ESP Chap
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26 août 2025
2. Sous-espaces vectoriels. 4
2.1. Définitions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2. Exemples. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3. Opérations sur les sous-espaces vectoriels. . . . . . . . . . 5
a. Intersection. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
b. Sous-espace vectoriel engendré par une partie. . . . 6
c. Sous-espace vectoriel engendré par une famille finie. 8
d. Somme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4. Somme directe et supplémentaires. . . . . . . . . . . . . . 9
Dans tout ce chapitre, K = R ou C. L’important est que K soit un tion scalaire. Ainsi, on pourra écrire λx au lieu de λ · x, pour un scalaire
corps, mais le programme se limite à K = R ou C. λ et un vecteur x.
Exemple 1.1.4. 1. L’ensemble des vecteurs du plan euclidien, celui des
1. Espaces vectoriels et combinaisons linéaires. vecteurs de l’espace euclidien, ou de façon équivalente 1 (R2 , +, ·) et
(R3 , +, ·), d’où les mots «vecteur» et «scalaire». De manière générale,
1.1. Définitions. tous les Rn .
2. (R, +, ×) est un R-espace vectoriel. Remarquez que la loi × est à la
fois loi interne et externe sur R (c’est aussi un Q-espace vectoriel).
Définition 1.1.1.
On appelle K-espace vectoriel ou espace vectoriel sur K (noté K-ev) tout 3. (C, +, ×) est à la fois un C-espace vectoriel et un R-espace vectoriel
triplet (E, +, ·) où E est un ensemble muni d’une loi interne + appelée (et également un Q-espace vectoriel).
addition et d’une loi externe ·, i.e. une application · : K × E → E, vérifiant 4. N, Z et Q ne sont pas des espaces vectoriels ni sur R ni sur C avec
: les opérations usuelles 2 .
(i) (E, +) est un groupe commutatif dont le neutre est noté 0 ; 5. R[X], C[X], R(X) et C(X) sont des espaces-vectoriels (sur quels
(ii) En notant 1 (ou 1K ) le neutre de K pour la multiplication, on a : corps ?)
∀x ∈ E 1 · x = x ;
6. Mn,p (K) est un K-ev.
(iii) ∀(λ, µ) ∈ K2 ∀x ∈ E (λ + µ) · x = λ · x + µ · x (distributivité à
droite) ; Remarque 1.1.5.
Tout C-espace vectoriel est aussi un R-espace vectoriel. La réciproque
(iv) ∀λ ∈ K ∀x, y ∈ E λ · (x + y) = λ · x + λ · y (distributivité à
est fausse : R n’est pas un C-espace vectoriel, du moins pas avec les lois
gauche) ;
usuelles 3
(v) ∀λ, µ ∈ K ∀x ∈ E (λ × µ) · x = λ · (µ.x) (associativité mixte).
Dans toute la suite, (E, +, ·) désigne un K-ev.
Les éléments de E sont appelés vecteurs, et ceux de K sont appelés
scalaires.
1.2. Règles de calcul.
Remarque 1.1.2.
Les vecteurs mathématiques étant des objets mathématiques comme les Théorème 1.2.1 (Règles de calcul).
autres, on ne les marquera plus d’une flèche comme c’est traditionnellement Soit λ ∈ K et x ∈ E.
l’usage dans le secondaire (cet usage est d’ailleurs réservé à la géométrie
euclidienne, alors qu’on verra de nombreux exemples d’espaces vectoriels 1. Il conviendrait, en anticipant un peu, de dire plutôt : «de façon isomorphe».
où les vecteurs ne sont ni ceux du plan, ni ceux de l’espace euclidien). 2. En fait, c’est même vrai quelle que soit la loi qu’on essaie d’y définir. Pourquoi ?
3. Il y aurait moyen d’en définir une, qui serait complètement «tordue» en utilisant
Remarque 1.1.3. le fait que R et C peuvent être mis en bijection mais ça n’aurait vraisemblablement
On omet souvent, pour alléger les notations, de noter le · de la multiplica- aucun intérêt.
