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Thème
Présenté par :
BERFANE Ikram
Session 2024
Remerciements
Je remercie Dieu le tout puissant de m'avoir mis sur le chemin du savoir et de la réussite et de
Je remercie par la même occasion Mme AMIAR Lila responsable du master Finances et
Banques au sein de la faculté des sciences économiques de gestion et commerciales.
Mes sincères remerciements vont aussi au membre de jury qui ont eu l'amabilité d'accepter de
consacrer un peu de leur temps de lire et d'évaluer ce travail.
Je tiens à remercier également l'ensemble des enseignants de la faculté, ainsi que le staff
administratif.
Avec de gros sentiments de plaisirs et de joie que je dédie ce travail à mes chers parents qui
ont guidés mes pas vers le chemin de la réussite et soutenu tout au long de mon parcours
d’étude.
A:
IKRAM
Liste des abréviations et acronymes :
Electronic Commerce
E-commerce
Commerce Electronique
IA Intelligence Artificielle
RH Ressources humaines
TI Technologie de l'Information
Liste des Tableaux
Introduction ……………………………………………………………………4
Conclusion …………………………………………………………………….24
Chapitre 02 : L’évolution des fintechs et leurs impacts sur les banques ….25
Introduction …………………………………………………………………..25
Conclusion …………………………………………………………………….61
L'ère dans lequel nous vivons aujourd'hui peut être synonyme d'une nouvelle et
quatrième révolution industrielle : l’ère 4.0. Au fil des années, nous pouvons observer une
transformation des habitudes de consommation ainsi qu'une tendance se dirigeant vers un
monde dit « digitalisé ».
La population est devenue de plus en plus sensibilisée au « Big Data », grâce à l'arrivée
des réseaux sociaux et des nouvelles technologies d'information et de communication.
Les évolutions technologiques ont connu un développement fulgurant qui a fait évoluer
les pratiques de consommation depuis une vingtaine d'années. L’intégration des nouvelles
technologies de l'information et de la communication permet aux banques de créer de
nouveaux services bancaires afin de s'adapter aux besoins d'une clientèle plus exigeante. La
banque traditionnelle se trouve confrontée à l’ébranlement et à la révolution numérique dans
un environnement turbulent et concurrentiel.
Les banques sont au cœur des économies, mais aussi elles font partie du quotidien de
tous, presque tout le monde a un compte bancaire ou sont inscrites toutes les opérations telles
que les virements, les prélèvements, les demandes de crédit ou bien juste des conseils pour
savoir comment placer une épargne.
Les Fintechs sont des nouveaux acteurs qui ont repensé le modèle classique de
prestation de services financiers et qui ont focalisé sur deux axes principaux : la baisse des
couts, et une meilleure expérience client qui passe notamment par la maitrise des données et
la personnalisation de l’offre. Ces nouveaux acteurs possèdent trois atouts majeurs : agilité,
capacité d'innovation et de maitrise des nouvelles technologies. Or, ce sont les mêmes atouts
qui font aujourd'hui défaut aux banques et quelles cherchent à développer dans le but de
mener leur transformation digitale ainsi que de répondre aux mieux aux attentes des clients.
Les Fintechs ont toujours du mal à attirer un nombre suffisant de clients qui leur permet
de rentabiliser leurs business model basé sur la faible tarification. Aussi, le facteur confiance
est un obstacle que les Fin Tech cherchent encore à surmonter. Sans négliger l'aspect
réglementaire qui freine le développement de ces nouveaux acteurs dans de nombreux pays.
13
Introduction générale
Par contre, la banque traditionnelle est considérée comme étant un tiers de confiance, dispose
d'une base clientèle très élargie par rapport aux Fintechs, ainsi que d'une assise financière et
une maitrise réglementaire propices à son développement et prospérité.
Les banques traditionnelles sont exposées à une panoplie de risques à savoir : le risque de
crédit, le risque de marché et le risque de réputation … L’arrivée des nouvelles technologies a
intégré un nouveau type de risque lié à la cybercriminalité ,le fraude et la stabilité financière .
Problématique :
Les technologies ont créé des façons innovantes de faire des affaires, laissant les
anciennes pratiques commerciales inefficaces. La transition numérique a conduit les banques
à s'adapter aux changements de comportements liés à la mobilité et à la transformation
numérique de l'économie grâce aux outils développés par les startups. Les banques
traditionnelles font recours à des acteurs externes comme les Fin Tech.
Approche méthodologique :
Afin d’apporter des éléments de réponse à la problématique posé, nous avons jugé utile
de recourir à une démarche méthodologique d’ordre théorique, élaborée sur la base d’une
revue bibliographique utilisant des ouvrages, articles, document, mémoires et thèses.
14
Introduction générale
Structure du mémoire :
Afin de mieux cerner notre travail de recherche et pour pouvoir apporter de réponse à
notre problématique, nous avons jugé utile de structurer le travail en deux chapitres :
15
Chapitre 01 : Les Banques et
les risques classiques
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Introduction :
La banque constitue le maillon central de développement du processus économique. Dans
ce chapitre nous expliquons le concept « Banque », utilisé pour désigner simultanément une
entreprise, une institution, un intermédiaire et une activité. On peut délimiter une banque à
travers ses missions accomplies : La réception des fonds du public, l'octroi de crédits et la
gestion des moyens de paiements.
Ce chapitre sera consacré à la définition de la banque, ses différents types et services
offerts, puis nous nous pencherons sur les risques classiques de l'activité bancaire.
1. Définition de la Banque
1
J-P Capal et O. Garnier, « Dictionnaire d'économie et de science sociale » Hatier, Paris 1994. Page 20.
12
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
2
La loi Monétaire et Bancaire 23/09.
13
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Fixation du taux directeur : taux auquel les banques du second rang se refinancent auprès
de la banque centrale ;
3
[Link], « comprendre la banque », édition pages bleues, 2015, p08.
14
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Préteur en dernier ressort pour les banques de second rang en cas de crises systémiques.
La Banque Centrale joue un rôle déterminant dans la finalisation des paiements, celle-ci
peut aller jusqu’à servir d’opérateur pour la chambre de compensation. La Banque Centrale
est l’autorité de tutelle responsable de superviser le bon fonctionnement du système de
paiement. Elle a la responsabilité, en qualité d’instance de surveillance, de veiller à la
conformité des systèmes de paiements d’importance systémique. 4
Appelée banque d’affaires ou « Investment Bank », son métier est fondé sur :
La collecte des ressources sur le marché ;
La clientèle est composée de très grandes entreprises et parfois l’Etat ;
Dimension internationale à l’instar de la clientèle ;
Faible utilisation des fonds propres pour les activités de conseil et une forte utilisation des
fonds pour le financement.
En Allemagne et au Japon, ces banques renforcent leurs liens avec leurs clients en
détenant des participations dans leur capital mais contraire à la réglementation dans le cas des
4
RAMBURE, D « les systèmes de paiement », Paris, édition ECONOMICA,2005, p83.
15
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
banques américaines. Les banques de financement les plus importantes sont américaines :
Morgan Stanley, Merrill. En France, ce métier est exercé par le Crédit Agricole, Rothschild,
BNP Paribas et la Calyon. 5
Les activités exercées par la banque peuvent être regroupées en plusieurs grandes
5
Sylvie De Cousserguess (1996), « La Banque », édition Dalloz, p.6.
16
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
catégories : les activités d'intermédiation bancaire, la gestion des moyens de paiement, les
activités de marché et les prestations de service.
7
DIATKINES, S « les fondements de la théorie bancaire, des textes classiques au débats contemporains »,
DUNOD, Paris 2002, P19-20.
17
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
3.2.1 Le Trading :
Opérations spéculatives sur les titres, les changes ou les taux d’intérêt ainsi que les
instruments qui leurs sont dérivés. / opérations d'arbitrage sur les mêmes supports.
3.2.2 Le Market-Making :
La banque intervient sur les marchés en tant qu'animateur du marché. Elle affiche des
cours à l'achat et la vente d'instruments financiers. Elle exerce une activité de marche en
assumant les risques.
