0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues85 pages

Version PDF

Ce mémoire de fin d'études explore l'impact des Fintechs sur les banques traditionnelles dans le cadre de l'évolution vers une économie numérique. Il aborde les différents services offerts par les Fintechs, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les défis qu'elles posent aux institutions bancaires. L'étude souligne la nécessité pour les banques de s'adapter aux nouvelles technologies et aux attentes croissantes des consommateurs.

Transféré par

mmali14
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues85 pages

Version PDF

Ce mémoire de fin d'études explore l'impact des Fintechs sur les banques traditionnelles dans le cadre de l'évolution vers une économie numérique. Il aborde les différents services offerts par les Fintechs, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les défis qu'elles posent aux institutions bancaires. L'étude souligne la nécessité pour les banques de s'adapter aux nouvelles technologies et aux attentes croissantes des consommateurs.

Transféré par

mmali14
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou
Faculté des sciences Economiques, des Sciences de Gestion
et Sciences Commerciales
Département : Sciences Financières et Comptabilité

Mémoire de Fin d'Etudes en vue de l'obtention du Diplôme de Master


Spécialité : Finance et Banque

Thème

Les Banques Traditionnelles à l'ère des Fintech


Section : A

Présenté par :
BERFANE Ikram

Soutenu le ... /... / 2024

Devant le jury composé de :

Présidente : Mme. BELKHAMSA Ouerdia


Examinateur : Mr. HOCINE Sam
Rapporteur : Mme. IGUERGAZIZ Wassila

Session 2024
Remerciements

Je remercie Dieu le tout puissant de m'avoir mis sur le chemin du savoir et de la réussite et de

m'avoir donné le courage, la santé et la volonté d'accomplir ce travail.

De prime à bord je tiens à exprimer ma gratitude et mes sincères remerciements à ma


promotrice Mme IGUERGAZIZ Wassila d'avoir accepté de diriger ce mémoire et qui m'a
guidé quotidiennement tout au long de ce travail. Je la remercie pour son omniprésence, sa
disponibilité permanente et ses conseils judicieux.

Je remercie par la même occasion Mme AMIAR Lila responsable du master Finances et
Banques au sein de la faculté des sciences économiques de gestion et commerciales.

Mes sincères remerciements vont aussi au membre de jury qui ont eu l'amabilité d'accepter de
consacrer un peu de leur temps de lire et d'évaluer ce travail.

Je tiens à remercier également l'ensemble des enseignants de la faculté, ainsi que le staff
administratif.

Enfin, je remercie toute personne ayant contribué de près ou de loin à la réalisation de ce


travail.
Dédicaces

Avec de gros sentiments de plaisirs et de joie que je dédie ce travail à mes chers parents qui

ont guidés mes pas vers le chemin de la réussite et soutenu tout au long de mon parcours

d’étude.

A:

- Mes frères pour leur amour et leur soutien.

- Tous mes cousins et cousines.

- Tous mes oncles et tantes.

- Tous mes amis(e).

IKRAM
Liste des abréviations et acronymes :

API Application Programming Interface

B2C Business to Consumer

B2B Business to Business

BAAP Banking As A Plateforme

BAAS Banking As A service

DAB Distributeur Automatique des Billets

Electronic Commerce
E-commerce
Commerce Electronique

Fintech Technologie financière

GAB Guichet automatique de billets

IA Intelligence Artificielle

Organisme de Placement Collectif en


OPCVM
Valeurs Mobilières

P2P Pair à pair / Peer to Peer

PME Petite et Moyennes Entreprise

RH Ressources humaines

TPE Terminal de paiement électronique

TI Technologie de l'Information
Liste des Tableaux

Tableau 1 : Comparaison entre la banque digitale et la banque traditionnelle : .............34


Tableau 2 : Les différents types de services proposés par les Fintechs ............................. 50
Tableau 3 : Catégories des Fintech et offres ......................................................................64
Tableau 4: Opportunités et menaces des Fintech par rapport aux banques .................... 65
Liste des figures

Figure 1 : La distinction entre la Finance Directe et la Finance Indirecte ............................................. 13


Figure 2: La lettre de change ...................................................................................................................... 22
Figure 3: Les outils du Big Data................................................................................................................. 58
Figure 4: Le rôle de l’intelligence artificielle dans la Banque ................................................................. 59
Figure 5: Comment la Block Chain bouscule le financement du commerce .......................................... 60
Figure 6: Analyse du client grâce à l’utilisation des chabots, exemple. .................................................. 61
Figure 7: Utilité des chabots pour le client. ............................................................................................... 61
Table des matières

Introduction générale ................................................................................................................................... 12


Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques.................................................................................... 16
Section 01 : les différents services bancaires ............................................................................................. 12
1. Définition de la Banque ....................................................................................................................... 12
1.1 La finance directe ....................................................................................................................... 14
1.3 La finance indirecte .................................................................................................................... 14
2. Typologie des Banques ........................................................................................................................ 14
2.1 La Banque Centrale.................................................................................................................... 14
2.2 La Banque Commerciale ............................................................................................................ 15
2.3 La Banque de financement et d’investissement ....................................................................... 15
2.3.1 La gestion d’actifs ................................................................................................................... 16
2.3.2 Les services financiers spécialisés ......................................................................................... 16
3. Les activités de la Banque ................................................................................................................... 16
3.1 Les activités d'intermédiation.................................................................................................... 17
3.1.1 La Collecte des Dépôts ........................................................................................................... 17
3.1.2 La Distribution des Crédits ................................................................................................... 17
3.1.3 Crédits d'Exploitation ............................................................................................................ 17
3.1.4 Crédits d'Investissement ........................................................................................................ 18
3.2 Les activités de marché............................................................................................................... 18
3.2.1 Le Trading : ............................................................................................................................. 18
3.2.2 Le Market-Making : ............................................................................................................... 18
3.2.3 Le Portage : ............................................................................................................................. 18
3.3 Les prestations de services pour comptes de tiers .................................................................... 19
3.3.1 Gestion d'actif pour compte de tiers : ................................................................................... 19
3.3.2 Gestion des moyens de paiement :......................................................................................... 19
3.3.3 L’organisation : ....................................................................................................................... 19
3.3.4 Le conseil : ............................................................................................................................... 19
4. Les moyens de paiement ..................................................................................................................... 19
4.1 Définition des Moyens de Paiement .......................................................................................... 19
4.2 Les différents moyens de paiement ........................................................................................... 20
4.2.1 La Monnaie Fiduciaire ........................................................................................................... 20
4.2.2 La Monnaie Scripturale ......................................................................................................... 20
4.2.3 Le Chèque ............................................................................................................................... 20
4.2.4 Le virement ............................................................................................................................. 21
4.2.5 Avis de prélèvement ................................................................................................................ 21
4.3 Les effets de commerce ............................................................................................................... 21
4.3.1 Le récépissé : ........................................................................................................................... 22
4.3.2 Le warrant : ............................................................................................................................ 22
Section 02 : Les risques classiques de l'activité bancaire ......................................................................... 23
1. Notion de risque ................................................................................................................................... 23
2. Typologie des risques bancaires ......................................................................................................... 23
2.1 Le risque de crédit ...................................................................................................................... 24
2.1.1. Les emprunteurs ......................................................................................................................... 24
1. Les entreprises ............................................................................................................................ 24
2. Les particuliers ........................................................................................................................... 25
3. Les gouvernements ..................................................................................................................... 25
2.1.2. Les prêteurs ................................................................................................................................. 25
1. Les banques ................................................................................................................................. 25
2. Les institutions financières non bancaires ................................................................................ 25
3. Les marchés de capitaux ............................................................................................................ 26
2.2 Le risque de marché ................................................................................................................... 26
2.2.1 Le risque de taux d'intérêt ......................................................................................................... 26
2.2.2 Risque de change ........................................................................................................................ 26
2.2.3 Risque actions ............................................................................................................................. 27
2.2.4 Risques matières premières ....................................................................................................... 27
2.3 Le risque opérationnel ................................................................................................................ 27
2.3.1. Le risque de systèmes d'information......................................................................................... 28
2.3.2. Risque lié au processus ............................................................................................................... 28
2.3.3 Risque lié aux personnes ............................................................................................................ 28
2.3.4 Risque lié aux événements extérieurs........................................................................................ 28
1. Risque économique ..................................................................................................................... 28
2. Risques naturels .......................................................................................................................... 29
3. Risque politique .......................................................................................................................... 29
2.3 Le risque juridique ..................................................................................................................... 29
2.4 Le risque de liquidité .................................................................................................................. 30
2.5 Les autres risques .......................................................................................................................... 30
2.6 Le risque d'image / de réputation.............................................................................................. 30
2.7 Le risque systémique .................................................................................................................. 31
Chapitre 02 : L'évolution des FinTech et Leurs impact sur les Banques ................................................... 33
Introduction : ............................................................................................................................................... 31
Section 01 : Les différentes offres des fintechs .......................................................................................... 31
1. Définition de la banque digitale :................................................................................................... 31
1.1 Apparition des concepts « digital » et « numérique » ............................................................ 32
1.2 Banque digital : ........................................................................................................................... 33
2. Cadre conceptuel des Finetechs : ....................................................................................................... 36
2.1 Définition des Fintechs ............................................................................................................... 37
2.2 L'émergence des FinTechs : ....................................................................................................... 37
2.3 Evolution des Fintechs ................................................................................................................ 38
2.3.1 Le boom internet et les progrès technologiques ................................................................... 38
2.3.2 La crise des Subprimes .......................................................................................................... 38
2.3.3 Le boom des investissements dans les startups FinTechs : ................................................. 39
3. Les Avantages et inconvénients des Fintechs .................................................................................... 41
3.1 Avantage des Fintechs .................................................................................................................... 41
3.1.1. Réduction des coûts et amélioration de l’efficacité .................................................................. 41
3.1.2. Amélioration de la prise de décision et transparence .............................................................. 41
3.1.3. Transformation de l’approche de l’innovation ........................................................................ 41
3.2. Risques des Fintechs ....................................................................................................................... 42
3.2.1. Les risques liés à la cybercriminalité ........................................................................................ 42
3.2.2. Les risques liés à l’argent occulte .............................................................................................. 42
3.2.3. Des risques pour la stabilité financière ..................................................................................... 42
3.2.4. La pression concurrentielle des Fintechs .................................................................................. 43
Section 02 : L'impact des FinTech sur l'activité bancaire........................................................................ 44
1. Les Fintechs concurrentes des banques ............................................................................................. 44
1. Le paiement .......................................................................................................................................... 44
1.1. Les offres de paiement destinées aux entreprises ..................................................................... 45
1.1.1. Les offres destinées aux e-commerçants ........................................................................... 45
1.1.2. Les offres destinées aux commerces de proximité ........................................................... 45
1.1.3. Les offres Business-to-Business ......................................................................................... 45
1.2. Les offres de paiement destinées aux particuliers .................................................................... 46
1.2.1. Le portefeuille électronique ............................................................................................... 46
1.2.2. Les paiements Peer-to-Peer ............................................................................................... 46
1.2.3. Les paiements internationaux ........................................................................................... 47
1.2.4. Les produits de niche ......................................................................................................... 47
2. Les offres de gestion et d’agrégation de comptes.............................................................................. 48
3. Le financement .................................................................................................................................... 48
3.1. Equity crowdfunding .................................................................................................................. 49
3.3. Crowdgiving ................................................................................................................................ 49
4. Les plateformes de l’épargne.............................................................................................................. 49
1. Know Your Customer.......................................................................................................................... 52
.2. Détection de fraude ......................................................................................................................... 53
3. Lutte contre le blanchiment ................................................................................................................ 53
3.1. Minimiser les risques tout en offrant un service client fluide ................................................. 54
3.2. Détecter plus efficacement le blanchiment d'argent ................................................................ 54
3.3. Améliorer l'exactitude et l'efficacité des enquêtes sur la criminalité financière ................... 54
3.4. Uniformiser les processus de reporting et réduire les coûts .................................................... 54
4. Supervision........................................................................................................................................... 54
5. Reporting ............................................................................................................................................. 55
1. Les nouvelles technologies et usages ...................................................................................................... 55
1. Application Programming Interface.................................................................................................. 55
1.1. Modèle Marketplace ................................................................................................................... 56
1.2. Modèle Bank-as-a plateforme .................................................................................................... 56
1.3. Modèle Bank-as-a-Services ............................................................................................................ 57
2. Le Big Data .......................................................................................................................................... 57
3. L’Intelligence Artificielle..................................................................................................................... 58
2. Les Chats Bots ..................................................................................................................................... 60
2. L’impact des Fintech sur le secteur bancaire .................................................................................... 62
1. L'impact des Fintech sur le paiement ................................................................................................ 62
2. L'investissement et l'épargne des particuliers .................................................................................. 62
3. Fin Tech et financement des entreprises ............................................................................................ 63
Conclusion : ................................................................................................................................................. 67
Conclusion générale .........................................................................................Error! Bookmark not defined.
Bibliographie................................................................................................................................................ 73
Résumé : ....................................................................................................................................................... 77
Sommaire

Introduction générale …………………………………………………………0

Chapitre 01 : Les banques et les risques classiques …………………………0

Introduction ……………………………………………………………………4

Section 1. Les différents services bancaires ………………………………4

Section 2. Les risques classiques de l’activité bancaire …………………15

Conclusion …………………………………………………………………….24

Chapitre 02 : L’évolution des fintechs et leurs impacts sur les banques ….25

Introduction …………………………………………………………………..25

Section 01. Les différentes offres des fintechs …………………………….25

Section 02. L’impact des fintechs sur le secteur bancaire …………..……57

Conclusion …………………………………………………………………….61

Conclusion générale …………………………………………………………62


Introduction générale
Introduction générale

L'ère dans lequel nous vivons aujourd'hui peut être synonyme d'une nouvelle et
quatrième révolution industrielle : l’ère 4.0. Au fil des années, nous pouvons observer une
transformation des habitudes de consommation ainsi qu'une tendance se dirigeant vers un
monde dit « digitalisé ».

La population est devenue de plus en plus sensibilisée au « Big Data », grâce à l'arrivée
des réseaux sociaux et des nouvelles technologies d'information et de communication.

Les évolutions technologiques ont connu un développement fulgurant qui a fait évoluer
les pratiques de consommation depuis une vingtaine d'années. L’intégration des nouvelles
technologies de l'information et de la communication permet aux banques de créer de
nouveaux services bancaires afin de s'adapter aux besoins d'une clientèle plus exigeante. La
banque traditionnelle se trouve confrontée à l’ébranlement et à la révolution numérique dans
un environnement turbulent et concurrentiel.

Les banques sont au cœur des économies, mais aussi elles font partie du quotidien de
tous, presque tout le monde a un compte bancaire ou sont inscrites toutes les opérations telles
que les virements, les prélèvements, les demandes de crédit ou bien juste des conseils pour
savoir comment placer une épargne.

Les Fintechs sont des nouveaux acteurs qui ont repensé le modèle classique de
prestation de services financiers et qui ont focalisé sur deux axes principaux : la baisse des
couts, et une meilleure expérience client qui passe notamment par la maitrise des données et
la personnalisation de l’offre. Ces nouveaux acteurs possèdent trois atouts majeurs : agilité,
capacité d'innovation et de maitrise des nouvelles technologies. Or, ce sont les mêmes atouts
qui font aujourd'hui défaut aux banques et quelles cherchent à développer dans le but de
mener leur transformation digitale ainsi que de répondre aux mieux aux attentes des clients.

Les Fintechs ont toujours du mal à attirer un nombre suffisant de clients qui leur permet
de rentabiliser leurs business model basé sur la faible tarification. Aussi, le facteur confiance
est un obstacle que les Fin Tech cherchent encore à surmonter. Sans négliger l'aspect
réglementaire qui freine le développement de ces nouveaux acteurs dans de nombreux pays.
13
Introduction générale

Par contre, la banque traditionnelle est considérée comme étant un tiers de confiance, dispose
d'une base clientèle très élargie par rapport aux Fintechs, ainsi que d'une assise financière et
une maitrise réglementaire propices à son développement et prospérité.

