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SX2023R Cor

Le document présente une correction d'exercices de mathématiques pour la session de rattrapage du baccalauréat au Maroc. Il traite de suites numériques, de propriétés de convergence et de calculs vectoriels dans un espace tridimensionnel. Les exercices incluent des démonstrations par récurrence, des suites arithmétiques et géométriques, ainsi que des équations de plans dans un repère orthonormé.

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Session : Rattrapage 2023

Correction
R O Y A U M E DU M A R O C

Baccalauréat Sciences & Technologie

Session : Rattrapage 2023

Mathématiques

Exercice 1 : (3 pts)
𝑢𝑛 − 2
On considère la suite numérique (𝑢𝑛 ) définie par 𝑢0 = 0 et 𝑢𝑛+1 =
2𝑢𝑛 + 5
0.5 1 - Montrons que pour tout 𝑛 de N : 𝑢𝑛 > −1

Raisonnons par récurrence

3 Pour 𝑛 = 0 ; on a 𝑢0 = 0 > −1, donc la propriété est vraie pour 𝑛 = 0

3 Supposons que 𝑢𝑛 > −1 est montrons que 𝑢𝑛+1 > −1

𝑢𝑛 − 2 𝑢 − 2 + 2𝑢𝑛 + 5 3𝑢 + 3 3(𝑢𝑛 + 1)
𝑢𝑛+1 − (−1) = 𝑢𝑛+1 + 1 = +1= 𝑛 = 𝑛 =
2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5

Or d’après l’hypothèse on a 𝑢𝑛 > −1 donc 𝑢𝑛 + 1 > 0 et 2𝑢𝑛 > −2

Donc 3(𝑢𝑛 + 1) > 0 et 2𝑢𝑛 + 5 > 3 > 0, d’où : 𝑢𝑛+1 + 1 > 0 c.à.d. 𝑢𝑛+1 > −1

3 D’après le principe de la récurrence on a (∀𝑛 ∈ N), 𝑢𝑛 > −1

0.5 2 - Montrons que la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante, puis déduisons que (𝑢𝑛 ) est convergente

- Montrons que la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante

Soit 𝑛 ∈ N, On a

𝑢𝑛 − 2 𝑢 − 2 − 2𝑢2𝑛 − 5𝑢𝑛 −2𝑢2𝑛 − 4𝑢𝑛 − 2 −2(𝑢𝑛 + 1)2


𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = − 𝑢𝑛 = 𝑛 = = <0
2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5 2𝑢𝑛 + 5

Donc 𝑢𝑛 est décroissante

- Déduisons que (𝑢𝑛 ) est convergente

(𝑈𝑛 ) est décroissante est minorée par −1, donc (𝑢𝑛 ) est convergente
3
3 - On pose 𝑣𝑛 = pour tout 𝑛 de N
1 + 𝑢𝑛

[Link] 1/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
0.5 a) Montrons que (𝑣𝑛 ) est une suite arithmétique de raison 2 puis déterminons son premier

terme
3 3
Soit 𝑛 ∈ N, on a 𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = −
1 + 𝑢𝑛+1 1 + 𝑢𝑛
3(𝑢𝑛 + 1)
Or 1 + 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛+1 + 1 =
2𝑢𝑛 + 5
Donc

3 3 2𝑢 + 5 3 2𝑢 + 5 − 3 2(𝑢𝑛 + 1)
𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = − = 𝑛 − = 𝑛 = =2
3(𝑢𝑛 + 1) 1 + 𝑢𝑛 𝑢𝑛 + 1 1 + 𝑢𝑛 𝑢𝑛 + 1 𝑢𝑛 + 1
2𝑢𝑛 + 5

D’où (𝑣𝑛 ) est une suite arithmétique de raison 2


3 3
et de premier terme : 𝑣0 = =
1 + 𝑢0 1+0
𝑣0 = 3

0.5 b) Exprimons 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛 , pour tout 𝑛 de N et déduisons la limite de (𝑢𝑛 )

- Exprimons 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛, pour tout 𝑛 de N

Soit 𝑛 de N

On a (𝑣𝑛 ) est une suite arithmétique de raison 𝑟 = 2 et de premier terme 𝑣0 = 3 _ Donc

son terme général s’écrit : 𝑣𝑛 = 𝑣0 + 𝑟𝑛 = 3 + 2𝑛


3 3 3
Or 𝑣𝑛 = donc 1 + 𝑢𝑛 = c.à.d. 𝑢𝑛 = −1
1 + 𝑢𝑛 𝑣𝑛 𝑣𝑛
3
D’où 𝑢𝑛 = −1
3 + 2𝑛
- Déduisons la limite de (𝑢𝑛 )
3
lim 𝑢𝑛 = lim ( − 1)
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 3 + 2𝑛

lim 𝑢𝑛 = −1
𝑛→+∞
3
Car lim (3 + 2𝑛) = +∞ et lim =0
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 3 + 2𝑛
4 - On pose 𝑤𝑛 = e3 − 𝑣𝑛 et 𝑆𝑛 = 𝑤0 + 𝑤1 + 𝑤2 + ⋯ + 𝑤𝑛 pour tout 𝑛 de N

0.5 a) Montrons que (𝑤𝑛 ) est une suite géométrique et déterminons sa raison et son premier

terme

On a ∀𝑛 ∈ N ; 𝑣𝑛 = 2𝑛 + 3, donc : 𝑤𝑛 = e3 − (2𝑛 + 3) = e3 − 2𝑛 − 3 = e−2𝑛 ; ∀𝑛 ∈ N