3.2.3 Le Portage :
La procédure de prise ferme lors d'une introduction d'actions en bourse ou lors d'une
émission d'emprunts obligataire par un syndicat bancaire peut conduire la banque à conserver
les titres si elle n'arrive pas à les placer dans le public. Dans ces cas de figure la banque
assume le portage de ces titres.
8
Dov Ogien, Comptabilité et Audit Bancaire, 2éme Edition, DUNOD, Paris,2008, P11-12.
18
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
3.3.3 L’organisation :
Augmentation de capital, introduction en bourse, privatisations …
3.3.4 Le conseil :
Opérations de fusion acquisition, les opérations de montage financier, activité de conseil et
d'arrangeur, restructurations.
Les moyens de paiement jouent un rôle d'intermédiaire des échanges et constituent à ce titre
un rudiment éminent du développement de l’économie. Chaque instrument est influencé par
des facteurs socioculturels et technologiques.
9
La loi monétaire et bancaire 23/09.
19
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Les moyens de paiement impliquent l'ensemble des techniques ou supports qui permettent aux
agents économiques de faciliter les échanges des biens et services en réponse à leurs besoins
ponctuels.
4.2.3 Le Chèque
Le chèque se définit comme un titre par lequel une personne, dite tireur, donne l'ordre a une
banque ou un établissement de crédit assimilé, dite tiré, de payer à vue une somme d'argent au
profit d'une troisième personne dite porteur. Il met donc trois personnes en relation :
a) La personne qui l'établie chèque : le tireur ;
b) La personne qui doit payer : le tiré ;
c) La personne qui doit recevoir l'argent : le bénéficiaire
Le chèque permet à son détenteur de régler les paiements, retirer l'argent en banque. Son
usage s'est développé depuis que les banques délivrent gratuitement le carnet de chèque. 11
10
Jean PIERRE TOERING et FRANCOIS BRION, « les moyens de paiement » édition PUF, Paris, 1996, P11.
11
PIEDELIEVER, S « Instruments de crédit et de paiement », édition DALLOZ, Paris 2010, P249.
20
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
4.2.4 Le virement
Le virement se définit comme suit : « c'est l'ordre par lequel un client donne un ordre à
sa banque, de transférer une somme déterminée au compte d'un autre client tenu soit sur les
livres d'agence qui reçoit, soit sur les livres d'une autre agence, ou d'une autre banque. Le
virement permet, par le débit d'un compte et le crédit d'un autre compte, de faire circuler
aisément les sommes détenues en dépôts dans un établissement de crédit. »12
Le virement bancaire est un instrument de paiement, tout comme les pièces, les billets, les
chèques ou encore les prélèvements. C’est une technique qui doit suivre des règles précises,
notamment être enregistrée et notifie, utilisé pour le paiement des salaires ou les pensions à
destination des particuliers. Nous distinguons deux formes de virement et le virement indirect.
Le virement est direct quand il est effectué entre deux personnes ayant chacun un compte
dans la même banque (sur les livres d'une même agence ou sur les livres de deux agences
différentes d'une seule banque). Le virement indirect lorsqu'il est effectué entre deux
personnes titulaires des comptes dans les banques différentes. Dans ce cas, il faut recourir, à la
compensation pour réaliser l’opération.
C’est un titre négociable qui constate l’existence d’une créance à court terme au profit
d’un porteur et qui sert à son paiement. Il en existe deux sortes : la lettre de change, le billet à
ordre et le récépissé warrant :
4.3.1. La lettre de change est un écrit par lequel une personne appelée « le tireur » donne à
une autre personne un ordre « le tiré », l'ordre de payer une certaine somme à une époque
déterminée, à une troisième personne qui est le bénéficiaire ou à l'ordre de ce dernier.
12
Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris, 1996, p 55.
13
Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris, 1996, p67.
21
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Source :[Link]
4.3.2. Le billet à ordre : un écrit par lequel une personne appelée "le souscripteur"
S’engage à payer à une autre personne appelée "le bénéficiaire" une certaine somme à une
époque déterminée.
4.3.3. Le récépissé warrant quant à lui est la réunion de deux titres, représentant une
marchandise déposée par un commerçant en stockage au niveau des magasins généraux, la
marchandise entreposée doit être assuré contre l’incendie. Le récépissé warrant est composé
de deux volets :
Le récépissé :
C'est un titre de propriété, il permet au propriétaire de vendre sa marchandise déposée au
niveau de magasin général ;
Le warrant :
C'est un titre de gage, il permet au propriétaire d'emprunter de l'argent en le remettant à
son créancier en gage.
22
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
L’environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux différentes
fluctuations de la sphère monétaire. Face à ses différentes perturbations les banques sont de
plus en plus menacées par une diversité de risque nuisant à son activité.
Etymologiquement, le mot risque provient du latin « rescare » qui signifier « couper »,
c’est-à-dire perturber le bon déroulement normal d’une activité, d’un processus. Le risque
bancaire représente la possibilité qu’un événement survienne et dont les conséquences
seraient susceptible d’affecter les personnes, les actifs, l’environnement, les objectifs de la
banque ou sa réputation.
1. Notion de risque
Le risque peut être défini comme : « un engagement portant une incertitude dotée d'une
probabilité de gain ou de préjudice, que celui-ci soit une dégradation ou une perte. »14. Selon
la définition de L'IFACI : « le risque est la possibilité que se produise un évènement qui aura
un impact sur la réalisation des objectifs. Le risque se mesure en termes d'impact et de
probabilité. »15
Quant au risque bancaire peut se définir comme : « l'incertitude temporelle d'un
évènement ayant certaine probabilité de survenir et de mettre en difficulté la banque. »16
L'activité bancaire s'est développer dès le départ sur l'acceptation de prêter de l’argent contre
une forme de rémunération, les intérêts. Ce qui constituait déjà en soit une acceptation d’un
risque, celui de non remboursement du prêt et des intérê[Link] fait, il est clair que l’activité
bancaire a toujours été intrinsèquement porteuse de risques et que c’est l’essence même du
métier du banquier.
14
G. NAULEAU & N. ROUACH : « le contrôle de gestion bancaire et financière », revue de Banque, 1999.P310.
15
IFACI France : « s’initier à l’audit interne », P12 documentation de la CNEP Banque.
16
F. DESMITCH : « pratique de l'activité bancaire », Dunod, paris ,2004, P239.
23
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
a) Les emprunteurs
Un emprunteur est une personne qui reçoit une somme d’argent et s’engage à la
rembourser, majorée des intérêts, dans un certain délai (ou, en d’autres termes, à une date
d’échéance).
- Les entreprises
Les entreprises, des petites start-ups aux multinationales, sont parmi les emprunteurs les
plus courants sur le marché du crédit. Elles empruntent souvent pour financer leurs opérations,
investir dans des projets d’expansion, ou gérer leur trésorerie. Le risque de crédit pour les
17
[Link]
n%20B3%[Link]
18
[Link]
emique_dans_le_secteur_bancaire.pdf
19
[Link]
24
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
entreprises dépend de divers facteurs, notamment leur santé financière, leur historique de
remboursement, et le secteur dans lequel elles évoluent.
- Les particuliers
Les particuliers empruntent pour diverses raisons, que ce soit pour acheter une maison,
une voiture, financer leurs études, ou simplement gérer leurs besoins financiers au quotidien.
Le risque de crédit pour les individus dépend de leur situation financière personnelle, de leur
historique de crédit, de leurs antécédents de remboursement, de leur revenu et de leur niveau
d’endettement.
- Les gouvernements
Les gouvernements empruntent auprès des banques ou sur les marchés financiers pour
financer des projets d’infrastructure, gérer leur dette publique, ou répondre à des besoins
budgétaires. Le risque de crédit lié aux gouvernements est souvent évalué en fonction de la
stabilité économique et politique d’un pays, ainsi que de sa capacité à honorer ses obligations.
b) Les prêteurs
- Les banques
Les banques jouent un rôle central en tant que prêteurs majeurs sur les marchés du crédit.
Elles accordent des prêts aux entreprises, aux particuliers et aux autres institutions financières.
Le risque de crédit pour les banques réside dans la qualité de leurs portefeuilles de prêts et
leur capacité à gérer efficacement les pertes en cas de défaillance des emprunteurs.
