0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues74 pages

Poly

La Résistance des Matériaux (RDM) est une branche de la mécanique qui étudie les contraintes et déformations des matériaux, essentielles pour caractériser leur comportement mécanique et modéliser des structures. Le document aborde divers concepts tels que la modélisation des actions mécaniques, le principe fondamental de la statique, les contraintes, les déformations et les lois de comportement, ainsi que des applications pratiques. Il souligne l'importance de la connaissance des propriétés mécaniques des matériaux pour dimensionner des structures et résoudre des problèmes d'ingénierie.

Transféré par

Jonathan basika
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues74 pages

Poly

La Résistance des Matériaux (RDM) est une branche de la mécanique qui étudie les contraintes et déformations des matériaux, essentielles pour caractériser leur comportement mécanique et modéliser des structures. Le document aborde divers concepts tels que la modélisation des actions mécaniques, le principe fondamental de la statique, les contraintes, les déformations et les lois de comportement, ainsi que des applications pratiques. Il souligne l'importance de la connaissance des propriétés mécaniques des matériaux pour dimensionner des structures et résoudre des problèmes d'ingénierie.

Transféré par

Jonathan basika
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Résistance Des Matériaux

comportement mécanique

1
Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Table des matières


1 Introduction 4
1.1 La modélisation, une étape clé dans le calcul des structures . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Les enjeux du calcul des structures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 La première expérience de résistance des matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

2 Modélisation des actions et des liaisons mécaniques 9


2.1 Actions mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Liaisons mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 Représentations graphiques et torseur des actions transmissibles . . . . . . . . . . 12
2.4 Des exemples de liaison en matériaux céramiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

3 Le principe fondamental de la statique 14


3.1 Système matériel (S) et notion d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2 Principe Fondamental de la Statique (PFS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.3 Théorème d’action réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.4 Méthode de résolution d’un problème de statique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.5 Exemple de résolution de problème simple : poutre en « L » . . . . . . . . . . . . . 15

4 Les contraintes 18
4.1 Vecteur contrainte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2 Propriété de réciprocité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.3 Torseur des efforts de cohésion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.4 Contrainte normale et tangentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.5 Théorème de Cauchy : équilibre des vecteurs contraintes . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.6 Contrainte sur une facette quelconque, expression matricielle des contraintes . . . 21
4.7 Élasticité plane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
4.8 Cercle de Mohr . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.9 Critère de limite élastique et de résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

5 Les déformations 27
5.1 Allongement unitaire ou déformation de l’ingénieur . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.2 Distorsion ou glissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.3 Tenseur des déformations de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
5.4 Signification physique des composantes du tenseur des déformations . . . . . . . 30
5.5 Propriétés du tenseur des déformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
5.6 Loi de Hooke généralisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

6 Loi de comportement 32
6.1 Considérations expérimentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.2 État de traction uniaxiale et loi de Hooke en traction . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.3 Loi de Hooke en cisaillement pur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
6.4 Relation entre E, ν et G . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.5 Loi de Hooke généralisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

7 Théorie des poutres 37


7.1 Hypothèses de la théorie des poutres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
7.2 Torseur de cohésion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
7.3 Les différentes sollicitations simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
7.4 Équilibre des tronçons de poutre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
7.5 Extension - Compression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

Cours - Td - Tp page 2 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

7.6 Flexion plane simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

8 Exercices 49
8.1 Modélisation des liaisons et statique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
8.2 État de contrainte plan et cercle de Mohr . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
8.3 Loi de comportement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
8.4 Théorie des poutres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

9 Annexes 64
9.1 Ergonomie et effort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
9.2 Formulaire de trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
9.3 La droite des moindres carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
9.4 Caractéristiques géométriques des sections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

Damien André 2 avril 2024

Les créations originales de ce document sont placées sous licence « creative commons BY-SA »

Cours - Td - Tp page 3 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

1 Introduction
La Résistance Des Matériaux (RDM) est une des branches de la mécanique qui permet l’étude
des contraintes et des déformations. Les contraintes mécaniques peuvent être vues comme des
« efforts de cohésion » de la matière et sont homogènes à une pression (généralement exprimée
en méga-Pascal MPa). Les déformations d’un objet physique s’observent par un changement de
forme de celui-ci et/ou de variation dans ses dimensions. Les déformations sont sans unités. Des
définitions plus précises de ces deux notions fondamentales en RDM viendront plus tard dans
ce manuscrit. L’utilisation de la théorie de la RDM est très utilisée par les ingénieurs matériaux
afin de répondre à deux problématiques.
1. Caractériser les propriétés d’usage mécaniques d’un nouveau matériau. Quel est son com-
portement mécanique ? Quelles sont les valeurs associées à ce comportement ? Par exemple,
quel est le comportement d’une mousse céramique en compression ? Ou bien, quelle est la
valeur de la contrainte en rupture en compression d’une brique en terre cuite ?
2. Modéliser pour prédire et dimensionner des structures mécaniques. Par exemple :
• quel est le poids maximal du pécheur admissible par ce pont en dalle préhistorique
(voir figure 1a) ?
• quelle est la vitesse de vent maximale de face admissible que peut supporter ce panneau
de signalisation autoroutier (voir figure 1b) ?
• quelle doit être l’épaisseur de la plaque de carbure de silicium de ce gilet pare balle
pour arrêter des projectiles (voir figure 1c) ?
• quelle doit être la forme optimale de ce couteau en céramique pour éviter qu’il ne se
brise (voir figure 1d) ?
Il est important de remarquer que pour pouvoir mener à bien ces calculs, une bonne
connaissance des caractéristiques mécaniques du matériau est requise (cf étape précé-
dente).

Cours - Td - Tp page 4 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

(a) Pécheur traversant un pont préhistorique [12]

(c) Gilet pare balle militaire


(b) Panneau de signalisation [18] [10]

(d) Couteau céramique [16]

Figure 1 – Exemples de structures mécaniques

Cours - Td - Tp page 5 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

1.1 La modélisation, une étape clé dans le calcul des structures


Pour être en mesure de réaliser ces études, il est nécessaire de procéder à la modélisation du
problème. L’étape de modélisation consiste à appliquer un certain nombre d’hypothèses simpli-
ficatrices à un problème réel de façon à pouvoir traduire mathématiquement ce problème.
Par exemple, le problème illustré sur la figure 1b donne lieu à la modélisation schématisée
sur la figure ci-dessous. Dans cet exemple, il s’agit d’étudier la déformée de la structure en
« L » supportant les panneaux de signalisation sous le poids de ces panneaux. Dans le modèle
proposé, le poids des panneaux est modélisé par des efforts ponctuels, la structure par une
poutre d’Euler-Bernouilli et la liaison au sol par une liaison encastrement. Même si ces notions
vont être abordées plus en profondeur un peu plus loin dans ce manuscrit, il est aisé de se rendre
compte ici que la modélisation est une représentation très simplifiée d’un problème réel.

