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Ouverts, Ferm Es, Int Erieur, Adh Erence

Le document présente des exercices sur les espaces vectoriels normés et les espaces métriques, incluant des démonstrations sur les propriétés des ensembles ouverts et fermés, ainsi que des résultats sur la convergence des suites. Il aborde également des concepts tels que la convexité, les normes équivalentes, et les propriétés des fonctions continues. Les exercices sont structurés en plusieurs sections, chacune traitant de différents aspects de la topologie et de l'analyse fonctionnelle.

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TD2

Ouverts, Fermés, Intérieur, Adhérence

1 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé, a, b ∈ E et deux réels r, s > 0.

1) a) On suppose que B(a, r) ∩ B(b, s) 6= ∅. Montrer que ka − bk < r + s.


b) Réciproquement on suppose que ka − bk < r + s. Montrer que B(a, r) ∩ B(b, s) 6= ∅.
s r
Indication: Considérer le vecteur x = a+ b.
r+s r+s
2) On suppose que B(a, r) ⊂ B(b, s). Montrer que ka − bk ≤ s − r.
Indication : Distinguer les cas a = b et a 6= b.

2 Soient (E, k k) un espace vectoriel normé, a ∈ E et deux réels r1 et r2 avec 0 < r1 < r2 .
On considère les ensembles suivants :
ß ™ ß ™
A = x ∈ E/ r1 < ka − xk < r2 B = x ∈ E/ r1 ≤ ka − xk ≤ r2 .
ß ™
C = x ∈ E/ r1 < ka − xk ≤ r2

1) Montrer que A est un ouvert de E et B est un fermé de E.


2) L’ensemble C est il un ouvert de E , un fermé de E ?
3) Déterminer C̊ et C.

3 Montrer que Z est une partie fermée de R :


a) En observant que son complémentaire est ouvert.
b) Par la caractérisation avec les suites, des parties fermées.

4 Soient (E, d) un espace métrique et (un )n∈N une suite de E qui converge vers `.
n o n o
Montrer que l’ensemble A = un : n ∈ N ∪ ` est un fermé de E
5 Soit A la partie de R2 définie par :
ß ™
2
A = (x, y) ∈ R / − x < y < x .

1) Représenter A.
2) Montrer que A est un ouvert de R2 .
3) Montrer que pour tout réel a ≥ 0, on a (a, a) ∈ A et (a, −a) ∈ A.
4) Déterminer A.

6 Soient (E, d) un espace métrique, A et B deux parties de E.


1) Montrer que
◦ ◦
◦ ◦ ◦ ◦
A∪B ⊂A
˙ ∪ B, A
˙ ∩ B = A ∩ B.
A ∩ B ⊂ A ∩ B, A ∪ B = A ∪ B.

Donner des exemples dans R, montrant que les inclusion peuvent être strictes.
2) On note Comp(A) le complémentaire de A dans E. Montrer que
◦ Å◦ã
˝ et
Comp(A) = Comp(A) Comp A = Comp(A).

7 Soit E un espace vectoriel muni de deux nomes N1 et N2 .


1) Montrer que si les normes sont équivalentes alors les parties ouvertes de (E, N1 ) sont les
mêmes que les parties ouvertes de (E, N2 ).
2) Établir la réciproque.

8 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé. Si A et B sont des parties non vides de E,
n o
on note A + B = x + y : x ∈ A, y ∈ B .
1) Montrer que pour tout a, b ∈ E et r, s > 0, on a

B(a, r) + {b} = B(a + b, r) et B(a, r) + B(b, s) = B(a + b, r + s).

2) Soit A est un ouvert de E.


a) Montrer que pour b ∈ E on a A + {b} est un ouvert de E.
b) En déduire que si B une partie quelconque, non vide de E alors A + B est un ouvert de E.
3) On considère dans R2 les parties suivantes :
n o n o
A = (x, y) ∈ R2 / xy = 1 et B = (x, 0), x ∈ R .

Montrer que A et B sont deux fermés de R2 . Déterminer A + B et montrer que cet ensemble
n’est pas un fermé de R2 .

9 Soit E = C ([0, 1], R) l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R. On pose

F = f ∈ E/ f (0) = 0 .

1) On munit E de la norme k k∞ . Montrer que F est un fermé de (E, k k∞ ).


Z 1
2) On munit E de la norme kf k1 = |f (t)|dt. On considère la suite de fonctions (fn )n∈N∗
0
définie par :
1 1
fn (t) = nt si 0 ≤ t ≤ et fn (t) = 1 si ≤ t ≤ 1.
n n
Z 1
a) Calculer |fn (t) − 1|dt.
0
b) En déduire que F n’est pas un fermé de (E, k k1 ).
3) Montrer que F est dense dans (E, k k1 )

10 Soient (E, d) un espace métrique et A une partie non vide de E. Soient a ∈ Å et (xn )n∈N
une suite de E qui converge vers a. Montrer qu’il existe un entier N ∈ N tel que pour tout
n ≥ N , on a xn ∈ A.
Application : Soit E l’espace des fonctions continues de [0,
ß 1] dans R muni™de la norme de la
convergence uniforme : kf k∞ = sup |f (x)|. On pose A = f ∈ E/f (0) = 0 .
x∈[0,1]
a) En raisonnant par l’absurde, montrer que Å = ∅.
b) Montrer que A est un fermé de E.
EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT

1 Soient (E, d) un espace métrique et F un fermé de E. Pour tout entier n non nul,
on considère l’ouvert Å ã
[ 1
An = B x, .
x∈F
n
\
Montrer que F = An . (F est une intersection dénombrable d’ouverts.)
n≥1

2 Soient (E, d) un espace métrique et A, B deux parties de E.


1) On suppose que A est un ouvert de E. Montrer que A ∩ B ⊂ A ∩ B.
2) On suppose que A est un ouvert de E et A = B = E. Montrer que A ∩ B = E.
3) On suppose que A et B sont deux parties disjointes de E et A = B = E. Montrer que
◦ ◦
A = B = ∅.

3 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé et C une partie convexe de E.


1) Montrer que C est convexe.
2) On suppose que C contient deux boules ouvertes B(x, r) et B(y, r). Pour tout t ∈ [0, 1], on

pose zt = (1 − t)x + ty. Montrer que B(zt , r) ⊂ C. En déduire que C est convexe.

4 Soient (E, d) un espace métrique. Pour toute partie A de E, on pose


◦ ◦
α(A) = A et β(A) = A.
1) Montrer que si A ⊂ B, alors on α(A) ⊂ α(B) et β(A) ⊂ β(B).
2) Montrer que pour toue partie A de E, on a
◦ ◦
A ⊂ α(A) ⊂ A et A ⊂ β(A) ⊂ A
3) Dans cette question on prend E = R et A = [0, 1[∪]1, 2[∪ {3}. Montrer que les ensembles A,

A, A , α(A) et β(A) sont deux à deux distincts.
4) Montrer que pour toute partie A de E, on a α(α(A)) = α(A) et β(β(A)) = β(A).

5 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé et F un sous-espace vectoriel de E.


1) Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E.

2) On suppose que F̊ 6= ∅. Montrer que F = E.

6 On considère dans R2 les parties suivantes :


n o n o
2 2 2 2
A = (x, y) ∈ R / 0 ≤ y ≤ 1 , x ≤ y et B = (x, y) ∈ R / 0 < y < 1 , x < y .

1) Représenter A.
2) Montrer que A est un fermé de R2 et B est un ouvert de R2 .

2) Montrer que A = B et B = A.

7 Soit f : R → R une fonction continue. On considère les parties suivantes de R2 :


(x, y) ∈ R2 / f (x) ≤ y (x, y) ∈ R2 / f (x) < y
 
A= et B =

1) Montrer que A est un fermé de R2 et B est un ouvert de R2 .


2) On se propose de montrer que Å = B.
a) Soit (a, b) ∈ Å. Montrer qu’il existe un réel r > 0 tel que (a, b − r/2) ∈ A.

b) En déduire que A = B.
3) Montrer que B = A.

8 Soit E = C ([0, 1], R) l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R, muni de la norme de
la convergence uniforme : kf k∞ = sup |f (t)|, ∀f ∈ E. On pose
t∈[0,1]

 
A = f ∈ E/ ∀x ∈ [0, 1], 0 ≤ f (x) et B = f ∈ E/ ∀x ∈ [0, 1], 0 < f (x) .

1) Montrer que A est un fermé de E.


2) On se propose de montrer que B est un ouvert de E. On se donne une fonction f ∈ B.
a) Montrer qu’il existe une constante δ > 0 telle qu’on ait f (x) ≥ δ pour tout x ∈ [0, 1].
b) Utiliser la question précédente pour monter qu’il existe une constante r > 0 telle que la
boule B(f, r) de E soit contenue dans B. Conclure.
3) Montrer que Å = B et B = A.

9 Soit E = R[X]. On pose pour P ∈ E,


n o n o
N1 (P ) = sup |P (x)|, x ∈ [0, 1] et N2 (P ) = sup |P (x)|, x ∈ [1, 2]

1) Montrer que N1 et N2 sont des normes sur E.


 x n
2) En considérant la suite de polynômes Pn (x) = 1 − , montrer que les deux normes N1 et
2
N2 ne sont pas équivalentes.

3) On pose F = P ∈ E, P (0) = 0 .
a) Montrer que F est un fermé de (E, N1 ).
b) En considérant la suite de polynômes (1 − Pn )n∈N , montrer que F n’est pas un fermé de
(E, N2 )
4) Monter que pour la norme N2 on a F = E.

10 Soit (E, k k) un espace vectoriel normé et F un sous vectoriel de E. On se prose de


montrer que si F est de dimension finie n, alors F est un fermé de E.
Soit (xk )k∈N une suite d’éléments de F convergeant vers un x ∈ E. On suppose par l’absurde
que x ∈/ F.

1) Soit (e1 , e2 , . . . , en ) une base de F . Montrer que (e1 , e2 , . . . , en , x) est une base de l’espace
vectoriel G = F + R.x. On note en+1 = x.
2) On définit, pour tout y ∈ G ,
n+1
X n+1
X
kyk1 = |yi | où y = yi ei .
i=1 i=1

Montrer que k k1 est une norme sur G, équivalente à k k. En déduire que lim kxk − xk1 = 0.
k→+∞

3) Conclure.

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