On a 𝑤𝑛+1 = e−2(𝑛 + 1) = e−2𝑛 − 2 = e−2𝑛e−2 = e−2e−2𝑛 = e−2𝑤𝑛

Donc (𝑤𝑛 ) est une suite géométrique de raison 𝑞 = e−2

Et de premier terme : 𝑤0 = e−2 × 0 = e0 = 1

0.5 b) Calculons la limite de la somme 𝑆𝑛

𝑆𝑛 est la somme de 𝑛 termes successifs d’une suite géométrique (𝑤𝑛 ) de raison 𝑞 = e−2

[Link] 2/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
et de premier terme 𝑤0 = 1

Donc :

𝑛+1 𝑛+1
1 − 𝑞 𝑛+1 1 − (e−2) 1 − (e−2)
𝑆𝑛 = 𝑤0 + 𝑤1 + ⋯ + 𝑤𝑛 = 𝑤0 × [ ]=1×[ ]=
1−𝑞 1 − e−2 1 − e−2

𝑛+1
1 − (e−2)
Par suite : lim 𝑆𝑛 = lim
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 1 − e−2
1
Alors lim 𝑆𝑛 =
𝑛→+∞ 1 − e−2
Car −1 < e−2 < 1 et donc lim (e−2)
𝑛+1
=0
𝑛→+∞

Exercice 2 : (3 pts)
L’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O, 𝚤 ⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑘 ), soient les points 𝐴 (2; 1; 2), 𝐵 (−2; 0; 5),
𝚥 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶 (4; −5; 7) et Ω (1; −1; 0)
Soit (𝑆) la sphère de centre Ω et de rayon 𝑅 = 3
On pose 𝑢⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴

0.5 1 - a) Montrons que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐶 = 13𝑢⃗ et déduisons que les points 𝐴, 𝐵 et 𝐶 ne sont pas
𝐴𝐵 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
alignés
On a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (−4; −1; 3) et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 (2; −6; 5)
−1 −6 −4 2 4 2
D’où : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = ∣ ∣ 𝑖 ⃗− ∣ ∣ 𝑗 ⃗+ ∣ ∣ 𝑘⃗
3 5 3 5 −1 −6
= (−5 + 18)𝑖 ⃗ − (−20 − 6)𝑗 ⃗+ (24 + 2)𝑘⃗
= 13𝑖 ⃗ + 26𝑗 ⃗+ 26𝑘⃗

= 13 (𝑖 ⃗ + 2𝑗 ⃗+ 2𝑘)
On a ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴 (2 − 1; 1 − (−1); 2 − 0)
Donc ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴 (1; 2; 2) Alors 𝑢⃗ (1; 2; 2) par conséquence : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = 13𝑢⃗
On a ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐶 ≠ 𝑂,⃗ donc les points 𝐴, 𝐵 et 𝐶 ne sont pas alignés
𝐴𝐵 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

0.25 b) Vérifions que 𝑥 + 2𝑦 + 2𝑧 − 8 = 0 est une équation cartésienne du plan (𝐴𝐵𝐶)


L’équation cartésienne du plan (𝐴𝐵𝐶) s’écrit : (𝐴𝐵𝐶) : 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0
Et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐶 (1; 2; 2) est un vecteur normal au plan (𝐴𝐵𝐶), donc (𝐴𝐵𝐶) ∶ 𝑥+2𝑦+2𝑧+𝑑 =
𝐴𝐵 ∧⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
0
Or 𝐴 ∈ (𝐴𝐵𝐶), donc 𝑥𝐴 + 2𝑦𝐴 + 2𝑧𝐴 + 𝑑 = 0, c.à.d. 2 + 2 + 4 + 𝑑 = 0
Donc 𝑑 = −8
Par conséquence (𝐴𝐵𝐶) ∶ 𝑥 + 2𝑦 + 2𝑧 − 8 = 0

0.5 c) Montrons que le plan (𝐴𝐵𝐶) est tangent à la sphère (𝑆) au point 𝐴

[Link] 3/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
|𝑥Ω + 2𝑦Ω + 2𝑧Ω − 8| |1 + 2 × (−1) + 2 × 0 − 8| |1 − 2 − 8|
On a 𝑑(Ω; (𝐴𝐵𝐶)) = √ = √ = =
2 2
1 +2 +2 2 9 3
|−9|
=3=𝑅
3
Donc le plan (𝐴𝐵𝐶) est tangent à la sphère (𝑆)
Et puisque 𝑢⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴 est un vecteur normal au plan (𝐴𝐵𝐶), alors 𝐴 est le projeté
orthogonal de Ω sur le plan (𝐴𝐵𝐶) Donc (𝐴𝐵𝐶) est tangent à (𝑆) au point 𝐴

2 - Soient (𝑃 ) le plan d’équation 3𝑥+4𝑦+𝑧+1 = 0 et (Δ) la droite passant par 𝐴 et orthogonale


au plan (𝑃 )
1 3
0.5 a) Montrons que (Δ) coupe (𝑃 ) au point 𝐻 ( ; −1; )
2 2
On a (𝑃 ) ∶ 3𝑥 + 4𝑦 + 𝑧 + 1 = 0, donc 𝑣(3;
⃗ 4; 1) est un vecteur normal au plan (𝑃 )
Et puisque (𝑃 )⊥(Δ), donc 𝑣 ⃗ est un vecteur directeur de la droite (Δ) passant par
𝐴(2; 1; 2)
⎧𝑥 = 2 + 3𝑡
{
{
{
Donc une représentation paramétrique de (Δ) s’écrit : (Δ) ∶ 𝑦 = 1 + 4𝑡 ; 𝑡 ∈ R