Cette étape de modélisation est une étape clé dans la résolution d’un problème de structure. Elle
met en exergue le sens d’observation, « le sens physique » et les connaissances théoriques de
l’ingénieur. Le diagramme suivant montre la démarche générale de modélisation d’un problème.

Hypothèses Appli. mathématique/num.


Problème réél Modèle Prédiction

Il est important de noter qu’un « bon » modèle est un modèle qui répond à une
question précise. Par exemple, le modèle élaboré sur la figure ci-dessus peut ré-
pondre à la question : « quelle est la flèche maximale de la structure ? ». Par contre,
si le problème soulevé est de dimensionner avec précision le pied de la structure
(liaison mécanique entre le sol et la structure, voir figure ci-contre), il sera néces-
saire de faire appel à des modélisations numériques qui permettent de prendre
en compte la géométrie complexe de cette pièce d’assemblage.

1.2 Les enjeux du calcul des structures


Aujourd’hui, la recherche scientifique est très active dans le domaine de la modélisation nu-
mérique de la résistance des matériaux et du calcul des structures. L’enjeu est de proposer de
nouvelles approches numériques permettant de résoudre des problèmes plus grands (au sens
des degrés de liberté à résoudre) et plus riches (au sens des lois physiques introduites dans les
modèles numériques). Par exemple, une entreprise comme Airbus est aujourd’hui capable de
simuler entièrement la structure d’un avion (voir figure 2) par des approches dites multiéchelles.
Les objectifs sont alors multiples. Il s’agit d’optimiser les coûts en minimisant l’emploi d’essais
mécaniques, de réduire les coefficients de sécurité qui s’avèrent être bien souvent des coefficients
d’ignorance, d’optimiser les formes et de minimiser la matière utilisée de façon à réduire l’impact
écologique.

Cours - Td - Tp page 6 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Figure 2 – Simulation mécanique de la structure d’un avion [11]

(a) Reproduction 3D du dipositif [7] (b) Gravure originale [20]

Figure 3 – l’essai de traction mis en oeuvre par Léonard de Vinci

1.3 La première expérience de résistance des matériaux


La première expérience connue de résistance des matériaux est imputée à Léonard de Vinci (1452-
1519) [19]. La figure 3 représente l’essai mécanique réalisé. Il s’agissait d’étudier la résistance
de fils de cuivre soumis à un effort de traction d’intensité croissante. L’augmentation de l’effort
résulte de l’écoulement de sable dans un panier auquel est noué le fil de cuivre. Lors de la
rupture du fil, l’écoulement est stoppé et la masse de sable contenu dans le panier est ensuite
pesée. Les expériences sont répétées plusieurs fois puis un fil de cuivre de diamètre deux fois
inférieur est ensuite testé par le même procédé.
Bien que l’interprétation de cette expérience soit controversée [14], il semble que Léonard de Vinci
fit la découverte suivante : les rapports des masses de sable mesurés lors des ruptures sont proportionnels
aux rapports des diamètres des fils élevés au carré.

? Grâce à cette dernière observation, donner la valeur de la masse à rupture pour un fil de
cuivre de 3 mm de rayon en supposant que la masse à rupture relevée pour un fil de 6 mm de
rayon est de 1 kg.

Il est remarquable de noter que cette observation, datant de la fin du XVe siècle, est tout à fait
en accord et trouve sa justification à l’aide des théories modernes de la RDM détaillées plus loin
dans ce document.

Cours - Td - Tp page 7 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Objectifs, compétence attendue et pré-requis de ce cours


Objectif général : sensibiliser les étudiants aux problématiques de calcul de structure et de tenue méca-
nique.
Compétence attendue : modéliser et résoudre à la main un problème de mécanique dans le cadre de la
théorie des poutres ou de l’élasticité plane.
Pré-requis : calcul intégral et différentiel, calcul vectoriel et matriciel.

La démarche générale de résolution de ces problèmes requiert généralement les étapes sui-
vantes :
1. modélisation des liaisons mécaniques et des actions mécaniques,
2. isolement du système étudié, bilan des efforts et application du principe fondamental de
la statique,
3. prise en compte d’hypothèses cinématiques (théorie des poutres par exemple),
4. application de loi de comportement (relation contrainte-déformation),
5. mise en équation et résolution.
Les points 1 et 2 seront considérés comme des pré-requis de ce cours et seront abordés rapi-
dement. En particulier, les notions de torseur des actions mécaniques, d’action transmissible et
d’équilibre des forces seront rappelées. Ensuite, il sera abordé les notions de contrainte et de
déformation ainsi que leurs représentations mathématiques associées. Les lois de comportement
seront ensuite vues avec, en particulier, la loi de Hooke. Enfin, il sera abordé la théorie des poutres
en insistant plus particulièrement sur les sollicitations et les essais de traction, de compression
et de flexion particulièrement utiles et utilisés pour les ingénieurs céramistes.

Références
Ce polycopié est la synthèse de plusieurs ouvrages portant sur la résistance des matériaux :
• Résistance des matériaux de P. Agathi et al. [1],
• Mécanique des systèmes et des milieux déformables de L. Chevalier [5],
• Mécanique des milieux continus : introduction à la plasticité des matériaux de J. Douin [8],
• Guide de mécanique : Sciences et technologies industrielles, Statique, Cinématique, Dynamique,
Résistance des matériaux, Elasticité, Mécanique des fluides, Vibrations de JL. Fanchon [9],
• Notes de cours de Mécanique des matériaux solides de G. Cailletaud de Mines ParisTech [3].

Cours - Td - Tp page 8 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

2 Modélisation des actions et des liaisons mécaniques


2.1 Actions mécaniques
On nomme une action mécanique toute cause susceptible de maintenir un corps au repos, de
créer ou de modifier un mouvement ou bien encore de créer une déformation. Une action mé-
canique est donc un concept abstrait qui ne peut être mesuré dans la réalité qu’au travers de ces
conséquences sur des objets physiques.

2.1.1 Force

On appelle force, l’action mécanique qui s’exerce mutuellement entre deux particules ponc-
tuelles. Une force est appliquée en un point et se modélise par l’ensemble d’un point et d’un
vecteur. La notation ( P, ⃗F ) signifie que P est le point d’application de la force ⃗F. La droite (∆)
passant par P et parallèle à ⃗F est appelée la droite support de la force. La norme ⃗F est l’inten-
sité de la force et s’exprime en Newton (N).

i Une force aura tendance à mettre une particule en mouvement de translation.

2.1.2 Moment

Le moment d’une force ( P, ⃗F ) s’exprime au point A par la relation :

⃗ A (⃗F ) = −
M

AP ∧ ⃗F (1)

L’unité du moment est le Newton-mètre (N.m). On remarque qu’il est possible d’appliquer la
formule précédente en un autre point (ici le point B) :

⃗ B (⃗F ) = −
M

BP ∧ ⃗F avec B ̸= A (2)

En combinant les deux équations précédentes, on obtient alors :

M ⃗ A (⃗F ) + −
⃗ B (⃗F ) = M →
BA ∧ ⃗F (3)

Cette dernière relation est plus connue sous le nom de transport des moments et sera d’une
grande importance par la suite.

