Dee RPM T3
Dee RPM T3
POLITIQUE MONÉTAIRE
N° 76 / 2025
BANK AL-MAGHRIB
Administration Centrale
277, Avenue Mohammed V - B.P. 445 - Rabat
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SOMMAIRE
PRÉAMBULE 5
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 7
APERÇU GENERAL 10
1. DÉVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX 17
1.1 Activité économique et emploi 17
1.2 Conditions monétaires et financières 18
1.3 P
rix des matières premières et inflation 20
2. COMPTES EXTÉRIEURS 23
2.1 Balance commerciale 23
2.2 A
utres rubriques de la balance des transactions courantes 25
2.3 Compte financier 26
Cette stabilité permet de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et de favoriser l’investissement et la
croissance. La stabilité des prix ne fait pas référence à une inflation nulle, mais au maintien de celle-ci à
un niveau modéré et stable à moyen terme. Pour la réalisation de ces objectifs, la Banque intervient sur
le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés, principalement le taux directeur et celui de
la réserve obligatoire.
Les décisions de la politique monétaire se transmettent à l’économie notamment à travers leurs effets
sur les taux d’intérêt sur les différents marchés, les anticipations des agents économiques et les prix des
actifs, dont la variation affecte la demande globale de biens et services et, in fine, l’inflation. Etant donné
que ces effets ne se matérialisent qu’après un certain délai, les prévisions revêtent une importance
cruciale dans la formulation et la prise de décision en matière de politique monétaire. Celles-ci sont
élaborées par la Banque pour un horizon de huit trimestres sur la base d’un dispositif d’analyse et de
prévision intégré, articulé autour d’un modèle central de politique monétaire qui est lui-même alimenté
et complété par plusieurs modèles satellites. Le modèle central de prévision est de type new-keynésien
semi-structurel, qui s’appuie à la fois sur les fondements théoriques sous-jacents aux modèles d’équilibre
général et sur l’ajustement aux données caractérisant les modèles empiriques.
Le Wali, Président
Le Directeur Général
Le Directeur du Trésor et des Finances Extérieures, Représentant du Ministère chargé des Finances
Mme Mouna CHERKAOUI
M. Mohammed DAIRI
Mme Najat EL MEKKAOUI
M. Larabi JAÏDI
M. Mustapha MOUSSAOUI
M. Fathallah OUALALOU
Assiste également aux réunions du Conseil, comme le stipule l’Article 41, le Commissaire du Gouvernement.
3. Sur le plan international, le Conseil a d’abord passé en revue les développements récents de la
politique commerciale américaine, marqués par la conclusion de quelques accords bilatéraux, sans
que cela fasse dissiper les incertitudes de manière significative. Celles-ci continuent de peser sur les
perspectives de l’économie mondiale qui devrait poursuivre son ralentissement à un rythme toutefois
moins rapide que prévu en juin. Dans ce contexte, et favorisée par le recul des prix de l’énergie,
l’inflation maintiendrait sa décélération, avec des dynamiques différenciées d’une économie à l’autre.
4. Au niveau interne, les dernières données des comptes nationaux relatives au premier trimestre de
2025 font ressortir la poursuite de l’évolution favorable de l’activité observée en 2024, avec une
amélioration notable dans les secteurs non agricoles. Cette dynamique, qui devrait se consolider à
moyen terme à la faveur des nombreux chantiers d’envergure lancés et programmés, s’est reflétée
sur le marché du travail avec une forte reprise des créations d’emplois à partir du troisième trimestre
2024. Toutefois, les données récentes, relatives au deuxième trimestre 2025, révèlent un net
affaiblissement de ces créations, notamment dans les services.
5. S’agissant de l’inflation, elle continue d’évoluer à des niveaux modérés, avec un taux moyen de 1,1%
sur les huit premiers mois de 2025. Selon les projections de Bank Al-Maghrib, elle devrait ressortir à
1% cette année, quasi-stable par rapport à 2024, avant de s’accélérer à 1,9% en 2026. Sa composante
sous-jacente passerait de 2,2% en 2024 à 1,1% en 2025 et s’accélérerait à 2% en 2026.
6. De leur côté, les anticipations d’inflation restent bien ancrées, les experts du secteur financier tablant,
au troisième trimestre 2025, sur des taux de 2,1% en moyenne à l’horizon de 8 trimestres et de 2,2%
à celui de 12 trimestres.
7. Sur le volet de la transmission des précédentes décisions du Conseil, la baisse des taux débiteurs
assortissant les crédits bancaires au secteur non financier se poursuit, le recul cumulé depuis le
début de l’assouplissement monétaire en juin 2024 ressortant au deuxième trimestre 2025 à
59 points de base, contre 75 points pour le taux directeur.
8. Au total, le Conseil considère que les incertitudes pesant sur les perspectives économiques demeurent
à un niveau élevé. Sur le plan externe, outre l’évolution de la politique commerciale des Etats-Unis,
elles émanent de la persistance des tensions géoéconomiques et des conflits au Moyen-Orient et en
Ukraine et de leurs implications. Au niveau interne, elles sont liées notamment au stress hydrique
et aux conditions climatiques qui prévaudront lors de la prochaine campagne agricole, ainsi qu’aux
données de la Programmation Budgétaire Triennale 2026-2028.
10. Sur les marchés internationaux des matières premières, la tendance baissière des cours du pétrole
se poursuit, favorisée par la politique d’augmentation de l’offre adoptée par les pays de l’OPEP+, par
la hausse de la production aux Etats-Unis et par les incertitudes entourant la demande mondiale. Le
cours du Brent, en particulier, reviendrait de 79,8 dollars le baril en moyenne en 2024 à 68,5 dollars
en 2025, puis à 65,2 dollars en 2026. Pour le phosphate brut d’origine marocaine, son prix devrait
reculer à 202 dollars la tonne en 2025 puis à 183 dollars en 2026, dans un contexte marqué par
l’amélioration de l’offre mondiale. En revanche, les cours de ses dérivés s’accroitraient à 718 dollars
la tonne en 2025 puis à 720 dollars en 2026 pour le DAP, en lien notamment avec la persistance des
restrictions sur les exportations chinoises, et à 524 dollars puis 561 dollars pour le TSP. Quant aux
produits alimentaires, après une baisse de 2% en 2024, l’indice FAO progresserait de 5,1% en 2025
et de 0,8% en 2026.
11. S’agissant du rythme de l’activité, la croissance ralentirait au niveau mondial de 3,2% en 2024 à 3%
cette année puis à 2,6% en 2026. Dans les économies avancées, elle décélérerait de 2,8% à 1,7%
en 2025 puis à 1,6% en 2026 aux Etats-Unis, et s’améliorerait de 0,9% en 2024 à 1,3% au cours des
deux années suivantes dans la zone euro. Au niveau des principaux pays émergents, et à la faveur
de la robustesse des exportations et de la trêve tarifaire conclue avec les Etats-Unis, la Chine devrait
atteindre son objectif de croissance de 5% cette année avant un ralentissement à 4,2% en 2026. En
Inde, en dépit de la hausse des droits de douane américains, l’économie resterait vigoureuse, avec
une progression du PIB en volume de 7,1% en 2025 puis de 6,2% en 2026, soutenue en particulier par
l’accord commercial conclu avec le Royaume-Uni.
12. Dans ces conditions, l’inflation poursuivrait son ralentissement en 2025, revenant globalement de
3,7% en 2024 à 2,9%, avant d’augmenter légèrement à 3,1% en 2026. Dans les économies avancées,
elle oscillerait autour de 2,2% en 2025 et en 2026 dans la zone euro, tandis qu’aux Etats-Unis, elle
resterait au-dessus de l’objectif de la FED, s’établissant à 2,7% en 2025 et à 3,1% en 2026, sous l’effet
notamment de la hausse des tarifs douaniers.
13. Concernant l’orientation des politiques monétaires dans les principales économies avancées, après
8 baisses opérées depuis juin 2024, la BCE a décidé, lors de sa réunion du 11 septembre, de maintenir,
pour la deuxième fois, ses taux d’intérêt inchangés. En revanche, invoquant l’affaiblissement des
créations d’emploi, la FED a réduit, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 septembre, la fourchette cible
du taux des fonds fédéraux de 25 points de base à [4%-4,25%]. Pour sa part, malgré une désinflation
substantielle, la Banque d’Angleterre a décidé, le 17 septembre, de maintenir inchangé son taux
directeur à 4%.
14. Au niveau national, les projections de Bank Al-Maghrib tablent sur une accélération de la croissance
économique de 3,8% en 2024 à 4,6% cette année, et sur une consolidation à 4,4% en 2026. La valeur
ajoutée agricole ressortirait en hausse de 5% cette année, tenant compte d’une récolte céréalière de
41,3 millions de quintaux (MQx), puis de 3,2% en 2026, sous l’hypothèse d’une production de 50 MQx.
Pour les secteurs non agricoles, et à la faveur notamment de la forte dynamique de l’investissement
dans les infrastructures, leur croissance avoisinerait 4,5% en 2025 et en 2026.
8
DEVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX
15. Pour les comptes extérieurs, la dynamique des échanges se poursuivrait à moyen terme, l’impact
des récentes mesures tarifaires américaines devant demeurer faible. Ainsi, les exportations de biens
augmenteraient de 6,2% en 2025, portées essentiellement par une hausse des ventes de phosphate
et dérivés à 110,7 milliards de dirhams, puis de 9,4% en 2026, en lien avec la reprise attendue de
l’industrie automobile. Les ventes de cette dernière devraient, après un léger recul cette année,
rebondir de 20% en 2026 à 187,6 milliards de dirhams. En regard, les importations s’accroîtraient de
7,4% en 2025 puis de 7,1% en 2026, reflétant en particulier une forte augmentation des acquisitions
de biens d’équipement, alors que la facture énergétique continuerait de s’alléger pour revenir à
94,4 milliards en 2026. En parallèle, les recettes de voyages maintiendraient leur performance, avec
de nouvelles progressions de 11,3% cette année et de 4,8% l’année prochaine à 131,2 milliards. Pour
les transferts des MRE, après une quasi-stabilité attendue cette année, ils s’accroitraient de 4,8% en
2026 à 125,5 milliards. Dans ces conditions, le déficit du compte courant resterait contenu, se situant
autour de 2,3% du PIB en 2025 et de 2% en 2026, après 1,2% en 2024. Concernant les investissements
directs étrangers, les recettes avoisineraient l’équivalent de 3,3% du PIB en 2025 et de 3,5% en 2026.
Au total, compte tenu des financements extérieurs prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve
de Bank Al-Maghrib continueraient de se renforcer pour atteindre 418 milliards de dirhams à fin
2025 et 434,5 milliards à fin 2026, des niveaux équivalents à 5 mois et demi d’importations de biens
et services.
16. En ce qui concerne les conditions monétaires, le déficit de liquidité devrait s’alléger à 115,3 milliards
de dirhams à fin 2025, mais se creuserait à nouveau à 133 milliards en 2026, tiré par la hausse
de la circulation fiduciaire. Pour ce qui est du crédit bancaire, au regard de l’évolution prévue de
l’activité économique et des anticipations du système bancaire, sa composante destinée au secteur
non financier connaitrait une nette accélération, progressant de 5,9% en 2025 et en 2026, au lieu
de 2,7% en moyenne durant les deux années précédentes. S’agissant du taux de change effectif
réel, il ressortirait stable au terme de l’horizon de prévision, résultat d’une appréciation de 2,2%
prévue cette année et d’un recul de 2,3% attendu en 2026. Sur ce même registre, les évaluations
trimestrielles réalisées par Bank Al-Maghrib, selon la dernière version de la méthodologie utilisée au
niveau international, indiquent que la valeur de la monnaie nationale reste globalement alignée avec
les fondamentaux économiques.