{
{
{𝑧 = 2 + 𝑡

⎧3𝑥 + 4𝑦 + 𝑧 + 1 = 0
{
{
{
{𝑥 = 2 + 3𝑡
𝑀 (𝑥; 𝑦; 𝑧) ∈ (Δ) ∩ (𝑃 ) ⇔

{𝑦 = 1 + 4𝑡 ; 𝑡 ∈ R
{
{
{𝑧 = 2 + 𝑡

1
⇔ 3(2 + 3𝑡) + 4(1 + 4𝑡) + 2 + 𝑡 + 1 = 0 ⇔ 26𝑡 + 13 = 0 ⇔ 𝑡 = −
2
⎧𝑥 = 2 + 3 × −1 = 1
{ 𝐻 2 2
{
{ −1
Donc (Δ) coupe (𝑃 ) en un seul point 𝐻 de coordonnées : 𝑦𝐻 = 1 + 4 × = −1
⎨ 2
{
{
{𝑧𝐻 = 2 − 1 = 3
⎩ 2 2
1 3
D’où 𝐻( ; −1; ) est le point d’intersection de (Δ) et (𝑃 )
2 2
0.5 b) Déterminons les coordonnées de 𝐷 tel que 𝐻 soit milieu de [𝐴𝐷]
𝐻 est le milieu du segment [𝐴𝐷]
𝑥 + 𝑥𝐷 𝑦 + 𝑦𝐷 𝑧 + 𝑧𝐷
Donc : 𝑥𝐻 = 𝐴 et 𝑦𝐻 = 𝐴 et 𝑧𝐻 = 𝐴
2 2 2
1 2 + 𝑥𝐷 1 + 𝑦𝐷 3 2 + 𝑧𝐷
Donc : = et −1 = et =
2 2 2 2 2
Donc : 1 = 2 + 𝑥𝐷 et −2 = 1 + 𝑦𝐷 et 3 = 2 + 𝑧𝐷
Donc : 𝑥𝐷 = −1 et 𝑦𝐷 = −3 et 𝑧𝐷 = 1
Alors 𝐷(−1; −3; 1)

3 - Soit (𝑄) le plan passant par le point 𝐷 et de vecteur normal ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


Ω𝐷

0.25 a) Montrons que le plan (𝑄) est tangent à la sphère (𝑆) en 𝐷

[Link] 4/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
On a ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐷 est un vecteur normal au plan (𝑄) et 𝐷 ∈ (𝑄), alors 𝑑(Ω, (𝑄)) = Ω𝐷
√ √
Et puisque : Ω𝐷 = √(−1 − 1)2 + (−3 + 1)2 + (1 − 0)2 = 4 + 4 + 1 = 9 = 3
Donc 𝑑(Ω, (𝑄)) = Ω𝐷 = 3 = 𝑅 donc le plan (𝑄) est tangent à la sphère (𝑆) en 𝐷
(car 𝐷 est le projeté orthogonal de Ω sur (𝑄))

0.5 b) Montrons que les plans (𝑄) et (𝐴𝐵𝐶) se coupent suivant la droite (𝐵𝐶)
On a le plan (𝐴𝐵𝐶) est de vecteur normal 𝑢(1;
⃗ 2; 2), et le plan (𝑄) est de vecteur normal
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐷 (−2; −2; 1)
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (car il n’existe pas de réel 𝑘 tel que 𝑢⃗ = 𝑘⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐷 )
Donc les plan (𝑄) est (𝐴𝐵𝐶) sont sécantes
Soit 𝑀 (𝑥; 𝑦; 𝑧) un point de l’espace
𝑀 ∈ (𝑄) ⇔ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 𝐷 .⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐷 = 0 ⇔ −2(−1 − 𝑥) − 2(−3 − 𝑦) + 1 − 𝑧 = 0
⇔ 2 + 2𝑥 + 6 + 2𝑦 + 1 − 𝑧 = 0
⇔ 2𝑥 + 2𝑦 + 𝑧 + 9 = 0 (c’est une équation cartésienne de (𝑄))
Montrons que 𝐵 ∈ (𝑄) et 𝐶 ∈ (𝑄)
On 2𝑥𝐵 + 2𝑦𝐵 + 𝑧𝐵 + 9 = −4 + 0 − 5 + 9 = 0, et 2𝑥𝐶 + 2𝑦𝐶 + 𝑧𝐶 + 9 = 8 − 10 − 7 + 9 = 0
Donc 𝐵 ∈ (𝑄) et 𝐶 ∈ (𝑄)
Et puisque 𝐵 et 𝐶 sont deux points distincts appartiens au plans (𝐴𝐵𝐶) et (𝑄)
Alors les plans (𝑄) et (𝐴𝐵𝐶) se coupent suivant la droite (𝐵𝐶)

Exercice 3 : (3 pts)

