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La preuve électronique est un nouvel objet juridique influencé par les technologies numériques, intégrant divers formats comme les écrits, images et vidéos. Le Code du numérique de la RDC reconnaît la valeur probante des écrits électroniques, mais leur admissibilité dépend de conditions de validité telles que la légalité de la collecte et la compétence technique des magistrats. Des défis pratiques subsistent, notamment le manque d'infrastructures et de compétences, nécessitant des mesures d'accompagnement pour une efficacité optimale.

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La preuve électronique est un nouvel objet juridique influencé par les technologies numériques, intégrant divers formats comme les écrits, images et vidéos. Le Code du numérique de la RDC reconnaît la valeur probante des écrits électroniques, mais leur admissibilité dépend de conditions de validité telles que la légalité de la collecte et la compétence technique des magistrats. Des défis pratiques subsistent, notamment le manque d'infrastructures et de compétences, nécessitant des mesures d'accompagnement pour une efficacité optimale.

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🧠 Théorie explicative enrichie

La preuve électronique est désormais conçue comme un nouvel objet


juridique façonné par l’évolution des technologies numériques et leur
impact sur le système judiciaire congolais. Elle comprend non seulement
les écrits – tels que les courriels, documents électroniques signés,
horodatages –, mais aussi les images, sons, vidéos et logs informatiques .

Selon cette théorie, chaque révolution technologique modifie les rapports


sociaux et contraint le droit à une adaptation constante : le numérique
modifie non seulement la nature, mais aussi la fiabilité, conservation,
authentification et la présentation de la preuve devant les tribunaux .

Le Code du numérique de la RDC (ordonnance-loi n° 23-010 du 13 mars


2023) incorpore explicitement ces réalités. Il établit la valeur probante de
l’écrit électronique au même titre que l’écrit sur support papier (art. 89 et
90) . Il reconnaît aussi la signature électronique qualifiée – dotée de
présomption de fiabilité – lorsqu’elle répond à des critères techniques
avancés (identification unique, intégrité, horodatage) .

Cependant, cette théorie admet plusieurs conditions de validité :

La preuve doit avoir été collectée légalement, sans atteinte aux droits
fondamentaux.

Elle doit être intègre, non altérée, et authentifiée (ex. horodatage, audit
trail).

Les magistrats et enquêteurs doivent posséder une compétence technique


suffisante pour apprécier sa fiabilité et sa pertinence.

L’admissibilité de la preuve numérique repose donc sur quatre piliers :

1. Fiabilité technique : usage d’outils sécurisés (horodatage,


certificats).
2. Chaîne de conservation : traçabilité assurée.
3. Compétence judiciaire : formation aux NTIC.
4. Encadrement procédural : respect du contradictoire et du droit
à la preuve.
Cette intégration soulève néanmoins plusieurs défis pratiques :

Le manque d’infrastructures (services de certification, horodatage).

L’absence d’institutions spécialisées (Agence nationale de cybersécurité).

La pénurie de compétences techniques parmi les magistrats .

Ainsi, la théorie explicative soutient que la preuve numérique ne peut être


pleinement efficace que si elle est accompagnée de mesures
d’accompagnement systématiques : formation, équipements, structures
dédiées, coopération internationale, et adaptation procédurale.

📚 Références bibliographiques

1. Ordonnance-loi n° 23-010 du 13 mars 2023 portant Code du


numérique, RDC – art. 89, 90, 104–110.

2. Sarah Ilunga, Mémoire sur la cybercriminalité et la valeur juridique


de l’écrit électronique, p. 14–15 .

3. Gaël Ngoya, Les basiques de la preuve dématérialisée en droit


procédural civil congolais, Village-Justice, 5 sept. 2024 .

4. Pierre Kalongo Mbikay chez Ndukuma Adjayi Kodjo, Cyber droit.


Formation du contrat de commerce électronique, PUC, Kinshasa,
2009 .
5. Journal Œil du Kivu, Numérique et justice en RDC : un droit pénal à
l’épreuve des réalités, 17 mars 2025 .

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