Cours - Td - Tp page 9 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

i Un moment aura tendance à mettre un solide en mouvement de rotation. Par exemple, une
bonne manière de mettre le jouet fidget-spinner en rotation (cf figure ci-dessous) est d’appliquer
une force de direction perpendiculaire à l’axe de rotation. De plus, il faut que le point d’application
de la force soit le plus éloigné de cet axe. De cette façon, le moment résultant de cette force sur l’axe
de rotation est maximal.

Axe de rotation

Bras de levier

Force appliquée
A

2.1.3 Champ vectoriel d’une action mécanique et torseur associé

Soit ( P, ⃗F ) une force appliquée au solide (S) au point P tel que le montre la figure ci-dessous.

i Par convention, dans ce polycopié, les forces seront schématisées par des flèches simples rouges
et les moments par des flèches triples vertes

⃗F

P
(∆)

(S)
A
⃗ A (⃗F )
M

L’action mécanique associée à ( P, ⃗F ) se définit en un point A par deux champs vectoriels :


1. un champ uniforme de résultante ⃗R = ⃗F
2. un champ de moment défini en A par l’équation 1, soit M ⃗ A (⃗F ) = −

AP ∧ ⃗F
Aussi, grâce à la relation 3, il est possible de démontrer que ce champ est équiprojectif, c’est-à-dire
⃗ A (⃗F ) · −
que M
→ ⃗ B (⃗F ) · −
AB = M

AB. Il est alors possible d’écrire ce champ sous la forme d’un torseur
qui exprime ces deux champs vectoriels (résultante et moment). Ce torseur se nomme torseur
d’action mécanique et s’écrit :
( )
⃗R = ⃗F
{TS } B = −→ (4)
MB = M A (⃗F ) + BA ∧ ⃗F
⃗ ⃗
B

où ⃗R est la résultante et M
⃗ A est le moment exprimé au point A du torseur d’action mécanique.

Cours - Td - Tp page 10 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

2.1.4 Modélisation d’un ensemble de force

Si un solide (S) subit de la part d’un milieu extérieur (S̄) un ensemble de n forces ( Pi , ⃗Fi ) alors
le torseur des actions mécaniques équivalent à cet ensemble de force est :
n
 
⃗RS̄→S = ∑⃗ Fi

 


 

{TS̄→S } A = i =1 (5)
n −→
⃗ A,S̄→S =
 M ∑ APi ∧ ⃗Fi

 

 

A i =1

Si cet ensemble de force est un champ continu de force comme une pression ou un poids, alors
la somme devient continue et prend la forme d’une intégrale :
 Z 
 ⃗
R = ⃗f dω 


 S̄→S 


{TS̄→S } A = Z ω
−→ (6)


 M⃗ A,S̄→S = AP ∧ ⃗f dω 


 
A ω

où ⃗f est la force infinitésimale appliquée au point P et ω est le domaine sur lequel s’applique
cette force.

2.1.5 Expression analytique

Soit (⃗x, ⃗y, ⃗z) une base orthonormée directe. Les résultantes et les moments peuvent alors s’expri-
mer en coordonnées cartésiennes dans ce repère de la façon suivante :

⃗RS̄→S = X ⃗x + Y ⃗y + Z ⃗z (7)
⃗ A,S̄→S = L A ⃗x + M A ⃗y + NA ⃗z
M (8)

ce qui donne en écriture ligne :


 
X ⃗x + Y ⃗y + Z ⃗z
{TS̄→S } A = (9)
A
L A ⃗x + M A ⃗y + NA ⃗z

ou bien encore en écriture colonne :


 
 X LA 
{TS̄→S } A = Y MA (10)
 
A
Z NA (⃗x,⃗y,⃗z)

2.1.6 Torseurs particuliers

( )
⃗R
{T } A = ⃗A torseur quelconque
M
A
( )
⃗0
{T } A = ⃗ torseur couple, uniforme en tout point
MA
A
( )
⃗R
{T } A = torseur glisseur, uniforme le long de la droite d’app. (∆)
⃗0
A

Cours - Td - Tp page 11 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Étude d’un système bielle-manivelle

Les figures ci-dessous montrent le schéma technologique et la modélisation associée d’un sys-
tème bielle-manivelle. Un système bielle-manivelle permet de transformer un mouvement de
rotation continu en un mouvement de translation alternatif et vis et versa. Ce type de dispositif
est présent, par exemple, dans les moteurs thermiques 2 ou 4 temps.
Le système bielle-manivelle décrit ci-dessous est supposé être à l’équilibre. Il subit des actions
mécaniques extérieures :

⃗0
   
n o f ⃗x0
{Tc→1 }O = et T f →3 = ⃗0 (131)
O
c ⃗z0 D
D

L’objectif de cet exercice est de donner la loi d’entrée-sortie de ce mécanisme. Cette loi exprime la
relation entre le couple c en entrée et l’effort f en sortie du mécanisme en fonction des paramètres
géométriques θ, L et R.

Q1. Écrire les torseurs des actions mécaniques transmissibles des liaisons mécaniques. La liaison 3/2
est une liaison pivot glissante qui possède un degré de liberté en rotation et en translation suivant
⃗x.
Q2. Ré-écrire ces torseurs en prenant en compte l’hypothèse de symétrie dans le plan (⃗x, ⃗y).

Q3. Appliquer le théorème de la résultante statique au solide 3.

Q4. Appliquer le théorème de la résultante statique au solide 2.

Q5. Appliquer le théorème de la résultante statique au solide 2.

Q6. Appliquer le théorème du moment statique au solide 1 au point O.

Q7. Appliquer le théorème du moment statique au système 1 ∪ 2 au point O.

Q8. Traduire la fermeture géométrique OAB afin de trouver une relation entre A et θ.

Q9. Donner finalement la loi d’entrée-sortie qui lie le couple c à la force f en fonction des paramètres
géométriques θ, L et R.

Cours - Td - Tp page 53 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

⃗y0
2 bielle
A
1 manivelle 3 piston
R L
O B
θ C ⃗f
⃗x0 D
⃗c A
0 bati

8.2 État de contrainte plan et cercle de Mohr


Exercice 1

Supposons un état de contrainte plan, on connaît en un point M les valeurs des contraintes
normales et tangentielles dans le repère R (⃗x, ⃗y, ⃗z), soit :

σxx = 10 MPa et σyy = 10 MPa et τxy = 20 MPa

Q1. Écrire le tenseur des contraintes Σ ( M ) au point M dans le repère R (⃗x, ⃗y, ⃗z)

i Pour la suite de l’exercice, vous utiliserez un tenseur en 2D.