3 3
1 - On considère le nombre complexe : 𝑎 = + 𝑖
2 2
√ 𝜋 𝜋
0.25 a) Montrons que 𝑎 = 3 (cos + 𝑖 sin )
3 3
√ √ √ 2
3 3 √ 3 3 2 3 9 12 √
On a : 𝑎 = + 𝑖, donc |𝑎| = √( ) + ( ) = √( ) + ( ) = √( ) = 3
2 2 2 2 4 4 4
⎷ √
√ 1 3 √ 1 3
D’où : 𝑎 = 3 ( + 𝑖 √ ) = 3 ( + 𝑖 )
2 2 3 2 2
√ 𝜋 𝜋
Donc : 𝑎 = 3 (cos + 𝑖 sin )
3 3
0.25 b) Déduisons que 𝑎 2022
est un nombre réel
√ 𝜋 𝜋 √ 𝜋 𝜋 2022
On a : 𝑎 = 3 (cos + 𝑖 sin ), donc 𝑎2022 = [ 3 (cos + 𝑖 sin )]
3 3 3 3
√ 2022 2022𝜋 2022𝜋
2022
𝑎 = 3 (cos + 𝑖 sin )
3 3
√ 2 1011
𝑎2022 = ( 3 ) (cos 674𝜋 + 𝑖 sin 674𝜋)
𝑎2022 = 31011 (1 + 𝑖 × 0) = 31011 ∈ R
Donc 𝑎2022 est un nombre réel

[Link] 5/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
2 - On considère les points 𝐴(𝑎) et 𝐵(𝑎)̄ dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé
(O, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣)
0.5 Déterminons une mesure de l’angle de la rotation 𝑅 de centre 𝑂 et qui transforme 𝐵 en 𝐴
𝑅 est la rotation de centre 𝑂 et d’angle 𝜃 et qui transforme 𝐵 en 𝐴
Donc : 𝑅(𝐵) = 𝐴 signifie 𝑧𝐴 − 𝑧𝑂 = e𝑖𝜃(𝑧𝐵√− 𝑧𝑂 )
𝜋
𝑧𝐴 𝑎 3e𝑖 3 𝜋 𝜋 2𝜋
donc e =
𝑖𝜃 , c.à.d. e = , donc e = √
𝑖𝜃 𝑖𝜃 
𝜋 , donc e = e 3
𝑖𝜃 𝑖 + 𝑖 , donc e𝑖𝜃 = e𝑖
3 3
𝑧𝐵 𝑎̄ 3e 3
 −𝑖

2𝜋
Donc est une mesure de l’angle de la rotation 𝑅
3

3 - Considérons dans C l’équation : (𝐸𝛼 ) ∶ 𝑧 2 − 3𝑧 + 𝛼 = 0 avec 𝛼 ∈ R et 𝛼 ≠ 0
Soient 𝑧 et 𝑧 ̄ les deux racines complexes conjuguées non réelles de l’équation 𝐸𝛼

Soient les points 𝑀 (𝑧), 𝑁 (𝑧)̄ et 𝑃 ( 3) du plan complexe
3
0.5 a) Justifions que 𝛼 > et que 𝛼 = 𝑧𝑧 ̄
4
Pour que l’équation (𝐸𝛼 ) admet deux racines complexes conjuguées, il faut que son
discriminant Δ soit strictement inférieur à 0, c.à.d. Δ < 0

c.à.d. (− 3)2 − 4𝛼 < 0, donc 3 − 4𝛼 < 0, donc 3 < 4𝛼
3
Alors : 𝛼 >
4
𝛼
Et on a 𝑧𝑧 ̄ = = 𝛼 (le produit des solutions 𝑧1 et 𝑧2 d’une équation de deuxième degré
1
𝑐
de type 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 est égale à 𝑧1 × 𝑧2 = )
𝑎

0.5 b) Montrons que : |𝑧| = ∣𝑧 − 3∣
L’équation (𝐸𝛼 ) admet
√ deux solutions 𝑧 et 𝑧 ̄
−(− 3) √
Alors 𝑧+ 𝑧 ̄ = = 3 (la somme des solutions 𝑧1 et 𝑧2 d’une équation de deuxième
1
−𝑏
degré de type 𝑎𝑧2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 est égale à 𝑧1 + 𝑧2 = )
√ √ 𝑎
D’où : 𝑧 ̄ = 3 − 𝑧, donc |𝑧|̄ = ∣ 3 − 𝑧∣
√ √
Et comme |𝑧|̄ = |𝑧| et ∣ 3 − 𝑧∣ = ∣𝑧 − 3∣

Donc |𝑧| = ∣𝑧 − 3∣

0.5 c) Déduisons que 𝑀 et 𝑁 appartiennent à (Δ) la médiatrice de [𝑂𝑃 ]



On a |𝑧| = ∣𝑧 − 3∣, donc |𝑧 − 0| = |𝑧 − 𝑧𝑃 |, alors 𝑂𝑀 = 𝑃 𝑀, D’où 𝑀 appartient à la
médiatrice (Δ) du segment [𝑂𝑃 ]
√ √ √
Et on a |𝑧| = ∣𝑧 − 3∣ donc |𝑧|̄ = ∣𝑧 − 3∣, donc |𝑧|̄ = ∣𝑧 ̄ − 3∣ donc 𝑂𝑁 = 𝑁 𝑃, alors 𝑁
appartient à la médiatrice (Δ) du segment [𝑂𝑃 ]
Finalement 𝑀 et 𝑁 appartiennent à la médiatrice (Δ) du segment [𝑂𝑃 ]
√ √
0.5 d) Déterminons la valeur de 𝛼 pour laquelle ∣𝑧 − 3∣ = 3 et déduisons dans ca cas les

points d’intersection de (Δ) et le cercle de centre 𝑃 et de rayon 3
√ √ √ √
- On a ∣𝑧 − 3∣ = 3 et on a |𝑧| = ∣𝑧 − 3∣, donc |𝑧| = 3

