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Cours Intégral

Le document présente une introduction à l'étude de l'histoire africaine, soulignant les difficultés d'écriture de cette histoire en raison de l'isolement géographique et des préjugés occidentaux. Il insiste sur l'importance de reconstituer l'histoire africaine à partir de sources écrites, orales et archéologiques, tout en adoptant des méthodes d'étude interdisciplinaire. Enfin, il affirme que l'Afrique a une place centrale dans l'histoire universelle, avec une riche préhistoire et des contributions significatives à l'humanité.

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Le document présente une introduction à l'étude de l'histoire africaine, soulignant les difficultés d'écriture de cette histoire en raison de l'isolement géographique et des préjugés occidentaux. Il insiste sur l'importance de reconstituer l'histoire africaine à partir de sources écrites, orales et archéologiques, tout en adoptant des méthodes d'étude interdisciplinaire. Enfin, il affirme que l'Afrique a une place centrale dans l'histoire universelle, avec une riche préhistoire et des contributions significatives à l'humanité.

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Histoire seconde, M.

Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

CHAPITRE I

INTRODUCTION A L’ETUDE
DE L’HISTOIRE AFRICINE

1
Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

LEÇON1 : INTRODUCTION A L’ETUDE DE L’HISTOIRE AFRICAINE (3 Heures)

OG1: Comprendre la problématique de l'étude de l'histoire africaine


OG2: Analyser les sources et les techniques d'études de l'histoire africaine.

INTRODUCTION

L’histoire est une science dont la finalité est de restituer à l’homme son passé.
Rétroviseur pour tout peuple, elle permet de restituer à l’homme un certain degré de certitude
morale nécessaire pour mieux comprendre l’environnement dans lequel il se trouve. La
restitution de ce passé n’est pas toujours aisée, notamment pour certaines régions comme
l’Afrique. En effet, de nombreuses difficultés entravent l’écriture du passé de ce berceau de
l’humanité. Il convient alors de se poser un certain nombre de questions lorsqu’on ambitionne
redonner à l’Afrique toute son historicité. Quelles sont les entraves à la connaissance du passé
de l’Afrique ? Quelle démarche faut-il utiliser dans la quête du passé de l’Afrique ? Autant
d’interrogations qui fonderont la présente analyse.

I-LA PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE DE L’HISTOIRE AFRICAINE


1- Les facteurs d’isolement de l’Afrique noire
L’Afrique subsaharienne du fait de son isolement par les facteurs naturels est restée
longtemps exclue de l’histoire connue de l’humanité. Le Sahara qui s’étend depuis les côtes
orientales jusqu'à l’océan Atlantique forme une barrière naturelle entre les peuples situés de
part et d’autre. Toutes fois ces peuples sont entrés en contact grâce aux routes caravanières.
La partie centrale du continent est recouverte d’une forêt dense inhospitalière, dont les
moyens et techniques de l’époque ne permettaient pas braver. A cela s’ajoute la rigueur du
climat qui a pour conséquence la détérioration des sources notamment archéologiques.

2- La conception stéréotypée1 de l’histoire


Pendant longtemps la conception occidentale de l’histoire voulait que l’histoire ne
s’écrive qu’avec des sources écrites. Une telle conception qui fait de l’écrit la charnière
principale de l’histoire remet en cause la quête de l’histoire de l’Afrique, continent de l’oralité
par excellence. Ainsi, en 1930 Hegel disait que l’Afrique n’est pas une partie historique du
monde ; sa partie nord appartient au monde européen ou asiatique. Il dit à cet effet : « ce que

1
Préconçu et sans fondement rationnel

2
Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

nous entendons précisément est un esprit ahistorique, l’esprit non développé qui est encore
enveloppé dans le conduit du naturel ».

Une telle pensée faisait aussi de l’histoire l’apanage des « peuples civilisés ». Ainsi
Coupland écrivait en 1928 dans Histoire de l’Afrique orientale : « Jusqu'à Livingstone, on
peut dire que l’Afrique proprement dite n’avait pas d’histoire. La majorité de ses habitants
étaient restées durant des temps immémoriaux 2 plongés dans la barbarie. Ils demeuraient
stagnant sans avancer ni reculer ». Ainsi dit, les races africaines proprement dites n’ont guère
participé à l’histoire telle que l’entendent les historiens. Il en est de même pour Gaxotte qui en
octobre 1957dans sa ¨Revue Paris¨ soutient que les peuples africains n’ont rien apporté ni rien
donné à l’humanité… Aussi, Charles André-Julien dixit dans ¨l’Afrique, pays sans
histoire¨ : « l’Afrique noire, la véritable Afrique se dérobe à l’histoire »

Ces auteures dans leur ensemble réfutent catégoriquement toute existence de l’histoire
du peuple africain. Pour eux, sans doute, il n’y a pas de raison d’associer l’Afrique à l’histoire
d’où une contradiction profonde. En effet, toutes ces thèses sont des préjugés racistes en ce
sens que l’histoire du passé se rattache à l’histoire européenne. Toutes ces paroles ont pour
but de créer chez les Africains, le complexe d’infériorité. L’histoire de l’Afrique a été
déformée par les Européens, d’où la nécessité de la reconstituer, de la corriger pour donner
des repères aux générations futures. L’histoire africaine doit être pour les nouvelles
générations, une source d’inspiration pour bâtir solidement le continent. Pour cela, nous
devons former des déracinés à partir de nos racines.

II- LA PLACE REELLE DE L’AFRIQUE DANS L’HISTOIRE UNIVERSELLE

L’Afrique a exercé depuis la préhistoire, un leadership sans discontinuer. Elle occupe


une place centrale dans l’histoire de l’humanité. Plusieurs sources d’études permettent
d’élucider l’existence et l’influence de l’Afrique dans l’humanité. De grands empires et
royaumes africains ont rayonné durant des siècles ; l’Egypte antique ou pharaonique illustre
aujourd’hui toute la clarté de l’histoire africaine. Et contrairement à ce que pense Hegel, on ne
saurait associer une partie de l’Afrique ni à l’Europe, ni à l’Asie. Même si l’écriture se faisait
rare, la première apparue au monde fut les Hiéroglyphes en Egypte, sans oublier les écrits
arabes. Aujourd’hui, la tradition orale permet encore à l’Africain de se repérer. Il n’est donc
pas pensable de dissocier l’Afrique de l’histoire du monde.

2
Qui est si ancien que la mémoire n'en garde pas de trace

3
Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

CONCLUSION

Les Européens ont pendant des décennies nié l’existence d’une histoire africaine,
fustigeant sa contribution à l’histoire universelle. Pourtant l’Afrique a bel et bien une histoire
qu’il con vient d’enseigner aux futures générations.

Face à toutes ces barrières, il est apparu important à la veille des indépendances de
redonner à ce continent une nouvelle histoire débarrassée des préjugés. Dans cette nouvelle
quête de nouvelles méthodes et diverses sources se sont révélés importantes.