Q2. Déterminer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗x ) dans la base (⃗x, ⃗y) puis représenter graphiquement
ce vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗x ) avec sa facette de coupure au point M. La direction ⃗x est-elle une
direction principale ?

Q3. Déterminer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗y) dans la base (⃗x, ⃗y) puis représenter graphiquement
ce vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗y) avec sa facette de coupure au point M. La direction ⃗y est-elle une
direction principale ?

i Nous allons rechercher maintenant les directions principales.

i Soit en M une facette de normale ⃗n telle que (⃗x, ⃗n) = φ. Soit le vecteur unitaire ⃗t, tel que (⃗n,⃗t)
forme une base orthonormée directe.

Cours - Td - Tp page 54 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Q4. Exprimer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n) dans la base (⃗x, ⃗y).

Q5. À l’aide de la formule 32, Exprimer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n) dans la base (⃗n,⃗t).

X, ⃗
Q6. En vous aidant de cette dernière relation, déterminer la base ( ⃗ Y ) des directions principales.

Q7. Calculer les contraintes principales σXX et σYY

Q8. Construire le cercle de Mohr de cet état de contrainte et vérifier les résultats obtenus.

Cours - Td - Tp page 55 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Exercice 2

Supposons un état de contrainte plan, on connaît en un point M les valeurs des contraintes
X, ⃗
principales σXX et σYY dans le repère R1 ( ⃗ Y, ⃗Z ).

Q1. Écrire le tenseur des contraintes Σ ( M ) au point M dans le repère R1

Soit en M une facette de normale ⃗n tel que ( ⃗


X, ⃗n) = φ.

Q2. Exprimer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n) en fonction de σXX , σYY et φ.

Supposons le vecteur unitaire ⃗t tel que (⃗n,⃗t, ⃗Z ) forme une base orthonormée directe.

X et ⃗
Q3. Exprimer ⃗ Y en fonction de ⃗n, ⃗t et φ.

Q4. Démontrer alors que la contrainte normale et tangentielle d’une facette de normale ⃗n s’exprime
par rapport aux contraintes principales par :

σXX + σYY σ − σYY


σnn = + XX cos 2φ (132)
2 2
σ − σYY
τnt = − XX sin 2φ (133)
2

i La démonstration est un peu longue, si vous êtes en difficulté, vous pouvez accepter les formules
ci-dessus sans les redémontrer.

Supposons σXX = 300 MPa et σYY = −100 MPa.

Q5. Calculer les contraintes normales (σn1 n1 et σn2 n2 ) et tangentielles (τn1 t1 et τn2 t2 ) pour :
1. la facette de normale ⃗n1 orientée de φ1 = 60◦
2. la facette de normale ⃗n2 orientée de φ2 = −30◦

Q6. Retrouver les résultats de la question précédente en utilisant la construction graphique de


Mohr.

Q7. Donner la représentation graphique sur ces deux facettes de ⃗n1 et ⃗n2 des deux vecteurs
contraintes ⃗Σ ( M, ⃗n1 ) et ⃗Σ ( M, ⃗n2 ).

Q8. À partir de la relation τij = ⃗Σ( M,⃗i ) · ⃗j, exprimer la contrainte tangentielle τt1 n1 en fonction du
vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n2 ). Pour cela, aidez-vous du théorème de Cauchy et de la construction
graphique précédemment effectuée. La réciprocité des contraintes tangentielles est-elle vérifiée ?

i Pour cela, l’astuce consiste simplement à remarquer que l’angle entre ⃗n1 et ⃗n2 est de 90◦ .

Q9. En supposant que le matériau étudié est de l’alumine. Vérifier la tenue du matériau avec un
coefficient de sécurité de s = 2.

Cours - Td - Tp page 56 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Exercice 3

Supposons un état de contrainte plan, on connaît en un point M les valeurs des contraintes
normales et tangentielles dans le repère R0 (⃗x, ⃗y, ⃗z), soit :

σxx = 60 MPa et σyy = 20 MPa et τxy = −30 MPa

Q1. Écrire le tenseur des contraintes Σ ( M ) au point M dans le repère R (⃗x, ⃗y, ⃗z). La base (⃗x, ⃗y, ⃗z)
est elle une base principale ?

i Pour la suite de l’exercice, vous utiliserez un tenseur en 2D.

Q2. Déterminer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗y) dans la base (⃗x, ⃗y) puis représenter graphiquement
ce vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗x ) avec sa facette de coupure au point M. La direction ⃗y est-elle une
direction principale ? Pourquoi ?

X, ⃗
Q3. À l’aide de la relation 33, déterminer l’orientation du repère des directions principales R( ⃗ Y ).

Q4. Déterminer les valeurs des contraintes principales σXX et σYY . Écrire le tenseur des
 contraintes

exprimé dans le repère principal. Représenter graphiquement le vecteur contrainte Σ M, ⃗
⃗ X avec
sa facette de coupure au point M.

i Supposons une facette de coupure de normale ⃗n telle que ( ⃗X, ⃗n) = π4 . Supposons le vecteur ⃗t
tel que (⃗n,⃗t) forme une base orthonormée directe.

Q5. Déterminer le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n) par deux façons différentes :


1. à l’aide de l’égalité 28 et en prenant le tenseur des contraintes exprimé dans R,
2. à l’aide de l’égalité 32.
Le vecteur contrainte ⃗Σ ( M, ⃗n) devra être exprimé dans la base (⃗n,⃗t) de la facette de coupure, soit :

⃗Σ ( M, ⃗n) = σnn⃗n + τnt⃗t

Vous devrez donc déterminer σnn et τnt .

Q6. Vérifiez les résultats précédents à l’aide de la construction graphique de Mohr.

Q7. Supposons que le matériau soit de l’alumine dense dont la contrainte limite à rupture est
σlim = 400 MPa. Ce matériau peut-il résister à cette état de contrainte avec un coefficient de
sécurité de 2 ?