17. Sur le volet des finances publiques, l’exécution budgétaire à fin août 2025 fait ressortir une nette
amélioration de 14,5% des recettes ordinaires, portées principalement par la performance des
rentrées fiscales. En parallèle, reflétant l’accroissement des dépenses ordinaires et de l’investissement,
les dépenses globales se sont alourdies de 12,6%. Tenant compte de ces réalisations, des données
de la Loi de Finances 2025, de la Programmation Budgétaire Triennale 2025-2027, des crédits
supplémentaires ouverts par le Gouvernement en avril dernier et de l’orientation du projet de Loi
de Finances 2026, les projections de Bank Al-Maghrib tablent sur un déficit budgétaire, hors produit
de cession des participations de l’Etat, stable à 3,9% du PIB cette année et en atténuation à 3,4% en
2026.
18. Enfin, dans le cadre de son processus d’ouverture et d’écoute visant à mieux appréhender les
performances sectorielles de l’économie nationale et ses perspectives, le Conseil tiendra le
24 septembre 2025 une rencontre avec le Groupe OCP.
Les données des comptes nationaux disponibles restent celles du deuxième trimestre 2025 et font
ressortir une hausse modérée de la croissance économique en glissement annuel aux Etats-Unis, à
2,1%, après 2% un trimestre auparavant. Dans la zone euro, le rythme de l’activité a légèrement ralenti,
passant de 1,6% à 1,5%, avec des contrastes importants entre pays membres. Il s’est maintenu à 0,2% en
Allemagne et à 2,8% en Espagne, a progressé de 0,6% à 0,8% en France, et a décéléré de 0,7% à 0,4% en
Italie. Pour ce qui est des autres économies avancées, la croissance a ralenti de 1,8% à 1,3% au Japon et
de 1,3% à 1,2% au Royaume-Uni.
Dans les économies émergentes, les trajectoires ont été tout aussi différenciées. La croissance s’est
accélérée de 7,4% à 7,8% en Inde et de 2,3% à 4,8% en Turquie et a, en revanche, ralenti de 5,4% à 5,2%
en Chine, de 2,9% à 2,2% au Brésil et de 1,4% à 1,1% en Russie.
Sur les marchés du travail dans les économies avancées, des signes de modération des pressions
apparaissent, particulièrement aux Etats-Unis, les données du mois d’août faisant ressortir des créations
d’emplois de 22 mille, après 79 mille en juillet, et une hausse du taux de chômage à 4,3% contre 4,2%.
Dans la zone euro, ce taux a légèrement décéléré de 6,3% en juin à 6,2% en juillet, avec des contrastes
entre pays membres. Il est resté inchangé à 7,6% en France, à 3,7% en Allemagne et à 10,4% en Espagne,
et a reculé de 6,2% à 6% en Italie.
Au niveau des marchés financiers, les performances ont été disparates sur les huit premiers mois de
l’année. En effet, l’Eurostoxx 50 s’est accru de 7,6% et le FTSE 100 de 5,8%, alors que le Dow Jones Industrials
et le Nikkei 225 ont régressé de 1,6% et 2% respectivement. Ces évolutions se sont accompagnées d’une
légère augmentation de l’aversion au risque tant sur les marchés américains qu’européens, avec des
accroissements, à fin août, à 16 pour l’indice VIX et à 17,4 pour le VSTOXX. Concernant les économies
émergentes, le MSCI EM a enregistré une hausse de 5,6%, tirée notamment par le marché chinois.
S’agissant des marchés obligataires souverains, ceux des économies avancées ont connu une relative
stabilité en août et ce, après de fortes fluctuations enregistrées de janvier à mai. Ainsi, le taux à 10 ans
s’est stabilisé autour de 4,4% en moyenne pour les Etats-Unis, a progressé à 2,7% pour l’Allemagne, à
3,4% pour la France, à 3,2% pour l’Espagne et à 3,5% pour l’Italie. Concernant les principales économies
émergentes, ce taux est resté quasiment inchangé à 1,7% pour la Chine, a diminué à 14,1% pour le Brésil
et à 6,5% pour l’Inde, tandis qu’il s’est accru à 29,2% pour la Turquie.
Sur les marchés de change, au cours des huit premiers mois de l’année, l’euro s’est apprécié de 6,3%
par rapport au dollar, en lien notamment avec les inquiétudes entourant la politique commerciale
américaine et, plus récemment, l’anticipation croissante d’une baisse de la fourchette cible du taux des
10
fonds fédéraux. Il a également augmenté de 2,1% vis-à-vis du yen japonais et de 2,4% face à la livre
sterling. Concernant les monnaies des principales économies émergentes, elles ont connu des évolutions
disparates par rapport au dollar, avec des dépréciations du renminbi chinois et du real brésilien et des
appréciations de la roupie indienne et de la lire turque.
Sur le marché des matières premières, le cours du Brent a affiché, au cours des huit premiers mois de
l’année en cours, une baisse de 3,6% à 71,2 dollars le baril par rapport à décembre 2024, et ressort en
recul de 12,9% en glissement annuel, en lien notamment avec la hausse de la production des pays de
l’OPEP+ et la baisse prévue de la demande mondiale. De même, les produits hors énergie ont vu leur
prix diminuer de 1,6%, portés en particulier par le recul des prix des produits agricoles. En comparaison
annuelle, ils ressortent en accroissement de 3,3%, reflétant principalement ceux de 3,1% pour les
produits agricoles et de 1,8% pour les métaux et minerais. S’agissant du phosphate et dérivés, les cours
du DAP et du TSP se sont accrus, au cours des huit premiers mois de l’année, de 17,7% à 669 dollars la
tonne et de 16,1% à 554,2 dollars respectivement, alors que ceux du phosphate brut sont restés stables à
152,5 dollars. En glissement annuel, les prix ressortent en appréciation de 19,2% aussi bien pour le DAP
que pour le TSP, tandis que ceux du phosphate brut sont restés inchangés.
Dans ce contexte, l’inflation est restée aux Etats-Unis nettement au-dessus de l’objectif de la FED,
s’établissant à 2,9% en août, contre 2,7% en juillet. Dans la zone euro, elle s’est stabilisée à 2%, recouvrant
notamment une accélération de 1,8% à 2,1% en Allemagne, des décélérations de 0,9% à 0,8% en France
et de 1,7% à 1,6% en Italie, et une stagnation à 2,7% en Espagne. Pour les autres principales économies
avancées, l’inflation a ralenti de 3% à 2,7% au Japon et s’est maintenue à 3,8% au Royaume-Uni.
Concernant l’orientation des politiques monétaires, après 8 baisses opérées depuis juin 2024, la
BCE a décidé, à l’issue de sa réunion du 11 septembre, de maintenir inchangés ses trois taux d’intérêt
directeurs, indiquant que l’inflation se situe actuellement autour de l’objectif de 2%. Les taux d’intérêt
de la facilité de dépôt, des opérations principales de refinancement et de la facilité de prêt marginal
ont été ainsi maintenus à 2,00%, 2,15% et 2,40% respectivement. En revanche, invoquant notamment
l’affaiblissement des créations d’emplois, la FED a réduit, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 septembre,
la fourchette cible du taux des fonds fédéraux de 25 points de base à [4%-4,25%]. Pour sa part, malgré
une désinflation substantielle, la Banque d’Angleterre a décidé, le 17 septembre, de maintenir inchangé
son taux directeur à 4%.
Au niveau national, les données des comptes nationaux relatifs au premier trimestre indiquent que
la croissance économique s’est accélérée à 4,8%, après 3% le même trimestre un an auparavant. Cette
évolution est le résultat d’une amélioration de 4,5%, contre un recul de 5%, de la valeur ajoutée agricole
et d’un accroissement de 4,6%, après 3,6%, de celle des activités non agricoles. Du côté de la demande, sa
composante intérieure a contribué positivement à la croissance à hauteur de 8,5 points de pourcentage,
alors que la participation des échanges extérieurs est restée négative à 3,8 points.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a connu, entre le deuxième trimestre de 2024 et la même
période de 2025, une création de 5 mille emplois, contre une perte de 82 mille un an auparavant. A
l’exception de l’agriculture qui a affiché une baisse de 108 mille emplois, les autres secteurs ont enregistré
Au plan des comptes extérieurs, les données relatives aux sept premiers mois de l’année 2025 font
ressortir notamment la poursuite de la bonne performance des recettes de voyages et des IDE et une
nette progression des importations. En effet, ces dernières ont connu un accroissement de 8,8% à 469,7
milliards contre 4,2% à 274,8 milliards pour les exportations. Le déficit commercial s’est creusé de 15,9%
à 194,9 milliards de dirhams et taux de couverture s’est replié à 58,5%, après 61,1% en juillet 2024.
La hausse des importations a été tirée essentiellement par celles de 14,5% des acquisitions de biens
d’équipements, de 13,7% des produits finis de consommation et de 6,8% des demi-produits, la facture
énergétique ayant en revanche connu un allégement de 6,1%. Pour ce qui est des exportations, leur
amélioration reflète principalement les hausses de 20,9% des ventes de phosphate et ses dérivés et
de 8,9% de celles du secteur aéronautique, tandis que les expéditions du secteur automobile se sont
contractées de 1,8%. S’agissant des recettes de voyages, elles se sont accrues de 12,6%, et les dépenses
au même titre ont augmenté de 7,6%. Les transferts des MRE ont, pour leur part, reculé de 1% à 68,8
milliards. En ce qui concerne les principales opérations financières, les recettes des IDE ont marqué
une expansion de 26,8%, tandis que les dépenses d’investissements directs marocains à l’étranger ont
diminué de 3,8%. Dans ces conditions, les avoirs officiels de réserves se sont améliorés de 11% à 406
milliards de dirhams à fin juillet, représentant l’équivalent de 5 mois et 14 jours d’importations de biens
et services.
S’agissant des conditions monétaires, le besoin de liquidité des banques s’est creusé de 113,4 milliards
de dirhams au deuxième trimestre de 2025 à 118 milliards en moyenne en juillet et août. Ainsi, Bank Al-
Maghrib a porté le volume de ses injections de 127,9 milliards à 132,1 milliards. Les conditions monétaires
ont été caractérisées au deuxième trimestre de 2025 par une appréciation trimestrielle de 0,2% du taux
de change effectif réel et une baisse de 14 points de base du taux débiteur moyen global à 4,84%, soit
un recul de 59 points depuis le début de l’assouplissement monétaire en juin 2024. En ce qui concerne
le crédit bancaire au secteur non financier, son rythme d’accroissement annuel a décéléré à 3,4% en
juillet après 4,4% au deuxième trimestre, reflétant essentiellement l’accentuation du repli des facilités de
trésorerie accordées aux entreprises privées.
Sur le volet des finances publiques, l’exécution de la loi de finances au titre des huit premiers mois de
2025 s’est soldée par un déficit budgétaire, hors produit de cession des participations de l’Etat, de 59,8
milliards de dirhams, en creusement de 17,7 milliards comparativement à la même période en 2024. Les
recettes ordinaires se sont améliorées de 14,5% à 288,2 milliards, tirées principalement par des hausses
de 15,5% des rentrées fiscales et de 8,4% de celles non fiscales. En regard, les dépenses ordinaires se sont
alourdies de 15% à 272,7 milliards, traduisant essentiellement des accroissements de 18,4% de celles de
biens et services et de 18,8% de celles en intérêts de la dette, tandis que les charges de compensation se
sont repliées de 26,8%. Dans ces conditions, le solde ordinaire est ressorti excédentaire à 15,4 milliards,
12
au lieu de 14,5 milliards un an auparavant. Pour sa part, l’investissement a connu une hausse de 3,7% à
67,9 milliards, portant les dépenses globales à 340,6 milliards, en augmentation de 12,6%. Pour ce qui est
du solde des comptes spéciaux du Trésor, il est ressorti négatif à 7,3 milliards après un solde positif de
8,9 milliards. Compte tenu de la réduction du stock des opérations en instance de 15,8 milliards, le déficit
de caisse s’est creusé à 75,6 milliards, contre 47 milliards à fin août 2024. Ce besoin a été couvert par
des ressources intérieures nettes de 41,7 milliards et par un flux net extérieur positif de 34 milliards de
dirhams. Ainsi, l’encours de la dette publique directe se serait accru de 5,8% à fin août 2025 par rapport
à son niveau à fin décembre 2024.