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

Leçon 2 : LES SOURCES ET TECHNIQUES D’ETUDE DE L’HISTOIRE


AFRICAINE
INTRODUCTION
L’histoire est le récit des évènements passés ; de ce fait, elle commence par
le rassemblement des enseignements sur le passé. Pour le cas de l’Afrique, la
difficulté majeure est la prétendue absence de documents. Mais l’histoire africaine
existe et doit être réécrite car elle a été déformée par ignorance ou par intérêt. Pour
ce faire, il faut se référer aux différentes sources et techniques dont elle dispose.
I-Les sources d’étude de l’histoire africaines
L’Afrique est le berceau de l’humanité. L’homme inscrit son existence dans le temps
à travers les événements. Selon Joseph KI ZERBO : L’homme a rendu historique
tout ce qu’il a touché, du bois vulgaire aux bijoux le plus précieux. Partant de là,
l’Afrique dispose de nombreuses sources d’études de son histoire dont nous
distinguons trois principales :

1- Les sources écrites


Elles sont rares et mal distribuées dans le temps et dans l’espace. Du IXe
siècle au XVe siècle, le commerce transsaharien permit aux populations de l’Afrique
du Nord d’entrer en contact avec celles de l’Afrique occidentale. Ainsi ; c’est aux
auteurs arabes que l’on doit les principales sources écrites sur le soudan occidental.
A côté de ces sources, nous avons des sources d’origines locales, même si leur
langue d’écriture est l’arabe. Il s’agit de Tarikh el-Fettach et Tarikh es-Soudan.
Tarikh el-Fettach3, rédigé aux XVIe-XVIIe siècles retrace l’histoire du Soudan
occidental depuis l’arrivée de l’islam jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. Écrit vers 1650
par un érudit4 de Tombouctou qui a recueilli les traditions orales concernant le passé
de la région, Tarikh es-Soudan5 (« Histoire du pays des Noirs ») traite des grands
empires (Ghana, Mali, Songhaï), des souverains et des événements survenus dans
les vallées du Sénégal et du Niger depuis l’arrivée de l’islam ( XIe siècle). Ces
documents servent de référence de nos jours aux recherches historiques sur
l’Afrique occidentale. Il y a enfin les sources écrites suite aux contacts Europe –
Afrique à partir du XVIe siècle.

2-Les sources orales


Les propos qui font de l’Afrique une terre sans histoire ne sont que fallacieux.
L’Afrique à une histoire, elle est surtout orale. On définit la tradition orale comme
3
Mahmoud Kâti
4
Personne possédant des connaissances approfondies
5
Abderrahman es-Saadi

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étant un témoignage transmis oralement d’une génération à une autre. Elle diffère de
la source écrite par sa nature et par son mode de transmission. L’écrit est palpable,
lisible, l’oralité non. L’écrit est immuable, mais le témoignage verbale est
susceptible de modification et peut s’interrompre. La tradition orale est une source
essentielle pour tous chercheurs qui s’intéresse à l’étude de l’histoire de l’Afrique
noire, elle est la version originale de cette histoire.

3-Les sources archéologiques


En l’absence de documents et face à des contrés vides, l’archéologie apporte
des réponses aux questions à travers les fouilles archéologiques. Les vestiges qui
sont mis à jour permettent d’écrire des livres entiers sur l’histoire africaine. Les
fouilles archéologiques ont par exemple permis de connaitre la localisation précise
des capitales du Ghana et du Mali. Mais l’archéologie est trop scientifique et
nécessite de gros moyen financiers pour les recherches.

II-Les techniques d’étude de l’histoire africaine


L’écriture de l’histoire de l’Afrique nécessite que l’on se base sur un certain
nombre de principes qui puissent permettent d’aboutir à une histoire globale du
continent. Pour cela, il faut encourager l’interdisciplinarité qui permet de prendre en
compte toutes les informations nécessaires à l’écriture du passé. Il est par ailleurs
nécessaire de mettre l’accent sur une histoire continentale qui permet de dépasser
les barrières ethnocentriques, sources de conflits. Cette histoire doit être écrite par
des africains assoiffés de savoir, mais aussi par d’autres savants du monde animés
par le même esprit : celui de redonner à l’histoire africaine un nouveau visage. Cette
écriture doit se fonder sur le regard interne plus authentique, afin de préserver
intactes les réalités historiques.

Pour écrire cette histoire, il importe de :

- Collecter les informations : en se fondant sur un questionnaire élaboré selon


le thème d’étude. Dans la collecte des informations, on fait appel à de
nombreuses sources.
- Dépouiller les informations : on élabore des fiches en fonction des
informations recueillies. Chaque fiche contient une idée bien définie. On
regroupe les fiches qui traitent la même idée pour les confronter.
- Rédaction : on procède enfin à la rédaction du document suivant le plan.

CONCLUSION :

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Vu l’importance de l’histoire pour tout peuple, il est du devoir de chaque


africain de connaitre son histoire. La préhistoire africaine est riche d’événements.

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CHAPITRE II

LA PREHISTOIRE
AFRICAINE

LECON 1 : LES ORIGINES AFRICAINES DE L’HUMANITE (1 Heure)

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OG1: Comprendre les conditions géo-climatiques du quaternaire


OG2: Analyser les origines africaines de l’humanité

INTRODUCTION

L’histoire de l’homme est le fruit d’une longue évolution. Cette évolution a été
influencée par les conditions climatiques de la préhistoire. C’est en Afrique que le
sacre de l’évolution humaine se réalise avec l’apparition des premiers hommes.

II-LES CONDITIONS GEOCLIMATIQUES DU QUATERNAIRE


Les géologues divisent l’histoire de la terre en quatre grandes périodes : le
primaire, le secondaire, le tertiaire et le quaternaire. Le Quaternaire est la dernière
ère géologique. Elle est composée de deux périodes aux caractéristiques climatiques
différentes.

1) Le pléistocène (1,8 millions – 10 mille)

C’est la première période du quaternaire. Il s’agit d’une période froide en Europe.


Dans cette partie du monde on a quatre grandes glaciation durant le pléistocène :
Günz (1,8 millions-700 000) ; Mindel (650 000 – 350 000) ; Riss (300 000 –
120 000) ; Würm (80 000 – 10 300). A cette période en Afrique, le climat était
tempéré. La faune fuyait les régions froides pour se réfugier dans les régions
tropicales. L’Afrique a connu quatre périodes pluviales correspondant plus ou moins
aux périodes glaciaires. Ces périodes sont :

- Le Kaguerien (de la rivière Kaguera en Ouganda)>Günz ;


- Le Kamasien (Lac Kamasia de la Rift vallée en Afrique Orientale)>Mindel ;
- Le Kanjerien (Rivière Kanjera près du Lac victoria en Afrique orientale)>Riss ;
- Le Gamblien (Lac de Gambie) >Würm.

C’est dans cet environnement que l’animal aurait évolué lentement pour aboutir au
genre Homo, nos ancêtres directes.

2) L’holocène (10 mille à nos jours)

C’est la seconde période du quaternaire. Elle est considérée comme une époque
postglaciaire ou inter pluviale. Elle est marquée par un dégeldans les hautes
latitudes et une aridification progressive des zones tropicales. Cette évolution
climatique a marqué l’évolution de l’homme.

II-LES ORIGINES AFRICAINES DE L’HUMANITE

Les recherches archéologiques ont toutes prouvées que l’Afrique est la terre
sur laquelle les premières formes d’humanités se sont développées. La longue

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évolution a abouti autour de 7 millions d’années à l’apparition de la lignée humaine.


Cette lignée humaine regroupe l’espèce humaine et toutes les autres espèces ayants
une parenté plus proche de nous, c’est la famille des hominidés.

L’espèce humaine se caractérise par :

- La bipédie : elle développe des aptitudes à marcher sur deux pieds. Les
mains deviennent également courtes ;
- Evolution crânienne : la capacité crânienne augmente, passant à environ 300
cm3 (Chimpanzés) ; 1 600 cm3 pour l’homme moderne. Cela entraine un
aplatissement progressif de la face.
- L’essor de la science et de la culture : production d’outils, maitrise du feu,
essor de l’art…

Dans la famille des hominidés, la tribu des hominidés répondent mieux à ces
caractéristiques. Cette tribu est formée des Australopithèques et des Homo.

1) Les australopithèques

C’est en 1925 que Raymond Dart baptise le premier fossile africain découvert en
Afrique du Sud du nom d’Australopithecus africanus « grand singe méridional
d’Afrique ».