Cours - Td - Tp page 57 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

8.3 Loi de comportement


Dépouillement de jauge de déformation (rosettes)

La figure 22a présente une photographie d’une jauge de déformation de marque HBM. Les
jauges de déformations sont toutes basées sur le même principe. Les jauges sont composées d’un
fil très fin imprimé sur un support flexible isolant (le corps d’épreuve) en serpentin. Les jauges
sont ensuite collées sur la surface de l’objet dont on veut mesurer la déformation. Lorsque l’objet
se déforme, le corps d’épreuve de la jauge se déforme également ce qui entraîne une variation
de longueur du fil résistif.
ρL
La résistance du fil étant donné par R = S où ρ est la résistivité du fil, L sa longueur et S sa
section, on peut démontrer que la variation relative de résistance est donnée par :

∆R ∆L
=K× = Kε (134)
R0 L0

où le coefficient K est appelé facteur de jauge et R0 est la résistance nominale de la jauge. Les
valeurs de K et R0 sont données par le constructeur. Les jauges permettent donc de mesurer une
déformation ε grâce à la mesure de la variation de résistance ∆R à l’aide d’un micro-ohmmètre.
⃗y

⃗e1
jauge 1

jauge 2
M
φ ⃗x = ⃗e2
−φ
⃗z

jauge 3

⃗e3

(a) Jauge de déformation (b) Montage en rosette

Figure 22 – Les jauges de déformation


Nous avons vu qu’un état de déformation plane est défini par 3 variables indépendantes. Pour
mesurer un état de déformation plan, il faut donc 3 mesures de déformation dans des direc-
tions différentes. Pour cela, on utilise des rosettes qui consistent en l’assemblage de 3 jauges de
déformations dans un même corps d’épreuve. Supposons alors le montage illustré sur la figure
22b.
La jauge 1 mesure la déformation ε 1 selon la direction ⃗e1 , la jauge 2 mesure la déformation ε 2
selon les directions ⃗e1 et ⃗x et la jauge 3 mesure la déformation ε 3 selon la direction ⃗e3 . Les calculs
des directions principales étant les mêmes pour le tenseur des contraintes que pour le tenseur
des déformations, il est alors possible d’appliquer la relation 32, soit :

ε xx + ε yy ε xx − ε yy
ε1 = + cos 2φ + ε xy sin 2φ
2 2
ε 2 = ε xx
ε xx + ε yy ε xx − ε yy
ε3 = + cos −2φ + ε xy sin −2φ
2 2

Cours - Td - Tp page 58 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Sachant que les déformations ε 1 , ε 2 et ε 3 sont directement mesurées par les jauges 1,2 et 3.

Q1. Calculer ε xx , ε yy et ε xy en fonction de ε 1 , ε 2 et ε 3 et φ.

Supposons que le matériau possède un comportement linéaire élastique et que l’état de contrainte
est plan.

Q2. À l’aide de la loi de Hooke généralisée 70, exprimer les contraintes σxx , σyy et τxy en fonction
des déformations ε xx , ε yy et ε xy , du module de Young E et du coefficient de Poisson ν.

Supposons que l’angle φ entre deux jauges est φ = 60◦ .

Q3. Calculer ε xx , ε yy et ε xy en fonction de ε 1 , ε 2 et ε 3 .

Les valeurs des déformations mesurées sont : ε 1 = −450 µdef, ε 2 = 120 µdef et ε 3 = 280 µdef

Q4. Calculer les valeurs de ε xx , ε yy et ε xy .

Supposons que les jauges sont collées sur de la silice.

Q5. Calculer les valeurs des contraintes σxx , σyy et τxy .

Supposons un coefficient de sécurité s de 2.

Q6. À l’aide du cercle de Mohr, déterminer si les contraintes sont d’un niveau acceptable.

Plaque

Soit une plaque de silice (une vitre par exemple) rectangulaire mince centrée sur le repère dans
son plan moyen (0, ⃗x, ⃗y). Les côtés de la plaque sont soumis à différentes forces surfaciques
uniformément réparties (voir figure ci-dessous). On considère que les surfaces de normales per-
pendiculaires au plan moyen sont libres et que la plaque se comporte en élasticité plane.
⃗y

6 MPa

8 MPa
10 MPa 10 MPa

O ⃗x
8 MPa 8 MPa

8 MPa

6 MPa

Q1. Quels sont les différents cas de sollicitations simples auxquels est soumise la plaque ?

Q2. Quels sont pour chacun de ces cas les déformations engendrées en un point M de la plaque ?

Q3. Déterminer grâce au principe de superposition la matrice en M associé au tenseur des contraintes
et des déformations.

Q4. Reprendre le problème directement par les lois de contraintes planes.

Cours - Td - Tp page 59 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

8.4 Théorie des poutres


Poutre encastrée, torseur de cohésion

Soit une poutre droite, de section constante, de longueur l, encastrée à son extrémité A et sup-
portant en son extrémité B un effort concentré ⃗F tel que le montre la figure ci-dessous. Soit
R0 (⃗x0 , ⃗y0 , ⃗z0 ) le repère lié à la poutre. Soit le point G d’abscisse x, le centre de surface de la
section droite.
⃗y0

Bâti 0 Poutre 1

x
G B ⃗x0
A l α

⃗F

En supposant que le système possède un plan de symétrie dans le plan ( A, ⃗x0 , ⃗y0 ).

Q1. Déterminer l’expression au point A du torseur des actions transmissibles {T0→1 } A de la liaison
encastrement entre le bâti 0 et la poutre 1 dans le repère R0 .

Q2. Déterminer l’expression du torseur de cohésion {Tcoh }G exprimé au point G à l’aide des
équations d’équilibre 98.

Q3. Nommer les composantes du torseur de cohésion et donner leurs expressions.

Q4. Tracer les diagrammes qui décrivent les évolutions des intensités des composantes du torseur
de cohésion en fonction de l’abscisse x.

Essai d’extension

La partie utile d’une éprouvette d’alumine pour un essai d’extension est un cylindre de dia-
mètre D = 10 mm2 et de longueur utile L = 100 mm. Au cours de l’essai, un dynamomètre
et des extensomètres permettent de mesurer la force appliquée, la longueur et le diamètre de
l’éprouvette. Ces données sont indiquées dans le tableau ci-dessous. La dernière valeur corres-
pond à la rupture de l’éprouvette. L’objectif de cet exercice est de dépouiller cet essai.
Force (kN) Longueur (mm) Diamètre (mm)
0 100,00000 10,00000
7,54 100,02850 9,99937
15,39 100,05699 9,99875
23,56 100,08549 9,99812
On associe à l’éprouvette un repère R (⃗x, ⃗y, ⃗z) où l’axe (O, ⃗x ) est confondu avec l’axe de révo-
lution de l’éprouvette et l’on suppose que les contraintes et déformations sont uniformes dans
l’ensemble de l’échantillon.

Q1. Compléter ce tableau en indiquant :


• l’allongement ∆L en mm de l’éprouvette,
• la striction ∆D en mm de l’éprouvette,
• la contrainte normale σxx en MPa,
• la déformation longitudinale ε xx en µdef,
• la déformation transversale ε yy en µdef.

Cours - Td - Tp page 60 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

On souhaite estimer maintenant les caractéristiques mécaniques de cette éprouvette d’alumine.

Q2. Estimer grâce aux valeurs précédemment obtenues le module de Young E en GPa, le coefficient
de Poisson ν et la contrainte à rupture σlim en MPa de cette éprouvette en alumine. Estimer
également l’incertitude de vos résultats. Commenter vos résultats.

Classiquement, les calculs de contrainte ne prennent pas en compte la diminution de section au


cours de l’essai.

Q3. Calculer la « valeur vraie » (ou plutôt un peu moins fausse) de la contrainte à rupture et
l’erreur relative résultant de cette hypothèse.

