CHAPITRE : GENERALITES SUR
LA CONSOLIDATION
Les comptes consolidés ont pour but de donner une image globale de l’activité et de la
situation d’un ensemble de sociétés qui, bien que juridiquement indépendantes, sont soumises à une
unité de direction et constituent ainsi une entité économique.
Le bilan consolidé et le compte de résultat consolidé de cet ensemble de sociétés sont
présentés comme s’il s’agissait du bilan et du compte de résultat d’une seule entreprise. Les comptes
des différentes sociétés sont regroupés en appliquant l’une des trois méthodes :
intégration globale,
intégration proportionnelle,
mise en équivalence,
selon le degré de dépendance des sociétés consolidées à l’égard de la société dominante.
I- INTRODUCTION ET DEFINITIONS
A) Les groupes de sociétés
1- Définition des groupes
Un groupe est un ensemble de sociétés qui :
- ont chacune une personnalité juridique autonome ;
- mais sont soumises à une unité de direction.
La société dont les dirigeants détiennent le pouvoir de décision est la société mère. Elle
contrôle les autres sociétés du groupe (ou filiales). Le contrôle peut être défini comme « le pouvoir de
décider de la politique financière et de l’activité d’une entreprise de façon à en retirer des profits ». La
société mère assure généralement son contrôle par la détention de la majorité des droits de vote dans
les assemblées générales des sociétés filiales.
Remarque :
L’ensemble dont les comptes sont consolidés s’étend au-delà du groupe au sens strict
puisque la consolidation englobe des sociétés où la société mère n’est pas majoritaire mais où elle
détient, néanmoins, une influence notable.
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2- La nature des liens entre la société mère et les sociétés du groupe
Participation réciproque
Participation directe Participation indirecte Participation circulaire
(ou croisée)
M1 M1 M1 M1
F3
F2 F2 F2 F2
F3
Participation directe de Participation indirecte de Participation croisée entre Participation circulaire
M1 dans F2 M1 dans F3 par M1 et F2 entre M1, F2 et F3
l’intermédiaire de F2
1- Il est interdit à une société F2 de posséder des actions d’une société M1 si la société M1 détient une
participation supérieure à 10% dans le capital de la société F2.
2- Il y a autocontrôle si une société M1 détient une fraction de son propre capital sur l’effet d’une
participation circulaire. Les actions d’autocontrôle (actions de M1 détenue par F3) sont privées du droit de
vote.
3- Le pourcentage d’intérêts et le pourcentage de contrôle
Le pourcentage d’intérêts de la société mère dans une filiale exprime la fraction du
patrimoine de la filiale qui appartient directement ou indirectement à la société mère. Le pourcentage
de contrôle de la société mère dans une filiale exprime le nombre de droits de vote dont dispose la
société mère à l’assemblée générale de la filiale.
Calcul des pourcentages de M1 dans F3
Exemple A Exemple B Exemple C
M1 M1 M1
55% 55% 20% 40%
Organigramme F2 F2 40% F2
70% 30% 30%
F3 F3 F3
Pourcentage 55% * 70% = Directement 40% Directement 40%
d’intérêt de M1 dans 38.5%
F3 Indirectement Indirectement
55% x 30%……. 16,5% 20% x 30% 6%
Total……………………. 56,5% Total……………………. 46%
Indirectement Directement 40% Directement 40%
70% Indirectement 30% Indirectement néant
M1 contrôle F2 et Total……………………. 70% Total……………………. 40%
Pourcentage de
détient donc M1 contrôle F2 et détient Le pourcentage de 20% est trop faible
contrôle de M1 dans
indirectement donc indirectement 30% des pour assurer le contrôle de F2. Les votes
F3
70% des votes votes dans F3 de F2 à l’assemblée de F3 ne sont donc
dans F3 pas contrôlés par M1.
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II- LE PERIMETRE DE CONSOLIDATION
Le périmètre de consolidation d’un groupe définit les sociétés dont les comptes doivent
être inclus dans les comptes consolidés du groupe.