Les australopithèques ont évolué entre 7 et 1,6 millions d’années. Ils ont vécu
essentiellement au Sud, à l’Est et au Centre de l’Afrique. Surtout végétariens, ils
présentent un crâne à ossement relativement mince, un bourrelet 6au-dessus des
orbites, des mâchoires massives et robustes. On distingue deux formes
d’australopithèques :

- Australopithèque gracile (africanus) : 1 à 1, 25 mètres, 20 à 30 kg, volume


crânien : 430 à 600 cm3 ;
- Australopithèque robuste (3-7 million d’années) : il aurait disparu ;1,5
mètres, 40 kilos, volume crânien : 300 cm3.

L’évolution des australopithèques a abouti il y’a environ 2 millions d’années au genre


homo.

2) Le genre homo

Les homos avaient un cerveau plus gros (plus de 600 cm3), une bipédie plus
efficace, des mâchoires plus puissantes. Les principaux représentants de ce genre
sont :

- Homo Habilis : 2,5 millions d’années – 1,6 millions d’années. Il fabrique ses
outils, parle et est omnivore. Présent essentiellement en Afrique. Taille : 1,35
mètres, volume crânien : environ 800 cm3. Il fabrique des galets taillés.
6
Renflement de forme allongée

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
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- Homo ergaster : volume crânien : plus de 800 cm3, fabrique des bifaces, des
hachereaux. Il a vécu en Asie, en Europe. Son langage est plus développé.
- Homo erectus (environ 400 000 ans) : il est né de l’évolution des Homo
ergaster. Il est plus robuste avec une face plus réduite. Avec une taille de 1,70
mètres, volume crânien : 1250 cm3, il utilise le feu.

On trouve de nombreuses variantes : Atlanthrope en Afrique, Pithécanthrope en


Asie, pré néandertaliens.

- Homo sapiens : Hommes de Neandertal, volume crânien : 1200 à 1650 cm3.


Ils enterrent ses morts et a vécu de 200 000 à 30 000.
- Homo Sapiens Sapiens : ancêtre de l’homme moderne. Il crée l’art aménage
son habitat.

Conclusion
Les conditions climatiques de l’Afrique au quaternaire ont permis à l’homme
d’y apparaitre. L’Afrique est le berceau de l’humanité, c’est depuis l’Afrique que
l’homme a migré et colonisé tous les continents. La préhistoire africaine est la plus
riche et la plus longue du monde.

LECON 2: LES GRANDES PERIODES DE LA PREHISTOIRE AFRICAINE (3 H)

OG1: Comprendre la problématique du découpage de la préhistoire africaine

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OG2 : Analyser le paléolithique africain


OG3: Analyser le néolithique africain

INTRODUCTION

La préhistoire africaine est la plus longue. Cette période est marquée par
l’évolution technologique et morphologique de l’homme. Les limites de cette période
varient selon le critère pris en compte. Mais elle reste marquée par le paléolithique et
le néolithique. Quelle sont les critères de limitation de la préhistoire africaine ? Quel
regard peut-on porter sur le paléolithique et le néolithique africain.

II-LA PROBLEMATIQUE DU DECOUPAGE DE LA PREHISTOIRE


AFRICAINE

Les limites de la préhistoire varient selon le critère pris en compte. Les critères sont
nombreux.

1) Le critère climatique

Dans le domaine climatique on retient que la préhistoire africaine est marquée


par deux phases : une phase pluviale et une phase d’aridification.

La première phase est marquée par une importante pluviosité. Elle est composée
des périodes que sont le Kaguerien, le Kamasien, le Kanjerien, le Gamblien. Cette
première phase s’étend de 1,8 million à 10 mille ans.

La seconde partie correspond à une baisse de la pluviosité, elle débute autour de 10


mille avant J-C.

2) Le critère paléontologique

L’étude des restes vivants permet également de donner les limites de la


préhistoire africaine. En effet, les restes les plus anciens des premiers représentants
de notre espèce remontent à 7 millions d’années. Ces restes sont également
associés à des restes d’animaux. L’Afrique centrale, australe et orientale sont les
principales bibliothèques de ces premiers hommes.

3) Le critère culturel

Il est avec le critère paléontologique l’un des principaux critères de définition


de la préhistoire. En effet, la préhistoire est par excellence l’âge de la pierre.
Culturellement elle est marquée par la taille et l’utilisation de la pierre pour de
nombreux usage. Mais l’art de travailler cette pierre a varié et permis de déterminer
deux périodes qui sont le paléolithique : âge de la pierre taillée et le néolithique : âge
de la pierre polie. Ces deux périodes sont également distinctes par le mode de vie.

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

En effet, le paléolithique rime avec le nomadisme tandis que le néolithique rime avec
sédentarisation et bouleversement dans le mode d’organisation sociale.

II-LE PALEOLITHIQUE AFRICAIN

Le paléolithique africain est la plus longue du monde. Elle va de l’apparition


des premiers hommes donc de des premières civilisations à la découverte du
polissage il y a environ 10 000 ans avant J-C. C’est une période de nomadisme et de
prédation. Le paléolithique est composé de plusieurs parties dont les importantes
sont :

1) Le paléolithique inférieur (environ 2,5 millions à 0,2 millions d’années)

Il est dominé par l’Homo Habilis, Ergaster et Erectus. L’Homme se familiarise


avec les outils. Le paléolithique inférieur est caractérisé par la civilisation
Acheuléenne marquée par la fabrication de bifaces associés à des Hachereaux.
C’est durant cette période que le feu fut inventé (environ 400.000 ans).

2) Le paléolithique moyen (200.000 à 35 000 ans)

L’homo sapiens domine cette période. Il est l’auteur de la civilisation du


Moustérien. Grace à la technique du débitage Levallois, il fabrique des outils plus
minces et plus fins. Cet outillage est fixé sur des manches. Cela donne également
naissance à l’emmanchement. L’homme enterre ses morts et pense à un haut delà.
On a également trouvé des tombes avec des restes d’animaux ce qui laisse croire
que la croyance en une autre vie était déjà de mise.

3) Le paléolithique supérieur (35 000 à 10 000 ans avant J-C)

C’est la période des Sapiens-Sapiens. La spécialisation dans le travail lithique


progresse et l’homme fabrique des objets encore plus mince et précis grâce au
débitage laminaire. L’industrie utilise également les os pour fabriquer des harpons,
des aiguilles.

L’art se développe avec la peinture, la sculpture, la parure. Le paléolithique prend fin


avec le néolithique. Mais entre ces deux périodes se trouve une période
intermédiaire : le mésolithique. Elle est caractérisée par l’essor des microlithiques.

III-LE NEOLITHIQUE AFRICAIN (environ 10 000 ANS)

En plus de l’aridification progressif du milieu, il est caractérisé par l’apparition


de l’élevage et de l’agriculture. En outre on note une sédentarisation doublée d’un
grand changement social d’où la notion de révolution du néolithique. La production
voit alors le jour.

1) La révolution technique et économique

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L’outillage poli se généralise. Ces outils sont fins et plus pratiques. L’outillage
se multiplie avec la découverte de l’agriculture (6 à 5 000 ans), d’où la fabrication de
dabas, de charrue, de faucille, grenier, jarre. L’agriculture voit le jour il y a environ 6
millénaire avant J-C. Elle répondà un besoin de l’homme, celui de disposer de
nourriture en permanence. Ce même désir a été à l’origine de la domestication
animalière qui a donné naissance à l’élevage.

Toutes ces innovations ne sont pas sans conséquences

2) Les conséquences de l’évolution techniques et économique

La domestication a donné naissance à la sédentarisation qui elle-même a


donné naissance à des villes et au métissage. Cela donné également naissance au
troc. Le surplus de la production agricole entraîne une augmentation de la population
dans les villes et villages avec pour conséquence une migration des populations.