Les banques traditionnelles sont exposées à une panoplie de risques à savoir : le risque de
crédit, le risque de marché et le risque de réputation … L’arrivée des nouvelles technologies a
intégré un nouveau type de risque lié à la cybercriminalité ,le fraude et la stabilité financière .

Problématique :

Les technologies ont créé des façons innovantes de faire des affaires, laissant les
anciennes pratiques commerciales inefficaces. La transition numérique a conduit les banques
à s'adapter aux changements de comportements liés à la mobilité et à la transformation
numérique de l'économie grâce aux outils développés par les startups. Les banques
traditionnelles font recours à des acteurs externes comme les Fin Tech.

Dans ce sens nous formulons la problématique suivante :

Les Fintechs sont-elles concurrentes ou partenaires des banques ?

Pour répondre à cette problématique, nous essayerons de répondre aux questions


sous-jacentes suivantes :
 Quelles sont les risques classiques auxquels les banques traditionnelles sont
exposées ?
 Les Fintechs présentent-elles réellement une menace aux banques traditionnelles ?
 Quel est l'impact des Fintechs sur l'activité bancaire ?

Approche méthodologique :

Afin d’apporter des éléments de réponse à la problématique posé, nous avons jugé utile
de recourir à une démarche méthodologique d’ordre théorique, élaborée sur la base d’une
revue bibliographique utilisant des ouvrages, articles, document, mémoires et thèses.

14
Introduction générale

Structure du mémoire :

Afin de mieux cerner notre travail de recherche et pour pouvoir apporter de réponse à
notre problématique, nous avons jugé utile de structurer le travail en deux chapitres :

 Le premier chapitre : Est davantage conceptuel, il a pour objet de présenter les


principaux éléments théoriques propres à notre sujet. A cet effet, ce chapitre sera
consacré aux différents définitions et concepts rattachés à l'activité bancaire et les
différents risques classiques.

 Le deuxième chapitre : On s’intéresse à l'évolution des Fintechs et leurs l'impact sur


l'activité Bancaire. En premier lieu on présente les différentes offres des fintechs à
travers son approche historique et réglementaire. Au second lieu nous nous sommes
intéressés à leurs impact sur l'activité bancaire.

15
Chapitre 01 : Les Banques et
les risques classiques
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

Introduction :
La banque constitue le maillon central de développement du processus économique. Dans
ce chapitre nous expliquons le concept « Banque », utilisé pour désigner simultanément une
entreprise, une institution, un intermédiaire et une activité. On peut délimiter une banque à
travers ses missions accomplies : La réception des fonds du public, l'octroi de crédits et la
gestion des moyens de paiements.
Ce chapitre sera consacré à la définition de la banque, ses différents types et services
offerts, puis nous nous pencherons sur les risques classiques de l'activité bancaire.

Section 01 : les différents services bancaires

Le financement bancaire est un vecteur moteur de croissance économique. La banque est


un intermédiaire financier qui pratique la finance indirecte. Prestataire de services, elle
collecte les dépôts des détenteurs de capitaux et les utilise pour son propre compte en
opérations de prêts aux emprunteurs ultimes. De manière générale, l’activité des banques
consiste à s’endetter pour prêter afin de fournir des services plus sophistiquées à ses clients
tyranniques voire insatisfait.

1. Définition de la Banque

Ce sont des établissements financiers ou instituions classiques qui travaillent selon le


principe « gagner l'argent avec de l’argent », autrement dit, elles collectent des dépôts et les
utilisent sous certaines conditions pour réaliser des opérations financières.
Selon Bernard Yves et Jean Claude Coli : « la banque est une entreprise d'un type
particulier qui reçoit les dépôts d'argent de ses clients (entreprise ou particulier), gère leurs
moyens de paiements (carte de crédits, chèque …) et leurs accorde des prêts ». 1
Selon la loi monétaire et bancaire 23/09, les Etablissements de crédit sont : « des
personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque,
Les opérations de banque comprennent la réception des fonds du public, les opérations de

1
J-P Capal et O. Garnier, « Dictionnaire d'économie et de science sociale » Hatier, Paris 1994. Page 20.

12
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

crédit, ainsi que la mise à disposition des moyens de paiement ».2


La Banque peut être définie selon 3 approches :
a) L’approche théorique : où la banque est considérée en tant qu’intermédiaire
financier selon Gurley et Shaw 1960 ;
b) L’approche institutionnelle : la banque est un établissement de crédit, dont le
statut et les opérations relèvent d'une législation spécifique à savoir la loi
23/09L’approche professionnelle : qui démontre la diversification du métier du
banquier.
Économiquement, la banque est une entreprise de service qui aspire à satisfaire les
besoins de sa clientèle aux meilleurs coûts tout en maximisant son profit à travers :
c) La livraison des prestations de services en faveur de sa clientèle et du
public ;
d) La mise en relation des agents a capacité de financement et ceux a besoin de
financement, et ceci à partir de deux processus distincts : l’intermédiation
bancaire appelée également l’intermédiation de bilan et la désintermédiation
bancaire ou bien l’intermédiation de marché.
Figure 1 : La distinction entre la Finance Directe et la Finance Indirecte

Source :Sylvie De Coussergues (1996), « La Banque », édition Dalloz, p.6.


En se fondant sur l'intermédiation du bilan classique reprise par Gurley et Shaw 1960, on

2
La loi Monétaire et Bancaire 23/09.

13
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

distingue alors deux formes de financement de l’économie : la finance directe et la finance


indirecte

1.1 La finance directe


Appelée également économie de marché financier où la transaction se réalise entre un
emprunteur ultime et un préteur ultime par l’émission de titres dits primaires. Les titres
primaires représentent un droit de propriété remboursable à une date indéterminée (actions
ordinaires ou de préférence) ou un droit de créance remboursable à terme (obligations, titres
de créances négociables) à une date déterminée. Ils sont soumis au risque de défaut de
paiement si l'émetteur fait faillite ou ne peut pas rembourser à l’échéance.

1.3 La finance indirecte


Ou l’intermédiation bancaire, la difficulté de trouver les contreparties entraine un
transfert des ressources vers un intermédiaire dont la profession est de mettre les parties en
liaison. Les banques prennent les risques que les épargnants ne veulent pas prendre ainsi que
l’assurance de liquidité. Ils sont des emprunteurs/préteurs intermédiaires (ou indirects) qui
font circuler les fonds des prêteurs ultimes aux emprunteurs ultimes.

2. Typologie des Banques

On distingue plusieurs formes d'organisation des banques: 3

2.1 La Banque Centrale


Appelée également « la banque des banques », est une institution financière étatique ou
paraétatique qui prend en charge les fonctions monopolistiques suivantes :
 Émission de la monnaie Banque Centrale par le prêt aux banques de second rang pour
leur refinancement à court terme ;
 Gestion des réserves en devises et en or ;
 Régulation et supervision de l'industrie bancaire (collecte des dépôts, distribution des
crédits et gestion des moyens de paiement) ;

 Fixation du taux directeur : taux auquel les banques du second rang se refinancent auprès
de la banque centrale ;
3
[Link], « comprendre la banque », édition pages bleues, 2015, p08.

14
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

 Préteur en dernier ressort pour les banques de second rang en cas de crises systémiques.
La Banque Centrale joue un rôle déterminant dans la finalisation des paiements, celle-ci
peut aller jusqu’à servir d’opérateur pour la chambre de compensation. La Banque Centrale
est l’autorité de tutelle responsable de superviser le bon fonctionnement du système de
paiement. Elle a la responsabilité, en qualité d’instance de surveillance, de veiller à la
conformité des systèmes de paiements d’importance systémique. 4

2.2 La Banque Commerciale


Institution qui sous l'égide de la Banque Centrale, constituée d’un capital détenu par des
actionnaires extérieurs à leurs clientèles, par opposition aux banques coopératives.
La banque commerciale peut être national, international ou régional, elle a pour but de réaliser
des bénéfices commerciaux en proposant différents produits à la clientèle tels que : les crédits,
les placements et l'épargne ainsi que les assurances…
Appelée également banque de détail « Retail Banking », banque à réseau, banque de
proximité, la banque la plus courante. C’est une banque domestique dont l’intensité
d’utilisation des fonds propres est modérée, clientèle très atomisée, elle divise bien les risques,
et avec une bonne récurrence de ses revenus grâce à la densité de son réseau d’agences. Elle
se base sur l’intermédiation du bilan traditionnelle avec la collecte de capitaux auprès de la
clientèle, la distribution des crédits et à la prestation de services.

2.3 La Banque de financement et d’investissement

Appelée banque d’affaires ou « Investment Bank », son métier est fondé sur :
 La collecte des ressources sur le marché ;
 La clientèle est composée de très grandes entreprises et parfois l’Etat ;
 Dimension internationale à l’instar de la clientèle ;
 Faible utilisation des fonds propres pour les activités de conseil et une forte utilisation des
fonds pour le financement.
En Allemagne et au Japon, ces banques renforcent leurs liens avec leurs clients en
détenant des participations dans leur capital mais contraire à la réglementation dans le cas des

4
RAMBURE, D « les systèmes de paiement », Paris, édition ECONOMICA,2005, p83.

15
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

banques américaines. Les banques de financement les plus importantes sont américaines :
Morgan Stanley, Merrill. En France, ce métier est exercé par le Crédit Agricole, Rothschild,
BNP Paribas et la Calyon. 5

2.3.1 La gestion d’actifs


Appelée gestion pour compte de tiers « Asset management », ce métier relève d'avantage
de la prestation de service que de l’intermédiation financière. En effet, la gestion d’actifs
consiste en la gestion de portefeuille de titres pour le compte d’une clientèle composée
principalement d’investisseurs institutionnels (compagnies d’assurance et les caisses de
retraite) et de particuliers fortunés.
La gestion concerne l’ensemble de son patrimoine. Les critères de ce métier sont la faible
utilisation des fonds propres et une bonne récurrence des revenus.
Ce métier est exercé par les grands groupes bancaires français, concurrencés par les
compagnies d’assurances ou les sociétés spécialisées dans la gestion d’actifs. 6

2.3.2 Les services financiers spécialisés


Les services financiers spécialisés sont variés comme le crédit à la consommation ou au
logement, le crédit-bail ou l’affacturage. Les critères de ce métier sont :
e) La collecte des ressources sur le marché ;
f) Clientèle composée de particuliers ou d’entreprises, selon la nature de produit ;
g) La dimension est parfois européenne ou communautaire.
Ces banques sont fréquemment adossées à un groupe bancaire ou à un groupe de la grande
distribution, pour cela certains auteurs le considèrent comme un prolongement du métier de la
banque de détail et non d’un métier de plein exercice
Exemples
Cetelem est un établissement de crédit à la consommation du groupe BNP Paribas.

3. Les activités de la Banque

Les activités exercées par la banque peuvent être regroupées en plusieurs grandes

5
Sylvie De Cousserguess (1996), « La Banque », édition Dalloz, p.6.

16
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

catégories : les activités d'intermédiation bancaire, la gestion des moyens de paiement, les
activités de marché et les prestations de service.

3.1 Les activités d'intermédiation


L'intermédiation constitue la base de l'activité de la banque et de sa rentabilité du moment
qu'elle produit une marge résultante de la différence entre les produits reçus sur les emplois et
les coûts des ressources collectées.

3.1.1 La Collecte des Dépôts


La banque collecte les dépôts des détenteurs de capitaux (les dépôts à vue, les comptes à
terme, les dépôts à régime spéciale ...), et les utilisent pour son propre compte sous forme de
crédits aux emprunteurs.

3.1.2 La Distribution des Crédits


Les fonds recueillis auprès des clients, constituent des ressources avec lesquelles la
banque travaille avec sa clientèle dans l'obligation de les restituer en tenant compte de certains
facteurs : risque de défaut, le taux d’Intérêt…La distribution des crédits constitue l'ensemble
des activités et opérations mettant le crédit en tant que produit financier à la disposition des
emprunteurs.7

3.1.3 Crédits d'Exploitation


Permettent de couvrir les décalages de trésorerie tout au long du cycle d'exploitation de
l'entreprise. La durée de crédit peut être de quelques jours jusqu’à 24 mois, et déterminée en
fonction de cycle de production et la nature d'activité de l'entreprise.
Les crédits d'exploitation se présentent, le plus souvent, sous deux formes, à savoir : les
crédits par caisse et les crédits par signature.
a) Les crédits par caisse tel que : La facilité de caisse, le découvert, l'escompte commercial,
les avances sur stock, sur marchandises, sur marchés publics, sur factures et sur titres.
b) Les crédits par signature tels que les différentes cautions bancaires (de soumission, de
bonne exécution et de garantie…), l'aval

7
DIATKINES, S « les fondements de la théorie bancaire, des textes classiques au débats contemporains »,
DUNOD, Paris 2002, P19-20.

17
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

3.1.4 Crédits d'Investissement


Ce sont des crédits qui permettent à l'entreprise de réaliser des investissements à moyen
ou à long terme. Les crédits d'investissement sont destinés au financement du haut de bilan de
l'entreprise, avec pour principal objectif, le développement ou le renouvellement des
immobilisations et de l'outil de travail de l'entreprise. Nous distinguons deux types de crédits
d’investissement :
a) Les crédits d’investissement à moyen terme : ils se caractérisent par la durée qui s’étale
de 03 à 07 ans, sont dédiés pour l’achat du matériel.
b) Les crédits d’investissement à long terme : ils se caractérisent par la durée qui s’étale
de 07 ans jusqu’à 15 ou 20 ans, dans le cas d’investissement très lourds, de chaîne de
production ou bâtiment industriels.

3.2 Les activités de marché


Elle consiste à réaliser des opérations spéculatives ou d'arbitrage sur les marchés
financiers ou de réaliser des montages financiers avec pour objectif de réaliser des plus-values.
On distingue 3 grandes types d'intermédiation de marché :8

3.2.1 Le Trading :
Opérations spéculatives sur les titres, les changes ou les taux d’intérêt ainsi que les
instruments qui leurs sont dérivés. / opérations d'arbitrage sur les mêmes supports.
3.2.2 Le Market-Making :
La banque intervient sur les marchés en tant qu'animateur du marché. Elle affiche des
cours à l'achat et la vente d'instruments financiers. Elle exerce une activité de marche en
assumant les risques.

3.2.3 Le Portage :
La procédure de prise ferme lors d'une introduction d'actions en bourse ou lors d'une
émission d'emprunts obligataire par un syndicat bancaire peut conduire la banque à conserver
les titres si elle n'arrive pas à les placer dans le public. Dans ces cas de figure la banque
assume le portage de ces titres.

8
Dov Ogien, Comptabilité et Audit Bancaire, 2éme Edition, DUNOD, Paris,2008, P11-12.

18
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

3.3 Les prestations de services pour comptes de tiers


Les banques ont tendance à rechercher des revenus dans les activités de prestataire de
services pour compte de client qu’ils soient liés à l'intermédiation bancaire ou à
l'intermédiation de marché. L'objectif de la banque est de percevoir des commissions sur les
services accordés.
Au niveau de l'intermédiation bancaire nous distinguons :

3.3.1 Gestion d'actif pour compte de tiers :


Gestion collective (OPCVM), gestion privée (particuliers, entreprises), conservation de
titres ;

3.3.2 Gestion des moyens de paiement :


Tenue de comptes (chèques, virements), cartes bleue et autres cartes de crédits, location
de coffre-fort, etc.
Au niveau de l'ingénierie financière nous distinguons :

3.3.3 L’organisation :
Augmentation de capital, introduction en bourse, privatisations …

3.3.4 Le conseil :
Opérations de fusion acquisition, les opérations de montage financier, activité de conseil et
d'arrangeur, restructurations.

4. Les moyens de paiement

Les moyens de paiement jouent un rôle d'intermédiaire des échanges et constituent à ce titre
un rudiment éminent du développement de l’économie. Chaque instrument est influencé par
des facteurs socioculturels et technologiques.