Outre les banques, diverses institutions financières non bancaires, telles que les
compagnies d’assurance, les fonds de pension, les sociétés de capital-investissement et les
fonds de couverture, participent également au prêt et au crédit. Leur exposition au risque de
25
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Les marchés de capitaux, notamment les marchés obligataires, offrent des opportunités de
financement aux émetteurs, qu’il s’agisse d’entreprises ou de gouvernements. Les
investisseurs, tels que les détenteurs d’obligations et les titulaires de produits dérivés de crédit,
supportent le risque de crédit en fonction de leurs portefeuilles d’investissement.
Il est essentiel de noter que le risque de crédit est présent à chaque étape de ce processus
d’emprunt, de la décision initiale d’accorder un prêt à la capacité de l’emprunteur à le
rembourser conformément aux termes convenus.
20
[Link]
21
[Link]
22
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26
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
23
[Link]
24
[Link]
27
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
- Risque économique
Le risque économique comprend les changements des conditions du marché. Par exemple, un
ralentissement économique général pourrait entraîner une perte de revenus soudaine et
28
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
inattendue.
Les entreprises peuvent répondre aux risques économiques en réduisant les coûts ou en
diversifiant leur clientèle afin que les revenus ne dépendent pas uniquement d’un segment ou
d’une région géographique.
- Risques naturels
Les facteurs de risque naturels comprennent les catastrophes naturelles qui affectent les
activités commerciales normales. Un tremblement de terre, par exemple, peut affecter la
capacité d’un commerce de détail à rester ouvert pendant plusieurs jours ou semaines,
entraînant une forte baisse des ventes globales pour le mois. Il peut également endommager le
bâtiment et les marchandises vendues. Les entreprises ont souvent une assurance pour couvrir
une partie des pertes financières résultant de catastrophes naturelles. Cependant, les fonds
d’assurance peuvent ne pas être suffisants pour couvrir la perte de revenus due à la fermeture
ou à une capacité réduite.
- Risque politique
Le risque politique est constitué des changements de l'environnement politique ou de la
politique gouvernementale en lien avec les affaires financières. Les changements dans les lois
sur les importations et les exportations, les tarifs, les taxes et autres réglementations peuvent
tous avoir un impact négatif sur une entreprise.
Les risques externes ne pouvant être anticipés avec précision, il est difficile pour une
entreprise de réduire ces trois facteurs de risque. Certains types d'assurance-crédit peuvent
protéger une entreprise contre les événements politiques dans d'autres pays, tels que la guerre,
les grèves, les confiscations, les embargos commerciaux et les changements dans les
réglementations d'importation et d'exportation.
29
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
clairement définis.
30
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
vigueur. Ce risque est particulièrement préjudiciable aux banques, étant donné que la nature
de leur activité nécessite le maintien de la confiance des déposants, des créanciers et du
26
marché en général.
26
[Link]
sverse-pour-les
27
[Link]
emique_dans_le_secteur_bancaire.pdf
31
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques
Conclusion
En conclusion, ce chapitre nous a conduits à travers un voyage captivant de faire un point sur
les concepts de base relatifs à l'activité bancaire ainsi qu'aux risques auxquels est exposée la
banque.
La loi autorise les établissements de crédit à s'acquitter de leurs missions, à savoir le
financement de l’économie, la gestion des moyens de paiement, la distribution de crédit ainsi
que la collecte de l’épargne.
Les banques sont des acteurs principaux du développement d'un pays notamment à travers
leur rôle d'intermédiation financière entre les agents économiques. Elles peuvent être affectées
par plusieurs types de risques (risque de crédit, risque de marché, risque opérationnel, risque
systémique …) ce qui nécessite leur maitrise qui est un enjeu important pour réduire leur
impact.
Les domaines d'activité bancaire se sont largement étendus et les produits offerts se sont
multipliés. Les exigences des clients sont plus élevées, ce qui a engendré une pression sur le
secteur bancaire qui devient rude alors et accrue. Pour survivre et accroitre les banques
doivent veiller à l'augmentation de leur valeur ajoutée et la satisfaction des exigences
croissantes de leurs clientèles, tout en minimisant les coûts et les risques qui peuvent être
engendrés.
La nature des risques et leurs impacts évoluent sans cesse dans les banques. Elles doivent
donc se mettre en conformité avec des dispositions obligatoires et analyser leurs expositions à
ces nouveaux risques et formaliser les procédures de contrôle pour les atténuer et les maitriser.
Après avoir étudié l’activité bancaire et les différents risques auxquels elle est soumise, nous
passerons au deuxième chapitre qui sera consacré aux enjeux que représentent les Fintechs
pour l’activité bancaire mais également pour la population dans un monde ou le numérique a
pris une zone considérable, ainsi que leurs différents opportunités et menaces.
32
Chapitre 02 : L'évolution des
Fintechs et Leurs impact sur
les Banques
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Introduction :
Les évolutions technologiques ont connu un développement fulgurant qui a fait évoluer
les pratiques de consommation depuis une vingtaine d'années. L’intégration des nouvelles
technologies de l'information et de la communication permet aux banques de créer de
nouveaux services bancaires afin de s'adapter aux besoins d'une clientèle plus exigeante. La
banque traditionnelle se trouve confrontée au ébranlement et à la révolution numérique dans
un environnement turbulent et concurrentiel.
Ce chapitre est dédié à l'exploration de la nécessité des Fintechs dans le monde réel,
Nous débuterons par les différentes offres des Fintechs. Ensuite, nous plongerons dans
l'impact des Fintechs sur l'activité Bancaire. En somme, ce chapitre vise à offrir un aperçu
complet de la manière dont les nouvelles Technologies d'information et de la communication
ont remodelé le paysage bancaire à travers le monde, plus précisément dans les pays
anglo-saxons.
Les services proposés par une banque en ligne ou digital sont complètement
dématérialisées, les mêmes services que propose la banque traditionnelle ou physique à
savoir : la demande de chéquier, la consultation de solde …ceci permet de répondre aux
besoins spécifique des clients connectées tout en réduisant les fréquentations des agences et
les coûts fixes (salaires, loyers …). Une opportunité leur reste à saisir est la collaboration avec
les fintechs qui peuvent libérer ces banques de lourdes charges imposées par la règlementation
en vigueur d’un pays.
28
Première collection d’intelligence stratégique en France, conçue spécifiquement pour répondre aux besoins
des dirigeants et managers.
31
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
29
1.1 Apparition des concepts « digital » et « numérique »
En d’autres termes, la numérisation : c’est encadrer un objet, un son, une image, une
vidéo sous forme numérique. C’est à dire une suite de chiffres. C'est transformer un message
analogique et continue en un signal et discontinue. 32
Le mot « digital », en français, vient du mot latin « digitus » qui signifie doigt. Il s'agit
de tout ce qui nécessite l'utilisation des doigts, les supports virtuels qui requièrent l'utilisation
des doigts : les claviers ou les écrans tactiles ont été classés parmi les supports digitaux.
29
Bertrand Belvaux, « Cross canal et Omni canal », DUNOD, Paris ,2015, p 8-9.
30
Dictionnaire Larousse en ligne.
31
Bertrand Belvaux, « Cross canal et Omni canal », DUNOD, Paris ,2015, p 8-9.
32
[Link]
32
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
- Dans le langage courant digital est souvent associé aux TIC comme les ordinateurs, les
Smartphones.
- D’autre part, le numérique englobe une gamme plus large, y compris les systèmes de
numérisation, de codage et de transmission d’information sous formes de bits.
- Gain de temps ;
- Une meilleure vue de la situation financière avec un contrôle efficace d’une manière à
éviter tous types de fraudes.
La traduction du mot anglais « digital » fut « numérique » en français. Ces deux mots
Les Néo-Banques : sont des établissements financiers qui offrent, au travers d'une
application mobile, des comptes courants et des cartes de crédits prépayées. Ces
établissements sont souvent considérés comme étant des fintechs, et certains possèdent parfois
une licence bancaire. Ces établissements opèrent, a l'heure actuelle, sur le marché de la
banque de détail, plus précisément sur le segment de la gestion des comptes courants et les
transactions de paiement et de change. Elles se distinguent des banques traditionnelles par une
tarification attractive et d'une application mobile très simple d'utilisation dotée d'un fort
design émotionnel. Ce dernier se traduit par un travail sur les tons employés, les graphismes et
la Baseline qui donnent une impression de plateforme fonctionnelle et aérée.
