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PEDA Math

Le document est un guide pédagogique pour l'enseignement des mathématiques en première année post-fondamentale au Burundi, élaboré par le Ministère de l'Éducation. Il présente les compétences à acquérir, les ressources pédagogiques, et des planifications détaillées pour chaque palier de l'année scolaire. L'objectif est de développer les compétences mathématiques des élèves à travers des situations-problèmes et des activités d'apprentissage intégrées.

Transféré par

Gervais Kubwimana
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Le document est un guide pédagogique pour l'enseignement des mathématiques en première année post-fondamentale au Burundi, élaboré par le Ministère de l'Éducation. Il présente les compétences à acquérir, les ressources pédagogiques, et des planifications détaillées pour chaque palier de l'année scolaire. L'objectif est de développer les compétences mathématiques des élèves à travers des situations-problèmes et des activités d'apprentissage intégrées.

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

Ministère de l’Education, del’Enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique

SECTION PEDAGOGIQUE

MATHEMATIQUES
PREMIERE ANNEE POST-FONDAMENTAL

GUIDE DE L’ENSEIGNANT

Edition 2016

1
2
Ont contribué à la rédaction de ce manuel

Supervision générale
- Directeur Général des Bureaux pédagogique : BAJINYURA Chantal
- Directeur du BEPEPF : GASHAKA Joël
- BIEF : ROEGIERS Xavier

Conception et modélisation, Conseillers (ères) Pédagogique au BEPEPF


- HAVYARIMANA Arthémon
- NDAYIFATIRE Cassilde
- NDUWIMANA Marie
- NTAKIRUTIMANA Phocas

Expertise pédagogique, fond et validation (BIEF-Louvain La Neuve)


- ELHADJ AMAR Baye

3
4
TABLE DES MATIERES
NOTE D’INFORMATION……………………………………………………………………………………….7
INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………………………………………9
COMPETENCE DE L’ANNEE……………………………………………………………………………….11
PALIER 1……………………………………………………………………………………………………………13
COMPETENCE DU PALIER 1……………………………………………………………………………….14
PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 1……………………………………………………………14
PLANIFICATIONS DETAILLEES DU PALIER 1………………………………………………………..15
DEVELOPPEMENT DES PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 1………………………..23
SITUATION D’INTEGRATION DU PALIER 1………………………………………………………….62
PALIER 2……………………………………………………………………………………………………………67
COMPETENCE DU PALIER 2……………………………………………………………………………….69
PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 2……………………………………………………………69
PLANIFICATIONS DETAILLEES DU PALIER 2………………………………………………………..70
DEVELOPPEMENT DES PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 2………………………..77
SITUATION D’INTEGRATION DU PALIER 2………………………………………………………..114
PALIER 3………………………………………………………………………………………………………….119
COMPETENCE DU PALIER 3……………………………………………………………………………..121
PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 3………………………………………………………….121
PLANIFICATIONS DETAILLEES DU PALIER 3………………………………………………………121
DEVELOPPEMENT DES PRINCIPALES RESSOURCES DU PALIER 3………………………127
SITUATION D’INTEGRATION DU PALIER 3 ……………………………………………………….150
ANNEXES : …….……………………………………………………………………………………………….156
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………………………..172

5
6
NOTE AUX LECTEURS ET AUTEURS D’OUVRAGES

Pour la révision en cours de ses programmes d’enseignement au post-


fondamental, le Burundi a opté pour un renouvellement des guides
d’enseignement au bout des trois-quatre ans de généralisation de la réforme
pour ce niveau d’enseignement. La conception des outils pédagogiques utilisés
dans cette phase s’est, dans cette logique, faite sur le principe de construire sur
l’existant dans le cheminement d’un processus de changement progressif des
guides d’enseignement et manuels en usage dans les établissements scolaires du
pays. Ainsi, pour assurer cette phase transitoire, les illustrations, les schémas, les
extraits de textes et autres supports nécessaires ont été tirés des ouvrages
disponibles dans la plupart des établissements scolaires dont le Burundi disposait
d'un droit d’usage pour les avoir soit achetés, soit acquis par donation légale.

7
8
INTRODUCTION

La mathématique, source importante de développement intellectuel, est un


élément déterminant de la réussite scolaire. Sa maîtrise constitue également un
atout significatif pour l'insertion dans une société où les retombées pratiques de
cette discipline sont aussi nombreuses que diversifiées. La haute technologie,
l'ingénierie, la programmation informatique pour ne donner que ces exemples,
font appel à la mathématique, mais celle-ci est également nécessaire dans la
production, la mesure du temps ou l'organisation de l'espace. Le présent
document d’orientation est destiné à vous accompagner dans la mise en œuvre
des contenus et des activités d’enseignement/apprentissage en première année
post fondamentale. Il a été conçu selon une approche pédagogique basée sur le
développement des compétences à travers l’intégration de ressources à faire
acquérir au cours des différentes séances durant les trois trimestres (ou paliers)
de l’année.
Les ressources enseignées tout au long du palier, dans les différentes séances
correspondent à des savoirs (connaissances), des savoir-faire (aptitudes,
habiletés) et des savoirs-être (attitudes, comportements). Elles sont utilisées ou
mobilisées pour la résolution de situations d’intégration par l’élève (à la fin de
chaque palier). Ce document tient compte aussi des méthodes et des
démarches didactiques novatrices dans le champ de la discipline que vous
enseignez.
Tel qu’il est organisé, ce document vous fournit les éléments suivants :
• Les énoncés de la compétence de l’année ainsi que ceux du palier 1 ;
• Un tableau à 4 colonnes vous indiquant la répartition des apprentissages
(planification détaillée) par séance (colonne 1) ; les ressources à développer
(colonne 2), constituent les savoirs, les savoir-faire et les savoirs-être à
développer dans les domaines de la discipline enseignée ; les clés
d’apprentissage (colonne 3) renvoyant à un ensemble de ressources, qui vous
précisent des points d'appui pour faciliter les apprentissages et/ou ce qui est
essentiel à viser dans votre enseignement ; des activités et des supports
(colonne 4) vous sont proposés à titre d’exemples pour s'en inspirer dans le
déroulement des séances. Des exemples de situations d’intégration, que vous exploitez
en classe à la fin de chaque palier (durant une semaine) ; ces situations sont
accompagnées de grilles de correction et d’éléments de réponses attendues des élèves.
9
10
PALIER 1

11
12
I. COMPETENCE DE L’ANNEE

Au terme de la première année de l’enseignement post fondamental, section


pédagogique, l’élève-maître devra pouvoir résoudre des situations-problèmes
significatives nécessitant la mise en œuvre élémentaire de ressources relatives
aux opérations arithmétiques sur les nombres, aux proportions, aux fonctions
numériques, aux premières notions de géométrie, aux équations, inéquations et
systèmes du premier degré et leurs applications, aux grandeurs et mesures et
aux puissances et radicaux .

13
II. COMPETENCES DU PALIER 1

A la fin du premier palier, l’élève-maître de la premère année pédagogique devra


pouvoir résoudre une situation-problème mathématique significative faisant
appel aux opérations arithmétiques sur les nombres, aux proportions et aux
fonctions numériques du 1er degré.

III. LES RESSOURCES PRINCIPALES ABORDEES AU PALIER 1

- Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
- Les proportions
- Les fonctions numériques du premier degré

Points d’attention
Imaginez des séquences de mise en situation contextualisée qui créent des liens
entre les apprenants et leurs environnements réels (économique, familial,
loisirs). En cas de doute, un exemple vous est proposé au N°VI (page 60).

14
IV. PLANIFICATIONS DETAILLEE

SEMAINE 1
Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
• Les nombres entiers naturels : - La disposition pratique dans
- Introduire les nombres entiers naturels les calculs
- Donner les propriétés des égalités et - Faire fonctionner les règles
des inégalités de suppression des
- Effectuer les opérations dans ℕ: parenthèses
a. L’addition
b. La soustraction
c. La multiplication
d. La division
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Effectuer l’addition et la soustraction euclidiennes de deux entiers naturels
Exemples :
345
+234
579
- Partir de la différence de deux entiers naturels.
- Voir si la différence est entier naturel
Exemple:
8–6=2
- Partir de la table de multiplication et donner quelques produits
Activité 1
- effectuer les opérations nécessaires
Activité 2
- Partager équitablement

15
SEMAINE 2
Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir les puissances à exposant - Notion de facteurs
entier naturel - 0 est multiple de tout entier
- Dégager quelques propriétés de - 1 est diviseur de tout entier
puissance à exposant entier - Le reste est toujours strictement
naturel inférieur au diviseur
- Reconnaître l’exposant et la base
d'une puissance
- Définir les multiples et les
diviseurs d’un entier naturel
- Enumérer les caractères de
divisibilité
- Résoudre les exercices
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Activité 3
Calculer l’aire d’un carré, le volume d’un cube
Partir de produits de facteurs identiques
Exemple: On écrit 57 pour 5 x 5 x 5 x 5 x 5 x 5 x 5 (7 facteurs)
On dit aussi 57 est la septième puissance de 5
7 est l'exposant de la puissance 57
5 est la base de la puissance 57
Activité 4
Trouver des multiples d’un nombre entier naturel. Notation de l'ensemble des
multiples d'un entier naturel
Activité 5
- Trouver les diviseurs d’un nombre naturel; Notation de l'ensemble des
diviseurs d'un entier naturel
Partir des multiples de 2, 3, 4, 5,…
Exemple :
- Les multiples de 2 sont :
0, 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14,16, 20, 22, 24, 26, 28, 30
𝑀𝑀2 = � �Montrons que 26 est
divisible par 2
Comme 26 ∈ 𝑀𝑀2 , il est multiple de 2, par conséquent 2 divise 26
Donc 2 est diviseur de 26

16
SEMAINE 3
Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir les nombres premiers - 1 n'est pas premier
- Décomposer un nombre entier en - Décomposition en produit de
un produit de nombres premiers facteurs premiers
- Donner les diviseurs communs et le - Unicité de la décomposition en
plus grand commun diviseur produit de nombres premiers
- Reconnaitre les nombres premiers
entre eux
- Donner les multiples communs et le
plus petit commun multiple
- Résoudre des exercices
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Activité 6
Trouver des nombres premiers.
Activité 7
Reconnaître un nombre qui n’est pas premier
Activité 8
Reconnaître un nombre premier
Décomposer un nombre naturel en produit de facteurs
Exemple: 252 = 2 x126
= 2 x 2 x 63
= 2 x 2 x 3 x21
=2x2x3x3x7
= 22 x 32 x
Décomposer un nombre naturel en produit de facteurs premiers
Exemples :
30 = 2 × 3 × 5
84 = 2 × 2 × 3 × 7
Calculer le PGCD et le PPCM des nombres décomposé

17
SEMAINE 4
Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Nombres rationnels : Termes d’une fraction
- Définir une fraction Développement décimal illimité
- Etablir les fractions équivalentes périodique (d.d.i.p.)
- Définir les nombres rationnels
- Découvrir les nombres décimaux
- Comparer des fractions à l’unité
- Comparer des fractions entre-elles
- Evaluation

EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE


-Partir du partage d’une unité (orange, tarte, etc.) en parties égales
Exemple:
3
4
d'une tarte signifie qu'on a partagé la tarte en 4 parties égales et qu'on en a
3
pris 3 sur les 4: 4 est appelé fraction
Partir de la division du numérateur par le dénominateur de la fraction
1 3
Exemples: 2 = 0,5 , = 0,6
5
1 3
0,5 est la valeur décimale de la fraction 2 ; 0,6 est la valeur décimale de 5
Partir des exemples pour enfin définir les nombres rationnels
1 7 3
Exemples : 5 ; 2 ; 3,7 ; 6 ; 2 4 ; 42,1375 ; … sont des nombres rationnels

18
SEMAINE 5
Rappel sur les ensembles des nombres : Opérations arithmétiques sur les
nombres
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Additionner et soustraire des fractions - PPCM, réduction au même
- Multiplier et diviser des fractions dénominateur
- Donner les puissances à exposant - Inverse d’une fraction
entier naturel
- Définir et calculer le pourcentage
- Résoudre des exercices
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Partir du P.P.C.M des dénominateurs des fractions à additionner
4 5 8
Exemple: 9 + 12 . + 21
PPCM (9, 12,21) =252
4 5 8 28×4 21×5 12×8 112 105 96 112+105+96 313
Donc 9 + 12 + 21 = + + = 252 + 252 + 252 = 252
=
252
252 252 252
- Partir du P.P.C.M des dénominateurs des fractions à soustraire
4 5
Exemple: 9 − 12
Le PPCM de 9 et 12 est 72. On procède comme avec l'addition
- multiplication des fractions
Activité 9
- Ecrire les inverses des fractions proposées.
5 6
6
; son inverse est 5
2 7
7
; son inverse est 2
- Diviser deux fractions données

19
SEMAINE 6
La proportion
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Dresser des exemples de - notions de moyen et d’extrême
tableaux de proportionnalité - Coefficient de proportionnalité
- Définir une suite
proportionnelle
- Définir une proportion
- Résoudre des exercices
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Dans un tableau, faire correspondre le nombre d’articles à leurs prix
- Partir de deux fractions qui ont une même valeur décimale
Exemples :
𝟏𝟏 3 2 4
𝟐𝟐
et 6 ; 5 et 10 ; …
- Définir une proportion et amener les élèves à définir le coefficient de
proportionnalité
- Rechercher et utiliser un coefficient de proportionnalité
Activité 10
- Partir d’un tableau des prix des articles de même nature :
nombre 2 5 6

prix 1000 2500 3000

Nous avons deux suites :

S1 = { 2, 5 ,6} et S2 = {1000, 2500, 3000 }


Les deux suites sont proportionnelles
- Introduire la notion de coefficient de proportionnalité

20
SEMAINE 7
Les fonctions numériques du premier degré
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir une fonction numérique Notion de couples
- Donner des exemples de fonction
numérique
- Représenter graphiquement une
fonction linéaire
- Dégager les propriétés d’une fonction
linéaire
- Résoudre des exercices
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Activité11
Partir d’une relation quelconque et demander l’ensemble d’arrivée d’un
ensemble donné

SEMAINE 8
Les fonctions numériques du premier degré
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir une fonction affine Les zéros d’un polynôme
- Donner des exemples de fonction
affine
- Représenter graphiquement une
fonction affine
- Dégager les propriétés d’une fonction
affine
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Partir d’une fonction et trouver les éléments qui ont des images par cette
fonction

21
SEMAINE 9
Les fonctions numériques du premier degré
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
Ecrire l’équation d’une droite à partir • Lien entre le coefficient de
de la donnée: proportionnalité et le coefficient
a. De deux points par lesquels passe directeur
la droite
b. du coefficient directeur a et d’un
point m de cette droite
- Définir le parallélisme et la
perpendicularité de deux droites :
- Dégager les conditions de
parallélisme et de perpendicularité de
deux droites
- Résoudre des exercices
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Représenter des droites parallèles et des droites perpendiculaires
Partir d’une relation et associer un antécédent à son image
Dresser un tableau de valeurs pour une fonction donnée

22
[Link] DES PRINCIPALES RESSOURCES

SEMAINE 1

CHAPITRE I : RAPPELS SUR LES ENSEMBLES DES NOMBRES : OPERATIONS


ARITHMETIQUES SUR LES NOMBRES

I .1 les nombres entiers naturels


I.1.1 Introduction
Nous désignons par l’ensemble des nombres entiers naturels
ℕ = {0,1,2,3,4,5, … }
La suite des nombres entiers naturels est illimitée ; on peut la représenter sur
une demi-droite (orientée)
𝑎𝑎, 𝑏𝑏, 𝑐𝑐 Représentent des nombres entiers naturels ; veut dire que a ∈ ℕ, 𝑏𝑏 ∈
ℕ, 𝑐𝑐 ∈ ℕ, ..

Propriétés des égalités dans


a = a (Réflexivité)
a = b ⟹ 𝑏𝑏 = 𝑎𝑎 (Symétrie)
a = b, b = c ⇒ 𝑎𝑎 = 𝑐𝑐 (transitivité)
L’égalité est donc une relation d’équivalence, dans ℕ

Propriétés des inégalités dans .


a < 𝑏𝑏, 𝑏𝑏 < 𝑐𝑐 ⇒ 𝑎𝑎 < 𝑐𝑐 (𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡é)

Remarques
a≤ 𝑎𝑎 (𝑅𝑅é𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓é)
a≤ 𝑏𝑏, 𝑏𝑏 ≤ 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏 (𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡)
a≤ 𝑏𝑏, 𝑏𝑏 ≤ 𝑐𝑐 ⇒ 𝑎𝑎 ≤ 𝑐𝑐 (𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇é
La relation ≤ est donc une relation d’ordre, dans ℕ .

23
I.1.2 Opération dans
1. Addition
• L’addition est l’opération qui à tout couple de nombres a et b fait
correspondre le nombre 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 nommé somme des nombres a et b.
a et b sont les termes de la somme 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏.
• Propriétés de l’addition.
- 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 𝑏𝑏 + 𝑎𝑎 (𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é)
- (𝑎𝑎 + 𝑏𝑏) + 𝑐𝑐 = 𝑎𝑎 + (𝑏𝑏 + 𝑐𝑐) (𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é).
- 𝑎𝑎 + 0 = 0 + 𝑎𝑎 = 𝑎𝑎 (0 est un élément neutre pour l’addition).
• Conséquence des propriétés : on peut définir la somme de plusieurs
nombres.
• a + b + c + d = [(𝑎𝑎 + 𝑏𝑏) + 𝑐𝑐] + 𝑑𝑑 qui est indépendante de l’ordre de ses
termes.
• Application aux égalités et aux inégalités
- a = b⇒ 𝑎𝑎 + 𝑐𝑐 = 𝑏𝑏 + 𝑐𝑐
𝑎𝑎=𝑏𝑏
𝑐𝑐=𝑑𝑑
) ⇒ 𝑎𝑎 + 𝑐𝑐 = 𝑏𝑏 + 𝑑𝑑
- a< 𝑏𝑏 ⇒ 𝑎𝑎 + 𝑐𝑐 < 𝑏𝑏 + 𝑐𝑐

2. Soustraction

• Définition : Soient a∈ ℕ, 𝑏𝑏 ∈ ℕ, la soustraction est l’opération qui consiste à


déterminer le nombre qui, ajouté à b, donne a :
- Si a≥ 𝑏𝑏, ce nombre existe et s’appelle la différence entre a et b, on l’écrit a – b.
a – b = d ⟺ 𝑏𝑏 + 𝑑𝑑 = 𝑎𝑎 ; a et b sont les termes de la différence a - b
- Si a< 𝑏𝑏, ce nombre n’existe pas (dans ℕ).
• Conclusion : la soustraction (opération inverse de l’addition) n’est pas
toujours possible dans
• Nous définirons d’autres ensembles où cette opération est toujours possible.
• Remarque
Si c < 𝑎𝑎 ≤ 𝑏𝑏 , 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏 ⇒ 𝑎𝑎 − 𝑐𝑐 = 𝑏𝑏 − 𝑐𝑐 ; a < 𝑏𝑏 ⇒ 𝑎𝑎 − 𝑐𝑐 < 𝑏𝑏 − 𝑐𝑐

24
3. Multiplication
• La multiplication est l’opération qui à tout couple de nombres a et b fait
correspondre le nombre ab (on écrit aussi ab ou a x b) nommé produit de a
par b.
a et b sont les facteurs du produit ab.
• Propriétés de la multiplication.
- 𝑎𝑎𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏 (Commutativité)
- (𝑎𝑎𝑎𝑎) 𝑐𝑐 = 𝑎𝑎 (𝑏𝑏𝑏𝑏) (associativité)
- 𝑎𝑎 × 1 = 1 × 𝑎𝑎 = 𝑎𝑎 1 est élément neutre pour la multiplication
- (𝑎𝑎 + 𝑏𝑏) 𝑐𝑐 = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 (distributivité de la multiplication par rapport à
l’addition
Remarque : a 0 = 0 a = 0, on dit que 0 est l’élément absorbant de la
multiplication
• Multiples
On appelle multiple de a tout nombre qui peut s'écrire sous la forme ma
(m ∈ ℕ ) .
Les multiples de a sont donc : 0 ; a ; 2a ; 3a ; 4a ; … …
Les multiple de 4 sont donc : 0 ; 4 ; 8 ; 12 ; 16 ; … …
Remarque :
- 0 est multiple de tout nombre, en effet : 0 = 𝑎𝑎 × 0
- Tout nombre est multiple de lui-même, en effet : 𝑎𝑎 = 𝑎𝑎 × 1
4. Division
1) Définition

Soient deux nombres 𝑎𝑎 ∈ ℕ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ∈ ℕ :


• La division de a par b est l’opération qui consiste à déterminer le nombre q tel
que :
𝑏𝑏𝑏𝑏 ≤ 𝑎𝑎 < 𝑏𝑏 (𝑞𝑞 + 1) (1)
Les conditions (1) n’ayant de signification que si 𝑏𝑏 ≠ 0, on suppose toujours b
différent de zéro, a est le dividende et b le diviseur.

25
• Les conditions (1) s’écrivent :
𝑏𝑏𝑏𝑏 ≤ 𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎 < 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑏𝑏
𝑏𝑏𝑏𝑏 ≤ 𝑎𝑎 ⇔ 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑟𝑟 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑟𝑟 = 𝑎𝑎 – 𝑏𝑏𝑏𝑏
r s’appelle le reste de la division de a par b
𝑎𝑎 < 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑏𝑏 ⇔ 𝑎𝑎 − 𝑏𝑏𝑏𝑏 < 𝑏𝑏 ⇔ 𝑟𝑟 < 𝑏𝑏
Les conditions (1) sont équivalentes à : 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑟𝑟 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑟𝑟 < 𝑏𝑏
• Distinguons deux cas :
- 1er cas :𝑟𝑟 = 0, on dit que la division est exacte.
On a : 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏
Remarque : 0 : b = 0, puisque b× 0 = 0 (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑏𝑏 ∈ ℕ).
- 2ème cas :𝑟𝑟 ≠ 0
On dit que la division n’est pas exacte (ou avec reste). Il n’existe pas de nombre
qui, multiplié par b donne a.
q est le quotient approché par défaut de la division de a par b.
On dit que a n’est pas un multiple de b, que a n’est pas divisible par b, que b ne
divise pas a et que b n’est pas un diviseur de a.
2) Exemples avec disposition pratique
3268 43 43282 71 a b
301 76 426 609 q
258 682
258 639
0 43 r

3268 = 43 x 76 43282 = (71 × 609) + 43 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑟𝑟



(division exacte) � 43 < 71 𝑟𝑟 < 𝑏𝑏
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 (𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒)

30) Conclusion
La division exacte (opération inverse de la multiplication) n’est pas toujours
possible dans .

26
SEMAINE 2

I.1.3 Puissances à exposant naturel


Définitions
On donne le produit :
5 × 5 × 5 × 5; tous les facteurs sont égaux, il y en a quatre.
On convient d′ écrire ce produit de quatre facteurs égaux sous la forme d’une
puissance.
5 × 5 × 5 × 5 = 54
5 s’appelle la base de la puissance ;
4 s’appelle l’exposant de la puissance
54 se lit : - Cinq exposant quatre
- Cinq à la quatrième puissance,
- La quatrième puissance de cinq
soit a∈ ℕ,
𝑎𝑎𝑛𝑛 = ���������
𝑎𝑎 × 𝑎𝑎 × … × 𝑎𝑎 (n=2,3,4,…)
n facteurs a

𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑛𝑛𝑖𝑖è𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑎𝑎. ( n est l’exposant)

Cas particuliers
𝑎𝑎2 (2è𝑚𝑚𝑚𝑚 Puissance de a) s’appelle le carré de a.

Exemple : 32 = 3 × 3 = 9
𝑎𝑎3 (3e Puissance de a) s’appelle le cube de a.

𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄𝐄:
43 = 4 × 4 × 4 = 64
Remarque : 1𝑛𝑛 = 1; 0𝑛𝑛 = 0

27
Propriétés
1) 𝑎𝑎𝑚𝑚 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑎𝑎𝑝𝑝 =𝑎𝑎𝑚𝑚 +𝑛𝑛+𝑝𝑝 : produit de puissance de même base,
Exemple :
34 × 32 = (3 × 3 × 3 × 3) × (3 × 3) = 3 × 3 × 3 × 3 × 3 × 3 = 36 = 34+2
2) (𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎)𝑛𝑛 = 𝑎𝑎𝑛𝑛 𝑏𝑏 𝑛𝑛 𝑐𝑐 𝑛𝑛 : puissance d’un produit,
Exemple:
(2 × 4 × 5)3 = 23 × 53 × 43
3) (𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑛𝑛 =𝑎𝑎𝑚𝑚𝑚𝑚 : puissance d’une puissance,
Exemple :
(𝟓𝟓𝟐𝟐 )𝟑𝟑 = (𝟓𝟓 × 𝟓𝟓) × (𝟓𝟓 × 𝟓𝟓) × (𝟓𝟓 × 𝟓𝟓) = 𝟓𝟓 × 𝟓𝟓 × 𝟓𝟓 × 𝟓𝟓 × 𝟓𝟓 × 𝟓𝟓 = 𝟓𝟓𝟔𝟔 = 𝟓𝟓𝟐𝟐×𝟑𝟑
Pour élever une puissance à une puissance, on conserve la base et on multiplie
les exposants.

4) Exposant 0, exposant 1
Un naturel, élevé à la puissance 1, est égal à lui- même.
Un naturel, élevé à la puissance 0, est égal au naturel 1.
Exemples :
51 = 5
50 =1

I.2. Multiples et diviseurs


I.2.1 Définitions
Multiple d’un naturel
Un nombre a est multiple d’un naturel b, s’il existe un entier m tels que a=mb .
Un naturel non nul possède une infinité de multiples.
Par exemple, les multiples de 3 sont les nombres : 0, 3, 6, 9, 12, 15, 18,…
Puisque 0 × 3 = 0, 1 × 3 = 3, 2 × 3 = 6, 3 × 3 = 9, 4 × 3 = 12, 5 × 3 = 15, 6 ×
3 = 18 …
On utilise la notation :
3ℕ = {0,3,9,12,15,18 … } pour désigner l’ensemble de tous les naturels
multiples de 3

28
Diviseurs d’un naturel
Un naturel est diviseur d’un autre, si la division du deuxième par le premier a un
reste nul.
Quand un naturel est diviseur d’un autre, on dit aussi qu’il divise cet autre.
Un naturel non nul ne possède qu’un nombre fini de diviseurs.
Par exemple, les diviseurs de 48 sont les nombres
𝟏𝟏, 𝟐𝟐, 𝟑𝟑, 𝟒𝟒, 𝟔𝟔, 𝟖𝟖, 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝟒𝟒𝟒𝟒
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
48 : 1 = 48, 48 : 2 = 24 ; 48 : 3 = 16 ; 48 : 4 = 12 ; 48 : 6
= 8 ; 48 : 8 = 6 ; 48 : 12 = 4 ; 48 : 16 = 3 ; 48 : 24
= 2 ; 48 : 48 = 1
On utilise la notation 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 48 = {1,2,3,4,6,8,12,16,24,48 … } pour désigner
l’ensemble de tous les diviseurs de 48.

I.2.2 Caractères de divisibilité


• Les caractères de divisibilité sont des procédés qui permettent de
reconnaître rapidement si un nombre naturel donné est divisible par certains
naturels tels que : 2, 3, 4, 5, 8, 9,10, 25, 100,125
Dans les cas de non divisibilité, les caractères de divisibilité permettent de
déterminer le reste de la division euclidienne.
• Un caractère de divisibilité par d est une règle qui donne le reste de la
division d’un nombre par d, sans effectuer la division.
Nous démontrerons que le reste de la division d’un nombre par 9 est le reste
de la division de la somme de ses chiffres par 9
Ainsi le reste de la division de 7343 par 9 est le reste de la division par 9 de
7 + 3 + 4 + 3 = 17, c'est-à-dire 8.
• Un caractère de divisibilité par d donne, en particulier, une condition pour
qu’un nombre soit divisible par d.
Un nombre est divisible par 9 si la somme de ses chiffres est divisible par 9.

• Tout caractère de divisibilité dépend essentiellement de la base du système


de numération choisi.
Nous travaillons dans la base dix. Rappelons comment on procède pour compter
les éléments d’un ensemble E, en base dix. On forme des paquets de dix
éléments, il reste, par exemple, 7 éléments, on écrit …7

29
On considère l’ensemble F des paquets formés et on forme des paquets de dix
éléments de F, il reste par exemple 4 éléments de F, on écrit 4 à gauche du
chiffre 7. ….47. Et ainsi de suite.
Donc, par exemple : 3 647 = 3.103 + 6.102+ 4.10 + 7
Nous convenons de dire que 3 est le 1er chiffre, 6 est le 2è chiffre… et aussi que 7
est le dernier chiffre, 4 et 7 sont les deux derniers chiffres….du nombre 3 647.
Exercices :
1. Trouver deux nombres dont la somme est 12 et dont la différence est 2.
2. Ecrire le nombre 97 sous forme d’une somme de trois termes.
3. La différence de deux nombres est 29. Le plus grand est 101. Quel est le plus
petit ?
4. La différence de deux nombres est 117. Le plus petit est 1 004. Quel est le
plus grand ?
5. Dans une division de reste nul, le diviseur est 442 et le quotient est la moitié
du diviseur. Quel est le dividende ?
6. Parmi les naturels suivants : 353, 639, 687, 873, 439, 812, 377, 802, 376,
a. Quels sont les multiples de 3 ?
b. Quels sont les multiples de 9 ?
7. Soit B = {31, 58, 70, 93, 142, 158, 231, 1 024}
a. En soustrayant, de chaque élément de B, le plus petit nombre possible
forme un ensemble A dont tous les éléments seront des multiples de 5.
b. Même travail pour former un ensemble C dont tous les éléments seront
des multiples de 8.
c. Même technique pour former un ensemble D dont tous les éléments
seront des multiples de 9.
8. On considère les nombres suivants: 72,726, 47 837, 787 224, 32 752, 125,
1 241 715. Sans effectuer la division euclidienne, indique pour chacun des
nombres :
a. Le reste quand on les divise par 2,
b. Le reste quand on les divise par 3,
c. Le reste quand on les divise par 5,
d. Le reste quand on les divise par 9,
e. Le reste quand on les divise par 25,
f. Le reste quand on les divise par 8,
g. Le reste quand on les divise par 125,
30
9. Sans poser aucune opération, indique le quotient entier et le reste de la
division euclidienne de :
a. 5 227 par 100
b. 53 223 par 1 000
c. 77 694 par 10 000.
10. Soit le naturel 1 3 72. , quels chiffres peut-on mettre à la place du point (.)
pour que :
a. Le nombre soit divisible par 3 ?
b. Le nombre soit divisible par 9 ?
c. Le nombre soit divisible par 25 ?
11. calculer :
a) 015 ; (32 )3 ; (−1)18

b) 106 × 107

SEMAINE 3

I.2.3 Nombres premiers


Définition
Parmi les nombres naturels, certains, comme 5, ne sont divisibles que par 1 et
par eux –mêmes : la seule façon d’écrire 5 comme produit de deux naturels est
5=1×5 = 5 × 1
Par contre, le naturel 4 a un autre diviseur que 1 et 4 ; c’est le naturel 2.
Nous disons que 5 est un nombre premier et que 4 n’est pas premier.
Un naturel est premier quand il admet exactement deux diviseurs distincts: lui-
même et 1.
Quand un nombre premier est un facteur d’un produit, on parle de facteur
premier ou de diviseur premier : ainsi, à propos du produit 24 = 3 × 8 , on dit
que 3 est un facteur premier du produit 24.
I.2.4 Décomposition d’un nombre en facteurs premiers
Tout naturel non nul ne peut s’écrire que d'une seule manière comme un produit
de facteurs premiers.
Exemples : Montrons comment faire pour le nombre 48.