Au niveau de la Bourse de Casablanca, la hausse des cours s’est poursuivie, portant la performance
de l’indice MASI depuis fin décembre 2024 à 35,8%. Cette évolution recouvre principalement des
progressions de 8,3% pour le secteur des « Banques », de 20% pour celui des « Services de transport »,
de 11,1% pour les « Bâtiments et matériaux de construction », de 11,5% pour les « Télécommunications
» et de 13,4% pour la « Santé ». S’agissant du volume des échanges, il s’est établi à 37,5 milliards de
dirhams, en juillet et août après 31,9 milliards au cours du deuxième trimestre 2025. Dans ce contexte,
la capitalisation boursière a atteint 1055,7 milliards de dirhams, en accroissement de 10% par rapport au
mois de juin et de 40,3% depuis décembre 2024.
Sur le marché immobilier, les transactions ont affiché un nouveau repli trimestriel de 10,8% au deuxième
trimestre 2025, après celui de 25,4% au trimestre précédent, recouvrant des baisses de 15,1% pour les
biens résidentiels et de 13,3% pour les biens à usage professionnel ainsi qu’une progression de 6% pour
le foncier. Dans ce contexte, les prix ont accusé une nouvelle baisse trimestrielle cette année, reculant
de 0,2% après 1,6% un trimestre auparavant. Cette évolution a concerné l’ensemble des catégories de
biens avec une diminution de 0,3% pour le résidentiel et de 0,2% pour le foncier et les biens à usage
professionnel.
Dans ce contexte, l’inflation est revenue de 0,5% en moyenne au deuxième trimestre 2025 à 0,3% en juillet
et août. Cette évolution reflète, d’une part, les décélérations de la progression des tarifs réglementés de
1,5% à 0,5% et de l’inflation sous-jacente de 1% à 0,8%, et d’autre part, une accélération de la hausse des
prix des produits alimentaires à prix volatils de 0,5% à 1,1%, ainsi qu’une atténuation du repli de ceux des
carburants et lubrifiants de 14,1% à 10,1%. Pour ce qui est des anticipations d’inflation des experts du
secteur financier au titre du troisième trimestre 2025, elles se sont établies à 2,1%, au lieu de 2,3% un
trimestre auparavant, à l’horizon de huit trimestres, et à 2,2%, après 2,5%, à l’horizon des 12 prochains
trimestres.
Dans les principaux pays émergents, la croissance augmenterait légèrement de 4,9% en 2024 à 5% en
2025 en Chine, soutenue par l’amélioration marquée des exportations, avant de baisser à 4,2% en 2026,
pâtissant des difficultés persistantes du secteur immobilier et de la faiblesse de la demande mondiale.
En Inde, l’activité resterait vigoureuse, avec une croissance qui passerait de 6,7% en 2024 à 7,1% cette
année puis à 6,2% en 2026. Quant au Brésil, la croissance décélérerait de 3% en 2024 à 2,5% en 2025,
puis à 0,9% en 2026, en lien principalement avec l’orientation restrictive de la politique monétaire et les
tensions commerciales. En Russie, elle devrait ralentir de 4,4% en 2024 à 0,6% en 2025, puis se situerait
à 0,7% en 2026.
Sur les marchés des matières premières, les cours du pétrole maintiendraient leur tendance baissière,
en raison d’une offre importante émanant des pays de l’OPEP+ et de la baisse prévue de la demande
mondiale. Le prix du Brent en particulier devrait revenir de 79,8 dollars le baril en 2024 à 68,5 dollars
en 2025 puis à 65,2 dollars en 2026. Pour ce qui est du phosphate et dérivés marocains, le cours du
DAP devrait, selon les projections de la Commodities Research Unit, augmenter de 586 dollars la tonne
en 2024 à 718 dollars en moyenne cette année puis à 720 dollars en 2026. Celui du TSP passerait de
436 dollars la tonne à 524 dollars, puis à 561 dollars en 2026. En revanche, le prix de la roche poursuivrait
sa tendance baissière, revenant de 214 dollars la tonne en 2024 à 202 dollars en 2025, puis à 183 dollars
en 2026. S’agissant des denrées alimentaires, après le repli de 2% enregistré en 2024, l’indice FAO devrait
croitre de 5,1% en 2025 et de 0,8% en 2026.
Dans ces conditions, l’inflation mondiale poursuivrait sa décélération pour ressortir à 2,9% cette année,
contre 3,7% en 2024, puis se situerait à 3,1% en 2026. Dans la zone euro, elle ralentirait de 2,4% en 2024
à 2,2% en 2025, et s’établirait à 2,3% en 2026, et aux Etats-Unis, elle passerait de 3% à 2,7% cette année,
avant de s’accélérer à 3,1% en 2026.
Au niveau national, la dynamique des échanges extérieurs de biens et services devrait se poursuivre
sur l’horizon de prévision. Les exportations ressortiraient en hausse de 6,2% en 2025, portées
essentiellement par une augmentation des ventes de phosphate et dérivés, puis de 9,4% en 2026, tirées
par la reprise attendue du segment de la construction automobile. Les importations devraient, pour
leur part, s’accroître de 7,4% en 2025 puis de 7,1% en 2026, reflétant en particulier une forte hausse des
acquisitions de biens d’équipement, en lien avec la dynamique de l’investissement qu’engendreraient
par les grands chantiers lancés ou prévus. En parallèle, les recettes de voyages devraient maintenir leur
bonne performance, avec un accroissement de 11,3% en 2025 puis de 4,8% en 2026 pour atteindre
131,2 milliards. Quant aux transferts des MRE, ils afficheraient une légère amélioration de 0,6% en 2025
14
à 119,7 milliards, avant de s’élever de 4,8% en 2026 à 125,5 milliards. Dans ces conditions, le déficit du
compte courant devrait rester contenu, se situant autour de 2,3% du PIB en 2025 et de 2% en 2026, après
1,2% en 2024. Concernant les IDE, les recettes sont supposées totaliser l’équivalent de 3,3% du PIB en
2025 et de 3,5% en 2026.
Tenant compte principalement des financements extérieurs prévus, les avoirs officiels de réserve
devraient poursuivre leur amélioration pour s’élever à 418 milliards de dirhams à fin 2025 puis à
434,5 milliards à fin 2026, représentant des couvertures de 5 mois et 13 jours puis 5 mois et 19 jours
d’importations de biens et services respectivement.
S’agissant des conditions monétaires, le déficit de liquidité bancaire devrait s’établir à 115 milliards de
dirhams à fin 2025, avant de se creuser à 133 milliards en 2026, en lien essentiellement avec la progression
prévue des billets et monnaies en circulation. Pour ce qui est du crédit bancaire au secteur non financier,
tenant compte des réalisations, des projections de l’activité économique et des anticipations du système
bancaire, son rythme de progression devrait s’accélérer de 2,6% en 2024 à 5,9% en 2025 et en 2026. Pour
sa part, le taux de change effectif réel devrait ressortir stable au terme de l’horizon de prévision, avec une
appréciation de 2,2% cette année et une dépréciation de 2,3% en 2026.
Sur le volet des finances publiques, la consolidation budgétaire devrait se poursuivre à moyen terme.
Le déficit budgétaire se stabiliserait à 3,9% du PIB en 2025, avant de s’atténuer à 3,4% du PIB en 2026.
Ces projections se basent sur la LF 2025, la programmation budgétaire triennale (PBT) 2025-2027 et les
nouvelles projections macroéconomiques de BAM. Elles intègrent également les crédits supplémentaires
de 13 milliards de dirhams ouverts en avril au titre du budget général et les réalisations à fin juillet 2025.
Pour ce qui est de l’activité économique, la croissance devrait s’accélérer de 3,8% en 2024 à 4,6% cette
année, puis se consoliderait à 4,4% en 2026. Cette évolution reflèterait une augmentation de de 5% la
valeur ajoutée agricole en 2025, tenant compte d’une récolte céréalière estimée par le Département de
l’Agriculture à 41,3 millions de quintaux (MQx), suivie d’une hausse de 3,2% en 2026, sous l’hypothèse
d’un retour à une production céréalière moyenne de 50 MQx. Pour les activités non agricoles, elles
devraient maintenir leur dynamique, tirées notamment par les grands chantiers d’infrastructures et les
services non marchands, avec une progression de 4,5% en 2025 et en 2026.
Dans ce contexte, après la décélération à 0,9% en 2024, l’inflation continuerait d’évoluer à des niveaux
modérés, se situant à 1% en 2025 et à 1,9% en 2026. Sa composante sous-jacente ralentirait de 2,2%
en 2024 à 1,1% en 2025, sous l’effet principalement du ralentissement de la progression des prix des «
viandes fraîches » et du recul de l’inflation importée, avant de remonter à 2% en 2026.
Malgré la relative atténuation des tensions commerciales, les incertitudes entourant les perspectives de
l’économie mondiale demeurent élevées et risquent de freiner le commerce international, de perturber
les chaînes d’approvisionnement et de peser in fine sur la croissance mondiale. À cela s’ajoutent les
difficultés persistantes du secteur immobilier en Chine, l’accroissement de la dette publique mondiale,
ainsi que la persistance de pressions inflationnistes dans certaines économies majeures telles que les
Au niveau national, les principaux risques pour l’activité économique sont liés à la récurrence des
sécheresses et à l’aggravation du stress hydrique. En revanche, les chantiers lancés ou programmés dans
le cadre de l’accueil de manifestations sportives internationales peuvent avoir des effets d’entrainement
plus importants et engendrer un rythme plus rapide de la croissance. En ce qui concerne l’inflation,
les risques restent orientés à la hausse. Outre les pressions externes, des conditions climatiques
défavorables pourraient entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires.
16
DEVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX
1. DÉVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX
Au troisième trimestre 2025, l’environnement international a été marqué par une relative atténuation
de l’incertitude, à la faveur notamment des avancées réalisées dans les négociations des États-Unis avec
certains de leurs principaux partenaires et du prolongement des trêves tarifaires. Toutefois, la hausse
des droits de douane commence à peser sur l’activité économique.
Cela étant, les dernières données indiquent une certaine résilience de l’activité économique mondiale,
notamment aux États-Unis et en Chine, en raison principalement des achats par anticipation en
prévision de la hausse des tarifs commerciaux. Parallèlement, les dynamiques inflationnistes demeurent
contrastées, l’inflation restant nettement supérieure à l’objectif de 2% aux États-Unis, tandis qu’elle
s’en rapproche dans la zone euro. Concernant les marchés du travail, des signes de modération des
tensions apparaissent, en particulier aux États-Unis où les créations d’emplois sont nettement en baisse.
S’agissant des marchés financiers, les huit premiers mois de l’année ont été caractérisés par la poursuite
de l’appréciation de l’euro ainsi que par une forte volatilité des marchés boursiers et obligataires des
principales économies avancées. En Europe, les inquiétudes liées à la situation des finances publiques
notamment en France continuent d’alimenter les tensions financières. Enfin, sur les marchés des
matières premières, les cours du pétrole maintiennent globalement leur tendance baissière, le prix du
Brent ayant diminué, en glissement annuel, de 12,9% au cours des huit premiers mois de l’année en
cours. En revanche, les prix des produits hors énergie ressortent en accroissement de 3,3%, traduisant
des augmentations de 3,1% des cours des produits agricoles et de 1,8% de ceux des métaux et minerais.
