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Généralité 2

Le document traite des maladies ravageurs de l'oignon à Madagascar, en mettant l'accent sur leur classification, leur biologie et les moyens de lutte. Il présente les maladies primaires, telles que le mildiou et la pourriture blanche, qui causent des pertes significatives, ainsi que les maladies secondaires qui ont un impact moindre. L'importance de la connaissance de ces maladies est soulignée pour améliorer la production oignon et la protection des cultures.
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Généralité 2

Le document traite des maladies ravageurs de l'oignon à Madagascar, en mettant l'accent sur leur classification, leur biologie et les moyens de lutte. Il présente les maladies primaires, telles que le mildiou et la pourriture blanche, qui causent des pertes significatives, ainsi que les maladies secondaires qui ont un impact moindre. L'importance de la connaissance de ces maladies est soulignée pour améliorer la production oignon et la protection des cultures.
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M.T.

C (Mad’Aid Traning Center)

Phytopathologie

LES MALADIES RAVAGEURS DE L’OIGNON

Réalisé par : ANDRIANJAFITIANA Hafaliana (L3)

Enseignante : Madame Claudia


SOMMAIRE :

INTRODUCTION

I. GENERALITE sur l’oignon

I.1. Historique

I.2. Taxonomie

I.3. Structure

I.4. Culture et variétés

II. CRITERES DE CLASSIFICATION DES MALADIES PRIMAIRES ET DES MALADIES


SECONDAIRES
II.1. Les maladies primaires ravageur

II.2. Les maladies secondaires ravageur

III. LES MALADIES PRIMAIRES RAVAGEUR DE L’OIGNON

IV. LES MALADIES SECONDAIRE RAVAGEUR DE L’OIGNON

V. MOYENS DE LUTTE CONTRE LES MALADIES RAVAGEURS

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION :

Madagascar est un pays profondément agricole et rural. 75 % de la population vit dans les
campagnes. L’agriculture reste de loin le premier secteur économique et la première source de devises.
Alors que le pays était exportateur de plusieurs produits agricoles comme exemple l’oignon dont elle
est le 64ème exportateur mondial, avec 1280t exporté en 2003 (FAO 2003), la situation s’est inversée
aujourd’hui due à la baisse de production causée plusieurs maladies.

Pourtant, la présence des maladies sur les cultures à Madagascar est connue depuis longtemps.
Dès la fin du XIXe siècle, les dégâts causés par certaines maladies comme la Mildiou et les différentes
pourritures sont remarqué. La connaissance de ces maladies présentes dans les cultures est un point
important du dispositif nécessaire pour maîtriser la protection intégrée de celle-ci.

En moyenne, près de 60 % des pertes de rendement dans l'agriculture sont dues aux maladies
et la culture d’oignon ne s’en sort pas indemne. Madagascar fait partie des pays producteurs
d’oignons. La production nationale annuelle d’oignons est de 28 462 tonnes dont 2500 tonnes
seulement sont exportées et le reste est destinée aux marchés locaux. L’oignon est cultivé dans toute
l’île sauf dans l’Est en haute pluviométrie. Et c’est pour cela qu’il est important d’en connaitre les
maladies de celle-ci. Pour ce faire, ce travail comporte 5 parties :

 Premièrement, la GENERALITES SUR L’OIGNON


 Deuxièmement, LES CRITERES DE CLASSIFICATION DES MALADIES PRIMAIRES ET
DES MALADIES SECONDAIRE
 Troisièmement, LES MALADIES PRIMAIRES RAVAGEURS
 Quatrièmement, LES MALADIES SECONDAIRES RAVAGEURS
 Et pour terminer, LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES MALADIES
I. GENERALITES sur l’oignon :

I.1. Historique :

L'oignon est connu dès l'Antiquité. Il provient sans doute d'une espèce sauvage d'Asie
centrale. C'est d’ailleurs certainement l'un des légumes les plus anciennement cultivés. C’est une
plante potagère et aromate, apprécié dans le monde car l’oignon fait partie des légumes le plus
consommées à travers le monde et n’a jamais cessé d’être utilisé. L’oignon fut vraisemblablement
introduit pour la première fois à Madagascar au XVe siècle par les commerçants arabes. Mais
l’enrichissement des variétés exploitées dans la grande ile ne fut pas s’arrêter là. A partir du XIXe
siècle les missionnaires français ont introduit des nouvelles variétés à Madagascar. A Madagascar, les
variétés cultivées sont le Red Créole, le Noflaye, le Rouge de Tana et le Violet de galmi. La culture de
la variété Noflaye est la plus appréciée à Madagascar.