On assiste également à une spécialisation professionnelle avec la naissance des


castes (éleveurs, potiers…)à et la séparation des activités entre celles des hommes
et celles des femmes. Toujours sur le plan social, l’augmentation de la population
entraine l’apparition des chefs, des guerriers qui se portent garant de la société. La
sédentarisation entraine la naissance de la religion, de l’art.

Conclusion

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
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Leçon3: LA PREHISTOIRE EN AFRIQUE DE L’OUEST ET AU BURKINA FASO


(2 Heures)

OG1: Analyser la préhistoire au Sahara


OG2: Analyser la préhistoire en Afrique de l'Ouest
OG3 : Analyser la préhistoire au Burkina Faso

INTRODUCTION

La préhistoire de l’ouest africain s’inscrit dans le long processus de l’évolution


de l’homme en Afrique. Elle est relativement récente. Les manifestations de cette
période varient suivant les pays. Mais de façon générale, la préhistoire dans la
région a été marquée par les changements climatiques.

I-LA PREHISTOIRE AU SAHARA

1) Le paléolithique au Sahara

Le Sahara au paléolithique était une région humide. Cela est perceptible à


travers les restes de poissons et de batraciens présents dans les mares asséchées
du Tassili (Algérie), du Hoggar et de l’Adrar mauritanien. On y trouve par ailleurs des
restes d’arbres comme les oliviers et des gravures rupestres représentants des
animaux tels que des girafes, des bubales, des hippopotames. Grace aux peintures
rupestres, on sait également que les hommes ont occupé le Sahara durant cette
période. Les premières populations avaient des traits négroïdes avec des têtes
rondes.

Cependant le changement climatique au cours de l’Holocène donne un nouveau


visage au Sahara.

2) Le Néolithique au Sahara

Au néolithique, le Sahara a été marqué par un assèchement climatique qui


agit sur le mode de vie. Sur le plan humain, on note l’arrivée de nouvelles
populations pasteurs de profession et différentes des populations autochtones. Elles
sont considérées comme d’origines libyennes.

L’agriculture voit le jour entrainant la naissance des premiers paysans puis des
premiers villages. La poterie se développe par ailleurs.

L’assèchement pousse les hommes a se regroupé autour des points d’eau comme
le Nil ou à migrer vers le Sud. Cette migration s’accélère plus avec l’installation du
désert vers 4 500 ou 4 000 B.P

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II-LA PREHISTOIRE EN AFRIQUE DE L’OUEST

L’Afrique de l’Ouest recèle d’importants témoins d’un peuplement ancien. De


nombreux sites acheuléens ont été retrouvés. Ces sites renferment des bifaces et
des hachereaux œuvrent des Homo erectus chasseurs-cueilleurs vivant à proximité
des gisements de silex ou de quartzite.

Entre 90 000 et 20 000, on assiste à la mise en place de la civilisation de l’Atérien.


Elle est l’œuvre d’Homo sapiens originaire de l’Afrique du Nord. Cette période est
marquée par l’usage de la manche et la fabrication d’outils de plus en plus petits et
varies. On en trouve des traces sur le site de Mékrou (S-W du Niger), mais aussi en
Mauritanie, au Sénégal, au Mali.

3) Le néolithique

Les premières manifestations du néolithique Ouest africain se situent aux environ de


7 000 BP. Il s’agit d’abord de l’élevage hérité du Sahara central. La diminution
progressive des pluies favorise l’extension des zones de pâturage avec le recul de la
forêt.

L’agriculture apparait plus tard et est dominée par les céréales, notamment le mil.
Vers 3 000 BP, l’agriculture se généralise. On note cependant la poursuite de la
pêche autour des lacs aujourd’hui asséchés. Ces lacs secs sont riches en harpons et
sont présents au Niger, au Mali, en Mauritanie. L’art rupestre témoigne de la
présence de chasseur.

Au cours du dernier millénaire, le désert s’installe définitivement dans la partie Nord


et pousse les populations plus au Sud ou l’économie se développe notamment
l’agriculture grâce à l’usage accru du métal, le cuivre d’abord au Niger et en
Mauritanie puis le fer toujours au Niger.

La plus ancienne ville de l’Ouest africain naitra vers 2 300 BP au Mali (Djenné-
Djéno).

III-LA PREHISTOIRE AU BURKINA FASO

1) Le paléolithique

Le Burkina Faso recèle des traces de la présence humaine dès le


paléolithique. Cependant aucun reste humain n’a été encore découvert datant de
cette époque. Ces différents outils lithiques sont composés de hachereaux, de

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choppers et de choppingtools comme ceux des sites de Sindou. On y trouve aussi


des petites bifaciales, des racloirs et des grattoirs.

Au paléolithique moyen, les outils deviennent de plus en plus petits.

2) Le néolithique

Le néolithique commence autour de 6 000 BP et prend fin autour de 500 avant


J-C avec l’apparition du fer. Les principaux sites qui témoignent de cette époque sont
ceux de Rim près de Ouahigouya, Sindou, de Kawara près de Banfora, de Tin Akof,
Markoye, Oursi et Gargassa dans le Nord.

Sur ces différents sites les objets les plus fréquents sont en poterie. La poterie au
Burkina Faso date de 2 000 avant J-C. On y trouve aussi des haches et des
herminettes polies, des meules, des pilons et des mortiers. L’agriculture de
l’époque était dominée par les céréales (petit mil, sorgho). L’élevage était celui des
bovidés et de la volaille. La chasse, la cueillette et la pêche n’ont pas pour autant
cesser d’être pratiqué.

Conclusion

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Année scolaire 2015-2016

CHAPITRE III

L’AFRIQUE DE 3000 AVANT J-C


AU VIIe SIECLE APRES J-C
(L’Antiquité africaine)

LEÇON 1 : L’EGYPTE PHARAONIQUE (3 Heures)


OG1 : Comprendre les origines de l'Egypte pharaonique
OG2: Analyser l'évolution de l'Egypte pharaonique
OG3: Analyser la civilisation égyptienne

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Année scolaire 2015-2016

Introduction

La civilisation égyptienne a été l’une des plus anciennes et des plus durables
de l’antiquité, elle est née dans la vallée du Nil en Afrique du Nord-Est. Au cours de
quatre millénaires, elle a connu des périodes de grandeur et des phases de déclin.
Cette civilisation a marqué l’humanité par son organisation.

I-LES ORIGINES DE L’EGYPTE PHARAONIQUE

A la fin du néolithique, l’Afrique connu une période de détérioration climatique autour


de 3500 avant JC. Les Hommes se sont retrouvèrent ainsi autour du Nil. Ils
s’organisèrent en clan et se donnèrent des chefs. Les conquêtes entre clans ont
donné deux entités, la Haute Egypte au sud avec pour capitale Thèbes et la Basse
Egypte au Nord avec pour capitale Héliopolis. En 3000 avant J-C, Narmer roi de la
Haute Egypte unifia son royaume à celui de la Basse Egypte pour fonder un empire :
l’Egypte.

II-L’EVOLUTION POLITIQUE DE L’EGYPTE

1) L’ancien empire
L’ancien empire dure de 3500 à 2000 avant J-C. C’est la période de mise en
place des instruments politiques. La monarchie affirme sa puissance. Djoser
construit la première pyramide à degré. L’Egypte est divisée en 42 provinces dirigées
par des gouverneurs. Les principaux services publics sont misent en place pour
l’administration. Tout cela a permis l’épanouissement des troisième et quatrième
dynasties qui se sont signalées par les pyramides de Chéops, Khephren et
Mykérinos. A partir de la sixième dynastie, le pouvoir centrale connait des difficultés,
les gouverneurs veulent leur indépendance, la population paysanne réclame plus de
liberté car elle est écrasée par les impôts. L’Egypte est fragilisée, cette crise
débouche sur la désagrégation de l’ancien empire.