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Alors, (E, +, ·) est un K-ev appelé espace vectoriel produit. Théorème 1.3.3 (Espaces d’applications).
Soit X un ensemble non vide et E un K-ev. On considère F = E X , que
Démonstration.
l’on munit de deux lois :
F × F −→ ( F
Il suffit de vérifier les 5 points de la définition d’espace vectoriel :
(i) (E, +) est un groupe (cf. exercices sur les groupes produits vu en TD), et com- +: X → E
mutatif car tous les Ei le sont. (f, g) 7−→
x 7→ f (x) + g(x)
(ii) Soit (x1 , . . . , xn ) ∈ E, on a 1 · (x1 , . . . , xn ) = (1 ·1 x1 , . . . , 1 ·n xn ) = (x1 , . . . , xn ).
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Définition 1.4.6.
Définition 1.4.1. Soit I un ensemble (xi )i∈I une famille de vecteurs indexées par I. On
Soient u1 , . . . , un des vecteurs de E, avec n ∈ N. On appelle combinaison appelle combinaison linéaire de la famille (xi )i∈I tout vecteur de la forme
n
X
linéaire de u1 , . . . , un tout vecteur de la forme u = λk · uk = λ1 · u1 + X
k=1 λi · x i
. . . + λn · un , avec λ1 , . . . , λn ∈ K. i∈I
Par convention la combinaison linéaire de 0 vecteur vaut 0E .
où (λi )i∈I est une famille de scalaire à support fini c’est-à-dire telle que
l’ensemble des i ∈ I tels que λi ̸= 0 soit fini.
Exemple 1.4.2. 1. 0 est toujours combinaison linéaire de deux vecteurs
quelconques u et v car 0E = 0K u + 0K v. Exemple 1.4.7.
2. Décomposition dans une base dans le plan ou l’espace. Quelles sont les combinaisons linéaires de la famille X k dans R[X]
k∈N
Remarque 1.4.3. ? et de la famille X 2k dans R[X] ?
k∈N
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Démonstration.
2. Sous-espaces vectoriels. On remarque successivement :
(i) ⇒ (ii) Il suffit de prendre λ = 1 pour la stabilité par addition et y = 0 pour la
Dorénavant, nous omettrons d’écrire le · de la multiplication scalaire. stabilité par multiplication externe.
(ii) ⇒ (iii) Supposons (ii). Alors F est stable par multiplication externe, donc en
2.1. Définitions. particulier ∀x ∈ F (−1).x ∈ F . Ainsi, F est stable par opposé. Par ailleurs, F
est non vide et stable par addition, c’est donc un sous-groupe de E.
(iii) ⇒ (iv) Supposons (iii). Alors F est un sous-groupe donc n’est pas vide. Soit
Définition 2.1.1. λ, µ ∈ K et (x, y) ∈ F 2 . F est stable par multiplication externe, donc λx ∈ F et
Soit F ⊂ E. On dit que F est un sous-espace vectoriel (sev) de E si : µy ∈ F . F est un sous-groupe de E, donc λx + µy ∈ F .
(iv) ⇒ (v) Direct avec µ = 1.
(i) 0 ∈ F ;
(v) ⇒ (vi) Supposons (v). Alors F est non vide et contient donc un élément x0 , donc
(ii) F est stable par combinaisons linéaires quelconques de deux vecteurs, contient 0E car 0E = (−1) · x0 + x0 . On en déduit (vi).
i.e. pour tout λ, µ ∈ K, et pour tous x, y ∈ F , λx + µy ∈ F . (vi) ⇒ (i) Supposons (vi). Alors, pour tout (x, y) ∈ F 2 et pour tout (λ, µ) ∈ K2 ,
λx = λx + 0 donc λx ∈ F . De plus, λx + µy = µy + (λx), qui appartient donc
bien à F avec (vi), et l’on a (i).
Remarque 2.1.2.