C'est une nouvelle génération des banques, appelée également "néo-Banque " ou
"Banque mobile ", elles effectuent la totalité des opérations via des applications mobiles et
des options digitalisées.
Elles ont connu une évolution considérable ces dernières années en raison du coup
33
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Dans les lignes qui vont suivre, chaque point sera consacré à une analogie des
néo-banques et des banques classiques :
33
Nervan OMERIOC, « Banques digitales : évolution ou révolution », Genève 2020, Bachelor [Link] 02.
34
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
expérience possible.
A ne pas oublier les services offerts par
- Services additionnels : les banques traditionnelles tels que :
B) Marketing :
Contrairement, aux banques traditionnelles Les banques digitales s'appuient sur des
qui sont souvent présentées sur le marché stratégies de marketing offensive afin
financier et connue par la population depuis d'accumuler un maximum de membres.
des centaines d’années ayant une grande
visibilité sans avoir recours à la publicité.
35
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
D) La règlementation en vigueur :
Les startups finetech bénéficient des lois Les établissements bancaires sont soumis à
allégées. des lois plus strictes que les startups
finetech, qui bénéficient elles, de lois
allégées.
Source : élaborées par nos soins en se basant sur plusieurs documents
Le concept Fintech n’est pas nouveau. Il date des années 90 avec l’essor d’Internet puis la
montée en puissance des Smartphones qui ont considérablement modifié la façon dont les
clients interagissent avec la banque (mobile Banking) ou la compagnie d’assurance.34
La Fintech s'appuie sur les nouvelles technologies de l'information pour apporter de
nouveaux produits et services, changer les business model, réorganiser les structures,
optimiser les processus et améliorer les systèmes.
Le concept de Fintech est constamment en mouvement car il repose sur la technologie qui
est en révolution permanente.
34
SEKAK.R, ancien cadre supérieur de banque. Le concept Fintech est-il nouveau.
Bettinger, A. FINTECH: A series of 40 time-shared model used at manufacturers Hanover Trust, Interfaces, 2(4),
(1972). P62-63.
36
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Selon Abraham Léon Bettinger une Fintech est un acronyme qui signifie technologie
financière, combinant l'expertise bancaire avec les techniques modernes de la science de
gestion et de l’ordinateur.
Les Fintechs ce sont des sociétés financières qui interviennent sur internet et qui ont
décidé grâce à des modèles économiques, technologies, disruptifs d'apporter un meilleur
service à leur client. C’est la contraction de deux mots : Finance et Technologie.
Ce sont les startups spécialisés dans les produits financiers, elles viennent directement
concurrencer les acteurs traditionnels essentiellement les banques et les assurances, leur
potentiel de développement est gigantesque. Les Fintechs sont plus connu dans le monde
Anglo-Saxon plutôt qu'on France. Plusieurs pays à travers le monde contribuent à la Fintech
grâce à ses nombreux territoires d'excellence Paiement, Assurance, Block Chain, Intelligence
Artificielle et Green Tech …
L'objectif des Fintech est de développer l'expérience utilisateur, de voir vraiment le client,
l'épargnant comme quelqu'un qui a besoin qu'on l'accompagne et de rendre cette expérience
simple.
Les Fintechs existent depuis la moitié du XIX éme siècle. En 1950, les cartes de crédit
sont apparues sur le marché afin de remplacer l'argent physique, les Guichets automatiques
pour remplacer les caissiers des banques. Toutes ces Technologies ont été adoptées afin de
réduire les couts et améliorer le service client. Par la suite, il y a eu lieu d'autres innovations, à
commencer par le traitement numérique des actions en 1970.
37
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
bancaire et financier. Ces développements ont permis de créer des outils plus sophistiquées de
gestion des risques, de traitement des paiements, de gestion de la trésorerie et d'analyse des
données.35
La crise financière de 2008 crée une véritable crise de confiance des consommateurs
envers les banques traditionnelles de dépôt et de détail. Les consommateurs se tournent alors
vers des solutions plus transparentes, moins chères et plus adaptées à leurs besoins. Par
conséquent, c'est après la crise financière de 2008, dites des “ supprimes “ qu'il y a eu un réel
engouement dans la FinTech.
35
Pierre SIMON Président, Paris – ile de France Capitale économique, Nouvelles Technologies et services
financiers, REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE.
36
Thomas STEINVILLE, La Fin Tech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et financier. Page
22-23.
38
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
La crise a aussi poussé les gouvernements et régulateurs des marchés financiers à créer
un environnement réglementaire plus favorable aux nouveaux acteurs de la FinTech et plus
stricte pour les acteurs traditionnels. Les niveaux de réglementation dépendent des
gouvernements et des politiques économiques nationales, cependant, l'objectif global est de
stimuler l'innovation FinTech et faire émerger de nouveaux acteurs pour encourager la
compétitivité financière mondiale. Les réglementations peuvent ainsi prendre la forme de
licences de services financiers pour les néo-banques, d'un assouplissement des exigences de
fonds propres ou d'incitations fiscales. Par exemple, certains pays comme Singapour ont
modifié la réglementation pour les paiements la réglementation pour les paiements en ligne
pour la prendre plus souple pour les nouveaux prestataires de services de paiement et ainsi
favoriser l'innovation dans les technologies de paiement. Par ailleurs, les acteurs financiers
traditionnels ont été soumis à une réglementation plus stricte, et doivent depuis, satisfaire à
des exigences en capital et à des obligations de rapport plus rigoureuses.
Les nouvelles entreprises de la FinTech ont pu ainsi profiter d'un environnement externe
favorable pour se développer et innover afin de fournir à leurs clients des services financiers
moins couteux, plus transparents et plus personnalisés. Cet essor a aussi été alimenté par
l'arrivée massive de capitaux dans les startups FinTech.
Néanmoins, Venture Scanner (Scanner d’entreprise) nous indique que le financement global
des Startups Fintech en 2018 est de cent quarante (140) milliards de dollars soit 3,5 fois les
montants levés en capital-risque. D'un côté, Accenture (entreprise internationale de conseil et
de technologie créé en 1989) 2016 explique que les acteurs financiers traditionnels
représentent plus de la moitié des sommes investies. En effet, ils désirent développer des
projets Fintech rapidement et améliorer leur capacité d'innovation technologique afin d'obtenir
des avantages concurrentiels. D'un autre côté, la dette représente une source très importante
dans le financement des Startups Fintechs et indique un niveau d'endettement très important
de ces jeunes entreprises qui veulent gagner rapidement des parts de marché. Cette stratégie
s'avère aujourd'hui payante, la pénétration des Fintech sur les grands marchés financiers
39
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
pourrait atteindre 52% dans le monde dans les années à venir. Toutefois, ce haut, niveau
d'endettement est très risqué si les startups ne trouvent pas rapidement leur seuil de rentabilité.
Le secteur des Fintech est donc en plein essor économique grâce à l'afflux important de
capitaux. La maturité des projets innovants amenés par les startups et l'environnement externe
favorable font prospérer ces startups au sein du secteur financier . 37
Aujourd'hui, le concept est souvent utilisé dans la littérature et dans la presse pour parler
des Startups non financières a fort caractère technologique pénétrant le secteur financier, alors
qu'il peut aussi inclure les acteurs traditionnels comme les banques qui intègrent les nouvelles
technologies financières.
L’écosystème Fin Tech, constitué de cinq acteurs majeurs :
- Les Startups ;
- Les développeurs et les fournisseurs de technologie tels que le cloud computing ou les
crypto-monnaies ;
- Les gouvernements et instances de régulation des marchés financiers ;
- Les clients ;
- Les acteurs financiers traditionnels (banque, fonds d’investissements, sociétés boursières,
etc…)
L'interaction entre ces parties prenantes est à l'origine des innovations, permet :
- La croissance de l’économie ;
- Améliore la collaboration ;
- Stimule la concurrence ;
- Et enfin avantage les consommateurs du secteur financier.