31
1) 48 = 2 × 24. Comme 2 est un facteur de 24, on a 48 = 2 × 24 = 2 ×
2 × 12 et 2 apparaît deux fois comme facteur de 48.
En continuant de la sorte, on observe que 2 apparaît 4 fois et 3, une fois,
comme facteur premier :
48 = 2 × 24 = 2 × 2 × 12 = 2 × 2 × 2 × 2 × 6
= 2 × 2 × 2 × 2 × 3 = 24 × 3
On dit que 24 × 3est la décomposition de 48 en facteurs premiers.
2) Décomposer 120 en facteurs premiers
On procède de même pour 120 et on a :
120 = 23 × 3 × 5

I.2.5 Diviseur commun et plus grand commun diviseur

Un naturel qui est à la fois diviseur de 48 et de 120 est un diviseur commun de 48


et de 120.
Comme div 120 = {1,2,3,5,6,8,10,12,15,20,24,30,40,60,120} et
div 48 ={1,2,3,4,6,8,12,16,24,48}, les diviseurs communs de 48 et 120 sont les
naturels 1, 2, 3, 4, 6, 8,12 et 24. Le plus grand d’entre eux est 24.
Quand deux naturels donnés ont des diviseurs communs différents du diviseur 1,
le plus grand d’entre eux est appelé le plus grand commun diviseur de ces deux
naturels. Il est noté P.G.C.D.
Ainsi, le P.G.C.D. de 48 et 120 est 24. On note P.G.C.D. (48,120) = 24
I.2.6 Nombres premiers entre eux
Deux nombres sont premiers entre eux quand leur seul diviseur commun est le
nombre 1.
Ainsi, 28 et 15 sont premiers entre eux, car div 28 = {1,2,4,7,14,28} et div 15 =
{1,3,5,15} et leur seul diviseur commun est 1.

I.2.7 Multiples communs et plus petit commun multiple


Considérons les deux naturels 15 et 36, par exemple, et cherchons leurs
multiples.
Les multiples de 15 sont les naturels obtenus par la table de multiplication par
15 :

32
0, 15, 30, 45,60, 75, 90,105, 120, 135, 150, 165, 180, 195, 210, 225, 240, 255,
270, 285, 300, 315, 330, 345, 360, 375, 390, 405,420, 445, 450, 465, 480, 495,
510, 525, 540,………….., il y en a une infinité.
Les multiples de 36 sont les naturels obtenus par la table de multiplication par
36 : 0, 36, 72, 108, 144, 180, 216, 252, 288, 324, 360 , 396, 432, 468,504,
540,…..il y en a une infinité.
Un naturel qui est à la fois multiple de 15 et multiple de 36 est un commun
multiple de 15 et de 36.
Les communs multiples de 15 et 36 sont les nombres 0,180, 360, 540,…… ; il y en
a une infinité.
Parmi les communs multiples non nuls de deux naturels donnés, le plus petit
d’entre eux est appelé plus petit commun multiple de ces deux naturels.
Il est noté P.P.C.M.
Ainsi, le P.P.C.M. de 15 et 36 est 180. On note P.P.C.M. (15,36)= 180
Exercices
1. Pour chacun des cas suivants, déterminer les nombres m = PPCM (a,b) et
d = PGCD (a,b). Compare les produits ab et md.
a) a = 20 et b = 15
b) a = 9 et b = 12
c) a = 493 et b = 525
2. Reconnais si les nombres suivants sont premiers : 43,57, 89, 537, 535, 729,
659, 817.
3. Trouve parmi les nombres suivants ceux qui sont premiers.
a) 211, 314, 517, 177, 61, 121, 203
b) 111,1 111, 11 111
c) 323, 449, 671, 997, 149, 481, 953, 881
4. Décompose chacun des nombres suivants en un produit de facteur premiers :
a) 36, 24, 275, 108, 728, 580
b) 176, 294,7920, 5740
c) 36 × 48, 36 × 27 × 121, 176 × 294
d) 1000, 240, 250, 2100, 540,1440

33
5. Soient les nombres naturels a = 42 et b = 60
Détermine div a et div b, puis D = div a ∩ div b. Indique une propriété
caractéristique des éléments de D. Trouve le plus grand élément d de D.
Détermine l’ensemble des diviseurs de d. Que remarques-tu ?
6. Déterminer le plus grand commun diviseur de :
a) 8645 et 3458
b) 18150 et 23150
c) 252,198 et 396
d) 234, 1334, 2648, 1173
7. Calcule le nombre d = PGCD (a, b) dans le cas où a = 360 et b = 432. Calcule
les quotients 𝑎𝑎́ et 𝑏𝑏́ de la division euclidienne de a et b par d. que est le PGCD
́ ? Justifie ce résultat.
(𝑎𝑎́ , 𝑏𝑏)
8. a) Ecris les vingt premiers éléments de chacun des ensembles 4ℕ 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝟔𝟔ℕ.
Ecris ensuite les ensembles 4ℕ ∩ 6ℕ et 24 ℕ.
Compare les ensembles 4ℕ ∩ 6ℕ et 24 ℕ.
b) Même exercice pour les ensembles 6ℕ ∩ 8ℕ et 48 ℕ.
c) Calcule le PPCM des deux nombres a et b dans chacun des cas suivants :
a = 126 et b = 144
a = 812 et b = 240
a = 513 et b = 456
9. a) Déterminer l’ensemble E des multiples de 45 inférieurs à 325 et
l’ensemble F des multiples de 27 inférieurs à 325 puis les ensembles E' des
diviseurs de 45 et F' des diviseurs de 27.
b) Détermine E ∩ 𝐹𝐹 et indique quel est le plus petit élément m, non nul, de
cet ensemble.
c) Détermine les ensembles 𝐸𝐸́ ∩́ 𝐹𝐹́ et indique quel est le plus grand élément d
de cet ensemble.
e) compare les produits 45 27 et 𝑚𝑚 × 𝑑𝑑
10. a) Déterminer l’ensemble A des multiples de 15 et l’ensemble B des
multiples de 12.
Cherche une propriété qui caractérise les éléments de C = A∩ 𝐵𝐵.
Trouve le plus petit élément, non nul, c, de C.
Détermine l’ensemble des multiples de c. Que remarques-tu ?

34
SEMAINE 4
I.3. Nombres rationnels
Les nombres entiers positifs ne suffisent pas à mesurer toutes les grandeurs. On
s’exprime aussi avec des expressions comme « un litre et demi », « trois quart
d’heure »……où « un demi » et « trois quart » sont des exemples de fractions.
I.3.1 Fractions

I.3.1.1 Définition
Une fraction est un rapport entre deux nombres entiers naturels.
Exemples :
1 3 4 1 9
, , , , ,…
3 1 8 2 1000

• Diviser d’abord cette grandeur A en quatre parties égales, ce qui fournit des
quarts B.

B
• Prendre trois fois la même grandeur A et les considérer comme en tout D.

D
• Diviser cette nouvelle grandeur en quatre parties égales et en prendre une
part C.

35
On peut schématiser ce double procédé de la façon suivante :
:4 B x3
A
x3 C
D :4

Puisque les deux procédés mènent au même résultat, trois quarts d’une
1 1
grandeur c’est 3 fois 4 de cette grandeur ou 4 de 3 fois cette grandeur, qu’on
3
note 4 de cette grandeur.

I.3.1.2 Fractions équivalentes


1 2
D’une part, 3 d’une heure, c’est 20 minutes. D’autre part, 6 d’une heure, c’est 2
1
fois 6 d’heures, donc 2 fois 10 minutes, c’est donc aussi 20 minutes.
2
Dans 6, les parties sont des sixièmes d’heures qui sont chacune deux fois plus
petites qu’un tiers d’heure, mais on en prend deux fois plus. La durée est
finalement la même dans les deux cas.
1 2
Elle s’exprime par les deux fractions différentes 3 et 6. On dit que ces fractions
1 2
sont équivalentes et on convient d’écrire 3 = 6.
𝑎𝑎 𝑚𝑚𝑚𝑚
Si a est un naturel, b et m des naturels non nuls, les fractions 𝑏𝑏 et 𝑚𝑚𝑚𝑚 sont
𝑎𝑎 𝑚𝑚𝑚𝑚
équivalentes et on convient d’écrire 𝑏𝑏 = 𝑚𝑚𝑚𝑚
Pour obtenir une fraction équivalente à une fraction donnée, on multiple ou on
divise le numérateur et le dénominateur de cette fraction par un même naturel
non nul.
Les fractions équivalentes permettent une généralisation de la fraction. Elles
introduisent par là un nouveau nombre, qui est la propriété commune à toutes
ces fractions équivalentes. C’est le nombre rationnel
Exemple :
3 6 12
= = = 0,6
5 10 20

36
I.3.2 Nombres rationnels

I.3.2.1 Définition
Nous savons que toutes les fractions équivalentes :
- ont le même effet sur une grandeur lorsqu’on la fractionne ;
- correspondent à la même mesure de grandeur, dans une unité choisie ;
- repèrent le même point sur une droite graduée.
Chaque famille de fractions équivalentes définit un nombre rationnel positif ou
rationnel négatif.
Un rationnel positif peut s’écrire à l’aide de chacune des fractions de la famille à
laquelle il appartient.
Dorénavant une fraction est considérée comme un nombre.
Toutes les fractions équivalentes sont dès lors considérées comme des fractions
égales puisqu’elles désignent le même nombre.
Les rationnels sont les nombres qui peuvent s’écrire à l’aide des fractions.
Quelques rationnels positifs particuliers
Tous les naturels sont des rationnels.
En effet, le naturel 2, par exemple, correspond à une famille de fractions
équivalentes :
10 4 2
5
=
2
=1=2
Le naturel 1 est rationnel. En effet, il correspond à une famille de fractions
équivalentes :
5 4 3 2 1
5
=
4
=3=2=1=1
Le naturel 0 est un rationnel. En effet, il correspond à une famille de fractions
équivalentes :
0 0 0
4
=
3
=2=0

I.3.2.2 les nombres décimaux

Certains nombres rationnels peuvent s’écrire sous la forme décimale, avec un


nombre limité de décimales. Ce sont les nombres décimaux
Exemples :
3 518
= 0,6 = 5,18
5 100

37
D’autres nombres rationnels ne peuvent pas s’écrire avec un nombre limité de
décimales. Ce sont les nombres périodiques.
Exemples :
1
= 0,33333 …
3
28
= 254545454 …
11
I.4. Ordre sur les rationnels
I.4.1. Comparer des fractions à l’unité

Si le numérateur strictement positif est plus petit que le dénominateur


strictement positif, le rationnel est compris entre 0 et 1.
Si le numérateur strictement positif est plus grand que le dénominateur
strictement positif, le rationnel est supérieur à 1.

I.4.2 Comparer des fractions


I.4.2.1 Les deux fractions ont le même dénominateur
5 6
Considérons, par exemple, 4 et 4. On sait que, dans les deux cas, on partage
5
l’unité en 4 parts égales pour obtenir des quarts, on en prend 5 pour obtenir 4
6
et 6 pour obtenir 4.
5 6
Comme 5 < 6, on a : 4 < 4
5 6
La fraction 4
se situe avant la fraction 4 sur la droite graduée.
Lorsque deux fractions (de numérateur et dénominateur strictement positif) ont
le même dénominateur, la plus petite est celle qui a le plus petit numérateur.

38
I.4.2.2 Les deux fractions ont le même numérateur
4 4
Comparons, par exemple, 7 et 5 en les positionnant sur la droite graduée. Pour
4
positionner la fraction 7, on divise le segment-unité en 7 parts égales et pour
4
positionner la fraction 5 , on divise l’unité en 5 parts égales. Sur la droite
1 1 4 4
graduée, 7 se situe avant 5 et donc on a : 7 < 5

1 1 4 4
7 5 7 5

Lorsque deux fractions (de numérateurs et dénominateurs strictement positifs)


ont le même numérateur, la plus petite est celle qui a le plus grand
dénominateur.

I.4.2.3 Les deux fractions n’ont ni le même numérateur, ni le même


dénominateur
7 11
Comparons 10 et 15
. Nous avons les égalités suivantes :
7 14 21 28
10
=
20
= 30 = 40 = ⋯
11 22 33
15
=
30
= 45 = ⋯

Il est plus facile de comparer ces deux fractions si on les écrit toutes les deux
21 22
sous la forme de fractions qui ont les mêmes dénominateurs : 30 et 30
On dit qu’on a réduit les deux fractions au même dénominateur.
21 22 7 11
Comme 30 < 30
, on conclut que 10 15

Réduire deux fractions au même dénominateur signifie qu’on remplace les deux
fractions de départ par deux fractions ayant le même dénominateur et
respectivement égales aux deux fractions de départ.
La règle la plus simple pour réduire au même dénominateur est de passer par le
plus petit commun multiple des deux dénominateurs.

39
N.B : Pour comparer deux fractions qui n’ont ni le même numérateur, ni le même
dénominateur,
- On cherche le P.P.C.M. des deux dénominateurs,
- On réduit les deux fractions de départ à ce nouveau dénominateur qu’est
le P.P.C.M. ;
- On applique la règle de comparaison de deux fractions qui ont le même
dénominateur.
13 33
Exemple : comparer 7
et 16
208 231
On réduit d’abord au même dénominateur, on a : 112 et 112
208 231 13 33
Donc, en comparant les fractions on a : 112 < 112
, d’où alors 7 16

SEMAINE 5

I.5 Addition et soustraction

I.5.1 Addition de fractions de même dénominateur

Pour additionner deux fractions de même dénominateur :


- On conserve le dénominateur ;
- On additionne les numérateurs ;
- Si possible, on simplifie la fraction.
3 7
Exemple : Additionner les fractions 16 et 16
3 7 10 5
Et on a : 16 + 16 = 16 = 8

I.5.2 Addition de fractions de dénominateurs différents

Pour additionner deux fractions de dénominateurs différents :


- On calcule le plus petit commun multiple des dénominateurs, c’est le
dénominateur de la somme ;
- On remplace chacune des fractions de départ par la fraction égale qui a ce
dénominateur ;
- On additionne les deux fractions de même dénominateur.

40
1 3
Exemple : additionner deux fractions 3 et 4

1 3 4 9 13
On a donc : 3 + 4 = 12 + 12 = 12

I.5.3 Addition et soustraction des rationnels

De la même façon, l’addition de rationnels positifs s’appuie sur l’addition des


entiers.
De même que soustraire un entier revient à ajouter l’opposé de cet entier,
soustraire un rationnel revient à ajouter l’opposé de ce rationnel. Les propriétés
de l’addition des rationnels sont les mêmes que celles de l’addition des entiers.

I.6 Multiplication

I.6.1 Multiplication d’une fraction et d’un naturel

Le produit d’une fraction et d’un naturel à partir de l’exemple du produit de 2 et


7
de 8, noté :
7 7
2x = x2
8 8
7 7 7 7
1er Cas : on peut considérer, comme pour les naturels, que : 2 x = x2=8+8
8 8
14 7
= 8 = 4.
On se ramène ainsi à une addition de fraction ayant même dénominateur.
7
2è Cas : Prendre le double de 8 revient à prendre deux fois plus de parts que
7
pour , ce qui donne
8
7 14 7
2x = 8 8
=4 .
7
3è Cas : Prendre le double de 8 revient à prendre le même nombre de parts que
7
dans 8 , mais des parts deux fois plus grandes, c’est-à-dire des quarts et non des
huitièmes,
7 7 7
Ce qui mène à 2 x 8 = 8:2 =4.
Les trois cas conduisent au même résultat, ce qui amène les règles suivantes.
Pour multiplier une fraction et un naturel non nul,
- Soit, on multiplie son numérateur par ce naturel ; Dans ce cas, on simplifie
ensuite la fraction si nécessaire.
41
- Soit, on divise son dénominateur par ce naturel (quand la division du
dénominateur par le naturel n’a pas de reste).

I.6.2 multiplication de deux fractions

Pour multiplier deux fractions entre elles,


- Soit on multiplie les numérateurs entre eux et dénominateurs entre eux et on
simplifie ensuite la fraction ;
- Soit on supprime les facteurs communs aux numérateurs et aux
dénominateurs et on effectue ensuite le produit des nouveaux numérateurs
entre eux et des nouveaux dénominateurs entre eux.
Exemple :
2 3 2 3 6 1
Multiplions 3 𝑒𝑒𝑒𝑒 4
on a : 3
x 4 = 12 = 2
6
Dans ce calcul, la fraction 12
est à simplifier par la suite. Cette simplification peut
se faire avant d’effectuer le produit des numérateurs et des dénominateurs.
2 3 2 𝑋𝑋 3 1
En effet : 3 x 4 = 3 𝑋𝑋 4
=2
Applications : Calculer et donner un résultat simplifié :
15 28 −5 4 51 60
1) A = 49 × 35 ; B = 6
×
7
G = −16 × (− 17 )

2 4 34 27 28 55
C=−3 × −5 D= 40 × 51 H= 35 × 44

8 27 5 7
E=− 45 × 32 F= 2 × −35

I.6.3 Multiplication des rationnels


Tout comme la multiplication de fractions s’appuie sur le produit des naturels, la
multiplication de rationnels s’appuie sur la multiplication des [Link] règle des
signes du produit de deux rationnels est la même que celle qui s’applique aux
entiers.

Inverse d’un rationnel


L’inverse d’un rationnel non nul est le rationnel qui, multiplié par le premier
donne 1. Tout rationnel non nul a un inverse :
1
- l’inverse d’un naturel non nul 𝑛𝑛 est le rationnel 𝑛𝑛

42
N.B. L’inverse d’un naturel n’est pas un naturel.
1
- l’inverse de l’opposé d’un naturel non nul 𝑛𝑛 est le rationnel − 𝑛𝑛
𝑘𝑘 𝑛𝑛
- l’inverse d’un rationnel strictement positif 𝑛𝑛 est le rationnel positif 𝑘𝑘
3 4
Exemple : Multiplions deux fractions 4 et 3
3 4 12
= =1
4 3 12
4 3
Le rationnel 3
est appelé l’inverse du rationnel 4 .

I.7 Division

I.7.1 Division d’une fraction par un naturel

Pour diviser une fraction par un naturel non nul.


- Soit on divise le numérateur par ce naturel (quand la division du numérateur
par le naturel a un reste nul) ;
- Soit on multiplie le dénominateur par ce naturel.

Exemple :
24
Divisons, 5
par 3
24
On sait que 5
correspond à 24 parts qui sont chacune un cinquième.
Or, partager 24 parts entre 3 personnes revient à donner 8 parts à chacune, ce
24 8
qu’on traduit par le calcul suivant : 5
:3=
5
24
On peut aussi envisager la division 5
par 3 en divisant chaque cinquième en trois
24 24
parts égales : on obtient alors des quinzièmes et on peut écrire : 5
:3 =
15
8 24
Les deux résultats obtenus, 5 𝑒𝑒𝑒𝑒 15
, sont bien des fractions égales.
𝟏𝟏
I.7.2 Division d’un naturel par une fraction de type
𝒏𝒏
Considérons la suite des divisions de 80 successivement par 8, 4, 2 et 1
80 : 8 = 10
80 : 4 = 20
80 : 2 = 40
80 : 1 = 80
D’une ligne à la suivante, le diviseur est chaque fois divisé par 2 et le quotient est
multiplié par 2.
Pour conserver cette régularité, on convient des résultats suivants :
43
1
80 : 2 = 160
1
80 : 4 = 320
1
On constate ainsi que diviser 80 par 2 revient à multiplier 80 par 2.
On généralise de la façon suivante.
1
Pour diviser un naturel par la fraction 𝑛𝑛 , on multiplie ce naturel par n.
I.8 Puissance à exposant naturel

3 3
Considérons par exemple � � . Tout comme pour les entiers, il s’agit d’une
4
écriture qui traduit une multiplication répétée :
3 3 3 3 3
� � = × × .
4 4 4 4
Si on applique les règles de la multiplication des fractions décrites, on obtient :
3 3 3 3 3 3×3×3 33 27
� � = × × = = 43
=
4 4 4 4 4×4×4 64
Pour élever une fraction à une puissance naturelle, on élève son numérateur et
son dénominateur à cette puissance.
Par ailleurs, si on applique la règle des signes d’un produit, on a :
3 3 27 3 4 81
�− � = −
4 63
et �4� = 256
3 0 3 0
Si l’exposant vaut 0, on définit �4� de la même façon que pour 50 : �4� = 1
I.9. Pourcentages
I.9.1 Définition
Un pourcentage correspond à une fraction dont le dénominateur est 100.
75
« 75% » se lit « 75 pourcents » et peut se traduire à l’aide de la fraction 100 ou de
l’écriture décimale 0,75.

I.9.2 Calculer avec des pourcentages


Prendre un pourcentage
Pour calculer avec des pourcentages, deux techniques se présentent :
- On remplace le pourcentage par une fraction correspondante exprimée en
centièmes et on se ramène ainsi à une multiplication faisant intervenir des
fractions ;

44
- On remplace le pourcentage par le nombre décimal correspondant et on se
ramène ainsi à une multiplication de deux nombres décimaux
Exemple :
Pour calculer 30% de 280, on peut procéder comme suit :
30
30% de 280 = 100 × 280 = 3 × 28 = 84
Ou encore, pour calculer 17% de 1025,3 , on procède comme suit :
17% de 1025,3 = 0,17 × 1025,3 = 174,301
Réduire un pourcentage
Pour réduire 225 de 10%, on peut procéder de la façon suivante :
- On calcule la réduction qui correspond à 10% de 225 soit 22,5 ;
- On soustrait la réduction du nombre de départ et on obtient 225 – 22,5 =
202,5
Ce procédé peut être décrit à l’aide de la suite des calculs ci – dessous :
10
225 – 10% de 225 = 225 - 100 × 225 = 225 − 0,1 × 225 = 202,5
Réduire un nombre de 10% revient à prendre 90% de ce nombre ou encore à le
multiplier par 0,9
Augmenter d’un pourcentage
Augmenter 1024 de 20% revient à ajouter à 1024 la valeur correspondant à 20%
de 1024. On a la suite des calculs :
1024 + 20% de 1024 = 1024 +0,2× 1024 = 1024 × (1 + 0,2) = 1024 × 1,2
Augmenter un nombre de 20%, c’est prendre 120% de ce nombre, ce qui revient
à le multiplier par 1,2

Exercices
1. Simplifier et donner dans chaque cas, la fraction irréductible :
32 35 42 30 90
36
; ;
60 108
; 20
; 75
2. Dans chaque cas, écrire les deux fractions avec le même dénominateur :
3 7 2 5 7 3 13 8
a) ; ; b) 3 ; 2 ; c) 5 ; 2 ; d)
4 8 7
;3
3. Dans chaque cas, réduire les fractions au même dénominateur puis les
additionner et simplifier le résultat
2 5 7 3 13 8
𝑎𝑎 = 3 + 2 ; 𝑏𝑏 = 5 + 2 ; 𝑐𝑐 = 7
+3

45
4. Effectuer et donner un résultat simplifié :
63 25 −2 15
𝑎𝑎 = 40 × 54 ; 𝑏𝑏 = 45
× 28

3 2
5. 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑑𝑑𝑑𝑑
2 3
12
6. a) Ecrire 3 fractions égales à la fraction 18
.
12
b) Ecrire toutes les fractions égales à 18
et dont le dénominateur est compris
entre 1 et 16.
7. Mettre les quotients suivants sous forme d’une fraction :
4 3 4 2
𝑎𝑎 = ÷ ; 𝑏𝑏 = 1 ÷ ; 𝑐𝑐 = ÷ 2
7 5 3 3

8. Calculer et donner un résultat simplifié :


15 28 −5 4 2 4
𝑎𝑎 = × ; 𝑏𝑏 = × ; 𝑐𝑐 = ×
49 35 6 7 −3 −5

9. Calculer :
24 711 62
a = 211 ; b = 711 ; 𝑐𝑐 = 60

SEMAINE 6

CHAPITRE II. Les proportions


Exemple1
Adrienne doit acheter des mangues au marché. Elle sait que sa voisine en a
obtenu 25 pour 750 francs.
Recopie le tableau ci-dessous et note dans ce tableau les réponses aux questions
suivantes :
a)Quel est le prix d’une mangue ?
b) Quel est le prix de 7 mangues ? de 23 mangues ? etc.
Nombre des mangues achetées 25 1 7 23 10 30 18
Prix à payer (en francs) 750 .. .. .. .. .. ..
c) Lorsque le tableau est complet, observe-le. Tu as, à la deuxième ligne, une
suite S de nombres : S = { 25, 1 , 7 , 23 , 10 , 30 , 18}.
Complète la suite S’ de nombres : 𝑆𝑆 ′ = (750, .. , .. , .. , ……).
Complète la suite 𝑆𝑆 ′ avec les résultats que tu as trouvés.

46
d) Par quelle opération simple passe-t-on d’un nombre de la première
ligne au nombre correspondant de la deuxième ligne ? De même, par
quelle opération simple passe-t-on d’un nombre de la deuxième ligne
au nombre correspondant de la première ligne ?
- Pour passer de la première ligne à la seconde ligne, on multiple le
nombre correspondant par 30.
-Pour passer de la deuxième ligne à la première ligne, on divise le
nombre correspondant par 30.

Complète, dans ton cahier, le schéma ci-dessous :


Nombre de mangues 25 1 7 23 10 30 18
X30 achetées :30
Prix à payer (en 750 .. .. .. .. .. ..
francs)
Remarque
1 𝑥𝑥 1
Diviser par un nombre a c’est multiplier par son inverse 𝑎𝑎
(a ≠ 0) 𝑎𝑎
= 𝑥𝑥 ×
𝑎𝑎
.
1
Donc au lieu de : 30 tu peux mettre × 30 .
En résumé, on passe de la suite S à la suite 𝑆𝑆 ′ en multipliant chaque nombre de S
par 30.
750 30 210
Il en résulte que : = = = ⋯ = 30
25 1 7
On dit que la suite 𝑆𝑆 ′ est proportionnelle à la suite S et que le coefficient de
proportionnalité est 30.
De même, on peut passer de la suite 𝑆𝑆 ′ à la suite S en multipliant chaque nombre
1
de 𝑆𝑆 ′ par 30 .
25 1 7 1
Il en résulte que : 750 = 30
=
210
=⋯=
30

Une suite A est proportionnelle à une suite B si en divisant successivement les


termes de A par les termes de même rang de B on obtient des quotients égaux.
La valeur commune à tous ces quotients est appelée coefficient de
proportionnalité.

47
Remarque :
Lorsqu’une suite A est proportionnelle à une suite B avec un coefficient de
proportionnalité k, alors la suite B est proportionnelle à une suite A avec un
1
coefficient de proportionnalité 𝑘𝑘 (𝑘𝑘 ≠ 0)

Exemple 2
1. a) Une voiture a parcouru 240 km et a consommé 30 litres d’essence. Quelle
est la consommation moyenne de cette voiture pour 100 km ? Recopie le
tableau suivant et inscris ta réponse dedans.

240 100
30 …
b) Par quelle opération simple peut- on passer de la première ligne à la
deuxième ligne ? Par quelle opération simple peut – on passer de la première
colonne à la deuxième colonne ?
c) Y a – t –il dans ce tableau des suites proportionnelles ? Si oui, lesquelles ?

Réponse
Tu as pu constater que la suite (240, 100) est proportionnelle à la suite (30, 12,5)
240 100
puisque 30
= 12,5 = 8 ; 8 étant le coefficient de proportionnalité.
De même, (100, 240) est proportionnelle à (12,5 ; 30). Et encore (240, 30) est
proportionnelle à (100 ; 12,5) et (30, 240) est proportionnelle à (12,5 ; 100).
Ces suites proportionnelles n’ont que deux termes chacune et ne permettent de
former chaque fois que deux quotients égaux.
D’une manière générale, si une suite à deux termes (a , x) proportionnelle à une
suite (b , y) alors :
𝒂𝒂 𝒙𝒙
𝒃𝒃
= (= 𝐮𝐮𝐮𝐮 𝐫𝐫é𝐞𝐞𝐞𝐞 𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚é 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 𝐝𝐝𝐝𝐝 𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩é).
𝒚𝒚
𝑎𝑎 𝑥𝑥
L’égalité 𝑏𝑏 = 𝑦𝑦 (1) est appelée une proportion.

48
Définition
Une proportion est une égalité de deux fractions dont les termes sont des réels
(non nuls).
𝑎𝑎 𝑥𝑥
si 𝑏𝑏 = 𝑦𝑦
on dit que 𝑎𝑎, 𝑏𝑏, 𝑥𝑥, 𝑦𝑦 (pris dans cet ordre) sont en proportion :
a et y sont les (termes) extrêmes de la proportion,
b et x sont les (termes) moyens de la proportion.

On donne quatre nombres 𝒂𝒂, 𝒃𝒃, 𝒙𝒙, 𝒚𝒚 non nuls tels que 𝒂𝒂𝒂𝒂 = 𝒃𝒃𝒃𝒃 (𝟐𝟐).
a) soit le produit 𝑦𝑦𝑦𝑦 (un des facteurs, y , est pris dans le premier membre de (2)
, l’autre, b, dans le second membre de (2)).
En divisant les deux membres de l’égalité (2) par le même nombre 𝑦𝑦𝑦𝑦
qu’obtiens-tu ?(N’oublie pas de simplifier)
b) Recommence le même travail en remplaçant 𝑦𝑦𝑦𝑦 par un autre produit formé
avec le même principe (un facteur pris dans le premier membre, l’autre pris
dans le second membre de (2).
Tu as trois possibilités, autres que celle utilisée en a). Essaie-les toutes, à tour
de rôle. Encadre les trois résultats obtenus.
Si tu as mené correctement ton exercice, tu as obtenu, en a) et en b), les
résultats suivants :
𝑎𝑎 𝑥𝑥
= (1)
𝑏𝑏 𝑦𝑦
𝑎𝑎 𝑏𝑏
= (2) Si ay = bx Alors
𝑥𝑥 𝑦𝑦
𝑦𝑦 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑏𝑏
= (3) ⟹ = (4)
𝑏𝑏 𝑎𝑎 𝑥𝑥 𝑎𝑎

Remarque :
-On passe de (1) à (2) en « échangeant » les moyens(les extrêmes restent à leur
place).
- On passe de (1) à (3) en « échangeant » les extrêmes (les moyens restent à leur
place).
-On passe de (1) à (4) en remplaçant chaque fraction pour son inverse (le fait que
𝑎𝑎 𝑏𝑏
les deux fractions, 𝑏𝑏 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎
aient changé de membre est sans importance car
l’égalité est une relation symétrique ; e = f et f = e ont exactement la même
signification).