I.2. Taxonomie :

L'Allium Cepa (Oignon) est une espèce végétale appartenant à la famille des
AMARYLLIDACEES (sous-famille des ALLIOÏDEES, tribu des ALLIEES). Dans la classification de
Cronquist, il se trouve dans la famille des Liliacées, qu'il quittera pour celle des Alliacées (aujourd'hui
invalide).

Classification de Cronquist

Règne PLANTAE

Sous-règne VIRIDIPLANTAE

Division MAGNOLIOPHYTA

Classe LILIOPSIDA

Sous-classe LILIIDEES

Ordre LILIALES

Famille LILIACEES

Genre Allium

Espèce Cepa

Tableau 1: Classification de l'Allium Cepa

I.3. Structure :
L’oignon est structuré par le bulbe, feuilles, le fruit, la fleur et les tiges. Le bulbe est
constitué des nombreuses feuilles dont la base est très épaissie. C’est un organe de réserves de
la plante qui entoure un bourgeon central.

Les feuilles du centre sont vertes et creuses au lieu d’être charnues. Elles poussent et sortent
de terre ; constituent de dix sépales, dix pétales, six étamines et un seul pistil.

Le fruit est composé de trois compartiments qui contiennent les graines. Certaines variétés
ne produisent pas de fleurs. Donc des bourgeons spéciaux appelés bulbilles, se développent à
leur place. Ces bulbilles peuvent se détacher de la plante, s’enraciner et être cultivés pour
obtenir de nouveaux plants. Les tiges sont vertes et creuses légèrement aplaties .Et les fleurs
se présentent en boules blanches ou rosés.

Figure 1: Allium Cepa (oignon)

I.4. Culture et variétés :

L’oignon nécessite un sol riche et humide mais sont peu sensible à la chaleur. La culture de
l’oignon se fait de deux façons différentes dont à partir des grains à semer ou bulbilles qui
sont souvent séchée avant d’être repiquée.

En générale, les variétés de l’oignon sont classées par leur couleurs dont :

 L’oignon jaune ;
 L’oignon blanc ;
 L’oignon rosé ;
 Et l’oignon rouge.
II. CRITERES DE CLASSIFICATION DES MALADIES PRIMAIRES ET DES
MALADIES SECONDAIRES :

On peut classer les maladies de manière simplifiée dans 2 groupes (maladie primaire et
maladie secondaire) due au dégât qu’ils infligent aux cultures.

II.1. Les maladies ravageurs primaires :

Ce sont les maladies qui causent des dégâts très importants dans les cultures et mettent en péril
la production (baisse de rendement, destruction de la culture). Ce sont les maladies de première
importance et sont continuellement, présents et en l’absence de lutte ils commettent des dégâts chaque
année ; ces derniers peuvent cependant, être d’intensité variable, consécutivement à l’action d’un
grand nombre de facteurs abiotiques et biotiques.

 Listes des maladies ravageurs primaires :


 Le Mildiou de l'oignon causé par le Peronospora destructor. C’est une maladie cryptogamique qui
peut être destructrice car elle peut affectée 50 % du rendement.

 La Pourriture blanche causé par le champignon Sclerotium cepivorum est une maladie très
destructrice de l'oignon. Elle se propage très vite dans les champs et présente beaucoup de dégâts
au niveau du rendement.

 La Pourriture du col aussi est l’une des maladies ravageurs primaires de l’oignon. Elle est causée
par deux espèces de champignon étroitement apparentées, le Botrytis aclada et le B. byssoidea et
c’est l'une des maladies les plus communes de l'oignon en entrepôt; Jusqu'à 50 % des bulbes
entreposés peuvent être atteints de la maladie.

 Le charbon de l'oignon causé par L'Urocystis magica. On les retrouves partout où on cultive
l'oignon, et des réductions de peuplements d'oignon de 50 à 80 % ont été signalées dans des
champs contaminés.