Les sociétés sur lesquelles la société mère exerce directement ou indirectement un
contrôle exclusif, un contrôle conjoint ou une influence notable, sont incluses dans le périmètre de
consolidation.
A) L’inclusion dans le périmètre de consolidation
1- Le contrôle exclusif
Le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle
d’une entreprise afin de tirer avantage de ses activités. Il résulte d’un contrôle de droit, d’un contrôle
de fait ou d’un contrôle contractuel.
a) Contrôle de droit
Il y a contrôle de droit quand le pourcentage de contrôle de la société dominante dans la
filiale est supérieur à 50%.
b) Contrôle de fait
Il y a contrôle de fait quand la société dominante désigne, pendant deux exercices
consécutifs, la majorité des membres des organes de direction, d’administration ou de surveillance.
Le contrôle de fait est présumé quand la société dominante dispose, pendant deux
exercices, d’un pourcentage de contrôle supérieur à40% (et qu’aucun autre associé ne détient une
fraction du capital supérieure à celle de la société dominante). La dispersion du capital entre de
nombreux « petits porteurs » facilite le contrôle de fait.
c) Contrôle contractuel
Il y a contrôle contractuel si les deux conditions suivantes sont réunies :
- la société dominante dispose d’une participation dans la société consolidée (au moins
une action) ;
- et il existe un contrat (convention de vote, contrat optionnel ouvrant le droit
d’acquérir une participation complémentaire) qui assure le contrôle de la société
consolidée ; à l’étranger d’autres sortes de contrats ou certaines clauses statutaires
peuvent être à l’origine du contrôle contractuel.
Remarque : Une entité ad hoc est une structure juridique distincte dont l’activité n’est en fait
exercée que pour le compte de l’entreprise dominante. Si les conditions du contrôle exclusif sont
réunies, l’entité ad hoc est comprise dans le périmètre de consolidation.
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2- Le contrôle conjoint
Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par
un nombre limité d’associés ou d’actionnaires.
Les politiques financière et opérationnelle sont décidées d’un commun accord entre les
sociétés exerçant le contrôle conjoint et aucun d’entre eux n’est susceptible d’imposer ces décisions
aux autres. Un contrat doit définir et organiser le contrôle conjoint de l’entreprise exploitée en
commun.
3- L’influence notable
L’influence notable est le pouvoir de participer aux politiques financière et opérationnelle d’une
entreprise sans en détenir le contrôle.
Elle est présumée lorsque la société dominante dispose d’un pourcentage de contrôle au moins égal à
20% dans une entreprise
Exemple : L’organigramme du groupe M1 est présenté ci-dessous.
M1
50% P
50%
80% 45% F 8
33%
15%
F2
15% 18%
F4 F6
25%
80%
F3
F5 F7
Légende : Contrôle Contrôle Influence Hors
Exclusif conjoint notable consolidation
- 25% des actions de la société F3 sont des actions à dividende prioritaire sans droit de
vote détenus par d’autres actionnaires que les sociétés M1 et F2,
- la participation de la société M1 dans la société F6 est détenue depuis cinq ans et
aucun autre actionnaire ne détient dans F6 une participation supérieure à 45%,
- la société F8 est gérée d’un commun accord entre la société M1 et la société P et
exploitée en commun par ces deux sociétés.
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B) L’exclusion du périmètre de consolidation
Les RMCC prévoient deux cas d’exclusion obligatoire du périmètre de consolidation et
un cas d’exclusion facultative.
1- Exclusion obligatoire
Une entreprise dépendante doit être laissée en dehors de la consolidation quand :
les actions ou les parts de la filiale sont détenues, dès leur acquisition, uniquement en
vue d’une cession ultérieure ;
Exemple : Convention de portage par laquelle une entreprise a l’obligation d’acheter
des titres à un porteur au terme d’une période et à un prix déterminé à l’avance, ce
porteur ayant l’obligation de les lui vendre. Le porteur est généralement une banque
dont l’intervention évite à l’entreprise acheteuse d’avoir à payer les titres dans
l’immédiat. Le porteur doit ainsi exclure ces titres de son périmètre de consolidation.
