Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université de Monastir
Ecole Nationale d’Ingénieurs de Monastir
COMPTE RENDU DE MANIPULATION :
Simulation d’un écoulement diphasique dans une
jonction en T
Réalisé par :BELLILI Wided et ABBES Issraa
Niveau : 2ème année énergétique G3
Année universitaire :2025-2026
1. Introduction
L’étude des écoulements diphasiques, tels que les mélanges air–eau, est fondamentale dans de
nombreux domaines industriels : tuyauteries, systèmes de refroidissement, procédés de
mélange ou séparation.
Le recours à la simulation numérique permet de prédire le comportement des deux phases et
d’optimiser les conditions d’écoulement.
Dans ce travail, nous étudions numériquement l’écoulement air–eau dans une jonction
tubulaire en T, à l’aide du logiciel ANSYS Fluent. Deux modèles multiphasiques sont testés
et comparés :
• le modèle Mixture,
• le modèle Eulerian.
2. Objectif
L’objectif principal de cette manipulation est :
• de modéliser un écoulement air–eau dans une jonction en T, •
d’appliquer successivement les modèles Mixture et Eulerian,
• de déterminer pour chaque modèle :
o les contours de vitesse, o les
champs de pression, o les
fractions volumiques d’air,
• puis de comparer les résultats obtenus afin d’identifier les différences entre les deux
approches.
3. Description du problème
3.1 Géométrie
La géométrie étudiée est une jonction tubulaire en T composée de :
• un tube vertical (entrée), longueur 125 mm et diamètre 25 mm,
• un tube vertical supérieur (sortie), longueur 250 mm,
• un tube latéral horizontal (sortie), longueur 250 mm,
• l’ensemble constitue une configuration en T symétrique.
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3.2 Maillage
Un maillage quadratique raffiné au niveau de la zone d’intersection des conduits est utilisé
afin d’améliorer la précision.
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3.3 Conditions aux limites
À l’entrée :
• Mélange air–eau composé de :
o 2 % d’air, o
98 % d’eau.
• Vitesses imposées :
o air : 1.6 m/s
eau : 1.53 m/s.
Aux sorties :
• Condition Outflow, répartie comme suit :
o 62 % vers la branche supérieure, o
38 % vers la branche latérale.
Parois :
• Condition Wall.
4. Simulation sous Fluent
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L’écoulement simulé est :
• diphasique air/eau,
• turbulent,
• stationnaire,
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• En utilisant le modèle de turbulence k–ε standard,
• avec une intensité de turbulence imposée de 10 %.
• Gravité :
Deux simulations distinctes sont réalisées :
1. Modèle Mixture,
2. Modèle Eulerian.
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5. Résultat
5.1 Résultats du modèle Mixture
Les résultats demandés sont :
• contours de vitesse, :
• fraction volumique en air :
• Fraction volumique en eau :
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5.2 Résultats du modèle Eulerian
Les résultats à fournir sont :
• contours de vitesse,
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• fraction volumique d’air :
6. Comparaison entre les deux modèles
Critère Modèle Eulerian
Représentation du glissement Précise
Séparation des phases Très bien définie
Coût de calcul Élevé
Convergence Plus délicate
Utilisation typique Écoulements fortement diphasiques
7. Conclusion
L’étude menée sur la jonction en T a permis d’observer les principaux comportements
hydrodynamiques d’un écoulement diphasique air–eau.
Le modèle Mixture offre une solution rapide et correcte pour une description globale
du mélange, mais montre des limites dans la précision de la séparation des phases. Le
modèle Eulerian, plus complet et coûteux, fournit une description plus détaillée,
particulièrement dans les zones de recirculation et pour la distribution de l’air.
Le choix du modèle dépend donc de l’objectif recherché : •
analyse rapide et qualitative → Mixture,
• analyse détaillée et précise → Eulerian.