 L'alternariose causée par l’Altemaria porri. L'alternariose est une maladie commune de l'oignon
qui peut s'avérer très destructrice. Elle frappe les feuilles déjà endommagées par d'autres parasites
ou facteurs abiotiques. Dans les champs, elle peut faire plus de 60 % de dégâts.
II.2. Les maladies ravageurs secondaires :

Ce sont les maladies qui causent des dégâts peu importants ou seulement sous certaines
conditions et ne mettent pas en péril la production. Ce sont les plus nombreux et le niveau de leurs
populations et de leurs dégâts se situe généralement en dessous du seuil de nuisibilité, excepté parfois
dans des situations particulières ou locales.

 Listes des maladies ravageurs secondaires :


 La racine rose de l'oignon est causée par le champignon terricole phoma terrestris. Bien que ce
champignon soit présent dans de nombreux sols, il n'entraîne que des pertes sporadiques.

 La brûlure de la feuille est une maladie causée par Botrytis squamosa, un champignon
microscopique qui hiverne dans le sol, sous forme de sclérote, sur les débris d'oignons et les
bulbes de rebut. Cette maladie attaque la surface foliaire, et les rendements ne diminuent pas, mais
lorsque la maladie est grave et que les feuilles dépérissent.

 La Pourriture bactérienne brunâtre est une maladie bactérienne causée par Pseudomonas gladioli.
C’est une maladie peut fréquent à Madagascar et les dégâts causée par celle-ci est inférieur à 30%.

 La Pourriture bactérienne de l'oignon est une maladie bactérienne causée par Pseudomonas
cepacia. La pouniture bactérienne de l'oignon n'est pas une maladie grave, mais tout comme la
pouniture bactérienne brunâtre à laquelle elle est apparentée, elle cause parfois des dommages
importants.

 Le pourridié fusarien est causé par le champignon terricole Fusarium oxysporum f. sp. cepae.
L'infection se développe en général lorsque les températures du sol sont très élevées. Il présente
sur le champ des dégâts peut important donc on peut le classer dans cette liste.
III. LES MALADIES PRIMAIRE DE L’OIGNON :

III.1. Le Mildiou de l'oignon :

Le mildiou de l'oignon est causé par un champignon, Peronospora destructor. C'est la maladie
la plus redoutable pour la culture d'oignon.

Figure 2: Le Mildiou de l'oignon

III.1.1. Classification de l’agent de la maladie Peronospora destructor :

Peronospora destructor est un phytopathogène. Il provoque le mildiou sur les feuilles


d'Allium cultivées et sauvages.
Domain : Eukaryota

Kingdom : Chromista

Phylum : Oomycota

Class : Oomycetes

Order : Peronosporales

Family : Peronosporaceae

Genus : Peronospora

Species : P. destructor

III.1.2. Biologie de l’agent de la maladie :

L'agent pathogène peut survivre dans les ampoules mycélium (qui constituent la source
d'inoculum le plus important), dans les graines, sur les résidus de cultures et sur les espèces spontanées
du genre Allium spp; comme Oospora peut être conservé sol pendant 5 ans.

La formation de sporanges a lieu la nuit, le plus souvent entre 2 et 6 avec une humidité relative
supérieure à 95% et des températures comprises entre 4 et 24 ° C (optimum 12 à 13 ° C). Les
sporanges, sur les produits feuilles endommagé, seulement le matin, cependant, ils seront émis avec un
pic entre 7 et 9, lorsque les feuilles commencent à sécher et l'humidité relative est réduite. Les heures
les plus défavorables à la libération sont la nuit, où l'air est saturé d'humidité.

La germination et la pénétration foliaire de sporanges est optimale à des températures


comprises entre 10 et 13 ° C, (mais peut néanmoins avoir lieu à des températures entre 6 et 27 ° C),
RH haut et humectation des feuilles (au moins 3-6 heures), puisque le sporange peut germer que dans
un voile d'eau. Dans des conditions environnementales appropriées, l'organisme émet un germinal des
tubules qui pénètre par les stomates et se dilate dans les espaces intercellulaires absorber le contenu
cytoplasmique tout cellules végétales. Le cycle infectieux de l'agent pathogène est caractérisé par une
période relativement longue latence (9-16 jours), suivie d'une courte période (1-2 jours) dans laquelle
il a la sporulation. Au cours de la phase de latence, il n'y a pas de symptômes visibles qui peuvent
permettre l'identification de la présence de l'agent pathogène. Dans des conditions optimales, vous
pouvez avoir 3-4 cycles infectieux sur une période de 45 jours.

