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Cours 2

Le document décrit les différentes modalités de répartition des populations, notamment uniforme, aléatoire et agrégée, ainsi que leur impact sur la dynamique des populations. Il aborde également les méthodes d'estimation des effectifs et de la densité des populations, incluant des techniques de capture-recapture et d'échantillonnage. Enfin, il propose des exercices pratiques pour appliquer ces concepts à des populations animales spécifiques.

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Cours 2

Le document décrit les différentes modalités de répartition des populations, notamment uniforme, aléatoire et agrégée, ainsi que leur impact sur la dynamique des populations. Il aborde également les méthodes d'estimation des effectifs et de la densité des populations, incluant des techniques de capture-recapture et d'échantillonnage. Enfin, il propose des exercices pratiques pour appliquer ces concepts à des populations animales spécifiques.

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STRUCTURE D’UNE POPULATION

Les individus d’une population peuvent être distribués dans l’espace selon trois modalités principales : uniforme,
au hasard ou en agrégats. Le comportement des individus et la structure du milieu règlent la
répartition spatiale.

➤➤La répartition uniforme (ou régulière) est rare et réservée à des espèces animales territoriales et à certaines
plantes. Elle signifie que les individus ont tendance à se tenir à égale distance les uns des autres. Elle correspond
à un évitement maximum des contacts individuels et traduit donc l’importance des relations de compétition
intraspécifique.

➤➤La répartition au hasard (ou aléatoire) existe dans des milieux très homogènes chez les espèces qui n’ont
aucune tendance à se grouper.

➤➤La répartition agrégée (ou contagieuse) est la plus fréquente. Elle est due à l’hétérogénéité du milieu ou au
comportement des individus qui ont tendance à se grouper. Une distribution en agrégats est bien sûr adoptée par
toutes les espèces grégaires, coloniales ou sociales ainsi que par les plantes à faible dispersion.
STRUCTURE SPATIALE

v répartition uniforme ou régulière

La répartition uniforme est rare et réservée à des espèces animales


territoriales et à certaines plantes. Elle signifie que les individus
ont tendance à se tenir à égale distance les uns des autres.
Elle correspond à un évitement maximum des contacts individuels et traduit
donc l’importance des relations de compétition intraspécifique.

Exemple: Les Cormorans présente une distribution uniforme associée à l’exploitation


optimale de territoire lors de la période de nidification (nids équidistants, l’espace étant
le facteur limitant)

Nids de
cormorans
dans un arbre
dans le delta
du Danube
Exemple: Les buissons du creoste bush (Larrea
divaricata) qui, dans le désert de l’Arizona,
sécrètent des substances toxiques
(phénomène d’allélopathie) ont une
distribution quasi uniforme

Exemple: Des poissons comme les


épinoches qui défendent un territoire et ont
un caractère très individualiste ont aussi une
répartition uniforme
v répartition au hasard ou aléatoire
Distribution au hasard des Individus. Il n’y a aucune
attirance ou répulsion entre les individus

La position d’un individu


n’est pas influencée par celle
des autres individus de la
population

Rare

chez les populations qui n’ont aucune


tendance au regroupement et qui vivent dans
des milieux homogènes.
v répartition en agrégats (ou contagieuse) Il y a répartition en agrégats lorsque les individus sont
regroupés, au voisinage de leurs semblables, souvent
dans les zones les plus favorables

fréquente

Elle peut provenir :


•de la prédisposition sociale des individus à former des groupes;
•d’une distribution agrégative des ressources
•La tendance des jeunes à rester à proximité des parents

Exemple: Les jeunes manchots présentent une


distribution en agrégats sur le sol glacé de l’antarctique,
afin de se protéger du froid.
Effectif et densité

L’effectif d’une population est le nombre d’individus présents dans la population. La


densité d’une population est le nombre d’individus qui composent cette population par
unité de surface ou de volume.
Dynamique des populations
La dynamique des populations est la discipline qui étudie les fluctuations dans le temps de
l’effectif des populations.

Fluctuations en nombre des populations Comprendre les influences environnementales


d’animaux ou des plantes (les facteurs responsables ) les effectifs des
populations.