1.1 Activité économique et emploi 1,4% à 1,1% en Russie, tandis qu’il s’est accéléré de
7,4% à 7,8% en Inde et de 2,3% à 4,8% en Turquie.
1.1.1 Activité économique
Les données relatives au deuxième trimestre Tableau 1.1 : Profil trimestriel de la croissance, en
2025 font ressortir une hausse modérée de la glissement annuel (en %)
croissance à 2,1% aux Etats-Unis après 2% le 2023 2024 2025
18
DEVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX
maintenir inchangé son taux directeur à 4%, tout et le real brésilien (-6,9%), contre des appréciations
en soulignant une désinflation substantielle au pour la roupie indienne (+1,5%) et la lire turque
cours des deux ans et demi écoulés à la suite (+9,4%).
de précédents chocs externes, renforcée par
l’orientation restrictive de la politique monétaire. Graphique 1.2 : Evolution du taux de change euro/dollar
1,3
Concernant son programme de resserrement
1,2
quantitatif, elle a décidé de ralentir le rythme de 1,2
la réduction du stock d’obligations d’État de 100 à 1,1
70 milliards de livres sur les douze prochains mois, 1,1
1,0
Pour ce qui est des principales économies 0,9
août-24
août-25
févr.-24
févr.-25
août-20
août-21
août-22
août-23
févr.-23
févr.-21
févr.-22
juin-24
juin-21
juin-22
juin-23
déc.-23
déc.-24
juin-25
déc.-20
déc.-21
déc.-22
avr.-23
avr.-24
avr.-25
avr.-21
avr.-22
oct.-23
oct.-24
oct.-20
oct.-21
oct.-22
émergentes, la Banque centrale de Chine a
maintenu le 20 août son principal taux directeur1 Source : Thomson Reuters Eikon.
45 80
40 70 Sur les marchés monétaires, l’EURIBOR à 3 mois a
35 60 légèrement reculé de 10 pb sur les huit premiers
30
50 mois de 2025, pour s’établir à 2%, alors que le
25
40
20 SOFR de même maturité s’est stabilisé autour de
15 30
20 4,4%. S’agissant du crédit bancaire, sa croissance
10
5 10 s’est modérée en juillet aux Etats-Unis, avec une
0 0 progression de 4,8% en glissement annuel. Dans
août-20 févr.-21 août-21 févr.-22 août-22 févr.-23 août-23 févr.-24 août-24 févr.-25 août-25
VSTOXX VIX la zone euro, sa croissance a été de 2,6% au cours
VSTOXX VIX
Source : Thomson Reuters Eikon. du mois de juillet après 2,8% un mois auparavant.
Pour leur part, les marchés obligataires souverains Graphique 1.6 : Evolution du crédit aux Etats-Unis et dans
la zone euro (en glissement annuel)
des économies avancées ont connu une relative
12%
stabilité en août et ce, après de fortes fluctuations 10%
enregistrées de janvier à mai. Au total, à l’issue 8%
des huit premiers mois de l’année, le taux à 6%
10 ans est ressorti stable à 4,4% pour les Etats- 4%
Unis, a augmenté à 2,7% pour l’Allemagne (+39 2%
pb), à 3,4% pour la France (+29 pb), à 3,2% pour 0%
l’Espagne (+32 pb) et à 3,5% pour l’Italie (+28 pb). -2%
juil.-20 janv.-21 juil.-21 janv.-22 juil.-22 janv.-23 juil.-23 janv.-24 juil.-24 janv.-25 juil.-25
Pour les principales économies émergentes, ce
Etats-Unis Zone euro
taux a quasiment stagné à 1,7% pour la Chine, a Source : Thomson Reuters Eikon.
diminué de 75 pb à 14,1% pour le Brésil, de 27 pb
à 6,5% pour l’Inde, alors qu’il s’est accru de 113 pb 1.3 P
rix des matières premières et
à 29,2% pour la Turquie. inflation
1.3.1 P
rix des matières premières
énergétiques
Sur le marché du pétrole, le prix du Brent en
particulier a marqué, au cours des huit premiers
mois de l’année2, une baisse moyenne de 3,6% à
2 Par rapport à décembre 2024.
20
DEVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX
71,2 dollars le baril et est ressorti en repli de 12,9% 18,8% au cours des huit premiers mois de l’année,
en glissement annuel. Cette évolution s’explique pour atteindre 3147 dollars l’once4, soit une
principalement par une offre excédentaire en augmentation de 39,1% en glissement annuel.
liaison avec les augmentations soutenues de
Graphique 1.8 : Evolution des indices des prix des matières
la production opérées par les pays de l’OPEP+3 premières hors énergie (2010=100)
depuis le mois d’avril 2025 et la baisse prévue de 150
140
la demande mondiale, ce qui a plus que compensé 130
120
les craintes liées à la baisse des stocks américains 110
100
et à l’enlisement du conflit en Ukraine. 90
80
70
Sur le marché européen du gaz naturel, le cours 60
50
a diminué de 8,3% sur les huit premiers mois
aoû
fév 7
aoû 8
fév 8
aoû 9
fév 9
aoû 0
fév 0
aoû 1
fév 1
aoû 2
fév 2
aoû 3
fév 3
aoû 4
fév 4
aoû 5
r.-2
r.-2
r.-1
r.-1
r.-2
r.-2
r.-2
r.-2
t-2
t-2
t-2
t-2
t-2
t-2
de l’année, pour s’établir en moyenne à 12,7 $/
t-1
t-1
t-1
5
Produits agricoles Métaux et minerais
mmBTU, soit une hausse de 28,5% par rapport à Source : Banque Mondiale.
son niveau de l’année précédente.
Graphique 1.7 : Cours mondial du Brent
Concernant le phosphate et ses dérivés, les cours
et du Gaz naturel-Europe sont demeurés inchangés en moyenne à 152,5 $/t
$/baril $/mmBTU
130 80 pour la roche au cours des huit premiers mois de
120 70
110
100 60
l’année, tandis qu’ils ont progressé en moyenne
90
80 50 de 17,7% à 669 $/t pour le DAP, et de 16,1% à
70 40
60
50 30 554,2 $/t pour le TSP. En glissement annuel, les
40
30 20 prix ont enregistré des hausses de 19,2% aussi
20 10
10
0 0 bien pour le DAP que pour le TSP, alors que pour
le phosphate brut, ils sont restés inchangés par
aoû
fév 7
aoû 8
fév 8
aoû 9
fév 9
aoû 0
fév 0
aoû 1
fév 1
aoû 2
fév 2
aoû 3
fév 3
aoû 4
fév 4
aoû 5
r.-1
r.-1
r.-2
r.-2
r.-2
r.-2
r.-2
r.-2
t-1
t-1
t-1
t-2
t-2
t-2
t-2
t-2
t-2
5
r- 1
r- 2
r- 2
r- 2
r- 2
r- 2
r- 2
t-
t-
t-
t-
t-
t-
t-
t-
t- 2
10%
8%
6%
4%
2%
0%
déc-23
avr-24
août-24
déc-24
avr-25
août-25
déc-21
avr-22
août-22
déc-22
avr-23
août-23
août-19
déc-19
avr-20
août-20
déc-20
avr-21
août-21
-2%
5 La plupart des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sont entrés en
vigueur au mois d’août, après les trêves initiales. Selon le BLS, l’inflation aux
Etats-Unis a été tirée notamment par l’augmentation des prix des produits
alimentaires et des logements.
22
COMPTES EXTERIEURS
2. Comptes extérieurs
Les données du commerce extérieur relatives aux sept premiers mois de l’année 2025 indiquent
une accélération de la progression des échanges de biens, une poursuite de la bonne performance
des recettes de voyages ainsi qu’une consolidation des flux d’IDE comparativement à la même
période une année auparavant.
Ainsi, les importations se sont accrues de 8,8% à 469,7 milliards de dirhams et les exportations de
4,2% à 274,8 milliards. En conséquence, le déficit commercial de biens s’est creusé à 194,9 milliards
et le taux de couverture est revenu de 61,1% à 58,5%.
En parallèle, les recettes de voyages ont enregistré une hausse de 12,6% à 67,1 milliards, alors
que les transferts des MRE se sont repliés de 1% à 68,8 milliards. Pour ce qui est des principales
opérations financières, les recettes d’IDE se sont élevées à 30,5 milliards de dirhams, contre
24 milliards un an auparavant, et les investissements directs marocains à l’étranger ont reculé de
3,8% à 11,7 milliards.
À fin juillet 2025, l’encours des avoirs officiels de réserve de Bank Al-Maghrib s’est chiffré à
406 milliards de dirhams, représentant l’équivalent de 5 mois et 14 jours d’importations de biens et
services.
24
COMPTES EXTERIEURS
mars-25
juil.-24
juil.-25
nov.-24
mai-25
août-24
févr.-25
sept.-24
avr.-25
déc.-24
oct.-24
juil.-25
janv.-25
juin-25
août-24
mars-25
févr.-25
nov.-24
mai-25
avr.-25
oct.-24
sept.-24
déc.-24
26
MONNAIE, CRÉDIT ET MARCHÉ DES ACTIFS
Sur le marché immobilier, les transactions ont affiché un nouveau repli trimestriel de 10,8% au
deuxième trimestre 2025, après celui de 25,4% au trimestre précédent, recouvrant des baisses de
15,1% pour les biens résidentiels et de 13,3% pour les biens à usage professionnel ainsi qu’une
progression de 6% pour le foncier. Dans ce contexte, les prix ont accusé une nouvelle baisse
trimestrielle, reculant de 0,2% après -1,6% un trimestre auparavant. Cette évolution a concerné
l’ensemble des catégories de biens avec des taux de 0,3% pour le résidentiel et de 0,2% pour le
foncier et pour les biens à usage professionnel.
Au niveau de la Bourse de Casablanca, les cours ont poursuivi leur tendance haussière, avec une
appréciation du MASI en août, portant sa performance à 35,8% depuis décembre 2024. Dans ces
conditions, la capitalisation boursière a atteint 1 055,7 milliards de dirhams, en accroissement de
10% par rapport au mois de juin et de 40,3% depuis fin décembre 2024.
Ainsi, Bank Al-Maghrib a porté le volume de ses Graphique 3.1 : Taux interbancaire (données quotidiennes)
injections à 132,1 milliards, après 127,9 milliards (%)
4,5
au deuxième trimestre, réparti principalement 4,0
entre des avances à 7 jours à hauteur de 3,5
3,0
54,6 milliards, des opérations de pensions 2,5
livrées pour un montant de 43,7 milliards et des 2,0
1,5
opérations de prêts garantis, accordés dans le 1,0
0,5
cadre des programmes de soutien au financement 0,0
août. 19 avr. 20 déc. 20 août. 21 avr. 22 déc. 22 août. 23 avr. 24 déc. 24 août. 25
de la TPME, pour un montant de 33,8 milliards.