Des restrictions sévères et durables remettent en cause substantiellement le contrôle
exercé par la société dominante ou les possibilités de transferts de trésorerie entre la
filiale et les autres sociétés du groupe.
Exemple : Filiale implantée dans un pays à haute instabilité politique.
2- Exclusion facultative
Une entreprise dépendante peut être laissée en dehors de la consolidation quand :
La société dépendante n’a pas d’importance significative et peut être exclue sans
altérer l’image fidèle de l’ensemble consolidé.
III- APERÇU DES METHODES DE CONSOLIDATION
A) Forme de contrôle et choix de la méthode
A chacune des formes de contrôle, correspond une méthode particulière de consolidation
des comptes.
Forme de contrôle Méthode de consolidation
Contrôle exclusif Intégration globale
Contrôle conjoint Intégration proportionnelle
Influence notable Mise en équivalence
Chacune de ces méthodes est mise en œuvre tant pour la consolidation du bilan que pour
la consolidation du compte de résultat.
B) La consolidation du bilan
1- Le pourcentage d’intérêts majoritaires dans les capitaux propres de la filiale
Les trois méthodes de consolidation des bilans présente une caractéristique commune : la
quote-part appartenant à la société mère dans les capitaux propres de la filiale (ou intérêts
majoritaires) est substituée à la valeur d’origine des titres de participation figurant à l’actif du bilan de
la mère.
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Cette substitution fait généralement apparaître une différence de consolidation (plus-
value ou moins-value) qui vient s’ajouter (ou se retrancher) aux capitaux propres de la mère pour
former les capitaux propres consolidés. Cette différence représente les résultats non distribués
accumulés par la filiale depuis que la société mère en a pris le contrôle.
On distingue dans la différence de consolidation :
- la fraction des capitaux propres hors résultat de la filiale (capital, réserves, etc.)
appartenant à la société mère, diminuée de la valeur d’origine des titres de
participation ; cette fraction figure dans les réserves consolidées ; elle représente les
résultats accumulés des exercices précédents ;
- la fraction du résultat de l’exercice de la filiale appartenant à la société mère : cette
fraction figure dans le résultat consolidé.
Remarque : Ceci n’est tout à fait exact que si la différence de consolidation était nulle à la date
de prise de contrôle de la filiale. Nous étudierons au chapitre suivant le cas général où il en est
autrement.
Exemple 2
La société M détient une participation de 45% dans le capital de la société F. Les bilans
individuels des deux sociétés sont les suivants :
Bilan de la société M Bilan de la société F
Immobilisations 18.700 Capital 15.000 Immobilisations 1.500 Capital 1.000
Titres de 450 Réserves 4.000 Actif circulant 1.000 Réserves 600
participation
Actif circulant 12.150 Résultat 300 Résultat 100
Dettes 12.000 Dettes 800
31.300 31.300 2.500 2.500
Calculons la différence de consolidation et sa ventilation entre le résultat consolidé et les
réserves consolidées.
Valeur d’origine des titres de participation à l’actif de la société M 450
Capitaux propres de la société F (1.000 + 600 + 100) 1.700 dont intérêts
majoritaires (45% x 1.700) 765
Plus-value majorant les capitaux propres consolidés 315
La plus-value de consolidation est ventilée entre :
- le résultat consolidé (quote-part de la société mère dans le résultat de la filiale, soit
(45% x 100) 45
- les réserves consolidées (par différence, soit 315 – 45) 270
2- La méthode de la mise en équivalence
A l’actif du bilan consolidé, les titres de participation détenus par la société mère sont
réestimés à une valeur égale aux intérêts majoritaires de la mère dans les capitaux propres (résultat
compris) de la filiale mise en équivalence.