2) L’évolution du moyen empire

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
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Le moyen empire dure de 2000 avant J-C à 1580 avant J-C. sous la conquête
des princes de Thèbes, l’Egypte est réunie. C’est l’œuvre de Amenemhat 1 er, la
capitale est établit à Thèbes. Pour sécuriser l’empire des forteresses sont
construites. L’Egypte aménage des routes pour entretenir des relations
commerciales avec ses voisins.

Malgré cette stabilité, l’Egypte est à nouveau confrontée à des crises. A la mort de

Amenemhat IV, des crises de succession naissent ces crises fragilisent l’Egypte. Elle
est conquise par des populations Sémites : les Hyksos. C’est la fin du moyen empire.

3) L’évolution du nouvel empire

Le nouvel empire dure de 1580 à 1100 avant J-C. Sur appel des princes de
Thèbes, l’offensive contre les Hyksos est menée. La conquête et l’unité de l’Egypte
est réalisée par Ahmosis. C’est une période de grandes conquêtes ou l’Egypte
agrandit ses frontières. C’est également une période de grands pharaons tels que
Thoutmès III, Ramsès II. Mais malgré la stabilité de l’Egypte, à la mort de Ramsès II,
l’Egypte entre dans une période de crise illustrée par les querelles de succession, la
grogne des paysans, le pouvoir du clergé, les ambitions des gouverneurs de
provinces. L’Egypte est alors conquise par plusieurs Nations : les Libyens, les
Nubiens, les assyriens.

Sous la 26è dynastie, l’Egypte retrouve sa stabilité : c’est la basse période, dirigée
par la dynastie des Saïs. Mais à partir de 525 avant J-C, l’Egypte tombe sous la
décadence des conquêtes successives. Les Perses (525 avant J-C), les Grecs (332
avant J-C), les Romains (30 avant J-C) et les Turcs (641 après J-C).

II-LA CIVILISATION EGYPTIENNE

1) La société égyptienne

La société égyptienne est hiérarchisée. Chaque groupe de personnes occupe


une place déterminée par ses activités, sa richesse et son pouvoir. Le Pharaon

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

assimilé à un dieu se trouve au sommet de la pyramide les paysans et les esclaves


referment la marge. Mais cette hiérarchie n’empêche pas le passage de quelqu’un à
un niveau supérieur.

2) L’agriculture dans l’économie égyptienne

La civilisation égyptienne fut une civilisation agraire. L’Egypte devait sa


prospérité à l’agriculture, elle se pratiquait en fonction du régime du Nil. Le Scribe
partageait la terre aux paysans qui la cultivaient au nom du Pharaon.
Les égyptiens avaient développés l’irrigation, ils utilisaient plusieurs outils : charrue,
faucille. Les paysans cultivaient entre autres le blé, les fruits et légumes, des plantes
médicinales etc.
3) La religion égyptienne
La religion occupe une place très importante dans la vie des Égyptiens. Les
égyptiens étaient polythéistes. Chaque grande ville possède ses propres dieux, mais
le dieu du Soleil, Rê, était vénéré partout. Le culte était rendu par les prêtes. Les
égyptiens croyaient à la vie après la mort, ils pratiquaient donc le culte des morts. Le
mort était embaumé et momifié avant d’être placé dans sa dernière demeure :
pyramides, hypogées, caveaux.

4) L’art égyptien
La civilisation égyptienne a développé un art dont on peut encore admirer les
vestiges de nos jours. Dans le domaine de l’architecture, les réalisations furent
nombreuses (temples, pyramides). L’art égyptien se manifesta également dans la
sculpture, et les fresques. L’art égyptien était principalement tourné vers la religion.

Conclusion

Pays du Nil, terre des dieux, des pyramides et des pharaons, l’Egypte est un
pays au passé glorieux. Malgré les différentes crises qu’elle a traversées, elle est
restée l’une des premières grandes civilisations de l’humanité.

Leçon2 : Les rapports entre l'Egypte et le reste du monde (3h)


OG1: Comprendre les rapports politique, économique et social entre l’Egypte, la Nubie et Aksoum
OG2 : Analyser l'héritage de l'Egypte pharaonique

Introduction

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Située entre le monde méditerranéen, désertique soudanais, l’Egypte


pharaonique a eu de solides relations avec ses voisins. Elle a mis en place une
brillante civilisation qui n’a cessé d’émerveiller l’humanité. Quels sont les legs de
cette civilisation ?

I-LES RAPPORTS ENTRE L’EGYPTE ET L’AFRIQUE

1) Les relations entre l’Egypte la Nubie et Aksoum

Entre l’Egypte et ses voisins du Sud ont existé de solides relations.

Sur le plan politique, l’Egypte a mené des conquêtes sous la direction des
premières dynasties. Djoser fut le premier à pénétrer en Nubie. L’emprise politique
égyptienne sur la Nubie resta forte jusqu’au déclin de l’Egypte. La Nubie était pour
l’Egypte une région très utile sur le plan militaire. Avec le déclin de l’Egypte, les
Koushites prennent le contrôle de l’Egypte en instaurant la XXVe dynastie après
avoir chassé les libyens.

Sur le plan économique, la Nubie et Aksoum ont servi de terre de ressource


pour les pharaons : encens, ébène, ivoire, or, esclaves.

Sur le plan socio-culturel, de nombreuses relations ont existé entre les


peuples de la vallée du Nil, notamment à travers le commerce. La civilisation
égyptienne a grandement influencé celle de ses voisins. Ainsi on retrouvait des
temples ou les divinités égyptiennes telles que Hathor, Thot, Amon, Isis étaient
adorées.

L’art soudanais était influencé par celui de l’Egypte illustré entre autres par la
présence des pyramides, des hypogées.

2) L’Egypte et le reste du monde

De nombreuses similarités existent entre les cultures africaines et celles du monde


pharaonique. En effet, sur le plan artistique on peut évoquer les masques d’or baoulé
avec une barbe postiche, a cela s’ajoute les cheveux tressés en nattes.

Sur le plan social et politique, les sociétés africaines présentent certaines


caractéristiques identiques à celle de l’Egypte. Avec le déclin de l’Egypte, certaines
populations migrèrent plus au Sud de la vallée du Nil, contribuant à la propagation de
la civilisation de l’Egypte.

II-L’HERITAGE DE L’EGYPTE

1) L’apport culturel

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La civilisation égyptienne n’a cessé d’émerveiller l’humanité. Les pyramides


de Gizeh, de Saqqarah, les temples-cavernes d’Abu Simbel construit par Rames II,
les hiéroglyphes sont autant de merveilles que l’Egypte a légué à l’humanité.

La mise en place de ces monuments témoigne du savoir-faire égyptien (bibliothèque


d’Alexandrie comportant plus de 700 000 livresbrule en 48-49 avant J-C)

Les égyptiens ont développé l’écriture et son support, le rouleau de papyrus, la


peinture.

2) L’apport socio-économique

Sur le plan socio-économique on doit entre autres aux égyptiens, le système


qui permet de mettre en valeur les terres désertiques ; l’organisation monarchique
centralisée ; la métallurgie du cuivre ; la pratique de la momification témoin d’une
grande maitrise de la médecine ; usage de la balance ; usage de monnaie
notamment en cuivre.

Conclusion

Leçon3 : La métallurgie en Afrique et ses conséquences (2h)


OG1 : Comprendre la problématique de l'origine et de la diffusion de la métallurgie ancienne en Afrique

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OG2 : Analyser les conséquences socio-économiques, culturelles et politiques du travail du fer en Afrique.