Structure soumise à son propre poids

Considérons une structure verticale axi-symétrique telle que décrite ci-dessous de masse volu-
mique ρ. La section droite S est variable selon x. On notera donc S( x ) cette section droite. On
souhaite déterminer le profil optimal de la structure telle que la contrainte normale (en compres-
sion) σxx soit constante et égale à :
σ
σxx = lim
s
où σlim est la résistance limite en compression du matériau considéré et s est le coefficient de
sécurité de la structure.

r0
A ⃗y0

v( x ) x

r(x) G s( x )
l

⃗x0

Il est possible de démontrer que la contrainte normale σxx est constante pour une une évolution
exponentielle du rayon de la structure telle que :

r ( x ) = A × eC.x

où A et C sont des constantes.

Q1. Déterminer la valeur de A en fonction de r0 .

Q2. Déterminer l’expression de la section droite S( x ) en fonction de x.

Q3. Déterminer l’expression du volume v( x ) en fonction de x.

Cours - Td - Tp page 61 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Q4. Déterminer l’expression de l’effort normal Nx ( x ) en fonction de x.

Q5. Déterminer l’expression de la contrainte normale σxx ( x ) en fonction de x.

Q6. Déterminer l’expression de C, est-elle constante ?

Supposons que la structure soit pleine et réalisée en béton donc les caractéristiques sont :
• une masse volumique ρ = 2400 kg.m−3 ,
• une contrainte limite en compression σlim = 30 MPa,
• un coefficient de sécurité s = 2.
Q7. Calculer la valeur de C, quelle est sont unité ?

Q8. Vérifier l’équation précédente à l’aide d’une équation aux dimensions.

Flexion 1

La figure suivante donne la modélisation d’une poutre en sollicitation de flexion. Le plan ( A, ⃗x0 , ⃗y0 )
est un plan de symétrie pour la poutre et les charges qui lui sont appliquées. On donne les va-
leurs suivantes : A⃗ = A = 800 N ; ⃗B = B = 1000 N ; l = 2 m ; a = 0, 8 m. Le poids propre
de la poutre 1 sera négligé.
⃗y0
Poutre 1 Bâti 2
x
A B G C ⃗x0


A a
⃗B
l

Q1. Donner dans le repère galiléen R (⃗x0 , ⃗y0 , ⃗z0 ) les composantes du torseur des actions transmis-
sibles relatif à la liaison 2/1.

Q2. Tracer le diagramme d’évolution de l’effort tranchant Ty et du moment fléchissant M f z le long


de la ligne moyenne d’abscisse x.

En sachant que Le module de Young de la poutre est E = 200 GPa et le moment quadratique de
sa section droite est IGz = 328cm4

Q3. Calculer dans le tronçon [ BC ] l’équation de la déformée f ( x ).

Q4. Déterminer la valeur de la flèche au point B.

Flexion 2

La figure suivante donne la modélisation d’une poutre de longueur l en sollicitation de flexion


3 points. En arrière-plan se trouve l’illustration d’un dispositif de mesure de flèche utilisée au
début du siècle dernier. L’essai de flexion 3 points est un essai très répandu pour caractériser les
matériaux céramiques.
Supposons le plan ( A, ⃗x0 , ⃗y0 ) un plan de symétrie pour la poutre et les charges qui lui sont
appliquées. Le poids propre de la poutre 1 est négligé.

Cours - Td - Tp page 62 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

poutre 1
⃗y
l
⃗F
2
A I B ⃗x
l

bati 2

Dans la suite de l’exercice, on notera ⃗F = F.



Q1. Calculer les TAMT des liaisons mécaniques entre le bâti et la poutre notés

T A2→1 A
et
T B2→1 B .

Q2. Tracer le diagramme d’évolution de l’effort tranchant Ty et du moment fléchissant M f z le long


de la ligne moyenne d’abscisse x.

Q3. Calculer l’équation de la déformée f ( x ) dans le tronçon [ AI ].

Q4. Vérifier les formules données par le formulaire de flexion (voir section 7.6.6).

Q5. À l’aide des résultats précédents, de la relation 113 et du formulaire en annexe 9.4, déterminer
la relation entre la contrainte normale σxx et la force appliquée sur la poutre F.

On supposera que la poutre possède une section rectangulaire. On notera h la dimension de la


section suivant ⃗y et b la dimension de la section suivant ⃗z.

Q6. À l’aide des résultats précédents et du formulaire en annexe 9.4 déterminer la relation entre la
contrainte normale maximale σxxmax et la force appliquée sur la poutre F.

Supposons les valeurs numériques suivantes : l = 20 cm ; b = 4 cm ; h = 2 cm. De plus, durant


l’essai de flexion 4 points, la valeur relevée de l’effort à rupture est : Frupt = 250 N.

Q7. Déterminer la contrainte à rupture σ f de ce matériau. De quel type de matériau peut-il s’agir ?

Cours - Td - Tp page 63 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

9 Annexes
9.1 Ergonomie et effort
Les pages suivantes décrivent les efforts journaliers de manutention en fonction de différentes
postures et de la répétition du geste par heure. Ces 2 pages sont extraites de [6].

Cours - Td - Tp page 64 sur 74 2 avril 2024, Damien André


4.3 Identification des efforts REGLES DE CORRECTION
Effort exercé à
1 main 2 mains
Les courbes d’efforts et les règles et et et et
de correction s’appliquent sur l’abaque Posture Posture Posture Posture
de la page suivante bonne mauvaise bonne mauvaise
ou
pas de
Posture Nature de l’effort Sens de Courbes point
l’effort repères d’appui
POUSSER C5

TIRER C6
Garder la
plus
BAISSER C5 même
Garder la 20%
valeur
même /2
LEVER C6 valeur
TRANSPORTER une
DEBOUT charge (1 à 3 m)* C6

ADDUCTION C7 Non concerné


ou proscrit
ABDUCTION C8
TOURNER un volant C3 Non
vertical /2 concerné
TOURNER un volant ou proscrit
horizontal C3
POUSSER assis avec Garder la
C3 même
dossier
TIRER (avec appui pour valeur
C4 plus
les pieds)
Garder la /2 20%
BAISSER C7 même
valeur
ASSIS LEVER C9

ADDUCTION C7 Non concerné


ou proscrit
ABDUCTION C8
TOURNER un volant C4 Non
vertical /2 Garder la même
concerné
TOURNER un volant valeur
C3 ou proscrit
horizontal

Exemple :
Effort exercé au pied Pour un rythme de travail
de 60 f/h en position debout,
Courbes Posture Posture lever une charge à une
repères bonne mauvaise main dans une bonne
posture ;
POUSSER du pied prendre la courbe C6
DEBOUT sur une pédale
C2 Garder la qui indique :
perpendiculaire à l’axe même /2 7 kg maximum pour
ASSIS C1 valeur un homme,
avec dossier de la jambe
4,2 kg pour une femme.