Il est clair que tout sous-espace vectoriel est stable par multiplication
externe ainsi que par l’addition. Par récurrence, on en déduit que, pour Remarque 2.1.4.
tout n ∈ N, toute combinaison linéaire de n vecteurs d’un sous-espace En pratique pour montrer qu’un sous-ensemble de E est un sous-espace
vectoriel appartient encore à ce sous-espace vectoriel. Donc tout sous- vectoriel, on utilisera (iv) ou (v), qui est généralement le plus rapide à
espace vectoriel est stable par toute combinaison linéaire de ses vecteurs. démontrer.
Exemple 2.1.5.
Proposition 2.1.3. E et {0} sont des sev de E, dits triviaux.
Soit F ⊂ E. Toutes les propositions suivantes sont équivalentes : Exemple 2.1.6.
(i) F est un sous-espace vectoriel de E ; L’ensemble des solutions d’une équation différentielle linéaire homogène
dont la variable est une fonction de I dans R est un sev de RI .
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a. Intersection.
Démonstration. — Supposons que F muni des lois de E soit un K-espace vectoriel.
Alors (F, +) est un groupe abélien donc c’est un sous-groupe de (E, +). De plus,
F est stable par multiplication externe, donc c’est bien un sous-espace vectoriel Théorème 2.3.1. 1. F ∩ G est un sous-espace vectoriel de E.
de E. 2. F ∪ G est un sous-espace vectoriel de E si et seulement si F ⊂ G ou
— Réciproquement, si F est un sous-espace vectoriel de E, on sait qu’il s’agit d’un
sous-groupe de (E, +), donc (F, +) est un groupe abélien. De plus, F est stable
G ⊂ F.
par multiplication externe, donc la multiplication externe de E induit bien une
multiplication externe sur F . On peut aisément vérifier que les propriétés (ii) à Démonstration. 1. On a évidemment 0 ∈ F ∩ G. On vérifie aisément que pour tout
(v) des espaces vectoriels sont alors vérifiées par les lois induites sur F . (x, y) ∈ (F ∩ G)2 et tout λ ∈ K, on a λx + y ∈ F ∩ G.
2. Si un des deux espaces vectoriels est inclus dans l’autre, alors F ∪G est trivialement
un sous-espace vectoriel de E.
Remarque 2.1.8. Supposons à l’inverse qu’aucun des deux sous-espaces vectoriels ne soit inclus
En pratique, pour montrer qu’un ensemble est un espace vectoriel, il est dans l’autre et montrons qu’alors F ∪ G n’est pas un sous-espace vectoriel. F \ G
plus rapide de montrer que c’est un sous-espace vectoriel d’un espace contient au moins un élément x, et G \ F au moins un élément y. Posons alors
z = x + y. Si z appartenait à F , on aurait y = z − x ∈ F ce qui n’est pas le cas.
vectoriel plus gros : on le fera donc quasiment TOUJOURS, et l’on ne De même, on ne peut avoir z ∈ G. Donc z ∈ / F ∪ G, donc F ∪ G n’est pas stable
reviendra presque JAMAIS à la définition complète. par addition.
Exemples avec les fonctions : soit I un intervalle et n un entier naturel, est un sous-espace vectoriel de E.
C n (I, K) est un sous-espace vectoriel de KI .
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Remarque 2.3.8.
1. Toute combinaison linéaire d’éléments de X appartient à Vect(X). En particulier, pour toute famille finie de vecteurs x1 , . . ., xn ,
2. Pour tout élément x de Vect(X), il existe une famille de coefficients Vect(x1 , . . . , xn ) est l’ensemble
(λα )α∈X à support fini telle qu’on a ( n )
X
n
X λk xk (λ1 , . . . , λn ) ∈ K .
x= λα α.
k=1
α∈X
Dit autrement : il existe un entier n ∈ N, des vecteurs u1 , . . ., un de Exemple 2.3.9. 1. Pour α ∈ R, on note
X (∀k ∈ [[1, n]], uk ∈ X) et des scalaires λ1 , . . ., λn tels qu’on a (
R −→ R
fα : .
n
X x 7−→ e αx
x= λk uk .
k=1
Alors Vect (fα )α∈R est un sous-espace vectoriel de RR qui contient
les fonctions sh, ch mais pas sin ni th (indication : il suffit de remar-
quer que les seules fonctions bornées de ce sous-espace vectoriel sont
Démonstration. les fonctions constantes).