III.1.3. Localisation des attaques et symptômes :


Le mildiou de l'oignon apparaît sur la dessus du sol de la plante, frapper feuilles et hampes
florales. En général, les symptômes commencent à apparaître sur les vieilles feuilles, qui apparaissent
sur les taches allongées, longitudinale, varient en taille et, vu en début de matinée, violet pour la
présence de sporangi formé la nuit.

Plus tard dans la journée, les sporanges sont libérés et dispersés dans l'air, mais sur les feuilles
reste une patine grise - blanchâtre formée par sporanges. Dans des conditions environnementales
nouvelles sporanges appropriées sont produits et le cycle se répète.

Par la suite, les feuilles touchées jaunissent, flétrissent la hauteur et ont tendance à se pencher
vers le sol en cours d'exécution en décadence. Si les conditions de sécheresse sont établies ralentit la
maladie et plante Il peut émettre de nouvelles feuilles et de récupérer apparemment; mais dès que les
conditions de retour des idéaux, le corps reprend ses activités. Sur le tissu affecté peut être observée
par la colonisation pathogène secondaire, et en particulier Alternaria spp. et stemphyliose botryosum.
Les infections peuvent également se produire sur pédoncules avec la mort subséquente de 'floraison.

III.1.4. Importance des dégâts :

Les plantes infectées flétrissent; la réduction des 'appareil photosynthétique, qui peut être
complètement détruite en 4-5 semaines, a un effet sur les ampoules qui restent petites et de mauvaise
qualité, alors que la production de semence diminue la mort de l'inflorescence. Les attaques graves
peuvent entraîner des pertes de production de 60-75%; dans le cas des oignons.

III.2. La Pourriture blanche :

La pourriture blanche est une maladie cryptogamique causée par le champignon Sclerotium
cepivorum. Les sclérotes formés par ce champignon peuvent se conserver plusieurs années dans le sol.
Les échalotes ainsi que les oignons peuvent aussi être atteints par la maladie
Figure 3: La pourriture blanche de l'oignon

III.2.1. Classification :

Sclerotium cepivorum est une espèce de champignons parasites appartenant au genre


Sclerotium.

Kingdom : Fungi

Phylum : Ascomycota

Subphylum : Pezizomycotina

Class : Leotiomycetes

Order : Helotiales

Family : Sclerotiniaceae

Genus : Sclerotium

Species : Sclerotium cepivorum


III.2.2. Biologie de l’agent de la maladie :

L'agent pathogène responsable de la maladie de pourriture blanche de l'oignon est un


organisme extrêmement persistant. Il est capable de réchapper pour au moins 15 ans dans le sol même
sans aucune plante hôte.

Les sclérotes noirs d’un demi-millimètre de diamètre germent en présence des racines d’une
plante sensible dans le sol à proximité de celles-ci. D’après la littérature, ils reconnaîtraient les
composés soufrés émis par les alliacées dans le sol.

Un filament mycélien issu de ces sclérotes peut infecter directement l’ail, l’échalote ou les
oignons à la surface du sol surtout si les feuilles extérieures sont blessées. En conditions du milieu
favorables, l’infection des racines par le champignon se fait à des températures comprises entre 10 et
24 °C avec un optimum de 18 °C. Selon les régions cette maladie peut sévir de la fin du printemps au
début de l’automne. Les sclérotes libèrent les spores qui infectent alors les racines et les bulbes
avoisinants.

Les sclérotes qui apparaissent dans le mycélium du champignon constituent la forme de


conservation du champignon. Ils sont capables de survivre sous cette forme dans les couches
superficielles du sol pendant plus de dix ans.