*Les distances de transport d’une charge supérieures à 3 m ne sont acceptables


qu’en activité de magasinage ou de manutention.
Dans tous les cas, proscrire les distances supérieures à 14 m par minute.
NB : limites d’efforts spécifiques (chariot, manutention et membres supérieurs/mains) cf pages 15 et 18
16
4.4 Limites d’Effort

Intensité des Efforts


(daN ou Kg)

Lettre repères Homme Femme


40 24

35 21

C1 30 18

C2 25 15

C3 20 12
C4

15 9

C5
C6
10 6
C7
C8
C9
5 3

0 0
1 30 60 90 120 150 180 210 240 270
Valeurs théoriques
Fréquence Horaire en continu
(Effort Statique)

17
Résistance Des Matériaux comportement mécanique

9.2 Formulaire de trigonométrie

Cours - Td - Tp page 67 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Formulaire de trigonométrie circulaire

B b
cotan(x) Kb

sin(x) M bH cos(x) = abscisse de M


b b
tan(x) sin(x) = ordonnée de M
x
b b1 tan(x) = AH
cos(x) A
cotan(x) = BK

eix = zM

π sin(x) cos(x) π 1
Pour x ∈
/ + πZ, tan(x) = et pour x ∈
/ πZ, cotan(x) = . Enfin pour x ∈
/ Z, cotan(x) = .
2 cos(x) sin(x) 2 tan(x)
Valeurs usuelles.
x en ◦
0 30 45 60 90
π π π π
x en rd 0
6 4 3 2
√ √
1 1 2 3
sin(x) 0 √ = 1
2 2 2 2
√ √
3 1 2 1
cos(x) 1 √ = 0
2 2 2 2
1 √
tan(x) 0 √ 1 3 ∞
3
√ 1
cotan(x) ∞ 3 1 √ 0
3

∀x ∈ R, cos2 x + sin2 x = 1
π 1
/ + πZ, 1 + tan2 x =
∀x ∈ .
2 cos2 x
1
/ πZ, 1 + cotan2 x =
∀x ∈ .
sin2 x

addition d’un tour addition d’un demi-tour angle opposé angle supplémentaire
cos(x + 2π) = cos x cos(x + π) = − cos x cos(−x) = cos x cos(π − x) = − cos x
sin(x + 2π) = sin x sin(x + π) = − sin x sin(−x) = − sin x sin(π − x) = sin x
tan(x + 2π) = tan x tan(x + π) = tan x tan(−x) = − tan x tan(π − x) = − tan x
cotan(x + 2π) = cotan x cotan(x + π) = cotan x cotan(−x) = − cotan x cotan(π − x) = − cotan x
angle complémentaire quart de tour direct quart de tour indirect
π π π
cos( − x) = sin x cos(x + ) = − sin x cos(x − ) = sin x
2 2 2
π π π
sin( − x) = cos x sin(x + ) = cos x sin(x − ) = − cos x
2 2 2
π π π
tan( − x) = cotan x tan(x + ) = − cotan x tan(x − ) = − cotan x
2 2 2
π π π
cotan( − x) = tan x cotan(x + ) = − tan x cotan(x − ) = − tan x
2 2 2

c Jean-Louis Rouget, 2008. Tous droits réservés. 1 http ://[Link]


Formules d’addition Formules de duplication
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b cos(2a) = cos2 a − sin2 a
cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b = 2 cos2 a − 1
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a = 1 − 2 sin2 a
sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a sin(2a) = 2 sin a cos a

tan a + tan b 2 tan a


tan(a + b) = tan(2a) =
1 − tan a tan b 1 − tan2 a
tan a − tan b
tan(a − b) =
1 + tan a tan b

Formules de linéarisation
1 1 + cos(2a)
cos a cos b = (cos(a − b) + cos(a + b)) cos2 a =
2 2
1 1 − cos(2a)
sin a sin b = (cos(a − b) − cos(a + b)) sin a =
2
2 2
1
sin a cos b = (sin(a + b) + sin(a − b))
2

Formules de factorisation cos x, sin x et tan x Divers


en fonction de t=tan(x/2)
p+q p−q 1 − t2 x
cos p + cos q = 2 cos cos cos x = 1 + cos x = 2 cos2
2 2 1 + t2 2
p+q p−q 2t 2 x
cos p − cos q = −2 sin sin sin x = 1 − cos x = 2 sin
2 2 1 + t2 2
p+q p−q 2t
sin p + sin q = 2 sin cos tan x = cos(3x) = 4 cos3 x − 3 cos x
2 2 1 − t2
p−q p+q
sin p − sin q = 2 sin cos sin(3x) = 3 sin x − 4 sin3 x
2 2

Résolution d’équations
cos x = cos a ⇔ sin x = sin a ⇔ tan x = tan a ⇔
∃k ∈ Z/ x = a + 2kπ ∃k ∈ Z/ x = a + 2kπ ∃k ∈ Z/ x = a + kπ
ou ou
∃k ∈ Z/ x = −a + 2kπ ∃k ∈ Z/ x = π − a + 2kπ

Exponentielle complexe
∀x ∈ R, e ix
= cos x + i sin x.
Valeurs usuelles

1 3 √ iπ/4
e0 = 1, eiπ/2 = i, eiπ = −1, e−iπ/2 = −i, e2iπ/3 = j = − + i , 2e = 1 + i.
2 2

Propriétés algébriques
∀x ∈ R, |e | = 1.
ix

eix 1
∀(x, y) ∈ R2 , eix × eiy = ei(x+y) , = ei(x−y) , = e−ix = eix
eiy eix
Formules d’Euler
eix + e−ix
∀x ∈ R, cos x = et eix + e−ix = 2 cos x.
2
eix − e−ix
∀x ∈ R, sin x = et eix − e−ix = 2i sin x.
2i
Formule de Moivre
∀x ∈ R, ∀n ∈ Z, (eix )n = einx .

c Jean-Louis Rouget, 2008. Tous droits réservés. 2 http ://[Link]


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

9.3 La droite des moindres carrés


Dans le cas particulier où l’on suppose que les populations de données { x1 , x2 , . . ., xn } et {y1 , y2 ,
. . ., yn }, peuvent être approchées par une fonction affine (une droite), la méthode des moindres
peut être appliquée afin de déterminer les paramètres a et b de la fonction affine f ( x ) = a.x + b
où :
Sxy
a = 2 et b = − a x̄ + ȳ
Sx
Avec :
• x̄ et ȳ les moyennes des xi et des yi :
n n
1 1
x̄ =
n ∑ xi et ȳ =
n ∑ yi
i =1 i =1