Notons V l’ensemble des combinaisons linéaires d’éléments de X.
Pour montrer V = Vect(X), nous allons montrer que V est le plus petit sous-espace 2. En géométrie dans R2 , si (→−ı , →
−ȷ ) est une base, tout vecteur de R2
vectoriel de E contenant X. est combinaison linéaire de ı et →
→
− −ȷ , donc R2 = Vect(→−ı , →
−ȷ ).
1. V est un sous-espace vectoriel de E. En effet : 3. Dans R3 , si D est une droite vectorielle de vecteur directeur u, alors
a) il contient 0E (combinaison linéaire de 0 vecteur de X) ; D = { λu | λ ∈ K} = Vect(u).Si P est un plan vectoriel de vecteurs
b) il est stable par addition car la somme d’une combinaison linéaire de p u1 v1
vecteurs de X et d’une combinaison linéaire de q vecteurs de X est une directeurs u = u2 et v = v2 , alors en écrivant une équation
combinaison linéaire (d’au plus) p + q vecteurs de X ; u3 v3
c) il est stable par multiplication par un scalaire car le produit par un scalaire paramétrique de P, on voit que tout point P de l’espace est dans
λ d’une combinaison linéaire de n vecteurs de X est la combinaison linéaire
de ces mêmes vecteurs où les coefficients ont tous été multiplié par λ. P si et seulement s’il existe t1 , t2 ∈ R tel que P = t1 u + t2 v, donc
P = Vect(u, v). Exemple avec 2x − y + z = 0.
2. V contient X. En effet pour tout x ∈ X, x est la combinaison linéaire 1 · x, donc
appartient à V . Donc X ⊂ V . 4. R = VectR (1) et C = VectC (1) = VectR (1, i).
3. V minore l’ensemble des sous-espaces vectoriels de E contenant X. En effet, soit
5. E = (F (R, R), +, .) est un ev. On note les fonctions suivantes, définies
F un sous-espace vectoriel de E contenant X. Montrons V ⊂ F .
sur R par exp : x 7→ e x ; expg : x 7→ e −x ; f : x 7→ x sin(2x) et
Soit x ∈ V alors x est combinaison linéaire d’éléments de X. Or F contient X et
est un sous-espace-vectoriel donc est stable par combinaison linéaire. Il contient g : x 7→ x sin(3x). Avec F = Vect(exp, exp)
g et G = Vect(f, g), on a
donc x en particulier. On a donc ∀x ∈ V x ∈ F . ch ∈ F mais sin ∈ / G.
Donc V ⊂ F .
6. L’ensemble des solutions de l’équation différentielle y ′′ + y ′ − 2y = 0
Donc V est le plus petit sous-espace vectoriel de E contenant X. est Vect(f, g) avec f : R → R, x 7→ e −2x et g = exp.
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Proposition 2.3.11. 1. Vect(x1 , . . . , xn ) n’est pas modifié si l’on per- 2. Déterminer une CNS sur w ∈ R3 pour que Vect (u1 , u2 , u3 , w) ̸=
mute deux vecteurs de (x1 , . . . , xn ). Vect (u1 , u2 , u3 ).
2. si pour un i ∈ J1, nK on a xi qui est combinaison linéaire des
autres vecteurs (en particulier, si xi = 0), alors Vect(x1 , . . . , xn ) = d. Somme.
Vect(x1 , . . . , xi−1 , xi+1 , . . . , xn ), c’est-à-dire que l’on peut ôter xi de
la famille sans modifier le sev engendré. Définition 2.3.14.
3. Vect(x1 , . . . , xn ) n’est pas modifié si l’on remplace un des xi par une On appelle somme de F et G l’ensemble de E noté F + G défini par
combinaison linéaire en x1 , . . . , xn dont le coefficient en xi est non F + G = { x + y | x ∈ F, y ∈ G }.
nul.