4.1 Définition des Moyens de Paiement


Selon la loi monétaire et bancaire 23/09 sontconsidérés comme moyens de paiement « Tous
les instruments permettant à toute personne de transférer des fonds quel que soit le support
ou le procédé technique utilisé. »9

9
La loi monétaire et bancaire 23/09.

19
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

Les moyens de paiement impliquent l'ensemble des techniques ou supports qui permettent aux
agents économiques de faciliter les échanges des biens et services en réponse à leurs besoins
ponctuels.

4.2 Les différents moyens de paiement


Il existe deux types de moyens de paiement : La monnaie fiduciaire (Pièces et Billets), la
monnaie scripturale (le chèque, le virement, le prélèvement).

4.2.1 La Monnaie Fiduciaire


Encore appelée espèces, elle est utilisée pour les transactions à faible montant. Sa valeur se
détermine par la confiance « Fiduc » que ses utilisateurs lui accordent. Elle se compose de
pièces métalliques (la monnaie divisionnaire), et des billets de banque, des papiers émis et
imprimés par la Banque Centrale ou l'Institut d'émission d'un pays. 10

4.2.2 La Monnaie Scripturale


C'est un simple jeu d'écriture « Script » entre compte (un compte est crédité par le débit d'un
autre). Elle circule par le biais des moyens de paiement (chèque, virements, cartes fournies
par les établissements bancaires ou assimiles, avis de prélèvement, effets de commerce).
La monnaie scripturale réduit systématiquement les paiements en cash et augmente le niveau
de bancarisation. Elle est beaucoup plus récente que la monnaie fiduciaire.

4.2.3 Le Chèque
Le chèque se définit comme un titre par lequel une personne, dite tireur, donne l'ordre a une
banque ou un établissement de crédit assimilé, dite tiré, de payer à vue une somme d'argent au
profit d'une troisième personne dite porteur. Il met donc trois personnes en relation :
a) La personne qui l'établie chèque : le tireur ;
b) La personne qui doit payer : le tiré ;
c) La personne qui doit recevoir l'argent : le bénéficiaire
Le chèque permet à son détenteur de régler les paiements, retirer l'argent en banque. Son
usage s'est développé depuis que les banques délivrent gratuitement le carnet de chèque. 11

10
Jean PIERRE TOERING et FRANCOIS BRION, « les moyens de paiement » édition PUF, Paris, 1996, P11.
11
PIEDELIEVER, S « Instruments de crédit et de paiement », édition DALLOZ, Paris 2010, P249.

20
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

4.2.4 Le virement

Le virement se définit comme suit : « c'est l'ordre par lequel un client donne un ordre à
sa banque, de transférer une somme déterminée au compte d'un autre client tenu soit sur les
livres d'agence qui reçoit, soit sur les livres d'une autre agence, ou d'une autre banque. Le
virement permet, par le débit d'un compte et le crédit d'un autre compte, de faire circuler
aisément les sommes détenues en dépôts dans un établissement de crédit. »12
Le virement bancaire est un instrument de paiement, tout comme les pièces, les billets, les
chèques ou encore les prélèvements. C’est une technique qui doit suivre des règles précises,
notamment être enregistrée et notifie, utilisé pour le paiement des salaires ou les pensions à
destination des particuliers. Nous distinguons deux formes de virement et le virement indirect.
Le virement est direct quand il est effectué entre deux personnes ayant chacun un compte
dans la même banque (sur les livres d'une même agence ou sur les livres de deux agences
différentes d'une seule banque). Le virement indirect lorsqu'il est effectué entre deux
personnes titulaires des comptes dans les banques différentes. Dans ce cas, il faut recourir, à la
compensation pour réaliser l’opération.

4.2.5 Avis de prélèvement


L’avis de prélèvement est un moyen de paiement dans lequel le créancier « donneur
d’ordre ou émetteur » à l’initiative de la mise en recouvrement de la créance sous réserve de
l’autorisation préalable et permanente du débiteur. 13

4.3 Les effets de commerce

C’est un titre négociable qui constate l’existence d’une créance à court terme au profit
d’un porteur et qui sert à son paiement. Il en existe deux sortes : la lettre de change, le billet à
ordre et le récépissé warrant :
4.3.1. La lettre de change est un écrit par lequel une personne appelée « le tireur » donne à
une autre personne un ordre « le tiré », l'ordre de payer une certaine somme à une époque
déterminée, à une troisième personne qui est le bénéficiaire ou à l'ordre de ce dernier.

12
Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris, 1996, p 55.
13
Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris, 1996, p67.

21
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

Figure 2: La lettre de change

Source :[Link]

4.3.2. Le billet à ordre : un écrit par lequel une personne appelée "le souscripteur"
S’engage à payer à une autre personne appelée "le bénéficiaire" une certaine somme à une
époque déterminée.
4.3.3. Le récépissé warrant quant à lui est la réunion de deux titres, représentant une
marchandise déposée par un commerçant en stockage au niveau des magasins généraux, la
marchandise entreposée doit être assuré contre l’incendie. Le récépissé warrant est composé
de deux volets :

Le récépissé :
C'est un titre de propriété, il permet au propriétaire de vendre sa marchandise déposée au
niveau de magasin général ;

Le warrant :
C'est un titre de gage, il permet au propriétaire d'emprunter de l'argent en le remettant à
son créancier en gage.

22
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

Section 02 : Les risques classiques de l'activité bancaire

L’environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux différentes
fluctuations de la sphère monétaire. Face à ses différentes perturbations les banques sont de
plus en plus menacées par une diversité de risque nuisant à son activité.
Etymologiquement, le mot risque provient du latin « rescare » qui signifier « couper »,
c’est-à-dire perturber le bon déroulement normal d’une activité, d’un processus. Le risque
bancaire représente la possibilité qu’un événement survienne et dont les conséquences
seraient susceptible d’affecter les personnes, les actifs, l’environnement, les objectifs de la
banque ou sa réputation.

1. Notion de risque

Le risque peut être défini comme : « un engagement portant une incertitude dotée d'une
probabilité de gain ou de préjudice, que celui-ci soit une dégradation ou une perte. »14. Selon
la définition de L'IFACI : « le risque est la possibilité que se produise un évènement qui aura
un impact sur la réalisation des objectifs. Le risque se mesure en termes d'impact et de
probabilité. »15
Quant au risque bancaire peut se définir comme : « l'incertitude temporelle d'un
évènement ayant certaine probabilité de survenir et de mettre en difficulté la banque. »16

2. Typologie des risques bancaires

L'activité bancaire s'est développer dès le départ sur l'acceptation de prêter de l’argent contre
une forme de rémunération, les intérêts. Ce qui constituait déjà en soit une acceptation d’un
risque, celui de non remboursement du prêt et des intérê[Link] fait, il est clair que l’activité
bancaire a toujours été intrinsèquement porteuse de risques et que c’est l’essence même du
métier du banquier.

14
G. NAULEAU & N. ROUACH : « le contrôle de gestion bancaire et financière », revue de Banque, 1999.P310.
15
IFACI France : « s’initier à l’audit interne », P12 documentation de la CNEP Banque.
16
F. DESMITCH : « pratique de l'activité bancaire », Dunod, paris ,2004, P239.

23
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

2.1 Le risque de crédit

Le risque de crédit désigne la probabilité qu’un emprunteur ne puisse pas rembourser


intégralement sa dette ou ses obligations financières, que ce soit un individu, une entreprise
ou un gouvernement. Ce risque découle de l’incertitude liée à la capacité et à la volonté de
l’emprunteur de respecter ses engagements financiers. Dans le secteur bancaire, le risque de
crédit est au cœur de l’activité, car les banques prêtent de l’argent à des emprunteurs divers, et
il est essentiel d’évaluer et de gérer ce risque pour prévenir les pertes financières potentielles
si jamais un emprunteur devait ne pas rembourser son emprunt.17
De plus, le risque de crédit influence directement les taux d’intérêt, les coûts de
financement et les décisions d’investissement, ce qui en fait un élément clé de la prise de
décision financière à tous les niveaux. 18
Comprendre le risque de crédit est donc essentiel pour naviguer dans le monde complexe
de la finance et pour prendre des décisions éclairées en matière de prêt, d’investissement et de
gestion de portefeuille.
La compréhension du risque de crédit implique l’examen attentif des acteurs impliqués, à
savoir les emprunteurs et les prêteurs, qui peuvent prendre diverses formes dans le domaine
financier.19

a) Les emprunteurs
Un emprunteur est une personne qui reçoit une somme d’argent et s’engage à la
rembourser, majorée des intérêts, dans un certain délai (ou, en d’autres termes, à une date
d’échéance).

- Les entreprises
Les entreprises, des petites start-ups aux multinationales, sont parmi les emprunteurs les
plus courants sur le marché du crédit. Elles empruntent souvent pour financer leurs opérations,
investir dans des projets d’expansion, ou gérer leur trésorerie. Le risque de crédit pour les

17
[Link]
n%20B3%[Link]
18
[Link]
emique_dans_le_secteur_bancaire.pdf
19
[Link]

24
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

entreprises dépend de divers facteurs, notamment leur santé financière, leur historique de
remboursement, et le secteur dans lequel elles évoluent.

- Les particuliers
Les particuliers empruntent pour diverses raisons, que ce soit pour acheter une maison,
une voiture, financer leurs études, ou simplement gérer leurs besoins financiers au quotidien.
Le risque de crédit pour les individus dépend de leur situation financière personnelle, de leur
historique de crédit, de leurs antécédents de remboursement, de leur revenu et de leur niveau
d’endettement.

- Les gouvernements
Les gouvernements empruntent auprès des banques ou sur les marchés financiers pour
financer des projets d’infrastructure, gérer leur dette publique, ou répondre à des besoins
budgétaires. Le risque de crédit lié aux gouvernements est souvent évalué en fonction de la
stabilité économique et politique d’un pays, ainsi que de sa capacité à honorer ses obligations.

b) Les prêteurs

Le prêteur au sens traditionnel du terme ;


Entendu de manière générale, un prêteur désigne toute personne, physique ou morale, qui
accepte de mettre une somme d'argent à la disposition d'un emprunteur dans le cadre d'un
crédit.

- Les banques

Les banques jouent un rôle central en tant que prêteurs majeurs sur les marchés du crédit.
Elles accordent des prêts aux entreprises, aux particuliers et aux autres institutions financières.
Le risque de crédit pour les banques réside dans la qualité de leurs portefeuilles de prêts et
leur capacité à gérer efficacement les pertes en cas de défaillance des emprunteurs.

- Les institutions financières non bancaires

Outre les banques, diverses institutions financières non bancaires, telles que les
compagnies d’assurance, les fonds de pension, les sociétés de capital-investissement et les
fonds de couverture, participent également au prêt et au crédit. Leur exposition au risque de

25
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

crédit dépend de leurs investissements et de leurs activités.

- Les marchés de capitaux

Les marchés de capitaux, notamment les marchés obligataires, offrent des opportunités de
financement aux émetteurs, qu’il s’agisse d’entreprises ou de gouvernements. Les
investisseurs, tels que les détenteurs d’obligations et les titulaires de produits dérivés de crédit,
supportent le risque de crédit en fonction de leurs portefeuilles d’investissement.
Il est essentiel de noter que le risque de crédit est présent à chaque étape de ce processus
d’emprunt, de la décision initiale d’accorder un prêt à la capacité de l’emprunteur à le
rembourser conformément aux termes convenus.

2.2. Le risque de marché


Constitue le risque financier le plus important, c'est l'exposition de l'établissement de
crédit à une évolution défavorable des données de marché et à leur volatilité. Les principaux
risques de marché sont de quatre ordres : risque de taux, risque de change, risque actions, et
risques matières premières. 20

2.2.1. Le risque de taux d'intérêt


Il constitue un risque lié à l'évolution défavorable des taux d’intérêt, il est pour la banque un
risque de variation des taux d'intérêts (taux fixe, taux variable, taux différent) soit à la hausse,
soit à la baisse, ce qui peut engendrer des pertes financières. Ce risque impacte donc l'activité
d'octroi de crédit, de la gestion des dépôts rémunérés et également les activités de marché. 21

2.2.2. Risque de change


Le risque de change est représentatif de l’évolution de la monnaie nationale par rapport à
l’évolution des autres devises de facturation et/ou de prêt/emprunt.
Le risque de change est en fait celui que supporte la banque lorsqu’elle prête ou emprunte,
quelle que soit la durée du prêt ou de l’emprunt, dans une monnaie différente. 22

20
[Link]
21
[Link]
22
[Link]

26
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

2.2.3. Risque actions


Il s’agit du risque découlant de la variabilité des actions et des indices, dont les cours
fluctuent continuellement. Il ne s’agit donc pas seulement d’une hausse inférieure aux attentes,
mais, plus généralement, d’un écart entre la variation attendue (même à la baisse, dans le cas
de la vente à découvert, et la variation réelle. 23

2.2.4. Risques matières premières


Les matières premières sont l’une des classes d’actifs les plus volatiles du marché, du fait
du rapport offre/demande qui fluctue fortement. L’investisseur est donc soumis à un risque de
marché important, c’est-à-dire qu’il est exposé à un risque de perte en capital résultant des
fluctuations des prix des matières premières. Les matières premières étant principalement
accessibles via des solutions de produits structurés et de dérivés et des fonds, l’investisseur est
également soumis au risque de crédit s’il choisit ce type de support. Enfin, si l’investisseur
choisit de prendre une position sur une matière première, il est également soumis à un risque
de liquidité accru. 24

2.3. Le risque opérationnel


Le risque opérationnel est causé par la défaillance des infrastructures informatiques et
opérationnelles, des mécanismes du contrôle interne ou du management ; comme il peut
survenir, tout simplement, des erreurs humaines. Ces défaillances peuvent ainsi réduire
l’efficacité et la crédibilité du système causant, en conséquence, un risque de perte.
Certains risques sont étroitement liés au risque opérationnel, tel que : le risque de fraude qui
expose une partie à des pertes financières ; le risque qu’un tiers entre illégalement en
possession de renseignements confidentiels sur les paiements, et qui sont susceptibles de lui
permettre d’exploiter la situation financière de quelqu’un d’autre. Pour éviter ces risques, les
systèmes de paiement sont conçus de telle sorte à répondre à deux éléments clés, à savoir :
La confidentialité : la transmission des informations qu’aux personnes concernées pour les
traiter.
L’intégrité : le contenu du message ne sera pas détérioré lors de la transmission ou du

23
[Link]
24
[Link]

27
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

traitement des informations.

2.3.1. Le risque de systèmes d'information


Le risque de système d'information s'entend comme le risque de survenance de
dysfonctionnement ou de rupture dans le système de traitement de l’information, imputable à
des défaillances dans le matériel ou à des erreurs, des manipulations ou autre motif (virus)
affectant les programmes d’exécution.

2.3.2. Risque lié au processus


Le matériel utilisé par la banque lui fait courir un risque de panne (téléphone, informatique,
cartes de crédit), la protection va du bon entretien du matériel à l’assurance contre les
défaillances

2.3.3. Risque lié aux personnes


Il s'agit pour les banques des risques résultants par exemple :
 D’insuffisances de couverture des fonctions RH : recrutement, administration, formation
et relation sociale ;
 De non-respect des règles de confidentialité (paie, dossiers personnels …) ;
 Absence d'une gestion optimisée des coûts des RH ;
 Du non-respect des règles de prise de congés.
 Les risques liés aux RH concernent principalement les risques de management, juridique,
de déontologie, opérationnelle et fiscale, ils peuvent être synthétisés en :

 Risque de non-respect des textes réglementaires


 Risque d'inadaptation des besoins aux ressources humaines
 Risque d'inadaptation des politiques aux attentes du personnel.

2.3.4. Risque lié aux événements extérieurs


Les trois types de risques externes comprennent les facteurs économiques, les facteurs
naturels et les facteurs politiques.

