Intitulé du cours : Processus topographique
Objectifs
Acquérir les notions fondamentales radiologiques
Identifier et corriger les artefacts
Expliquer le principe de la formation de l’image radiologique
conventionnelle et numérique
I. Formation géométrique de l’image
1. Qualité de l’image radiologique
Elle se jugera sur plusieurs paramètres à savoir
- La netteté : Les contours de l'image doivent être nets, c'est-à-dire
parfaitement délimités ; une ligne précise sépare les zones opaques
sombres et claires
- Le contraste
- Le centrage
- L’incidence : 03 incidences fondamentales nécessaires
Incidence de face
Incidence de profil
Incidence verticale ou oblique
Plusieurs facteurs seront indispensables à la formation d’une image
radiologique parmi lesquels : (1, 2, 3, 4, 5).
Schéma de la formation de l’image radiologique
2. Les séquences d'une image correcte
Si nous voulons examiner un objet tridimensionnel dans son ensemble pour
avoir une idée sur sa forme sans être tromper par l'effet de distorsion que
donne sa projection oblique, il faut successivement placer parallèlement au
plan du film une des 03 dimensions qui le caractérise. Pour avoir une bonne
image il faut éviter les flous radiologiques (cinétique, géométrique).
L’agrandissement varie en fonction de la distance foyer-film. Plus la distance
est grande plus il y'a agrandissement. L’agrandissement diminue lorsqu’on on
éloigne de foyer ou que l'on approche l'objet du film.
L’information contenue dans l'image radiographique varie selon la nature des
tissus traversés. 05 tonalités fondamentales sont connues :
- la densité hydrique (gis clair)
- la densité graisseuse (gris foncé)
- la densité aérique (air ou gris noir)
- la densité calcique plus ou moins blanchâtre
- la densité métallique
3. Produit de contraste
L’iode et le baryum constituent un contraste, l’air constitue également plus ou
moins un produit de contraste. On distingue les produits de contraste :
- produits de contraste radiologique : iode, baryte
- produits de contraste échographie : microbulles
- produits de contraste IRM : gadolinium
- produits de contraste radio pharmaceutique : médecine nucléaire
II. MATERIELS RADIOGRAPHIQUE
1. Le film radiographique
Le film radiographique est utilisé en radiologie sous 02 aspects, d'une part du
détecteur de Rx et d'autre part comme enregistreur d'image. Il est constitué de
- d’un support
- de l’Emulsion
- une couche protectrice superficielle
SCHÉMA DUN FILM
2. Les types de films
Parmi les films très variés utilisés en radiographie, on distingue :
- Films sans écran : destinés à l'emploi sans écran renforçateur, ils sont
exposés directement aux rayons x.
- Couples film-écrans : ils sont exposés à lumière émise par les écrans
renforçateurs.
- Les films dits standards : qui sont les films de la pratique courante.
- Les films ultra-sensibles ou ultra-rapides qui donnent de moins bons
contrastes mais qui permettent une réduction importante de la dose
d'exposition (à gros grains, réduit l'exposition a (-30%).
3. Formats de films
On distingue les formats de :
- 13x 18cm, 18x 24cm, 24x30cm, 30x 40cm, 35x35cm, 36x43cm, 15x40cm
NB : Un film qui n’a pas été exposé à la lumière, ni au Rx sera claire et
transparent après le développement. Il ne doit pas y avoir le voile ni de trainés
grise ou noirs. Pour conserver les films en bonne état il est important de les
stocker et de les manipuler convenablement.
4. Les casettes radiographiques
Ce sont les boitiers métalliques s'ouvrant comme un livre et assurant un
contact entre l’écran et le film. Les Casettes protégeant l'ensemble des heurts
et le film de la lumière du jour.
5. Les écrans renforçateurs
Le principe des écrans renforçateur est de :
- Amplifier l’effet de rayonnement sur le film
- stimuler l'exposition au patient et au personnel
Chaque écran constitue une couche protectrice superficielle, une couche de
substance fluorescente. Les écrans renforçateurs sont utilisés par paire.
6. Les types d’écrans
On distingue plusieurs types d'écrans :
- Les écrans à Haute définition : dont la couche sensible est très mince et
renferme des grains très fins
- Ecrans standards : grains de dimensions standard
- Ecrans rapide et ultra-rapide : pour exploration des organes mobiles
- Ecrans spéciaux ou dégressifs : qui permettent des radiographies des
régions présentant des différences de transparence comme la colonne
dorso-lombaire.
7. La grille anti-diffusante
C’est une plaque de quelques millimètres en forme de la juxtaposition de
lamelle de plomb séparé par de fine lame de matériel peu opaque au Rx.