49
c) comment passe-t-on de (2) à (3) ? De (2) à (4) ? De (3) à (4) ?

Application
𝑎𝑎 𝑥𝑥
Soit la proportion 𝑏𝑏 = 𝑦𝑦
. Désigne par k le coefficient de proportionnalité. Alors
𝑎𝑎 𝑥𝑥
𝑏𝑏
= 𝑘𝑘 (1) et 𝑦𝑦 = 𝑘𝑘 (2), soit encore 𝑎𝑎 = 𝑏𝑏𝑏𝑏 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑥𝑥 = 𝑦𝑦𝑦𝑦.
a) A partir de ces deux dernières égalités, forme a + x et déduis-en que
𝑎𝑎 +𝑥𝑥 𝑎𝑎 𝑥𝑥
𝑏𝑏+𝑦𝑦
= 𝑏𝑏 �= 𝑦𝑦
�.
𝑎𝑎 −𝑥𝑥 𝑎𝑎 𝑥𝑥
b) De même, forme a – x et déduis-en que 𝑏𝑏−𝑦𝑦 = 𝑏𝑏
�𝑦𝑦 � (𝑏𝑏 ≠ 𝑦𝑦)
𝑎𝑎 𝑥𝑥
Etant donné une proportion 𝑏𝑏 = 𝑦𝑦 ,on obtient une troisième fraction égale
aux deux précédentes en additionnant (soustrayant) les numérateurs
entre eux et les dénominateurs entre- eux.

EXERCICES
1. Sachant que les réels a, b, b, c sont en proportion, quelles sont les égalités
que tu peux écrire (il y en a trois différentes) ?

2. Ecris au moins trois proportions à partir de chacune des égalités suivantes :


a) 4 × 9 = 3 × 12 ;
b) 2𝑘𝑘 = 7𝑡𝑡 ;
c) (𝑎𝑎 + 𝑎𝑎’)𝑏𝑏 = (𝑏𝑏 + 𝑏𝑏’)𝑎𝑎 ;
d) 𝑐𝑐(𝑎𝑎 – 𝑏𝑏) = 𝑎𝑎(𝑐𝑐 – 𝑑𝑑)

3. Soient trois nombres 𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧 tels que la suite (𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧) soit proportionnelle à la
suite (𝑎𝑎, 𝑏𝑏, 𝑐𝑐). On désigne par t le coefficient de proportionnalité.
b) Démontre que 𝑥𝑥 = 𝑡𝑡𝑡𝑡 , 𝑦𝑦 = 𝑡𝑡𝑡𝑡 , 𝑧𝑧 = 𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑥𝑥+𝑦𝑦+𝑧𝑧
c) Déduis de cela que t = 𝑎𝑎 +𝑏𝑏+𝑐𝑐 .

4. Partage une somme de 480 francs en trois parties x, y, z proportionnelles à 5,


11, 14.
𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑧𝑧
5. Démontre que si 𝑎𝑎
=
𝑏𝑏
=
𝑐𝑐
(= 𝑘𝑘) chacune de ces fractions est égale à
2𝑥𝑥−3𝑦𝑦+𝑧𝑧
.
2𝑎𝑎−3𝑏𝑏+𝑐𝑐

6. Soient 𝑎𝑎 , 𝑏𝑏 , 𝑐𝑐 , 𝑑𝑑 quatre nombres en proportion ;


50
𝑎𝑎+𝑏𝑏 𝑐𝑐+𝑑𝑑 𝑎𝑎+𝑏𝑏 𝑐𝑐+𝑑𝑑 𝑎𝑎+𝑏𝑏 𝑐𝑐+𝑑𝑑
Démontre 𝑏𝑏
=
𝑑𝑑
.;
𝑎𝑎
=
𝑐𝑐
;
𝑎𝑎−𝑏𝑏
=
𝑐𝑐−𝑑𝑑
.

SEMAINE 7
CHAPITREIII. LES FONCTIONS NUMERIQUES DU PREMIER DEGRE
III.1. Fonctions Linéaires
III.1.1. Définition
Soit a un nombre fixé, la fonction linéaire de coefficient a fait correspondre à
tout nombre x le nombre 𝑎𝑎𝑎𝑎.
Appelons f cette fonction. On écrit alors 𝑓𝑓: 𝑥𝑥 → 𝑎𝑎𝑎𝑎 ou bien : 𝑓𝑓(𝑥𝑥) = 𝑎𝑎𝑎𝑎
𝑓𝑓(𝑥𝑥) est l'image de 𝑥𝑥 par la fonction 𝑓𝑓 (appliquer la fonction 𝑓𝑓 c’est multiplier
par a).

Remarque : Une fonction linéaire est toujours la traduction d’une situation de


proportionnalité.
III.1.2 Exemples
Soit le tableau suivant

Nombre de 0 5 10 15 20 25 30
personnes x
Tarif à payer 0 75 150 225 300 375 450
(Fbu) : y 000 000 000 000 000 000
Si 𝑥𝑥 est le nombre de personnes, le tarif à payer est : f(𝑥𝑥 )=15 000 𝑥𝑥 , ce qui
représente une fonction linéaire
1) A cause de la dévaluation de la monnaie que connaît notre pays, le magasin
Chez Dimitri vient d’augmenter les prix de tous ses articles de 20%.
- Par quelle fonction f le nouveau prix est donné ?
- Donner les nouveaux prix des articles dont les anciens prix étaient : 5000F,
10 000 F, 16 000F, 30 000 F, 50 000F
Réponse:
20
𝑥𝑥 + 20% 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑥𝑥 = 𝑥𝑥 + 𝑥𝑥 = 1,2𝑥𝑥
100
Si l'ancien prix est x alors le nouveau prix est 1,2 𝑥𝑥

51
Le nouveau prix est donné par la fonction linéaire 𝑓𝑓 de coefficient 1,2 :
𝑓𝑓: 𝑥𝑥 → 1,2𝑥𝑥 c'est à dire : 𝑓𝑓(𝑥𝑥 ) = 1,2 𝑥𝑥
Ancien prix : x 5000 10 000 25 000 30 000 50 000
Nouveau prix : 6 000 12 000 30 000 36 000 60 000
1,2x

III.1.3. Représentation graphique (dans le plan muni d’un repère)

C’est toujours une droite passant par


l’origine, non confondue avec (Oy).
Exemple:
Considérons la fonction f telle que :
2
𝑓𝑓(𝑥𝑥) = 3 𝑥𝑥 Déterminons deux points
de la droite Df d'équation:
2
𝑦𝑦 = 𝑥𝑥
3

A B

x 3 –3
y ou
2 –2
f(x)

52
Remarque : La position de la droite dépend du coefficient a (appelé coefficient
directeur)

Si le coefficient a est positif, la droite


"monte de gauche à droite", s'il est Plus la valeur absolue du
négatif, la droite coefficient a est grande, plus la
"descend de gauche à droite". droite tend à être verticale.

III.1.4. Propriétés des fonctions linéaires


Soit f une fonction linéaire de coefficient a, on a toujours

P3 Si x 0 alors f(x) / x
P1 f(0) = 0 P2 f(1) = a
=a
P4 f(x1 + x2) = f(x1) +
P5 f(k x) = k f(x)
f(x2)

III.1.5. Exercices d’application

Dans la liste des fonctions suivantes, donner celles qui représentent des
fonctions linéaires. On précisera, dans ce cas, leur coefficient et on fera leur
représentation graphique

𝑓𝑓: 𝑥𝑥 ⟼ 4𝑥𝑥
𝑖𝑖: 𝑥𝑥 ⟼ −7𝑥𝑥
𝑙𝑙: 𝑥𝑥 ⟼ (𝑥𝑥 − 1)2 − (𝑥𝑥 2 + 1)
2𝑥𝑥
𝑔𝑔: 𝑥𝑥 ⟼
7

53
3𝑥𝑥
𝑗𝑗: 𝑥𝑥 ⟼ −
4
𝑚𝑚: 𝑥𝑥 ⟼ 𝑥𝑥 + 6𝑥𝑥 + 9 − 𝑥𝑥 2 − 3𝑥𝑥 + 5
2

ℎ: 𝑥𝑥 ⟼ 3𝑥𝑥 + 7
𝑘𝑘: 𝑥𝑥 ⟼ √3𝑥𝑥
𝑛𝑛: 𝑥𝑥 ⟼ 3(𝑥𝑥 − 7) − 8𝑥𝑥 − 5 − 5(𝑥𝑥 + 4)
0. Dans chacun de cas suivants, détermine la fonction linéaire f définie par la
condition ci – dessous.
1) le coefficient de f est – 2
2) f(1) = 2
3) f(2) = 3
4) Le graphique comprend le point P de coordonnées (3, -2)
1
5) f(2) – f(1) = 2

SEMAINE 8

III.2. Fonctions affines

III.2.1. Définition

Soient a (non nul) et b deux nombres fixés, la fonction affine de coefficient a et


de terme constant b fait correspondre à tout nombre 𝑥𝑥 le nombre 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏
Appelons 𝑓𝑓 cette fonction. On écrit alors :
𝑓𝑓 ∶ 𝑥𝑥 → 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 ou bien : 𝑓𝑓(𝑥𝑥) = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏
𝑓𝑓(𝑥𝑥) , c’est à dire 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏, est l'image de 𝑥𝑥 par la fonction 𝑓𝑓 (appliquer la
fonction 𝑓𝑓 c’est multiplier par a puis ajouter b).
Remarque : La fonction g(𝑥𝑥) = 𝑎𝑎𝑎𝑎 est appelée, fonction linéaire associée à la
fonction affine : f(𝑥𝑥) = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏

54
III.2.2. Exemples

1) Soit le tableau

Nombre de 0 5 10 15 20 25 30
personnes: x
Tarif à payer 100 150 200 250 300 350 400
(Fbu): y 000 000 000 000 000 000 000
Si 𝑥𝑥 est le nombre de personnes, le tarif à payer est : f(𝑥𝑥 )=10 000 𝑥𝑥 + 100 000 ,
ce qui représente bien une fonction affine de coefficient 10 000 et de terme
constant 100 000
2) La facture téléphonique pour chaque mois comprend le prix d’une
communication à la seconde qui est de 5Fbu/sec plus le prix d’entretien des
équipements qui est fixé à 1000 Fbu/mois.
La facture totale pour une durée de 𝑥𝑥 secondes de communication est :
𝑓𝑓(𝑥𝑥) = 5𝑥𝑥 + 1000
Dressons donc un tableau qui donne la facture mensuelle en fonction du nombre
𝑥𝑥 de secondes de communication :

Les variations de 𝑥𝑥 et les variations de f (𝑥𝑥 ) sont des nombres proportionnels.


Le coefficient de proportionnalité est 5. Il est donc égal au coefficient a de la
fonction affine f.

55
III.2.3. Représentation graphique (dans le plan muni d’un repère)

C’est toujours une droite non


parallèle à (Oy).
Exemple:
Considérons la fonction f telle que
: f(x)=-2x+3.
Déterminons trois points de la
droite f d'équation:
y = – 2x + 3
A B C
x 0 4 –1
y ou
3 –5 5
f(x)

La fonction linéaire g qui à tout


nombre x fait correspondre le
nombre – 2x est appelée fonction
linéaire associée à la fonction
affine f.

La droite 𝐷𝐷𝑓𝑓 d'équation y = – 2 x +


3 est parallèle à la droite 𝐷𝐷𝑔𝑔
d’équation 𝑦𝑦 = – 2 𝑥𝑥.

Exercices :
1. construis le graphique de la fonction 𝑓𝑓: 𝑥𝑥 → 𝑦𝑦 = 𝑓𝑓(𝑥𝑥) dans chacun des cas
suivants : 2 1
1) y = x + 3 5) y = 3x + 3
3 3
2) y = 3 x -2 6) y = - 2x - 4
3) y = – 4x + 1 7) y = 0,5 x + 1,25
4) y = – 2 x - 3 8) y = - 1,5x + 0,5

56
1. On donne la fonction f déterminée par f (x) = 2 x – 1. Détermine la fonction g
dont le graphique est parallèle à celui de la fonction h définie par h(x) = - 2 x
et coupe le graphique de f en un point d’abscisse – 2
2. On donne la fonction f déterminée par f (x) = 3 - 2𝑥𝑥 . Détermine la fonction g
dont le graphique est parallèle à celui de la fonction définie par h(x)
1
=2 (−𝑥𝑥 − 3) et coupe le graphique de f en un point d’ordonnée – 1
3. Le prix d’une course de taxi se compose de la prise en charge (40 F) et du prix
du parcours calculé au kilomètre (18,50 F le kilomètre).
1) Détermine la fonction qui applique la distance parcourue sur le prix
de la course ; races en son graphique.
2) Utilise ce graphique pour déterminer le prix d’une course de 10
kilomètres ; vérifie le résultat obtenu algébriquement.
3) Utilise ce graphique pour déterminer la longueur du parcours de
Monsieur Pierre sachant qu’il a déboursé 132,5 F pourboire non
compris.

SEMAINE 9
III.3. Equation d’une Droite
III.3.1. A partir de sa représentation graphique
1ère possibilité :
Lecture de l’ordonnée à l’origine :
La droite D coupe l’axe des ordonnées
au point d’ordonnée 1.
L’ordonnée à l’origine est donc : 𝑏𝑏 = 1
Calcul du coefficient directeur :
Repérage des coordonnées d’un point
m(1 ; 3) sur la droite
On remplace les variables de la fonction
affine : 𝑓𝑓(𝑥𝑥) = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 par les
coordonnées du point m(1 ;3) et b par
sa valeur ; on obtient : 3 = 𝑎𝑎 + 1 puis on
résout l’équation ; donc 𝑎𝑎 = 2
57
2èmepossibilité : Lecture de deux points p(1. 1) et q(4 ; 5) par lesquels passe la
droite
Calcul du coefficient directeur :
𝑦𝑦𝑞𝑞 −𝑦𝑦𝑝𝑝 5−1 4
𝑎𝑎 = = = comme il a été vu
𝑥𝑥 𝑞𝑞 −𝑥𝑥 𝑝𝑝 4−1 3

plus haut les écarts sont


proportionnels avec pour rapport le
coefficient a de la fonction affine.
On exprime que la droite passe par un des
deux points p (ou q) : 𝑦𝑦 − 𝑦𝑦𝑝𝑝 = 𝑎𝑎(𝑥𝑥 −
𝑥𝑥𝑝𝑝 )
En remplaçant 𝑥𝑥𝑝𝑝 et 𝑦𝑦𝑝𝑝 par leurs valeurs, on
obtient finalement l’équation de la
4 𝟒𝟒 𝟏𝟏
droite : 𝑦𝑦 − 1 = 3 (𝑥𝑥 − 1), ce qui donne : 𝒚𝒚 = 𝟑𝟑 𝒙𝒙 − 𝟑𝟑
Autre variante dans cette 2ème possibilité :

Calcul du coefficient directeur et de l’ordonnée à l’origine :


On a les deux équations suivantes 1 = a+b (1) et 5 = 4a + b(2)
On remplace (1) dans (2) on a : 5 = 4 a +1 – a
⟺ 5 = 3𝑎𝑎 + 1
⟺ 4 = 3𝑎𝑎
4
⟺ 𝑎𝑎 =
3
4 1
Dans (1), on a : 1 = 3 + b ⟺ 𝑏𝑏 = − 3
4 1
D’où : 𝑎𝑎 = 3 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑏𝑏 = − 3

III.3.2. A partir de deux points par lesquels passe la droite :


1. On procède comme on a fait pour la 2ème possibilité (Calcul du coefficient
directeur puis écriture de l’équation de la droite ou bien résolution du
système de 2 équations à 2 inconnues après avoir remplacé les variables par
les coordonnées respectives des 2 points).

2. Du coefficient directeur a et d’un point m de cette droite :


On exprime que la droite passe par le point m : 𝑦𝑦 − 𝑦𝑦𝑚𝑚 = 𝑎𝑎(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥𝑚𝑚 ) ou bien :

58
Résolution d’une équation du 1er degré à une inconnue obtenue après avoir
remplacé dans l’équation d’une droite les variables par les coordonnées
respectives de ce point et le Coefficient directeur par sa valeur : 𝑦𝑦𝑚𝑚 = 𝑎𝑎𝑥𝑥𝑚𝑚 +
𝑏𝑏.On trouve alors l’ordonnée à l’origine b.

III.4. Parallélisme et perpendicularité de deux droites


Deux droites peuvent être : parallèles ou sécantes.
Deux droites parallèles peuvent être disjointes ou superposées (confondues).
Deux droites sécantes peuvent être perpendiculaires ou non.
Les équations des deux droites concernées nous permettent de montrer quelle
est la position géométrique de ces deux droites, l'une par rapport à l'autre.

III.4.1. Droites parallèles


Plus haut, il a été constaté que les droites représentant une fonction affine et sa
fonction linéaire associée sont des droites parallèles.
D’une manière générale, deux droites sont parallèles si et seulement si elles ont
même coefficient directeur.

Deux droites y = ax + b et y = a'x +b' seront parallèles si elles sont parallèles à la


même droite y = ax. D'où la condition a = a' (elles ont le même coefficient
directeur)

59
Exemples :
Les droites d'équations: y = 3x + 2 et y = 3x -5, sont parallèles car elles ont
même coefficient directeur a =a’=3 ; y = - x - 2 et y = - x + 7 ; sont aussi parallèles
car « a =a’= -1 »
III.4.2. Droites perpendiculaires

Deux droites « y = a x + b » et « y = a ' x + b' » seront perpendiculaires s'il en est


de même de leurs fonctions linéaires associées « y = a x » et « y = a' x ». Ces
droites 𝐷𝐷 et 𝐷𝐷’ issues de O (voir figure ci - dessus) passent respectivement par les
points A ( 1 ; a ) et A' ( 1 ; a' ) . On suppose que le repère est orthonormé.
Comme ces droites sont perpendiculaires, le triangle AOA’ est rectangle en O. En
appliquant alors le théorème de Pythagore, on a : 𝐴𝐴𝐴𝐴′2 = 𝑂𝑂𝑂𝑂2 + 𝑂𝑂𝑂𝑂′2 , ce qui
donne :
(𝑎𝑎 − 𝑎𝑎′)2 = (𝑎𝑎2 + 1) + (𝑎𝑎′2 + 1) ⇔ 𝑎𝑎2 − 2𝑎𝑎𝑎𝑎′ + 𝑎𝑎′2 = 𝑎𝑎2 + 𝑎𝑎′2 + 2, après
simplification, on arrive finalement à la condition : 𝑎𝑎𝑎𝑎′ = −1
Deux droites sont perpendiculaires si et seulement si le produit de leurs
coefficients directeurs est égal à −1

Exemple : Dans un repère orthonormé, tracer les deux droites suivantes :


1
D1 : y = 3x + 5 et D 2 : 𝑦𝑦 = − 3 𝑥𝑥 + 5
(Avec un rapporteur, mesurer l’angle que font les deux droites. ((Elles forment
un angle droit)
60
Exercices
1. Le plan est muni du repère (𝑂𝑂, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗)a et b sont deux points de ce plan. Trouve
une équation de la droite (ab) dans chacun des cas suivants :
a) a(-3 ;2) et b(1 ;5)
b) a (2 ;3) et b(2 ;-4)
1 1 7
c) 𝑎𝑎 �− 2 ; 2� 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑏𝑏(2; −2) 𝑑𝑑) 𝑎𝑎(3; −2)𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑏𝑏(2 ; −2)
2. Le plan est muni du repère (𝑂𝑂, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗). construis les droites 𝐷𝐷1 , 𝐷𝐷2
,𝐷𝐷3 , 𝐷𝐷4 , 𝐷𝐷5 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐷𝐷6 d’équations respectives :
𝐷𝐷1 : 3𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 + 2 = 0
2
𝐷𝐷2 : 𝑦𝑦 = − 3 𝑥𝑥 + 3
𝐷𝐷3 : 2𝑦𝑦 = 5𝑥𝑥 − 3
𝐷𝐷4 : − 3𝑥𝑥 + 5 = 0
𝐷𝐷5 : 5𝑦𝑦 + 4 = 0
𝐷𝐷6 : 2𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 = 0
3. Le plan est muni du repère(𝑂𝑂, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗). Les droites 𝐷𝐷1 , 𝐷𝐷2 ,𝐷𝐷3 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐷𝐷4 ont pour
équations:
𝐷𝐷1 : 5𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 + 2 = 0
𝐷𝐷2 : 5𝑦𝑦 + 3 = 0
𝐷𝐷3 : −3𝑥𝑥 + 7𝑦𝑦 + 1 = 0
𝐷𝐷4 : 2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 = 0
Pour chacune de ces droites, donne l’équation de la forme :𝒚𝒚 = 𝒂𝒂𝒂𝒂 + 𝒃𝒃
4. Le plan est muni du repère(𝑂𝑂, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗). 𝐷𝐷1 , 𝐷𝐷2 , 𝐷𝐷3 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐷𝐷4 sont quatre droites
d’équations:
𝐷𝐷1 : 𝑦𝑦 = −5𝑥𝑥 + 2 = 0
𝐷𝐷2 : 𝑦𝑦 = −7
3 2
𝐷𝐷3 : 𝑦𝑦 = 4 𝑥𝑥 − 3
𝐷𝐷4 : 𝑦𝑦 = 3𝑥𝑥
Pour chacune de ces droites, donne le coefficient directeur et l’ordonnée à
l’origine.
2
Le plan est muni du repère(𝑂𝑂, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗). (L) est la droite d’équation : 𝑦𝑦 = 5 𝑥𝑥 − 4.
Donne une équation de la forme 𝑦𝑦 = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 de chacune des droites 𝐿𝐿1 , 𝐿𝐿2 , 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐿𝐿3

61
5. parallèles à (L) et telles que :
𝐿𝐿1 passe par le point 0 ;
𝐿𝐿2 passe par le point J ;
3
𝐿𝐿3 a pour ordonnée à l’origine 2.

[Link] D’INTEGRATION

PED MATH A1 P1 C1 S1

SITUATION D’INTEGRATION 1

a. Situation : Fabricant des articles


Un fabricant adresse à quatre clients
des factures se rapportant à un même
article vendu en quantités différentes,
ces factures s’élèvent respectivement à
4960F, 2170F, 3720Fet 2480F. Le prix de
vente de chaque article étant un
nombre entier compris entre 100 et
200.

Consignes
- Détermine le prix de vente de chaque article ;
- Donne le nombre d’articles figurant sur chaque facture.

b. Eléments de réponse
Les factures se rapportent à des articles ayant même prix l’unité. Ce prix est un
nombre entier compris entre 100 et 200 en même temps un diviseur commun de
4960, 2170, 3720 et 2480.

62
Décomposons chacun des nombres donnés en un produit de facteurs premiers.

4960 2 2170 2 3720 2 2480 2


2480 2 1085 5 1860 2 1240 2
1240 2 217 7 930 2 620 2
620 2 31 31 465 3 310 2
310 2 1 155 5 155 5
155 5 31 31 31 31
31 31 1 1 1

4960 = 25 × 5 × 31
2170 = 2× 5 × 7 × 31
3720 = 23 × 3 × 5 × 31
2480 = 24 × 5 × 31
De ces décompositions, nous déduisons les diviseurs communs aux quatre
nombres. Ce sont 2; 5 et 31 mais aussi:
2 × 5 = 10
2 × 31 = 62
5 × 31 = 155
2 × 5 × 31 = 310 (310 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛)
Un seul de ces diviseurs est compris entre 100 et 200, c’est 155
Le prix d’un article est donc 155F
Le nombre d’articles figurant sur chaque facture est:
- Pour la première facture: 4960:155= 32
- Pour la 2ème facture: 2170:155= 14
- Pour la 3ème facture: 3720:155= 24
- Pour la 4ème facture: 2480:155= 16

63
c. Grille De Correction

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des Cotation


Consignes situation outils mathématiques
Le prix de vente - Choix des bonnes - Décomposition 14 pts
de chaque article données/2pts correcte des
- Décomposition des nombres en
nombres en produits facteurs premiers
de facteurs premiers /2pts
/3pts - Calcul correct du
- Choix des diviseurs PPCM /1pt
communs /2pts - Formulation
- Recherche du correcte de la
PPCM/2pts réponse /2pts
Le nombre Bon choix de la formule Calculs corrects /2pts 6 pts
d'articles figurant pour calculer le nombre
sur chaque d'articles /4pts (1 point/
facture article)
Total/20pts /13pts /7pts /20 pts

64
SITUATION D’INTEGRATION 2

PED MATH A1 P1 C1 S2

a. Situation : Repas ensemble


Des amies commandent un repas en commun.
a) Si elles versent chacune 110F, il manque 100F pour payer le montant total de
ce repas.
b) Si elles versent chacune 130F, le restaurateur doit rendre 40F.

Consignes :
1. Exprime le montant total en fonction du nombre de personnes ayant partagé
ce repas.
2. Y a – t - il une relation mathématique entre le montant total et le nombre de
personnes ayant partagé ce repas ? Montre –la.

b. Eléments de Réponse
1. Soit X le nombre d’amies et Y le montant total du repas
Si X amies versent chacune 110𝐹𝐹, elles ont versé 110𝑋𝑋 𝐹𝐹.
Avec 100𝐹𝐹 de plus la note totale Y aurait pu être payée.
Donc 𝑌𝑌 = 110𝑋𝑋 + 100
Si X amies versent chacune130𝐹𝐹, elles ont versé 130XF,
Le restaurateur doit alors rendre 40𝐹𝐹.
𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑌𝑌 = 130𝑋𝑋 − 40

65
2. La relation mathématique est :
Pour a), 𝑌𝑌 = 𝑓𝑓(𝑋𝑋) = 110 𝑋𝑋 + 100
Pour b), 𝑌𝑌 = 𝑓𝑓(𝑋𝑋) = 130 𝑋𝑋 – 40

c. Grille de Correction

Compréhension de la Utilisation correcte Cotation


Critères situation des outils
Consignes mathématiques
Expression du - Choix des inconnues Bonne application
montant en /1pts des formules / 2pts
fonction du - Bon relevé des 7 pts
nombre de données/2pts
personnes ayant - Bon choix des formules
partagé le repas à
utiliser /2pts
Une relation Bon choix de la formule à Bonne application
mathématique utiliser de la formule /2pt
entre le montant /1pt 3 pts
total et le nombre
de personnes
ayant partagé le
repas
Total /10pts /6pts /4pts 10 pts

66
PALIER 2

67
68
I. COMPETENCE DU DEUXIEME PALIER

A la fin du deuxième palier, l’élève -maître de la première année pédagogique


devra pouvoir résoudre des situations-problèmes mathématiques faisant appel
aux équations, inéquations et systèmes du 1er degré et aux premières notions de
géométrie.