Taux directeur Taux interbancaire
Taux des facilités de dépôt à 24 heures Taux des avances à 24 heures
Graphique 3.2 : Structure par terme des taux d’intérêt sur le Concernant les taux débiteurs, les résultats de
marché secondaire (en %)
l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques
(%)
4,00
3,80
relatifs au deuxième trimestre de 2025 indiquent
3,60 une diminution trimestrielle de 14 pb du taux
3,40
3,20 moyen global à 4,84%. Par secteur institutionnel,
3,00
2,80
les taux assortissant les crédits aux particuliers ont
2,60 baissé de 19 pb à 5,77%, avec notamment des replis
2,40
2,20 de 25 pb à 6,88% pour les prêts à la consommation
2,00
3 mois 6 mois 1 an 2 ans 5 ans 10 ans 15 ans 20 ans et de 6 pb à 4,68% pour ceux à l’habitat. S’agissant
T4 24 T1 25 T2 25 T3 25* des taux appliqués aux crédits aux entreprises non
*Moyenne des données de juillet et août.
financières, ils ont enregistré un recul de 12 pb à
4,72%, avec des replis de 32 pb à 4,82% pour les
Au niveau du marché de la dette privée, les taux des
prêts à l’équipement et de 9 pb à 4,64% pour les
émissions des certificats de dépôt ont augmenté
facilités de trésorerie ainsi qu’une quasi-stabilité à
en juillet par rapport au deuxième trimestre. Pour
5,47% pour les crédits à la promotion immobilière.
ce qui est des taux créditeurs, ceux appliqués aux
Par taille d’entreprises, la baisse a été de 29 pb à
dépôts à terme ont connu des baisses de 29 pb à
4,67% pour les grandes entreprises et de 18 pb à
2,16% pour la durée de 6 mois et de 23 pb à 2,57%
5,43% pour les TPME.
pour un an.
T2 T3 T4 T1 T2 juil.
12 mois 3,06 2,60 2,88 2,78 2,80 2,57 1 Le coût de financement des banques est calculé comme une moyenne
pondérée des coûts de leurs différentes ressources.
28
MONNAIE, CRÉDIT ET MARCHÉ DES ACTIFS
Tableau 3.3 : Taux débiteurs (en %) Les données relatives aux mois de juillet et août
2024 2025
indiquent une poursuite de l’appréciation de
T1 T2 T3 T4 T1 T2 l’euro face au dollar américain avec une hausse de
Taux global 5,40 5,43 5,21 5,08 4,98 4,84 2,8% en moyenne comparativement au deuxième
Particuliers 6,09 5,89 5,91 5,79 5,96 5,77 trimestre. Dans ces conditions, le dirham s’est
Crédits immobiliers 4,81 4,79 4,76 4,75 4,74 4,68 apprécié de 2,4% vis-à-vis du dollar américain et
Crédits 7,22 7,03 7,06 6,99 7,13 6,88 s’est déprécié de 0,3% contre l’euro.
à la consommation
Entreprises 5,26 5,37 5,12 5,00 4,84 4,72
Graphique 3.5 : Taux de change du dirham
Crédits de trésorerie 5,30 5,38 5,06 4,99 4,73 4,64
11,4 11,0
Crédits à l'équipement 5,11 4,99 5,24 4,98 5,14 4,82
11,2 10,5
Crédits immobiliers 5,19 5,69 5,68 5,18 5,48 5,47
10,0
11,0
9,5
3.1.2 Marché des changes 10,8
9,0
10,6 8,5
Sur le marché des changes, l’euro a connu une
10,4 8,0
appréciation de 7,8% face au dollar américain
10,2 7,5
au deuxième trimestre de 2025 en moyenne par
T3 25*
T3 20
T4 20
T1 21
T2 21
T3 21
T4 21
T1 22
T3 22
T4 22
T2 18
T3 18
T4 18
T1 19
T2 19
T3 19
T4 19
T1 20
T2 20
T2 22
T1 23
T2 23
T3 23
T4 23
T1 24
T2 24
T3 24
T4 24
T1 25
T2 25
rapport au trimestre précédent. Ainsi, la valeur du
EURO (axe gauche) DOLLAR (axe droit)
dirham s’est dépréciée de 0,7% contre l’euro et s’est
*Moyenne des mois de juillet et août 2025.
appréciée de 7,2% vis-à-vis du dollar américain.
Pour ce qui est du volume des transactions, le
Face aux devises des principaux pays émergents, la
montant des échanges de devises contre dirhams
monnaie nationale a connu, entre le premier et le
sur le marché interbancaire s’est chiffré à 23,1
deuxième trimestre de 2025, des appréciations de
milliards de dirham en juillet, en baisse de 32%
14,6% contre la livre turque, de 6,5% par rapport au
par rapport au deuxième trimestre de 2025.
yuan chinois et de 1% vis-à-vis de la livre sterling.
Concernant les opérations au comptant des
En conséquence, et compte tenu du différentiel
banques avec leur clientèle, elles ont progressé de
d’inflation du Maroc par rapport à ses principaux
12,5% à 41,4 milliards pour les achats de la clientèle
partenaires et concurrents commerciaux, le taux
et de 16% à 41,2 milliards pour leurs ventes. Quant
de change effectif est ressorti en appréciation de
aux opérations à terme, elles ont totalisé 23,3
2% en termes nominaux et de 0,2% en termes
milliards pour les achats, en hausse de 41,5%, et
réels.
2,2 milliards pour les ventes, en recul de 46,3%.
Graphique 3.4 : Taux de change effectifs en termes nominaux
et réels (Base 100 en 2010) 3.1.3 Situation monétaire2
140
L’agrégat M3 s’est accru de 7,7% en juillet après 8%
130
au deuxième trimestre de 2025. Par principales
120 composantes, ce ralentissement reflète celui de la
110 progression des dépôts à vue auprès des banques
de 11,8% à 11,2% et le recul des dépôts à terme de
100
0,3% après une augmentation de 3,2%. De même,
90
T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 les dépôts en devises se sont accrus de 2,8% après
18 18 18 19 19 19 19 20 20 20 20 21 21 21 21 22 22 22 22 23 23 23 23 24 24 24 24 25 25
Taux de change effectif réel Taux de change effectif nominal 2 Les données trimestrielles représentent les encours en fin de période.
30
MONNAIE, CRÉDIT ET MARCHÉ DES ACTIFS
Graphique 3.8 : Contribution des secteurs institutionnels à la au deuxième trimestre, avec des accélérations
variation en glissement annuel du crédit des rythmes de progression des titres des
(En points de %)
10 OPCVM obligataires de 18% à 25,6%, et des titres
OPCVM actions et diversifiés de 52,3% à 55,6%. En
5 revanche, les bons du Trésor ont enregistré une
hausse de 1,3% après 2,3%.
0
Graphique 3.9 : Evolution annuelle des placements
liquides et des dépôts à terme
-5
T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 juil. (%)
15 16 16 17 17 18 18 19 19 20 20 21 21 22 22 23 23 24 24 25 25 30
Sociétés non financières privées Ménages 25
Secteur public Autres sociétés financières 20
15
10
Par branche d’activité, les données disponibles 5
0
relatives au deuxième trimestre de 2025 indiquent -5
-10
des progressions en glissement annuel de 13,8% -15
-20
pour le secteur de l’« Electricité, gaz et eau », T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 juil.
15 16 16 17 17 18 18 19 19 20 20 21 21 22 22 23 23 24 24 25 25
de 7,5% pour les entreprises du « Bâtiment Dépôts à terme PL
et travaux publics », de 6% pour la branche
du « Commerce, réparations automobiles et 3.2 Prix des actifs
d’articles domestiques » et de 2,5% pour les
3.2.1 Actifs immobiliers
« Industries alimentaires et tabac ». A l’inverse, les
concours destinés aux branches des « Industries Au deuxième trimestre de 2025, l’indice des prix
extractives » et des « Hôtels et restaurants » ont des actifs immobiliers s’est contracté en glissement
accusé des replis respectifs de 9,8% et 13,2%. trimestriel de 0,2%, reflétant des diminutions de
0,3% pour le résidentiel et de 0,2% pour le foncier
S’agissant des créances en souffrance, elles se sont
et les biens à usage professionnel.
accrues de 5,4% en juillet et leur ratio à l’encours
du crédit bancaire s’est établi à 8,7%. Elles ont En parallèle, le nombre des transactions a affiché
augmenté de 5,5% pour les ménages et de 4,9% un repli trimestriel de 10,8% recouvrant des
pour les entreprises non financières privées avec baisses de 15,1% pour les biens résidentiels et de
des ratios respectifs de 10,6% et 13%. 13,3% pour les biens à usage professionnel ainsi
qu’une progression de 6% pour le foncier.
Pour ce qui est des crédits octroyés par les sociétés
financières autres que les banques au secteur non Au niveau des principales villes, les prix ont reculé
financier, ils se sont accrus de 11,2% au deuxième de 0,5% à Casablanca, Tanger et El Jadida et de 1,2%
trimestre de 2025. Cette évolution reflète des à Meknès. En revanche, ils ont progressé de 1,4%
accroissements de 13,1% pour les prêts distribués à Rabat et Kénitra, et sont demeurés quasi-stables
par les sociétés de financement et de 6,9% pour les à Agadir, Marrakech, Fès et Oujda. S’agissant
concours des associations de micro-crédit, alors des ventes, et à l’exception de Rabat, Agadir et
que ceux accordés par les banques offshore ont Marrakech qui ont enregistré des augmentations
reculé de 12,2%. allant de 2,7% à 9,6%, l’ensemble des autres
principales villes ont affiché des régressions à
Concernant les agrégats de placements liquides,
des taux variant de 9,1% à Fès et Oujda à 24,6% à
ils se sont accrus de 16,2% en juillet après 13,5%
Meknès.
22
23
23
23
23
24
24
24
24
25
25
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
-20
T3
T4
T1
T2
T3
T4
T1
T2
T3
T4
T1
T2
Source : BAM.
32
MONNAIE, CRÉDIT ET MARCHÉ DES ACTIFS
[Link] Marché de la dette privée lieu de 751,5 milliards, soit une collecte nette de
92,6 milliards de dirhams. S’agissant des indices de
Les émissions des titres de dette privée se sont performance, ils ont été en hausse en août pour
établies à 26,5 milliards de dirhams au second l’ensemble des fonds, avec des taux allant de 2,8%
trimestre, au lieu de 24,2 milliards un trimestre en glissement annuel pour les OPCVM monétaires
auparavant. Les sociétés financières ont levé à 46,1% pour les fonds actions.
13,1 milliards après 12,8 milliards, et les
sociétés non financières 13,4 milliards au lieu de L’actif net des OPCVM ressort à fin août à
11,5 milliards. 806,6 milliards de dirhams, en augmentation
de 23,5% par rapport à fin décembre 2024. A
Par instrument, les émissions de titres de créances l’exception des OPCVM contractuels qui ont accusé
négociables se sont établies à 9 milliards de un repli de 30,3% de leur encours, les autres
dirhams, répartis entre 5,9 milliards en certificats catégories d’OPCVM ont enregistré des hausses
de dépôt, 2,2 milliards en bons des sociétés de allant de 12,9% pour les fonds obligataires moyen
financement et un milliard en billets de trésorerie. et long terme à 55,9% pour ceux actions.
Pour leur part, les émissions des obligations se
sont chiffrées à 17,5 milliards, réalisées à hauteur
de 70,9% par les sociétés non financières.
50 750
650
0
550
-50
450
-100 350
-150 250
T2-23 T3-23 T4-23 T1-24 T2-24 T3-24 T4-24 T1-25 T2-25 juil-25
Remboursements Emissions Encours axe de droite
Compte tenu de la réduction du stock des opérations en instance de 15,8 milliards, le déficit de
caisse s’est creusé à 75,6 milliards, contre 47 milliards à fin août 2024. Ce besoin a été couvert par
des ressources intérieures nettes de 41,7 milliards et par un flux net extérieur positif de 34 milliards
de dirhams. Ainsi, l’encours de la dette publique directe se serait accru de 5,8% à fin août 2025 par
rapport à son niveau à fin décembre 2024. S’agissant des conditions de financement du Trésor, elles
se sont améliorées sous l’effet, notamment de la baisse des taux sur le marché des adjudications
des bons du Trésor.