• Sxy la covariance des xi et yi :


n
1
Sxy =
n ∑ (xi − x̄) (yi − ȳ)
i =1

• S2x le carré de l’écart type des xi (également appelé variance) :


n
1
S2x =
n ∑ (xi − x̄)2
i =1

9.4 Caractéristiques géométriques des sections


Soit une surface plane (S) et le repère R (⃗x, ⃗y, ⃗z) tel que (O, ⃗x, ⃗y) appartienne au plan de (S). Soit
un point M de coordonnées ( x, y) appartenant à (S) et ds un élément infinitésimal de surface
autour de M selon la figure ci-dessous. Soit G de coordonnées ( xG , yG ) le centre de surface de
(S). On notera S l’aire de la surface (S) et d la distance entre les axes (O, ⃗x ) et ( G, ⃗x ).
⃗y

M
ds
(S)
G

⃗z O ⃗x

Centre de surface G d’une section S

Le centre de la surface (S) est le barycentre G de l’ensemble des points M ∈ S affectés chacun
d’un coefficient égal à son élément d’aire ds :

−→ −−→
ZZ
OG · S = OM · ds (135)
(S)

Cours - Td - Tp page 70 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Moment statique

Le moment statique WOx de la surface (S) par rapport à l’axe (O, ⃗x ) est défini par :
ZZ
WOx = y ds = yG × S (136)
(S)

Moment quadratique

Le moment quadratique IOx de la surface (S) par rapport à l’axe (O, ⃗x ) est défini par :
ZZ
IOx = y2 ds (137)
(S)

Théorème de Huygens

Le moment quadratique d’une surface (S) par rapport à un axe (O, ⃗x ) de son plan est égal au
moment quadratique de (S) par rapport à l’axe ( G, ⃗x ) et passant par sont centre de surface G,
augmenté du produit de l’aire S par le carré de la distance des deux axes :

IOx = IGx + S × d2 (138)

Moment quadratique polaire

Le moment quadratique polaire IO de la surface plane (S) par rapport au point O est défini par :
ZZ
IO = x2 + y2 ds = IOx + IOy (139)
(S)

Moment produit

Le moment produit IOxy de la surface plane (S) par rapport aux axes (O, ⃗x ) et (O, ⃗y) est défini
par : ZZ
IOxy = x y ds (140)
(S)

Théorème de Huygens des moments produits

Le théorème de Huygens des moments produits est défini par :

IOxy = IGxy + S × xG × yG (141)

Axes principaux

Il existe un repère principal (O, ⃗X, ⃗


Y ) pour lequel nous aurons à la fois la plus grande valeur de
IOX , la plus petite valeur de IOY ainsi que IOXY = 0. IOX et IOY sont appelés moments quadratiques
principaux. Ce repère est défini par l’angle φ = (⃗x, ⃗
X ) tel que :

−2IOxy
tan 2φ = (142)
IOx − IOy

Cours - Td - Tp page 71 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Formulaire
B B
⃗y ⃗y

S = BH S = BH − bh
G H h G H
BH 3 BH 3 − bh3
IGx = IGx =
12 12
B3 H B3 H − b3 h
IGy = b IGy =
12 12
O ⃗x O ⃗x

⃗y ⃗y
D D
2
S = πR d S = π ( R2 − r 2 )
G G
πD4 π ( D 4 − d4 )
IGx = IGx =
64 64
πD4 π ( D − d4 )
4
IGy = IGy =
64 64
O ⃗x O ⃗x

Cours - Td - Tp page 72 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

Références
[1] P. Agati, F. Lerouge, and M. Rossetto. Résistance des matériaux : cours, exercices corrigés.
Sciences sup. Dunod, 1999.
[2] Romary at French Wikipedia. Eprouvettes de traction en alliage d’aluminium. https:
//[Link]/wiki/File:Eprouvettes_traction.jpg. Licensed under the
Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.
[3] G. Cailletaud. Mécanique des matériaux solides, 2012.
[4] Cdang. Flat broken tensile sample in the self-tight jaws of a walter+bai testing ma-
chine. [Link]
Licence domaine public.
[5] L. Chevalier. Mécanique des systèmes et des milieux déformables : cours, exercices et problèmes
corrigés. Ellipses, 2004.
[6] Comité de NOrmalisation des MOyens de production (CNOMO). Production ergonomics,
main specifications intended for engineering and manufacture, version 3. [Link]
[Link]. Copyright Renault 2007.
[7] Museo Nazionale della Scienza e della Tecnologia. Experience of the force that a metal
wire can produce in various lengths. [Link]
models-exhibited/[Link]?id_macchina=49. copyright 2017 Museo Nazionale
della Scienza e della Tecnologia "Leonardo da Vinci" all rights reserved.
[8] J. Douin. Mécanique des milieux continus : introduction à la plasticité des matériaux. Diderot
multimedia, 1997.
[9] J.L. Fanchon. Guide de mécanique : Sciences et technologies industrielles, Statique, Cinématique,
Dynamique, Résistance des matériaux, Elasticité, Mécanique des fluides, Vibrations, édition 2001.
Nathan, 2001.
[10] U.S. federal government. The improved outer tactical vest (iotv), here in universal camou-
flage pattern, is issued to u.s. army soldiers. [Link]
Army_IOTV.jpg. Licence domaine public.
[11] Inria. Calcul avion. [Link] Licence incon-
nue.
[12] Stefan Kühn. Tarr steps - pont en dalle de pierre préhistorique. [Link]
org/wiki/Pont#/media/File:Tarr_Steps_02.jpg. Licence CC BY-SA 3.0.
[13] B. Lawn. Fracture of Brittle Solids. Cambridge Solid State Science Series. Cambridge Univer-
sity Press, 1993.
[14] Jay R Lund and Joseph P Byrne. Leonardo da vinci’s tensile strength tests : implications for
the discovery of engineering mechanics. Civil engineering systems, 18(3) :243–250, 2001.
[15] Nuno Nogueira. A titanium hip prosthesis, with a ceramic head and polyethylene ace-
tabular cup. [Link] Licence
domaine public.
[16] RedAndr. Kyocera ceramic knife. [Link]
[Link]. Licence GNU Free Documentation.
[17] David W. Richerson and Douglas W. Freitag ; Oak Ridge National Laboratory (federal lab.).
Bearing components made from 100% silicon nitride si3n4. [Link]
wiki/File:[Link]. Licence domaine public.
[18] SASgrafix. A new clearview typeface sign beside an old fhwa typeface, quebec. https:
//[Link]/wiki/Traffic_sign#/media/File:A20_Ouest_km143.jpg. Licence
domaine public.

Cours - Td - Tp page 73 sur 74 2 avril 2024, Damien André


Résistance Des Matériaux comportement mécanique

[19] Stephen Timoshenko. History of strength of materials : with a brief account of the history of theory
of elasticity and theory of structures. Courier Corporation, 1953.
[20] Leonardo Da Vinci. Codex atlanticus, 1486-1490. Gravure 222.

Cours - Td - Tp page 74 sur 74 2 avril 2024, Damien André

Vous aimerez peut-être aussi