II. LES RESSOURCES PRINCIPALES ABORDEES AU PALIER 1

- Equation du premier degré à une inconnue


- Equation du premier degré à deux inconnues
- Systhéme de deux équations du premier degré à deux inconnues
- Inéquation du premier degré à une inconnue
- Inéquation paramétrique du premier degré à une inconnue
- Inéquation du premier degré à deux inconnues
- Position relative d’une droite

69
III. PLANIFICATION DETAILLEE

SEMAINE 1
Equation du premier degré à une inconnue
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir une équation du premier - Partir de l’égalité de deux membres
degré à une inconnue - Utiliser l’addition ou la soustraction d’une
- Dégager et présenter tous les cas même quantité aux deux membres de
possibles de résolution des l’égalité
er
équations du 1 degré à une
inconnue
- Résoudre des exercices sur les
équations du premier degré à
une inconnue
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Traduire une situation par une équation
Activité 12
Vérifier qu’un nombre est solution d’une équation
Activité 13
Transformer une équation
Activité 14
-Partir des exemples pour résoudre l’équation
1) 9 x +5 = 3 x + 2
⟺ (−3 𝑥𝑥) + 9 𝑥𝑥 + 5 = (−3 𝑥𝑥) + 3 𝑥𝑥 + 2
⟺ 6 𝑥𝑥 + 5 = 2
⟺ 6 𝑥𝑥 = − 3
−3 −1
⟺ 𝑥𝑥 = =
6 2
2) 𝑥𝑥 2 = 3𝑥𝑥
Faire passer tous les termes dans le premier membre : 𝑥𝑥 2 − 3𝑥𝑥 = 0
Décomposer le premier membre en facteurs : 𝑥𝑥 (𝑥𝑥 – 3) = 0
Annuler chacun des facteurs du premier membre : 𝑥𝑥 = 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑥𝑥 – 3 = 0
𝑥𝑥 = 3
Les solutions de l'équation sont 0 et 3

70
SEMAINE 2
Equation du premier degré à deux inconnues
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Evaluation - Partir d’une équation simple du premier
- Résoudre une équation degré à une inconnue.
paramétrique du premier
degré à une inconnue
- Résoudre et discuter une
équation paramétrique
- Résoudre des exercices sur les
équations paramétriques
- Définir une équation du
premier degré à deux
inconnues
Présenter graphiquement une
équation du premier degré à deux
inconnues
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Utiliser une équation pour résoudre un problème
Activité 15
- Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution d’équation
paramétrique du premier degré à une inconnue
Exemple : Résoudre et discuter (paramètre m, inconnue x)
(m+3) x – (1 – 2m) = 0 (E)
1−2𝑚𝑚
• Si m + 3 0, c'est -à – dire si 𝑚𝑚 ≠ − 3 : 𝑥𝑥 = 𝑚𝑚 +3 , une seule solution ;
1−2𝑚𝑚
ensemble des solutions � 𝑚𝑚 +3 � (pour chaque valeur de 𝑚𝑚 ≠ − 3)
• Si 𝑚𝑚 + 3 = 0, c'est -à – dire si 𝑚𝑚 = − 3, (E) s'écrit :
0 𝑥𝑥 − (1 + 6) = 0
0 𝑥𝑥 – 7 = 0
pas de solution ; ensemble des solutions :
Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution de l’équationdu
premier degré à deux inconnues
Exemple : 2 x + y = 4 y=4–2x
puis donner à x une valeur quelconque, par exemple 3, d'où 𝑦𝑦 = 4 – 6 = − 2
Donc, le couple des valeurs (3, - 2) constitue une solution de l'équation

71
SEMAINE 3
Systhème de deux équation du 1er degré à deux inconnues
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
-Résoudre des exercices sur les -méthodes de résolution.
équations du premier degré à deux Cas possibles suivant la valeur du
inconnues paramètre
-Définir le système de deux équations
du 1er degré à deux inconnues
-Dégager les méthodes de résolution
d’un système de deux équations du
premier degré à deux inconnues
-Dégager le système de deux équations
à coefficients paramétriques
-Résoudre des exercices sur le système
de deux équations à coefficients
paramétriques
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Activité 16
Activité 17
- Résoudre par substitution un système d’équations
Activité 18
- Résoudre le système d’équations par combinaison
Activité 19
- Résoudre un problème en utilisant un système d’équations
Activité 20
- Partir d’un exemple et montrer les étapes de l'une des méthodes de
résolution d'un système de deux équations du premier degré à deux
inconnues
Exemple:
2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 5 (1)
Soit le système�
3𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 = 2 (2)
De l'équation (1) nous tirons : y = 5 – 2 x
partons de l'équation (2) :
3x – 4 (5 – 2x) =2
3x – 20 + 8x =2
11x = 22
x =2
En vertu du principe d'équivalence, le système donné est équivalente à :
𝑦𝑦 = 5 − 2𝑥𝑥

𝑥𝑥 = 2
72
D'où y=5–4=1
La solution du système est (2, 1)
C’est la résolution par la méthode de substitution
- Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution d’un système
d’équation du premier degré à deux inconnues
Exemple :
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 = 3 (1)
Soit le système : �
2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 5 (2)
Définir un système d'équations paramétriques est un système d'équations (en
les inconnues x et y) où intervient une lettre (paramètre)

SEMAINE 4
L’inéquation du premier degré à une inconnue
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Dégager le principe d’équivalence -Changement de signe de
d’inéquation du premier degré à une l’inéquation lorsqu’on la multiplie
inconnue : par un nombre négatif
- Résoudre un système d’inéquation du -Les différents cas possibles suivant
premier degré à une inconnue la valeur du coefficient
- Résoudre des exercices sur les
inéquations du premier degré à une
inconnue
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Partir de l’inégalité et de ses propriétés
-Traduire une situation par une inéquation
Activité 20
-Vérifier qu’un nombre est solution d’une inéquation
Activité 21
-Transformer une inéquation
Activité 22
- Partir d’un exemple et montrer les étapes de résolution d’une inéquation du
premier degré
Exemple : 𝑥𝑥 + 7 > −8
⟺ 𝑥𝑥 + 7 + (−7) > −8 + (−7)
⟺ 𝑥𝑥 > −15
Donc, -15 est la solution

73
SEMAINE 5
Inéquation paramétrique du premier degré à une inconnue
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Dégager les méthodes de résolution Effet du signe du nombre, dans le cas
des inéquations-produits et des de la multiplication des deux termes
inéquations- quotient d’une inéquation, sur le sens de celle-
- Résoudre des exercices sur ci.
l’inéquation- produit et les
inéquations- quotient
- Résoudre et discuter l’inéquation
paramétrique du premier degré à une
inconnue
Résoudre des exercices sur les
inéquations paramétriques
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
-Résoudre un problème un utilisant une inéquation
Activité 23
- Partir d’une inéquation simple et considérer les différents cas possibles
- Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution d’une inéquation
paramétrique du premier degré à une inconnue

74
SEMAINE 6
Inéquation du premier degré à deux inconnues
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
Définir l’inéquation du premier degré à deux Régionnement du plan
inconnues Intersection de deux demi-plans
Représenter graphiquement une inéquation
Résoudre les exercices sur les inéquations du
premier degré à deux inconnues valuation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution d’une inéquation à
deux inconnues
Représenter graphiquement les solutions d’un système d’inéquations
Activité 24
Résoudre un problème en utilisant un système d’inéquations
Activité 25
Partir d’un exemple et montrer les étapes de la résolution graphique de deux
inéquations du premier degré à deux inconnues

75
SEMAINE 7
Positions relatives de droite
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Définir un plan et droite Notion de dimension et d’extrémités
- Définir les positions relatives de
droite
- Donner les propriétés des droites
parallèles
- Définir deux droites
perpendiculaires
- Résoudre les exercices
- Evaluation

EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE


Construire le milieu d’un segment
Activité 26
Activité 27
Partir des premières notions de la géométrie.
Exemple : Soit la figure ci – après : a ∈ 𝐷𝐷;.k b ∈ 𝐷𝐷; k ∉ 𝐷𝐷 ; a∈ 𝜋𝜋; b ∈ 𝜋𝜋; k ∈ 𝜋𝜋;
D⊂ 𝜋𝜋

.k

a. b . D

76
IV. DEVELOPPEMENT DES PRINCIPALES RESSOURCES

SEMAINE 1
1 : EQUATIONS-INEQUATIONS-SYSTEMES
I.1 Equation du premier degré à une inconnue dans

I.1.1 Définition
On appelle équation du premier degré à une inconnue, toute égalité de la forme
𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 0
𝑥𝑥 étant l’inconnue, 𝑎𝑎 et 𝑏𝑏 étant des coefficients de l’équation.
Principes d’équivalence
- Lorsqu’on ajoute ou lorsqu’on retranche un même nombre aux deux
membres d’une équation, on obtient une équation équivalente à
l’équation initiale ;
- Lorsqu’on multiplie ou lorsqu’on divise les deux membres d’une équation
par un nombre non nul, on obtient une équation équivalente à l’équation
initiale.
- De plus, les solutions de l’équation A. B = 0 sont les solutions de chacune
des équations A = 0 et B= 0

Equations à coefficients numériques


3 3𝑥𝑥−1 1
Résoudre l’équation: 2 − (3 − 2𝑥𝑥) = 2
+3
3 3𝑥𝑥 − 1 1
− (3 − 2𝑥𝑥) = +
2 2 3
Nous avons successivement:
3 3𝑋𝑋−1 1
6. 2 − 6(3 − 2𝑥𝑥) = 6. 2
+ 6. 3. On amultiplié les deux membres de l’équation
donnée par le plus petit commun multiple des différents dénominateurs,
9 − 6. (3 − 2𝑥𝑥) = 3. (3𝑥𝑥 − 1) + 2. On a effectué les produits écrits dans chacun
des nombres de l’équation obtenue,
9 − 18 + 12𝑥𝑥 = 9𝑥𝑥 − 3 + 2. On a réduit les termes semblables
12𝑥𝑥 − 9 = 9𝑥𝑥 − 1. On a isolé les termes en x dans un membre et les termes
indépendants de x dans l’autre membre

77
3𝑥𝑥 = 8. On a divisé les deux membres de l’équation obtenue par le coefficient
de x
8
𝑥𝑥 = 3. On a exprimé la solution de l’équation
8
La solution est 3

Vérification
8
Si nous remplaçons x par 3 dans les deux membres de l’équation initiale, nous
devons obtenir le même nombre.
8 8
Remplaçons x par 3
dans le Remplaçons x par 3
dans le deuxième membre

Premier membre
8
3 8 23 3. −1 1 23
2
− �3 − 2. 3� = 6
3
2
+3 = 6

I.1.2. Résolution
Si 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 0, on a 𝑎𝑎𝑎𝑎 = −𝑏𝑏 ; trois cas peuvent se présenter :
−𝑏𝑏
a) Si 𝑎𝑎 ≠ 0 alors 𝑥𝑥 = 𝑎𝑎
−𝒃𝒃
L’équation𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 0 admet donc une seule solution 𝑆𝑆 = � 𝒂𝒂 �
Si de plus 𝑏𝑏 = 0, la solution 𝑆𝑆 = {0}
b) Si 𝑎𝑎 = 0 et ≠ 0 , la résolution de l’équation 0𝑥𝑥 = −𝑏𝑏 devient impossible.
On écrira que la solution 𝑆𝑆 = ∅
c) Si 𝑎𝑎 = 𝑂𝑂 et 𝑏𝑏 = 0, on aura l’équation 0𝑥𝑥 = 0 qui admet tout nombre réel
comme solution. On écrira que 𝑆𝑆 = ℝ
Exercices
Dans l’ensemble des nombres réels, résoudre les équations suivantes :
a) 𝑥𝑥 + 5 = 4𝑥𝑥 + 9
b) 10𝑥𝑥 − 7 = 13 − 5𝑥𝑥
𝑥𝑥 𝑥𝑥 4𝑥𝑥
c) 3
+ 5 − 1 = −3 + 15 + 2
d) −2𝑡𝑡 + 3 = −2𝑡𝑡 − 10
3𝑥𝑥+5 1
e) 3
+ 9 = −2
3 3𝑥𝑥 9𝑥𝑥 𝑥𝑥
f) 3𝑥𝑥 − 5 � 4 − 1� = 5
+ 2 + 20

78
I.1.3 Equation produit de binômes du premier degré
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un des facteurs au moins est
nul :
𝑥𝑥𝑥𝑥𝑥𝑥 est nul si et seulement si 𝑥𝑥 = 0 ou 𝑦𝑦 = 0 ou 𝑧𝑧 = 0
Exemple : Résolvons dans l’équation (𝑥𝑥 − 1) (𝑥𝑥 + 4) = 0
En effet,(𝑥𝑥 − 1) (𝑥𝑥 + 4) = 0 si 𝑥𝑥 − 1 = 𝑜𝑜 ou (𝑥𝑥 + 4)= 0
C’est- à-dire 𝑥𝑥 = 1 ou 𝑥𝑥 = −4
𝑆𝑆 = {1 , −4}
Exercices
Résoudre chacune des équations suivantes dans l’ensemble indiqué :
a) (𝑥𝑥 + 5)(−𝑥𝑥 + 1) = 0 dans
b) −3 (𝑘𝑘 − 3)(𝑘𝑘 + 2) = 3𝑘𝑘 − 6 dans
c) (𝑥𝑥 + 1)(𝑥𝑥 − 2) = −(𝑥𝑥 + 1)(𝑥𝑥 + 2)dans
d) (𝑥𝑥 − 16)(𝑥𝑥 + 5) = 0 dans
e) (𝑥𝑥 − 5)(𝑥𝑥 + 3) = 0dans

SEMAINE 2
I.1.4. Equations à coefficients paramétriques
Exemples :
1. Résoudre l’équation en x :
1−𝑘𝑘
2
𝑥𝑥 + 𝑘𝑘 = (𝑘𝑘 − 2)𝑥𝑥 − 𝑘𝑘 𝑜𝑜ù 𝑘𝑘 est un paramètre réel.

L’équation donnée est équivalente à chacune des équations suivantes :


(1 − 𝑘𝑘)𝑥𝑥 + 2𝑘𝑘 = 2(𝑘𝑘 − 2)𝑥𝑥 − 2𝑘𝑘
(3𝑘𝑘 − 5)𝑥𝑥 = 4𝑘𝑘 (E)
Le coefficient de l’inconnue est 3𝑘𝑘 − 5
5
1) Si 3𝑘𝑘 − 5 ≠ 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 encore si 𝑘𝑘 ≠ 3
4𝑘𝑘
L’équation (E) a pour solution 3𝑘𝑘−5
5
2) Si 3𝑘𝑘 − 5 = 0 ou encore si k = 3

79
20
L’équation (E) s’écrit : 0𝑥𝑥 = 3

Aucun réel n’est solution de cette équation ; on dit qu’elle est impossible.
2. Résoudre l’équation
: (2 − 3𝑚𝑚)𝑥𝑥 + 1 = 𝑚𝑚2 (1 − 𝑥𝑥) où m est un paramètre réel.

L’équation donnée est équivalente à chacune des équations suivantes:


(2 − 3𝑚𝑚)𝑥𝑥 + 1 = 𝑚𝑚2 − 𝑚𝑚2 𝑥𝑥
(𝑚𝑚2 − 3𝑚𝑚 + 2)𝑥𝑥 = 𝑚𝑚2 − 1
(𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚 − 2)𝑥𝑥 = (𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚 + 1)(𝐸𝐸)
Le coefficient de l’inconnue est :
(𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚 − 2).
a) Si (𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚 − 2) ≠ 0 ou encore si(𝑚𝑚 ≠ 1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑚𝑚 ≠ 2).
(𝑚𝑚 −1)(𝑚𝑚 +1) 𝑚𝑚 +1
L’équation (𝐸𝐸) a pour solution (𝑚𝑚 −1)(𝑚𝑚 −2) ou encore 𝑚𝑚 −2

b) Si (𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚 − 2) = 0, 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎(𝑚𝑚 = 1𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑚𝑚 = 2).

. Si 𝑚𝑚 = 1, l’équation (𝐸𝐸)𝑠𝑠′é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐: 0 𝑥𝑥 = 0
.Si 𝑚𝑚 = 2, l’équation(E) s'écrit 0 𝑥𝑥 = 3

Tout réel est solution de cette équation; L’équation n’a pas de solution;
Elle est indéterminée elle est impossible
Synthèse
Décrivons la méthode suivie pour résoudre l’équation du premier degré à une
inconnue.
Pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue, il faut isoler les
termes en x dans l’un des membres, c’est-à-dire, regrouper:
- Les termes contenant l’inconnue dans un des membres;
- Les termes ne contenant pas l’inconnue dans l’autre membre: ces termes
s’appellent termes indépendants.

80
Nous obtenons alors une équation du type 𝑎𝑎𝑎𝑎 = 𝑏𝑏
- Si a n’est pas nul, la solution s’obtient en divisant les deux membres
de cette équation par a.
- Si a est nul, l’équation 𝑠𝑠 ′ é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 0𝑥𝑥 = 𝑏𝑏

Après avoir remarqué que le produit de tout nombre réel par 0 est le nombre 0,
nous déduisons que :
- Si b n’est pas nul, l’équation n’a pas de solution;
- Si b est nul, tout nombre réel est solution.
Exercices :
1. Résoudre chacune des équations en x suivantes où m est un paramètre réel.
1. 𝑚𝑚𝑚𝑚 + 1 = 0
2. 𝑚𝑚𝑚𝑚 + 𝑚𝑚 = 0
3. (2𝑚𝑚 − 3)𝑥𝑥 + 𝑚𝑚 = (3𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + 2
4. 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + 1 = 𝑚𝑚2
−5𝑚𝑚 2 (−3𝑚𝑚 +6)
5. 𝑚𝑚 + 6
=− 5
+5
𝑚𝑚𝑚𝑚 −3 𝑥𝑥+4
6. 2
= 3
2 (𝑥𝑥
7. 𝑚𝑚 − 1) = 𝑚𝑚(𝑥𝑥 − 2)
8. (𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 = (𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + 𝑚𝑚3 − 3𝑚𝑚3 − 3𝑚𝑚 − 9
2

9. 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 4)𝑥𝑥 + 𝑚𝑚(2𝑥𝑥 − 5) = 0


10. 4𝑥𝑥 2 + 2𝑥𝑥(𝑚𝑚2 + 2𝑚𝑚 + 2) = 0
11. (𝑚𝑚 − 1)(𝑥𝑥 − 𝑚𝑚) = 𝑥𝑥 + 𝑚𝑚 − 2
12. Déterminer m pour que l’équation suivante en x n’admette pas de
solution
𝑥𝑥 − 𝑚𝑚 𝑚𝑚𝑚𝑚 − 1

4 3
13. Déterminer m pour que l’équation suivante en x n’admette pas une
solution unique
(𝑎𝑎 − 3)𝑥𝑥 + 2 = 3 − 2𝑥𝑥
14. Déterminer les réels a et b pour que l’équation en x : 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 2 = 3𝑥𝑥 − 2𝑥𝑥
1) N’admette pas de solution
2) Admette tout réel comme solution

81
I.2 Equation du premier degré à deux inconnues
I.2.1. Définition
Soit 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤, un polynôme à deux variables réelles 𝑥𝑥 et 𝑦𝑦 du premier degré
par rapport à chaque variable, à coefficients réels 𝑢𝑢 et 𝑣𝑣.
L’équation 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0 est appelée équationdu premier degré à deux
inconnues 𝑥𝑥 et 𝑦𝑦 et les réels 𝑢𝑢, 𝑣𝑣 et 𝑤𝑤 sont des coefficients de l’équation.
Chaque solution est un couple (𝑥𝑥, 𝑦𝑦) de réels.
1.2. 2 Représentation graphique d’une équation du premier degré à deux
inconnues

Soit (𝑜𝑜, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗ ) un repère du plan. On appelle représentation graphique d’une
équation du premier degré à deux inconnues, l’ensemble de points dont les
coordonnées sont des solutions de l’équation 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0
Exemple :
Dans un repère orthonormé, représenter l’équation 𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 + 1 = 0
En effet :
𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 + 1 = 0
On se donne au choix une valeur de 𝑥𝑥 (ou de 𝑦𝑦) puis on remplace cette valeur
dans l'équation en question pour trouver la valeur correspondante de 𝑦𝑦 ( ou
de 𝑥𝑥).
Dans ce cas, on aura déterminé le premier point où passera la droite.
Comme précédemment, on détermine les coordonnées d’un autre point où va
passer la droite représentative de l’équation en question.
Après avoir représenté les deux points dans un repère de choix (orthogonal,
orthonormé ou quelconque), on peut facilement tracer la droite représentative
de l’équation.

𝑥𝑥 𝑦𝑦
1 1
−1 0

82
Remarques
 La représentation graphique
de l’équation du type 𝑥𝑥 =
𝑎𝑎 avec 𝑎𝑎 𝜖𝜖 ℝ est une droite passant
par un point d’abscisse 𝑎𝑎 et
d’ordonnée zéro .Cette droite est
parallèle à l’axe des ordonnées c’est-
à-dire l’axe 𝑂𝑂𝑂𝑂.
 La représentation graphique
de l’équation du type 𝑦𝑦 = 𝑏𝑏
avec 𝑏𝑏𝑏𝑏 ℝ est une droite passant par
un point d’abscisse zéro et d’ordonné
𝑏𝑏 .Cette droite est parallèle à l’axe
des abscisses c’est-à-dire l’axe 𝑂𝑂𝑂𝑂.

Exercices
Représenter graphiquement les équations :
a) −𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 3 = 0
b) 𝑥𝑥 = 𝑦𝑦 + 1
c) 𝑦𝑦 = −2𝑥𝑥 que constate-t-on ? de quelle fonction s’agit-il ?
d) 𝑥𝑥 − 4 = 0
e) 𝑦𝑦 = −3
f) 𝑥𝑥 = 0
g) 𝑦𝑦 = 0

SEMAINE 3
1.2.3 Système de deux équations à deux inconnues

Définition
Soient deux équations 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑐𝑐 = 0 et 𝑎𝑎′ 𝑥𝑥 + 𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 + 𝑐𝑐 ′ = 0 du premier degré
à deux inconnues 𝑥𝑥 et 𝑦𝑦.
Soient 𝑆𝑆1 l’ensemble des solutions de la première équation,
𝑆𝑆2 l’ensemble des solutions de la deuxième équation,

83
Résoudre le système de deux équations du premier degré à deux inconnues
𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0
� ′
𝑢𝑢 𝑥𝑥 + 𝑣𝑣′𝑦𝑦 + 𝑤𝑤 ′ = 0
c’est déterminer l’ensemble 𝑆𝑆1 ∩ 𝑆𝑆2 des couples (𝑥𝑥, 𝑦𝑦) qui sont solutions
communes aux deux équations.
𝑆𝑆 = 𝑆𝑆1 ∩ 𝑆𝑆2
Pour résoudre un système de deux équations du premier degré à deux
inconnues, on peut utiliser plusieurs méthodes. Parmi elles, on peut exploiter la
méthode de substitution, la méthode des combinaisons, la méthode de Cramer
et la méthode graphique.
Pour ce, on va prendre un exemple typique d’un système d’équations que l’on
va résoudre et on verra bel et bien que l’on va trouver le même ensemble de
solution.
• Méthode de substitution ou méthode de remplacement
Pour résoudre un système de deux équations du premier degré à deux inconnues
par la méthode de substitution, on isole au hasard une inconnue dans l’une des
équations puis on remplace l’expression trouvée dans l’autre équation. La
résolution de l’équation trouvée donne la valeur de l’une de l’inconnue. La valeur
de l’autre inconnue est trouvée en remplaçant la valeur de l’inconnue déjà
trouvée dans l’une des deux équations de départ ou dans l’équation trouvée au
moment où on a isolé l’une des inconnues.
3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0 (1)
Soit le système �
−𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 5 = 0 (2)
(2)devient : 𝑦𝑦 = 𝑥𝑥 − 5 (3)
(3) dans (1) donne :
3𝑥𝑥 − 2 (𝑥𝑥 − 5) − 1 = 0
⇔ 3𝑥𝑥 − 2𝑥𝑥 + 10 − 1 = 0
⇔ 𝑥𝑥 = −9(4)
(4) dans (3) donne :
𝑦𝑦 = −9 − 5
⇔ 𝑦𝑦 = −14
𝑆𝑆 = {(−9, −14)}

84
• Méthode de combinaison

A quoi consiste cette méthode dite de combinaison ?


Pour chaque équation, on cherche la valeur à multiplier de façon que, en
additionnant les termes ayant même inconnue, l’on puisse annuler l’une des
inconnues pour trouver la valeur de l’autre.

EXERCICE
Partons du système ci haut donné pour montrer la disposition pratique de cette
méthode.
× (1) 3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0 × (1)
−𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 5 = 0
Elimination de 𝑥𝑥 × (3) × (2) Elimination de 𝑦𝑦

3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0 3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0


−3𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 + 15 = 0 − 2𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 + 10 = 0
𝑦𝑦 + 14 = 0𝑥𝑥 + 9 = 0
⇔ 𝑦𝑦 = −14 ⇔ 𝑥𝑥 = −9
𝑆𝑆 = {(−9; −14)}
On constate par exemple que :
 pour annuler la variable 𝑥𝑥, on a multiplié la première équation par 1 et la
deuxième équation par 3 puis en additionnant membre à membre les
expressions trouvées, on a parvenu à avoir la valeur de l’inconnue 𝑦𝑦.
 pour annuler la variable 𝑦𝑦, on a multiplié la première équation par 1 et
la deuxième équation par 2 puis en additionnant membre à membre les
expressions trouvées, on a parvenu à avoir la valeur de l’inconnue 𝑥𝑥.

L’ensemble de solution de ce système d’équation par la méthode de


combinaison est : 𝑺𝑺 = {(−9; −14)}

85
• Méthode de Cramer

Soit à résoudre le système :


𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 = 𝑐𝑐

𝑎𝑎′𝑥𝑥 + 𝑏𝑏′𝑦𝑦 = 𝑐𝑐′
Appelons :
: Le déterminant principal
∆𝑥𝑥 : Le déterminant par rapport à 𝑥𝑥
∆𝑦𝑦 : Le déterminant par rapport à 𝑦𝑦
Nous avons :
𝑎𝑎 𝑏𝑏
∆= � � = 𝑎𝑎𝑎𝑎′ − 𝑎𝑎′𝑏𝑏
𝑎𝑎′ 𝑏𝑏′
𝑐𝑐 𝑏𝑏
∆𝑥𝑥 = � � = 𝑐𝑐𝑐𝑐′ − 𝑐𝑐′𝑏𝑏
𝑐𝑐′ 𝑏𝑏′
𝑎𝑎 𝑐𝑐
∆𝑦𝑦 = � � = 𝑎𝑎𝑐𝑐 ′ − 𝑎𝑎′𝑐𝑐
𝑎𝑎′ 𝑐𝑐′
Interprétation
 1er cas : ∆≠ 0
∆ ∆𝑦𝑦
 Le système admet une et une seule solution 𝑆𝑆 = �( ∆𝑥𝑥 , )�

∆𝑥𝑥
Car : 𝑥𝑥 = ∆

∆𝑦𝑦
𝑦𝑦 =

Les droites représentant les deux équations sont sécantes.
 2ème cas : ∆= 0

Deux cas peuvent se présenter là aussi :


• ∆𝑥𝑥 ≠ 0 ou ∆𝑦𝑦 ≠ 0

Le système est impossible. Les deux droites ne se coupent pas. Elles sont
strictement parallèles.
∆𝑥𝑥 = 0 ou ∆𝑦𝑦 = 0

86
Le système est indéterminé. Les deux droites sont confondues.
3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0
Soit à résoudre le système �
−𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 5 = 0
3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 = 1
On a �
−𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = −5
3 −2
∆= � � = 3 × 1 − (−1) × (−2) = 3 − 2 = 1
−1 1
1 −2
∆𝑥𝑥 = � � = 1 × 1 − (−5) × (−2) = 1 − 10 = −9
−5 1
3 1
∆𝑦𝑦 = � � = 3 × (−5) − (−1) × 1 = −15 + 1 = −14
−1 −5
−9
𝑥𝑥 = = −9
1
−14
𝑦𝑦 = = −14
1
𝑆𝑆 = {(−9, −14)}

• Méthode graphique

En quoi consiste la méthode ?


Pour la résolution d’un système de deux équations du premier degré à deux
inconnues, la méthode consiste à :
 Représenter soigneusement les droites représentant les deux équations
dans un repère de votre choix.
 Repérer le point de rencontre des deux droites.
- En projetant soigneusement ce point sur l’axe des abscisses
parallèlement à l’axe des ordonnées, on obtient l’abscisse de ce
point.
- En projetant soigneusement ce point sur l’axe des ordonnées
parallèlement à l’axe des abscisses, on obtient l’ordonnée de ce
point.
 La solution du système est bel et bien le couple dont l’origine est
l’abscisse de ce point et dont l’extrémité est l’ordonnée de ce point.

Résumé
Pour résoudre graphiquement un système de deux équations, il faut tout
d’abord l’avoir représenté d’où deux droites 𝐷𝐷1 et 𝐷𝐷2 .Trois cas peuvent se
présenter :
87
1) 𝐷𝐷1 ∩ 𝐷𝐷2 = {𝑖𝑖} avec i (𝛼𝛼, 𝛽𝛽) , on a 𝑺𝑺 = {( 𝛼𝛼 , 𝛽𝛽)}
2) 𝐷𝐷1 ∩ 𝐷𝐷2 = ∅ , les deux droites sont strictement parallèles. 𝑺𝑺 = ∅ , le
système est impossible.
3) 𝐷𝐷1 = 𝐷𝐷2 , dit indéterminé

𝑆𝑆 = {( 𝑥𝑥; 𝑦𝑦) ∈ ℝ2 / 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0}ou


{( 𝑥𝑥; 𝑦𝑦) ∈ ℝ2 / 𝑢𝑢′𝑥𝑥 + 𝑣𝑣′𝑦𝑦 + 𝑤𝑤′ = 0}au choix.
Exemple
3𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 − 1 = 0
Soit à résoudre le système �
−𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 5 = 0
En regardant sur ce graphique, on
constate que le point de rencontre
de deux droites a pour coordonnée
(−9; −14)

EXERCICES
Par la méthode de votre choix, résoudre les systèmes ci-dessous :

𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 0
a) �
2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 1
3𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 = 1
b) �
3𝑥𝑥 + 4𝑦𝑦 = 3
𝑦𝑦 = 2𝑥𝑥 − 5
c) �
𝑦𝑦 = 𝑥𝑥 + 4

88
𝑦𝑦 = −𝑥𝑥 + 2
d) �
𝑦𝑦 = 3𝑥𝑥 − 2
𝑥𝑥 𝑦𝑦
= 𝑏𝑏
e) � 𝑎𝑎 𝑎𝑎 ≠ 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑏𝑏 ≠ 0
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏
𝑥𝑥 𝑦𝑦
= 10
f) � 5
2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 = 8
1 2
2
𝑥𝑥 − 3 𝑦𝑦 = 1
g) � 3
𝑥𝑥 + 2 𝑦𝑦 − 5
√2 𝑥𝑥 + √3 𝑦𝑦 = 1
h) �
2𝑥𝑥 + √6 = 2
−2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 3
i) �
𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 + 3 = 0
𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 + 4 = 0
j) �
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 − 2 = 0
2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 7 = 0
k) �
𝑥𝑥 − 2𝑦𝑦 + 4 = 0
2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 − 1 = 0
l) �
4𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 − 2 = 0
2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 + 1 = 0
m) �
4𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 + 2 = 0
2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 − 5 = 0
n) �
𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 − 11 = 0
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 4.14
o) �
5𝑥𝑥 + 8𝑦𝑦 = 32.64
−2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 − 1 = 0
p) �
3𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 + 2 = 0
3𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 − 5 = 0
q) �
2𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 + 8 = 0
8𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 − 3 = 0
r) �
4𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 − 7 = 0
8𝑥𝑥 − 15𝑦𝑦 + 5 = 0
s) �
3𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 − 2 = 0
𝑥𝑥 − 5𝑦𝑦 + 7 = 0
t) �
−2𝑥𝑥 + 10𝑦𝑦 = 0
𝑥𝑥 = 3𝑦𝑦 − 7
u) �
0 = −4𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 + 5
𝑦𝑦 = −5𝑥𝑥 + 7
v) �
𝑥𝑥 = 3𝑦𝑦 − 2
89
Exercices d’approfondissement
Résoudre chacun des systèmes d’équations suivants :
1 2
2
𝑥𝑥 + 3 𝑦𝑦 = 0
1. � 1 3
− 3 𝑥𝑥 + 4 𝑦𝑦 = 2
3 1
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 3 𝑥𝑥 + 3
2. �4−7 𝑦𝑦
2
𝑥𝑥 − 4 + 4 = 0
3 1
5
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 𝑦𝑦 − 1 = 0
3. �5 7
2
𝑥𝑥 + 5 𝑦𝑦 + 4 = 0
𝑥𝑥√3 − 2𝑦𝑦√2 = 0
4. �
−𝑥𝑥√2 − 𝑦𝑦√3 = −5
√3𝑥𝑥 2
2
− 3 𝑦𝑦 = 1
5. �1 −3
2
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦√3 = 4
𝑥𝑥√3 − 𝑦𝑦 = −2
6. � 1
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦√2 = 3
2𝑥𝑥
− − 𝑦𝑦 = −2
7. � 3 1
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦√2 = 3
2𝑥𝑥
− + 𝑦𝑦√5 = √7
8. � 3
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦√2 = −√3

I.2.4 Systèmes de deux équations à coefficients paramétriques


Résolvons le système de deux équations dont les inconnues sont x et y.
𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑐𝑐 = 0 𝑏𝑏 ′ −𝑎𝑎′
(𝑆𝑆) � � �
𝑎𝑎′ 𝑥𝑥 + 𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 + 𝑐𝑐 ′ = 0 −𝑏𝑏 𝑎𝑎
Multiplions les deux membres de la première
équation par 𝑏𝑏 ′ et ceux de la deuxième équation
𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ 𝑥𝑥 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 + 𝑏𝑏 ′ 𝑐𝑐 = 0
par -b �
−𝑎𝑎′ 𝑏𝑏𝑏𝑏 − 𝑏𝑏𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 − 𝑏𝑏𝑐𝑐 ′ = 0

90
Multiplions les deux membres de la première équation par -𝑎𝑎′ et
−𝑎𝑎𝑎𝑎′ 𝑥𝑥 − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏𝑏𝑏 − 𝑎𝑎′ 𝑐𝑐 = 0
ceux de la deuxième équation par a �
𝑎𝑎𝑎𝑎′ 𝑥𝑥 + 𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 + 𝑎𝑎𝑐𝑐 ′ = 0
Additionnons membre à membre
(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏)𝑦𝑦 + (𝑎𝑎𝑐𝑐 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑐𝑐) = 0

Additionnons membre à membre


(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏)𝑥𝑥 + (𝑏𝑏 ′ 𝑐𝑐 − 𝑏𝑏𝑐𝑐 ′ ) = 0
(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏)𝑥𝑥 + (𝑏𝑏 ′ 𝑐𝑐 − 𝑏𝑏𝑐𝑐 ′ ) = 0 (1′ )
(𝑆𝑆) �
(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏)𝑦𝑦 + (𝑎𝑎𝑐𝑐 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑐𝑐) = 0 (2′ )
Le coefficient commun de x et de y est réel 𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏 obtenu à partir du
𝑎𝑎 𝑏𝑏
tableau � � des coefficients des inconnues.
𝑎𝑎′ 𝑏𝑏′
𝑎𝑎 𝑏𝑏
Convenons que � � est une autre manière d’écrire
𝑎𝑎′ 𝑏𝑏′
𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎é 𝑑𝑑é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠è𝑚𝑚𝑚𝑚
Dans le cas où le déterminant du système n’est pas nul, un tel système est
appelé système de Cramer.
Dans le cas où les systèmes (S) et (S’) sont équivalents car
- Toute solution du système (S) est évidemment solution du système (S’).
- Toute solution du système (S’) est évidemment solution du système

𝑎𝑎(1′ ) + 𝑏𝑏(2′ )

𝑎𝑎′ 1′ + 𝑏𝑏 ′ 2′
qui s’écrit
(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏). (𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏𝑏𝑏 + 𝑐𝑐) = 0
(𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏). (𝑎𝑎′ 𝑥𝑥 + 𝑏𝑏 ′ 𝑦𝑦 + 𝑐𝑐 ′ ) = 0
Et qui est équivalent au système (S) car 𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ − 𝑎𝑎′ 𝑏𝑏 n’est pas nul.
𝑏𝑏𝑐𝑐 ′ −𝑏𝑏 ′ 𝑐𝑐 𝑎𝑎 ′ 𝑐𝑐−𝑎𝑎𝑐𝑐 ′
L’unique solution de (S’) est �𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ −𝑎𝑎 ′ 𝑏𝑏 , 𝑎𝑎𝑏𝑏 ′ −𝑎𝑎 ′ 𝑏𝑏 � et est aussi l’unique solution du
système (S).
L’utilisation des déterminants permet une autre écriture de la solution du
système (S)

91
−𝑐𝑐 𝑏𝑏 𝑎𝑎 −𝑐𝑐
� ′ � � �
� −𝑐𝑐 𝑏𝑏 ′ , 𝑎𝑎′ −𝑐𝑐 ′ �
𝑎𝑎 𝑏𝑏 𝑎𝑎 𝑏𝑏
� ′ ′ � � ′ �
𝑎𝑎 𝑏𝑏 𝑎𝑎 𝑏𝑏 ′

- Les dénominateurs sont le déterminant du système
- Le numérateur d’une inconnue s’obtient en remplaçant dans le
déterminant du dénominateur, les coefficients de cette inconnue par les
termes indépendants des équations, préalablement placés dans le second
membre.