34
ORIENTATION DE LA POLITIQUE BUDGÉTAIRE
36
ORIENTATION DE LA POLITIQUE BUDGÉTAIRE
4,9 milliards à fin août 2024, portant ainsi le déficit Besoin de financement -47,0 -75,6 -64,2
de caisse à 75,6 milliards, au lieu de 47 milliards. Financement intérieur 40,3 41,7 58,2
Graphique 4.5 : Solde budgétaire à fin août Financement extérieur 4,9 34,0 51,5
En milliards de Dh Cession des 6,0
1,7 0,0
0 participations de l’Etat
Sources : MEF (DTFE).
-10
-20 Au niveau du financement intérieur, le recours au
-30 marché des adjudications a permis de mobiliser un
-40 montant net de 30,4 milliards, contre 51,1 milliards
-50 un an auparavant. Les souscriptions nettes ont
-60 porté notamment sur les bons à 5 ans pour un
-70
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 LF 2025
montant de 10 milliards, ceux à 20 ans à hauteur
Source : MEF (DTFE).
de 5 milliards, les bons à 10 ans pour un montant
de 4,4 milliards et ceux à 52 semaines pour
Le besoin de financement du Trésor a été couvert 4,2 milliards.
par des ressources intérieures d’un montant net
Graphique 4.6 : Solde budgétaire et financement à fin août*
de 41,7 milliards et par un flux net extérieur positif
En milliards de Dh
de 34 milliards de dirhams. Celui-ci recouvre des 100
80
tirages bruts à hauteur de 41,3 milliards, contre 60
22,7 milliards un an auparavant, dont 20,9 milliards 40
20
mobilisés sur le marché financier international et 0
-20
10 milliards auprès de la Banque mondiale. -40
-60
-80
-100 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Solde budgétaire Variation des opérations en instance
Financement intérieur Financement extérieur
Produit de cession des participations de l’Etat
Source :Solde
MEF (DTFE).
budgétaire Variation des opérations en instance Financement intérieur Financement extérie ur
* Les recettes des cessions de participations de l’Etat, limitées et discontinues dans
le temps, ont été intégrées dans le financement intérieur.
Dette
extérieure 161,6 199,7 203,8 228,9 253,6 269,8 303,8
du Trésor
Var en % 9,2 23,6 2,0 12,3 10,8 6,4 12,6
Dette
intérieure 585,7 632,9 681,5 722,9 763,0 811,8 840,2
du Trésor
Var en % 1,9 8,1 7,7 6,1 5,6 6,4 3,5
Encours
de la dette 747,3 832,6 885,3 951,8 1 016,7 1 081,6 1 144,0
directe
Var en % 3,4 11,4 6,3 7,5 6,8 6,4 5,8
Source : MEF (DTFE).
* Pour la dette à fin août 2025, elle est estimée sur la base des flux de financement
générateurs de dettes.
38
DEMANDE, OFFRE ET MARCHÉ DU TRAVAIL
Au deuxième et troisième trimestres de 2025, la valeur ajoutée agricole s’accroitrait de 4,9% et celle
des activités non agricoles de 4,6% en moyenne, la croissance devrait ressortir ainsi à 4,6%.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a connu, entre le deuxième trimestre de 2024 et
la même période de 2025, une création de 5 mille emplois, après une perte de 82 mille un an
auparavant. A l’exception de l’agriculture qui a affiché une baisse de 108 mille emplois, les autres
secteurs ont enregistré des créations s’élevant à 74 mille pour le BTP, 35 mille dans les services et
2 mille dans l’industrie. Tenant compte d’une sortie nette de 32 mille demandeurs d’emplois, le taux
d’activité a reculé de 0,8 point à 43,4% et le taux de chômage est revenu de 13,1% à 12,8%. Pour
les jeunes de 15 à 24 ans en particulier, ce taux s’est replié de 0,3 point à 35,8% globalement et de
1,9 point à 46,9% dans les villes, alors qu’il a augmenté de 1,1 point à 21,3% dans les zones rurales.
40
DEMANDE, OFFRE ET MARCHÉ DU TRAVAIL
1,5
56 MQx respectivement.
42
DEMANDE, OFFRE ET MARCHÉ DU TRAVAIL
Graphique 5.4: Créations d’emplois par secteur Pour sa part, le salaire moyen, calculé sur la base
(en milliers) des données de la CNSS en rapportant la masse
400 salariale aux effectifs employés, a affiché au
300 258 257 262 282 deuxième trimestre 2025 des hausses de 5,7%,
213 216
200 au lieu de 4,2% un an auparavant, en termes
100 63 58 49 57 72 83
52 74 nominaux, et de 5,2% après 3,4% en termes réels.
3425 23 16 35
5 2
0
-35 Graphique 5.5 : Indice du salaire moyen dans le secteur privé
-100 -80 -82 -93 -72
-124 -108 (variation en glissement annuel en %)
-200 -152 16
-206
-300 12
24T1 24T2 24T3 24T4 25T1 25T2 8
Total Agriculture Industrie BTP Services 4
Source : HCP.
0
-4
17T1
17T2
17T3
17T4
18T1
18T2
18T3
18T4
19T1
19T2
19T3
19T4
20T1
20T2
20T3
20T4
21T1
21T2
21T3
21T4
22T1
22T2
22T3
22T4
23T1
23T2
23T3
23T4
24T1
24T2
24T3
24T4
25T1
25T2
1,6 million de personnes, et le taux de chômage
Nominal Réel
est revenu de 13,1% à 12,8% au niveau national, de
Sources : Données CNSS et calculs
Nominal BAM. Réel
16,7% à 16,4% en milieu urbain et de 6,7% à 6,2%
en zones rurales. Pour les jeunes de 15 à 24 ans en Pour le SMIG horaire, il s’est établi, en termes
particulier, ce taux a connu un repli de 0,3 point à nominaux, à 17,1 dirhams au deuxième trimestre
35,8% globalement et de 1,9 point à 46,9% dans les 2025, en accroissement de 5% en glissement
villes, alors qu’il a augmenté de 1,1 point à 21,3% annuel. Tenant compte d’une hausse de 0,5%
dans les campagnes. de l’indice des prix à la consommation, il aurait
augmenté en termes réels de 4,5%.
Parallèlement, le marché a été marqué par une
progression du sous-emploi1, avec un taux passant Graphique 5.6 : SMIG horaire en termes nominaux et réels
(en dirhams)
de 9,6% à 10,6% au niveau national, de 8,3% à 9,4%
18
en milieu urbain et de 11,6% à 12,4% en zones 17
rurales. 16
15
14
5.4.3 Productivité et salaires 13
Dans les activités non agricoles, la productivité 12
44
EVOLUTION RECENTE DE L’INFLATION
46
EVOLUTION RECENTE DE L’INFLATION
Graphique 6.4 : Indices des prix des biens échangeables et non 6.2 P
erspectives à court terme de
échangeables (en %, en glissement annuel) l’inflation
12
10 A court terme, l’inflation devrait ralentir à 0,3%
8
au troisième trimestre, contre 0,5% au deuxième
6
trimestre 2025. Cette évolution serait liée
4
2 principalement au ralentissement de l’inflation
0 sous-jacente qui devrait s’établir à 0,8%, au lieu de
-2
août-22 déc.-22 avr.-23 août-23 déc.-23 avr.-24 août-24 déc.-24 avr.-25 août-25
1% et, dans une moindre mesure, à la décélération
Inflation sous-jacente Echangables Non échangables
de la progression des tarifs réglementés, qui
Sources : Données HCP et calculs BAM.
devrait revenir à 0,5% après 1,5%.
T3-17
T4-17
T1-18
T2-18
T3-18
T4-18
T1-19
T2-19
T3-19
T4-19
T1-20
T2-20
T3-20
T4-20
T1-21
T2-21
T3-21
T4-21
T1-22
T2-22
T3-22
T4-22
T1-23
T2-23
T3-23
T4-23
T1-24
T2-24
T3-24
T4-24
T1-25
T2-25
T3-25
de l’inflation au cours des trois prochains mois
par les chefs d’entreprises (en %) 8 trimestres 12 trimestres
100 70 Source : Enquête trimestrielle sur les anticipations d’inflation de BAM.
90
60
80
70 50
60 Les répondants estiment que l’évolution de
40
50 l’inflation au cours des huit prochains trimestres
40 30
30
dépendrait essentiellement des cours mondiaux
20
20 des matières premières hors pétrole, des décisions
10
10
0 0
de la politique monétaire, de l’inflation dans les
pays partenaires et du taux de change
21
22
23
24
25
22
23
24
25
21
22
23
24
.-22
.-23
.-24
.-25
juil.-
juil.-
juil.-
juil.-
juil.-
avr.-
avr.-
avr.-
avr.-
oct.-
oct.-
oct.-
oct.-
janv
janv
janv
janv
48
EVOLUTION RECENTE DE L’INFLATION
mars-24
mars-25
janv-23
janv-24
janv-25
sept-22
sept-23
sept-24
nov-22
mai-23
nov-23
mai-24
nov-24
mai-25
juil-22
juil-23
juil-24
juil-25
Synthèse
L’économie mondiale devrait poursuivre son ralentissement en 2025 et en 2026, dans un contexte
marqué par la hausse des droits de douanes et par un niveau d’incertitude qui reste élevé.
Le rythme de l’activité économique devrait ainsi revenir de 3,2% en 2024 à 3% cette année puis à 2,6%
en 2026. Aux Etats-Unis, malgré la relative atténuation des incertitudes commerciales, la confiance des
consommateurs demeurerait en berne en raison des préoccupations croissantes liées au pouvoir d’achat.
La croissance devrait ainsi décélérer de 2,8% en 2024 à 1,7% en 2025, puis se maintiendrait à ce niveau
en 2026. Dans la zone euro, l’accord commercial conclu avec les États-Unis réduirait les incertitudes à
court terme, mais affecterait les économies et les secteurs de la zone, quoique de manière différenciée.
Le sentiment des investisseurs et des consommateurs resterait globalement morose et la croissance
économique s’accélérerait de 0,9% en 2024 à 1,3% en 2025 et se maintiendrait proche de ce niveau en
2026. Au Royaume-Uni, le rythme de l’activité s’améliorerait de 1,1% à 1,3% en 2025, porté principalement
par la consommation publique, puis reviendrait à 1,1% en 2026, et au Japon, il s’accélèrerait de 0,1% en
2024 à 1,2% en 2025, puis ralentirait à 0,6% en 2026.
Dans les principaux pays émergents, la croissance s’accroitrait légèrement de 4,9% en 2024 à 5% en 2025
en Chine, soutenue par l’augmentation marquée des exportations, avant de baisser à 4,2% en 2026,
pâtissant des difficultés persistantes du secteur immobilier et de la faiblesse de la demande mondiale.
En Inde, l’activité resterait vigoureuse, avec une croissance qui passerait de 6,7% en 2024 à 7,1% cette
année puis à 6,2% en 2026. Quant au Brésil, la croissance décélérerait de 3% en 2024 à 2,5% en 2025,
puis à 0,9% en 2026, en lien principalement avec l’orientation restrictive de la politique monétaire et les
tensions commerciales. En Russie, elle devrait ralentir de 4,4% en 2024 à 0,6% en 2025, puis se situerait
à 0,7% en 2026.
Sur les marchés des matières premières, les cours du pétrole maintiendraient leur tendance baissière,
en raison d’une offre importante émanant des pays de l’OPEP+ et de la baisse prévue de la demande
mondiale. Le prix du Brent en particulier devrait revenir de 79,8 dollars le baril en 2024 à 68,5 dollars en
2025 puis à 65,2 dollars en 2026. Pour ce qui est du phosphate et dérivés marocains, le cours du DAP
devrait, selon les projections de la Commodities Research Unit, augmenter de 586 dollars la tonne en
2024 à 718 dollars en moyenne cette année puis à 720 dollars en 2026. Celui du TSP passerait de 436
dollars la tonne à 524 dollars, puis à 561 dollars en 2026. En revanche, le prix de la roche poursuivrait sa
tendance baissière, revenant de 214 dollars la tonne en 2024 à 202 dollars en 2025, puis à 183 dollars en
2026. S’agissant des denrées alimentaires, après le repli de 2% enregistré en 2024, l’indice FAO devrait
augmenter de 5,1% en 2025 et de 0,8% en 2026.