37
Thomas STEINVILLE, La Fin Tech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et financier. Page
22-23.
40
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Expliquons dans ce point les avantages de la Fintech dans un univers en plein transformation,
ainsi que les risques.
La Fintech permet de réduire considérablement les coûts en automatisant des processus qui
nécessitaient auparavant une intervention humaine. Cette automatisation améliore l’efficacité
opérationnelle, ce qui est essentiel pour rester compétitif dans un environnement financier en
constante évolution.
Elle ouvre de nouvelles perspectives et offre de nouveaux marchés potentiels, offrant aux
entreprises des opportunités de croissance. Cette capacité à stimuler l’innovation est largement
reconnue comme l’un des atouts majeurs de la Fintech, avec près de 88 % des experts du secteur
41
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
L’ascension fulgurante des Fintechs, bien qu’elles répondent aux besoins croissants des
consommateurs et des entreprises tout en améliorant la productivité, n’est pas exempte de
risques significatifs.
Étant donné que les Fintech opèrent principalement en ligne, elles sont particulièrement
vulnérables aux attaques de cybercriminalités telles que le piratage de données ou les intrusions
dans leurs systèmes informatiques.
Les Fintechs, en raison de leur taille réduite, peuvent être moins équipées que les banques
traditionnelles pour lutter contre les activités illégales telles que le blanchiment d’argent et le
financement du terrorisme. Leur capacité à surveiller et à prévenir ces pratiques illicites peut
être limitée, ce qui pose des défis supplémentaires en matière de régulation et de conformité.
Bien que les risques de crédit liés au crowdfunding soient actuellement minimes, une
expansion significative de cette forme de financement pourrait créer des risques systémiques à
l’avenir. De plus, les néo banques, ou banques numériques, gagnent en importance sur leurs
marchés locaux. Elles sont toutefois plus exposées que les banques traditionnelles aux risques
associés aux prêts à la consommation et aux risques de liquidité. Cette vulnérabilité, combinée à
des systèmes de gestion des risques moins éprouvés en période de récession, pose des défis aux
42
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
régulateurs financiers.
La réglementation face à la rapide montée en puissance des Fintechs et aux défis qu’elles
posent pour la stabilité financière, les organismes de régulation financière en France ont pris
des mesures proactives pour faire face à cette nouvelle réalité.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a créé une division spécifique intitulée « Fintech,
innovation et compétitivité » afin d’analyser les évolutions en cours dans le secteur des services
d’investissement. Cette division a pour mission d’identifier les enjeux liés à la compétitivité et à
la régulation, tout en examinant les opportunités et les risques auxquels sont exposés les
régulateurs et les investisseurs potentiels dans ce contexte en constante évolution.
De son côté, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a mis en place un pôle
spécialisé baptisé « Fintech-Innovation ». Ce pôle agira en tant qu’interlocuteur privilégié des
Fintech cherchant des conseils lors de leurs démarches pour obtenir des agréments ou des
autorisations. Il jouera également un rôle de collaboration étroite avec l’AMF sur des sujets
d’intérêt commun.
Elles exercent une pression constante sur les banques traditionnelles, en particulier aux
États-Unis. Par exemple, celles qui offrent des prêts hypothécaires adoptent des stratégies de
croissance agressives, ce qui nuit à la rentabilité des banques établies depuis longtemps.
43
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
L'innovation technologique dans les Fintechs booste les startups et modifie le paysage
financier.
Découvrons dans cette section comment les Fintechs affectent le monde bancaire
traditionnel et le transforment en un secteur mieux adapté aux nouveaux besoins des clients.
1. Les Fintechs concurrentes des banques
Les services proposés par les Fintech sont divers et variés. Chaque jour, de nouvelles
prestations sont mises en place par ces sociétés qui évoluent quotidiennement. Ci-dessous,
nous expliquerons les principales activités bancaires et financières sur lesquelles les Fintechs
se sont positionnées et concurrencent les banques. 38
1. Le paiement
L’activité de paiement constitue l’un des piliers primordiaux. En effet, les régulateurs ont
d’abord adopté une attitude attentiste face au développement des Fintechs, mais, rapidement,
l’enjeu a été repéré et la nécessité d’une réglementation spécifique pour encadrer l’activité de
ces entités s’est fait sentir.
Les services de paiement peuvent être divisés en deux parties : L’offre de paiement destinés
aux entreprises, et celle destinée aux particuliers .
38
BEN BOUBAKER, S. « l’évolution du modèle bancaire à l’ère de digital » mémoire de fin d’études.
Promotion 2020. Page 09.
44
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Les offres de paiement destinées aux entreprises se divisent en trois sous catégories, à
savoir les offres destinées aux e-commerçants, les offres aux commerces de proximité et les
offres business-to-business .39
Cette offre était destinée aux petits commerçants (épiceries, service à domicile,
marchands ambulants, professions libérales…) qui ne peuvent pas se permettre un TPE vu le
nombre faible de paiements, autre qu’en cash, qu’ils reçoivent. Cependant, au fil du temps,
d’autres types de moyens et grands commerces se sont montrés intéressés par ce type de
solutions. : Square aux Etats-Unis, iZettle en Suède ou encore SumUp en Allemagne sont des
exemples de Fintech ayant levé de grandes sommes et qui proposent chacune sa propre offre
Cette catégorie englobe des offres Fintech très variées qui s’adressent aux entreprises, et
dont les principaux avantages sont la réduction des coûts, la sécurisation du processus et la
disponibilité de l’information.
39
BEN BOUBAKER, S. « l’évolution du modèle bancaire à l’ère de digital » mémoire de fin d’études.
Promotion 2020. Page 09.
45
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Une des principales solutions offertes aux entreprises est la gestion de la trésorerie (cash
pooling). L’offre consiste en logiciels ou applications, faciles à utiliser, qui permettent aux
entreprises de centraliser les flux de trésorerie, allouer virtuellement les fonds, catégoriser les
dépenses et fournir des analyses et des représentations graphiques.
L’offre B2B des Fintechs est donc en train de couvrir la totalité des services corporate
de la banque traditionnelle, en y ajoutant sa touche de personnalisation grâce notamment à la
bonne maîtrise de la donnée qui lui permet d’identifier avec exactitude les besoins du client et
ajuster son offre en conséquence .
Les offres de paiement destinées aux particuliers comportent notamment les systèmes
e-Wallets, les offres de paiements pair-à-pair, les offres de paiements internationaux et divers
produits de niche tels que les cagnottes et les monnaies digitales (crypto -currency). Ces offres
seront présentées ci-dessous.
40
BLANC Aldwin, « les fintechs sont-elles une opportunité ou une menace pour les banques traditionnelles »,
Hes. Page 04.
46
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
son utilisation en tant que moyen de services financiers contribue aussi fortement au
développement de ce marché .
Le marché des paiements internationaux a toujours été monopolisé par les banques et les
géants du transfert de fonds tel que Western Union et, MoneyGram dont les tarifs élevés sont
souvent justifiés par la complexité et la lourdeur du circuit. Cependant, l’automatisation des
systèmes et le développement technologique ont permis une réduction notable des coûts. Cette
baisse ne s’est pas encore traduite dans les prix des acteurs historiques.
Ayant repéré l’opportunité, les Fintechs ont rapidement développé des systèmes moins
chers et plus conviviaux que ceux existants. Par exemple, Transfer Wise est une start-up
britannique valorisée à 1,6 milliards d’euros et compte deux millions de clients en 2017
Le domaine des paiements représente un vivier de Fintech innovantes. Dans ce qui suit,
nous prendrons deux exemples de solutions innovantes : les cagnottes et les monnaies
digitales
- Les cagnottes
Le but de cette solution est de créer « cagnotte virtuelle » dédiée à des dépenses
partagées : organisation de soirée, cadeaux d’anniversaires, pots de départs ou retraites, soins
d’animaux, projets d’entraide et solidarité…Toute personne impliquée peut contribuer en
ligne par un simple clic.
Le Pot Commun ou Leetchi sont des exemples de Fintech françaises spécialisées dans ce
genre de solutions. D’ailleurs elles ont été rachetées respectivement par BPCE et le Crédit
Mutuel.