- Risque économique
Le risque économique comprend les changements des conditions du marché. Par exemple, un
ralentissement économique général pourrait entraîner une perte de revenus soudaine et

28
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

inattendue.
Les entreprises peuvent répondre aux risques économiques en réduisant les coûts ou en
diversifiant leur clientèle afin que les revenus ne dépendent pas uniquement d’un segment ou
d’une région géographique.

- Risques naturels
Les facteurs de risque naturels comprennent les catastrophes naturelles qui affectent les
activités commerciales normales. Un tremblement de terre, par exemple, peut affecter la
capacité d’un commerce de détail à rester ouvert pendant plusieurs jours ou semaines,
entraînant une forte baisse des ventes globales pour le mois. Il peut également endommager le
bâtiment et les marchandises vendues. Les entreprises ont souvent une assurance pour couvrir
une partie des pertes financières résultant de catastrophes naturelles. Cependant, les fonds
d’assurance peuvent ne pas être suffisants pour couvrir la perte de revenus due à la fermeture
ou à une capacité réduite.

- Risque politique
Le risque politique est constitué des changements de l'environnement politique ou de la
politique gouvernementale en lien avec les affaires financières. Les changements dans les lois
sur les importations et les exportations, les tarifs, les taxes et autres réglementations peuvent
tous avoir un impact négatif sur une entreprise.
Les risques externes ne pouvant être anticipés avec précision, il est difficile pour une
entreprise de réduire ces trois facteurs de risque. Certains types d'assurance-crédit peuvent
protéger une entreprise contre les événements politiques dans d'autres pays, tels que la guerre,
les grèves, les confiscations, les embargos commerciaux et les changements dans les
réglementations d'importation et d'exportation.

2.4. Le risque juridique


Le risque juridique couvre toutes les failles et dysfonctionnements du cadre juridique qui sont
en mesure de provoquer des incertitudes et des interprétations divergentes de la part des
parties concernées et de laisser place à des litiges. Pour maîtriser ce risque et ne pas rencontrer
d’autres risques qui en résultent (le risque de crédit ou de liquidité), il est essentiel que les
règles et procédures du système ainsi que les lois et règlements relatifs aux paiements soient

29
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

clairement définis.

2.4.1. Le risque de liquidité


C’est le risque qu’un participant se trouve dans l’impossibilité de s’acquitter en totalité d’une
obligation à l’échéance.
Le risque de liquidité intervient quand l’un des participants n’est pas en mesure de faire face à
ses obligations : il peut faire les fonds mais pas au moment voulu. Il peut être individuel ou
collectif : dans ce cas, une banque participante est défaillante, dans l’autre c’est le marché qui
n’est pas en mesure de fournir les liquidités requises pour équilibrer les échanges
interbancaires (fuite des capitaux, réglementation des changes)
La matérialisation de risque de liquidité peut en effet survenir à l’occasion :
- D'un retrait massif des dépôts ou de l’épargne de la clientèle. Ce risque peut aussi provenir
de retard ou de non-recouvrement des créances sur sa clientèle, risque de défaillance de
contrepartie ;
- D'une crise de confiance de marché à l’égard de l'établissement de crédit concerné.
- D'une crise de liquidité générale du marché. 25

2.5. Les autres risques


En exerçant son activité dans les différents domaines et les divers métiers qui sont de son
ressort, le banquier s’expose à une multitude de risques autres que ceux présenter
précédemment. A titre indicatif et non exhaustif, on peut citer les risques suivants :

2.5.1. Le risque d'image / de réputation


Découlant de tout évènement susceptible d'entacher la réputation de la banque ou de porter
atteinte à la confiance qu'elle doit inspirer au public .il se manifeste suite à une publicité ou un
évènement négatif ou à des erreurs de communication externe.
Le risque de réputation est l'atteinte de la confiance qu'une banque doit inspirer à sa clientèle
et au marché à la suite d'une publicité ou d'un évènement. Cette perte de confiance peut avoir
des effets désastreux : retrait massifs des déposants, perte de clientèle, méfiance des marchés
qui est suivie généralement par une crise de liquidité, il résulte également du
dysfonctionnement opérationnel et de l'incapacité de satisfaire aux lois et réglementations
25
RAMBURE D, les systèmes de paiement, édition Economica, paris, 2005, p.118.

30
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

vigueur. Ce risque est particulièrement préjudiciable aux banques, étant donné que la nature
de leur activité nécessite le maintien de la confiance des déposants, des créanciers et du
26
marché en général.

2.5.2. Le risque systémique


Le risque systémique peut être le résultat de tous les risques évoqués précédemment. Il se
manifeste lorsque la défaillance d’un participant entraîne la défaillance d’autres participants
(même ceux qui ne sont pas liés par une transaction avec la banque défaillante), créant ainsi
un risque multilatéral sous l’effet d’une réaction en chaîne (effet domino) qui affecte de
proche en proche l’ensemble du système et le met en péril. 27
En effet, une banque, ne pouvant pas approvisionner son compte de règlement auprès de la
banque centrale, provoquerait des modifications des positions de trésorerie des autres banques,
ce qui ne leur permet pas, à leur tour, d’honorer leurs obligations vis-à-vis de leurs confrères
et de la banque de règlement. Cette réaction en chaîne peut provoquer des problèmes de
solvabilité qui touchent tous les participants au système et menace la stabilité du marché
financier.

26
[Link]
sverse-pour-les
27
[Link]
emique_dans_le_secteur_bancaire.pdf

31
Chapitre 01 : Les Banques et les risques classiques

Conclusion

En conclusion, ce chapitre nous a conduits à travers un voyage captivant de faire un point sur
les concepts de base relatifs à l'activité bancaire ainsi qu'aux risques auxquels est exposée la
banque.
La loi autorise les établissements de crédit à s'acquitter de leurs missions, à savoir le
financement de l’économie, la gestion des moyens de paiement, la distribution de crédit ainsi
que la collecte de l’épargne.
Les banques sont des acteurs principaux du développement d'un pays notamment à travers
leur rôle d'intermédiation financière entre les agents économiques. Elles peuvent être affectées
par plusieurs types de risques (risque de crédit, risque de marché, risque opérationnel, risque
systémique …) ce qui nécessite leur maitrise qui est un enjeu important pour réduire leur
impact.
Les domaines d'activité bancaire se sont largement étendus et les produits offerts se sont
multipliés. Les exigences des clients sont plus élevées, ce qui a engendré une pression sur le
secteur bancaire qui devient rude alors et accrue. Pour survivre et accroitre les banques
doivent veiller à l'augmentation de leur valeur ajoutée et la satisfaction des exigences
croissantes de leurs clientèles, tout en minimisant les coûts et les risques qui peuvent être
engendrés.
La nature des risques et leurs impacts évoluent sans cesse dans les banques. Elles doivent
donc se mettre en conformité avec des dispositions obligatoires et analyser leurs expositions à
ces nouveaux risques et formaliser les procédures de contrôle pour les atténuer et les maitriser.

Après avoir étudié l’activité bancaire et les différents risques auxquels elle est soumise, nous
passerons au deuxième chapitre qui sera consacré aux enjeux que représentent les Fintechs
pour l’activité bancaire mais également pour la population dans un monde ou le numérique a
pris une zone considérable, ainsi que leurs différents opportunités et menaces.

32
Chapitre 02 : L'évolution des
Fintechs et Leurs impact sur
les Banques
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Introduction :

Les évolutions technologiques ont connu un développement fulgurant qui a fait évoluer
les pratiques de consommation depuis une vingtaine d'années. L’intégration des nouvelles
technologies de l'information et de la communication permet aux banques de créer de
nouveaux services bancaires afin de s'adapter aux besoins d'une clientèle plus exigeante. La
banque traditionnelle se trouve confrontée au ébranlement et à la révolution numérique dans
un environnement turbulent et concurrentiel.
Ce chapitre est dédié à l'exploration de la nécessité des Fintechs dans le monde réel,
Nous débuterons par les différentes offres des Fintechs. Ensuite, nous plongerons dans
l'impact des Fintechs sur l'activité Bancaire. En somme, ce chapitre vise à offrir un aperçu
complet de la manière dont les nouvelles Technologies d'information et de la communication
ont remodelé le paysage bancaire à travers le monde, plus précisément dans les pays
anglo-saxons.

Section 01 : Les différentes offres des fintechs

Les services proposés par une banque en ligne ou digital sont complètement
dématérialisées, les mêmes services que propose la banque traditionnelle ou physique à
savoir : la demande de chéquier, la consultation de solde …ceci permet de répondre aux
besoins spécifique des clients connectées tout en réduisant les fréquentations des agences et
les coûts fixes (salaires, loyers …). Une opportunité leur reste à saisir est la collaboration avec
les fintechs qui peuvent libérer ces banques de lourdes charges imposées par la règlementation
en vigueur d’un pays.

1. Définition de la banque digitale :


Nouveaux usages, nouveaux outils mais aussi bouleversement des business models. Dire
que la transformation digitale est un virage stratégique majeur dans la banque. Selon l’étude
Percepta Insights28

28
Première collection d’intelligence stratégique en France, conçue spécifiquement pour répondre aux besoins
des dirigeants et managers.

31
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

29
1.1 Apparition des concepts « digital » et « numérique »

Lors du développement de l’informatique, puis d’internet, le terme « numérique » a été


préféré à celui de « digital ». Les produits utilisant de nouvelles technologies ont donc été
associés au mot « numérique » : appareil photo numérique, tableau numérique, tablette
numérique, bibliothèque numérique…etc. Aujourd'hui, ces deux termes sont considérés
comme synonyme (dictionnaire Larousse en ligne)30 et le terme « digital » a largement
remplacé celui de « numérique » dans le langage marketing31.

Le mot « numérique », en français, provient du mot latin « numérus » qui signifie


nombre. Il fait référence à toute information codée sous forme de chiffres. Par rapport à
l'analogique où le signal est transféré directement, de manière continue, il est découpé et codé
sous forme binaire pour être ensuite reconstruit dans le cadre numérique. Des algorithmes
permettent de compresser les données de natures diverses (texte, image, son) et ainsi de les
stocker facilement sur un support unique (disque dur, clé USB).

En d’autres termes, la numérisation : c’est encadrer un objet, un son, une image, une
vidéo sous forme numérique. C’est à dire une suite de chiffres. C'est transformer un message
analogique et continue en un signal et discontinue. 32

Le mot « digital », en français, vient du mot latin « digitus » qui signifie doigt. Il s'agit
de tout ce qui nécessite l'utilisation des doigts, les supports virtuels qui requièrent l'utilisation
des doigts : les claviers ou les écrans tactiles ont été classés parmi les supports digitaux.

La digitalisation : c’est l’utilisation du « numérique » pour transformer les process et le


business modèle. C'est ce qu’on appel « la transformation numérique ».

La digitalisation s’appuie sur la numérisation.

Digital = Transformation numérique.

29
Bertrand Belvaux, « Cross canal et Omni canal », DUNOD, Paris ,2015, p 8-9.
30
Dictionnaire Larousse en ligne.
31
Bertrand Belvaux, « Cross canal et Omni canal », DUNOD, Paris ,2015, p 8-9.
32
[Link]

32
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

- Dans le langage courant digital est souvent associé aux TIC comme les ordinateurs, les
Smartphones.

- D’autre part, le numérique englobe une gamme plus large, y compris les systèmes de
numérisation, de codage et de transmission d’information sous formes de bits.

Tout devient numérique aux banques digitales ceci engendre :

- Disponibilité continuelle, (entrées/dépenses) à tout moment et en tout lieu ;

- La non utilisation du papier ;

- Gain de temps ;

- Une meilleure vue de la situation financière avec un contrôle efficace d’une manière à
éviter tous types de fraudes.

La traduction du mot anglais « digital » fut « numérique » en français. Ces deux mots

1.2 Banque digital :

Les Néo-Banques : sont des établissements financiers qui offrent, au travers d'une
application mobile, des comptes courants et des cartes de crédits prépayées. Ces
établissements sont souvent considérés comme étant des fintechs, et certains possèdent parfois
une licence bancaire. Ces établissements opèrent, a l'heure actuelle, sur le marché de la
banque de détail, plus précisément sur le segment de la gestion des comptes courants et les
transactions de paiement et de change. Elles se distinguent des banques traditionnelles par une
tarification attractive et d'une application mobile très simple d'utilisation dotée d'un fort
design émotionnel. Ce dernier se traduit par un travail sur les tons employés, les graphismes et
la Baseline qui donnent une impression de plateforme fonctionnelle et aérée.
C'est une nouvelle génération des banques, appelée également "néo-Banque " ou
"Banque mobile ", elles effectuent la totalité des opérations via des applications mobiles et
des options digitalisées.
Elles ont connu une évolution considérable ces dernières années en raison du coup

33
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

d'avance éminent en termes de digitalisation et de tarification.


Dans le tableau ci-dessous, les lignes qui vont suivre, chaque point sera consacré à une
analogie des néobanques et des banques classiques.33

Tableau 1 : Comparaison entre la banque digitale et la banque traditionnelle :

Dans les lignes qui vont suivre, chaque point sera consacré à une analogie des
néo-banques et des banques classiques :

Néo-Banque Banque Traditionnelle

A) Produits et services : - L'ouverture d'un compte


nécessite la réquisition de plusieurs
- Ouverture de compte : Le temps documents et le remplissage de
d'ouverture de compte n'excède plusieurs champs ce qui fait perdre
pas 10 minutes, et les documents un temps considérable pour le
nécessaires pour entamer ce client.
procédé sont : carte d’identité,
facture d’électricité, tout document - Les frais de tenue de compte chez
pouvant justifier le lieu de les banques traditionnelles différent
domicile et un smartphone. en fonction de la banque ainsi que
de la situation professionnelle du
- Tenue des comptes : Les banques client.
digitales offrent des comptes qui
ne génèrent aucun intérêt bancaire. - Les banques traditionnelles sont
également présentées sur plusieurs
- Service client : Les banques canaux : email, call-back, centre
digitales proposent à ses d'appel, réseaux sociaux et des
utilisateurs un service client par : agences physiques. Une présence
appels, In-App-chat, live chat, multicanale qui permet de répondre
email ou numéro de téléphone. plus rapidement à la requête du
client.
- L'application mobile : Les
banques digitales développent les - A contrario, les banques
applications mobiles qui sont très traditionnelles, offrent à leurs
ergonomiques et facile clients une version web depuis un
d’utilisation, caractérisées par "une navigateur et des versions mobiles.
notification instantanée "en tentant Le principe d'instantanéité est
de combiner à la fois la diligence complémentaire avec des SMS ou
et la sécurité, dont le but est e-mail.
d'offrir au client la meilleure

33
Nervan OMERIOC, « Banques digitales : évolution ou révolution », Genève 2020, Bachelor [Link] 02.

34
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

expérience possible.
A ne pas oublier les services offerts par
- Services additionnels : les banques traditionnelles tels que :

Les banques digitales proposent plusieurs - Les services d'assurance


services tels que :
- Les services de prévoyance
- Les virements instantanés entre les
différents utilisateurs. - Les prêts hypothécaires

- La catégorisation automatique des - L'introduction en bourse


dépenses
- L'accès aux placements.
- Le blocage / déblocage des cartes
- Un système de livraison de devises à
instantanées via une application mobile.
domicile qu'on retrouve pas chez les
- La réception / l'expédition de l'argent à banques classiques.
l'aide d'un numéro de téléphone entre
utilisateurs.

B) Marketing :

Contrairement, aux banques traditionnelles Les banques digitales s'appuient sur des
qui sont souvent présentées sur le marché stratégies de marketing offensive afin
financier et connue par la population depuis d'accumuler un maximum de membres.
des centaines d’années ayant une grande
visibilité sans avoir recours à la publicité.

C) La sécurité personnalisable : Les Les banques classiques ne proposent pas de


paramètres personnalisables depuis grandes possibilités de personnalisation :
l'application des néo-banques en un
seul clic, en tout temps et sans frais - Le paramétrage du paiement sans
sont : contact

- Sécurité basée sur la position - La délimitation géographique


géographique : si cette option est activée, la
- Il possible d'autoriser / refuser les
position GPS du téléphone de client est
paiements sans contact des cartes et de
utilisée pour contrôler les paiements, c'est à
bloquer le paiement dans certains pays via
dire que si le téléphone se trouve dans un
une application de la banque.
pays A, aucun paiement ne pourra être
passé depuis un pays B.

