et le
sympathique de l’éjaculation.

Système nerveux sympathique


Les corps cellulaires des neurones pré-ganglionnaires sympathiques sont situés dans la
corne latérale de la moelle épinière thoraco-lombaire. Ces neurones moteurs émergent de la
racine ventrale de la moelle épinière et gagnent la chaine ganglionnaire para-vertébrale par
un rameau communicant blanc (neurones pré-ganglionnaires myélinisés). Au niveau des
ganglions, les neurones pré-ganglionnaires établissent un relais synaptique avec des neurones
post-ganglionnaires non myélinisés qui rejoignent les nerfs spinaux via un rameau
communicant gris. Les neurones post-ganglionnaires se prolongent jusqu’aux organes cibles.
Le neurotransmetteur des neurones pré-ganglionnaires sympathiques est l’acétylcholine qui
agit sur un récepteur nicotinique. Le neurotransmetteur des neurones postganglionnaires
sympathiques est la noradrénaline qui agit sur les cellules cibles via des récepteurs
adrénergiques dont il existe quatre α1, α2, β1, β2. L’adrénaline et la noradrénaline peuvent
activer les récepteurs α1, α2, β1 mais seule l’adrénaline peut activer les récepteurs β2.

Système nerveux parasympathique


Les corps cellulaires des neurones pré-ganglionnaires parasympathiques sont situés
dans le SNC, plus précisément dans le tronc cérébral et dans la moelle épinière sacrale.
Les fibres pré-ganglionnaires parasympathiques d’origine crânienne quittent le
système nerveux central (SNC) par les nerfs crâniens III, VII, IX et X.
Les fibres parasympathiques pré-ganglionnaires d’origine sacrée quittent la moelle épinière
par les nerfs pelviens et innervent le gros intestin, la vessie et les organes génitaux.
Le neurotransmetteur des neurones pré-ganglionnaires parasympathiques est l’acétylcholine
qui agit sur un récepteur nicotinique. Contrairement au système sympathique, les neurones
pré-ganglionnaires du système parasympathique établissent un relais synaptique à proximité
des organes effecteurs (voire dans la paroi de l’organe), les neurones postganglionnaire
parasympathiques sont donc très courts. Le neurotransmetteur des neurones
postganglionnaires parasympathiques est l’acétylcholine qui agit sur les cellules cibles via
des récepteurs muscariniques.

46
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

[Link]. Différents types de récepteurs dans le système nerveux autonome

Récepteurs adrénergiques
Récepteurs α1
Ils sont localisés sur le muscle lisse (sauf le muscle lisse bronchique), ils produisent une
stimulation. Ils sont sensibles à la noradrénaline et à l'adrénaline mais seule la noradrénaline
est présente en concentrations assez élevées pour stimuler les récepteurs α.

Récepteurs α2
Ils sont localisés dans les terminaisons nerveuses présynaptiques, les plaquettes, les cellules
adipeuses et le muscle lisse. Ils produisent souvent une inhibition.

Récepteurs β1
Ils sont localisés dans le cœur, ils produisent une stimulation. Ils sont sensibles à la fois à la
noradrénaline et à l'adrénaline et sont plus sensibles que les récepteurs α.

Récepteurs β2
Ils sont localisés sur le muscle lisse vasculaire, le muscle lisse bronchique et dans le tractus
gastro-intestinal. Ils produisent un relâchement. Ils sont plus sensibles à l‘adrénaline qu'à la
noradrénaline et sont plus sensibles à l'adrénaline que les récepteurs α.

Récepteurs cholinergiques
Récepteurs nicotiniques
Ils sont localisés dans les ganglions du SNA et à la jonction neuromusculaire. Les récepteurs
de ces deux localisations sont similaires mais non identiques. Ils sont activés par
l'acétylcholine ou la nicotine. Ils produisent une stimulation.