III.2.3. Localisation des attaques et symptômes :

L'identification de la pourriture blanche se fait principalement par l'examen visuel des racines
et des bulbes car c’est là que le champignon attaque. Les premiers symptômes sont observés sur les
feuilles, habituellement un jaunissement et un dépérissement de la pointe, progressent vers le bas du
limbe jusqu'à ce que les feuilles touchées s'affaissent.

Ensuite, il y a présence d’un mycélium blanc et duveteux et d'une pourriture molle autour de la
base des bulbes. Des masses de minuscules sclérotes noirs apparaissent sur le mycélium et dans les
tissus
infectés des bulbes. Aux stades avancés de l'infection, les plantes malades s'arrachent facilement parce
que les racines et les bulbes sont détruits.

III.2.4. Importance des dégâts :

L'agent pathogène responsable de la maladie de pourriture blanche de l'oignon est un


organisme extrêmement persistant. Il est capable de réchapper pour au moins 15 ans dans le sol même
sans aucune plante hôte.

La maladie se dissémine très rapidement via le système racinaire, et d’une parcelle à une autre,
par les outils ou du matériel végétal. Les dégâts causées par cette maladie est très important car elle
fait diminuer le rendement de 50 %.
III.3. La Pourriture du col :

La pourriture du col est l'une des maladies les plus communes de l'oignon en entrepôt; elle
affecte aussi l'échalote, le poireau, l'ail et la ciboulette.

Figure 4: pourriture du col

III.3.1. Classification :

Botrytis aclada et B. byssoidea sont des espèces de champignons nécrotrophes de la famille


des Sclerotiniaceae, de la division des Ascomycota.

Règne : Fungi

Division : Ascomycota

Sous-division : Pezizomycotina

Classe : Leotiomycetes

Ordre : Helotiales

Famille : Sclerotiniaceae

Genre : Botrytis

Espèces : Botrytis aclada et B. byssoidea

III.3.2. Biologie de l’agent de la maladie :

Le Botrytis allii a besoin d’humidité importante pour produire des conidies qui contamineront
la culture et les productions voisines. Les températures optimales pour son développement sont
fraiches : dès 15°C.

Le champignon se conserve sur les semences et dans les bulbes, première source de
contamination de la culture porte-graine. Le sol peut également être une source d’inoculum, le
champignon se conserve sous forme de sclérotes.
La localisation de Botrytis allii sur la semence peut-être plus ou moins superficielle et elle est
moins pathogène que Botrytis squamosa.

III.3.3. Localisation des attaques et symptômes :

Le premier symptôme observé est le ramollissement, à la hauteur du col, tissus infectés des
tuniques qui ressemblent soudain à des tissus ayant subi la cuisson. Entre les tissus malades et les
tissus sains, il y a une démarcation nette qui demeure distincte même lorsque la pourriture progresse
vers la base du bulbe.

À mesure que les lésions vieillissent, les tissus deviennent grisâtres et éventuellement un
feutrage mycélien dense, grisâtre et cotonneux apparaît à la surface des tuniques. Ce feutrage donne
naissance à une masse poudreuse et brun grisâtre de spores qui peuvent propager le champignon sur
des distances considérables par la voie des airs.

Beaucoup plus tard, de petits sclérotes blanchâtres ressemblant à des grains de céréales et
mesurant moins de 3 mm de longueur apparaissent à l'intérieur du mycélium et deviennent rapidement
noirs et durs. Habituellement, les symptômes apparaissent d'abord au niveau du col et progressent vers
la base du bulbe, mais les symptômes peuvent aussi apparaître autour du plateau, à la base du bulbe et
progresser vers le col.

Finalement, le bulbe entier sèche et devient momifié, mais demeure toujours une source
d'inoculum.

III.3.4. Importance des dégâts :

La pourriture du col est l'une des maladies les plus communes de l'oignon en entrepôt; elle
affecte aussi l'échalote, le poireau, l'ail et la ciboulette. Jusqu'à 50 % des bulbes entreposés peuvent
être atteints de la maladie. Des pertes additionnelles peuvent résulter d'infections secondaires causées
par les bactéries responsables de la pourriture molle.
III.4. Le charbon de l'oignon :

Le charbon est causé par Urocystis cepulae, un champignon terricole qui infecte le fouet
(cotylédon) à la levée.