[Link] 6/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
√ 2
Et puisque 𝛼 = 𝑧𝑧 ̄ et 𝑧𝑧 ̄ = |𝑧| , donc 𝛼 = |𝑧| =
2 2
3
Donc 𝛼 = 3
√ √ √ √
- On a 𝑀 (𝑧) ∈ (Δ), donc ∣𝑧 − 3∣ = 3, donc |𝑧𝑀 − 𝑧𝑃 | = 3, donc 𝑀 𝑃 = 3
√ √ √ √
Et on a 𝑁 (𝑧)̄ ∈ (Δ), donc ∣𝑧 ̄ − 3∣ = 3, donc |𝑧𝑁 − 𝑧𝑃 | = 3, donc 𝑁 𝑃 = 3

D’où les points 𝑀 et 𝑁 appartiennent au cercle de centre 𝑃 et de rayon 3
𝑀 et 𝑁 sont les pointes d’intersection de la droite (Δ) et le cercle de
Par conséquence √
centre 𝑃 et de rayon 3

Exercice 4 : (3 pts)

Une urne contient quatre boules blanches et deux boules noires, indiscernables au toucher

𝐵 𝐵 𝐵
𝑁 𝑁 𝐵
Dans cette exercice, on va utiliser les combinaisons 𝐶𝑛𝑝

1 - On tire au hasard et simultanément deux boules de l’urne


6! 6! 6 × 5 × 4! 30
On a 𝐶𝑎𝑟𝑑(Ω) = 𝐶62 = = = = = 15
2!(6 − 2)! 2!4! 2!4! 2
0.5 a) Calculons la probabilité de l’événement 𝐴 : ” Tirer au moins une boule noire ”

L’événement 𝐴 est équivalent a tirer deux boules noires ou une boule noir et une boule

blanche
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴) 𝐶 1 𝐶 1 + 𝐶22 2×4+1 9
𝑝(𝐴) = = 2 4 = =
𝐶𝑎𝑟𝑑(Ω) 15 15 15
3
Donc 𝑝(𝐴) =
5
7
0.5 b) Soit l’événement 𝐵 : ” Obtenir deux boules de même couleur ”. Montrer que 𝑝(𝐵) =
15
L’événement 𝐵 est équivalent a tirer deux boules noires ou deux boule blanches
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐵) 𝐶 2 + 𝐶42 1+6
𝑝(𝐵) = = 2 =
𝐶𝑎𝑟𝑑(Ω) 15 15
7
Donc 𝑝(𝐵) =
15
c) On répète cette expérience cinq fois en remettant dans l’urne les boules tirées, après

chaque tirage

0.5 Quelle est la probabilité pour que l’événement 𝐵 soit réalisé trois fois
7
On va utiliser une variable aléatoire binomiale 𝑌 de paramètres 𝑛 = 5 et 𝑝 =
15

[Link] 7/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
3
7 7 2
𝑝(𝑌 = 3) = 𝐶53 𝑝(𝐵)3 (1 − 𝑝(𝐵))2 = 10 × (
) (1 − )
15 15
7 3 8 2 10 × 73 × 82
𝑝(𝑌 = 3) = 10 × ( ) ( ) =
15 15 153 × 152
43904
Donc 𝑝(𝑌 = 3) =
158875
2 - Dans cette question, on tire des boules de l’urne, une après l’autre et sans remise et on arrête

le tirage lorsqu’on obtient une boule blanche pour la première fois

Soit 𝑋 la variable aléatoire qui est égale au nombre de tirages effectués dans cette expérience

0.25 a) Justifions que les valeurs prises par 𝑋 sont : 1 ; 2 et 3

å Si la première boule tirée est blanche, on arrête donc l’expérience au premier tirage,

donc 𝑋 peut avoir la valeur 1

å Si la première boule tirée est noire et la seconde est blanche, on arrête donc l’expérience

au deuxième tirage, donc 𝑋 peut avoir la valeur 2

å Si les deux premières boules tirées sont noire, Alors forcément la troisième est

blanche, on arrête donc l’expérience au troisième tirage, donc 𝑋 peut avoir la valeur 3

D’où : 𝑋(Ω) = {1; 2; 3}


4
0.25 b) Montrons que 𝑝(𝑋 = 2) =
15
𝑋 = 2 signifie que la première boule tirée est noire et la seconde boule tirée est blanche
𝐴12 𝐴14 2×4 8 4
𝑝(𝑋 = 2) = 2
= = , donc 𝑝(𝑋 = 2) =
𝐴6 30 30 15
0.5 c) Déterminons la loi de probabilité de la variable aléatoire 𝑋
𝐴14 4 2
à 𝑋 = 1 signifie que la première boule tirée est blanche : 𝑝(𝑋 = 1) = 1
= =
𝐴6 6 3
4
à 𝑋 = 2 Déja calculé dans la question précédente : 𝑝(𝑋 = 2) =
15
à 𝑋 = 3 signifie que les deux premières boules tirées sont noires et la troisième boule
𝐴12 𝐴11 𝐴14 2 1 1 2 1
tirée est blanche : 𝑝(𝑋 = 3) = 1
× 1× 1 = × × = =
𝐴6 𝐴5 𝐴4 6 5 1 30 15

𝑥𝑖 1 2 3
2 4 1
𝑝(𝑋 = 𝑥𝑖 )
3 15 15
0.5 d) Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une boule noire ?