Leçon présentée en exposé

LEÇON4 : L’AFRIQUE A LA VEILLE DE LA PENETRATION MUSULMANE

OG 1 : Analyser les échanges et les migrations en Afrique.

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OG 2 : Analyser la carte des religions en Afrique

Introduction

Les populations africaines ont très tôt développés de nombreux cultes. A la


veille de l’occupation musulmane, les religions africaines connaissent un essor. C’est
également une période marquée par le développement du commerce et des
migrations de populations.

I-LES MOUVEMENTS DE POPULATIONS

1) Les routes et les échanges

Les voies maritimes et routières ont servi de moyens de communication et


d’échanges entre l’Afrique et le reste du monde.

Trois grandes voies terrestres reliaient le Nord du continent au reste du continent :

 La route du Nil : de la région du Delta, elle aboutit au Tchad et au lac


Victoria.
 La route du Fezzan (Lybie) : elle reliait l’Afrique du Nord à la boucle du
Niger et au pays Yorouba à travers le Bénoué. C’est à travers cette voie que
l’islam va atteindre le reste du continent.
 La route du Sud marocain : de Marrakech, elle aboutit en Afrique
occidentale à travers Aoudaghost dans le Ghana (empire).
En plus de ces grands axes routiers, il existait des routes secondaires qui reliaient
les cotes aux pays de l’intérieur du continent ou les grandes villes entre elles.

Le commerce maritime était par ailleurs développé. Les grands fleuves tels que le
Niger et le Congo ont servi de moyens de communication. Il était aussi prospère
notamment à l’Est du continent.

Les populations exerçaient le commerce avec les arabes de la cote de Zanzibar, les
européens et les populations d’Asie. La mer rouge et l’océan indien ont servi de
voies d’échanges.

Le commerce portait sur de nombreux produits dans les relations Nord-Nord. Les
populations du Sud vendaient de l’or, de l’ivoire, de l’ébène, des esclaves etc… aux
caravaniers du Nord. Ces derniers apportaient du sel, du cuivre, des dartres, des
tissus, du blé etc…

A l’Est du continent, les africains échangeaient l’or, les esclaves, l’ivoire contre les
épices, les bijoux, les tissus, les objets d’arts…

Entre les royaumes, les populations pratiquaient un commerce fructueux. Le troc a


d’abord été utilisé avant l’usage généralisé de la Cori.

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En plus de l’essor économique, la période est également marquée par les


mouvements de populations.

2) Les migrations

Le développement des échanges commerciaux a entrainé l’essor de


nombreuses villes. Ces villes sont alors devenues des centres importants vers
lesquels migrèrent de nombreuses populations. La puissance grandissante des
berbères au Nord du continent poussa les populations à la lisière de la forêt. Le plus
important de ces mouvements migratoires a été celui des bantou. Partis autour de la
région du lac Tchad, ils migrèrent successivement pour s’implanter dans le bassin du
Congo et plus tard dans celui du Zambèze.

Ces mouvements migratoires contribuaient à renforcer le phénomène religieux.

II- Les religions


1) En Afrique Orientale et Septentrionale

L’Afrique est un continent profondément religieux. Les religions traditionnelles


étaient largement répandues. En Afrique Orientale et Septentrionale, la veille de la
pénétration de l’islam est marquée par la propagation de la religion chrétienne à coté
de laquelle subsistent de nombreux cultes traditionnels. Au cours du IVème siècle, la
nouvelle religion se propagea dans le royaume. Au VIème siècle, les nubiens
reçoivent la bonne parole. En Ethiopie, le christianisme s’implante fortement.

2) En Afrique noire

Les religions traditionnelles sont surtout par leurs caractères familiers. En


effet, elles accompagnent l’homme en tout temps et en tous lieux. L’Homme noir est
conscient de l’existence d’un esprit suprême créateur de l’univers. Exemple : « ntu »
chez les bantous, « wendé » pour les moosé. Pour mieux s’épanouir, l’Homme doit
vivre en harmonie avec les différents facteurs auxquels il est soumis. Les ancêtres
jouent un rôle important dans cette conception religieuse. Il assure le lien entre les
vivants et les forces divines. C’est ce qui explique le culte des morts dans nos
sociétés. L’Homme pour échapper aux forces du mal doit veiller à ce culte. Il doit
également faire des sacrifices et des invocations pour se protéger. Les religions
traditionnelles africaines sont également collectives. En effet, dans la communauté,
chaque village ou chaque famille a son panthéon peuplé d’ancêtres vénérés. Tout
est religion en Afrique noire de la naissance à la mort. L’Homme voue un culte à ses
ancêtres et aux forces invisibles.

Conclusion

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CHAPITRE IV

L’AFRIQUE DU VIIème
AU XVIème SIECLE

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Leçon1: La pénétration de l’islam en Afrique


OG 1 : Analyser la pénétration de l'Islam en Afrique du Nord
OG2 : Analyser le mouvement Almoravide
OG 3 : Analyser la pénétration de l'Islam en Afrique au sud du Sahara.

Introduction

Né en Arabie Saoudite, l’islam s’étend en Afrique, en Asie puis en Europe.


Elle s’est propagée d’abord en Afrique blanche à travers les voies caravanières.

I- L’islam en Afrique du Nord et ses conséquences


1) L’islamisation de l’Afrique du Nord

Dès la deuxième moitié du VIIème siècle, l’islam pénètre en Afrique à travers


l’Egypte. De là, elle s’est propagée le long de la côte méditerranéenne. Les
musulmans occupent Tripoli et Tunis après avoir fondé en 670 la ville de Kairouan.
L’Algérie et le Maroc sont sous domination musulmane avant la fin du VIIème siècle.
L’Egypte conquise devient une province musulmane. En 716, le Khalif remplace les
fonctionnaires chrétiens par des musulmans. L’Egypte devient indépendante en 868
grâce à Ahmad Ibn Tulan. Malgré la résistance des berbères, les musulmans
avancent l’empire musulman notamment à l’Est du continent.

2) Les conséquences de la conquête Arabe

Les arabes dominaient l’Afrique du Nord et accordaient peu de respect aux


berbères. Les populations locales seront soumises à l’impôt et à l’esclavage. Au
IXème siècle, éclate une révolte générale au nom du kharidjisme. La révolte qui
éclate au Maroc permet la création des Etats berbères indépendants. Dès le VIIIème
siècle, les Etats de Sidjilmasa et Tahert en deviennent. Le Maroc est sous la
domination des Idrissides (dynastie arabe qui a régner sur le Maroc de 788 à 917)
dont le fondateur est Idriss 1er devient indépendant en 786.

En Tunisie, l’avènement de la dynastie Aghlabide fondée en 800 par Ibrahim Ibn El


Aghbab général musulman. La ville devient un religieux, politique mais aussi culturel.

En Egypte, les Fatimides vont s’y installés au Xème siècle. Le Caire devient un
centre commercial important où vont s’échanger les produits du monde noir et arabe.
En Egypte sous domination Turcs.

II-Le mouvement almoravide


1) Origine et évolution

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Ce mouvement est né dans une ile de la côte méditerranéenne. Vers 1035, le


chef de la tribut berbère Lemtuma Yahya Ibn Ibrahim fit un pèlerinage à la Mecque.
De retour, il s’arrête à Kairouan et entre en contact avec les savants de cette cité. Un
sage Abdallah Ibn Yacine est mis à sa disposition. Ils décidèrent de renforcer la foi
de sa tribut superficiellement islamisée mais fut face à l’opposition de la population.
Pour mieux pratiquer sa religion, il se retira dans une ile fortifiée de la Mauritanie. En
1042, les almoravides se lancèrent dans un djihad contre les populations animistes.
Yaya Ibn Oumar, Abou Bakr et Abdallah Ibn Yacine dirigèrent les principales armées.
En Afrique du Nord, ils occupèrent Sidjilmassa entre 1053 et 1055. Dans la conquête
du Maroc, Abdallah Ibn Yacine fondateur du mouvement mourut. En 1066, ils
imposèrent l’islam au Maroc mais surtout en Afrique Occidentale. Ils contribuèrent au
déclin du Ghana en occupant sa capitale. Ce mouvement n’aura vécu qu’un siècle et
il eut de nombreuses conséquences.