Dans ces conditions, l’inflation mondiale poursuivrait sa décélération pour ressortir à 2,9% cette année,
contre 3,7% en 2024, puis se situerait à 3,1% en 2026. Dans la zone euro, elle ralentirait de 2,4% en 2024
50
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
à 2,2% en 2025, et s’établirait à 2,3% en 2026, et aux Etats-Unis, elle passerait de 3% à 2,7% cette année,
avant de s’accélérer à 3,1% en 2026.
Concernant l’orientation des politiques monétaires, la BCE a décidé, à l’issue de sa réunion du 11 septembre,
de maintenir inchangés ses trois taux d’intérêt directeurs, soit la deuxième décision consécutive de statu
quo après un total de huit baisses depuis juin 2024, indiquant que l’inflation se situe actuellement autour
de l’objectif de 2% et que les perspectives restent globalement inchangées par rapport à celles de juin.
Les taux d’intérêt de la facilité de dépôt, des opérations principales de refinancement et de la facilité de
prêt marginal ont été ainsi maintenus à 2,00%, 2,15% et 2,40% respectivement. En revanche, invoquant
l’affaiblissement des créations d’emplois, la FED a réduit, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 septembre,
la fourchette cible du taux des fonds fédéraux de 25 points de base à [4%-4,25%]. Pour sa part, soulignant
une désinflation substantielle, la Banque d’Angleterre a décidé, lors de sa réunion du 17 septembre, de
maintenir inchangé son taux directeur à 4%.
Au niveau national, la dynamique des échanges extérieurs de biens et services devrait se poursuivre
sur l’horizon de prévision. Les exportations ressortiraient en hausse de 6,2% en 2025, portées
essentiellement par une augmentation des ventes de phosphate et dérivés, puis de 9,4% en 2026, tirées
par la reprise attendue du segment de la construction automobile. Les importations devraient, pour leur
part, s’accroître de 7,4% en 2025 puis de 7,1% en 2026, reflétant en particulier une forte progression des
acquisitions de biens d’équipement, en lien avec la dynamique de l’investissement qu’engendreraient
les grands chantiers lancés ou prévus. En parallèle, les recettes de voyages devraient maintenir leur
bonne performance, avec un accroissement de 11,3% en 2025 puis de 4,8% en 2026 pour atteindre 131,2
milliards. Quant aux transferts des MRE, ils afficheraient une légère amélioration de 0,6% en 2025 à 119,7
milliards, avant de s’élever de 4,8% en 2026 à 125,5 milliards. Dans ces conditions, le déficit du compte
courant devrait rester contenu, se situant autour de 2,3% du PIB en 2025 et de 2% en 2026, après 1,2%
en 2024. Concernant les IDE, les recettes sont supposées totaliser l’équivalent de 3,3% du PIB en 2025 et
de 3,5% en 2026.
Tenant compte des financements extérieurs prévus, les avoirs officiels de réserve devraient poursuivre
leur amélioration pour s’élever à 418 milliards de dirhams à fin 2025 puis à 434,5 milliards à fin 2026,
représentant des couvertures de 5 mois et 13 jours puis 5 mois et 19 jours d’importations de biens et
services respectivement.
S’agissant des conditions monétaires, après son ralentissement à 2,6% en 2024, le rythme de progression
du crédit bancaire au secteur non financier devrait marquer une hausse à 5,9% en 2025 et 2026. Pour sa
part, le taux de change effectif réel devrait ressortir stable au terme de l’horizon de prévision avec une
appréciation de 2,2% en 2025 et une dépréciation de 2,3% en 2026.
Pour ce qui est de l’activité économique, la croissance devrait s’accélérer de 3,8% en 2024 à 4,6% cette
année, puis se consoliderait à 4,4% en 2026. Cette évolution reflèterait une augmentation de de 5% de
la valeur ajoutée agricole en 2025, tenant compte d’une récolte céréalière estimée par le Département
de l’Agriculture à 41,3 millions de quintaux (MQx), suivie d’une hausse de 3,2% en 2026, sous l’hypothèse
d’un retour à une production céréalière moyenne de 50 MQx. Pour les activités non agricoles, elles
devraient maintenir leur dynamique, tirées notamment par les grands chantiers d’infrastructure et les
services non marchands, avec une progression de 4,5% en 2025 et en 2026.
Dans ce contexte, après la décélération à 0,9% en 2024, l’inflation continuerait d’évoluer à des niveaux
modérés, se situant à 1% en 2025 et à 1,9% en 2026. Sa composante sous-jacente ralentirait de 2,2% en
2024 à 1,1% en 2025, avant de remonter à 2% en 2026.
52
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
Pour ce qui est des principales économies émergentes, en Chine, la croissance devrait atteindre en 2025
l’objectif de 5% fixé par les autorités, grâce notamment à des exportations robustes, une dynamique
soutenue dans l’industrie manufacturière et les services, ainsi que le répit offert par la trêve tarifaire
prolongée avec les Etats-Unis. Toutefois, un ralentissement à 4,2% est attendu en 2026, attribuable à une
demande mondiale freinée par les tensions commerciales, ainsi qu’une demande intérieure atone, en
lien en particulier avec les difficultés du secteur immobilier. En Inde, l’activité resterait vigoureuse, avec
une croissance passant de 6,7% en 2024 à 7,1% en 2025 puis à 6,2% en 2026, à la faveur d’une bonne
saison agricole, des récentes baisses des taxes sur les biens et les services, d’une politique monétaire
accommodante, ainsi que d’une hausse de l’investissement portée par les dépenses publiques dans les
infrastructures. Au Brésil, le rythme de l’activité devrait se modérer de 3% en 2024 à 2,5% cette année
puis à 0,9% en 2026, en raison principalement de l’orientation restrictive de la politique monétaire et les
tensions commerciales. En Russie, après avoir atteint 4,4% en 2024, la croissance décélérerait à 0,6%
en 2025 et oscillerait autour de ce niveau en 2026. Les dépenses budgétaires plus élevées que prévu et
l’assouplissement monétaire rapide ne compenseraient que partiellement la dégradation de la confiance
des entreprises et les pressions accrues sur les exportateurs liées à l’appréciation du rouble.
Graphique 7.1 : Croissance dans la zone euro Graphique 7.2 : Croissance aux Etats-Unis
%
%
15
15
10 10
5
5
0
0
-5
-5
-10
-15 -10
T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations
Source : GPMN, août 2025.
Concernant les phosphates et dérivés, les cours des dérivés devraient connaître une hausse en 2025, en
lien avec la baisse de l’offre émanant notamment de la Chine en raison de la poursuite de ses restrictions
sur les exportations du DAP. En revanche, le cours de la roche poursuivrait sa tendance baissière, reflétant
essentiellement l’amélioration de l’offre. Dans ces conditions, les cours des dérivés d’origine marocaine
devraient, selon les projections de la Commodities Research Unit, s’accroitre à 718 dollars la tonne pour
le DAP et à 524 dollars pour le TSP en 2025, puis s’établir à 720 dollars et 561 dollars respectivement en
2026. Quant au phosphate brut, son prix diminuerait à 202 dollars la tonne en 2025, puis à 183 dollars
en 2026.
Pour ce qui est des prix des denrées alimentaires, après un recul de 2% en 2024, l’indice FAO devrait
repartir à la hausse, porté principalement par la progression des prix des huiles végétales, des viandes,
ainsi que des produits laitiers (en particulier du beurre). Dans l’ensemble, une augmentation de 5,1% est
attendue en 2025, suivie d’une hausse plus modérée de 0,8% en 2026. S’agissant en particulier du blé
dur américain, après une contraction de 26,7% en 2024, son cours devrait, selon les projections de la
Banque mondiale d’avril 2025, poursuivre sa baisse sur l’horizon de prévision, avec des replis de 2,1% à
263 dollars en 2025 et de 1,1% à 260 dollars en 2026.
Dans ces conditions, l’inflation mondiale poursuivrait sa décélération, revenant de 3,7% en 2024 à 2,9% en
2025, en lien notamment avec l’affaiblissement de l’activité économique et le recul des prix de l’énergie.
Aux Etats-Unis, le relèvement des tarifs douaniers devrait se répercuter sur les prix à la consommation,
l’inflation devant rester au-dessus de l’objectif de la Fed à 2,7% en 2025 et à 3,1% en 2026. Dans la zone
euro, l’inflation reviendrait de 2,4% en 2024 à 2,2% en 2025 et à 2,3% en 2026, en raison de la baisse des
prix de l’énergie, du ralentissement de la hausse des prix des services et de l’appréciation de l’euro. En
Chine, l’inflation resterait à un niveau proche de zéro en 2025, reflétant la baisse des prix des denrées
alimentaires et énergétiques, avant d’atteindre 1,2% en 2026, en lien avec une reprise graduelle de la
demande intérieure.
54
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
Graphique 7.3 : Prix du Brent Graphique 7.4 : Indice FAO des prix des produits alimentaires
(2017= 100)
USD/bl
120 200
100 180
80 160
60 140
40 120
20 100
0 80
T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations
Graphique 7.5 : Inflation dans la zone euro Graphique 7.6 : Inflation aux Etats-Unis
% %
10 10
8
8
6
6
4
4
2
0 2
-2 0
T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations Septembre 2025 Juin 2025 Réalisations
Source : GPMN, août 2025.
Baisse des taux directeurs pour la FED et statu quo pour la BCE et la BoE
La BCE a décidé, à l’issue de sa réunion du 11 septembre, de maintenir inchangés ses trois taux d’intérêt
directeurs, soit la deuxième décision consécutive de statu quo après un total de huit baisses depuis juin
2024, indiquant que l’inflation se situe actuellement autour de l’objectif de 2% et que les perspectives
d’inflation restent globalement inchangées par rapport à celles de juin. En outre, elle a souligné que
les portefeuilles du programme d’achats d’actifs (APP) et du programme d’achats d’urgence face à la
pandémie (PEPP) se contractent à un rythme mesuré et prévisible, l’Eurosystème ne réinvestissant plus
les remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance.
En revanche, après l’avoir maintenue inchangée lors de ses 5 précédentes réunions, la FED a décidé à
l’issue de sa réunion des 16 et 17 septembre d’abaisser de 25 points de base la fourchette cible du taux des
fonds fédéraux à [4%-4,25%], compte tenu du changement dans la balance des risques, ceux pesant sur
l’emploi ayant augmenté. Elle a en effet signalé une modération de la croissance de l’activité économique
au premier semestre, un ralentissement des créations d’emplois et une légère augmentation du taux de
chômage qui reste toutefois faible, ainsi qu’une hausse de l’inflation à un niveau demeurant quelque peu
élevé. Par ailleurs, elle continuera de réduire ses avoirs en titres du Trésor, en titres de créance d’agences
et en titres adossés à des créances hypothécaires.
Sur le marché de change international, l’euro devrait poursuivre son appréciation vis-à-vis du dollar
américain en 2025, ce dernier devant continuer de s’affaiblir sur le reste de l’année en raison principalement
de l’anticipation d’une baisse de la fourchette cible du taux des fonds fédéraux. La monnaie européenne
devrait, par la suite, se déprécier en 2026, compte tenu notamment du tassement attendu du différentiel
de taux entre la BCE et la FED et des difficultés économiques structurelles de la zone euro. Au total, l’euro
enregistrerait une appréciation de 4% face au dollar à 1,125 dollar en moyenne en 2025, avant de se
déprécier de 1,7% à 1,106 dollar en 2026.