- Paiement sans contact : permet


d'activer/désactiver le sans contact de sa
carte en un clic.

- Paiement par bande magnétique :

35
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

permet d'activer / désactiver le paiement


par bande magnétique noire située dans le
dos de la carte.

- Le retrait d'argent aux distributeurs


(DAB) : il est possible d'autoriser / refuser
les retraits d'argent avec sa carte depuis les
distributeurs automatiques.

- Trafic de paiement en ligne : accepter


ou refuser que la carte soit utilisée pour
effectuer des paiements en ligne.

- Blocage de carte : blocage/déblocage


de cartes instantané de la carte

- Code PIN : possibilité de changer le


code PIN de la carte à tout moment.

D) La règlementation en vigueur :

Les startups finetech bénéficient des lois Les établissements bancaires sont soumis à
allégées. des lois plus strictes que les startups
finetech, qui bénéficient elles, de lois
allégées.
Source : élaborées par nos soins en se basant sur plusieurs documents

2. Cadre conceptuel des Finetechs :

Le concept Fintech n’est pas nouveau. Il date des années 90 avec l’essor d’Internet puis la
montée en puissance des Smartphones qui ont considérablement modifié la façon dont les
clients interagissent avec la banque (mobile Banking) ou la compagnie d’assurance.34
La Fintech s'appuie sur les nouvelles technologies de l'information pour apporter de
nouveaux produits et services, changer les business model, réorganiser les structures,
optimiser les processus et améliorer les systèmes.
Le concept de Fintech est constamment en mouvement car il repose sur la technologie qui
est en révolution permanente.

34
SEKAK.R, ancien cadre supérieur de banque. Le concept Fintech est-il nouveau.
Bettinger, A. FINTECH: A series of 40 time-shared model used at manufacturers Hanover Trust, Interfaces, 2(4),
(1972). P62-63.

36
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

2.1 Définition des Fintechs

Selon Abraham Léon Bettinger une Fintech est un acronyme qui signifie technologie
financière, combinant l'expertise bancaire avec les techniques modernes de la science de
gestion et de l’ordinateur.
Les Fintechs ce sont des sociétés financières qui interviennent sur internet et qui ont
décidé grâce à des modèles économiques, technologies, disruptifs d'apporter un meilleur
service à leur client. C’est la contraction de deux mots : Finance et Technologie.
Ce sont les startups spécialisés dans les produits financiers, elles viennent directement
concurrencer les acteurs traditionnels essentiellement les banques et les assurances, leur
potentiel de développement est gigantesque. Les Fintechs sont plus connu dans le monde
Anglo-Saxon plutôt qu'on France. Plusieurs pays à travers le monde contribuent à la Fintech
grâce à ses nombreux territoires d'excellence Paiement, Assurance, Block Chain, Intelligence
Artificielle et Green Tech …
L'objectif des Fintech est de développer l'expérience utilisateur, de voir vraiment le client,
l'épargnant comme quelqu'un qui a besoin qu'on l'accompagne et de rendre cette expérience
simple.

2.2 L'émergence des Fintechs :

Les Fintechs existent depuis la moitié du XIX éme siècle. En 1950, les cartes de crédit
sont apparues sur le marché afin de remplacer l'argent physique, les Guichets automatiques
pour remplacer les caissiers des banques. Toutes ces Technologies ont été adoptées afin de
réduire les couts et améliorer le service client. Par la suite, il y a eu lieu d'autres innovations, à
commencer par le traitement numérique des actions en 1970.

L'apparition du terme Fintech pour la première fois dans la littérature scientifique en


1972. Il est utilisé par Abraham BETTINGER, vice-président de la banque Manufactures
Hanover Trust, dans un article ou il a présenté des modèles pour analyser et résoudre des
problèmes rencontrés dans sa banque, puis l'apparition des ordinateurs dans les banques
centrales en 1980. Ensuite, la démocratisation d'internet est arrivée dans les années [Link]
évolution a permis le développement du commerce électronique et des sites de courtage sont
apparus pour remplacer le courtage par téléphone. Les Fintechs révolutionnent le monde

37
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

bancaire et financier. Ces développements ont permis de créer des outils plus sophistiquées de
gestion des risques, de traitement des paiements, de gestion de la trésorerie et d'analyse des
données.35

2.3 Evolution des Fintechs

Arner, Barberis et Buckley distinguent trois périodes qui caractérisent l'évolution de la


Fintech : le boom internet et les progrès technologiques, la crise des Subprimes, le boom des
investissements dans les startups Fintech.

2.3.1 Le boom internet et les progrès technologiques

L’apparition des Smartphones avec les applications mobiles et leur utilisation


exponentielle au milieu des années 2000 ont marqué le début de la forte croissance de la
finance mobile. Les applications mobiles dédiées au paiement et aux services bancaires
mobiles représentent les premières formes de la Fintech. Les banques traditionnelles ont ainsi
permis à leurs clients d'accéder à leurs comptes bancaires en ligne via leur Smartphone.

La combinaison du progrès des technologies mobiles, des technologies réseaux et


internet, de l'apparition des réseaux sociaux, de l'intelligence artificielle et des Big Data
Analytics avec les nouveaux besoins des consommateurs ont marqué une accélération majeure
des innovations technologiques dans la FinTech. 36

2.3.2La crise des Subprimes

La crise financière de 2008 crée une véritable crise de confiance des consommateurs
envers les banques traditionnelles de dépôt et de détail. Les consommateurs se tournent alors
vers des solutions plus transparentes, moins chères et plus adaptées à leurs besoins. Par
conséquent, c'est après la crise financière de 2008, dites des “ supprimes “ qu'il y a eu un réel
engouement dans la FinTech.

35
Pierre SIMON Président, Paris – ile de France Capitale économique, Nouvelles Technologies et services
financiers, REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE.
36
Thomas STEINVILLE, La Fin Tech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et financier. Page
22-23.

38
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

La crise a aussi poussé les gouvernements et régulateurs des marchés financiers à créer
un environnement réglementaire plus favorable aux nouveaux acteurs de la FinTech et plus
stricte pour les acteurs traditionnels. Les niveaux de réglementation dépendent des
gouvernements et des politiques économiques nationales, cependant, l'objectif global est de
stimuler l'innovation FinTech et faire émerger de nouveaux acteurs pour encourager la
compétitivité financière mondiale. Les réglementations peuvent ainsi prendre la forme de
licences de services financiers pour les néo-banques, d'un assouplissement des exigences de
fonds propres ou d'incitations fiscales. Par exemple, certains pays comme Singapour ont
modifié la réglementation pour les paiements la réglementation pour les paiements en ligne
pour la prendre plus souple pour les nouveaux prestataires de services de paiement et ainsi
favoriser l'innovation dans les technologies de paiement. Par ailleurs, les acteurs financiers
traditionnels ont été soumis à une réglementation plus stricte, et doivent depuis, satisfaire à
des exigences en capital et à des obligations de rapport plus rigoureuses.

Les nouvelles entreprises de la FinTech ont pu ainsi profiter d'un environnement externe
favorable pour se développer et innover afin de fournir à leurs clients des services financiers
moins couteux, plus transparents et plus personnalisés. Cet essor a aussi été alimenté par
l'arrivée massive de capitaux dans les startups FinTech.

2.3.3Le boom des investissements dans les startups Fintechs :

Néanmoins, Venture Scanner (Scanner d’entreprise) nous indique que le financement global
des Startups Fintech en 2018 est de cent quarante (140) milliards de dollars soit 3,5 fois les
montants levés en capital-risque. D'un côté, Accenture (entreprise internationale de conseil et
de technologie créé en 1989) 2016 explique que les acteurs financiers traditionnels
représentent plus de la moitié des sommes investies. En effet, ils désirent développer des
projets Fintech rapidement et améliorer leur capacité d'innovation technologique afin d'obtenir
des avantages concurrentiels. D'un autre côté, la dette représente une source très importante
dans le financement des Startups Fintechs et indique un niveau d'endettement très important
de ces jeunes entreprises qui veulent gagner rapidement des parts de marché. Cette stratégie
s'avère aujourd'hui payante, la pénétration des Fintech sur les grands marchés financiers

39
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

pourrait atteindre 52% dans le monde dans les années à venir. Toutefois, ce haut, niveau
d'endettement est très risqué si les startups ne trouvent pas rapidement leur seuil de rentabilité.
Le secteur des Fintech est donc en plein essor économique grâce à l'afflux important de
capitaux. La maturité des projets innovants amenés par les startups et l'environnement externe
favorable font prospérer ces startups au sein du secteur financier . 37

Aujourd'hui, le concept est souvent utilisé dans la littérature et dans la presse pour parler
des Startups non financières a fort caractère technologique pénétrant le secteur financier, alors
qu'il peut aussi inclure les acteurs traditionnels comme les banques qui intègrent les nouvelles
technologies financières.
L’écosystème Fin Tech, constitué de cinq acteurs majeurs :
- Les Startups ;
- Les développeurs et les fournisseurs de technologie tels que le cloud computing ou les
crypto-monnaies ;
- Les gouvernements et instances de régulation des marchés financiers ;
- Les clients ;
- Les acteurs financiers traditionnels (banque, fonds d’investissements, sociétés boursières,
etc…)
L'interaction entre ces parties prenantes est à l'origine des innovations, permet :
- La croissance de l’économie ;
- Améliore la collaboration ;
- Stimule la concurrence ;
- Et enfin avantage les consommateurs du secteur financier.

La segmentation des services du secteur financier et la spécialisation des nouveaux


acteurs sur chacun de ces services sont les principaux moteurs de croissance des Fintechs et
de concurrence des produits et services des acteurs financiers traditionnels. Par conséquent,
les acteurs traditionnels sont bousculés sur leur offre de produits et services principalement
globale, en effet, les banques traditionnelles par exemple proposent des offres standardisées
couvrant l'ensemble des segments du marché bancaire alors que les Start-ups Fintechs
proposent des offres bien plus restreintes mais spécialisées et personnalisées sur un segment
en particulier.

37
Thomas STEINVILLE, La Fin Tech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et financier. Page
22-23.

40
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

3. Les Avantages et inconvénients des Fintechs

Néo-banque, transaction en ligne, inclusion financière …ces termes utilisés régulièrement


abstraits et difficiles à saisir. En réalité, ils ne sont que des facettes d’un même sujet
passionnant et en constante évolution : « la Fintech ».

Expliquons dans ce point les avantages de la Fintech dans un univers en plein transformation,
ainsi que les risques.

3.1 Avantage des Fintechs

L’avènement de la Fintech a initialement suscité des inquiétudes parmi les acteurs


traditionnels des services financiers, mais au fil du temps, ils ont réalisé les avantages qu’elle
offre.

3.1.1. Réduction des coûts et amélioration de l’efficacité

La Fintech permet de réduire considérablement les coûts en automatisant des processus qui
nécessitaient auparavant une intervention humaine. Cette automatisation améliore l’efficacité
opérationnelle, ce qui est essentiel pour rester compétitif dans un environnement financier en
constante évolution.

3.1.2. Amélioration de la prise de décision et transparence

La Fintech offre la capacité d’améliorer la prise de décision en utilisant l’intelligence


artificielle pour analyser les données. Cette analyse plus approfondie permet aux entreprises de
tirer des enseignements précieux et d’élaborer des stratégies clients plus efficaces.

3.1.3. Transformation de l’approche de l’innovation

Elle ouvre de nouvelles perspectives et offre de nouveaux marchés potentiels, offrant aux
entreprises des opportunités de croissance. Cette capacité à stimuler l’innovation est largement
reconnue comme l’un des atouts majeurs de la Fintech, avec près de 88 % des experts du secteur

41
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

considérant cela comme un avantage significatif.

De plus, la Fintech peut également favoriser la démocratisation de l’accès aux services


financiers en rendant ces services plus accessibles et abordables pour un public plus large.
Enfin, elle contribue à accélérer la transformation numérique globale du secteur financier,
renforçant ainsi sa résilience et sa pertinence dans un monde de plus en plus numérique.

3.2. Risques des Fintechs

L’ascension fulgurante des Fintechs, bien qu’elles répondent aux besoins croissants des
consommateurs et des entreprises tout en améliorant la productivité, n’est pas exempte de
risques significatifs.

3.2.1. Les risques liés à la cybercriminalité

Étant donné que les Fintech opèrent principalement en ligne, elles sont particulièrement
vulnérables aux attaques de cybercriminalités telles que le piratage de données ou les intrusions
dans leurs systèmes informatiques.

3.2.2. Les risques liés à l’argent occulte

Les Fintechs, en raison de leur taille réduite, peuvent être moins équipées que les banques
traditionnelles pour lutter contre les activités illégales telles que le blanchiment d’argent et le
financement du terrorisme. Leur capacité à surveiller et à prévenir ces pratiques illicites peut
être limitée, ce qui pose des défis supplémentaires en matière de régulation et de conformité.

3.2.3. Des risques pour la stabilité financière

Bien que les risques de crédit liés au crowdfunding soient actuellement minimes, une
expansion significative de cette forme de financement pourrait créer des risques systémiques à
l’avenir. De plus, les néo banques, ou banques numériques, gagnent en importance sur leurs
marchés locaux. Elles sont toutefois plus exposées que les banques traditionnelles aux risques
associés aux prêts à la consommation et aux risques de liquidité. Cette vulnérabilité, combinée à
des systèmes de gestion des risques moins éprouvés en période de récession, pose des défis aux

42
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

régulateurs financiers.

La réglementation face à la rapide montée en puissance des Fintechs et aux défis qu’elles
posent pour la stabilité financière, les organismes de régulation financière en France ont pris
des mesures proactives pour faire face à cette nouvelle réalité.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a créé une division spécifique intitulée « Fintech,
innovation et compétitivité » afin d’analyser les évolutions en cours dans le secteur des services
d’investissement. Cette division a pour mission d’identifier les enjeux liés à la compétitivité et à
la régulation, tout en examinant les opportunités et les risques auxquels sont exposés les
régulateurs et les investisseurs potentiels dans ce contexte en constante évolution.

De son côté, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a mis en place un pôle
spécialisé baptisé « Fintech-Innovation ». Ce pôle agira en tant qu’interlocuteur privilégié des
Fintech cherchant des conseils lors de leurs démarches pour obtenir des agréments ou des
autorisations. Il jouera également un rôle de collaboration étroite avec l’AMF sur des sujets
d’intérêt commun.

Ces initiatives démontrent l’engagement des autorités de régulation à accompagner et à


encadrer le développement des Fintech, tout en préservant la stabilité et l’intégrité du système
financier. Elles illustrent également la reconnaissance de l’importance croissante des Fintech
dans le paysage financier et leur impact significatif sur la régulation et la compétitivité du
secteur.

3.2.4. La pression concurrentielle des Fintechs

Elles exercent une pression constante sur les banques traditionnelles, en particulier aux
États-Unis. Par exemple, celles qui offrent des prêts hypothécaires adoptent des stratégies de
croissance agressives, ce qui nuit à la rentabilité des banques établies depuis longtemps.

43
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Section 02 : L'impact des Fintechs sur l'activité bancaire

L'innovation technologique dans les Fintechs booste les startups et modifie le paysage
financier.