La résolution du système (S) n’est pas terminée car nous nous sommes limités à
étudier le cas où le déterminant du système n’est pas nul.

Exemple 1
𝑚𝑚𝑚𝑚 + 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)𝑦𝑦 = 𝑚𝑚2 − 1
Résoudre le système �
𝑥𝑥 + 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 𝑚𝑚
x et y désignant les inconnues et m un paramètre réel.
Calcul du déterminant du système
𝑚𝑚 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)
∆= � � = 𝑚𝑚2 − 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1) = 𝑚𝑚
1 𝑚𝑚
1. Le déterminant du système n’est pas nul : 𝒎𝒎 ≠ 𝟎𝟎
Le système est donc un système de Cramer.
Calculons ∆′ 𝑒𝑒𝑒𝑒∆′′ , déterminants des numérateurs des inconnues.
2
∆′ = �𝑚𝑚 − 1 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)� = 𝑚𝑚(𝑚𝑚2 − 1) − 𝑚𝑚2 (𝑚𝑚 − 1) = 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)
𝑚𝑚 𝑚𝑚
2
∆′′ = �𝑚𝑚 𝑚𝑚 − 1� = 𝑚𝑚2 − (𝑚𝑚2 − 1) = 1
1 𝑚𝑚
𝑚𝑚 (𝑚𝑚 −1) 1 1
La solution du système est � 𝑚𝑚
, 𝑚𝑚 �, ou, après simplifications �𝑚𝑚 − 1, 𝑚𝑚 �.

92
Interprétation graphique
Les droites d d’équation 𝑚𝑚𝑚𝑚 + 𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 1)𝑦𝑦 = 𝑚𝑚2 − 1
et 𝑑𝑑 ′ d’équation 𝑥𝑥 + 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 𝑚𝑚
sont sécantes au point I de coordonnée
1
�𝑚𝑚 − 1, 𝑚𝑚 �

( la figure a été faite dans le cas où


𝑚𝑚 = 2)

2. Le déterminant du système est nul : 𝒎𝒎 = 𝟎𝟎


0𝑥𝑥 + 0𝑦𝑦 = −1
Le système s’écrit �
𝑥𝑥 + 0𝑦𝑦 = 0
La première équation n’a pas de solution ; le système n’a donc pas de solution :
on dit qu’il est impossible.

Exemple 2 :
(2𝑚𝑚 − 5)𝑥𝑥 − (𝑚𝑚 − 1)𝑦𝑦 = 3𝑚𝑚 − 5
Résoudre le système �
5𝑥𝑥 − (2𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 5
x et y désignant les inconnues et m un paramètre réel.
Calcul du déterminant du système
2𝑚𝑚 − 5 −(𝑚𝑚 − 1)
∆= � � = −(2𝑚𝑚 − 5)(2𝑚𝑚 + 1) + 5(𝑚𝑚 − 1) = −(4𝑚𝑚 − 13)
5 −(2𝑚𝑚 + 1)
13
∆= 0 ⟺ �𝑚𝑚 = 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑚𝑚 = �
4

93
𝟏𝟏𝟏𝟏
1. Le déterminant du système n’est pas nul : 𝒎𝒎 ≠ 𝟎𝟎 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝒎𝒎 ≠ .
𝟒𝟒
Le système est donc un système de Cramer.
Calculons ∆′ 𝑒𝑒𝑒𝑒∆′′
3𝑚𝑚 − 5 −(𝑚𝑚 − 1)
∆′ = � � = −(3𝑚𝑚 − 5)(2𝑚𝑚 + 1) + 5(𝑚𝑚 − 1)
5 −(2𝑚𝑚 + 1)
= −6𝑚𝑚(𝑚𝑚 − 2)

2𝑚𝑚 − 5 3𝑚𝑚 − 5
∆′′ = � � = 5(2𝑚𝑚 − 5) − 5(3𝑚𝑚 − 5) = −5𝑚𝑚.
5 5
6 (𝑚𝑚 −2) 5
La solution du système est, après simplifications: � 4𝑚𝑚 −13 , 4𝑚𝑚 −13 �.

Interprétation graphique
Les droites
𝑑𝑑 ′ d’équation(2𝑚𝑚 − 5)𝑥𝑥 −
(𝑚𝑚 − 1)𝑦𝑦 = 3𝑚𝑚 − 5 et d d’équation
5𝑥𝑥 − (2𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 5
sont sécantes au point I dont la
coordonnée est la solution du
système.

(la figure a été faite dans le cas où


𝑚𝑚 = 2)
13
1. Si 𝑚𝑚 = 0, le système s’écrit 2. Si m = 4 , le système s’écrit
−5𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = −5
� successivement
5𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 = 5 3 9 19
2
𝑥𝑥 − 4 𝑦𝑦 =
4
En multipliant les deux membres de la � 15 et
5𝑥𝑥 − 2 𝑦𝑦 = 5
première équation par −1, on retrouve
6𝑥𝑥 − 9𝑦𝑦 = 19
la deuxième équation. Le système est �
2𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 = 2
équivalent à une seule de ces
équations. En divisant les deux membres de la
On dit que le système est indéterminé : première par 3, on obtient 2𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 =
19
3
94
On obtiendra une solution en Le système n’admet manifestement
choisissant arbitrairement x (ou y) et en pas de solution ; on dit qu’il est
résolvant l’équation en y (ou en x) impossible.
obtenue.
L’ensemble des solutions est l’ensemble Interprétation graphique
des points de la droite 𝑑𝑑 ≡ 5𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 = 5 Les équations du système sont des
Interprétation graphique équations de deux droites parallèles
Les équations du système sont des
équations d’une même droite
𝟏𝟏𝟏𝟏
Le déterminant du système est nul : 𝒎𝒎 = 𝟎𝟎 𝒐𝒐𝒐𝒐 𝒎𝒎 = 𝟒𝟒

Exercices

1. Résoudre et discuter les systèmes suivants, x et y étant les inconnues et


m étant un paramètre réel :
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 𝑚𝑚 + 1
1) �
𝑥𝑥 + (𝑚𝑚 − 2)𝑦𝑦 = 𝑚𝑚 − 1
𝑚𝑚𝑚𝑚 − 𝑦𝑦 = 4 − 𝑚𝑚
2) �
2𝑚𝑚𝑚𝑚 + (𝑚𝑚 − 3)𝑦𝑦 + 3(𝑚𝑚 + 1) = 0
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + (𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 𝑚𝑚
3) �
(𝑚𝑚 + 1)𝑥𝑥 + 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 𝑚𝑚 − 1
𝑚𝑚2 𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 1
4) �
𝑥𝑥 + 𝑚𝑚2 𝑦𝑦 = 𝑚𝑚
(2𝑚𝑚 − 3)𝑥𝑥 − 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 3𝑚𝑚 − 2
5) �
5𝑥𝑥 − (2𝑚𝑚 + 3)𝑦𝑦 = 5

95
(𝑚𝑚2 − 1)𝑥𝑥 + 5𝑦𝑦 + 𝑚𝑚 + 3 = 0
6) �
3𝑥𝑥 + (𝑚𝑚2 + 1)𝑦𝑦 + 4𝑚𝑚 − 3 = 0
2. Résoudre et discuter les systèmes suivants, x et y étant les inconnues et
m étant un paramètre réel :
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + (𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 0
1) �
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 = 0
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 = 0
2) �
2𝑥𝑥 − (𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 0
(𝑚𝑚 − 4)𝑥𝑥 + (2𝑚𝑚 − 1)𝑦𝑦 = 0
3) �
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + (2𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 0
2(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 − 3(𝑚𝑚 + 1)𝑦𝑦 = 0
4) �
(2𝑚𝑚 + 3)𝑥𝑥 − (3𝑚𝑚 + 2)𝑦𝑦 = 0

SEMAINE 4
I.3 Inéquation du premier degré
I.3.1 Résolution d’ inéquation du premier degré à une inconnue
Principes d’équivalence
1. Lorsqu’on ajoute ou lorsqu’on retranche une même expression aux deux
membres d’une inéquation, on obtient une inéquation de même sens
équivalente à l'inéquation initiale,
2. Lorsqu’on multiple ou lorsqu’on divise les deux membres d’une inéquation
par : Un nombre strictement positif, on obtient une inéquation de même
sens équivalente à l’inéquation initiale.

. Un nombre strictement négatif, on obtient une inéquation équivalente à


l’inéquation initiale à condition d’en changer le sens.
A condition de ne pas modifier le domaine de l’inéquation :
1. Lorsqu’on ajoute ou lorsqu’on retranche un même nombre aux deux
membres d’une inéquation, on obtient une
inéquation de même sens équivalente à l’inéquation initiale ;
2. Lorsqu’on multiplie ou lorsqu’on divise les deux membres d’une
inéquation par :
• un nombre strictement positif, on obtient une inéquation de même
sens équivalente à l’inéquation initiale ;
• un nombre strictement négatif, on obtient une inéquation
équivalente à l’inéquation initiale à condition d’enchanger le sens.

96
Pour résoudre une inéquation du premier degré à une inconnue, on procède de
la même façon que pour la résolution d’une équation du premier degré à une
inconnue.
La différence réside dans le fait que la résolution d’une équation conduit à un
nombre exact comme solution alors que dans le cas d’une inéquation, la solution
est donnée sous forme d’intervalle.
Cette résolution suit les principes suivants :
• Si on multiplie (divise) un même réel positif aux deux membres d’une
inégalité, on obtient une nouvelle inégalité de même sens.

Exemple :
Si on a l’inégalité 3𝑥𝑥 < 2, en multipliant les deux membres de cette inégalité
par 5, on aura 5 × 3𝑥𝑥 < 5 × 2 qui est équivalent à 15𝑥𝑥 < 10
• Si on multiplie (divise) un même réel négatif aux deux membres d’une
inégalité, on obtient une nouvelle inégalité de sens contraire.

Exemple :
Si on a l’inégalité 16𝑥𝑥 ≥ 8, en divisant les deux membres de cette inégalité
16𝑥𝑥 8
par (−4), on aura −4
≤ −4 qui est équivalent à −4𝑥𝑥 ≤ −2
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type :

𝑎𝑎𝑎𝑎 < 𝑏𝑏 avec 𝑎𝑎 ≠ 𝑜𝑜, deux cas peuvent se présenter


𝑏𝑏 𝑏𝑏
1er cas : si 𝑎𝑎 est positif, on a 𝑥𝑥 < 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = �−∞ ; 𝑎𝑎 �
−𝑏𝑏 𝑏𝑏
2ème cas : si 𝑎𝑎 est négatif, on a 𝑥𝑥 > 𝑎𝑎
, 𝑆𝑆 = �𝑎𝑎 , +∞ �
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type :
𝑎𝑎𝑎𝑎 ≤ 𝑏𝑏avec 𝑎𝑎 ≠ 𝑜𝑜, deux cas peuvent se présenter
𝑏𝑏 𝑏𝑏
1er cas : si 𝑎𝑎 est positif, on a 𝑥𝑥 ≤ 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = �−∞ ; 𝑎𝑎 �
𝑏𝑏 𝑏𝑏
2ème cas : si 𝑎𝑎 est négatif, on a 𝑥𝑥 ≥ 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = �𝑎𝑎 ; +∞�
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type :
𝑎𝑎𝑎𝑎 > 𝑏𝑏 avec 𝑎𝑎 ≠ 𝑜𝑜, deux cas peuvent se présenter
𝑏𝑏 𝑏𝑏
1er cas : si 𝑎𝑎 est positif, on a 𝑥𝑥 > 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = �𝑎𝑎 ; +∞�
−𝑏𝑏 𝑏𝑏
2ème cas : si 𝑎𝑎 est négatif, on a 𝑥𝑥 < 𝑎𝑎
, 𝑆𝑆 = �−∞ ; 𝑎𝑎 �

97
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type :
𝑎𝑎𝑎𝑎 ≥ 𝑏𝑏 avec 𝑎𝑎 ≠ 𝑜𝑜, deux cas peuvent se présenter
𝑏𝑏 𝑏𝑏
1er cas : si 𝑎𝑎 est positif, on a 𝑥𝑥 ≥ 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = 𝑆𝑆 = �𝑎𝑎 ; +∞�
𝑏𝑏 𝑏𝑏
2ème cas : si 𝑎𝑎 est négatif, on a 𝑥𝑥 ≤ 𝑎𝑎 , 𝑆𝑆 = �−∞ ; 𝑎𝑎 �
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type 0𝑥𝑥 < 0 , 𝑆𝑆 = ∅
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type 0𝑥𝑥 ≤ 0 , 𝑆𝑆 = ℝ
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type 0𝑥𝑥 > 0 , 𝑆𝑆 = ∅
• Si la résolution conduit à l’inéquation du type 0𝑥𝑥 ≥ 0 , 𝑆𝑆 = ℝ

EXERCICES
Résoudre dans les inéquations ci-dessous :

a) −9𝑥𝑥 + 3 ≥ 𝑥𝑥 − 9
1
b) 4
𝑥𝑥 − 1 ≤ −5𝑥𝑥 + 8
6
c) −3𝑥𝑥 − 3 > − 2 𝑥𝑥 − 3
6
d) −3𝑥𝑥 − 3 ≥ − 2 𝑥𝑥 − 3
1 1
e) 𝑥𝑥 − 5 < 2 𝑥𝑥 + 7
𝑡𝑡−3 2
f) 2
+ 3 > 1 − 3 𝑡𝑡
g) 5𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 15 < 0
h) 2x+3y< 0
i) −2𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 + 2 ≥ 0

I.3.2 Résolution d’un système d’inéquations du premier degré à une seule


inconnue.
Pour résoudre un système d’inéquations du premier degré à une seule inconnue,
 On résout chacune des inéquations composant le système
 La solution du système équivaut à l’intersection des solutions des
différentes inéquations du système.
Si on a trois inéquations par exemple, appelons
𝑆𝑆1 : la solution de la première inéquation
𝑆𝑆2 : la solution de la deuxième inéquation
𝑆𝑆3 : la solution de la troisième inéquation
On aura 𝑆𝑆 = 𝑆𝑆1 ∩ 𝑆𝑆2 ∩ 𝑆𝑆3
98
Exemple
Soit à résoudre le système le système
6𝑥𝑥 + 1 ≥ −5

2𝑥𝑥 < 2
6𝑥𝑥 ≥ −5 − 1
⇔� 2
𝑥𝑥 <
2
𝑥𝑥 ≥ −1
⇔�
𝑥𝑥 < 1

⇔= [−1 ; 1[
EXERCICES

Résoudre dans , les systèmes ci-dessous.

𝑥𝑥 + 3 < −3𝑥𝑥 − 1
1. �
𝑥𝑥 < 5𝑥𝑥 + 3
𝑡𝑡 + 3 < 0
2. � 2 1
5𝑥𝑥 + ≥
5 3
1
3. �2 𝑥𝑥 + 2 ≥ −3𝑥𝑥 + 7
2𝑥𝑥 − 7 < 5
5𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 15 < 0
4.�
5𝑥𝑥 + 7𝑦𝑦 − 35 < 0
4𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 2 > 0
5. �
−2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 3 < 0
−2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 + 2 > 0
6. �
5𝑥𝑥 + 6𝑦𝑦 − 3 < 0
𝑥𝑥 − 2 < 0
7. �
𝑦𝑦 > −3
𝑦𝑦 − 4 < 0
8. �
3𝑦𝑦 + 6 > 0
𝑥𝑥 > 3
9.�
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 > 0
𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 + 2 < 0
10.�
𝑦𝑦 − 1 < 0
99
3𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 − 24 > 0
11. �
3𝑥𝑥 − 4𝑦𝑦 + 16 < 0
3𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 > 0
12.�
3𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 − 9 < 0
2𝑥𝑥 + 3𝑦𝑦 < 0
13.�
𝑦𝑦 − 3 < 0

SEMAINE 5
I.3.3 Résolution des inéquations produit et des inéquations quotient
Soit à résoudre l’inéquation :
𝑎𝑎) (𝑥𝑥 − 1)(𝑥𝑥 + 1)(6 − 5𝑥𝑥) > 0
 Etudions le signe de ce produit en fonction de 𝑥𝑥 et selectionnons l’ensemble
des valeurs de 𝑥𝑥 qui rendent ce produit strictement positif :
• 𝑥𝑥 − 1 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 1
• 𝑥𝑥 + 1 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = −1
6
• 6 − 5𝑥𝑥 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 5

Schéma des signes :

6
 Ensemble des solutions : 𝑆𝑆 = ]−∞, −1[ ∪ �1, 5�

(−𝑥𝑥+3)(𝑥𝑥−2)
a) 𝑥𝑥
≤0
 Etudions le signe de ce produit en fonction de 𝑥𝑥 et sélectionnons l’ensemble
des valeurs de 𝑥𝑥 qui rendent ce produit strictement positif :
• −𝑥𝑥 + 3 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 3
• 𝑥𝑥 − 2 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 2
• 𝑥𝑥 ≠ 0

100
Schéma des signes :

Ensembles des solutions : 𝑆𝑆 = ] 0 , 2] ∪ [ 3 , +∞[


Inéquations réductibles au premier degré
Exemple 1: Résoudre l’inéquation (7 − 3𝑥𝑥)(𝑥𝑥 2 − 1) > (𝑥𝑥 2 − 1)(2𝑥𝑥 + 1)
(7 − 3𝑥𝑥)(𝑥𝑥 2 − 1) − (𝑥𝑥 2 − 1)(2𝑥𝑥 + 1) > 0 On a retranché le deuxième
membre des deux membres de l’inéquation.
(𝑥𝑥 2 − 1)(7 − 3𝑥𝑥 − 2𝑥𝑥 − 1) > 0
⟺ (𝑥𝑥 2 − 1)(6 − 5𝑥𝑥) > 0
⇔ (𝑥𝑥 − 1)(𝑥𝑥 + 1)(6 − 5𝑥𝑥) > 0
Le premier membre de l’inéquation obtenue après transformations est un
produit de binômes du premier degré (𝑥𝑥 − 1)(𝑥𝑥 + 1)(6 − 5𝑥𝑥) > 0
Etudions le signe de ce produit en fonction de x et sélectionnons l’ensemble des
valeurs de x qui rendent ce produit strictement positif.
- 𝑥𝑥 − 1 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 1
- 𝑥𝑥 − 1 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 < 1
- 𝑥𝑥 + 1 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = −1

𝑥𝑥 + 1 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 < −1
6
6 − 5𝑥𝑥 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 =
5
6
6 − 5𝑥𝑥 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 >
5

101
Schéma des signes

6
Ensemble des solutions : ] − ∞, −1[∪] 1, 5 [
𝑥𝑥+1 1 1
Exemple 2: Résoudre l’inéquation 𝑥𝑥(𝑥𝑥−1)
≥ 𝑥𝑥 + 𝑥𝑥−1

C.E. 𝑥𝑥 ≠ 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑥𝑥 ≠ 1
Attention!
Le domaine de cette inéquation est l’ensemble des nombres réels autres que 0
et 1.
𝑥𝑥 + 1 1 1 2 − 𝑥𝑥
− − ≥0⟺ ≥0
𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1) 𝑥𝑥 𝑥𝑥 − 1 𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1)
Attention!
Il n’est pas question de multiplier les deux membres de l’inéquation par
𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1); en effet le signe de 𝑥𝑥 dépend de x.
1) 2 − 𝑥𝑥 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 2
2 − 𝑥𝑥 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 > 2
𝑥𝑥 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 0
𝑥𝑥 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 < 0
𝑥𝑥 − 1 = 0 ⟺ 𝑥𝑥 = 1
𝑥𝑥 − 1 < 0 ⟺ 𝑥𝑥 <1
L’inéquation obtenue après transformations exprime que le quotient de (2 − 𝑥𝑥)
par𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1) est positif ou nul. Etudions le signe de ce quotient et voyons quand
cette condition est vérifiée.

102
Schéma des signes

Ensemble des solutions :]−∞ ,0[ ∪ ]1 , 2]

Exercices
1) Résoudre les inéquations suivantes :
a) (𝑥𝑥 + 3)(𝑥𝑥 − 2) ≥ 0
b) (7 + 2𝑥𝑥)(𝑥𝑥 2 − 4) < (𝑥𝑥 2 − 4)(𝑥𝑥 − 1)
−3𝑥𝑥
c) (𝑥𝑥+5)(𝑥𝑥−1)
≤0

2) Le transport des aides

Un avion doit acheminer des


couvertures et du matériel médical
dans une zone sinistre de la
république somalienne.
Les couvertures sont réparties en
paquets de 150 kg et le matériel
médical en caisses de 50 kg.
Le chargement de l’avion doit
comporter au minimum 300 kg de couvertures et 200 kg de matériel médical.
D’autre part, la charge maximum de l’avion est 3000 kg.
Enfin, le nombre de paquets de couvertures doit être au moins le double du
nombre de caisses de matériel médical.
Interpréter mathématiquement les affirmations ci-dessus

103
I .3.4 Inéquation du premier degré à coefficients paramétriques
Exemple 1 :
Résoudre l’inéquation en 𝑥𝑥, 𝑚𝑚 (𝑥𝑥 − 2) < 𝑥𝑥 + 3 où m est un paramètre réel
L’inéquation donnée est équivalente à chacune des inéquations suivantes :
𝑚𝑚𝑚𝑚 − 2𝑚𝑚 < 𝑥𝑥 + 3
(𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 < 2𝑚𝑚 + 3
Le coefficient de l’inconnue est 𝑚𝑚 − 1
1) Si 𝑚𝑚 − 1 > 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚 > 1,
2𝑚𝑚 +3
L’inéquation (E) est équivalente à l’inéquation 𝑥𝑥 < 𝑚𝑚 −1
2𝑚𝑚 +3
dont les solutions sont les nombres réels strictement inférieurs à 𝑚𝑚 −1
2) Si 𝑚𝑚 − 1 < 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚 < 1

2𝑚𝑚 +3
L’inéquation (E ) est équivalente à l’inéquation 𝑥𝑥 > 𝑚𝑚 −1
dont les solutions
2𝑚𝑚 +3
sont les nombres réels strictement supérieurs à 𝑚𝑚 −1
3) Si 𝑚𝑚 − 1 = 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚 = 1, 𝑙𝑙 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞(𝐸𝐸)𝑠𝑠 ′ é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 0𝑥𝑥 < 5.
Tout nombre réel est solution de cette inéquation

Exemple 2 :
Résoudre l’inéquation en x : 2(𝑥𝑥 + 2) ≥ 𝑚𝑚(𝑥𝑥 + 4) où m est un paramètre
réel. L’inéquation donnée est équivalente à chacune des inéquations suivantes :
2𝑥𝑥 + 6 ≥ 𝑚𝑚𝑚𝑚 + 4
(2 − 𝑚𝑚)𝑥𝑥 ≥ 2(2𝑚𝑚 − 3)(𝐸𝐸)
Le coefficient de l’inconnue est 2 − 𝑚𝑚
1) Si 2 − 𝑚𝑚 > 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚 < 2 l’inéquation (E) est équivalente à
2(2𝑚𝑚 −3)
l’inéquation 𝑥𝑥 ≥ 2−𝑚𝑚
dont les solutions sont les nombres réels
supérieurs ou égaux à
2(2𝑚𝑚 − 3
2 − 𝑚𝑚
2) Si 2 − 𝑚𝑚 < 0 ou enore si
2(2𝑚𝑚 −3)
𝑚𝑚 > 2, 𝑙𝑙 ′ 𝑖𝑖𝑖𝑖é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞(𝐸𝐸) 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 à 𝑙𝑙′𝑖𝑖𝑖𝑖é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 ≤ 2−𝑚𝑚
dont
les solutions sont les nombres réels inférieurs ou égaux à
2(2𝑚𝑚 − 3)
2 − 𝑚𝑚
104
3) Si 2 − 𝑚𝑚 = 0 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚 = 0
L’inéquation (E) s’écrit 0𝑥𝑥 ≥ 2
Aucun nombre réel n’est solution de cette inéquation.
Exercices
1. Résoudre les inéquations suivantes, x étant l’inconnue et m étant un
paramètre réel
1) (m + 1)x + 2 > 0
2) (𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 − 𝑚𝑚 + 1 < 0
3) 𝑚𝑚𝑚𝑚 + 2 ≥ 𝑥𝑥 + 3𝑚𝑚
4) 2𝑚𝑚 + 3𝑥𝑥 ≤ (𝑚𝑚 + 1)(𝑥𝑥 + 2)
(𝑚𝑚 −1)𝑥𝑥 2(𝑥𝑥+2)−𝑚𝑚 𝑥𝑥 1
5) 2
− 3
<5+3
6) (2𝑚𝑚 − 1)(𝑚𝑚𝑚𝑚 + 1) > (2𝑚𝑚 − 1)𝑥𝑥 + 3
2. Résoudre les inéquations suivantes, x étant l’inconnue et a et b étant des
paramètres réels ;
1) 𝑎𝑎𝑎𝑎 − 3𝑎𝑎 − 𝑏𝑏 ≤ 0
2) 𝑎𝑎2𝑥𝑥 > 3 − 𝑥𝑥
3) 𝑎𝑎𝑎𝑎 < 𝑥𝑥 + 𝑏𝑏 − 1
4) 𝑎𝑎2𝑥𝑥 + 4 ≥ 𝑏𝑏2−3𝑎𝑎𝑎𝑎

SEMAINE 6
I.4 Inéquation du premier degré à deux inconnues
I.4.1 Forme et définition
Soit 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 un polynôme à deux variables réelles 𝑥𝑥 et 𝑦𝑦 du premier degré
par rapport à chaque variable, à coefficients réels 𝑢𝑢 , 𝑣𝑣 et 𝑤𝑤.
Toute expression de la forme 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 > 0 ou 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 ≥ 0 ou
𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 < 0 ou 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 ≤ 0 est appelée inéquation du premier degré
à deux inconnues 𝑥𝑥 et 𝑦𝑦.
Les réels 𝑢𝑢 , 𝑣𝑣 et 𝑤𝑤 sont les coefficients de l’inéquation.
Chaque solution est un couple (𝑥𝑥, 𝑦𝑦) de réels. Chacune de ces inéquations admet
une infinité de solutions.
NB : (𝑢𝑢, 𝑣𝑣) ≠ (0,0)

105
I.4.2 Représentation graphique d’une inéquation
Dans un repère(𝑜𝑜, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗)du plan, la représentation graphique de l’ensemble des
solutions d’une inéquation du type 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 ≥ 0(𝑜𝑜𝑜𝑜 > 𝑜𝑜𝑜𝑜 ≤ 𝑜𝑜𝑜𝑜 < ) est un
demi-plan dont le bord est la droite d’équation 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0
 On commence à tracer la droite d’équation 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 + 𝑤𝑤 = 0 dans un repère
(𝑜𝑜, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗) (orthogonal ou orthonormé ou quelconque) du plan
- En déterminant les coordonnées de deux points qui vont aider à tracer la
droite
- En traçant la droite passant par les deux points.
 Cette droite partage le plan en deux demi-plan .L’un de ces deux demi-plan
contient l’origine du repère et l’autre ne la contient pas.
 On se donne à l’avance un point avec son abscisse et son ordonnée d’une
façon arbitraire.
Remarque:
 Le couple coordonnée de ce point doit être différent du couple (0, 0) pour le
cas d’une fonction linéaire c’est-à-dire une fonction de la forme
𝑦𝑦 = 𝑎𝑎𝑎𝑎 ou 𝑢𝑢𝑢𝑢 + 𝑣𝑣𝑣𝑣 = 0
 Pour le cas d’une fonction affine, il est conseillé de ne pas se donner un autre
point et d’utiliser le couple origine c’est -à -dire ayant pour coordonné (0, 0) et
cela pour faciliter les calculs.
 On place ce point dans le repère précèdent.
 On remplace les coordonnées de ce point dans l’inéquation en question :
• Si le sens de l’inégalité est conservé, le demi-plan dans lequel se
trouve ce point est solution de l’inéquation.
On hachure le demi-plan qui ne contient pas ce point.
• Si le sens de l’inégalité n’est pas conservé, le demi-plan dans
lequel se trouve ce point n’est pas solution de l’inéquation.