Au passif, les capitaux propres sont majorés de la différence entre la valeur réestimée et
la valeur d’origine des titres.
Exemple 2 (suite)
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La participation de M dans F assure à la société M une influence notable mais c’est un
autre actionnaire de F qui détient la majorité du capital et en contrôle la direction. Ceci justifie une
mise en équivalence.
Le bilan consolidé se présente ainsi :
Bilan consolidé de la société M
Immobilisations 18.700 Capital 15.000
Titres de participation mis en 765 Réserves consolidées (4.000 + 4.270
équivalence 270)
Actif circulant 12.150 Résultat consolidé (300 + 45) 345
Dettes 12.000
31.615 31.615
La valeur des intérêts majoritaires (765) est substituée à la valeur d’origine des titres de
participation (450). La plus-value de consolidation (315) s’ajoute aux capitaux propres de la société M
pour former les réserves consolidées (270) et le résultat consolidé (45).
3- La méthode de l’intégration proportionnelle
Une fraction de chacun des postes d’actif et de dettes de la filiale est substituée aux
titres de participation détenus par la société mère. Cette fraction est égale au pourcentage de contrôle
de la mère dans le capital de la filiale.
La plus-value s’ajoute aux capitaux propres consolidés (réserves consolidées et résultat
consolidé) de la même façon que dans la mise en équivalence (voir ci-dessus).
Remarque : Le total (actifs moins dettes) des valeurs comptables des postes ainsi substitués est
égal à la valeur réévaluée des titres de participation dans le cas de la mise en équivalence.
Cependant, dans l’intégration proportionnelle, le montant réévalué est disséminé dans chaque
poste au lieu d’être concentré sur le poste « titres de participation ».
Exemple 2 (suite)
Nous supposons maintenant que le contrôle conjoint de la société F est exercé par la
société M (45% du capital) et les sociétés N et L (se partageant 55% du capital).
Le bilan consolidé se présente ainsi :
Bilan consolidé de la société M
Immobilisations (18.700 + 45% 1.500) 19.375 Capital 15.000
Titres de participation (éliminés) néant Réserves consolidées (4.000 + 4.270
270)
Actif circulant (12.150 + 45% 1.000) 12.600 Résultat consolidé (300 + 45) 345
Dettes (12.000 + 45% 800) 12.360
31.975 31.975
Chacun des postes d’actif et de dettes reçoit 45% du poste correspondant de la société F
(soit 765 au total) tandis que le poste titre de participation (450) est éliminé. La plus-value (315) est
ventilée entre les réserves consolidées (270) et le résultat consolidé (45), exactement comme dans la
mise en équivalence.
4- La méthode de l’intégration globale
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Dans le bilan de la société mère, les postes d’actif et de dettes de la filiale sous contrôle
exclusif sont substitués aux titres de participation pour leur montant total.
Les capitaux propres de la filiale sont partagés en deux parts :
la part correspondant aux droits des associés de la société mère (intérêts
majoritaires) ;
la part correspondant aux droits des autres associés de la filiale qui constitue les
intérêts minoritaires.
La plus-value de consolidation (différence entre les intérêts majoritaires et la valeur
d’origine des titres de participation) s’ajoute aux capitaux propres consolidés comme dans les deux
méthodes précédentes.
Les intérêts minoritaires constituent une rubrique distincte au passif du bilan
consolidé.
Exemple 2 (suite)
Supposons maintenant que la société M détienne sa participation de 45% dans la société F
depuis plus de deux ans ce qui fait présumer un contrôle exclusif. En outre, le reste de l’actionnariat de
F est dispersé.
Le bilan consolidé de la société M est le suivant :
Bilan consolidé de la société M
Immobilisations (18.700 + 1.500) 20.200 Capital 15.000
Titres de participation (éliminés) néant Réserves consolidées (4.000 + 4.270
270)
Actif circulant (12.150 + 1.000) 13.150 Résultat consolidé (300 + 45) 345
Intérêts minoritaires (55% x 935
1.700)
Dettes (12.000 + 800) 12.800
33.350 33.350
Les actifs et les dettes de la société F se substituent aux titres de participation qui sont
éliminés de l’actif.