La croissance rapide des startups et des innovations Fintechs a révolutionné le secteur


bancaire et financier. Le développement constant des technologies de l'information a permis
de digitaliser et d'améliorer tous les éléments de la chaine de valeur du secteur financier. Le
Big Data, L'intelligence Artificielle et la Block Chain constituent des technologies de rupture
dans les Fintechs et donnent la capacité aux nouveaux entrants de bouleverser le secteur
financier en créant de nouveaux services, produits et business modèles

Découvrons dans cette section comment les Fintechs affectent le monde bancaire
traditionnel et le transforment en un secteur mieux adapté aux nouveaux besoins des clients.
1. Les Fintechs concurrentes des banques

Les services proposés par les Fintech sont divers et variés. Chaque jour, de nouvelles
prestations sont mises en place par ces sociétés qui évoluent quotidiennement. Ci-dessous,
nous expliquerons les principales activités bancaires et financières sur lesquelles les Fintechs
se sont positionnées et concurrencent les banques. 38

1. Le paiement

L’activité de paiement constitue l’un des piliers primordiaux. En effet, les régulateurs ont
d’abord adopté une attitude attentiste face au développement des Fintechs, mais, rapidement,
l’enjeu a été repéré et la nécessité d’une réglementation spécifique pour encadrer l’activité de
ces entités s’est fait sentir.

Les services de paiement peuvent être divisés en deux parties : L’offre de paiement destinés
aux entreprises, et celle destinée aux particuliers .

38
BEN BOUBAKER, S. « l’évolution du modèle bancaire à l’ère de digital » mémoire de fin d’études.
Promotion 2020. Page 09.

44
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

1.1. Les offres de paiement destinées aux entreprises

Les offres de paiement destinées aux entreprises se divisent en trois sous catégories, à
savoir les offres destinées aux e-commerçants, les offres aux commerces de proximité et les
offres business-to-business .39

1.1.1. Les offres destinées aux e-commerçants

Le e-commerce représente aujourd’hui 10,2% du total du commerce international, avec


des revenues qui atteignent 2400 milliards de dollars en 2018. L’offre des Fintech consiste à
répondre aux besoins des e-commerçants, en leur proposant des solutions web et mobile sur
des interfaces simples et conviviales, permettant le traitement de l’opération de paiement ou la
réception des fonds .

1.1.2. Les offres destinées aux commerces de proximité

Le commerce de proximité repose sur des structures organisationnelles et techniques qui


constituent un frein à son développement. Néanmoins, plusieurs innovations y voient le jour
et ce, grâce aux Fintechs.

Cette offre était destinée aux petits commerçants (épiceries, service à domicile,
marchands ambulants, professions libérales…) qui ne peuvent pas se permettre un TPE vu le
nombre faible de paiements, autre qu’en cash, qu’ils reçoivent. Cependant, au fil du temps,
d’autres types de moyens et grands commerces se sont montrés intéressés par ce type de
solutions. : Square aux Etats-Unis, iZettle en Suède ou encore SumUp en Allemagne sont des
exemples de Fintech ayant levé de grandes sommes et qui proposent chacune sa propre offre

1.1.3. Les offres Business-to-Business

Cette catégorie englobe des offres Fintech très variées qui s’adressent aux entreprises, et
dont les principaux avantages sont la réduction des coûts, la sécurisation du processus et la
disponibilité de l’information.

39
BEN BOUBAKER, S. « l’évolution du modèle bancaire à l’ère de digital » mémoire de fin d’études.
Promotion 2020. Page 09.

45
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Une des principales solutions offertes aux entreprises est la gestion de la trésorerie (cash
pooling). L’offre consiste en logiciels ou applications, faciles à utiliser, qui permettent aux
entreprises de centraliser les flux de trésorerie, allouer virtuellement les fonds, catégoriser les
dépenses et fournir des analyses et des représentations graphiques.

L’offre B2B des Fintechs est donc en train de couvrir la totalité des services corporate
de la banque traditionnelle, en y ajoutant sa touche de personnalisation grâce notamment à la
bonne maîtrise de la donnée qui lui permet d’identifier avec exactitude les besoins du client et
ajuster son offre en conséquence .

1.2. Les offres de paiement destinées aux particuliers

Les offres de paiement destinées aux particuliers comportent notamment les systèmes
e-Wallets, les offres de paiements pair-à-pair, les offres de paiements internationaux et divers
produits de niche tels que les cagnottes et les monnaies digitales (crypto -currency). Ces offres
seront présentées ci-dessous.

1.2.1. Le portefeuille électronique

Le concept de portefeuille électronique (e-wallet en anglais) a été principalement


développé pour répondre à un souci de sécurisation de l’usage de la carte bancaire. En effet,
ce système permet de sécuriser l’usage de la carte bancaire, généralement sur internet, puisque
le client n’a plus à communiquer les données sensibles (numéro de carte de crédit, crypto
code) aux sites internet. L’e-wallet est également pratique car il n’y a plus besoin de saisir à
chaque fois son numéro de carte lorsque l’on effectue une transaction en ligne. 40

1.2.2. Les paiements Peer-to-Peer

Le domaine du paiement P2P se développe très rapidement grâce notamment au


développement du paiement instantané dans de nombreux pays, qui donne au paiement
mobile toutes les qualités du règlement en espèce. La démocratisation du Smartphone et de

40
BLANC Aldwin, « les fintechs sont-elles une opportunité ou une menace pour les banques traditionnelles »,
Hes. Page 04.

46
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

son utilisation en tant que moyen de services financiers contribue aussi fortement au
développement de ce marché .

1.2.3. Les paiements internationaux

Le marché des paiements internationaux a toujours été monopolisé par les banques et les
géants du transfert de fonds tel que Western Union et, MoneyGram dont les tarifs élevés sont
souvent justifiés par la complexité et la lourdeur du circuit. Cependant, l’automatisation des
systèmes et le développement technologique ont permis une réduction notable des coûts. Cette
baisse ne s’est pas encore traduite dans les prix des acteurs historiques.

Ayant repéré l’opportunité, les Fintechs ont rapidement développé des systèmes moins
chers et plus conviviaux que ceux existants. Par exemple, Transfer Wise est une start-up
britannique valorisée à 1,6 milliards d’euros et compte deux millions de clients en 2017

1.2.4. Les produits de niche

Le domaine des paiements représente un vivier de Fintech innovantes. Dans ce qui suit,
nous prendrons deux exemples de solutions innovantes : les cagnottes et les monnaies
digitales

- Les cagnottes

Le but de cette solution est de créer « cagnotte virtuelle » dédiée à des dépenses
partagées : organisation de soirée, cadeaux d’anniversaires, pots de départs ou retraites, soins
d’animaux, projets d’entraide et solidarité…Toute personne impliquée peut contribuer en
ligne par un simple clic.

Le Pot Commun ou Leetchi sont des exemples de Fintech françaises spécialisées dans ce
genre de solutions. D’ailleurs elles ont été rachetées respectivement par BPCE et le Crédit
Mutuel.

- Les monnaies digitales

L’intervention des Fintech dans le domaine des monnaies digitales consiste le plus
47
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

souvent à créer des « plateformes d’échanges » chargées de la conversion de la devise


traditionnelle en monnaie digitale, et inversement. Ce service est généralement accompagné
par la fourniture d’un portefeuille électronique de crypto-monnaies. D’autres Fintech se
spécialisent dans la gestion et la sécurisation du portefeuille de monnaies digitales et des «
crypto -assets » en général.

2. Les offres de gestion et d’agrégation de comptes

C’est l’un des domaines présentant les offres les plus disruptives des Fintechs. Etant le
cœur de la relation de la banque avec ses clients, la gestion du compte a connu de nombreuses
initiatives innovantes basées sur l’accès aux comptes et visant à remplacer la banque classique
par la banque « low-cost » des Fintechs.

L’activité de ces Fintechs consiste à fournir aux clients multi-bancarisés une agrégation
une vue globale de tous leurs comptes bancaires, bénéficiant ainsi de la nouvelle directive sur
les services de paiement qui oblige les banques européennes à ouvrir l’accès aux données des
comptes de leurs clients aux Fintechs.

Outre le service d’agrégation de comptes, ces Fintechs peuvent fournir d’autres services
de gestion financière personnelle, tels que la classification des dépenses, la gestion budgétaire,
les notifications et les alertes lorsque le seuil est dépassé.

3. Le financement

Collecter l’épargne pour financer l’économie est un vecteur principal de l’activité


bancaire. Plusieurs Fintechs se sont penchées sur ce domaine.

Le crowdfunding, traduit en français par financement participatif, consiste pour une


entreprise ou un individu à lever des fonds sans passer par l’intermédiaire de la banque.
Généralement, c’est l’addition de nombreux petits investisseurs qui permettent d’atteindre le
montant de financement nécessaire. En effet, les investisseurs et les demandeurs de fonds sont
mis en relation via une plateforme informatique afin que chacun puisse trouver son intérêt.
Nous retrouvons principalement trois grandes catégories de crowdfunding :

48
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

3.1. Equity crowdfunding

En français l’investissement participatif, dans ce cas l’investisseur, institutionnel ou


particulier, finance l’entreprise dans l’idée d’acquérir ultérieurement des parts de la société. Il
devient alors un actionnaire de l’entreprise et peut donc s’attendre à recevoir une contrepartie
financière si le projet porte ses fruits.

3.2. Crowdlending

C’est la forme qui ressemble le plus à ce que proposent les banques. L’investisseur prête
de l’argent à la société et reçoit en contrepartie le remboursement du nominal ainsi que des
intérêts.

3.3. Crowdgiving

Ce sont des dons utilisés pour financer des associations ou pour des raisons humanitaires.
Le principe est simple, la personne se rend sur la plateforme pour faire un don, du montant
qu’elle souhaite. Bien entendu, l'investisseur ne s'attend à rien en retour. Cette solution de
Crowdgiving permet de faciliter les dons avec son système convivial et intuitif ;

L’avantage du crowdfunding consiste à donner à l’épargnant ou l’investisseur la liberté de


choisir le projet qu’il souhaite financer, ce qui n’est pas possible auprès des banques
traditionnelles. En effet, le besoin d’investir en projets éthiques et de financer l’économie
réelle pousse de plus en plus de gens vers les plateformes de financement participatif.
Cependant, le risque dans ce cas est supporté par le client de la plateforme, contrairement au
cas de la banque où elle subit le risque à la place de son client.

4. Les plateformes de l’épargne

Les Fintech dans ce domaine offrent des plateformes appelées Robo-advisors (ou
robots-conseillers) qui permettent une gestion automatisée d’un portefeuille d’actifs grâce à
l’analyse et le traitement des volumes de données (Big Data) ainsi qu’aux technologies
d’intelligence artificielle. A cela s’ajoute un service de conseil personnalisé à forte valeur
ajoutée et à faible coût.
49
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Les plateformes de robot-conseiller peuvent inclure un service de « trading social » avec


des forums ou des pages de réseaux sociaux dédiés, où les investisseurs peuvent partager et
discuter entre eux des différentes stratégies d’allocations de portefeuilles.

Les Robo-advisors sont aujourd’hui en pleine expansion, notamment pour le marché


anglo-saxon où des acteurs confirmés tels que Welthfront et Betterment (Etats-Unis) ou
Nutmeg (Royaume-Uni) sont en train de dénicher de plus en plus de parts. Cependant, ce
marché ne représente aujourd’hui que quelques dizaines de milliards de dollars. Le tableau ci-
dessus synthétise les acteurs dominants des Fintechs :

Tableau 2 : Les différents types de services proposés par les Fintechs

Types de services Promesse Acteurs dominants

E-Commerce Mieux vendre et sécuriser Adyen


Klarna
Stripe …

Commerce de proximité Utiliser le mobile comme Square


TPE et fidéliser via carte iZttle
bancaire Cardlytic …

Offre B2C Simplifier et enrichir l'offre Flinq


aux entreprises Tradeshift
Payoneer …

Wallet Sécuriser l'usage de la carte PayPal


bancaire Paylib
AppelPay …

Transfert de fonds (P2P Baisser les couts des TransferWise


et transferts transferts des fonds Kantox …
internationaux)

Produits de niche Dépend du produit en Leetchi


question Binase
Coinbase …

50
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Néo-Banque Proposer des services N26


digitalisées et à faible cout Bank
Starling …

Agrégateur de compte Créer de nouveaux services Sofort


en accédant aux comptes iDeal
bancaires Mint …

Investissement et prêt Plus de transparence pour Lending Club


l'investisseur Funding cercle …
Baisser les couts pour
l'entité financée

Don Faciliter le financement Kickstarter …


éthique

Robo-advisors Perfectionner et Personnal capital


démocratiser la gestion de Wealthfront
portefeuille pour les Betterment …
particuliers

Source : Régis Bouyala, 2018

- Les Fintechs alliées des banques

Outre les services financiers mentionnés ci-dessus, nous pouvons retrouver d'autres
domaines d'intervention des Fintechs, comme la conformité réglementaire. Un domaine dans
lequel les Fintechs commencent à atteindre une certaine maturité qui leur permet de s’imposer
sur le marché.

Profitant des obligations règlementaires imposées aux établissements bancaires ainsi que
de la multiplication des quantités de données à gérer, les Reg Tech ont apparu, offrant des
solutions spécialisées en conformité.

D’après le cabinet international Alvarez and Marsal, la conformité est désormais un lourd

51
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

fardeau pour les banques, avec 10% à 15% des employés dédiés exclusivement à ce sujet, les
coûts de conformité totalisent 80 milliards de dollars en 2017. Ayant repéré l’opportunité, les
Fintechs se sont rapidement penchées sur ce sujet .

En utilisant les nouvelles technologies telles que le Cloud, l’intelligence artificielle le


block Chain, les Reg Tech ont développé leurs services autour de 5 axes principaux :

1. Know Your Customer

KYC, qui signifie dans le langage bancaire « Know your constumer » (la connaissance du
client en banque), désigne la procédure KYC que les banques entreprennent pour vérifier la
validité de l’identité d’un client.

Les procédures KYC comprennent des éléments tels que la vérification de l’identité, le
contrôle des personnes politiquement exposées (PPE) et des listes de sanctions, la détection de
la fidélité des visages, ainsi que la vérification des documents et de la biométrie.

Une conformité KYC efficace est d’une importance capitale pour les banques et les
institutions financières, car elles garantissent qu’elles ne font pas affaire avec des clients
impliqués dans le blanchiment d’argent et la criminalité financière.

- Formulaires KYC pour les banques

Lorsqu'un client ouvre son compte bancaire, il doit remplir un certain nombre de
formulaires KYC à la banque et prouver son identité. Cette première étape de KYC à
l'ouverture d'un compte vise à recueillir des informations sur l'identité, l'emploi, l'entreprise et
les sources de revenus. C'est pourquoi les banques demandent aux particuliers des documents
tels que les passeports, les permis de conduire, les numéros de sécurité sociale, les justificatifs
de domicile, les numéros de déclarations fiscales, les contrats de travail et les factures
récentes de services publics. Pour le KYC, des relevés bancaires peuvent également être
exigés. Pour les entreprises qui ouvrent un compte dans une banque, le formulaire KYC pour
la banque en France comprendra des informations financières supplémentaires et des données
relatives à la structure et aux activités de l'entreprise.

52
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

L'ensemble de ces vérifications KYC de la banque constitue la première étape du contrôle


KYC. Cette procédure bancaire KYC permet à la banque de vérifier l'identité d'un client et
d'évaluer le niveau de risque qu'il représente quant à son implication dans des crimes
financiers tels que la corruption, le blanchiment d'argent et la fraude.

.2. Détection de fraude

En réalisant une étude comportementale du client pour identifier toute anomalie ou


comportement anormal

La fraude au faux client est une menace redoutable pour les entreprises, pouvant prendre
différentes formes : détournement de marchandise et arnaque au faux devis, mais aussi fraude
au faux transporteur ou fraude au faux fournisseur.

Lorsqu’une entreprise est victime de fraude avérée, il est possible de s’en protéger à
posteriori. Pour cela, il est essentiel de prévenir les différentes parties prenantes, saisir les
autorités compétentes et contacter la banque pour demander un retour de fonds.

Pour ne pas en arriver là, des bonnes pratiques et dispositifs existent pour protéger votre
entreprise : formation des équipes, analyse des signaux faibles présents dans les emails
(business email compromise) et factures, systématisation des contrôles de tiers. L’objectif est
de multiplier les points de vigilances et de contrôles tout au long de la relation d’affaires avec
le tiers.