On hachure le demi-plan qui contient ce point.

106
Remarque :
 Pour les inéquations faisant intervenir les symboles ≥ 𝑜𝑜𝑜𝑜 ≤ , le bord du
demi-plan est inclus dans la représentation graphique de l’inéquation.
 Pour > 𝑜𝑜𝑜𝑜 < le bord du demi-plan est exclu de la représentation
graphique.

Exemple :
Soit à résoudre l’inéquation 3𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 2 ≥ 0
Commençons à tracer la droite d’équation 3𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 2 = 0 dans un repère
En remplaçant le couple (0, 0) dans l’inéquation 3𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 2 ≥ 0 on a :
3(0) + 0 − 2 ≥ 0 ?
−2 ≥ 0 Ce qui est faux car on est obligé de changer le sens de l’inégalité.
On hachure donc le demi-plan qui contient ce point. L’autre demi-plan est donc
solution de l’inéquation.

3𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 2 = 0

La solution de cette inéquation est la partie non hachurée


NB : Par convention, on hachure la partie non solution.
I.4.3 Résolution graphique de systèmes d’inéquations du premier degré à deux
inconnues.
Un système de deux inéquations du premier degré à deux inconnues se résoud
toujours graphiquement.
107
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 1 < 0
Soit à résoudre le système �
−𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 ≥ 1
Pour résoudre ce système, la procédure est la suivante :
 On commence à tracer les droites d’équation 𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 1 = 0 et
 −𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 1 dans un repère (𝑜𝑜, 𝑖𝑖⃗, 𝑗𝑗⃗) (orthogonal ou orthonormé ou
quelconque) du plan dans le but de déterminer les bords des deux demi-
plans.
 Représenter l’ensemble de solution de chacune des deux inéquations.
 L’intersection des ensembles solutions trouvés est la représentation du
système proposé.

Dans le cas du système ci-haut donné, on trouve la représentation graphique


suivante :

𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 1 =0

−𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 1

La solution de ce système est la partie non hachurée


Exercices
Résoudre graphiquement les systèmes d’inéquation suivants :
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 − 1 ≥ 0
a. �
3𝑥𝑥 + 4𝑦𝑦 − 10 ≤ 0
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 + 1 > 0
b. �
𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 − 3 ≥ 0
2 − 𝑦𝑦 > 4
c. �
𝑦𝑦 ≤ −3
108
𝑥𝑥 − 𝑦𝑦 ≥ 3
d. �1 − 𝑦𝑦 + 𝑥𝑥 < −2
𝑥𝑥 > 0
𝑦𝑦 > −1
e. � 𝑥𝑥 ≤ 4
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 + 1 ≥ 0

SEMAINE 7
Considérons la figure ci – après :

a. b. D

.k
𝝅𝝅
D⊂ 𝜋𝜋 ;

Le plan 𝜋𝜋 est un ensemble de points.


Dans le plan, les droites sont des sous-ensembles ou parties
• Points et Droites

Le point a appartient à la droite 𝐷𝐷 (ou D comprend 𝑎𝑎: 𝑎𝑎 ∈ 𝐷𝐷) ;


On dit queD passe par a
k ∉ D(D ne passe pas par k)..
.
a détermine sur D, deux demi − droites.

a et b étant deux points (distincts), il existe


une et une seule droite 𝐷𝐷 qui comprend a et
b(ou qui passe par a et b); Cette droite se
note : droite ab ou (ab).

109
• Positions relatives de droites

Deux droites (distinctes) 𝐴𝐴 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐵𝐵 sont:


- Soit parallèles :𝐴𝐴 ∥ 𝐵𝐵 (𝐴𝐴 ∩ 𝐵𝐵= ) A
B

- Soit sécantes :𝐴𝐴 ∦ 𝐵𝐵


𝐴𝐴 ∩ 𝐵𝐵 ={𝑝𝑝} B p
A

Deux droites sont sécantes lorsqu’elles ne sont pas parallèles.


1. Droites parallèles
1. Par définition, deux droites A et B sont parallèles lorsqu’elles n’ont aucun
point commun ou lorsqu’elles sont confondues.

2. 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝐴𝐴 ∥ 𝐵𝐵, 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝐵𝐵 ∥ 𝐴𝐴 (1)


𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 ∥ 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 ∥ 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 ∥ 𝐶𝐶 (2) A B C

Ce qui conduit à considérer le cas où


𝐴𝐴 = 𝐶𝐶, comme cas particulier de 𝐴𝐴 ∥ 𝐶𝐶;d’où :
𝐴𝐴 ∥ 𝐴𝐴 . (3)
Les propriétés (1), (2) et (3) expriment respectivement la symétrie, la transitivité
et la réflexivité de la relation , dans l’ensemble des droites du plan.
Deux droites parallèles ont même direction. Une direction est l’ensemble des
droites parallèles à une droite donnée.
Par un point, on peut mener une et une seule parallèle à une droite donnée.

110
2. Droites perpendiculaires
Deux droites sont perpendiculaires si et seulement si elles sont sécantes et les
quatre angles déterminés par la coupure de ces deux droites sont tous droits.
a) Deux droites (sécantes) peuvent être perpendiculaires:
A⊥B

b (1) si A ⊥ B, alors B ⊥ A (symétrie)

(2) si A ⊥ C et C ⊥ B alors A ∥ B
(3) si C ⊥ A et A ∥ B, alors C ⊥ B.

Par un point, on peut mener une et une


seule 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 à une droite
donnée.

111
Propriété
Si deux droites sont parallèles, Deux droites perpendiculaires à une même
toute perpendiculaire à l’une troisième sont parallèles entre elles
est perpendiculaire à l’autre.

Sachant que 𝐴𝐴 ∥ 𝐵𝐵 et que C ⊥ A, on peut Sachant que A ⊥ C et que C ⊥


dire que C ⊥ B. B on peut dire que A ∥ B
Exercices
1. Jeux de Points et de Droites

Soient dans le plan P, deux droites(𝑥𝑥𝑥𝑥), (𝑥𝑥 ′ 𝑦𝑦 ′ ) et les points a, b, c, d placés


comme l’indique la figure.
a) Compléter en utilisant les symboles ∈∉, ⊂ :
𝑎𝑎 … 𝑝𝑝; 𝑎𝑎 … (𝑥𝑥 ′ 𝑦𝑦 ′ ); (𝑥𝑥𝑥𝑥) … 𝑝𝑝; 𝑐𝑐 … (𝑥𝑥 ′ 𝑦𝑦 ′ ).
b) Combien de demi-droites les points A et B déterminent –ils sur (𝑥𝑥𝑥𝑥) ?
Nommez –les.
c) Combien de segments obtient –on en joignant deux à deux les points a,
b, c, d ? Nommez-les
d) Combien a-t-on de triangles dont les sommets sonttrois des points a, b,
c, d ?

112
𝑦𝑦 𝑦𝑦’
.a .c

.b .d

𝑥𝑥 𝑥𝑥’
P
2. On donne :
- Deux droites parallèles 𝐷𝐷1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐷𝐷2 ,
- Une droite ∆1 perpendiculaire à 𝐷𝐷1 ,
- Une droite ∆2 perpendiculaire à 𝐷𝐷2 .

Que dire de ∆1 et ∆2 ?

3. On considère 4 droites𝐷𝐷1 , 𝐷𝐷2 ,𝐷𝐷3 𝑒𝑒𝑒𝑒𝐷𝐷4 . Compléter le tableau suivant à l’aide


des signes ⊥ 𝑒𝑒𝑒𝑒 ∥
𝐷𝐷1 𝐷𝐷2 𝐷𝐷3 𝐷𝐷4

𝐷𝐷1 ⊥

𝐷𝐷2 ⊥

𝐷𝐷3 ⊥

𝐷𝐷4

(On pourra faire un dessin mais les démonstrations ne sont pas demandées)
4. Trace une droite D et marque les points k et m tels que 𝑘𝑘 ∈ 𝐷𝐷 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑚𝑚 ∉ 𝐷𝐷.
Construis la droite A perpendiculaire à D passant par k.
Construis la droite B perpendiculaire à D passant par m.
Que peux- tu dire de A et B ?

113
V. SITUATIONS D’INTEGRATION
SITUATION D’INTEGRATION 1
a. Situation : Acte de sauvetage

Monsieur Gérard se trouve à Kayanza à 90 km de Bujumbura avec sa femme


asthmatique. Cette dernière pique une crise mortelle et risque de mourir dans
une heure. Comme elle a oublié sa pompe à Bujumbura et qu'on ne peut pas
avoir une autre autrement ; Gérard téléphone à son ami Jules se trouvant à
Bujumbura et lui proposa de venir à leur rencontre en lui amenant la pompe le
plus rapidement possible pour sauver la victime.
Si Jules roule à une vitesse de 60km/h et que Gérard roule à une vitesse de
40km/h.
Consignes :
a) La malade pourra-t-elle être sauvée? Justifier votre réponse.
b) Après la rencontre, Jules démarre sa voiture pour retourner à Bujumbura
mais il constate qu’elle est tombée en panne et il est obligé d’appeler son
mécanicien se trouvant à Bujumbura pour lui venir en aide. Aide Jules à se
situer par rapport à son mécanicien.

114
Eléments de réponse:
a) Soit x, le temps que Gérard et Jules vont utiliser pour se rencontrer

60𝑥𝑥 + 40𝑥𝑥 = 90
⇔100𝑥𝑥 = 90
90
⇔𝑥𝑥 = 100
9
⇔𝑥𝑥 = 10
9
𝑆𝑆 = � �
10
9
Gérard et Jules vont se rencontrer en 10 ℎ soit en 54 min
La malade pourra donc être sauvée car ils vont se rencontrer avant une heure.
b) La distance parcourue par Jules pour aller rencontrer la malade
60𝑥𝑥54
𝑘𝑘𝑘𝑘 = 54𝑘𝑘𝑘𝑘
60
Donc Jules se trouve à 54 km par rapport au mécanicien
c. Grille de correction de la situation

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des outils


situation mathématiques
Consignes
Le temps pour la - Choix correcte de - Bonne application de la
rencontre l'inconnue /1 pt formule pour écrire l’équation
- Ecriture de l'équation /1 pt
/3pts - Résolution correcte de
l'équation /2 pts
- Conclusion cohérente aux
résultats trouvés /2 pts

Distance entre - Calcul de la distance - Bonne application de la


Bujumbura et le /2 pts formule /1 pt
point de rencontre -Bon choix de la formule
/3pts
Total /15 pts /9 pts /6pts

115
SITUATION D’INTEGRATION 2

b. Situation : Le salaire de Daniel

Daniel a travaillé chez deux patrons et pendant 47 jours au total. Le premier lui a
donné150,73𝐹𝐹par jour et le second 156,34𝐹𝐹.Il a gagné en tout7190,90𝐹𝐹.
Consigne :
Aidez le père de Daniel à comprendre comment son fils a organisé son travail.

Eléments de réponse :
Désignons par 𝑥𝑥 le nombre de jours de travail chez le premier patron et par 𝑦𝑦 le
nombre de jours de travail chez le second.
La première phrase de l’énoncé du problème nous permet d’écrire:
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 47.
(1) Cette écriture est une équation d’inconnue𝑥𝑥 et𝑦𝑦
La considération du salaire va nous permettre d’écrire une seconde équation
d’inconnues 𝑥𝑥 et𝑦𝑦:
150,73𝑥𝑥 + 156,34𝑦𝑦 = 7190,90(2)

116
Puisque nous cherchons un couple (𝑥𝑥, 𝑦𝑦) vérifiant à la fois l’équation (1) et
l’équation(2), nous allons considérer le système:
𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 = 47

150,73𝑥𝑥 + 156,34𝑦𝑦 = 7190,90
La première équation peut s’écrire 𝑦𝑦 = 47 − 𝑥𝑥 et l’expression 47 − 𝑥𝑥 peut se
substituer à 𝑦𝑦 dans la seconde équation
𝑦𝑦 = 47 − 𝑥𝑥

150,73𝑥𝑥 + 156,34(47 − 𝑥𝑥) = 7190,90
𝑦𝑦 = 47 − 𝑥𝑥
⇔�
150,73𝑥𝑥 + 7347,98 − 156,34𝑥𝑥 = 7190,90
𝑦𝑦 = 47 − 𝑥𝑥
⇔�
−5,61𝑥𝑥 = −157,08
La seconde équation nous donne 𝑥𝑥 = 28. La première équation nous donne
𝑦𝑦 = 47 − 28 = 19.
Vérifions 150,73 × 28 + 156,34 × 19 = 7190,90
Nous dirons que le couple(28; 19)est solution du système.
Donc, Daniel a travaillé 28 jours chez le premier patron et 19 jours chez le
second.

Grille de correction de la situation

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des outils


situation mathématiques
Consignes
Le nombre de jours Choix correcte des - Résolution correcte du
prestés chez chaque inconnues /3pts système d’équations /2pts
patron Ecriture des équations /3pts - Conclusion cohérente aux
Formulation du système résultats trouvés /1 pt
/1pt

Total /10pts /7pts /3pts

117
118
PALIER 3

119
120
I. COMPETENCE DU TROISIEME PALIER

A la fin du 3 ème palier, l’élève -maître de la première année pédagogique devra


pouvoir résoudre une situation-problème mathématique faisant appel aux
grandeurs et mesures et aux puissances et radicaux.

II. RESSOURECES PRINCIPALES ABORDEES AU PALIER III


-Les mesures de grandeurs
-Les puissances et radicaux

III. PLANIFICATION DETAILLEE


SEMAINE 1
Les mesures de grandeurs
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
• Découvrir les composants de la - Partir des propriétés d'un objet de
mesure : la réalité physique
- Mesure d'une grandeur - Concept d'unité de mesure de
- Unités et instruments de mesure longueur
- Les apprentissages aux mesures
• Découvrir les mesures de longueur:
- La notion de longueur
- Les unités conventionnelles de mesures
de longueur
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Rassembler les objets qui ont une même grandeur
Exemples : Les morceaux de craie, les oranges, les billes, etc.
Comparer les objets de même grandeur
Exemple:
Se servir d'une ficelle pour comparer la hauteur de l'armoire et du tableau
Activité 28

121
SEMAINE 2
Les mesures de grandeurs
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- La longueur d'un contour ou périmètre - Faire remarquer que l'unité de
- Conversion des unités de longueur mesure de longueur a des multiples
• Découvrir les mesures d'aires: et des sous-multiples
- L'aire d'une surface - Concept d'aires
- Les unités conventionnelles de Partir de la grandeur de la surface
mesures d'aire
- Les formules d'aire des surfaces planes
- Résoudre des exercices
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Délimiter le contour d'un objet donné
- A l’aide d’un segment considéré comme unité, déterminer combien de fois il
peut être reporté le long d'un contour donné
Exemples :
1. SI nous prenons le segment u comme segment unité (fig.), la mesure de la
longueur du segment AB est 4
u

- Demander aux élèves de convertir les principaux multiples en sous-multiples et


vice -versa
- Donner une surface prise comme unité et essayer de paver la surface donnée
au moyen de ce «pavé » unitaire. Le nombre de pavés nécessaires au pavage est
la mesure de l'aire.
- Déterminer l'aire de la surface plane par calcul à partir de mesures de longueur.
Activité 29

122
SEMAINE 3
Les mesures de grandeurs
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
• Découvrir les mesures de volume: - Partir des unités de mesure de
- Le volume d'un solide longueur et de mesure d'aire
- Les unités de mesures de volume - Concept de volume
- Les formules de volume des solides - L'équivalence entre le volume et
• Découvrir les mesures de capacité: la capacité
- La capacité d'un récipient
- Les unités conventionnelles de
mesures de capacité
- Résoudre des exercices
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Construire un remplissage du solide donné avec des exemplaires de solide
unité.
- Utiliser des unités de volume pour exprimer la capacité d'un récipient
Activité 30

123
SEMAINE 4
Les mesures de grandeurs
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
• Découvrir les mesures de masse: - Concept de masse
- La masse d'un objet - Concept de temps
- Les unités conventionnelles de mesures de
masse
- Tare, masse brute, masse nette
- La notion de masse volumique
• Découvrir les mesures du temps:
- Le temps et la durée
- Les unités de mesures de durée
- Les instruments de mesure de la durée
- Résoudre des exercices
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Activité 31 : Calculer une masse volumique
- Mesurer la masse des différents objets
- Demander aux élèves d'effectuer des exercices en rapport avec la masse sur la
conversion d'unités.
- Représenter une mesure de durée par une mesure d'une autre grandeur sur
une montre.
- Demander aux élèves d’établir le lien qui existe entre le jour et le mois
Activité 32

124
SEMAINE 5
Les mesures de grandeurs
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Evaluation - L'équivalence entre l'euro et
• Découvrir les mesures d'autres grandeurs: d'autres monnaies
Les mesures des prix
- Concept de grandeur
• Découvrir les grandeurs proportionnelles:
proportionnelle
- Définition
- Distance réelle et distance sur carte:
l’échelle
- Distance parcourue et durée: vitesse
- Intérêt et capital, durée, taux
- Résoudre des exercices
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Mesurer l'amplitude d'un angle à l'aide d'un rapporteur
- Mesurer l'amplitude d'un angle donné
Activité33 : Calculer une vitesse moyenne
Activité34 : Calculer une échelle
- Partir des exemples de suites proportionnelles et déterminer le coefficient de
proportionnalité
- interpréter les exemples de proportion
-montrer comment on peut résoudre les problèmes de la vie courante à l'aide
des grandeurs proportionnelles.

SEMAINE 6
Puissances et Radicaux
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Evaluation - Carré parfait
- Découvrir les puissances entières - Cube parfait
- Dégager les règles de calcul - Décomposition d'un nombre en
- Résoudre des exercices un produit de facteurs premier
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Calculer l'aire d'un carré
- Calculer l’arête d'un cube connaissant son volume

125
SEMAINE 7
Puissances et Radicaux:
RESSOURCES ABORDEES CLES D’APPRENTISSAGE
- Dégager les règles de calcul (suite) Décomposition d'un nombre en un
- Résoudre des exercices produit de facteurs premiers
- Evaluation
EXEMPLES D’ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
- Calculer le volume d'un cube
- Extraire une racine d’indice pair d’un nombre positif
- Extraire une racine d’indice impair d’un nombre négatif

126
IV. DEVELOPPEMENT DES PRINCIPALES RESSOURCES
SEMAINE 1
1. Les mesures de grandeurs
1.1. Les composants de la mesure
1.1.1. Ce qu’on appelle mesure d’une grandeur
Si l’on veut décrire de façon précise un objet de la réalité physique, il est
nécessaire d’analyser certaines de ses propriétés.
Prenons l’exemple d’une poutre en bois. Si on veut la décrire avec précision, on
peut spécifier les propriétés suivantes :
- Sa provenance ;
- Le type de bois ;
- Sa longueur ;
- Le nombre de nœuds ;
- Son taux d’humidité ;
- Le nombre de faces ;
- Sa section ;
- Son volume ;
- Sa masse ;
- Son âge, etc.
Certaines de ces propriétés sont purement descriptives (provenance, types de
bois), d’autres sont quantifiables (longueur, nombre de faces, nombre de nœuds,
taux d’humidité, section, volume, masse, âge).
Ces propriétés quantifiables sont appelés sont appelées grandeurs.
Les grandeurs peuvent être selon les cas :
- Soit des grandeurs discontinues ou discrètes (nombre de face, nombre de
nœuds). Pour les quantifier, on a recours au comptage ;
- Soit des grandeurs continues (longueur, section, volume, masse,…).
Pour les quantifier, on examine le nombre de fois qu’une grandeur unitaire de
même nature y est contenue.
La grandeur unitaire de même nature est l’unité de mesure.
Le nombre de fois que l’unité de mesure est contenue dans la grandeur est la
mesure.

127
C’est donc un nombre abstrait qui exprime le rapport entre la grandeur de l’objet
et l’unité choisie. Dans l’exemple de la poutre, si la longueur de cette dernière
est équivalente à celle de 15 pieds. On dira que la mesure en pieds de la
longueur de la poutre est 15, ou encore :
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
Mesure en pied de la longueur de la poutre = 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
= 15

1.1.2. Unités et instrument de mesure


Si on veut comparer les masses des deux objets de façon plus précise, on devra
avoir recours à la mesure à l’aide d’une unité de mesure.
Cette unité pourra être :
- Naturelle : masse d’une craie, d’une orange, d’une bille, d’une noix…
- Conventionnelle : gramme, kilogramme, tonne…
Une unité de mesure peut être concrétisée par un objet appelé étalon.
Un étalon est donc la représentation matérielle d’une unité de mesure : un poids
d’un kilo, la règle d’un mètre en plastique, la bouteille d’un litre,…
Le tableau suivant reprend les principales grandeurs, des unités conventionnelle
de mesures correspondantes et les instruments de mesure les plus courants.
Objets Grandeurs Unités Instrument de
conventio mesure
nnelles
1. Segment, Et leur longueur m, cm, mm, Double mètre,
ligne, bord (hauteur, km,…… chaîne d’arpenteur
d’une surface épaisseur, (10m), pied
largeur, coulisse, compteur
profondeur) kilométrique,
sonde, micromètre,
télémètre,…
2 2
2. Surface Et son aire (ou 𝑚𝑚 , 𝑎𝑎, ℎ𝑎𝑎, 𝑘𝑘𝑘𝑘 , … (formules d’aire),
superficie) planimètre
3 3
3. Solide Et son volume 𝑚𝑚𝑚𝑚 , 𝑐𝑐𝑐𝑐 , 𝑠𝑠𝑠𝑠è𝑟𝑟𝑟𝑟, (formules de
volume), compteur
d’eau, de gaz

128
4 . Récipient Et sa capacité (ou ml, cl, dl, l, hl Eprouvettes et
volume intérieur) récipient gradués,
compteurs
(formules de
volume)
5. Objet, quantité Et leur masse mg, g, kg, t,….. Balance de
quelconque de Roberval, peson,
matière. balance romaine,
densimètre
6. Evénement Et leur masse Kg/𝑑𝑑𝑑𝑑3 , s, min, Montre,
dans le temps volumique et sa h, d(ou j), chronomètre,
durée réveil, sablier,…
7. Angle Et son amplitude siècle Rapporteur, sextan
8. corps en Et sa vitesse degré, radian, Tachymètre,
mouvement tour, km/h, m/s, anémomètre,
tour/min… compteur tours

1.1.3. La démarche pédagogique générale dans le domaine des mesures

La démarche pédagogique ou plutôt l’enchaînement des étapes de


l’apprentissage pose problème dans le domaine des mesures.
C’est la raison pour laquelle le découpage des paragraphes suivant sera effectué
en fonction même de la démarche globale d’apprentissage.
Les quatre étapes de tout apprentissage aux mesures
La démarche globale est toujours la même, à très peu de chose près.
On peut dégager quatre grandes étapes :
 Une approche de la notion, indépendamment de la mesure.

Cette étape est très importante, et requiert beaucoup de temps. Elle comprend
une triple démarche :
1. Isoler une grandeur d’un objet
2. Comparer les grandeurs
3. Dégager la propriété d’additivité des grandeurs.

129
 La nécessité de mesurer, et les premières mesures naturelles
La nécessité de mesurer peut apparaître dans deux cas :
- Les objets ne sont pas superposables. La comparaison de leurs grandeurs
n’est donc pas possible.
- On veut déterminer une grandeur de façon plus précise que par simple
superposition.
Durant cette étape, les enfants seront encore amenés :
- A estimer une mesure
- A exprimer une fourchette entre deux mesures
 La découverte des unités conventionnelles de mesure
L’enfant sera amené :
- A découvrir l’unité conventionnelle de base, ses multiples et sous-
multiples ;
- A se représenter concrètement ces différentes unités de mesure ;
- A estimer la mesure d’une grandeur à l’aide de cette unité.

 Les formules et les instruments de mesure


Jusqu’un présent, toutes les mesures étaient obtenues par un comptage,
d’autant plus fastidieux que la mesure était grande.
Cette quatrième étape permet d’arriver à la mesure par d’autres moyens plus
rapides, soit par le calcul (formules), soit par une lecture directe (utilisation
d’instrument de mesure).

1.2. Mesures de longueur


1.2.1. La longueur-plus long que, moins long que

La longueur est le terme général pour désigner toute grandeur à une dimension
de l’espace, et mesurable à l’aide d’un l’étalon.
Ce terme revêt deux significations différentes :
- La grandeur qui caractérise un segment droit, brisé ou courbe.
- La distance entre deux points, deux droites parallèles ou deux plans
parallèles.
La longueur d’un objet dans ce sens est la plus grande dimension de cet
objet.

130
Exemple :
- La longueur d’un rectangle non carré = 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐴𝐴𝐴𝐴]
= 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐶𝐶𝐶𝐶]
Dans ce sens, la longueur du rectangle est la distance entre les deux petits côtés.
Le terme « longueur » n’est pas le seul terme utilisé pour désigner une grandeur
à une dimension de l’espace. On parle également :
- De hauteur, qui caractérise souvent une dimension verticale : hauteur
d’un arbre.
- De profondeur, qui caractérise souvent la dimension d’un objet.
- D’épaisseur, qui souvent caractérise un empilement : épaisseur d’un livre,
d’une liasse.
- De largeur, prise souvent dans le sens d’une dimension perpendiculaire à
la longueur : largeur d’une route.

1.2.2. Les premières mesures de longueur


Celles-ci nécessitent l’emploi d’un étalon, qui peut être n’importe quel objet,
corporel ou non, du moment qu’il présente une dimension qui soit
prépondérante par rapport aux autres : pied, ficelle,…

1.2.3. Les unités conventionnelles de mesures de longueur


L’unité principale de mesure de longueur est le mètre, défini au départ
comme la longueur égale à la dix-millionième partie du quart du méridien
terrestre.
Les multiples et les sous-multiples du mètre sont structurés selon l’échelle
décimale, ce qui permet d’exprimer une longueur dans une unité ou dans
une autre par simple glissement des chiffres par rapport à la virgule : 7,125m
= 712,5 cm.
Les principaux multiples et sous-multiples du mètre sont :
Le décimètre (dm) qui vaut 0,1m le kilomètre (km) qui vaut 1000 m
Le centimètre (cm) qui vaut 0,01m l’hectomètre (hm) qui vaut 100 m
Le millimètre (mm) qui vaut 0,001m le décamètre (dam) qui vaut 10 m

131
SEMAINE 2
1.2.4. La longueur d’un contour ou périmètre

On appelle périmètre d’une surface la longueur de la ligne qui délimite le


contour de la surface, ou plus simplement, la longueur du contour (cependant,
certains dictionnaires assimilent également la notion de périmètre à celle de
contour).
• Le périmètre des polygones
Le périmètre d’un polygone vaut la somme des longueurs de ses côtés :
Périmètre = 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐴𝐴𝐴𝐴] + 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐵𝐵𝐵𝐵] + 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 [𝐶𝐶𝐶𝐶] + 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐷𝐷𝐷𝐷] + 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[𝐸𝐸𝐸𝐸]
• Périmètre du disque (ou longueur du cercle) = 𝜋𝜋 × 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑è𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = 𝜋𝜋𝜋𝜋
= 𝜋𝜋 × 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = 2𝜋𝜋𝜋𝜋
1.3. Mesures d’aire

1.3.1. L’aire d’une surface – plus étendu que, moins étendu que
L’aire d’une surface est l’étendue de celle-ci. L’aire est donc la grandeur de la
surface. On dit aussi superficie.
La section (droite) d’un prisme ou d’un cylindre est l’aire de la base.

1.3.2. Les premières mesures d’aire


Lorsque deux surfaces ne peuvent pas être comparables par superposition
(parcelles, murs…), ou par découpage (panneaux, morceaux de tissu,….) ou
encore lorsqu’on veut transmettre de façon précise l’aire d’une surface, le
recours à la mesure est indispensable.

1.3.3. Les unités conventionnelles de mesures d’aire


Le mètre carré (m2) est l’aire, l’étendu, d’un carré d’un mètre de côté.
L’hectare (ha), l’are (a) et le centiare (ca) sont les unités de mesures agraires.
Elles sont respectivement l’aire :
- D’un carré de 100 m de côté (hectare) : 1 ha = 10 000 m2
(un grand terrain de football)
- D’un carré de 10 m de côté (are) : 1a = 100 m2
(Base d’une maison d’habitation moyenne)
- D’un carré de 1 m de côté (centiare) : 1ca = 1m2
(le bureau de l’instituteur/trice
132
Exercices :
1. Exprimer en microns les longueurs suivantes : 0,0031 mm ; 0,0342 cm ;
0,00178 dm ; 0,045 mm.
2. Quelle unité de longueur le chiffre 6 représente – t – il dans chacun des
nombres suivants : 642 m ; 163 dm ; 465 km ; 1,76 m ; 608 mm ?
3. Dans 4256,317 m entre quels chiffres faut – il placer la virgule pour obtenir
des dam ? des hm ? des km ? des dm ? des mm ?
4. Pour mesurer la longueur d’un chemin, deux personnes le parcourent en
comptant le nombre de leur pas. La 1ère trouve 12 pas de plus que la 2ème.
Calculez la longueur du chemin sachant que le pas de la 1ère mesure 0,77 m
et celui de la 2ème 0,80 m.
5. Combien y a – t – il de millimètres carrés dans un décimètre carré ? de
mètres carrés dans un hectare ? de décimètres carrés dans un centiare ? de
décimètres carrés dans un are ?
6. Exprimer en hectares les aires suivantes :
705,4 𝑚𝑚2 ; 32 405 𝑚𝑚2 ; 5,368 ℎ𝑚𝑚2 ; 572 860 𝑑𝑑𝑑𝑑2
7. Effectuer les opérations suivantes et donner les résultats en décimètres
carrés :
7,4206 𝑚𝑚2 + 154 308 𝑐𝑐𝑐𝑐2 + 3,2427 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑2 ;
1,54 𝑐𝑐𝑐𝑐 + 0,0856 𝑎𝑎 + 0,000312 ℎ𝑎𝑎
8. Quel est le chiffre unité des 𝑑𝑑𝑑𝑑2 ? 𝑐𝑐𝑐𝑐2 ? 𝑚𝑚𝑚𝑚2 ? 𝑚𝑚2 ?
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 258, 1473 𝑑𝑑𝑑𝑑2 ? − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 16 059,483 𝑐𝑐𝑐𝑐2 ?
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 59,37068 𝑚𝑚2 ? − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 48 260 379 𝑚𝑚𝑚𝑚2 ?
9. Notre maison occupe 120 𝑚𝑚2 et le jardin 4 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑2 . Quel est en 𝑚𝑚2 la surface
de la propriété ?
10. Inscrire les aires suivantes dans le tableau des mesures de surface.