Figure 5: Le charbon de l'oignonI

III.4.1. Classification de l’agent causal :

Urocystis est un genre de champignons basidiomycètes de la famille des Urocystidaceae. Ce


genre comprend des espèces pathogènes des plantes responsables de maladies cryptogamiques du type
« charbon » chez les graminées et d'autres familles de plantes.

Kingdom : Fungi
Phylum : Basidiomycota
Subphylum : Ustilaginomycotinia
Class : Ustilaginomycetes
Subclass : Ustilaginomycetidae
Order : Urocystales
Family : Urocystaceae
Genus : Urocystis
Subject : Urocystis cepulae

III.4.2. Biologie de l’agent de la maladie :


Le champignon se conserve dans le sol sous forme de mycélium et de chlamydospores. La
contamination des jeunes plantes se fait au niveau des cotylédons qui jonchent le sol. Les stries
vésiculeuses apparaissent 3-4 semaines après l'infection : ce sont des amas de spores qui libèrent
ensuite des masses de spores noires facilement disséminables par le vent, la pluie, l'arrosage, les plants
malades. Des sols lourds et froids favorisent la contamination qui a surtout lieu vers 10-12°C ;
toutefois elle reste possible jusqu'à 28°C.
III.4.3. Localisation des attaques et symptômes :
Les premiers symptômes de charbon apparaissent sur le cotylédon (feuille étendard) et sur la
première vraie feuille de la plantule d'oignon. On remarque que ces feuilles sont raides et plus foncées
aussitôt qu'elles émergent du sol.

De longues cloques ou pustules foncées contenant les spores d'un noir poudreux du
champignon se forment à l'intérieur des feuilles. Les feuilles deviennent enflées et déformées à mesure
qu'elles grandissent et souvent se déchirent pour libérer des spores.

Pendant les trois à quatre premières semaines, le charbon peut tuer les plantules. Parfois,
cependant, le parasite demeure isolé dans la première feuille et, lorsque cette feuille meurt, la plante
continue de croître exempte de maladie.

Dans la plupart des cas cependant, lorsque la plantule survit, le charbon continue de croître et
colonise la plante de façon systémique. Le parasite envahit progressivement la base des feuilles et les
tuniques des bulbes des feuilles qui suivent. Une partie de ces plantes meurt pendant la saison de
croissance, alors que l'autre survit et produit des bulbes avec des pustules longues et foncées
caractéristiques. Les pustules sur les oignons en champ et en entrepôt peuvent être envahies par des
organismes secondaires qui causent une pourriture molle.

III.4.4. Importance des dégâts :

Le charbon de l'oignon se retrouve partout au monde et est une maladie importante de


l'oignon. On le retrouve partout où on cultive l'oignon, sauf dans des terres récemment mises en
culture. Des réductions de peuplements d'oignon de 50 à 80 % ont été signalées dans des champs
contaminés. Le rendement de ces champs contaminés est inférieur à 50 %.
III.5. L'alternariose :

L'alternariose est une maladie commune de l'oignon qui peut s'avérer très destructrice. Elle
frappe les feuilles déjà endommagées par d'autres parasites ou facteurs abiotiques.

Figure 6: L'alternariose

III.5.1. Classification de l’agent causal :

Alternaria est un genre de champignons deutéromycètes de la famille des Pleosporaceae. Ce


genre renferme un grand nombre d'espèces et parmi cela il y a Alternaria porri.

Kingdom: Fungi

Phylum: Ascomycota

Subphylum: Pezizomycotina

Class: Dothideomycetes

Order: Pleosporales

Family: Pleosporaceae

Genus: Alternaria

Species: Alternaria porri

III.5.2. Biologie de l’agent causal :

L’alternariose est une maladie cryptogamique des feuilles qui attaque principalement le
poireau et l’oignon. Le champignon se conserve pendant l'hiver sous forme de spores dans le sol et
dans les débris végétaux. La germination des spores sur les feuilles entraîne l’apparition des taches
ovales foliaires. La contamination et l'infection sont favorisées par une hygrométrie persistante et
quand les températures sont situées entre 25 et 30°C. L'automne est la période la plus favorable au
développement de la maladie.
III.5.3. Localisation des attaques et symptômes :

Au départ, les lésions sont petites, blanchâtres, déprimées et allongées, et certaines ont un
centre violacé. Lorsque les conditions sont favorables, les lésions s'agrandissent pour devenir de
grandes taches ovales et violacées formées d'anneaux concentriques Les taches peuvent s'unir et se
couvrir des spores brun foncé du champignon.