L’intervention des Fintech dans le domaine des monnaies digitales consiste le plus
47
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
C’est l’un des domaines présentant les offres les plus disruptives des Fintechs. Etant le
cœur de la relation de la banque avec ses clients, la gestion du compte a connu de nombreuses
initiatives innovantes basées sur l’accès aux comptes et visant à remplacer la banque classique
par la banque « low-cost » des Fintechs.
L’activité de ces Fintechs consiste à fournir aux clients multi-bancarisés une agrégation
une vue globale de tous leurs comptes bancaires, bénéficiant ainsi de la nouvelle directive sur
les services de paiement qui oblige les banques européennes à ouvrir l’accès aux données des
comptes de leurs clients aux Fintechs.
Outre le service d’agrégation de comptes, ces Fintechs peuvent fournir d’autres services
de gestion financière personnelle, tels que la classification des dépenses, la gestion budgétaire,
les notifications et les alertes lorsque le seuil est dépassé.
3. Le financement
48
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
3.2. Crowdlending
C’est la forme qui ressemble le plus à ce que proposent les banques. L’investisseur prête
de l’argent à la société et reçoit en contrepartie le remboursement du nominal ainsi que des
intérêts.
3.3. Crowdgiving
Ce sont des dons utilisés pour financer des associations ou pour des raisons humanitaires.
Le principe est simple, la personne se rend sur la plateforme pour faire un don, du montant
qu’elle souhaite. Bien entendu, l'investisseur ne s'attend à rien en retour. Cette solution de
Crowdgiving permet de faciliter les dons avec son système convivial et intuitif ;
Les Fintech dans ce domaine offrent des plateformes appelées Robo-advisors (ou
robots-conseillers) qui permettent une gestion automatisée d’un portefeuille d’actifs grâce à
l’analyse et le traitement des volumes de données (Big Data) ainsi qu’aux technologies
d’intelligence artificielle. A cela s’ajoute un service de conseil personnalisé à forte valeur
ajoutée et à faible coût.
49
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
50
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Outre les services financiers mentionnés ci-dessus, nous pouvons retrouver d'autres
domaines d'intervention des Fintechs, comme la conformité réglementaire. Un domaine dans
lequel les Fintechs commencent à atteindre une certaine maturité qui leur permet de s’imposer
sur le marché.
Profitant des obligations règlementaires imposées aux établissements bancaires ainsi que
de la multiplication des quantités de données à gérer, les Reg Tech ont apparu, offrant des
solutions spécialisées en conformité.
D’après le cabinet international Alvarez and Marsal, la conformité est désormais un lourd
51
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
fardeau pour les banques, avec 10% à 15% des employés dédiés exclusivement à ce sujet, les
coûts de conformité totalisent 80 milliards de dollars en 2017. Ayant repéré l’opportunité, les
Fintechs se sont rapidement penchées sur ce sujet .
KYC, qui signifie dans le langage bancaire « Know your constumer » (la connaissance du
client en banque), désigne la procédure KYC que les banques entreprennent pour vérifier la
validité de l’identité d’un client.
Les procédures KYC comprennent des éléments tels que la vérification de l’identité, le
contrôle des personnes politiquement exposées (PPE) et des listes de sanctions, la détection de
la fidélité des visages, ainsi que la vérification des documents et de la biométrie.
Une conformité KYC efficace est d’une importance capitale pour les banques et les
institutions financières, car elles garantissent qu’elles ne font pas affaire avec des clients
impliqués dans le blanchiment d’argent et la criminalité financière.
Lorsqu'un client ouvre son compte bancaire, il doit remplir un certain nombre de
formulaires KYC à la banque et prouver son identité. Cette première étape de KYC à
l'ouverture d'un compte vise à recueillir des informations sur l'identité, l'emploi, l'entreprise et
les sources de revenus. C'est pourquoi les banques demandent aux particuliers des documents
tels que les passeports, les permis de conduire, les numéros de sécurité sociale, les justificatifs
de domicile, les numéros de déclarations fiscales, les contrats de travail et les factures
récentes de services publics. Pour le KYC, des relevés bancaires peuvent également être
exigés. Pour les entreprises qui ouvrent un compte dans une banque, le formulaire KYC pour
la banque en France comprendra des informations financières supplémentaires et des données
relatives à la structure et aux activités de l'entreprise.
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Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
La fraude au faux client est une menace redoutable pour les entreprises, pouvant prendre
différentes formes : détournement de marchandise et arnaque au faux devis, mais aussi fraude
au faux transporteur ou fraude au faux fournisseur.
Lorsqu’une entreprise est victime de fraude avérée, il est possible de s’en protéger à
posteriori. Pour cela, il est essentiel de prévenir les différentes parties prenantes, saisir les
autorités compétentes et contacter la banque pour demander un retour de fonds.
Pour ne pas en arriver là, des bonnes pratiques et dispositifs existent pour protéger votre
entreprise : formation des équipes, analyse des signaux faibles présents dans les emails
(business email compromise) et factures, systématisation des contrôles de tiers. L’objectif est
de multiplier les points de vigilances et de contrôles tout au long de la relation d’affaires avec
le tiers.
Pour aller plus loin et sécuriser l’ensemble de votre entreprise aux risques de fraude,
sautez le pas du digital. Trust pair vous accompagne dans l’automatisation des contrôles de
tiers, afin de vous assurer de toujours payer le bon fournisseur sur le bon compte bancaire.
En reliant les bases de données des banques aux bases de données des organismes de
contrôle par des APIs (Application Programming Interface), permettant ainsi l’automatisation
des contrôles. Il existe plusieurs méthodes de prévention :
53
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Identifier les comportements inhabituels des clients et les mouvements d'argent suspects.
Nos solutions de lutte contre le blanchiment d'argent disposent d'analyses et de scénarios
avancés conçus et éprouvés pour le secteur des services financiers
Exploiter la gestion des enquêtes et des dossiers reposant sur l'intelligence adaptive pour
découvrir les réseaux criminels. Passer plus de temps à enquêter sur les activités réellement
suspectes au lieu de passer au crible les faux positifs.
Générez et enregistrez des rapports sur les activités suspectes (SAR) et les transactions
suspectes (STR). Respecter les réglementations et les directives internationales de reporting
en matière d'anti-blanchiment. Gérez plus rapidement et plus intelligemment la conformité en
matière de lutte contre le blanchiment d'argent grâce à des analyses réglementaires préétablies
et à l'intégrité des données de nos solutions anti-blanchiment.
4. Supervision
En créant des portails numériques permettant aux banques de soumettre des données, et
leur validation en temps réel par les autorités de régulation.
Selon le dictionnaire, il s'agit de « contrôler la réalisation d'un travail accompli par d'autres ».
Donc superviser ses activités au sein d'une entreprise signifierait s'assurer qu'elles se
54
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
déroulent correctement. Et si ce n'est pas le cas, pouvoir prendre les mesures nécessaires en
cas de dérive.
5. Reporting
D’après Deloitte, il existe actuellement 299 RegTechs dont la moitié est basées au
Royaume-Uni. Ces acteurs s’appuient sur un business model Software-as-a-Service (Saas) où
les RegTechs commercialisent ses solutions auprès des institutions financières sous forme de
logiciel.
Pour répondre aux attentes des clients, les banques sont dans l’obligation de s’appuyer sur
des Outils numériques.
API est un sigle signifiant « Application Programming Interface », qui se traduit par
« interface de programmation d’application ». Il s’agit d’une interface informatique visant à
connecter un logiciel ou une application à d’autres systèmes distincts afin qu’ils puissent
échanger leurs fonctionnalités, leurs services, leurs technologies et leurs données. L’API se
matérialise comme une passerelle d’accès à une fonctionnalité détenue par une entité
indépendante.
55
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Bien que la mise en place des APIs et le développement de l’Open Banking ne semblent
profiter qu’aux nouveaux acteurs, la banque est réellement le premier bénéficiaire.