La probabilité d’obtenir au moins une boule noire c’est équivalente à avoir une ou deux

boules noires, c.à.d. 𝑋 = 2 ou 𝑋 = 3


4 1 5
Donc 𝑝 = 𝑝(𝑋 = 2) + 𝑝(𝑋 = 3) = + =
15 15 15

[Link] 8/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
1
Alors 𝑝 =
3

Problème : (8 pts)
⎧𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)2 e𝑥(2 − 𝑥) ; 𝑥 ≤ 2
{
On considère la fonction numérique 𝑓 définie sur R par : ⎨
{𝑓(𝑥) = 1 + (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2) ; 𝑥 > 2

Soit (𝒞) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O, 𝚤 ⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝚥 )(unité : 1 cm)

0.5 1 - Montrons que la fonction 𝑓 est continue au point 2


On a 𝑓 est continue à gauche de 2 et on a 𝑓(2) = 1
Et on a : lim
𝑥→2
𝑓(𝑥) = lim
𝑥→2
(1 + (𝑥 − 2)2 ln(𝑥 − 2))
𝑥>2 𝑥>2
On pose : 𝑋 = 𝑥 − 2 (si 𝑥 → 2+ alors 𝑋 → 0+ )
On obtient : lim𝑓(𝑥) = lim (1 + 𝑋 2 ln 𝑋) = 1 = 𝑓(2) (car lim𝑋 𝑛 ln 𝑋 = 0)
𝑥→2 𝑋→0 𝑥→0
𝑥>2 𝑋>0 𝑥>0
D’où 𝑓 est continue à droite de 2
Par suite 𝑓 est continue au point 2
𝑓(𝑥) − 𝑓(2) e𝑥(2 − 𝑥) − 1
0.25 2 - a) Vérifions que pour tout 𝑥 < 2 et 𝑥 ≠ 0 ; = 𝑥e𝑥(2 − 𝑥) − 𝑥.
𝑥−2 𝑥(2 − 𝑥)
Soit 𝑥 un réel non nul tel que : 𝑥 < 2
𝑓(𝑥) − 𝑓(2) (𝑥 − 1)2 e𝑥(2 − 𝑥) − 1
=
𝑥−2 𝑥−2
𝑥2 e𝑥(2 − 𝑥) − 2𝑥e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥) − 1
=
𝑥−2
(𝑥2 − 2𝑥)e𝑥(2 − 𝑥) e𝑥(2 − 𝑥) − 1
= +
𝑥 − 2𝑥(2 − 𝑥) 𝑥−2
𝑥(𝑥 − 2)e e𝑥(2 − 𝑥) − 1
= − 𝑥.
𝑥−2 𝑥(2 − 𝑥)
e𝑥(2 − 𝑥) − 1
= 𝑥e𝑥(2 − 𝑥) − 𝑥.
𝑥(2 − 𝑥)
𝑓(𝑥) − 𝑓(2) e𝑥(2 − 𝑥) − 1
Donc = 𝑥e𝑥(2 − 𝑥) − 𝑥.
𝑥−2 𝑥(2 − 𝑥)
0.5 b) Montrons que 𝑓 est dérivable à gauche en 2
𝑓(𝑥) − 𝑓(2) e𝑥(2 − 𝑥) − 1
On a lim = lim 𝑥e 𝑥(2 − 𝑥) − 𝑥.
𝑥→2
𝑥<2
𝑥−2 𝑥→2
𝑥<2
𝑥(2 − 𝑥)
e𝑥(2 − 𝑥) − 1 e𝑋 − 1
= 2e0 − 2 (Car lim = 1 Avec lim = 1)
𝑥→2
𝑥<2
𝑥(2 − 𝑥) 𝑥→0
𝑥<0
𝑋
= 0
Donc 𝑓 est dérivable à gauche en 2 et on a : 𝑓𝑔′ (2) = 0

0.75 c) Montrons que 𝑓 est dérivable en 2 et que 𝑓 ′ (2) = 0 puis interpréter géométriquement le
résultat

[Link] 9/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023
2
𝑓(𝑥) − 𝑓(2) 1 + (𝑥 − 2) ln(𝑥 − 2) − 1
lim = lim
𝑥→2
𝑥>2
𝑥−2 𝑥→2
𝑥>2
𝑥−2
(𝑥 − 2)2 ln(𝑥 − 2)
=
On a 𝑥−2
= lim(𝑥 − 2) ln(𝑥 − 2)
𝑥→2
𝑥>2

= 0(on posant 𝑋 = 𝑥 − 2))


Donc 𝑓 est dérivable à droite en 2 et on a : 𝑓𝑑′ (2) = 0
Conclusion : 𝑓 est dérivable à droite et à gauche en 2 et 𝑓𝑔′ (2) = 𝑓𝑑′ (2) = 0
Donc 𝑓 est dérivable en 2 et 𝑓 ′ (2) = 0
Par conséquence (𝒞) admet une tangente horizontale au point 𝐼(2; 𝑓(2))