2) Les conséquences

Religieusement, on note l’expansion de l’islam notamment dans l’empire du Ghana.

Economiquement, la paix almoravide contribua à l’essor du commerce transsaharien.


Une monnaie, le dina almoravide fut créé.

Politiquement, on note l’unification d’une vaste région du Sud marocain en Afrique


Occidentale.

III- L’islamisation de l’Afrique subsaharienne


1) L’islam en Afrique Occidentale

Les populations de cette région sont les premiers à recevoir l’islam. A travers
le commerce, l’islam gagna de nouvelles régions. L’empire almoravide contribua
aussi à renforcer l’implantation de l’islam, en effet, Il s’implanta dans les cités
commerciales ou arabes et locales. Tombouctou, Djenné, Walata environ 1224
deviennent très vite des centres religieux dotés d’écoles coraniques. Cependant son
expansion rencontre de sérieuses difficultés dans cette région. Au moogho, l’islam
peine à s’implanter, les moosé ont résisté au djihad organisé par les Songhaï au
XVème siècle. Pour fuir, les populations n’hésitaient pas à se déplacer. Mais en dépit
de leur conviction, ils continuaient leur religion traditionnelle.

2) L’islam au Soudan Central

Elle s’étendait du lac Tchad à la rive Est du fleuve Niger. L’islam pénètre dans
le monde Haoussa à travers la cité de Kano au VIIème siècle. Mais il faudra attendre
le XIXème siècle pour que l’islam retrouve sa vigueur Ousmane Dan Fodio qui
soumit massivement les populations au djihad. Au Kamen Bornou, il est présent dès
le XIème siècle grâce aux commerçants arabes.

Conclusion

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Leçon 2: L'Empire du Ghana : évolution et civilisation (2h)


OG 1 : Comprendre l'évolution de l'empire du Ghana

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OG2 : Analyser la civilisation de l'empire du Ghana

Introduction

L’empire du Ghana fait partir des premiers empires d’Afrique noire. Il


s’étendait sur les territoires actuels de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal

I-Origines et évolution de l’empire du Ghana


1) Les origines

Le Ghana a été fondé au IVème siècle par les Soninkés sous le nom
d’Ouagadou. La création de l’empire remonte au VIIIème siècle avec la prise du
pouvoir par Kaya Manga Cissé. Il conquit de nouveaux territoires et agrandit l’empire.
Koubi Saleh fut la capitale de l’empire.

2) L’évolution

Arrivé au pouvoir, Kaya Manga Cissé agrandit l’empire. Il conquit la cité


d’Aoudaghost qui était un grand centre commercial. L’empire atteint son apogée
entre la fin du Xème siècle et le début du XIème siècle. Il s’étendait du nord au sud
sur les territoires actuels de la Mauritanie et du Mali et à l’ouest sur le territoire de
l’actuel Sénégal.

Dans la seconde moitié du XIème siècle, l’empire connait des problèmes internes.
Les Almoravides envahirent l’empire. Ainsi ils occupèrent Aoudaghost en 1054 puis
Kombi Saleh en 1076. En 1203, le royaume Sosso prit le contrôle de l’empire. En
1240, le Ghana devient vassal de son voisin l’empire du Mali.

II- L’organisation socio-politique de l’empire


1) L’organisation politique

L’empire du Ghana était dirigé par les Tounka. Ils vivaient dans un château en
pierre à Koumbi Saleh la capitale.

Le Tounka était respecté comme un Dieu. Il rendait la justice et dirigeait l’armée. Le


Tounka était aidé par un gouvernement composé de nobles et de lettrés arabes.

2) L’organisation sociale

La société était organisée en plusieurs clans. Le clan des nobles, il était


composé de quatre (04) familles :

- Les Tounkara : c’est le premier clan celui du Tounka


- Les Souba : c’est le clan des serviteurs du roi
- Les Kagoro : ils formaient l’élite militaire (les meilleurs soldats)
- Les Magasi : ils formaient la cavalerie

31
Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
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En plus du clan des nobles, on avait le clan des paysans et celui des esclaves.

III- L’organisation économique et administrative


1) L’économie du Ghana

L’économie du Ghana reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce. Les


paysans produisaient du blé, du mil, de l’igname, du coton, etc… Les éleveurs
élevaient des animaux tels que les moutons et les bœufs.

Le commerce transsaharien était développé dans les grandes villes, on échangeait


des produits venus d’Afrique du nord tels que les tissus, les dattes, du sel, etc…
contre les produits de l’Afrique noire tels que l’ivoire, les esclaves et surtout l’or. Le
Ghana produisait beaucoup d’or dans les villes de Bambouk et de Bouré.

2) L’organisation administrative

L’empire était divisé en royaumes, provinces et villages. La capitale était


directement dirigée par le Tounka. Les provinces étaient dirigées par les princes. Les
royaumes vassaux étaient dirigés par des chefs qui devaient un tribut au Tounka et
apportaient des soldats en cas de besoins.

Conclusion

L’empire du Ghana a été créé au IXème siècle. C’était un puissant empire


dont l’économie reposait sur le commerce de l’or. Les attaques des Almoravides ont
entrainé le déclin de l’empire à partir du XIème siècle.

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Leçon3 : L’Empire du Mali : évolution et civilisation (2h)


OG1 : Comprendre l'évolution de l'empire du Mali
OG2 : Analyser la civilisation de l'Empire du Mali

Introduction

Au XIII è siècle, un nouvel empire nait sur les cendres de l’Empire du Ghana :
l’Empire du Mali. C’est l’un des empires noirs les plus connus.

I- Les origines du Mali

1) Le Mali avant Sundjata.

L’histoire du Mali est connue à travers la tradition orale et les récits des
voyageurs arabes (Ibn Batouta et El Bekry). Le Mandé berceau, du Mali était un pays
surtout peuplé de Malinké, de Bambara et de Sarakolé et de Peulh. Le Mandé était
composé de trois (03) grandes provinces : la province du Do dirigée par les Condé,
du Bouré dirigée par les Camara. La province du Kangaba était dirigée par trois
grandes familles : les Konaté, les Traoré et les Keita. Vers 1050, les Keita
s’imposèrent aux autres clans et fondèrent un nouveau royaume. Naré Famaghan
Keita règna sur le royaume de 1210 à 1225. Cependant le royaume était dominé
par celui de Sosso. Les Malinké firent appel à Soundjata (fils de Naré Famaghan
Keita) pour se défaire de la domination du royaume de Sosso.

2) Soundjata Keita et la fondation de l’Empire du Mali.

Sundjata Keita, fut le vrai fondateur de l’Empire du Mali. Fils de Naré


Famaghan et de Sogolon Kédiougou, Soundjata, mena une enfance difficile avant
de devenir un brave guerrier. En 1235, à la batail de Kirina, l’armée de Sundjata
battit celle de Sossso. Soundjata libéra ainsi son pays de la domination du royaume
Sosso. Proclamé Mansa (Roi) à Kourounka Fougha, Soundjata agrandit
considérablement son Empire à travers la conquête du Ghana, du Sosso, du
Tékrour, du Galam, du Bambouk, du Boundou, de la Casamance et la Gambie. Il
règnait sur un vaste territoire allant du Boucle Niger à l’océan Atlantique de 1235 à
1255. Soundjata mourut en 1255. Les successeurs les plus connus de Soundjata
furent : Mansa Oulé, Sankoua, Aboubacar II et Kankou Moussa.