Récepteurs muscariniques
Ils sont localisés dans le cœur, le muscle lisse (sauf le muscle lisse vasculaire) et les glandes.
Ils sont activés par l'ACh ou la muscarine. Ils sont inhibiteurs pour le cœur et stimulateurs
pour le muscle lisse et les glandes. L'atropine bloque les récepteurs muscariniques de l'ACh.
tableau représentant les Actions du système nerveux autonome sur les différents organes
Action Action
Organe récepteur
sympathique parasympathique
Cœur -Augmentation de la β1 -Diminution de la

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

fréquence et de fréquence et de
β1
la contractilité la contractilité
-Vasoconstriction
cutanée et
Muscle lisse α1
splanchnique
vasculaire β2
-Vasodilatation
musculaire
-Relâchement du -Contraction du
Bronchioles muscle lisse β2 muscle lisse
bronchiolaire bronchiolaire
Tonus gastro -Diminution de la α2, β2 -Augmentation de la
intstinal motricité α1 motilité

-Contraction des -Relâchement des


sphincters sphincters

foie Glycogénolyse α1, β2

-Sécrétion de la
Rein β1
rénine
-Relâchement de la -Contraction de la
paroi β2 paroi
Vessie
-Contraction des α1 -Relâchement du
sphincters sphincter
Organes génitaux
-Ejaculation α1 Erection
masculins
Cellules adipeuses -Lipolyse α2, β1
Muscariniques
Glandes -Augmentation de la
sympathiques
sudoripares transpiration
cholinergiques
Œil Mydriase α1 Myosis
-Stimule la sécrétion
Diminution de la
Glandes salivaires α1 -Stimule la sécrétion
salivation
enzymatique

Neurotransmetteurs:
Les deux principaux
neurotransmetteurs du système
nerveux périphérique sont
l’acétylcholine et la noradrénaline.
Cependant, différents autres
neurotransmetteurs (les NANC) sont
également utilisés :
Ils sont Non-peptidiques, on peut citer
entre autres :
ATP, GABA, Dopamine, NO.
Peptidiques : Neuropeptide Y, VIP,
GnRH, Substance P, CGRP

48
ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Figure 2 : Système nerveux, nerfs et principaux plexus

La figure ci-dessous exprime le récapitulatif des fonctions du système nerveux :

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

VI. DISFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME NERVEUX

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

Les troubles neurologiques se définissent par un dysfonctionnement du système


nerveux central ou périphérique. Elles peuvent être d’origine génétique,
traumatique ou bien encore développementale idiopathique (c’est-à-dire dont on
ne connait pas la cause).

Les maladies neurodégénératives


Les maladies neurodégénératives sont des maladies du système nerveux central
caractérisées par la dégénérescence progressive des neurones – la
neurodégénérescence. Ces neurones étant très peu renouvelables, leur perte
entraîne des troubles irréversibles qui s’aggravent avec le temps.

Maladies neurologiques rares


Une maladie est dite rare lorsqu’elle affecte moins d’une personne sur 2 000.
Ces pathologies sont caractérisées par une grande variété de signes cliniques qui
diffèrent non seulement d’une maladie à l’autre, mais également entre deux
patients atteints de la même maladie. Nous pouvons citer :
 La maladie d’Alzheimer
 L’épilepsie
 La maladie de Parkinson
 La Sclérose en Plaques (SEP)
 La Maladie de Charcot (SLA)
 La maladie d’Huntington
 La dystonie
 La paralysie supranucléaire progressive (PSP)
 Les Ataxies
 Les paraplégies spastiques
 Les tumeurs cérébrales
 L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
 Les Traumatismes de la moelle épinière
 Les Traumatismes crâniens
 Les dégénérescences fronto-temporales (DFT)

VII. RÉFÉRENCES

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ÉTUDE DES SYSTEMES DIGESTIF, URINAIRE ET NERVEUX

 ICM – Institut du cerveau


 NEUROPHYSIOLOGIE de Dr KELLALI NARIMANE Maitre assistante
«A»
 Wikipedia

CONCLUSION GÉNÉRALE

En définitive, l’analyse des systèmes digestif, urinaire et nerveux met en


évidence leur rôle central et complémentaire dans le maintien de l’équilibre
physiologique de l’organisme. Le système digestif assure l’apport énergétique et
nutritionnel indispensable aux fonctions cellulaires, le système urinaire
contribue à l’élimination des produits du métabolisme et à la régulation des
équilibres hydrique, électrolytique et acido-basique, tandis que le système
nerveux garantit l’intégration, la coordination et l’adaptation des réponses
physiologiques. L’interdépendance fonctionnelle de ces systèmes permet le
maintien de l’homéostasie, condition essentielle au bon fonctionnement de
l’organisme et à la préservation de la santé.

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