Plusieurs paramètres permettent de Caractériser cette grille :
- le pas de la grille N
- le rapport de la grille R
- la teneur en plomb (Pb)
III. TRAITEMENT CHIMIQUE DU FILM
03 étapes pour produire une radiographie de qualité sont évidente par le
positionnement, l'exposition et le traitement
1. La chambre noire
Il s’agit principalement d'une pièce obscure sans apport lumineux, elle permet
à la fois le stockage partiel des films vierge et le chargement des casettes ainsi
que le traitement chimique des films exposés. Aucune lumière extérieure
même infime ne doit pénétrer. Un éclairage inactinique est utilisé pour le
confort des personnels aidant de radio passant. La journée est généralement
éclairée avec des bandes éclaircissantes. Elle peut être Verte, rouge, orange,
brune, elles ne devraient pas agir sur les films. La qualité de l’ampoule utilisée
dans la lampe anti-actinique ne doit jamais dépasser 25w.
2. Étapes du développement du film
L’image latente dans l'émulsion doit subir un traitement pour donner une
image visible et stable : c'est le but du traitement. Le développement est une
série d’opération au cours duquel une image va se former dans le film exposé.
Les étapes de ce développement sont :
- la révélation
- la fixation
- le rinçage
- le séchage a la révélation
a. La révélation
C’est la réaction de réduction qui est plus rapide sur les cristaux et qui ont au
préalable subi de la lumière ou des Rx. Apres irradiation par le luminaire des
écrans, un petit nombre d’ions Ag sont réduit en Ag métallique créant des
points de sensibilisation selon l’équation : Ag+ + e+ = Ag. Après cette action de
révélation, l’action est potentiellement fixée par des cristaux possédant un
point de sensibilisation.
La composition du révélateur : c'est une solution mise du contact de l'émulsion
sèche, elle commence par hydraté celle-ci. La Composition chimique du
révélateur est complexe, elle, est associé à l'hydroquinones et du génol.
b. Fixation
C’est la libération des ions Ag+ non précipités. Après révélation, l’Emulsion
contient des grains de brome (Br) intactes car non exposés. Les grains de Br et
Ag restent sensibles à la lumière du film révélé. Ces éléments en solution dans
la gélatine fusionnent pour une grande partie
c. Le rinçage : c’est l’élimination de l’excès de fixateur
Seul l'Ag noirci et non soluble persiste dans la gélatine. Un mauvais rinçage égal
à un jaunissement de film. Le traitement manuel des films photo ou média
prévoit en plus un lavage intermédiaire entre le fixateur et le révélateur pour
économiser le fixateur.
d. Le séchage
Le film doit être séché car l'émulsion humide est fragile, il doit être assuré par
une simple exposition a l’air pendant plusieurs minute a plusieurs heures. A
l'origine, il est accéléré par l'air chaud ou même un rayonnement infrarouge.
3. Mode du développement
Le développement ancien du film est aujourd’hui réalisé habituellement par
des matériels automatiques. Le développement se constitue en deux phases ou
étapes :
- le développement manuel : pendant des durées déterminées dans les bains
(révélateur, fixateur, rinçage, séchage). Dans une chambre noir film est sorti de
la casette fixée aux quatre coins sur un cadre qui le tient et le rigidifie.
- le développement automatique : toutes les développeuses utilisent cette
méthode. Le film sorti de la casette dans le noir relatif (lumière inactinique)
placé à l'entrée de la développeuse, est ancré par une cascade de rouleaux
successivement dans les trois cuves. Le traitement complet dure 90 a 120s a
une température 35C. Un palpeur détecte la présence du film et ses
dimensions, ce qui déclenche le traitement.
4. Système de développement plein jour, ou chargeur déchargeur
Divers systèmes suppriment la chambre noire. Dans un appareil à l'abri de la
lumière, les cassettes sont vidées de leur film qui est envoyé dans la
développeuse. Un film format correspond à un objet qui doit être amené dans
la casette et qui est aussitôt utilisable. Divers types de machine plein jour ne
traitent que 5 à 7 formats ou de types films. Un service utilise souvent 6 à 7
formats de films pour écran normaux et 1 à 2 formats pour formats
monocouches. La chambre noire reste nécessaire pour traiter les films spéciaux
et film vasculaire. Même ces systèmes plein jour sont généralement
incompatibles avec une chambre système. Malgré leur fiabilité apparente les
développeuses sont une source fréquente de dysfonctionnements, souvent la
cause accessible au radiologues ou aide radiologue. Les pannes sont d’autant
plus gênantes que souvent une seule machine à développer assure le
fonctionnement d’un groupe de salle de radio.
5. Les erreurs et les artefacts
Ils sont entre autres :
-le sous développent
- le sur-développent
- l’insuffisance de fixage
a. Le sous-développement
- mauvaise préparation
- défaut de régénération
- température insuffisante
b. Le sur développement
Le surdéveloppement présente un aspect grisâtre même dans les zones non
exposées. C’est le plus souvent dû à un dérèglement du thermostat ou du
système de refroidissements des bains.
c. L’insuffisance de fixage
De fixage elle est plus difficile à reconnaître. Une humidité de l'émulsion à la
machine peut y faire penser car les éléments soluble contenu dans la gélatine
n’ont pas été totalement extrait et retient de l'eau dans la gélatine.