0.25 3 - a) Vérifions que pour tout 𝑥 ≤ 2 , 𝑓(𝑥) = 𝑥(𝑥 − 2)e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥)


Soit 𝑥 ≤ 2
On a 𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)2 e𝑥(2 − 𝑥)
= 𝑥2 e𝑥(2 − 𝑥) − 2𝑥e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥)
= (𝑥2 − 2𝑥)e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥)
Donc 𝑓(𝑥) = 𝑥(𝑥 − 2)e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥)

0.5 b) Calculons lim 𝑓(𝑥) et interprétons géométriquement le résultat


𝑥→−∞
On a lim 𝑓(𝑥) = lim (𝑥(𝑥 − 2)e𝑥(2 − 𝑥) + e𝑥(2 − 𝑥))
𝑥→−∞ 𝑥→−∞
On pose 𝑋 = 𝑥(2 − 𝑥) ( si 𝑥 → −∞ alors 𝑋 → −∞ )
Alors : lim 𝑓(𝑥) = lim (−𝑋e𝑋 + e𝑋) = 0 (Car lim 𝑥e𝑥 = lim e𝑥 = 0 )
𝑥→−∞ 𝑋→−∞ 𝑥→−∞ 𝑥→−∞

Donc 𝒞𝑓 admet une asymptote horizontale d’équation 𝑦 = 0 au voisinage de −∞


𝑓(𝑥)
0.75 c) Calculons lim 𝑓(𝑥) et lim puis interpréter géométriquement le résultat
𝑥→+∞ 𝑥
𝑥→+∞
On a lim 𝑓(𝑥) = lim (1 + (𝑥 − 2)2 ln(𝑥 − 2)) = +∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Car lim (𝑥 − 2) = +∞ et lim ln(𝑥 − 2) = +∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
𝑓(𝑥) 1 + (𝑥 − 2)2 ln(𝑥 − 2) 1 (𝑥 − 2)2
Et lim = lim = lim ( + ln(𝑥 − 2)) = +∞
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥
𝑓(𝑥) 1 (𝑥 − 2)2
D’où lim = +∞ Car lim = 0 et lim = +∞ et lim ln(𝑥−2) =
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞
+∞
Donc (𝒞𝑓 ) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞

0.5 4 - a) Montrons que pour tout 𝑥 < 2 , 𝑓 ′ (𝑥) = 2𝑥(𝑥 − 1)(2 − 𝑥)e𝑥(2 − 𝑥)
Soit 𝑥 < 2 ; on a 𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)2 e𝑥(2 − 𝑥)
𝑓 est dérivable sur R comme produit et composé des fonctions dérivables sur R et on a

[Link] 10/13 Option PC & SVT


Session : Rattrapage 2023

𝑓 ′ (𝑥) = ((𝑥 − 1)2 e𝑥(2 − 𝑥))
′ ′
= ((𝑥 − 1)2 ) e𝑥(2 − 𝑥) + (𝑥 − 1)2 (e𝑥(2 − 𝑥))
= 2(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥) + (𝑥 − 1)2 (𝑥(2 − 𝑥))′ e𝑥(2 − 𝑥)
= 2(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥) + (𝑥 − 1)2 (−2𝑥 + 2)e𝑥(2 − 𝑥)
= 2(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥) − 2(𝑥 − 1)2 (𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)
= (𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥) (2 − 2(𝑥 − 1)2 )
= (2 − 2(𝑥 − 1)2 ) (𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)
= (2 − 2(𝑥2 − 2𝑥 + 1)) (𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)
= (2 − 2𝑥2 + 4𝑥 − 2)(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)
= (−2𝑥2 + 4𝑥)(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)
Donc 𝑓 ′ (𝑥) = 2𝑥(2 − 𝑥)(𝑥 − 1)e𝑥(2 − 𝑥)

0.5 b) Montrons que pour tout 𝑥 > 2 , 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥 − 2)(1 + 2 ln (𝑥 − 2))


Soit 𝑥 > 2, On a 𝑓(𝑥) = 1 + (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)
𝑓 est dérivable sur ]2; +∞[ comme produit et composé de fonctions dérivables sur ]2; +∞[
et on a

𝑓 ′ (𝑥) = (1 + (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2))

= 0 + ((𝑥 − 2)2 ) ln (𝑥 − 2) + (𝑥 − 2)2 (ln (𝑥 − 2))′
1
= 2(𝑥 − 2) ln (𝑥 − 2) + (𝑥 − 2)2
𝑥−2
= 2(𝑥 − 2) ln (𝑥 − 2) + (𝑥 − 2)
Donc 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥 − 2) (2 ln (𝑥 − 2) + 1)

0.5 c) Résolvons dans l’intervalle ]2; +∞[ , l’inéquation 1 + 2 ln (𝑥 − 2) ≤ 0


1 + 2 ln (𝑥 − 2) < 0 ⇔ 2 ln (𝑥 − 2) ≤ −1
−1
⇔ ln (𝑥 − 2) ≤
2
−1 1
⇔ 𝑥−2≤e 2 Donc 𝑆 = ]−∞; 2 + √ ] ∩ ]2; +∞[
−1
e
⇔ 𝑥≤e 2 +2
1
⇔ 𝑥≤2+ √
e
1
D’où 𝑆 = ]2; 2 + √ ]
e
0.75 d) Étudions le signe de 𝑓 ′ (𝑥) sur R puis dressons le tableau de variations de 𝑓 sur R
å Sur l’intervalle ]−∞; 2[ on a (2 − 𝑥)e𝑥(2 − 𝑥) > 0 et on a :
𝑥 −∞ 0 1 2