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Remarque 2.4.2.
On peut de même définir la notion de somme directe pour plus de deux Proposition 2.4.5.
sev. F et G sont supplémentaires si et seulement si tout élément de E s’écrit
de manière unique comme somme d’un élément de F et d’un élément de
G.
Proposition 2.4.3 (Caractérisation d’une somme directe de deux sev).
Soit F, G deux sev de E. Les trois propositions suivantes sont équivalentes.
1. F + G est directe. Démonstration.
Direct d’après les définitions.
2. ∀f ∈ F, ∀g ∈ G, f + g = 0E ⇒ f = g = 0E .
3. F ∩ G = {0E }. Exemple 2.4.6.
Montrons que dans R2 , deux droites passant par 0 et non confondues sont
toujours supplémentaires.
Démonstration.
Supposons que F + G est directe. Soit f ∈ F , g ∈ G vérifiant f + g = 0E . Alors, Exercice 2.4.7.
f + g = 0E + 0E , Dans R2 , on note D : x + y = 0, D ′ : x − y = 0 et D ′′ : x − 2y = 0.
|{z} |{z} |{z} |{z}
∈F ∈G ∈F ∈G
1. Montrer R2 = D ⊕ D ′
donc par unicité on a f = g = 0E .
Supposons que ∀f ∈ F, ∀g ∈ G, f + g = 0E ⇒ f = g = 0E . Soit x ∈ F ∩ G, alors 2. Montrer R2 = D ⊕ D ′′
x + −x = 0E ,
|{z}
∈F
|{z} Remarquez qu’il n’y a donc pas unicité du supplémentaire (croire le
∈G
contraire est une faute classique et très grave !).
donc x = 0E . Comme F ∩ G est un sev de E, 0E ∈ F ∩ G, donc F ∩ G = {0E }.
Supposons que F ∩ G = {0E }, montrons que F + G est directe. Soit x ∈ F + G, soit Remarque 2.4.8.
f, f ′ ∈ F , g, g ′ ∈ G vérifiant
x = f + g = f ′ + g′ .
On peut montrer de même que dans R3 , un plan et une droite passant par 0
Alors, et tel que le plan ne contienne pas la droite sont toujours supplémentaires.
f − f ′ = g′ − g ∈ F ∩ G
Exemple 2.4.9.
donc 0E = f − f = g − g, donc f = f ′ et g = g ′ , donc F + G est directe.
′ ′
P : x − y + z = 0 et D : x = t + 1, y = 0, z = 2t + 2. On montre que
→
− → − → − →
− →
− → −
( I , J , K ) est une base de R3 , avec I vecteur directeur de D et ( J , K )
Définition 2.4.4. base de P.
On dit que F est un supplémentaire de G (ou que F et G sont supplé-
mentaires) si Exemple 2.4.10.
E = F ⊕ G, R et iR dans C.
i.e. si les deux conditions suivantes sont remplies : Exercice 2.4.11.
1. la somme F + G est directe ; On note E l’ensemble des applications de R dans R, I celui des applications
2. E = F + G. impaires, et P celui des applications paires.
Montrer E = I ⊕ P .
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Les sous-espaces affines (sea) généralisent la notion de sev, en éléments sont appelés les vecteurs directeurs de F .
s’affranchissant de la contrainte « passer par 0 ». Ainsi, dans la théorie
des ev, un sev passe toujours par 0.
Là encore on pourra identifier points et vecteurs, mais on essaiera de
Proposition 3.2.2.
noter les points avec des majuscules et les vecteurs avec des minuscules,
Soit u ∈ E, F un sous-espace vectoriel de E. Alors la direction du sous-
comme en géométrie, mais nous passerons souvent d’un point de vue à
espace affine u + F est F . En particulier cette direction est un espace
l’autre.
vectoriel.
Démonstration.
Définition 3.0.1. Notons D la direction de u + F .