Les feuilles infectées finissent par mourir. Les feuilles âgées sont plus sensibles à l'alternariose
que les jeunes feuilles. L'alternariose peut causer de lourdes pertes chez les porte-graines en infectant
et en détruisant les pédoncules floraux.

Le champignon peut aussi infecter les bulbes d'oignon sur les blessures ou sur les tissus
charnus du col lors de la récolte. En entrepôt, l'A. porri cause chez le bulbe une pourriture jaune foncé
ou rouge foncé et spongieuse.

III.5.4. Importance des dégâts :

L'alternariose est une maladie commune de l'oignon qui peut s'avérer très destructrice. Elle
frappe les feuilles déjà endommagées par d'autres parasites ou facteurs abiotiques tels que la grêle ou
1'ozone et si la maladie se propage dans le champ, le rendement peut baisser de 50 %.
IV. LES MALADIES SECONDAIRES de L’OIGNON :

IV.1. La racine rose :

La racine rose de l'oignon est causée par le champignon terricole phoma terrestris. Bien que ce
champignon soit présent dans de nombreux sols, il n'entraîne que des pertes sporadiques.

Figure 7: La racine rose

Cette maladie provoque essentiellement une diminution de la taille des bulbes. Elle est
facilement identifiable à la couleur rose ou marron des racines infectées. Dans les cas graves, cette
maladie peut faire mourir les racines et provoquer l'affaiblissement et le rabougrissement des plants,
surtout dans les parties plus sèches du champ (figure 7). À moins que la culture ne subisse l'agression
de la chaleur ou d'une sécheresse, les pertes de rendement sont rares dans les bons sols.

IV.2. La brûlure de la feuille :

La brûlure de la feuille est une maladie très courante qui est causée par Botrytis squamosa, un
champignon microscopique qui hiverne dans le sol, sous forme de sclérote, sur les débris d'oignons et
les bulbes de rebut.

Figure 8: Lésion de la brûlure de la feuille

Les premiers symptômes de la brûlure de la feuille sont des lésions de forme ovale d'un blanc
grisâtre, d'environ 1 à 3 mm de long, qui apparaissent sur les feuilles. Ces taches sont souvent
entourées d'auréoles caractéristiques blanc argenté au contour inégal (figure 8). Un creux de couleur
ocre se forme souvent au centre des lésions. Lorsque les taches sont nombreuses, les feuilles se
dessèchent progressivement à partir de leur extrémité.

IV.3. La Pourriture bactérienne :

Plusieurs bactéries (Pseudomonas et Erwinia spp.) sont responsables d'un certain nombre de
symptômes connus sous les noms de pelure glissante, de pourriture bactérienne. Selon le moment où
survient l'infection, ces maladies peuvent se manifester sur les feuilles avant la récolte ou une fois que
les bulbes sont entreposés depuis un certain temps. En général, ces maladies bactériennes surviennent
pendant les périodes de temps pluvieux et doux. Les tissus qui ont subi des dommages y sont
particulièrement prédisposés. Les symptômes foliaires initiaux sont la dégradation sévère d'une ou de
plusieurs feuilles.

Figure 9: pourriture Bactérienne

IV.4. Le pourridié fusarien :

Le pourridié fusarien est causé par le champignon terricole Fusarium oxysporum f. sp. cepae.
L'infection se développe en général lorsque les températures du sol sont très élevées (température
optimale : 29 °C).

Figure 10: Pourridié fusarien


Les premiers symptômes dans le champ sont le jaunissement des feuilles et le dépérissement
de leur extrémité. Au fur et à mesure que la maladie progresse, toute la partie aérienne du plant peut
s'affaisser et si on arrache le plant, il vient souvent sans ses racines, qui ont pourri dans le sol. Le
plateau de l'oignon prend une coloration brun rosâtre et la zone infectée devient vulnérable à des
pourritures bactériennes secondaires (figure 10). Si l'infection se produit tard dans la saison, il arrive
que les symptômes n'apparaissent qu'une fois les oignons entreposés.
V. MOYENS DE LUTTE CONTRE LES MALADIES RAVAGEURS DES OIGNONS :

Lutte agronomique :

Ces méthodes comprennent toutes les pratiques culturales. Cette méthode de lutte est souvent
destinée à prévenir les attaques.