Les effectifs des populations peuvent croître, rester stationnaires, fluctuer plus
ou moins fortement autour d’une valeur d’équilibre ou bien encore décroître
jusqu’à l’extinction.
EFFECTIF ET DENSITE

Méthodes d’étude des effectif


L’effectif d’une population est le nombre d’individus présents
dans la population.
Evaluation absolue des effectifs
Elle se fait par comptage direct du nombre total d’individus présents au
temps t. Elle n’est réalisable que dans une minorité de cas en ce qui
concerne les populations d’animaux sauvages, mais son utilisation tend
à augmenter grâce aux progrès technologiques. Ainsi, les grands
mammifères sont de plus en plus dénombrés par la photographie
aérienne, Ex : ongulés des savanes africaines
La photographie infrarouge rend aujourd’hui possible le
dénombrement des mammifères vivant en forêt, comme les cervidés,
qui demeurent cachés par la frondaison des arbres.
Estimation des effectifs

Elle demeure la règle chaque fois que les évaluations absolues ne sont
pas réalisables soit par suite du trop grand nombre d’individus à
dénombrer (cas de recherches sur les végétaux herbacés) soit par suite
de la mobilité ou de la discrétion des individus (cas des animaux). Elle
implique l’adoption d’une stratégie d’échantillonnage et d’une technique
de prélèvements qui permettent de faire le moins d’erreurs possibles.

La stratégie d’échantillonnage est fondée sur la réalisation d’un


dénombrement visuel, ou de prélèvements effectués au hasard
dans un espace uniforme, mais en tenant compte du mode de
répartition des individus constituant la population dans l’espace
considéré.
a) Les dénombrements à vue
Il concerne l’étude de populations d’espèces végétales de grande taille ou encore de
vertébrés terrestres. Il se réalise en règle générale par la méthode des quadrats, et
chez les vertébrés (oiseaux et mammifères) terrestres se font par celle des transects.
v Les quadrats : un quadrat est une surface d’échantillonnage prédéfinie utilisée de
manière répétée pour échantillonner une végétation.

Les quadrats sont généralement carrés, mais


Peuvent être ronds ou rectangulaires.

La taille des quadrats est dépendante de la végétation


étudiée.
Unité de Référence Alfa
Photo 1: Quadrat de 1

Estimation de la phytomasse herbacée Photo 2: Placette de 2x5

Estimation de la phytomasse feuillue d’arbustes


par la méthode d’unité de Référence
v Les transects sont des lignes utilisées pour définir une échelle linéaire d’échantillonnage.
b) Méthode par prélèvement d’échantillons
Elle est très largement utilisée dans l’étude des populations d’invertébrés
terrestres ou aquatiques. Elle consiste à prélever, grâce à un appareillage
adéquat, des échantillons de volume connu et constant dont la localisation
dans le milieu étudié peut être soit systématique, soit aléatoire pour éviter
toute sorte de biais.

Méthode des piégeages : constitue un procédé susceptible d’être


appliqué à des populations animales diverses : petits mammifères,
oiseaux, insectes, à condition qu’elles soient sédentaires.
Soit N l’effectif total de la population que l’on cherche à estimer; on
suppose que tous les individus possèdent la même probabilité de
capture p. Au temps t₁, un premier piégeage permet de capturer C₁
individus avec:
C₁ = p N (1)
Au temps t₂, suffisamment rapproché de t₁, pour négliger les variations
d’effectifs dues aux facteurs naturels (natalité et mortalité), un second
piégeage permet de capturer C₂ individus avec:

C₂ = p N’ (2) où N’=N- C₁ (3)


N= C²₁ / C₁- C₂
On déduit des équations (1), (2) et (3):
Cette méthode est applicable au poisson d’eau douce.