Pour aller plus loin et sécuriser l’ensemble de votre entreprise aux risques de fraude,
sautez le pas du digital. Trust pair vous accompagne dans l’automatisation des contrôles de
tiers, afin de vous assurer de toujours payer le bon fournisseur sur le bon compte bancaire.

3. Lutte contre le blanchiment

En reliant les bases de données des banques aux bases de données des organismes de
contrôle par des APIs (Application Programming Interface), permettant ainsi l’automatisation
des contrôles. Il existe plusieurs méthodes de prévention :

53
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

3.1. Minimiser les risques tout en offrant un service client fluide

Identifiez les blanchisseurs d'argent et respectez les règles de diligence raisonnable et de


connaissance du client (KYC) tout au long du cycle de vie du client grâce à notre logiciel de
lutte contre le blanchiment d'argent (AML). Évaluer rapidement et précisément le risque et
comparer les clients aux sanctions et aux listes de surveillance mondiales. Intégrer rapidement
et en toute fluidité les bons clients.

3.2. Détecter plus efficacement le blanchiment d'argent

Identifier les comportements inhabituels des clients et les mouvements d'argent suspects.
Nos solutions de lutte contre le blanchiment d'argent disposent d'analyses et de scénarios
avancés conçus et éprouvés pour le secteur des services financiers

3.3. Améliorer l'exactitude et l'efficacité des enquêtes sur la criminalité financière

Exploiter la gestion des enquêtes et des dossiers reposant sur l'intelligence adaptive pour
découvrir les réseaux criminels. Passer plus de temps à enquêter sur les activités réellement
suspectes au lieu de passer au crible les faux positifs.

3.4. Uniformiser les processus de reporting et réduire les coûts

Générez et enregistrez des rapports sur les activités suspectes (SAR) et les transactions
suspectes (STR). Respecter les réglementations et les directives internationales de reporting
en matière d'anti-blanchiment. Gérez plus rapidement et plus intelligemment la conformité en
matière de lutte contre le blanchiment d'argent grâce à des analyses réglementaires préétablies
et à l'intégrité des données de nos solutions anti-blanchiment.

4. Supervision

En créant des portails numériques permettant aux banques de soumettre des données, et
leur validation en temps réel par les autorités de régulation.

Selon le dictionnaire, il s'agit de « contrôler la réalisation d'un travail accompli par d'autres ».
Donc superviser ses activités au sein d'une entreprise signifierait s'assurer qu'elles se
54
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

déroulent correctement. Et si ce n'est pas le cas, pouvoir prendre les mesures nécessaires en
cas de dérive.

5. Reporting

En automatisant la production des rapports réglementaires.

Le reporting client a pour objectif d'entretenir la relation clients-entreprise et de leur


montrer les fruits de votre collaboration. Par exemple, une agence tient informé son client via
un reporting hebdomadaire ou mensuel avec les résultats du projet commandé.

D’après Deloitte, il existe actuellement 299 RegTechs dont la moitié est basées au
Royaume-Uni. Ces acteurs s’appuient sur un business model Software-as-a-Service (Saas) où
les RegTechs commercialisent ses solutions auprès des institutions financières sous forme de
logiciel.

1. Les nouvelles technologies et usages

Pour répondre aux attentes des clients, les banques sont dans l’obligation de s’appuyer sur
des Outils numériques.

1. Application Programming Interface

API est un sigle signifiant « Application Programming Interface », qui se traduit par
« interface de programmation d’application ». Il s’agit d’une interface informatique visant à
connecter un logiciel ou une application à d’autres systèmes distincts afin qu’ils puissent
échanger leurs fonctionnalités, leurs services, leurs technologies et leurs données. L’API se
matérialise comme une passerelle d’accès à une fonctionnalité détenue par une entité
indépendante.

Grâce à un langage de programmation universel, elle favorise l’interaction entre


utilisateurs et fournisseurs par l’envoi de requêtes d’accès aux services du fournisseur. Elle
facilite la création et l’intégration de fonctionnalités afin que les développeurs n’aient pas
besoin de maîtriser complètement le programme qu’ils souhaitent exploiter.

55
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Aujourd’hui, l’API permet de partager données et informations à plusieurs utilisateurs et


constitue donc un moyen efficace de développer la collaboration, de favoriser l’innovation
numérique, mais aussi de monétiser ses données pour générer plus de revenus.

En effet, l’entrée en vigueur de la DSP (délégation de service public) 2 a permis une


accélération de l’ouverture de l’industrie bancaire, et l’apparition de nouveaux modèles de
distribution basés sur l’Open Banking. Depuis, les établissements financiers voient leur
position historique progressivement remise en question par de nouveaux acteurs qui viennent
s’insérer dans leur chaîne de valeur. Par exemple, les agrégateurs de comptes peuvent accéder
aux données des comptes bancaires des clients, et ils peuvent à tout moment fournir à
l’utilisateur une vision consolidée de l’état de ses différents comptes en collectant les
informations via les API de la banque en question. De même, Les initiateurs de paiement
peuvent de leur côté agir directement sur le compte bancaire du client sous son autorisation
pour effectuer un paiement sans passer par la banque ou utiliser la carte. En effet, pour
exécuter l’ordre de paiement donné par l’utilisateur, l’initiateur de paiement accède au
système d’information de la banque à l’aide de l’API mis en place et effectue l’opération
nécessaire, à savoir débiter le compte en question.

Bien que la mise en place des APIs et le développement de l’Open Banking ne semblent
profiter qu’aux nouveaux acteurs, la banque est réellement le premier bénéficiaire.

En effet, il ne s’agit plus pour la banque de produire et distribuer ses produits et services à
ses propres clients via ses canaux habituels bien que ce modèle continue à exister. Néanmoins,
l’Open Banking, à travers les APIs, ouvre les perspectives de la banque sur de nouveaux
Business Models et donc de nouvelles sources de revenus :

1.1. Modèle Marketplace

Le modèle de la Marketplace constitue une rupture dans le modèle producteur-distributeur des


banques. Au lieu de distribuer uniquement ses propres produits, la banque agrège les produits
provenant de ses usines de fabrication et ceux des fournisseurs spécialisés.

1.2. Modèle Bank-as-a plateforme


56
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Dans ce modèle, la banque distribue à ses clients des produits fabriqués par des tiers. Elle
devient donc un lieu de rencontre entre ses clients et les tiers. L’enjeu est de favoriser l’Open
Innovation et de proposer aux clients de la banque les services bancaires les plus innovants du
marché. Par exemple, une application de Robo-advisor peut proposer sa solution de gestion
automatisée de portefeuille sur la plateforme d’une banque en ciblant ses clients. Il s’agit d’un
modèle gagnant gagnant car il permet en contrepartie aux acteurs externes d’avoir accès aux
clients de la banque et donc d'accélérer leurs développements.

1.3. Modèle Bank-as-a-Services

Il s’agit pour la banque d’exposer ses ressources, et plus particulièrement ses données qui
seront exploitées par des prestataires qui se chargeront de fabriquer et de distribuer les
produits. C’est comme si la banque passait d’un rôle de distributeur à un rôle de grossiste, elle
sera finalement non visible du client. Dans ce cas, la banque passe d’une économie de
produit B2C à une économie de services B2B en monétisant ses API.

Ces nouveaux business model ne sont pas exclusifs et le défi pour les banques sera de

Savoir tirer parti de chacun d’eux avec pour seul objectif : apporter de la valeur aux clients.

2. Le Big Data

La technologie Big Data, traduite en français par méga données ou « données massives »,
est une masse hétérogène de données numériques issues de la part des entreprises et des
particuliers dont ses caractéristiques (Volume, Variété, Vitesse) requièrent des outils
informatiques de stockage et d’analyse spécifiques et de plus en plus sophistiqués. 41

Le Big Data est une innovation qui révolutionne le secteur bancaire au sein de toute sa chaine
de valeur. En amont, la technologie Big Data permet de renforcer la connaissance des clients
et leur satisfaction (par exemple : une personnalisation des produits et des services offerts par
l’utilisation de source de données auxquelles le client aura accès). En aval, Le Big Data

41
BOURAHIDOUN, M. L, « impact des méthodes analytiques dans le contexte des données massives »,
Mémoire Master en informatique. Promo [Link] 03.

57
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

permet d’identifier en temps réel tout comportement qualifié d’anormal afin d’éviter toute
utilisation frauduleuse des cartes bancaires ou virement.

Figure 3: Les outils du Big Data

Source : [Link]

3. L’Intelligence Artificielle

L’intelligence artificielle c’est « la construction de programmes informatiques qui


s'adonnent à des tâches qui sont pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des
êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que :
l'apprentissage perceptuel, l'organisation de la mémoire et le raisonnement critiquée. » 42

Pour les banques, cette technologie va permettre :

- De détecter les opérations frauduleuses

- De perfectionner les services rendus

- D’améliorer l’expertise des conseillers

- D’automatiser les opérations chronophages

- D’analyser les transactions en temps réel

42
Marvin Lee Minsky, « définition de l’intelligence artificielle », [Link]://tpe-intelligence-

58
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

- De gérer de manière automatique les portefeuilles.

Figure 4: Le rôle de l’intelligence artificielle dans la Banque

Source :
[Link]
[Link]

4. Block Chain

La technologie Block Chain peut-être-défini comme étantune base de données


transactionnelles distribuée, comparable à un grand livre comptable décentralisé et partagé,
qui stocke et transfère de la valeur ou des données via internet de façon transparente et
sécurisée et sans organe central de contrôle. Ce livre conserve l’historique de toutes les
transactions dans des « blocs » depuis sa création. Chaque membre du réseau en possède une
copie à jour. Ce registre est actif, chronologique, distribué (distributed ledger), vérifiable et
protégé contre la falsification par un système de confiance réparti appelée « consensus » entre
les membres ou participants (nœuds).

Cette technologie permet d’éliminer, les délais et les coûts de transaction, puisqu’elle élimine
la nécessité de recourir à une autorité centrale dite « de confiance », telle que la chambre de
compensation.

59
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Figure 5: Comment la Block Chain bouscule le financement du commerce

Source :
[Link]
rce-international-223762

2. Les Chats Bots

Un chabot ou agent de conversation est un robot logiciel pouvant dialoguer avec un individu à
travers un service de conversations automatisées qui se déroule en grande partie en langage
naturel. Le chabot utilise à l’origine des bibliothèques de questions et réponses, mais les
progrès de l’intelligence artificielle lui permettent de plus en plus « d’analyser » et de «
comprendre » les messages et d’être doté des capacités d’apprentissage liées à la machine
Learning. Par conséquent, un gain de temps pour les conseillers qui peuvent se consacrer à
des questions à forte valeur ajoutée, cet outil permet également de réduire les frais fixes et
d’augmenter l’efficacité commerciale.

Par ailleurs, l’utilisation du chat bot est partiellement expérimentale car il présente un certain
risque en fonction des dérapages possibles de la part des internautes. Cependant, les progrès

60
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

dans ce domaine sont très rapides.43

Figure 6: Analyse du client grâce à l’utilisation des chabots, exemple.

Source :
[Link]
-[Link]

Figure 7: Utilité des chabots pour le client.

Source :
[Link]
-[Link]

43
[Link]

61
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

2. L’impact des Fintech sur le secteur bancaire

Avec le développement du digital, de nouveaux venus sont en train d'investir tous les
métiers de la banque, du financement au paiement en passant par l’investissement. Voyons
quels sont les impacts des Fintech sur le secteur bancaire.

En 2021, près de 3 milliards de personnes utiliseront leurs mobiles, tablettes, ordinateurs


ou montres connectées pour accéder à leurs services bancaires, selon une étude récente. Cela
représente une hausse de plus de 50 % en l'espace de 5 ans.

1. L'impact des Fintech sur le paiement

Grace à la généralisation des technologies mobiles et au développement du cloud


computing (l’exploitation de la puissance de calcul ou de stockage de serveurs sur le réseau
internet), entre autres, il est désormais possible d'effectuer des paiements par d'autres
systèmes que ceux d'une banque. Et cela ne date pas d'hier : PayPal a été créée en 1998.

Le secteur du paiement est probablement celui qui a été attaqué le plus fortement, et qui
échappe désormais le plus aux banques : aujourd'hui il est possible d'effectuer tous les
paiements de la vie quotidienne sans passer par sa banque. Parmi les plus belles réussites dans
le domaine des nouvelles solutions de paiement en France, on peut parler de la cagnotte en
ligne Leetchi par exemple qui revendique aujourd'hui plus de 7 millions d'utilisateurs dans
150 pays .44

2. L'investissement et l'épargne des particuliers

Gérer son argent est un des sujets les plus importants en utilisant les robo-advisors.

Le robo-advisor ou « robot-conseiller » en français, est un conseiller en gestion de


patrimoine automatisé qui assure la gestion de portefeuilles sur internet, avec une faible
intervention humaine, voire pas du tout.

Basé sur des algorithmes et sur l'étude de nombreuses données, le robot propose des conseils

44
[Link]

62
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

sur les achats et ventes à réaliser sur différentes classes d'actifs (actions, obligations,
monétaire). Il peut même décider de valider les opérations si le client l'autorise à le faire.

Les robo-advisors s'adressent à tous types d’investisseurs, y compris les investisseurs les plus
modestes. En effet, cette technologie permet d'abaisser le cout de la gestion de patrimoine.

3. Fin Tech et financement des entreprises

Nous allons maintenant parler de financement des entreprises, et surtout des Petites et
Moyennes Entreprises qui sont si importantes pour l’économie Française.

Certaines PME ne trouvent pas toujours de financement auprès de leurs banques historiques.
Elles se tournent donc parfois vers le financement participatif en prêt le « crowdlending ».

Le concept du financement participatif repose sur une mise en relation directe, via une
plateforme sur Internet, de porteurs de projets en quête d’argent avec des particuliers désireux
de prêter ou d’investir une partie de leurs économies.

Et même si le crowdfunding ne pèse pas encore très lourd en valeur absolue, sa


progression est en revanche impressionnante.

Certains organismes prévoient que des plateformes de prêts comme Lendix permettront
de financer les entreprises à hauteur de plus qu’un milliard d’euros au début des années 2020.

63
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Tableau 3 : Catégories des Fintech et offres

InsurTech : Reg Tech :


PayTech :
Innovation numérique Innovation destiné à
Solution d'optimisation de
dans le domaine simplifier le suivi des
tous types de paiements :
d’assurrance. contraintes
Leetchi,Pumpkin,
PotCommon …. réglementaires
financières.

Comparateur : Robo-advisor :
Catégories des Conseil en investissement et
Solution de comparaison de Fintech et
produits financiers (comptes gestion de portefeuille
offres
bancaires, crédits et numérisé voire
placement).

Crowdfunding : plateforme Néo-Banque : Banque


Cash management :
de financement participatif dématérialisé des Solution numérique de
faisant appel à un grand services bancaires
gestion des dépenses
nombre de personnes pour innovants et à moindre personnelles ou des flux
financer un projet. cout. de trésorerie d’une
entreprise.

Source : élaborées par nos soins

64
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Tableau 4: Opportunités et menaces des Fintech par rapport aux banques

Nous allons à présent lister les différents opportunités et menaces des Fintech par

Rapport aux banques :

Opportunités Menaces

- Notoriété et solidité des institutions - Législation de l’autorité fédérale de


financières bancaires ; surveillance des marchés financiers.

- Effectuer une révolution numérique ; - Nouveau style de consommation

- Diversifier sa clientèle ; - Apparition des nouvelles


technologies innovantes
- Baisser les prix des prestations des
banques ; - Concurrence sur les prix

- Optimisation de la relation client et ses - Concurrence directement les services


services . financiers.

Source : élaborées par nos soins en se basant sur un document « les Fintech sont-elles une
opportunité ou une menace pour les banques traditionnelles ? »

3. Les Fintech bousculent le modèle économique de la banque traditionnelle

Depuis une dizaine d’années, les Fintech connaissent une expansion importante de leurs
activités et se développent rapidement. D’à peine 1 milliard de dollars en 2008, les levées de
fonds auprès des investisseurs internationaux à destination de ces start-ups de la finance
atteignaient 3 milliards de dollars en niveau mondial en 2012. En 2018, elles avoisinaient 40
milliards de dollars et pas moins de 10 000 Fintech étaient recensées en 2019, dont 500 en
France.