Graphique 7.7 : Taux de change USD/EUR
1,30
1,25
1,20
1,15
1,10
1,00
T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Pour la campagne 2025/2026, et sous l’hypothèse d’une production céréalière de 50 MQx et d’une
évolution moyenne des autres cultures, la valeur ajoutée agricole devrait croitre de 3,2% en 2026.
56
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
En 2025, les exportations devraient augmenter de 6,2%, portées essentiellement par une amélioration de
27,2% des ventes de phosphates et dérivés à 110,7 milliards, tandis que les ventes du secteur automobile
devraient terminer l’année avec un recul de 0,8% à 156,3 milliards. En parallèle, le rythme de progression
des importations devrait s’accélérer à 7,4%, tiré par une augmentation de 14,8% des acquisitions de
biens d’équipement, en lien avec la dynamique prévue de l’investissement. S’agissant des recettes de
voyages, elles devraient maintenir leur dynamique, avec une hausse de 11,3% à 125,2 milliards. Les
transferts des MRE, quant à eux, s’inscriraient en légère hausse de 0,6% pour s’établir à 119,7 milliards.
Les recettes d’IDE devraient poursuivre leur bonne performance pour atteindre 55,9 milliards de dirhams,
soit l’équivalent de 3,3% du PIB après 2,7% en 2024.
Sous l’hypothèse de la concrétisation des financements extérieurs prévus, les avoirs officiels de réserve
devraient se renforcer à 418 milliards de dirhams à fin 2025, soit l’équivalent de 5 mois et 13 jours
d’importations de biens et services.
En 2026, les exportations s’amélioreraient de 9,4%, sous l’effet de la reprise prévue du segment de la
construction dont les ventes devraient bondir de 25,2%. De même, les ventes de phosphates et dérivés
devraient augmenter de 5,1% à 116,4 milliards. Quant aux importations, elles augmenteraient de 7,1%,
reflétant en particulier une progression de 12,5% des acquisitions de biens d’équipement. La facture
énergétique devrait, pour sa part, s’alléger de 2,5% à 94,4 milliards de dirhams. S’agissant des recettes
de voyages, elles devraient afficher une hausse de 4,8% à 131,2 milliards, alors que les transferts des
MRE devraient s’élever à 125,5 milliards, en accroissement de 4,8%. En ce qui concerne les recettes d’IDE,
les projections tablent sur un niveau équivalent à 3,5% du PIB en 2026. Tenant compte notamment des
tirages extérieurs prévus par le Trésor, les AOR devraient s’élever à 434,5 milliards à fin 2026, représentant
l’équivalent de 5 mois et 19 jours d’importations de biens et services.
En 2025, les recettes fiscales s’amélioreraient de 10,8%, reflétant des accroissements de 10,7% du
produit des impôts indirects et de 14% de celui des impôts directs. Les rentrées non fiscales, quant à
elles, enregistreraient un repli de 0,8%, impactées essentiellement par les baisses dans la rubrique des
« autres recettes » non fiscales de 43,6% et de celles des mécanismes de financement innovants de
0,8% à 35 milliards. En regard, les dépenses ordinaires devraient s’alourdir de 15%, avec notamment un
accroissement de 18,7% de celles au titre des biens et services. La masse salariale augmenteraient de
11,3% et les charges des autres biens et services de 32,9%. De même, les paiements d’intérêts de la dette
devraient progresser de 23,9%. En revanche, les dépenses de compensation devraient reculer de 40,9%
et celles d’investissement de 1,5% à 115,6 milliards, ou 6,9% du PIB.
En 2026, le produit fiscal devrait se renforcer de 5,9%, avec des hausses de 1,3% des rentrées des impôts
directs et de 8,4% de celles des impôts indirects. Pour leur part, les recettes non fiscales régresseraient de
1,2%, avec notamment un recul de 4,4% des ressources en provenance des EEP, celles des mécanismes
de financement innovants devant se maintenir à 35 milliards. En parallèle, les dépenses ordinaires
devraient s’alourdir de 4%, tirées principalement par les augmentations de 4,8% de celles de biens et
services et de 1% des charges en intérêts de la dette. La masse salariale s’accroitrait de 5,3% et les
dépenses au titre des autres biens et services de 4,1%. Les charges de compensation devraient s’alléger
de 23,6% à 11,5 milliards et celles d’investissement augmenter de 0,6% à 116,3 milliards.
58
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
hausse de 3,2% en 2026 sous l’hypothèse d’un retour à une récolte céréalière moyenne de 50 MQx.
Pour sa part, la croissance non agricole devrait s’établir à 4,5% en 2025 et en 2026, poursuivant ainsi la
dynamique favorable observée en 2024 où elle s’est située à 4,8%.
Graphique 7.8 : Prévisions de la croissance sur l’horizon de prévision (T2 2025 - T2 2027),
en glissement annuel*
(%)
20
15
10
5
0
-5
-10
-15
-20
T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
* Incertitudes entourant la prévision centrale avec des intervalles de confiance allant de 10% à 90%.
Graphique 7.9 : Prévisions de l’inflation sur l’horizon de prévision (T3 2025 - T2 2027)*
(%)
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
-1
-2
-3
-4
T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
* Incertitudes entourant la prévision centrale avec des intervalles de confiance allant de 10% à 90%.
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 Horizon de prévision 2025 2026
T3-2025 – T2-2027
Inflation 0,2 0,7 1,4 6,6 6,1 0,9 1,0 1,9 1,5 -0,1 0,1
Inflation sous-jacente 0,5 0,5 1,7 6,6 5,6 2,2 1,1 2,0 1,4 -0,1 0,2
Sources : données du HCP, calculs et prévisions BAM.
Graphique 7.10 : Evolution de l’inflation sous-jacente et de Graphique 7.11: Prévisions de l’inflation sous-jacente sur
l’output gap l’horizon de prévision (T3 2025 - T2 2027)*
% % %
9
2,0 9,0 8
1,5 8,0 7
1,0 7,0 6
6,0 5
0,5 4
5,0
0,0 3
4,0
-0,5 2
3,0 1
-1,0 2,0 0
-1,5 1,0 -1
-2,0 0,0 -2
-3
T1 2019
T3 2019
T1 2020
T3 2020
T1 2021
T3 2021
T1 2022
T3 2022
T1 2023
T3 2023
T1 2024
T3 2024
T1 2025
T3 2025
T1 2026
T3 2026
T1 2027
-4
T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
60
PERSPECTIVES À MOYEN TERME
Etats-Unis. Enfin, la persistance des conflits au Moyen-Orient et de la guerre en Ukraine pourrait fragiliser
davantage l’activité économique mondiale et perturber les chaines d’approvisionnement, en particulier
énergétiques.
Au niveau national, les principaux risques pour l’activité économique sont liés à la récurrence des
sécheresses et à l’aggravation du stress hydrique. En revanche, les chantiers lancés ou programmés dans
le cadre de l’accueil de manifestations sportives internationales peuvent avoir des effets d’entrainement
plus importants et engendrer un rythme plus rapide de la croissance. En ce qui concerne l’inflation,
les risques restent orientés à la hausse. Outre les pressions externes, des conditions climatiques
défavorables pourraient entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires.
62
ICM : Indice de Confiance des Ménages
IDE : Investissements directs étrangers
IMME : Industries Mécaniques, Métallurgiques, Electriques et Electroniques
INAC : Institut National d’Analyse et de Conjoncture
IPAI : Indice des Prix des Actifs Immobiliers
IPC : Indice des Prix à la Consommation
IPCX : Indice de l’Inflation sous-jacente
IPCXE : Indice des prix des biens échangeables inclus dans l’IPCX
IPCXNE : Indice des prix des biens non échangeables inclus dans l’IPCX
IPM : Indice des Prix à l’importation
IPPI : Indice des prix à la production industrielle
IR : Impôt sur le Revenu
ISM : Indice américain du secteur manufacturier
ISMP : Indice des Salaires Moyen dans le secteur Privé
Libor-OIS : London Interbank Offered Rate-Overnight Indexed Swap
LPL : Ligne de Précaution et de Liquidité
MEFRA : Ministère de l’Economie et des Finances et de la Réforme de l’Administration
MASI : Morocco All Shares Index
MSCI EM : Morgan Stanley Capital International, Emerging Markets
MRE : Marocains résidant à l’étranger
OC : Office des changes
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique
OCP : Office Chérifien des Phosphates
OMPIC : Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale
ONEE : Office National d’Electricité et de l’Eau Potable
OPCVM : Organisme de placement collectif en valeurs mobilières
PIB : Produit Intérieur Brut
SMIG : Salaire minimum interprofessionnel garanti
TCER : Taux de change effectif réel
TCN : Titres de créances négociables
TIB : Taux Interbancaire
TGR : Trésorerie Générale du Royaume
TPME : Très petites, Petites et Moyennes Entreprises
TSP : Triple Super Phosphate
TUC : Taux d’Utilisation des Capacités de Production
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
UE : Union Européenne
USD : Dollar Américain
VA : Valeur ajoutée
WTI : West Texas Intermediate
64
Graphique 5.2 : PIB par composante.......................................................................................................... 42
Graphique 5.3 : Contributions de certaines branches d’activité à la croissance ................................... 42
Graphique 5.4: Créations d’emplois par secteur........................................................................................ 43
Graphique 5.5 : Indice du salaire moyen dans le secteur privé .............................................................. 43
Graphique 5.6 : SMIG horaire en termes nominaux et réels.................................................................... 43
Graphique 5.7 : Output-gap global ........................................................................................................... 44
Graphique 6.1 : Inflation et inflation sous-jacente..................................................................................... 46
Graphique 6.2 : Contributions des prix des principales composantes à l’inflation................................ 46
Graphique 6.3 : Cours du Brent et indice des prix des carburants et lubrifiants .................................. 46
Graphique 6.4 : Indices des prix des biens échangeables et non échangeables ................................... 47
Graphique 6.5 : Contribution des produits échangeables et non échangeables
à l’inflation sous-jacente.................................................................................................... 47
Graphique 6.6 : Prévisions à court terme et réalisations de l’inflation ................................................... 47
Graphique 6.7 : Anticipations de l’évolution de l’inflation au cours
des trois prochains mois par les chefs d’entreprises ................................................... 48
Graphique 6.8 : Anticipations d’inflation par les experts du secteur financier
au cours des huit prochains trimestres........................................................................... 48
Graphique 6.9 : Déterminants de l’évolution future de l’inflation selon
les experts du secteur financier....................................................................................... 48
Graphique 6.10 : Principaux indices des prix à la production industrielle ............................................. 49
Graphique 7.1 : Croissance dans la zone euro........................................................................................... 53
Graphique 7.2 : Croissance aux Etats-Unis................................................................................................. 53
Graphique 7.3 : Prix du Brent...................................................................................................................... 55
Graphique 7.4 : Indice FAO des prix des produits alimentaires............................................................... 55
Graphique 7.5 : Inflation dans la zone euro............................................................................................... 55
Graphique 7.6 : Inflation aux Etats-Unis..................................................................................................... 55
Graphique 7.7 : Taux de change USD/EUR................................................................................................. 56
Graphique 7.8 : Prévisions de la croissance sur l’horizon de prévision, en glissement annuel ........... 59
Graphique 7.9 : Prévisions de l’inflation sur l’horizon de prévision ........................................................ 60
Graphique 7.10 : Evolution de l’inflation sous-jacente et de l’output gap............................................... 60
Graphique 7.11: Prévisions de l’inflation sous-jacente sur l’horizon de prévision................................. 60
66