Le single-carrier FDMA (en anglais « single-carrier frequency division multiple
access » ou SC-FDMA) est une technologie de codage radio numérique utilisée
notamment dans les réseaux de téléphonie mobile de 4e génération LTE ; elle utilise
simultanément les techniques de multiplexages de type accès multiple par répartition en
fréquence et celui par accès multiple à répartition dans le temps (multiplexage
fréquentiel et temporel).
Le SC-FDMA a attiré l'attention comme une alternative séduisante à l'OFDM et à
l'OFDMA, particulièrement dans les communications terre-satellite et dans le sens
de transmission montant (terminal vers antenne-relais) des réseaux mobile 4G LTE
et LTE-Advanced1.[ ]
Description technique
Comme pour d'autres techniques à schéma d'accès multiples
(TDMA, FDMA, CDMA, OFDMA), le but est l'attribution et le partage d'une
ressource radio (bande de fréquence) entre plusieurs utilisateurs. Le SC-FDMA peut
être considéré comme une variante linéaire des codages OFDM et OFDMA, dans le
sens où il consiste aussi à répartir sur un grand nombre de sous-porteuses (plusieurs
centaines) le signal numérique ; il impose aussi un écart de fréquence entre les sous-
porteuses égal à la fréquence des symboles ce qui garantit l'orthogonalité des sous-
porteuses et permet une plus grande efficacité spectrale, mais il utilise, en plus, une
« DFT » (transformation de Fourier discrète) du signal pour précoder l'OFDMA
conventionnel.
Contrairement à l'OFDM utilisé dans les réseaux Wi-Fi, il intègre, comme l'OFDMA, une
fonction de multiplexage temporel (avec une base de temps "TTI" de 1 ms dans les
réseaux mobiles LTE) qui permet de partager la bande de fréquence radio entre un plus
grand nombre d'utilisateurs et avec plus de souplesse, cela permet notamment une
adaptation rapide aux variations de débits qui caractérisent les flux d'accès à Internet.
Modulation SC-FDMA comparée à l’OFDMA
Le principal avantage du SC-FDMA tient à un facteur de crête et à un PAPR (peak-to-
average power ratio en anglais) plus faibles que ceux du codage OFDMA 2 ; cela
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améliore l’efficacité énergétique du terminal, en diminuant la puissance crête d’émission
et donc le poids et le coût du terminal (smartphone ou tablette tactile) et en contribuant
à l'augmentation de l'autonomie de la batterie.
Ce PAPR plus faible, comparé à celui de l'OFDMA 3, provient de l'ajout d'une
[ ]
transformée de Fourier discrète ("DFT" en jaune dans le 1er dessin) qui réalise, en
émission, une conversion du domaine temporel dans le domaine fréquentiel, ce
précodage « lisse » la puissance du signal émis, la rapproche de la valeur
efficace (tension) du signal et diminue les variations d'amplitude à haute fréquence. La
transformation inverse (iDFT) est faite en réception.