Ce développement rapide des Fintech s’est traduit par une remise en cause des positions
acquises par les banques traditionnelles sur leur marché domestique dans tous les domaines de
l’activité financière, à l’exception de l’activité de prêt qui demeure inaccessible aux Fintech

65
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

en raison de la nécessité de disposer d’un agrément spécifique basé entre autres sur
l’obligation de mobiliser des montants très élevés en fonds propres.

Que ce soit dans les services de paiement (cartes, prélèvements, virements mais aussi
agrégateurs de comptes ou tiers prestataires), les services d’investissement (robot traders) ou
les services de financement «crowdfunding», les Fintech se positionnent en concurrents direct
des banques auprès de leur clientèle de particuliers ou d’entreprises qu’elles cherchent à
capter en leur proposant de nouveaux modes de relations basés sur une expérience client
renouvelée, une offre digitale apportant une véritable évolution technique pour un coût très
inférieur aux pratiques tarifaires bancaires habituels. Ce positionnement des Fintech apparaît
particulièrement pertinent au regard des attentes des nouvelles générations et notamment de
celle des « milléniales » qui sont plus enclines que leurs aînés à recourir aux solutions
digitales et collaboratives et à gérer seuls leurs comptes et leurs accès aux services financiers,
c’est-à-dire sans avoir l’utilité de recourir aux services des agences bancaires.

Face à ces nouveaux usages issus de l’économie collaborative et de la révolution digitale, les
Banques traditionnelles n’ont pas pu éviter une érosion de leurs parts de marché dans les
activités des services à la clientèle qui figurent pourtant parmi les plus rémunératrices.

66
Chapitre 02 : L'évolution des Fintechs et leurs impact sur les Banques

Conclusion :

L’accélération des innovations technologiques a permis l’émergence des nouveaux


acteurs, plus agiles et répondant aux attentes des consommateurs. Ainsi, ces startups ont créé,
à l’aide des nouvelles technologies, de nouveaux business modèles et de nouveaux services
financiers qui impactent les business modèles classiques des acteurs financiers traditionnels et
bouleversent ainsi leur domination sur les différents segments du secteur bancaire et financier.
A ce stade, des initiatives de transformation digitale des banques sont apparues dans le but de
répondre aux besoins des clients mais aussi pour s’adapter à l’ère des nouvelles technologies
et s’ouvrir à de nouvelles opportunités de croissance.

L’expression Fintech associe les termes « finance » et « technologie ». Elle est souvent
employée pour les entreprises jeunes et innovantes qui utilisent la technologie pour repenser
les services financiers : comptes et moyens de paiement, prêts, assurance, etc.

Les Fintechs ont, au cours de la dernière décennie, investi le monde financier en y


important de nouvelles technologies issues de la révolution numérique, tirant ainsi profit des
nouveaux modes de consommation et des offres de service innovants déjà expérimentés dans
d’autres secteurs commerciaux.

La crise financière de 2007/2008 a également joué un rôle dans l’émergence des Fintechs
parce qu’elle a entamé la confiance que le public avait dans le système financier. L’apparition
de nouvelles réglementations des activités bancaires en Europe ont par la suite permis
d’ouvrir ces marchés à de nouveaux acteurs.

Rupture digitale, crise financière et évolution réglementaire sont donc les principaux
ingrédients qui ont permis aux Fintechs de faire leur entrée dans le monde de la finance et
notamment, le secteur bancaire.

Les Fintechs sont une force puissante façonnant l’avenir de la finance. La collaboration

entre fintechs et banques reste un point prépondérant.

67
Conclusion générale
Une banque est une institution financières essentielle qui collecte l'épargne, accorde des prêts
et met à la disposition des clients des moyens de paiement. Bien encadrée, elle est un puissant
levier de développement économique, mal encadré, l'activité bancaire est source d'instabilités
et de crises.
Il existe de nombreux types de banques et d’institutions financières qui offrent des
services similaires : banques centrales, banques commerciales, banques d’affaires, services
financiers spécialisées et gestion d’actifs … Comprendre comment les différentes banques
sont structurées et comment elles servent la communauté est essentiel afin de trouver la
solution idéale pour les attentes et besoin des clients.
Les banques prennent quatre types de risques : les risques de contrepartie, les risques de
marché, les risques de transformation et d’illiquidité, et les risques d’organisation.
Les banques traditionnelles sont en pleine mutation et doivent relever conjointement
plusieurs défis : elles doivent répondre aux changements de comportements de leurs clients
suite à l’arrivée des nouvelles technologies et faire face à de nouveaux acteurs sur le marché
bancaire.
La Fintech peut être définie comme un sujet interdisciplinaire qui allie finance,
management de la technologie et management de l’innovation. Mais pour mieux comprendre
le phénomène des fintechs, il nous semble judicieux de commencer par la digitalisation du
secteur financier, car c’est à travers cette digitalisation que les fintechs sont apparues.
Une Fintech fait référence à l'utilisation de technologies innovantes, souvent connectées,
afin d'offrir à un large public des prestations financières plus adaptées que ce que proposent
les institutions bancaires. Leur objectif est de remplir les mêmes fonctions qu'un banquier et
donnent aux client une alternative pour ne plus passer par les banques.
Les bouleversements technologiques redéfinissent la manière dont les banques exercent
leurs activités. Les entreprises fintechs sont entrées dans l’espace bancaire et offrent aux
banques et autres institutions financières des solutions technologiques qui comprennent des
plateformes transactionnelles moins couteuses, des offres de produits et services innovants
ainsi que des canaux de distribution plus pratiques. Par conséquent, les perturbations
n’entraineront pas nécessairement la disparition des banques elles-mêmes, mais plutôt celle de
leur offre de produits et des personnes qui les fournissent.
Sans aucun doute la technologie aura un impact révolutionnaire sur le secteur bancaire. Le
développement rapide des innovations technologiques, l'évolution des choix des
consommateurs ainsi que la numérisation croissante des services financiers sont la base du
progrès des fintechs.
D’une part, Certaines Fintech ont pour objectif de concurrencer les banques. Elles
proposent par exemple des solutions de paiement/transfert de fond, de financement ou encore
de gestion de compte, moins chères, plus efficaces, transparentes, et répondent parfaitement
aux attentes des clients. La collaboration entre banques et fintechs peut être très fructueuse
selon différentes formes (partenariat, incubation, investissement…). La population sera très
satisfaite de ces entreprises dans lesquelles elle voit un substitut aux banques traditionnelles, il
y aura alors une migration massive des clients des banques vers les sociétés Fintech. Ces
dernières proposeront des services toujours plus personnalisés grâce à l’innovation de moyens
financiers.
D’autres part, Les banques s'adaptent à la transformation digitale grâce aux fintechs. Les
fintechs apportent désormais leur expertise aux banques à travers un partenariat pour leur
permettre d’offrir des services simples, rapides et néanmoins sécurisés à leurs clients.
En travaillant avec des fintechs, les banques accélèrent leur transformation digitale et offrent
des services plus innovants à leurs clients. De leur côté, les fintechs apportent aux banques
une expertise nouvelle en matière de technologie et de sécurité. Elles les aident ainsi à
développer des services en ligne fiables et sécurisés.
De cette façon, les banques répondent aux besoins en constante évolution de leur client et
restent compétitives sur le marché financier. Parallèlement, les fintechs ont accès à un grand
nombre de clients potentiels via la banque traditionnelle
La collaboration entre banques et fintechs : un challenge gagnant pour tous. Les
partenariats entre banques traditionnelles et fintechs ne peuvent qu’être bénéfiques pour les
clients car ils leur offrent une expérience de services financiers plus efficace, rapide et
confortable.
En travaillant ensemble, les banques et les fintechs peuvent proposer des services
financiers innovants aux clients (applications de gestion de leur compte en ligne, paiements en
ligne, et même prêts en ligne). Les clients peuvent ainsi bénéficier des avantages des fintechs
tout en restant fidèles à leur banque.
Dès lors, les partenariats entre banques et fintechs contribuent largement à la satisfaction
et à la fidélisation sur le long terme. Les banques peuvent ainsi conserver leur portefeuille
client tout en s'adaptant aux nouveaux besoins de la société, tandis que les fintechs peuvent
progressivement atteindre la rentabilité et conquérir des parts de marché.
Un avenir prometteur pour les banques et les fintechs. La collaboration entre les banques
et les fintechs ne fait que commencer, et les perspectives sont très prometteuses. Grâce à des
partenariats de plus en plus étroits, les banques pourront continuer à satisfaire les besoins en
constante évolution de leurs clients et à leur offrir des services toujours plus innovants et
performants.
Les fintechs tirent déjà parti de ces partenariats pour accélérer leur propre développement
et atteindre une audience encore plus large. Il s’agit d’une tendance de fond qui ne fera que
s’accroître.
Les avancées technologiques continuent de se produire à un rythme rapide : block Chain,
intelligence artificielle, analyse de données, etc. Les banques et les fintechs doivent travailler
ensemble pour les exploiter au mieux dans le but d’améliorer les services financiers existants
tout en créant de nouvelles opportunités pour les clients. Elles devront aussi rassurer les
clients les plus réticents en renforçant leur confiance dans le secteur financier en général et,
plus spécifiquement, dans la protection de leurs données et de leurs fonds.
Bibliographie
Bibliographie

Bibliographie
Ouvrages :
 J-P Capal et O. Garnier, « Dictionnaire d'économie et de science sociale » Hatier, Paris
1994. Page 20.
 DIATKINES, S « les fondements de la théorie bancaire, des textes classiques au
débats contemporains », DUNOD, Paris 2002, P19-20.
 Dov Ogien, Comptabilité et Audit Bancaire, 2éme Edition, DUNOD, Paris,2008,
P11-12.
 Jean PIERRE TOERING et FRANCOIS BRION, « les moyens de paiement » édition
PUF, Paris, 1996, P11.
 PIEDELIEVER, S « Instruments de crédit et de paiement », édition DALLOZ, Paris
2010, P249.
 HENRI Guitton et Bramoule Gérald. « Economie politique »13e Éd DALLOZ, Paris,
1998, P85.
 Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris,
1996, p 55.
 PROVENCE R, « La banque », DUNOD, 27ème éd, paris, 1967, p75.
 G. NAULEAU & N. ROUACH : « le contrôle de gestion bancaire et financière »,
revue de Banque, 1999.P310.

 IFACI France : « s’initier à l’audit interne », P12 documentation de la CNEP Banque


 F. DESMITCH : « pratique de l'activité bancaire », dunod, paris ,2004, P239.
 RAMBURE D, les systèmes de paiement, édition Economica, paris, 2005, p.118.
 Bertrand Belvaux, « Crosscanal et Omnicanal », DUNOD, Paris ,2015, p 8-9.
 Bettinger, A. FINTECH: A series of 40 time shared model used at manufacturers
Hanover Trust, Interfaces, 2(4), (1972). P62-63.

 Régis Bouyala, La révolution Fintech, acte 2, RB édition ,2018.


 Eonnet.Y, Manceron.H « Fintech les banques contre attaquent », Edition
DUNOD ,2018.
 [Link], « comprendre la banque », édition pages bleues, 2015, p08.
Bibliographie

 RAMBURE, D « les systèmes de paiement », Paris, édition ECONOMICA,2005, p83.


 Jean-Pierre Toering et François Brion, « les moyens de paiement », édition PUF, paris,
1996, p61.

Articles:
 Thomas STEINVILLE, La Fin Tech et les nouveaux rapports de force sur le secteur
bancaire et financier.
 Pierre SIMON Président, Paris – ile de France Capitale économique, Nouvelles
Technologies et services financiers, REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE.
 Extrait d'un article de formation « MOOC et le digital de la banque », écrit par Jean
Michel Pailhon.
 T, Dufour, M. Vileyn, O, Fliche, J. Dorelencourt, G. Clément, La transformation
numérique dans le secteur bancaire français, ACPR, BANQUE DE France.

Mémoires :
 MENAD, R « l'impact des Fintechs sur le secteur bancaire, Cas pratique du la Trust
banque et la fintech Kepler technologie ». Mémoire de master 2018-2019, UMMTO.

 Tchalo, DBN « l'impact des Fintech dans la banque ; cas de la BADR DGA
engagements ». Mémoire de master 2021-2022, UMMTO.

 BACHA.S et CHIKHAOUI.L « l'impact de E-Banking sur la performance bancaire,


cas de l’Agence CPA N°189 de DRAA BEN KHEDA ». Mémoire de master
2018-2019, UMMTO.
 CHERRABA, FZ « Evaluation du E-Banking en Algérie ». Mémoire de master
2019-2020, UMMTO.
 ALIANE, R et CHAOUCHE, A « La contribution des transactions électroniques à
l'évolution du système bancaire dans une approche plus moderne, CAS :
CNEP-Banque » Mémoire de master 2022-2023, UMMTO.

 Cong N G, « Competition between traditional banks and finTech »BACHELOR’S


Degree Programme in International Business, Option of Accounting and Finance,
December 2019.
Bibliographie

 HAMIDOUCHE, Y et IKHLEF, N « les fintechs menacent-elles les banques


traditionnelles ». Mémoire de master 2020, UMMTO.
 BELKESSAM, Y et AKLI, C « La Modernisation des moyens de paiement et l'impact
de la crise sanitaire covid-19 sur les moyens de paiement électronique au sein de la
BNA ». Mémoire de master 2021-2022 , UMMTO

Références webographies :

 [Link]
%20SUBLET%20Romain%20B3%[Link]
 [Link]
B_2008_Le_risque_systemique_dans_le_secteur_bancaire.pdf
 [Link]
 [Link]
23-selon-lamf/
 [Link]
uoi-s-agit-il
 [Link]
 [Link]
uoi-s-agit-il
 [Link]
e
 [Link]
utationnel-un-enjeu-transverse-pour-les
 [Link]
 [Link]
 [Link]
%20le,'identit%C3%A9%20d'un%20client
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]
[Link]
 [Link]
commerce-international-223762
 [Link]
 [Link]
[Link]
Bibliographie

 [Link]
[Link]
 [Link]
[Link]
[Link]/les-fintechs-face-aux-banques-commerciales-traditionnelles%25C2%25A
0-vers-une-profonde-recomposition-du&ved=2ahUKEwjv_6-DvZyIAxU5cfEDHVTv
EHEQFnoECBkQAQ&usg=AOvVaw2TqMMnQfx8K_VXnbcaPRa1.
Résumé :

L'avènement d’internet et des terminaux mobiles a entraîné de nouveaux comportements


et de nouvelles habitudes de consommation. L’impact sur les banques,
actrices centrales de l’économie, a été gigantesque. En effet, le secteur
bancaire a été fortement touché par la révolution digitale, avec des mutations qui ont
bouleversé le modèle classique de prestation des services bancaires, et qui ont fait émerger de
nouveaux types d’acteurs, à savoir les FinTech.
Les banques traditionnelles ont entamé leurs projets de transformation digitale, en mettant
l’accent sur la relation client. Toutefois, un long chemin leur reste à parcourir, notamment
pour l’adoption des nouvelles technologies.
Mots clés : Banque traditionnelles, Risques classiques , FinTech, Transformation digitale,
Nouvelles technologies.

Abstract:

The advent of the internet and mobile devices has led to new behaviors and new
consumption habits. The impact on banks, central players in the economy, has been gigantic.
Indeed, the banking sector has been strongly affected by the digital revolution, with changes
which have disrupted the classic model of providing banking services, and which have given
rise to new types of players, namely Fintech.
Traditional banks have started their digital transformation projects, with an emphasis on
customer relations. However, they still have a long way to go, particularly in the adoption of
new technologies.
Keywords: Traditional banks, classic risks, FinTech, digital transformation, new
technologies.

Vous aimerez peut-être aussi