3) L’apogée et le déclin de l’empire

En 1312, Kankou Moussa accéda au trône et porta l’Empire à son apogée.


Fidèle Musulman, il effectua un pèlerinage à la Mecque (1324-1325) et fit connaitre
l’empire du Mali dans le monde arabe et en Europe. Il agrandit son Empire par la
conquête de Tombouctou et Gao. Le commerce transsaharien se développa. L’islam
se répandit à travers l’empire. Kankou Moussa fit régner sur le Mali, l’ordre et la

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

justice, Il mourut en 1332. Son fils Maghan 1er lui succéda (1332-1336). Après le
règne Maghan 1er le trône revint à son oncle Mansa Souleymane (1336-1357), frère
de Kankou Moussa. Mansa Souleymane mourut en 1357 en laissant derrière lui un
vaste Empire et difficile à gouverner. L’empire entra dans une longue phase de
déclin à partir du XIV è siècle. Des crises de succession et des attaques extérieurs
(attaques des moosé) affaiblissent énormément l’Empire. Les états vassaux prirent
leurs indépendances. Au XVII ème siècle, l’Empire du Mali était réduit au royaume du
Mandé.

II-L’organisation de l’empire

1) L’organisation politique et administrative

L’Empire était sous la domination du souverain (le Mansa). Les provinces


étaient commandées par les Farin. Les états vassaux étaient autonomes, mais
soumis à l’autorité du Mansa. Le Mansa était le chef suprême de la justice. La
défense de l’empire était assurée par une puissante armée.

2) L’organisation sociale

La société était bien organisée. Elle comprenait les nobles (Horons), les
hommes de caste et les esclaves. Les nobles étaient repartis en plusieurs clans et
ils occupaient les plus importantes fonctions. Les hommes de caste (forgerons,
griots, tisserands) jouaient un rôle de médiateur, de conseillers dans la société et à la
cour. Les esclaves cultivaient la terre pour leurs maîtres. Les griots, étaient à la fois
poètes et historiens, animaient la vie. L’islam était développé dans les grandes villes
(Gao, Tombouctou, Djenné).

3) L’organisation économique

Les activités économiques étaient très variées. L’agriculture, l’élevage, la


pêche, la chasse, les mines et l’artisanat constituaient les activités importantes. L’or
était extrait au Bouré, au Bambouk et au Galam, le sel était extrait à Teghaza, le
cuivre au Diara. L’artisanat (bijouterie, tissage, cordonnerie, poterie) était pratiqué
par des hommes de caste. Le commerce était exercé par les Wangara. Le
commerce transsaharien fit la prospérité des villes telles que Tombouctou, Oualata
et Gao. Les ressources financières provenaient essentiellement des impôts versés
par les exploitants d’or et des taxes douanières. Les Farin collectaient les impôts
pour le Mansa.

Conclusion

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

L’empire du Mali a vu le jour règne sous le règne de Soundjata. C’était un puissant


empire qui s’est imposé en Afrique occidentale. Mais les conflits de succession et les
attaques extérieures finissent par ruiner l’empire au XIV siècle.

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

Leçon4 : l'Empire Songhaï: Evolution et civilisation (2h)


OG1 : Comprendre l'évolution de l'Empire Songhaï
OG2 : Analyser la Civilisation de l'Empire Songhaï

Introduction

Après le déclin du Ghana puis du Mali, un nouvel empire émerge dans la


boucle du Niger : l’empire Songhaï. Il existera jusqu’au XVI e siècle.

I-Les origines et l'évolution sociopolitique du Songhaï

1) Les origines du Songhaï

L’empire Songhaï était habité par des agriculteurs (Gabibi), des chasseurs
(Gow) et des pêcheurs (Sorko). Vers le VIème siècle, les Sorkos fondèrent le
royaume de Koukia. Au VIIème siècle, le royaume de Koukia était dirigé par la dynastie
des Dia. La capitale du royaume fut installée à Gao. En 1325, un soldat de Kankou
Moussa s’empare de Gao, mais en 1337, les princes Ali Kolen et Souleymane Nar
qui étaient retenus en otages au Mali parvinrent à s’échapper pour rejoindre le
Songhaï. Ali Kolen prit le pouvoir et fonda la dynastie des Sonni. En 1464, Sonni Ali
Ber prit le pouvoir, il dota le royaume d’une puissante armée et conquit de nouveaux
territoires (Djenné en 1477 et Tombouctou en 1480). Sonni Ali Ber mourut en 1492,
laissant derrière lui un grand empire.

2) L'évolution sociopolitique du Songhaï

A la mort de Sonni Ali ber, son fils Sonni Bakary Baro lui succéda. Mais Mohamed
Touré, chef de guerre de Sonni Ali Ber s’empara du pouvoir en 1493 et fonda la
dynastie des Askia. Il régna de 1493 à 1528 sous le nom d’Askia Mohamed. Askia
Mohamed était un Fidèle musulman, il fit un grand pèlerinage à la Mecque en 1496
et en revint avec le titre de Khalife du Soudan. De retour de la Mecque, il fait la
guerre sainte aux mossi du Yatenga mais il ne réussit pas à les soumettre, mais il
réussit à conquérir le Galam. En 1528, Askia Moussa le fils aîné d’Askia Mohamed,
l’oblige à quitter le pouvoir. C’est sous le règne de l’Askia Mohammed que l’empire
Songhaï atteint son apogée.

Après le règne d’Askia Mohamed, ses fils se firent la guerre pour régner sur
l’empire. Ces conflits de succession affaiblirent économiquement et militairement
l’Empire qui ne pouvait plus résister aux attaques extérieures. En effet, les mines
d’or du Songhaï étaient convoitées par le Maroc avait des difficultés financières.
Après plusieurs tentatives, l’armée marocaine commandée par Djouder, bâtit l’armée

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Histoire seconde, M. Pierre OUEDRAOGO
Année scolaire 2015-2016

songhaï à Tomdibi en 1591. Les marocains occupèrent Gao la capitale et


Tombouctou. L’empire songhaï disparu ainsi.-

II-L ’Organisation du Songhaï

1) L’organisation sociale

La société Songhaï hiérarchisée, elle comprenait les nobles, les hommes


libres, les hommes de caste et les esclaves.

2) L’organisation politique et administrative

A la tête de l’empire, se trouvait l’empereur. L’armée était dirigée par le dyna


koy. Les provinces étaient dirigées chacune par un gouverneur ou fari. Le Gourma
fari était le plus important des gouverneurs ; il contrôlait une province considérée
comme le grenier de l’empire. Il y’avait aussi le Hi Koy, ministre de la navigation
fluviale, choisi toujours dans le clan des Sorkos, le fari mondyo, responsable des
collecteurs d’impôts, le horé farima grand prêtre du culte des ancêtres et des
génies.

3) L’organisation économique

L’empire tirait sa richesse de l’élevage, de l’agriculture. Les royaumes


vassaux payaient un tribut. Les populations payaient de lourds impôts. Ces impôts
étaient constitués d’importantes quantités de céréales et de bétail. Des taxes étaient
prélevées sur tous les grands marchés de l’empire. L’or, le sel et les cauris servaient
de monnaies.

Conclusion

L’empire Songhaï était un puissant empire très bien organisé. Grâce à sa force
militaire, le songhaï dominait une grande partie de la boucle du Niger. Mais la
mauvaise gestion des héritiers et des agressions extérieures ont entrainé la
disparition de l’empire au XVI e siècle.

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