En effet, il ne s’agit plus pour la banque de produire et distribuer ses produits et services à
ses propres clients via ses canaux habituels bien que ce modèle continue à exister. Néanmoins,
l’Open Banking, à travers les APIs, ouvre les perspectives de la banque sur de nouveaux
Business Models et donc de nouvelles sources de revenus :
Dans ce modèle, la banque distribue à ses clients des produits fabriqués par des tiers. Elle
devient donc un lieu de rencontre entre ses clients et les tiers. L’enjeu est de favoriser l’Open
Innovation et de proposer aux clients de la banque les services bancaires les plus innovants du
marché. Par exemple, une application de Robo-advisor peut proposer sa solution de gestion
automatisée de portefeuille sur la plateforme d’une banque en ciblant ses clients. Il s’agit d’un
modèle gagnant gagnant car il permet en contrepartie aux acteurs externes d’avoir accès aux
clients de la banque et donc d'accélérer leurs développements.
Il s’agit pour la banque d’exposer ses ressources, et plus particulièrement ses données qui
seront exploitées par des prestataires qui se chargeront de fabriquer et de distribuer les
produits. C’est comme si la banque passait d’un rôle de distributeur à un rôle de grossiste, elle
sera finalement non visible du client. Dans ce cas, la banque passe d’une économie de
produit B2C à une économie de services B2B en monétisant ses API.
Ces nouveaux business model ne sont pas exclusifs et le défi pour les banques sera de
Savoir tirer parti de chacun d’eux avec pour seul objectif : apporter de la valeur aux clients.
2. Le Big Data
La technologie Big Data, traduite en français par méga données ou « données massives »,
est une masse hétérogène de données numériques issues de la part des entreprises et des
particuliers dont ses caractéristiques (Volume, Variété, Vitesse) requièrent des outils
informatiques de stockage et d’analyse spécifiques et de plus en plus sophistiqués. 41
Le Big Data est une innovation qui révolutionne le secteur bancaire au sein de toute sa chaine
de valeur. En amont, la technologie Big Data permet de renforcer la connaissance des clients
et leur satisfaction (par exemple : une personnalisation des produits et des services offerts par
l’utilisation de source de données auxquelles le client aura accès). En aval, Le Big Data
41
BOURAHIDOUN, M. L, « impact des méthodes analytiques dans le contexte des données massives »,
Mémoire Master en informatique. Promo [Link] 03.
57
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
permet d’identifier en temps réel tout comportement qualifié d’anormal afin d’éviter toute
utilisation frauduleuse des cartes bancaires ou virement.
Source : [Link]
3. L’Intelligence Artificielle
42
Marvin Lee Minsky, « définition de l’intelligence artificielle », [Link]://tpe-intelligence-
58
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Source :
[Link]
[Link]
4. Block Chain
Cette technologie permet d’éliminer, les délais et les coûts de transaction, puisqu’elle élimine
la nécessité de recourir à une autorité centrale dite « de confiance », telle que la chambre de
compensation.
59
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Source :
[Link]
rce-international-223762
Un chabot ou agent de conversation est un robot logiciel pouvant dialoguer avec un individu à
travers un service de conversations automatisées qui se déroule en grande partie en langage
naturel. Le chabot utilise à l’origine des bibliothèques de questions et réponses, mais les
progrès de l’intelligence artificielle lui permettent de plus en plus « d’analyser » et de «
comprendre » les messages et d’être doté des capacités d’apprentissage liées à la machine
Learning. Par conséquent, un gain de temps pour les conseillers qui peuvent se consacrer à
des questions à forte valeur ajoutée, cet outil permet également de réduire les frais fixes et
d’augmenter l’efficacité commerciale.
Par ailleurs, l’utilisation du chat bot est partiellement expérimentale car il présente un certain
risque en fonction des dérapages possibles de la part des internautes. Cependant, les progrès
60
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Source :
[Link]
-[Link]
Source :
[Link]
-[Link]
43
[Link]
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Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Avec le développement du digital, de nouveaux venus sont en train d'investir tous les
métiers de la banque, du financement au paiement en passant par l’investissement. Voyons
quels sont les impacts des Fintech sur le secteur bancaire.
Le secteur du paiement est probablement celui qui a été attaqué le plus fortement, et qui
échappe désormais le plus aux banques : aujourd'hui il est possible d'effectuer tous les
paiements de la vie quotidienne sans passer par sa banque. Parmi les plus belles réussites dans
le domaine des nouvelles solutions de paiement en France, on peut parler de la cagnotte en
ligne Leetchi par exemple qui revendique aujourd'hui plus de 7 millions d'utilisateurs dans
150 pays .44
Gérer son argent est un des sujets les plus importants en utilisant les robo-advisors.
Basé sur des algorithmes et sur l'étude de nombreuses données, le robot propose des conseils
44
[Link]
62
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
sur les achats et ventes à réaliser sur différentes classes d'actifs (actions, obligations,
monétaire). Il peut même décider de valider les opérations si le client l'autorise à le faire.
Les robo-advisors s'adressent à tous types d’investisseurs, y compris les investisseurs les plus
modestes. En effet, cette technologie permet d'abaisser le cout de la gestion de patrimoine.
Nous allons maintenant parler de financement des entreprises, et surtout des Petites et
Moyennes Entreprises qui sont si importantes pour l’économie Française.
Certaines PME ne trouvent pas toujours de financement auprès de leurs banques historiques.
Elles se tournent donc parfois vers le financement participatif en prêt le « crowdlending ».
Le concept du financement participatif repose sur une mise en relation directe, via une
plateforme sur Internet, de porteurs de projets en quête d’argent avec des particuliers désireux
de prêter ou d’investir une partie de leurs économies.
Certains organismes prévoient que des plateformes de prêts comme Lendix permettront
de financer les entreprises à hauteur de plus qu’un milliard d’euros au début des années 2020.
63
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Comparateur : Robo-advisor :
Catégories des Conseil en investissement et
Solution de comparaison de Fintech et
produits financiers (comptes gestion de portefeuille
offres
bancaires, crédits et numérisé voire
placement).
64
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Nous allons à présent lister les différents opportunités et menaces des Fintech par
Opportunités Menaces
Source : élaborées par nos soins en se basant sur un document « les Fintech sont-elles une
opportunité ou une menace pour les banques traditionnelles ? »
Depuis une dizaine d’années, les Fintech connaissent une expansion importante de leurs
activités et se développent rapidement. D’à peine 1 milliard de dollars en 2008, les levées de
fonds auprès des investisseurs internationaux à destination de ces start-ups de la finance
atteignaient 3 milliards de dollars en niveau mondial en 2012. En 2018, elles avoisinaient 40
milliards de dollars et pas moins de 10 000 Fintech étaient recensées en 2019, dont 500 en
France.
Ce développement rapide des Fintech s’est traduit par une remise en cause des positions
acquises par les banques traditionnelles sur leur marché domestique dans tous les domaines de
l’activité financière, à l’exception de l’activité de prêt qui demeure inaccessible aux Fintech
65
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
en raison de la nécessité de disposer d’un agrément spécifique basé entre autres sur
l’obligation de mobiliser des montants très élevés en fonds propres.
Que ce soit dans les services de paiement (cartes, prélèvements, virements mais aussi
agrégateurs de comptes ou tiers prestataires), les services d’investissement (robot traders) ou
les services de financement «crowdfunding», les Fintech se positionnent en concurrents direct
des banques auprès de leur clientèle de particuliers ou d’entreprises qu’elles cherchent à
capter en leur proposant de nouveaux modes de relations basés sur une expérience client
renouvelée, une offre digitale apportant une véritable évolution technique pour un coût très
inférieur aux pratiques tarifaires bancaires habituels. Ce positionnement des Fintech apparaît
particulièrement pertinent au regard des attentes des nouvelles générations et notamment de
celle des « milléniales » qui sont plus enclines que leurs aînés à recourir aux solutions
digitales et collaboratives et à gérer seuls leurs comptes et leurs accès aux services financiers,
c’est-à-dire sans avoir l’utilité de recourir aux services des agences bancaires.
Face à ces nouveaux usages issus de l’économie collaborative et de la révolution digitale, les
Banques traditionnelles n’ont pas pu éviter une érosion de leurs parts de marché dans les
activités des services à la clientèle qui figurent pourtant parmi les plus rémunératrices.