Les capitaux propres de la société F, soit 1.700 sont éclatés entre :
- les intérêts majoritaires (45% x 1.700 = 765) ;
- et les intérêts minoritaires (55% x 1.700) = 935).
La plus-value de consolidation (765 – 450 = 315) s’ajoute aux réserves consolidées (270)
et au résultat consolidé (45), tandis que les intérêts minoritaires apparaissent distinctement au passif du
bilan consolidé.
Remarques :
1- Quelle que soit la méthode, les capitaux propres consolidés sont identiques alors
que les autres postes du bilan présentent des caractéristiques différentes dans
chacune des trois méthodes.
2- Le capital (et les primes liées au capital) du bilan consolidé est constitué par le
capital social (et les primes) de la société mère. Les postes « capital social » des
filiales sont éliminés par la consolidation.
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C) La consolidation du compte de résultat
1- La méthode de la mise en équivalence
La fraction appartenant à la société mère dans le résultat de la filiale mise en équivalence
est mentionnée sur une ligne particulière du compte de résultat consolidé. Ce poste est intitulé Quote-
part dans les résultats des sociétés mises en équivalence.
Exemple 3
Les comptes de résultats des sociétés M et F (déjà mentionnés dans l’exemple 2) sont
résumés ci-dessous. Il est rappelé que la société M détient une participation de 45% dans le capital de
la société F.
Compte de résultat de la société M Compte de résultat de la société F
Charges 2.000 Produits 2.300 Charges 1.300 Produits 1.400
Résultat 300 Résultat 100
2.300 2.300 1.400 1.400
Le compte de résultat consolidé est conforme au modèle suivant :
Compte de résultat consolidé
Produits (de M) 2.300
Charges (de M) -2.000
Résultat net des entreprises intégrées 300
Quote-part de résultat dans les entreprises mises en équivalence (45% x 100) 45
Résultat net (part du groupe) 345
2- La méthode de l’intégration proportionnelle
Les charges et les produits de la société mère sont cumulés avec la fraction de charges et
de produits de la filiale correspondant au pourcentage de contrôle de la mère dans le capital de la
filiale.
Exemple 3 (suite)
Dans l’hypothèse d’une intégration proportionnelle, le compte de résultat consolidé de la
société M serait présenté conformément au schéma suivant :
Compte de résultat consolidé
Produits (2.300 + 45% 1.400) 2.930
Charges (2.000 + 45% 1.300) -2.585
Résultat net des entreprises intégrées (300 + 45% 100) 345
Résultat net (part du groupe) 345
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3- La méthode de l’intégration globale
Les charges et les produits de la société mère sont cumulés avec les charges et produits de
la filiale. Le résultat obtenu est celui de l’ensemble des sociétés intégrée en retranche à la fin
globalement la part de résultat des associés minoritaires pour obtenir le résultat consolidé de la société
mère.
Exemple 2 (suite)
Dans le cas de l’intégration globale, le compte de résultat consolidé est présenté
conformément au schéma suivant :
Compte de résultat consolidé
Produits (2.300 + 1.400) 3.700
Charges (2.000 + 1.300) -3.300
Résultat net des entreprises intégrées (300 + 100) 400
Intérêts minoritaires (55% x 100) 55
Résultat net (part du groupe) 345
La « part des intérêts minoritaire » est obtenue globalement : c’est une quote-part du
résultat figurant au bilan de la filiale. Le « résultat net, part du groupe » (c’est-à-dire … le résultat
consolidé de la société mère) est obtenu par différence.
Remarque :
Dans les trois méthodes, le résultat net (part du groupe) figurant à la dernière ligne
du compte de résultat, est identique au résultat consolidé du bilan.
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