Cette méthode n’est valable que si l’on capture une proportion suffisante d’animaux par
rapport à l’effectif total. Elle devient aléatoire si C₁ et C₂ sont trop petits (Ramade, 2003).
Méthode de capture-Marquage-recapture ( lorsque les individus de la
population ne sont pas accessibles) est aussi appelée méthode de Lincoln-Petersen.
Dans une population d’effectifs inconnu (N), a individus sont capturés et marqués
d’une façon indélébile (bagues, tâches de couleur (peinture), Mutilation, incision,
balise électronique etc) puis relâchés. Au bout d’un certain temps on capture à
nouveau un nombre b d’individus dont c ont été marqués précédemment.
L’effectif N de la population est:

N=ab/c N=mc/r
Conditions de réalisation :

Les individus marqués doivent :


-Se répartir de façon homogène dans l’ensemble de la population
-Présenter la même probabilité de recapture (absence de peur ou de fuite)
-Présenter le même taux de mortalité que les individus non marqués
-Mémé probabilité de capture des individus marqués et non marqués
-Ne pas perdre la marque
Ornithologie (Baguage des oiseaux: bagues)
Mutilation : Herpétologie ( reptiles et amphibiens)

Marquage par incision des écailles chez le tortues


Balise électronique
v Méthodes par comptage direct : elle se réalise en dénombrant les contacts visuels ou auditifs
(oiseaux nicheurs) obtenus sur des itinéraires échantillons: transect pour les ongulés des
forêts, sentiers balisés pour les passereaux nicheurs.
vMéthodes indirectes d’étude des populations
Dans certains cas il est très difficile d’évaluer l’abondance et la distribution spatiale des
individus constituants une population animale par suite des difficultés d’observation ou de
capture.

➢ Insectes xylophages:
existence des trous de sortie,
méthodes indirectes
de dénombrement ➢ Rongeurs terricoles:
nbre d’orifices des
terriers.

➢Ongulés et autres
mammifères:
densité des
excréments

Nids des oiseaux et terriers des


scorpions
TD
1. Quels facteurs gouvernent à la surface du globe la distribution des grandes formations
végétales ?

2. Quels facteurs écologiques vont déterminer la répartition des végétaux plus localement ?

3. Quand la compétition ou la concurrence existe-t-elle ?

4. Quels sont les critères d'une population écologique ?

5. Quelles sont les interactions en écologie ?

6. Pourquoi les populations naturelles ne sont-elles jamais des entités isolées ?


Exercice 1 :

Pour évaluer une population de lièvre, la méthode capture- recapture de Lincoln-Petersen a été utilisée.
Lors de la première opération 100 individus sont capturés et marqués par bagage puis relâchés. Au bout
d’un certain temps on capture à nouveau 80 individus dont 25 ont été marqués précédemment. Calculer
l’effectif (N) de la population de lièvre.

Exercice 2 :

Pour évaluer une population de lièvre, la méthode de piégeage a été utilisée. On suppose que tous les
individus possèdent la même probabilité de capture. Au temps t₁, un premier piégeage permet de capturer
100 individus. Au temps t₂, un second piégeage a permis de capturer 4/5 du nombre d’individus capturés
à t₁.
Calculer l’effectif (N) de la population de lièvre.
Exercice 3 :

Des écologues veulent estimer l’effectif et la densité d’une espèce de poisson Cichlidé dans un
lac d’Afrique de l’Est. Ils ont effectué une expérience unique de capture/recapture : 192
poissons ont été capturés, marqués, puis relâchés. Une deuxième capture a été effectuée deux
jours plus tard : 205 poissons ont été capturés dont 28 portent la marque de la première capture.
a) Quel est l’effectif approximatif de la population de ce lac ?
b) Sachant que le lac, peu profond, a une superficie de 200 hectares et que cette espèce n’habite
que des roselières dispersées qui représentent environ un quart de la superficie totale, estimez la
densité
approximative de la population.
c) Quel est le type de répartition spatiale de la population de Cichlidé?
d) Quelles limites voyez-vous à la méthode de capture/recapture utilisée ? Comment pourrait-
on améliorer la précision de la mesure ?
e) Pouvez-vous tenter d’expliquer ce délai de deux jours entre les deux captures ? Pourquoi les
écologues n’ont-ils pas attendu plus longtemps ?

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