66
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques
Conclusion :
L’expression Fintech associe les termes « finance » et « technologie ». Elle est souvent
employée pour les entreprises jeunes et innovantes qui utilisent la technologie pour repenser
les services financiers : comptes et moyens de paiement, prêts, assurance, etc.
La crise financière de 2007/2008 a également joué un rôle dans l’émergence des Fintechs
parce qu’elle a entamé la confiance que le public avait dans le système financier. L’apparition
de nouvelles réglementations des activités bancaires en Europe ont par la suite permis
d’ouvrir ces marchés à de nouveaux acteurs.
Rupture digitale, crise financière et évolution réglementaire sont donc les principaux
ingrédients qui ont permis aux Fintechs de faire leur entrée dans le monde de la finance et
notamment, le secteur bancaire.
Les Fintechs sont une force puissante façonnant l’avenir de la finance. La collaboration
67
Conclusion générale
Une banque est une institution financières essentielle qui collecte l'épargne, accorde des prêts
et met à la disposition des clients des moyens de paiement. Bien encadrée, elle est un puissant
levier de développement économique, mal encadré, l'activité bancaire est source d'instabilités
et de crises.
Il existe de nombreux types de banques et d’institutions financières qui offrent des
services similaires : banques centrales, banques commerciales, banques d’affaires, services
financiers spécialisées et gestion d’actifs … Comprendre comment les différentes banques
sont structurées et comment elles servent la communauté est essentiel afin de trouver la
solution idéale pour les attentes et besoin des clients.
Les banques prennent quatre types de risques : les risques de contrepartie, les risques de
marché, les risques de transformation et d’illiquidité, et les risques d’organisation.
Les banques traditionnelles sont en pleine mutation et doivent relever conjointement
plusieurs défis : elles doivent répondre aux changements de comportements de leurs clients
suite à l’arrivée des nouvelles technologies et faire face à de nouveaux acteurs sur le marché
bancaire.
La Fintech peut être définie comme un sujet interdisciplinaire qui allie finance,
management de la technologie et management de l’innovation. Mais pour mieux comprendre
le phénomène des fintechs, il nous semble judicieux de commencer par la digitalisation du
secteur financier, car c’est à travers cette digitalisation que les fintechs sont apparues.
Une Fintech fait référence à l'utilisation de technologies innovantes, souvent connectées,
afin d'offrir à un large public des prestations financières plus adaptées que ce que proposent
les institutions bancaires. Leur objectif est de remplir les mêmes fonctions qu'un banquier et
donnent aux client une alternative pour ne plus passer par les banques.
Les bouleversements technologiques redéfinissent la manière dont les banques exercent
leurs activités. Les entreprises fintechs sont entrées dans l’espace bancaire et offrent aux
banques et autres institutions financières des solutions technologiques qui comprennent des
plateformes transactionnelles moins couteuses, des offres de produits et services innovants
ainsi que des canaux de distribution plus pratiques. Par conséquent, les perturbations
n’entraineront pas nécessairement la disparition des banques elles-mêmes, mais plutôt celle de
leur offre de produits et des personnes qui les fournissent.
Sans aucun doute la technologie aura un impact révolutionnaire sur le secteur bancaire. Le
développement rapide des innovations technologiques, l'évolution des choix des
consommateurs ainsi que la numérisation croissante des services financiers sont la base du
progrès des fintechs.
D’une part, Certaines Fintech ont pour objectif de concurrencer les banques. Elles
proposent par exemple des solutions de paiement/transfert de fond, de financement ou encore
de gestion de compte, moins chères, plus efficaces, transparentes, et répondent parfaitement
aux attentes des clients. La collaboration entre banques et fintechs peut être très fructueuse
selon différentes formes (partenariat, incubation, investissement…). La population sera très
satisfaite de ces entreprises dans lesquelles elle voit un substitut aux banques traditionnelles, il
y aura alors une migration massive des clients des banques vers les sociétés Fintech. Ces
dernières proposeront des services toujours plus personnalisés grâce à l’innovation de moyens
financiers.
D’autres part, Les banques s'adaptent à la transformation digitale grâce aux fintechs. Les
fintechs apportent désormais leur expertise aux banques à travers un partenariat pour leur
permettre d’offrir des services simples, rapides et néanmoins sécurisés à leurs clients.
En travaillant avec des fintechs, les banques accélèrent leur transformation digitale et offrent
des services plus innovants à leurs clients. De leur côté, les fintechs apportent aux banques
une expertise nouvelle en matière de technologie et de sécurité. Elles les aident ainsi à
développer des services en ligne fiables et sécurisés.
De cette façon, les banques répondent aux besoins en constante évolution de leur client et
restent compétitives sur le marché financier. Parallèlement, les fintechs ont accès à un grand
nombre de clients potentiels via la banque traditionnelle
La collaboration entre banques et fintechs : un challenge gagnant pour tous. Les
partenariats entre banques traditionnelles et fintechs ne peuvent qu’être bénéfiques pour les
clients car ils leur offrent une expérience de services financiers plus efficace, rapide et
confortable.
En travaillant ensemble, les banques et les fintechs peuvent proposer des services
financiers innovants aux clients (applications de gestion de leur compte en ligne, paiements en
ligne, et même prêts en ligne). Les clients peuvent ainsi bénéficier des avantages des fintechs
tout en restant fidèles à leur banque.
Dès lors, les partenariats entre banques et fintechs contribuent largement à la satisfaction
et à la fidélisation sur le long terme. Les banques peuvent ainsi conserver leur portefeuille
client tout en s'adaptant aux nouveaux besoins de la société, tandis que les fintechs peuvent
progressivement atteindre la rentabilité et conquérir des parts de marché.
Un avenir prometteur pour les banques et les fintechs. La collaboration entre les banques
et les fintechs ne fait que commencer, et les perspectives sont très prometteuses. Grâce à des
partenariats de plus en plus étroits, les banques pourront continuer à satisfaire les besoins en
constante évolution de leurs clients et à leur offrir des services toujours plus innovants et
performants.
Les fintechs tirent déjà parti de ces partenariats pour accélérer leur propre développement
et atteindre une audience encore plus large. Il s’agit d’une tendance de fond qui ne fera que
s’accroître.
Les avancées technologiques continuent de se produire à un rythme rapide : block Chain,
intelligence artificielle, analyse de données, etc. Les banques et les fintechs doivent travailler
ensemble pour les exploiter au mieux dans le but d’améliorer les services financiers existants
tout en créant de nouvelles opportunités pour les clients. Elles devront aussi rassurer les
clients les plus réticents en renforçant leur confiance dans le secteur financier en général et,
plus spécifiquement, dans la protection de leurs données et de leurs fonds.
Bibliographie
Bibliographie
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J-P Capal et O. Garnier, « Dictionnaire d'économie et de science sociale » Hatier, Paris
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HENRI Guitton et Bramoule Gérald. « Economie politique »13e Éd DALLOZ, Paris,
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Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris,
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Articles:
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bancaire et financier.
Pierre SIMON Président, Paris – ile de France Capitale économique, Nouvelles
Technologies et services financiers, REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE.
Extrait d'un article de formation « MOOC et le digital de la banque », écrit par Jean
Michel Pailhon.
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banque et la fintech Kepler technologie ». Mémoire de master 2018-2019, UMMTO.
Tchalo, DBN « l'impact des Fintech dans la banque ; cas de la BADR DGA
engagements ». Mémoire de master 2021-2022, UMMTO.
Références webographies :
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0-vers-une-profonde-recomposition-du&ved=2ahUKEwjv_6-DvZyIAxU5cfEDHVTv
EHEQFnoECBkQAQ&usg=AOvVaw2TqMMnQfx8K_VXnbcaPRa1.
Résumé :
Abstract:
The advent of the internet and mobile devices has led to new behaviors and new
consumption habits. The impact on banks, central players in the economy, has been gigantic.
Indeed, the banking sector has been strongly affected by the digital revolution, with changes
which have disrupted the classic model of providing banking services, and which have given
rise to new types of players, namely Fintech.
Traditional banks have started their digital transformation projects, with an emphasis on
customer relations. However, they still have a long way to go, particularly in the adoption of
new technologies.
Keywords: Traditional banks, classic risks, FinTech, digital transformation, new
technologies.