5 𝑚𝑚2 4,53 𝑚𝑚2


128 𝑚𝑚2 12, 3456 𝑘𝑘𝑘𝑘2
325 𝑐𝑐𝑐𝑐2 364,75 𝑐𝑐𝑐𝑐2

133
SEMAINE 3

1.4. Mesures de volume

1.4.1. Le volume d’un solide- occupe plus/moins de place que


Le volume d’un solide est la place que celui-ci occupe dans l’espace.
Le solide est donc l’objet physique et le volume sa grandeur essentielle : le solide
possède d’autres grandeurs mesurable telles son aire extérieure et sa masse.

1.4.2. Les premières mesures de volume


La mesure du volume d’un solide exprime le nombre de fois que l’unité choisie
est contenue dans le solide considéré.

1.4.3. Les unités de mesures de volume


L’unité principale de mesure du volume est le mètre cube. Le mètre cube (m3)
est le volume d’un cube d’un mètre d’arête.
Le mètre cube (m3) peut encore être le volume d’un tout autre solide qu’un
cube, notamment d’un parallélépipède rectangle dont le produit des dimensions
exprimées en mètres est 1.

Formulaire des principales formules d'aire et de volume


Le rectangle, surface la plus générale dont tous les angles sont droits, est la
figure de base à partie de laquelle pourra être découverte l’aire de toutes autres
figures.

134
Formules d'aire des Formules de volume des solides
surfaces

Figures à Rectangle : L x l Parallélépipède rectangle : L x l x H


2
bases carré : 𝐶𝐶 cube : 𝐶𝐶 3
parallélogramme : B x H prisme droit : B x H
𝐵𝐵+𝑏𝑏
trapèze : � 2 � 𝑥𝑥𝑥𝑥 cylindre : π 𝑅𝑅 2 x H
formule générale :
formule générale :
BxH
BxH
B = aire de la base
𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
Figures en Triangle : Pyramide :
2 3
pointes 𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 𝑅𝑅 2
losange : 2
Cône : π xH
3
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 4 3
et polygone régulier : 2
boule : 𝑅𝑅 π
3
assimulées disque : π 𝑅𝑅 2 formule générale :
𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 3
formule générale : B = aire de la base
2

N.B :
- A est l’apothème du polygone
- P est le périmètre du polygone

1.5. Mesures de capacité

1.5.1. La capacité d’un récipient – peut contenir plus que, peut contenir moins
que
La capacité d’un récipient, c’est ce qu’il peut contenir. La capacité est donc
l’image du volume intérieur d’un récipient.

1.5.2. Premières mesures de capacité


La mesure de capacité d’un récipient est le nombre d’unités de capacité pouvant
être contenues dans ce récipient.

135
1.5.3. Les unités conventionnelles de mesures de capacité
L’unité principale de mesure de capacité est le litre (1). Les sous-multiples sont :
- le décilitre (dl)
- le centilitre (cl)
- le millilitre (ml)
Le seul multiple de litre utilisé couramment est l’hectolitre (hl). Il vaut 100litres.

1000l hl 10 l l dl cl ml
m3 dm3 - - cm3

A l’origine, le litre est un récipient dont le volume intérieur est le décimètre


cube.

Exercices:
3. Combien y a – t- il de centimètres cubes dans un litre ? dans un centilitre ?
dans un mètre cube ?
4. Exprimer en mètres cubes, puis en décimètres cubes, les volumes
suivants : 41 788,341 𝑐𝑐𝑐𝑐3 ; 2 741 680 𝑚𝑚𝑚𝑚3 ;
54 683,100 𝑐𝑐𝑐𝑐3 ; 8 542 700 𝑚𝑚𝑚𝑚3 .
5. Deux barriques contiennent chacune 225 litres de vin. On soutire ce vin dans
des bouteilles de 75 cl, de 85cl et de 90 cl de manière à obtenir le même
nombre de bouteilles de 75 cl, de 85 cl et de 90 cl. Il y a 25 dl de déchet par
barrique. Quel est le nombre des bouteilles remplies ?
2 1 3
6. Un commerçant vend successivement les 7 , puis le 4
et enfin les 8 d’un tissu
de coton et le reste vaut 990F,
Calculer:
a) La valeur du tissu
b) La longueur du tissu si le mètre du tissu coûte 220F.
7. Une salle de classe a un volume de 189 𝑚𝑚3 . Il s’y trouve 45 élèves. De quel
volume chaque élève peut – il disposer ?
8. Une vache donne en moyenne 6 l de lait par jour. Un litre de lait donne 1,5 dl
de crème et 1 l de crème donne 300g de beurre. Quelle quantité de beurre
obtient – on au mois de novembre si l’on possède 10 vaches ?
9. Un seau contenant 12 litres d’eau pèse 14 kg. Lorsqu’il ne contient plus que 6
litres, il pèse 8 kg. Quel est le poids du seau vide ?

136
SEMAINE 4
1.6 Mesures de masse
1.6.1. La masse d’un objet
La masse d’un objet est son aptitude à résister à une modification de sa position.
La masse d’un objet dépend :
- du volume de l’objet
- de l’état plus ou moins compact de la matière dont est formée l’objet
N.B. : - la masse d’un objet ne varie pas avec le lieu dans l’objet se trouve.
- A ne pas confondre avec la masse, le poids d’un objet est la grandeur de
la force avec laquelle cet objet est attiré vers le centre de la terre. Il dépend :
- de la masse de l’objet
- de l’accélération g communiquée à un corps par la gravité,

1.6.2 Les unités conventionnelles de mesures de masse


L’unité pratique et officielle de mesures de masse est le kilogramme (kg). Les
autres multiples et sous-multiples de gramme qui sont couramment utilisés
sont :
1 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 0,001 𝑔𝑔
1 𝑡𝑡 = 1 000 𝑘𝑘𝑘𝑘 = 1 000 000 𝑔𝑔
1𝑚𝑚3 = 1000𝑙𝑙 = 1 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 (𝑡𝑡)
1ℎ𝑙𝑙 = 100 𝑘𝑘𝑘𝑘
10 𝑙𝑙 = 10𝑘𝑘𝑘𝑘
1𝑑𝑑𝑑𝑑3 = 1 𝑙𝑙 = 1𝑘𝑘𝑘𝑘
1𝑑𝑑𝑑𝑑 = 100 𝑔𝑔
1𝑐𝑐𝑐𝑐 = 10𝑔𝑔
1 𝑑𝑑𝑑𝑑3 = 1𝑚𝑚𝑚𝑚 = 1𝑔𝑔
1𝑚𝑚𝑚𝑚3 = 1𝑚𝑚𝑚𝑚

1.6.3 Tare, masse brute, masse nette


La masse nette (ou poids net) PN est la masse de la marchandise elle-même,
déduction faite de la masse de l’emballage au sens large du terme. On parle
parfois aussi de tare (T) qui est la masse de l’emballage, et de masse brute (ou
poids brut) PB qui est la masse totale.
Ces trois grandeurs, PN, PB et T sont liées par la relation suivante :
PB = PN + T.

137
1.6.4 La notion de masse volumique
La masse volumique d’un corps est la masse de l’unité de volume.
Elle s’exprime en kg/dm3. C’est bien une grandeur.

1.7 La mesure du temps

1.7.1 Le temps et la durée


Tout comme dans l’approche de nombres, on peut distinguer deux aspects
quand on parle de temps :
- L’aspect ordinal du temps : le moment précis et unique où se passe tel fait
ponctuel, l’instant, l’heure qu’il est. C’est le temps.
- L’aspect cardinal du temps : l’intervalle de temps qui s’écoule entre deux
moments. C’est la durée (d’un événement).

1.7.2 Les unités de mesures de durée


Les unités employées pour la mesure des durées sont :
1) le jour,
2) l’heure,
3) la minute,
4) la seconde,
5) le dixième de seconde,
6) le centième de seconde.
Plus les unités multiples du jour : semaine, mois, année et siècle

1.7.3 Les instruments de mesure de la durée


Le principal instrument de mesure d’une durée est la montre : montre à aiguilles,
montre digitale, chronomètre,….
Dans un cas comme dans l’autre on représente toujours une mesure de durée
par une mesure d’une autre grandeur (la mesure d’une longueur, la mesure de
l’amplitude d’un angle, un comptage).
Exercices :

1. Effectuer les opérations suivantes et exprimer les résultats en grammes :


a. 0,1648 kg + 25,12 cg + 371,3 mg + 21,94 dg.
b.56,54 g + 1, 065 dag + 8,734 hg +489,2 mg.

138
2. Un fil de fer pèse 40 g par mètre. Quel est, en kg, le poids d’un rouleau de
300 m ? Quelle longueur de fil de fer reste -t – il sur le rouleau quand il ne
pèse plus que 5,250 kg ?
3. Un tube contenant 10 comprimés pèse 15 grammes. Lorsqu’il ne contient
plus que 5 comprimés, il pèse 9 g. Quel est le poids de 10 comprimés ?
4. Sur le plateau A d’une balance, on place deux morceaux de fer. On établit
l’équilibre en disposant dans le plateau B les masses marquées suivantes : 1
hg ; 5 hg ; 5 dag ; 2dag ;2g.
On prend l’un des morceaux de fer et on le met dans le plateau B sans
modifier les masses marquées qui s’y trouvent. Pour rétablir l’équilibre, il
faut ajouter dans le plateau A les masses marquées suivantes : 1kg ; 2 hg ; 5
dag.
Quelle est la masse de chacun des morceaux de fer ?
5. La masse d’un fût vide est 1 260 dag ; la masse de ce fût plein d’huile est 123
kg. La masse volumique de l’huile est 0,92 𝑘𝑘𝑘𝑘/𝑑𝑑𝑑𝑑3 ; le prix du litre d’huile
est 5,4F. Quel est le prix de l’huile contenue dans le fût ?
6. Effectuer les opérations suivantes :
a. 2h 19 min 5s + 18 h 1 min 46 s + 1 h 49 min 37 s
b. 9 h 45 min 11 s – 2 h 53 min 33 s
c. 2 h 35 min 16 s x 19
d. 12 h 23 min 40 s : 5
7. Une horloge avance de 4 min en 12 heures, et une autre retarde de 4 min en
24 heures. On les met à l’heure le lundi à midi.
a. Quelle heure chacune d’elles indiquera – t – elle lorsque la première avancera
de 16 min 30 s sur l’autre ?
b. Quel jour cela se produira – t – il ?
8. La lumière du soleil met 8 min, 18 sec. Pour parvenir à la terre. La vitesse de la
lumière étant de 300 000km par sec., trouver la distance de la terre au soleil.
9. Une fontaine fournit 4,5 hl en 1 hv15vmin. Quelle quantité d’eau fournit elle
en 4 h 15 min ? Combien de temps mettra – t – elle pour remplir un bassin de 7,
20 hl ?

139
SEMAINE 5
1.8 Les mesures d’autres grandeurs
Les mesures de prix
L’unité de mesures de prix est, en Europe, l’euro.
Il est symbolisé par la lettre £.
Le cent est un sous-multiple de l’euro et en vaut le centième.
L’étalon des mesures de prix est la monnaie. On distingue :
• Les pièces de monnaie ;
• Les billets ;
• Les chèques, de valeur variable.
Plusieurs notions commerciales se sont développées et définies à partir d’un
point de vue bien précis : celui du commerçant, du revendeur non celui du
consommateur ou du producteur, telles les notions suivantes :
• Le prix d’achat (PA) d’une marchandise est le prix que le commerçant a
payé au producteur ou au grossiste ;
• Le prix de revient (PR) d’une marchandise est le prix que lui coûte
réellement la marchandise parvenue en sa possession. C’est le prix
d’achat plus les différents frais (F) de transport, taxes, douanes, ….
• Le prix de vente (PV) d’une marchandise est le prix auquel elle est cédée à
l’acheteur. C’est le prix que le consommateur paie pour acquérir la
marchandise.
• Le bénéfice (B) ou gain est la différence entre le prix de vente et le prix de
revient.
Il s’appelle perte lorsqu’il est négatif.

1.9 Les grandeurs proportionnelles

1.9.1 Définition

Deux grandeurs sont dites directement proportionnelles lorsqu’elles deviennent


simultanément 2,3,4… fois plus grande ou plus petites.

140
1.9.2 Distance réelle et distance sur la carte : l’échelle
Une représentation à l’échelle d’une ville, d’une maison, d’une région, d’un
objet,… est une représentation proportionnelle.

x 10000

Grandeur à l’échelle Grandeurs réelles


x8 1 cm 10 000 cm = 100 m x8
8 cm 80 000 cm = 80 m
1
× 10 000

1.9.3 Distance parcourue et la durée : vitesse

Selon que le parcours effectué se déroule ou non à vitesse constante, on parlera


plus volontiers de :
a. Vitesse constante
b. Vitesse moyenne

a. Vitesse constante

C’est une vue de l’esprit, mais qui permet une première approche de la notion : à
chaque intervalle donné de durée correspond un espace parcouru invariable. La
vitesse est le rapport entre un espace parcouru et la durée correspondante.
b. Vitesse moyenne

En réalité, la vitesse varie très souvent. Il suffit pour s’en convaincre d’observer
le compteur d’une voiture pendant un trajet. L’aiguille bouge souvent. On ne
peut plus parler de vitesse constante, mais de vitesse instantanée, ou vitesse à
chaque moment.
C’est une notion difficile à développer dans le cadre de l’école primaire. Par
contre, on peut établir le rapport entre la distance totale parcourue et la durée
du déplacement : c’est la vitesse moyenne.

141
1.9.4 Intérêt et capital, durée, taux

1. Prêt ou placement

Le capital est la somme prêtée ou placée pendant une durée déterminée.


L’intérêt est le bénéfice produit par le capital prêté ou placé (le « loyer » de
l’argent). Le taux d’intérêt est l’intérêt de 100£ pendant une durée de 1 an.
2. Emprunt

Le capital est la somme empruntée pendant une durée déterminée.


L’intérêt est l’indemnité à payer en échange du service rendu.
Le taux d’intérêt est l’intérêt de 100£ pendant un an.

Exercices:
1. Un commerçant achète 15 sacs de 100 kg de haricots à 30F le kg. Il paie 7
500F de frais de transport et 300F pour le déchargement. Calculer :
a. Le prix d’achat des haricots
b. Le prix de revient des haricots
2. Un boutiquier achète 1 500 verres à bière à 40 F pièce. Le paquet de verres
arrivé à la boutique, il retire 500 verres cassés et revend le reste en
subissant une perte de 5 000 F. Que représente la différence entre le prix
d’achat et la perte subie ?
3. Barandagiye a acheté un taureau à 27 000 F. Il a dépensé 1 200 F pour son
alimentation pendant 5 mois. Il l’a revendu à 32 000 F. Que représente la
différence entre le prix de vente et le prix de revient.
4. Le gérant d’un BATA solde à 3500 F une paire de souliers dont le prix de
revient était de 4 500 F. Que représente la différence entre ces deux
sommes ?
5. Un plan à l’échelle du dixième. Quelles sont les longueurs réelles
correspondant à 4 dm sur le plan à 70,2 cm ? à 65 mm ?
6. La distance entre Bujumbura et Bururi est de 110 km. Par quelle longueur
1
est représentée cette distance sur une carte au 200 000
7. Quelle est la vitesse moyenne d’un cycliste qui parcourt 36 km en 1 h 20
min.

142
8. De Bujumbura à Makamba, il y a 140 km. Un camion parcourt cette
distance en 2 étapes ; l’une de 110 km qu’il parcourt en 2 h 12 min et
l’autre en 1 h 15 min. Calculez la vitesse moyenne horaire pour chacune des
étapes.
9. Un camion va de Bujumbura à Kigali (300 km). Il part à 7 h 40 min. Il doit
s’arrêter 45 min à la frontière et il roule durant 7 h 30 min.
a. A quelle heure ce camion arrive – t – il à Kigali
b. A quelle vitesse horaire a – t – il roulé ? (sans compter l’arrêt à la
frontière)
10. La distance entre deux villes A et B est 225 km. Un premier train part de A
vers B ; sa vitesse est 60 km/h. Au même instant, un second train part de B
vers A ; sa vitesse est 90 km/h. A quelle distance de A les trains se croisent
– ils ?
11. Un piéton part d’une ville A ; sa vitesse est 6 km/h. Un cycliste part 35 min
plus tard, de la même ville, à la poursuite du piéton ; la vitesse du cycliste
est 13 km/h. Au bout de quelle durée, et à quelle distance de A, le cycliste
rejoint –il le piéton ?

SEMAINE 6

2. Puissance et radicaux
2.1. Puissances entières

Définition
Pour tout nombre réel a et pour tout entier n ∈ ℕ∗ , la puissance 𝑛𝑛𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 de a notée
𝑎𝑎𝑛𝑛 , est définie, par récurrence sur n, par :
� 𝑛𝑛 +1𝑎𝑎1 = 𝑎𝑎
𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑛𝑛 . 𝑎𝑎
Le symbole 𝑎𝑎𝑛𝑛 se lit « a puissance n ».
On dit aussi que a est élevé à la puissance n.
Le nombre réel a s’appelle la base de la puissance, et l’entier naturel n
l’exposant.
Il résulte de la définition, par récurrence sur n, que :
Pour n≥ 2, 𝑎𝑎𝑛𝑛 est égal au produit de n facteurs égaux à a :
(∀𝑛𝑛 ≥ 2)(𝑎𝑎𝑛𝑛 = 𝑎𝑎 × 𝑎𝑎 × 𝑎𝑎 … × 𝑎𝑎): 𝑛𝑛 facteurs
143
Remarques
1. L’usage conduit à désigner respectivement les puissances 2 et 3 d’un nombre a
par « a au carrée » et « a au cube »
0𝑛𝑛 = 0
2. Pour tout n ∈ ℕ∗ � 𝑛𝑛
1 =1
3. De la « règle des signes »relative à la multiplication il résulte que, pour tout
a ∈ ℝ∗ :
- Toute puissance entière d’exposant pair est positive.
- Toute puissance entière d’exposant impair est du signe de la base

2.2. Règles de calcul


1. Puissance d’un produit : (𝒂𝒂𝒂𝒂)𝒏𝒏
Soit n ∈ ℕ, et la puissance niemede ab, (𝑎𝑎𝑎𝑎)𝑛𝑛
. Pour n = 1, (𝑎𝑎𝑎𝑎)1 = 𝑎𝑎𝑎𝑎 (= 𝑎𝑎1 . 𝑏𝑏1 ).

De même, d’après la commutativité et l’associativité de la multiplication dans .


(𝑎𝑎𝑎𝑎)2 = (𝑎𝑎𝑎𝑎). (𝑎𝑎𝑎𝑎) = 𝑎𝑎2 . 𝑏𝑏 2
. Si(𝑎𝑎𝑎𝑎)𝑛𝑛 = 𝑎𝑎𝑛𝑛 . 𝑏𝑏 𝑛𝑛 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎(𝑎𝑎𝑎𝑎)𝑛𝑛+1 = (𝑎𝑎𝑎𝑎)𝑛𝑛 . 𝑎𝑎𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑛𝑛 . 𝑏𝑏 𝑛𝑛 . 𝑎𝑎𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑛𝑛 +1 . 𝑏𝑏 𝑛𝑛+1
. Par suite : (∀𝑛𝑛 ∈ ℕ∗ ), (∀(𝑎𝑎, 𝑏𝑏) ∈ ℝ2 )
2. Puissance d’un rapport :
𝑎𝑎 1 𝑎𝑎 𝑎𝑎 1
. Pour n = 1, �𝑏𝑏 � = 𝑏𝑏
�= 𝑏𝑏 1 �
De même, d’après la règle sur le produit de deux rapports, dans ℝ ∶
𝑎𝑎 2 𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑎𝑎2
� � = . = 2
𝑏𝑏 𝑏𝑏 𝑏𝑏 𝑏𝑏
𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑛𝑛+1 𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑛𝑛 .𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑛𝑛 +1
. Si �𝑏𝑏 � = 𝑛𝑛 ′
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 ∶ �𝑏𝑏 � = �𝑏𝑏 � . 𝑏𝑏 = 𝑏𝑏 𝑛𝑛 . 𝑏𝑏 = 𝑏𝑏 𝑛𝑛 .𝑏𝑏
=
𝑏𝑏 𝑏𝑏 𝑛𝑛 +1
∗ ), (∀(𝑎𝑎, ∗)
. Par suite : (∀𝑛𝑛 ∈ ℕ 𝑏𝑏) ∈ ℝ × ℝ
3. Produit de deux puissances de même base
Soit (m,n) ∈ ℕ∗ et a ∈ ℝ. Considérons le produit 𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛
. Pour n = 1,𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 +1 (par définition)
. Si 𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 +𝑛𝑛 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 ∶
𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛+1 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 (𝑎𝑎𝑛𝑛 . 𝑎𝑎) = (𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛 )𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 +𝑛𝑛 . 𝑎𝑎 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 +𝑛𝑛+1 ( par définition)
. Par suite (∀(𝑚𝑚, 𝑛𝑛) ∈ ℕ∗ × ℕ∗ )(∀𝑎𝑎 ∈ ℝ)
144
𝒂𝒂 𝒎𝒎
4. Rapport de deux puissances de même base 𝒂𝒂𝒏𝒏
𝑎𝑎 𝑚𝑚
Soit (m, n) ∈ ℕ∗ × ℕ∗ , 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎 ∈ ℝ∗ pour que le rapport ait un seul)
𝑎𝑎 𝑛𝑛
𝑎𝑎 𝑚𝑚
Le rapport 𝑎𝑎 𝑛𝑛 peut être « simplifié » par un nombre non nul.
D’où les divers cas à envisager :
. Si m = n, alors
. Si m = n, alors il existe 𝒫𝒫 ∈ ℕ, tel que : 𝑚𝑚 = 𝑛𝑛 + 𝒫𝒫
𝑎𝑎 𝑚𝑚 𝑎𝑎 𝑛𝑛 +𝑝𝑝 𝑎𝑎 𝑛𝑛
Par suite : = = . 𝑎𝑎𝑝𝑝
𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑛𝑛 𝑎𝑎 𝑛𝑛
𝑎𝑎 𝑚𝑚
Donc, = 𝑎𝑎𝑝𝑝 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝 = 𝑛𝑛 − 𝑚𝑚
𝑎𝑎 𝑛𝑛
Si 𝑚𝑚 < 𝑛𝑛, 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 il existe q∈ ℕ∗ tel que 𝑛𝑛 = 𝑚𝑚 + 𝑞𝑞
𝑎𝑎 𝑚𝑚 𝑎𝑎 𝑚𝑚 𝑎𝑎 𝑚𝑚 1 1
Par la suite =𝑎𝑎 𝑚𝑚 +𝑞𝑞 = 𝑎𝑎 𝑚𝑚 . 𝑎𝑎 𝑞𝑞 , 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 égale 𝑎𝑎 𝑞𝑞 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑞𝑞 = 𝑛𝑛 − 𝑚𝑚
𝑎𝑎 𝑛𝑛
𝑎𝑎 𝑚𝑚 1
D’où, pour 𝑚𝑚 < 𝑛𝑛, 𝑎𝑎 𝑛𝑛 = 𝑎𝑎 𝑛𝑛 −𝑚𝑚
5. Puissance d’une puissance d’un nombre (𝒂𝒂𝒎𝒎 )𝒑𝒑
Si 𝑝𝑝 = 1, (𝑎𝑎𝑚𝑚 )1 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 .1
Si 𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑝𝑝 = 𝑎𝑎𝑚𝑚𝑚𝑚 , 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎, par définition d’une puissance :
(𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑝𝑝+1 = (𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑝𝑝 . 𝑎𝑎𝑚𝑚
Et, d’après les règles ci-dessus : 𝑎𝑎𝑚𝑚 . 𝑎𝑎𝑛𝑛 = 𝑎𝑎𝑚𝑚𝑚𝑚 +𝑚𝑚
Soit , (𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑝𝑝+1 = 𝑎𝑎𝑚𝑚 (𝑝𝑝+1)
Par la suite ∀ (𝑚𝑚, 𝑝𝑝)𝜖𝜖ℕ∗ xℕ∗ ) (∀ 𝑎𝑎𝑎𝑎ℝ), (𝑎𝑎𝑚𝑚 )𝑝𝑝 = 𝑎𝑎𝑚𝑚𝑚𝑚

6. Règles de calcul sur les racines carrées


• Racine carrée d’un produit
Quels que soient les réels positifs A et B, √𝐴𝐴. 𝐵𝐵 = √𝐴𝐴. √𝐵𝐵
En effet, (√𝐴𝐴𝐴𝐴)2 = 𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑒𝑒𝑒𝑒 (√𝐴𝐴. √𝐵𝐵)2 = √𝐴𝐴. √𝐵𝐵. √𝐴𝐴. √𝐵𝐵
=√𝐴𝐴2 . √𝐵𝐵 2
= AB

145
• APPLICATIONS
Il en résulte la possibilité de simplifier des expressions
[Link] réunissant des expressions sous des radicaux :
√3 .√27 =√81
2. En faisant entrer une expression sous un radical :
5√7 = √25𝑥𝑥7=√175
[Link] sortant des carrées d’un radical :
. √72=√36𝑥𝑥2=√36 x √2= 6√2
. √9𝑎𝑎2 𝑏𝑏 L’expression suppose 𝑏𝑏 ≥ 0 ; 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
√9𝑎𝑎2 𝑏𝑏 =√9. √𝑎𝑎2 . √𝑏𝑏 = 3|𝑎𝑎|. √𝑏𝑏
• Racine carrée d’un rapport
𝐴𝐴 √𝐴𝐴
Quels que soient les réels A et B positifs, avec 𝐵𝐵 ≠ 0, �𝐵𝐵 =
√𝐵𝐵
2 2 2
𝐴𝐴 𝐴𝐴 √𝐴𝐴 �√𝐴𝐴 � 𝐴𝐴
En effet : ��𝐵𝐵 � = 𝐵𝐵 𝑒𝑒𝑒𝑒 � � = 2 = 𝐵𝐵
√𝐵𝐵 �√𝐵𝐵 �
Exemples :
√12 12
1. =� √4 = 2
√3 3

16 √16 4
2. � =
25 √25 5
�𝑎𝑎 5
3. . L’expression n’a de sens que si 𝑎𝑎 > 0
√𝑎𝑎

√𝑎𝑎5 𝑎𝑎5
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 =� = �𝑎𝑎4 = 𝑎𝑎2
√𝑎𝑎 𝑎𝑎
𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀
Rendre rationnel le dénominateur d’un rapport
12 12√3 12√3
1. = =
√3 √3.√3 3
1 √2+1 √2+1
2. = (√2−1)(√2+1) = = √2 + 1
√2−1 2−1
3+1 (√3+1)(√3+1) 3+2√3+1
3.3−1 = (√3−1)(√3+1) = = 2 + √3
3−1

146
Plus généralement, A et C étant positif strictement
𝐴𝐴 𝐴𝐴(√𝐵𝐵 + �𝐶𝐶)
=
√𝐵𝐵 + √𝐶𝐶 𝐵𝐵 − 𝐶𝐶
Les expressions √𝐵𝐵 + √𝐶𝐶 𝑒𝑒𝑒𝑒 √𝐵𝐵 − √𝐶𝐶

EXERCICES
Rendre rationnels les dénominateurs
√2+√3 1
1. 4.
√12+√18 √𝑎𝑎+√𝑏𝑏+√𝑎𝑎+𝑏𝑏

√𝑎𝑎+√𝑏𝑏 √𝑎𝑎+𝑏𝑏+√𝑎𝑎−𝑏𝑏
2.𝑎𝑎√𝑏𝑏−𝑏𝑏 5.
√𝑎𝑎 √𝑎𝑎+𝑏𝑏−√𝑎𝑎−𝑏𝑏

√2−√3+√5
3.
√2+√3−√5

SEMAINE 7
7. Racine nième d’un nombre positif

Définition
La racine nième d’un nombre réel positif est le nombre réel positif dont il est la
nième puissance.
𝑛𝑛
La racine nième du réel positif r est notée : √𝑟𝑟
𝑛𝑛
Nous avons : 𝑎𝑎 = √𝑟𝑟 ⇔ (𝑎𝑎 ≥ 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑛𝑛 = 𝑟𝑟
𝑛𝑛
√ est appelé radical d’indice n
La racine 3ièmedu réel positif r est appelé racine cubique de r.
La racine nième du produit de deux réels positifs égale le produit des racines
𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛
nièmes de ces réels. √𝑎𝑎. 𝑏𝑏 = √𝑎𝑎 . √𝑏𝑏
La racine nième du quotient de deux réels strictement positifs égale le quotient
𝑛𝑛
𝑛𝑛 𝑎𝑎 √𝑎𝑎
des racines nièmes de ces réels. �𝑏𝑏 = 𝑛𝑛
√𝑏𝑏

𝑛𝑛 1 1
En particulier : �𝑎𝑎 = 𝑛𝑛
√𝑎𝑎
La racine nième de la racine mième d’un réel positif égale la racine (nm)ième de ce
réel.
𝑛𝑛
� 𝑚𝑚√𝑎𝑎. = 𝑛𝑛𝑛𝑛
√𝑎𝑎

147
Conséquences :
𝑛𝑛 𝑚𝑚
1. � √𝑎𝑎= � √𝑎𝑎
𝑚𝑚 𝑛𝑛

3 2
En particulier : � √𝑎𝑎= � √𝑎𝑎= √𝑎𝑎
2 3 6

La racine cubique de la racine carrée d’un nombre égale la racine carrée de sa


racine cubique.
𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑝𝑝
2. √𝑎𝑎𝑞𝑞 = √𝑎𝑎
𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑞𝑞 𝑝𝑝
𝑝𝑝
En effet : √𝑎𝑎𝑞𝑞 = � √𝑎𝑎𝑞𝑞 = √𝑎𝑎
La racine nième de la mième puissance d’un réel positif égale la mième puissance de
𝑚𝑚
la racine nième de ce nombre. √𝑎𝑎𝑚𝑚 = � √𝑎𝑎�
𝑛𝑛 𝑛𝑛

8. Racine nième d’un nombre négatif


La solution de l’équation 𝑥𝑥 3 = −8 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 − 2; 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 tentés d’écrire
3
√−8 = −2
De manière générale, n étant un entier positif impair et 𝑎𝑎 étant un réel
𝑛𝑛 𝑛𝑛
strictement négatif, nous écrirons : √𝑎𝑎 = − �|𝑎𝑎|

Calcul de la racine nième


Pour calculer la racine nième d’un nombre, il faut décomposer ce nombre en
nombres premiers
Pour déterminer la décomposition d'un nombre en facteurs premier, on effectue
des divisions par les nombres premiers successivement.