 La pratique culturale : Les producteurs doivent éviter de contaminer les champs avec un sol ou
des déchets de culture infectée. Si on doit planter des oignonets, on doit les inspecter avec soin
et tout oignon suspect doit être rejeté.

 L’usage des cultivars résistants : le but est d’obtenir une certaine résistance par amélioration
génétique en hybridant l'oignon car les cultivars commerciaux sont dans la plupart très
sensible aux maladies.

 Il faut aussi lutter contre les insectes vecteurs à l'aide d'insecticides ou des préparations
naturelles lorsque l'importance des populations le justifie.

Lutte biologique :

C’est une utilisation d’organismes vivants pour en contrôler d’autre dit nuisible. Elle est basée
sur l’exploitation par l’homme et à son profit d’une relation naturelle entre deux êtres vivants :

 Les bactéries antagonistes Bacillus subtilis sont des agents de lutte biologique potentiellement
efficace contre les maladies surtout les maladies cryptogamique, mais elle n'est pas encore
disponible commercialement à Madagascar.

 L’usage des préparations naturelles est conseillé pour diminuer les risques de propagation et
d’éliminer les insectes vecteurs.

Lutte chimique :

Cette méthode peut être préventive ou curative, utilisant des produits chimiques. Ces produits
peuvent agir par contact, par ingestion. Les traitements peuvent être appliqués sur les sols, sur les
semences ou sur la culture.

 La plupart des maladies de l’oignon sont des maladies cryptogamiques donc l’usage des
fongicides est conseillé mais il faut le pulvériser au bon moment pour avoir des résultats
satisfaisants.
 La fumigation aussi a des effets satisfaisants mais elle est plus efficace dans les sols
sablonneux.

CONCLUSION :

L'oignon est connu dès l'Antiquité. C'est d’ailleurs certainement l'un des légumes les plus
anciennement cultivés. L’oignon fut vraisemblablement introduit pour la première fois à Madagascar
au XVe siècle donc l’oignon est une spéculation traditionnellement cultivée dans toutes les régions de
Madagascar et fait partie des spéculations maraichères les plus importantes à cause de la forte
demande sur le marché. Cependant, la production de l'oignon rencontre d'énormes difficultés parmi
lesquelles on compte les maladies qui font gravement baisser le rendement local. C’est pour cela qu’il
est très important de connaitre ces différentes maladies.

Les maladies des oignons sont classées en deux catégories qui sont les maladies ravageurs
primaires qui cause des dégâts importants sur la culture et le rendement et les maladies ravageurs
secondaires qui cause des dégâts mais n’affecte pas le rendement. Ces maladies sont pour la plupart
causées par les microorganismes notamment les champignons. Pour mieux lutter contre les maladies,
la connaissance des agents responsables est important car en étudiant leur biologie, la localisation de
leur d’attaque, et les symptômes, on peut pratiquer des luttes intégrer.

Pour terminer, il est indispensable de savoir les différentes luttes pour lutter contre les
maladies qui affectent les oignons pour minimiser les pertes sur la culture. La lutte agronomique est
destinée à prévenir les attaques, ces méthodes comprennent toutes les pratiques culturales. Il y a aussi
l’utilisation d’organismes vivants pour en contrôler d’autre dit nuisible qui est la lutte biologique et la
dernière est la lutte chimique qui est l’emploi des pesticides et des fongicides.
BIBLIOGRAPHIE :

1. Peter Reckhaus ; 2011 ; Maladies et ravageurs des cultures maraîchères à Madagascar ;


Allemagne ; 300 p.

2. ADRIANASOLO Rakotonierana, Culture d'oignon à Mampikony, mémoire de fin d'étude en


sciences agronomiques année universitaire 1975 -1979, département agriculture ESSA 147 p.

3. Ramamonjy, 1975, in : diagnostic rapide de la filière de l’oignon à Madagascar, Schultz 1999).

4. [Link] [Link]

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