IV. Constances et paramètres radiologiques
Ce sont les valeurs standard à adopter à la morphologie du patient. La quantité
des électrons qui vont traverser la matière sont mesurés en milliampère (mA),
la vitesse de ses électrons dépend du courant induit (Kv), la durée d'exposition
(temps de pose).
Le choix des réglages d’exposition : KV et mA et le temps d'exposition est fait
en fonction de l’organe à radiographier ou à explorer et la corpulence du
patient d'une part, la possibilité et la force du tube d’autre part.
1. La tension ou qualité des Rx.
Différents potentiels sont appliqués aux bornes du tube à RX : les kv modifient
la qualité du faisceau. Les constances d'exposition sont au nombre de 04 à
savoir :
- la pénétration
- L’intensité
- le temps de pose
- la distance focale (distance foyer- film)
Plus la pénétration des Rx est grandes et mieux on traverse les organes épais et
opaque.
2. Pénétration ou tension aux bornes du tube
L'intensité du Circuit de préparation de la Cathode varie en fonction de
l’appareillage. Les fortes intensités provoquent une chute de la tension. On
utilise en pratique 02 sortes de réglages
- Un réglage lent : quand l'immobilisation est facile
- Un réglage rapide : pour les organes mobiles et pour les radiographies des
malades debout.
Les mA ont pour rôle :
- l’échauffement du filment
- la libération des électrons
Quant au temps d'exposition il règle la durée de l’exposition, il diminue la dose
au patient et le flou cinétique
3. Différentes énergies en radiologie
L’intensité (mA) est ensuite déterminée en fonction des possibilités du foyer et
du tube. La dose incidente varie en fonction du carré de la DFF (distance foyer-
film). Ce qui revient à dire que les variations même faibles ont une très nette
répercussion sur l'impression du film. Pour que ce dernier reste inchangé, il
faut multiplier le temps de pose par le coefficient de correction situe sur le
générateur.
Exemple : Pour un cliché fait avec une DFF de 80cm, le temps de pause (t
=0,15s) si l'on veut obtenir un film également impressionné avec une DFF= 100
cm le nouveau temps de pause (t) sera de 0,24S. les DFF habituellement choisi
se situe entre 90 et 150cm. pour les radiographie pulmonaire ou cardiaque on
peut atteindre 170 cm mais pas 200 cm. Il faut toujours commencer par le
réglage de la tension Kv, l'intensité mA et ensuite le temps de pose (t).
4. Les grilles anti-diffusante
Quand on utilise une grille de Potter il faut multiplier la pose par 2,5 ou
augmenter la tension de 15 kV. La grille anti- diffusante est un outil utilisé en
radiographie pour améliorer la qualité de l'image radiologique en diminuant la
contribution du rayonnement diffusé (Compton). On distingue 02 types de
grille
-grille fixe
-Gille de potter-Bucky
NB : - Chez les patients porteurs de plâtre faire une augmentation de Kv
- Inconvénient de la haute tension : perte de la trame osseuse- perte de
contraste
V. Imagerie digitale (Numérisation)
Le signal est une variation de grandeur physique qui peut être enregistré. Les
caractéristiques des signaux analogiques sont :
- d’évaluer de manière analogique un phénomène étudié
- de détecter
- Enregistrer
- reproduire de manière diverse
La radiologie numérique est l'ensemble des techniques qui permettent
d'obtenir les images radiologiques numérisées. Dans le radiologie numérique
l’information est digitalisée et varie de façon non continue.
1- Principe et technique
Les avantages du numérique
- Ecologique
- image en temps réelle
- suppression des cassettes
-Economie des films
-stockage et post traitement
Inconvénients du numérique :
- l’implantation demande le renouvellement de la chaîne d’émulsion
- non application du système aux examens aux lits
- Résolution spatiale peu élevée
-sensibilité diagnostic inférieur à celle de la radiologie conventionnelle
-numérisation d'une seule salle : coût élevé
2. Les reprographes
Ils permettent d’imprimer les images sur les films. Ces différents équipements
doivent être reliés les uns aux autres. Ils doivent communiquer entre eux. Il est
en effet nécessaire de pouvoir envoyer les images sur les reprographes
directement à parti du numériseur. De plus ses images doivent également
circuler entre le numériseur et les différentes stations.
3. Les différentes technologies numérisant l’image radiologique
Les écrans stimulables : est un écran tactile qui combine les fonctionnalités
d’affichage d’un écran et celle d’un dispositif de pointage. On distingue
principalement 04 méthodes de traitement d’images :
- prétraitement d’image
- amélioration d’image
- analyse des images
- interprétation des images