Exemple:
180 2 290 2
90 2 145 5
45 3 49 7
15 3 7 7
5 5 1
1
2 2
180 = 2 x 3 x 5 290 = 2 x 5 x 72
5 5
Exemples : √243= √35 =3

3 3 3
√27 × 729= √33 × 36 = √39 =33

148
Exercices
1. Calculez
3 5 6 10
a) √9. 𝑏𝑏) √−256 𝑐𝑐) √32 𝑑𝑑) √64 𝑒𝑒) √1024

2. Simplifier les radicaux suivants :


3 48𝑎𝑎 3 32𝑛𝑛 𝑎𝑎 2𝑛𝑛 +2 4𝑎𝑎 2𝑛𝑛 +6
A. a)√75𝑏𝑏) √27𝑎𝑎3 𝑏𝑏 5 𝑐𝑐) �25𝑏𝑏 5 𝑑𝑑)�22𝑛𝑛 +1 𝑏𝑏 2𝑛𝑛 +3 𝑒𝑒) �9𝑏𝑏 2𝑛𝑛 −1
3 3 3 3 𝑎𝑎 3𝑚𝑚 +3 2𝑛𝑛 +1
B. a)√8𝑎𝑎3 𝑏𝑏) √𝑎𝑎3𝑛𝑛+1 𝑐𝑐) √𝑎𝑎3𝑚𝑚 𝑏𝑏 3𝑛𝑛 +1 𝑐𝑐 3𝑝𝑝+2 𝑑𝑑) � 𝑒𝑒) √−1
√ 𝑏𝑏 3𝑚𝑚 −1

𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑛𝑛 𝑎𝑎 2𝑛𝑛 +1 𝑛𝑛 𝑎𝑎 2𝑛𝑛 +3
C. a) √𝑎𝑎2𝑛𝑛 𝑏𝑏) √𝑎𝑎𝑛𝑛+3 𝑐𝑐) √𝑎𝑎𝑛𝑛+1 𝑏𝑏 𝑛𝑛+2 𝑑𝑑) �𝑏𝑏 3𝑛𝑛 −1 𝑒𝑒) �𝑏𝑏 2𝑛𝑛 +1

3. Transformez:
3 3
a) �√𝑎𝑎 𝑏𝑏)� √𝑎𝑎 d) � √𝑎𝑎 e) � √𝑎𝑎
3 3 3 𝑛𝑛
𝑐𝑐) √𝑎𝑎

9. Ecrivez sous des radicaux de même indice:


4 3 3 3 5
a)√2𝑒𝑒𝑒𝑒 √2; 𝑏𝑏)√2𝑒𝑒𝑒𝑒 √2 c)√5𝑒𝑒𝑒𝑒 √4; 𝑑𝑑)√7 , √7𝑒𝑒𝑒𝑒 √7
3 4 3 5 3 5
e) √8 , √81𝑒𝑒𝑒𝑒 √32 f) √𝑎𝑎𝑒𝑒𝑒𝑒 √𝑎𝑎 g) √𝑎𝑎7 √𝑎𝑎4 𝑒𝑒𝑒𝑒 √𝑎𝑎2

Exemple :
4 8 8
a) √2 𝑒𝑒𝑒𝑒 √2 ; √24 𝑒𝑒𝑒𝑒 √22
3 6 6
b) √5 𝑒𝑒𝑒𝑒 √4 ; √53 𝑒𝑒𝑒𝑒 √42

149
VI. SITUATIONS D’INTEGRATION

7. SITUATION : Le pique – nique

Vers la fin de l'année scolaire 2013-2014, votre classe avait organisé un pique –
nique vers Saga-Resha à 60 km de Bujumbura. Le bus qui transportait les élèves
avait quitté Bujumbura à 8h, avec une vitesse de 60km/h. Sur place les élèves ont
passé 2h 30 min. Ensuite, ils sont allés à Rumonge à 15km pour y passer 1 heure
de temps. Au marché de Rumonge, Albert a acheté, pour son père, 8 pièces de
Bazin pour une somme de 240 000F. Chacune des 8 pièces mesurait 12,75m. Au
retour, le bus roulait à la même vitesse jusqu'à Kabezi, à 15 km de Bujumbura où
il fit un arrêt de 2 heures pour contempler un grand jardin borné de 70 m sur 40
m. Le propriétaire du jardin dit aux élèves qu'il projette de doubler le périmètre
de son champ en ajoutant une même longueur aux deux dimensions de son
champ.

150
Consignes :
a. Albert voulait rentrer avant 16h30min, pour un rendez-vous avec le tailleur.
Pouvait-il être au rendez-vous?
b. Le père d'Albert voulait faire un bénéfice de 51 000F. À combien devait-il
vendre le mètre de tissus?
c. Aide le propriétaire du jardin en lui déterminant les nouvelles dimensions qu'il
faut pour réaliser son projet.

Eléments de réponse :
a) Heure de départ 8heures

Distance Bujumbura – Saga-resha est d = 60 km ; V = 60 km/h


𝑑𝑑 60
t = 𝑣𝑣 = 1ℎ𝑥𝑥 60 = 1ℎ
Le temps d'arrivé à saga-resha = 8h+1h = 9h
Le temps à saga-resha = 2h30min
Distance Saga-resha –Rumonge = 15 km
15 1
Le temps de saga-resha à Rumonge: 1h𝑥𝑥 60 = 4 ℎ
Au marché, on a resté 1h
Distance Rumonge-Kabezi =60 km
𝑑𝑑 60
Le temps de Rumonge à Kabezi:t = 𝑣𝑣 = 1ℎ𝑥𝑥 60 = 1ℎ
𝑑𝑑 15 1
Le temps de Kabezi à Bujumbura: t = 𝑣𝑣 = 1ℎ𝑥𝑥 60 = 4 ℎ
1 1
L'heure d'arrivée: 8ℎ + 1ℎ + 2ℎ30𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 + 4 ℎ + 1ℎ + 1ℎ + 2ℎ + 4 ℎ = 16ℎ
L'heure de retour: 16h ; Albert pourra être au rendez-vous car il va arriver avant
16h30 min.
b) La longueur du tissu acheté : 1m x 8 x 12,75m = 102m
240000
Le prix d'1m : 102
= 2353𝐹𝐹
Bénéfice par mètre est : 51 000 F : 102 = 500 F
Donc, le père d’Albert doit vendre le mètre à 2353F + 500F = 2853F

151
c) L'ancien périmètre du champ en m: (70+40) x 2 = 220m

Nouvelles dimensions du champ en m: 70 + l et 40 + l


Nouveau périmètre en m: [(70 + 𝑙𝑙) + (40 + 𝑙𝑙)] 𝑚𝑚𝑚𝑚2
= (110 + 2𝑙𝑙)𝑥𝑥2 = 220 + 4𝑙𝑙
220 + 4l = 2 x 220
⇔ 4l =220
220
⇔𝑙𝑙 = 4
= 55
Le propriétaire devra augmenter de 55 m la longueur et la largeur de son champ.

Grille de correction de la situation

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des outils


Consignes situation mathématiques

L'heure de retour -Bon relevé des données Bonne application des formules.
- Bon choix des formules et - Les opérations sont effectuées
des opérations à utiliser correctement : /0,5 pt par
pour déterminer les durées opérations
- Bonne conclusion. - La conclusion est conforme aux
/1pt par opération /3pts résultats obtenus
/1pt par opération /3pts

La détermination du - Recherche de la bonne - Bonne application des


prix de vente du mètre opération. opérations.
Relevé de bonnes données - Utiliser les bonnes opérations
/4pts /1pt par opération /3pts
La longueur à ajouter - L'élève choisit les bonnes - Les opérations sont effectuées
aux anciennes données correctement
dimensions du champ - L'élève pose les bonnes
pour réaliser son projet. opérations /1pt par opération /3pts
/1pt par opération /4pts

Total: /20pts /11pts /9pts

152
2. SITUATION : Les dépenses de Stéphanie

Le père de Stéphanie lui avait promis de l’argent comme cadeau le jour de son
anniversaire. A cette date, Stéphanie dit à son père qu’elle a besoin de vingt
mille francs car elle devrait aussi acheter des livrets d’exercices. Le père lui
répond : « puisque ce jour coïncide avec le payement de ton minerval, je te
donne deux billets de cinq mille francs seulement. »

Consigne :
Si Stéphanie achète deux livrets à trois mille cinq cents francs chacun et trois
nœuds de cheveux.

Combien lui restera – t- il?

Eléments de réponse :
Avoir de Stéphanie: 10 000 F
Dépenses de Stéphanie pour les livres : 3 500 F x 2 = 7 000 F
Les dépenses pour les 3 nœuds sont inconnues. On ne peut pas connaître
l'argent qui lui restera sans connaître toutes ses dépenses.

153
Grille de correction de la situation

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des


Consignes situation outils mathématiques

L'argent qui reste à - Relevé de l'avoir de - Bonne notation de l'avoir


Stéphanie Stéphanie /2pts de Stéphanie /2pts
- Calcul des dépenses de - Bon calcul des dépenses
Stéphanie /3pts /2pts
- Analyse des données du - Bonne conclusion de
problème /3pts l'analyse /3pts

Total /15pts /8pts /7pts

3. Un éleveur de Poules

Monsieur Valentin NDUGU est un fermier de BUHORO à CIBITOKE. Il y a huit ans


que sa ferme de deux cents quatre-vingt-deux poules est fonctionnelle. L’élevage
des poules pondeuses est très délicat.

154
Etant conscient que la poule, elle, a besoin d’un traitement sans lequel elle ne
vous donne pas l’œuf que vous attendez d’elle, il développe donc le secret chez
les pondeuses de respecter la bonne alimentation et un suivi sanitaire minutieux.
Il prend soin d’être à la ferme tous les jours. Par exemple, sachez qu’elle doit
manger en moyenne 120 kg d’aliment par jour.

Consignes :
1. Si deux poules pondent deux œufs en deux jours, combien pondront dix
poules en dix jours (pour autant qu’elles continuent à pondre au même
rythme).
2. Pour lui, quelle provision doit-il prévoir pour réussir l’élevage de
pondeuses dans un mois s’il tient au suivi minutieux de sa ferme.
Eléments de réponses
1) Si 2 poules pondent 2 œufs par jour, en 10 jours, 10 poules pondront
2×10×10
2) 2
= 100 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
3) Ce fermier devra prévoir une provision de 120 𝑘𝑘𝑘𝑘 × 30 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 = 3600𝑘𝑘𝑘𝑘

Grille de correction de la situation

Critères Compréhension de la Utilisation correcte des outils


situation mathématiques
Consignes

Nombre d’œufs pondus -Bon relevé des


en dix jours données /2pts
- Bon choix des - Les opérations sont effectuées
opérations à utiliser correctement /3pts
/2pts

La prévision de - Recherche de la bonne - Bonne application des


provision qui doit opération./2pts opérations. /2pts
prévoir pour réussir Bon relevé de données
l’élevage de pondeuses /2pts - Utiliser les bonnes opérations
/2pts
Total: /15pts /8pts /7pts

155
ANNEXES :
Activité 1
Les parents de Chantal achètent 20 bananes et 5 oranges. Chaque fruit
coûte 15F et Ils demandent à Chantal combien ils doivent payer.
Activité 2
Madame Jeanne achète 36 mètres de tissu. Elle veut partager ce tissu
entre ses six enfants de sorte que chacun ait le morceau le plus grand
possible et que le partage soit équitable. Nous allons voir comment elle
s’y prend
Activité 3
Complète le tableau ci-dessous :
Côté du carré(en 1 4 5 6 7
cm)
Aire du carré(en 4 9 64
cm2)

Complète le tableau ci-dessous


Arête du cube(en 1 4 5 6 7
cm)
Volume du cube(en 8 27 64
cm3)

Activité 4
Une brasserie veut livrer ses bouteilles de limonade dans des casiers en carton
de 6 unités. Combien faut-il de bouteilles de limonade pour remplir :
- 5 casiers ? …………….
- 8 casiers ? …………….
- 13 casiers ? ……………
Déduis-en trois multiples du nombre 6 : …………..…………..

Activité 5
Après une fête de fin d’année, le responsable d’un collège doit ranger 960
bouteilles vides.

156
• Peut-il le faire en remplissant :
- Dans des casiers de 6 unités ?………………………………..
- Dans des casiers de 12 unités ?.................................
- Dans des casiers de 24 unités ?.................................
• Déduis-en trois diviseurs du nombre 960 ?.....................
Activité 6
- Trouver 4 nombres entiers naturels qui ont chacun deux diviseurs :
.........................
- Combien le nombre 1 a – t- il de diviseurs ?
…………………………………………………………….
Activité 7
Parmi les nombres suivants, barre les quatre nombres qui ne sont pas premiers :
……………………
3475 5648 3547 7077 2787
Justifie ton choix
Activité 8
Comment répondre à la question : 131 est-il un nombre premier ?
131 est-il divisible par 2? ………………………………………………
131 est –il divisible par 3 ?................................................
131 est-il divisible par 5 ?..................................................
Quel est le quotient entier de la division de 131 par 7 ?
Compare le quotient et le diviseur …………………………………
Quel est le quotient entier de la division de 131 par 11?
Compare le quotient et le diviseur ………………………………..
Quel est le quotient entier de la division de 131 par 13 ?
Compare le quotient et le diviseur………………………………….
Pourquoi peut-on conclure que 131 est un nombre premier ?
Activité 9
5
1. J’avais acheté 6 de mètre de drap que j’ai payé à raison de 27 francs le mètre
2
et j’ai cédé les 3 de mon acquisition à un de mes amis.

157
Combien m’en reste – t- il et quel a dû être le prix de la quantité cédée ?
2. Un oncle partage une somme d’argent entre ses 3 neveux à une condition :
qu’ils soient capables de calculer la part qui leur revient. Voici le partage : le
1 4
plus âgé reçoit le 5 de la somme totale, le suivant les 9 du reste et le plus
jeune reçoit le dernier reste qui s’élève à 2 400F.
Pouvez – vous les aider à calculer la somme qui leur revient ?

Activité 10
Trois jeunes gens, Alexis, Jean et Paul, se partagent un héritage de 3 000 000F
proportionnellement à leurs âges. Ils ont respectivement 22, 20 et 18 ans.
Quelle est la part de chacun d’eux ?

Démarche à suivre
Lecture de l’énoncé ⟹
Ce que je connais
……………………………………….. Ce que je cherche

..................................................... …………………………………
Recherche d’une démarche
………………………………..
………………………………
Rédaction de la solution
…………………………………..
……………………………………
Vérification : ……………………………

Activité 11

Le début des vacances s’annonce formidable ! Certains élèves ont l’idée géniale
de commencer les vacances en organisant un pique-nique en plein air avec leurs
amis. Les histoires de peur, les chansons autour du feu et l’idée de manger des
pommes de terre grillées et de boire des limonades ou de la bière les enchante.
Tout le monde est emporté par cette idée ! Cependant leur budget les oblige à
restreindre leurs dépenses. Trois sites de camping ontretenuleur attention.

158
Chez Nonala Saga Vumbi Au Jardin du bon air
450 000 F, peu importe le 15 000 F par personne, 100 000 F non
nombre de personnes. tout compris. remboursable pour la
réservation du terrain et
10 000 F par personne.

On doit choisir celui qui offre le meilleur tarif.


Analysez cette situation à l’aide d’un mode de représentation approprié et
recommandez le site de camping avantageux selon le nombre de personnes qui
viendront.

Activité 12
Le triple d’un nombre, augmenté de 2 est égal au double de ce nombre,
augmenté de 1.
On désigne par 𝑥𝑥le nombre cherché.
……………………………………………………………………….
Activité 13
On donne l’équation (𝐸𝐸) : 2𝑥𝑥 2 − 5𝑥𝑥 + 7 = 𝑥𝑥 2 + 1 et la liste de nombres : 0 ; 1 ;(-
1) ;2 ;(-2)
Un de ces nombres est solution de cette équation ; trouve-le
………………………………………………………………………………………
Activité 14
On considère les quatre équations (𝐸𝐸1 ), (𝐸𝐸2 ), (𝐸𝐸3 )𝑒𝑒𝑒𝑒(𝐸𝐸4 ).
(𝐸𝐸1 ) : 5𝑥𝑥 + 6 = 3𝑥𝑥 − 1 Explique comment on obtient l’équation (𝐸𝐸2 ) à
partir de l’équation (𝐸𝐸1 )
………………………………………………………………………………………………………………
(𝐸𝐸2 ): 5𝑥𝑥 = 3𝑥𝑥 − 7 Explique comment on obtient l’équation (𝐸𝐸3 ) à
partir de l’équation (𝐸𝐸2 )
(𝐸𝐸3 ): 2𝑥𝑥 = −7 Explique comment on obtient l’équation (𝐸𝐸4 ) à
partir de l’équation (𝐸𝐸3 )
(𝐸𝐸4 ): 𝑥𝑥 = −3,5
………………………………………………………………………………………
………………………

159
Vérifier que – 3,5 est solution de Vérifier que -2 n’est solution d’aucune
chacune de ces quatre équations de ces quatre équations
………………………………………………………… ……………………………………………………………
………………………………………………………… ……………………………………………………………
… ……………………………………………………………
………………………………………………………… …

Activité 15
Problème d’équations

Le père de Didier, pour l’encourager à étudier les mathématiques, lui donne 10F
pour chaque exercice résolu correctement, mais ns le cas Didier lui redonne 5F
dans le cas contraire. Après 30 exercices traités, Didier fait ses comptes et est
satisfait : il a reçu de son père le triple de ce qu’il lui a redonné. Combien
d’exercices Didier a-t-il résolus correctement ?

Ce que je cherche Choix de l’inconnue


⟹ ………………………………………..
……………………………………… ………………………………………..
Ce que je connais Mise en équation
…………………………… …………………………….
……………………………. ……………………………..
……………………………. ……………………………..
…………………………….

Vérifications et solution du problème Résolution de l’équation


……………………………………………. ……………………………………………….
…………………………………………….. ……………………………………………….

160
Exercice :
1. Lorsque Jean Marie obtient la moyenne à un devoir, son père lui donne
100F, mais lorsqu’il n’obtient pas la moyenne, il doit lui rembourser 50F.

Après avoir fait 15 devoir s, Jean Marie fait ses comptes et est très satisfait : il a
reçu de son père le quadruple de ce qu’il lui a remboursé.
Combien de fois Jean marie a-t-il obtenu la moyenne parmi ces 15 devoirs ?
Solution :
LANGAGE COURANT LANGAGUE MATHEMATIQUE
Lecture de l’énoncé ⟹ Traduction mathématique
Choix de l’inconnue :
Ce que je cherche : …………………………………………………………
……………………………………………………………… Mise en équation :
Ce que je connais : …………………………………………………………
……………………………………………………………… ⇓

Vérification et solution du problème Résolution de l’équation


……………………………………………………………… …………………………………………………………
……………………………………………………………… …………………………………………………………
⟸……………………………………………………

2. Julie a le tiers de l’âge de sa mère qui a elle-même la moitié de l’âge de la


sienne. La somme des âge mère et Julie, de sa mère et de sa grand-mère est
[Link] est l’âge de Julie ?
……………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………
3. Un grand-père et son petit-fils ont 56ans à eux deux. Le grand-père a 50
ans de plus que son petit – fils. Quel est l’âge du grand – père ?
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………….

161
Activité 16 :
On veut résoudre le système :
5𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 4 (1)

4𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 = 17 (2)
Interprétation graphique du système
…………………………………………………………
Recherche de la solution
• Expression de y en fonction de x
………………………………………………..
• Détermination de la valeur de x
…………………………………………………
• Détermination de la valeur de y
…………………………………………………
• Vérification
………………………………………………..
• Solution
…………………………………………………

Activité 17 :

On veut résoudre le système :


−4𝑥𝑥 + 2𝑦𝑦 = 6 (1)

5𝑥𝑥 − 3𝑦𝑦 = −5 (2)
Interprétation graphique du système
………………………………………………………..
…………………………………………………………
Recherche de la solution
• Expression de y en fonction de x
………………………………………………..
• Elimination de x
…………………………………………………
• Elimination de y
…………………………………………………
• Vérification
………………………………………………..
• Solution
162
Activité18:

Le vieux Jean a 10 enfants pour la fête du nouvel an, il achète à chacun de ses
garçons un pantalon à8500 F et à chacune de ses filles une robe à 6500F. Il
dépense au total 69 000F.
• Combien Jean a-t-il de garçons et de filles ?

LANGAGE COURANT LANGAGUE MATHEMATIQUE


Lecture de l’énoncé ⟹ Traduction mathématique
Ce que je cherche : Choix des inconnues :
…………………………………………………………… …………………………………………………………
…………………………………………………………… …………………………………………………………
Ce que je connais : Mise en équation :
…………………………………………………………… …………………………………………………………
…………………………………………………………… …………………………………………………………
…………………………………………………………… …………………………………………………………

Vérification et solution du problème Résolution du système
…………………………………………………………… ……………………………………………………………
…………………………………………………………… …
…………………………………………………………… ……………………………………………………………
… ….
…………………………………………………………… ⟸ ………………………………………………………
…..

Activité 19
Le double d’un nombre, augmenté de 5 est plus grand que le triple de ce
nombre augmenté de 12.
On désigne par 𝑥𝑥le nombre cherché.
…………………………………………………………………………………………………………………………

163
Activité 20
On considère les quatre inéquations (𝐼𝐼1 ), (𝐼𝐼2 ), (𝐼𝐼3 )𝑒𝑒𝑒𝑒(𝐼𝐼4 ).
(𝐼𝐼1 ) : 4𝑥𝑥 + 5 < 7𝑥𝑥 − 2 Explique comment on obtient l’inéquation (𝐼𝐼2 ) à partir
de l’inéquation (𝐼𝐼1 )
……………………………………………………………………………………………………………………
(𝐼𝐼2 ): 4𝑥𝑥 < 7𝑥𝑥 − 7 Explique comment on obtient l’inéquation (𝐼𝐼3 ) à partir
de l’inéquation (𝐼𝐼2 )
…………………………………………………………………………………………………………………
(𝐼𝐼3 ): −3𝑥𝑥 < −7 Explique comment on obtient l’inéquation (𝐼𝐼4 ) à partir
de l’inéquation (𝐼𝐼3 )
7
(𝐼𝐼4 ): 𝑥𝑥 >
3
…………………………………………………………………………………………………………………..

Vérifier que 3 est une Vérifier que 4 est une Vérifier que -1 n’est solution
solution de chacune de solution de chacune de d’aucune de ces quatre
ces quatre inéquations ces quatre inéquations inéquations
………………………………… …………………………………… ……………………………………………
…… …… ……………………………………………
………………………………… …………………………………… …….
…….

Activité 21
On donne l’inéquation (𝐼𝐼) : 2𝑥𝑥 + 4 > 5𝑥𝑥 + 1 et la liste de nombres :-1 ; 0.5 ; 2 ;
3.5 ;
Deux de ces 4 nombres sont solutions de cette inéquation ; trouve-les
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
Activité 22
Le double d’un nombre, augmenté de 5 est plus grand que le triple de ce
nombre augmenté de 12.
On désigne par 𝑥𝑥le nombre cherché.
………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………
164
Activité 23
Un épicier achète 50 boîtes de conserve pour 10 000F. Quel doit être le prix de
vente minimal d’une boîte pour qu’il réalise un bénéfice total d’au moins 1250F ?
Solution :
LANGAGE COURANT LANGAGUE MATHEMATIQUE
Lecture de l’énoncé ⟹ Traduction mathématique
Ce que je cherche : Choix de l’inconnue :
……………………………………………………………… …………………………………………………………
……………………………………………………………… …………………………………………………………
Ce que je connais : Mise en équation :
………………………………………… ………………………………………
………………………….. ………………………
………………………………………… ………………………………………
………………………….. ………………………

Vérification et solution du problème Résolution de l’inéquation
……………………………………………………………… …………………………………………………………
⟸……………………………………………………

Activité 24 :

165
On veut représenter graphiquement les solutions du système d’inéquations :
2𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 ≥ 3 (1)

5𝑥𝑥 + 𝑦𝑦 − 6 ≤ 0 (2)
• Hachure en rouge la représentation des solutions de l’inéquation (1).
……………………………………………………………………………………………………….
• Hachure en bleu la représentation des solutions de l’inéquation (2).
……………………………………………………………………………………………………….
• Quelle est la représentation de l’ensemble des solutions du système ?
………………………………………………………………………………………………………….

Activité 25:
Pour la fête du nouvel an monsieur Olivier ne veut pas dépenser plus de 75 000F
pour l’achat des cadeaux (montre et colliers). Le nombre total de cadeaux ne doit
pas excéder 5. Sachant qu’un collier coûte 9 000F et une montre 20 000F, quelles
sont toutes les possibilités d’achats de Monsieur Olivier s’il doit acheter au moins
une montre et un collier ?

LANGAGE COURANT LANGAGUE MATHEMATIQUE


Lecture de l’énoncé ⟹ Traduction mathématique
Ce que je cherche : Choix des inconnues :
………………………………………… ………………………………………………………………
… ………………………………………………………………
………………………………………… Mise en équation :
… ………………………………………………………………
Ce que je connais : ………………………………………………………………
………………………………………… ………………………………………………………………
… ………………………………………………………………
………………………………………… ⇓

…………………………………………

166
…………………………………………

Vérification et solution du Recherche graphique des solutions


problème ⟸

…………………………………………
…………………………………………
…………………………………………
…………………………………………

Activité 26 :

• Construis avec le compas et la règle non graduée, le milieu I du segment


[𝑀𝑀𝑀𝑀] donné.
• Explique ta construction.
………………………………………………………………………………
…………………………………………………….
………………………………………………………………………………

167
Activité 27 :
• A l’aide uniquement du compas et de la règle non graduée, construis la
droite (L), perpendiculaire à (D) et passant par E, dans chacun des cas ci-
dessous.
1er cas

2e cas

Explique ta méthode.

………………………………………………………………………………………
…………………………………………………
………………………………………………………………………………………
………………………………………………..

168
Exercice

• Construis avec le compas et la règle non graduée, les hauteurs (EH) et


(GK) du triangle EFG
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

Activité 28
Alexis a mesuré la longueur de la cour de l’école au moyen d’un mètre trop long
de 0,02 m et en a trouvé 158,50 m. Quelle est la longueur réelle de la cour ?
………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
Activité 29
Pour clôturer un champ rectangulaire de 72 m de large, un cultivateur a dépensé
117 600 F à raison de 350 F le mètre de clôture. Calculez en ares l’aire du champ
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
Activité 30
Un cuisinier reçoit 20 st de bois en bûches longues de 80 cm. Il les entasse entre
deux murs écartés de 10 m. A quelle hauteur s’élèvera le tas de bois ?
……………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………

169
Activité 31
Complète le tableau de proportionnalité suivant :
Volume(en dm3) 2 6,5
Masse 1,48 3,7 3,33
d’essence(en kg)
• Calcule le coefficient de proportionnalité qui permet de passer de la
première à la deuxième ligne du tableau.
• Donne le nom de ce coefficient et les unités en lesquelles il est exprimé.

………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
Activité 32
Un cœur bat 85 fois en 1 minute. Combien de fois bat – il en 1 h ? en 1 jour ? en
1 semaine ?
………………………………………………………………………………………
………………………………………………
Activité 33
Afin de faire la reconnaissance des diverses étapes du faille de Nyakazu, un
concurrent a noté la durée de certains trajets et la distance parcourue
correspondante. Ces informations sont données dans le tableau suivant.

Vérifie que c’est un tableau de proportionnalité


Durée(en 3 2 5 7
heures)
Distance(en 375 250 625 875
km)
• Calcul le coefficient de proportionnalité qui permet de passer de la première
à la deuxième ligne du tableau.
• Donne le nom de ce coefficient et les unités en lesquelles il est exprimé.

………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………

170
Activité 34 :

Le terrain codé ci- contre représente un terrain avec les indications des
dimensions réelles.
• Complète le tableau de proportionnalité ci – dessous.

Longueur réelle(en m) 30 40 80
Longueur réelle(en cm)
Longueur sur le dessin(en
cm)
Calcule le coefficient de proportionnalité qui permet de passer de la deuxième à
la troisième ligne du tableau.
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………
Donne le nom de ce coefficient
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………

171
VI. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Collection Cracks en Maths, Mathématiques à l’école primaire, Tome1, De
Boeck,
2. Collection Pierre LOUQUET, Mathématiques, Classe de troisième –
édition1984,
3. S. Lorent et [Link], Mathématique M 42, Bruxelles : [Link]
4. S. Lorent et [Link], Mathématique M 52, Bruxelles : A. DEBOECK
5. A. ADAM et al. Mathématisons 2, [Link] BOECK,
6. [Link] et al, Savoir et Savoir – faire en mathématique 4eannée, niveau A,
2ème édition, H. Dessain,
7. S. Lorent et R. Lorent, Mathématique M20, Bruxelles : [Link],
8. E. Boutriau et al. Savoir et Savoir – faire en mathématique, 5e année, niveau B
, 2ème édition, H. Dessain,
9. ADAM, CLOSE, LOUSBERG et TROMME, Espace Math3, Boecketwesmael
10. [Link] et [Link], Mathématiques 3e, [Link] BOECK- BRUXELLES
11. Collection Inter Africaine de Mathématiques, Mathématiques 4e, EDICEF
12. R. Wattiaux et al. 4e Mathématiques, cours BREDIF, Classiques hachette
13. Adam et al., Espace Math1,Boecket wesmael
14. Collection Cracks en Maths, Mathématiques à l’école primaire, Tome2, De
Boeck,
15. M. CONDAMNE, Algèbre et Géométrie Classe Terminale D, Delagrave,
16. Collection Inter Africaine de Mathématique, Mathématique 6e, EDICEF,
17. Anne Chevalier et al. , Référentiel de Maths à l’école comme à la maison,
De Boeck,
18. Atelier de Maths, Mathématique 4e, L.E 2e partie, BEPES
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