2𝑥(𝑥 − 1) + 0 − 0 +

Alors

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Session : Rattrapage 2023
𝑥 −∞ 0 1 2

𝑓 ′ (𝑥) + 0 − 0 +

å Sur l’intervalle ]2; +∞[ on a 𝑥−2 > 0, alors le signe de 𝑓 ′ (𝑥) est celui de 1+2 ln (𝑥 − 2)
et on a :
1
𝑥 2 2+ √ +∞
e
1 + 2 ln (𝑥 − 2) − 0 +

𝑓 ′ (𝑥) − 0 +

Le tableau de variation de 𝑓 sur R est :


1
𝑥 −∞ 0 1 2 2+ √ +∞
e
𝑓 ′ (𝑥) + 0 − 0 + 0 − 0 +

1 1 +∞
𝑓 1
𝑓 (2 + √ )
0 0 e

1 5 - Construisons la courbe (𝒞) dans le repère (O, 𝚤 ⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗


𝚥)
1 1
(On donne : 𝑓(3) = 1 ; 2 + √ ≈ 2.6 et 𝑓 (2 + √ ) ≈ 0.8)
e e

5 (𝒞𝑓 )

−3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1 1
2+ √
e

6 - Soit 𝜆 ∈ ]2; 3[

0.5 a) Montrons, en utilisant une intégration par partie, que :


3
1 1 1
∫ (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)d𝑥 = − + (𝜆 − 2)3 ( − ln (𝜆 − 2))
𝜆
9 3 3
On pose : 𝑈 (𝑥) = ln (𝑥 − 2) et 𝑉 (𝑥) = (𝑥 − 2)2

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3
1 (𝑥 − 2)
Alors : 𝑈 ′ (𝑥) = et 𝑉 (𝑥) =
𝑥−2 3
D’après la formule de l’intégration par partie :
3
1 3
1 3
∫ (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)d𝑥 = [ (𝑥 − 2)3 ln (𝑥 − 2)] − ∫ (𝑥 − 2)2 d𝑥
𝜆
3 𝜆 3 𝜆
3
1 1 3
= [ (𝑥 − 2)3 ln (𝑥 − 2)] − [(𝑥 − 2)3 ]
3 𝜆 9 𝜆
3
1 1
= [ (𝑥 − 2)3 ln (𝑥 − 2) − (𝑥 − 2)3 ]
3 9 𝜆
1 1 1 1
= × 1 ln 1 − × 1 − ( (𝜆 − 2) ln (𝜆 − 2) − (𝜆 − 2)3 )
3 3 3
3 9 3 9
1 1 3 1
= 0 − + (𝜆 − 2) ( − ln (𝜆 − 2))
9 3 3
3
1 1 1
Donc ∫ (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)d𝑥 = − + (𝜆 − 2)3 ( − ln (𝜆 − 2))
𝜆
9 3 3
0.5 b) Déduisons, en fonction de 𝜆, l’aire 𝒜(𝜆) de la partie du plan délimitée par la courbe (𝒞)
et les droites d’équations : 𝑦 = 1 ; 𝑥 = 𝜆 et 𝑥 = 3
3
𝒜(𝜆) = ∫ |𝑓(𝑥) − 𝑦|d𝑥 𝑢𝑎
𝜆
3
= ∫ ∣1 + (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2) − 1∣d𝑥 𝑢𝑎 (car [𝜆; 3] ⊂ ]2; +∞[ )
𝜆
3
= ∫ ∣(𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)∣d𝑥 𝑢.𝑎
𝜆

Et on a 𝑥 ∈ [𝜆; 3] c.à.d. 𝜆 ⩽ 𝑥 ⩽ 3 donc 𝜆 − 2 ⩽ 𝑥 − 2 ⩽ 1 donc ln (𝑥 − 2) < 0


3
D’où 𝒜(𝜆) = − ∫ (𝑥 − 2)2 ln (𝑥 − 2)d𝑥 𝑢.𝑎
𝜆
1 1 1
Donc 𝒜(𝜆) = [ + (𝜆 − 2)3 (ln (𝜆 − 2) − )] 𝑐𝑚2
9 3 3

0.25 c) Calculons lim𝒜(𝜆)


𝜆→2
𝜆>2
1 1 1
lim𝒜(𝜆) = lim ( + (𝜆 − 2)3 (ln (𝜆 − 2) − ))
𝜆→2
𝜆>2
𝜆→2
𝜆>2
9 3 3
1 1 1
= lim ( + (𝜆 − 2)3 ln (𝜆 − 2) − (𝜆 − 2)3 )
𝜆→2
𝜆>2
9 3 9
On pose 𝛾 = 𝜆 − 2 (si 𝜆 → 2 alors 𝛾 → 0 )
+ +

1 1 1
On obtient lim 𝒜(𝜆) = lim ( + 𝛾 3 ln 𝛾 − 𝛾 3 )
𝜆→2
𝜆>2
𝛾→0
𝛾>0
9 3 9
1
lim𝒜(𝜆) = (car lim𝑥𝑛 ln 𝑥 = 0 )
𝜆→2
𝜆>2
9 𝑥→0
𝑥>0

FIN
[Link] 13/13 Option PC & SVT

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