−−→
Soit A, B ∈ E, on note AB = B − A. On a
b − a (a, b) ∈ F 2
D=
Remarque 3.0.2. (u + x) − (u + y) (x, y) ∈ F 2
=
La loi + des ev permet de donner un sens à B − A, vus comme points, =
x − y (x, y) ∈ F 2 .
−−→ −−→ −→
qui vaut alors AB = OB − OA.
Or on a directement
donc D = F .
Définition 3.1.1.
Remarque 3.2.3.
Soit un vecteur u ∈ E. On appelle translation de vecteur u l’application −
→
E → E . Notation fréquente : F étant un sea de E, on note F ou F sa direction.
x 7→ x + u Exemple 3.2.4.
Tout sev est un sea.
3.2. Sous-espaces affines. Exemple 3.2.5.
Dessin dans l’espace.
Définition 3.2.1. Exemple 3.2.6.
On appelle sous-espace affine de E toute partie de E qui est le trans- E = RR . On considère l’équation différentielle y ′ + 3y = x2 (E). Montrer
laté d’un sev de E, i.e. toute partie F de la forme F = u + F = que l’ensemble S0 des solutions de l’équation homogène forme un sev de
{ u + x | x ∈ F }, où F est un sev de E et u est un vecteur de E, ensemble E, et l’ensemble S des solutions de (E) forme un sea de direction S0 .
que l’on note aussi u + F .
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b ∈ F ⇐⇒ a − b ∈ F.
Vocabulaire : « être parallèle à » n’est pas une relation symé-
trique.
Démonstration. Exemple 3.2.11.
F est de la forme c + F , où c ∈ E.
Une droite est parallèle à un plan, mais certainement pas l’inverse.
(i) Soit a ∈ F . On a alors a ∈ c + F , il existe donc u ∈ F tel que a = c + u.
Si v ∈ F , alors a + v = c + (u + v) ∈ c + F , donc a + F ⊂ F .
Réciproquement, si v ∈ F , alors c + v = a + (v − u) ∈ a + F , donc F ⊂ a + F . Théorème 3.2.12 (Intersections de sea).
Ainsi, a + F = F . Soient F et G deux sea de directions F et G. Si F ∩ G ≠ ∅, alors on dit
(ii) On a donc F = a + F . que F et G sont concourants ou sécants, et dans ce cas F ∩ G est un sea
Si b ∈ F , alors par définition de la direction a − b ∈ F . de direction F ∩ G.
Réciproquement, si a − b ∈ F , alors b − a ∈ F et b = a + (b − a) ∈ a + F , donc
b ∈ F.
On a donc bien b ∈ F ⇐⇒ a − b ∈ F . Démonstration.
Supposons F ∩ G ̸= ∅, alors il existe a ∈ F ∩ G . Donc F = a + F et G = a + G.
Montrons alors que F ∩ G = a + F ∩ G :
Soit b ∈ E. On a successivement :
Remarque 3.2.8.
Tout sea contenant 0 est donc un sev. b ∈ F ∩ G ⇐⇒ b ∈ F et b ∈ G
⇐⇒ b − a ∈ F et b − a ∈ G
⇐⇒ b − a ∈ F ∩ G
Corollaire 3.2.9. ⇐⇒ b ∈ a + F ∩ G
Deux sea sont égaux si et seulement s’ils ont même direction et un point
en commun. D’où le résultat.
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Définition 3.4.3.
Soit P une partie de E. On dit que P est convexe si ∀(A, B) ∈
P 2 [AB] ⊂ P.
Exemple 3.4.4.
Faire des dessins dans R2 , puis dans R3 .
Théorème 3.4.5.
Tout sea est convexe.
Démonstration.
Immédiat avec le théorème 3.3.6.
Exemple 3.4.6.
On reprend un exemple ancien : pour montrer qu’un cercle n’est pas un
sea (ou un sev), on peut montrer qu’il n’est pas convexe.
Exemple 3.4.7.
Dans C, tout disque (fermé ou ouvert) est convexe. Se fait avec inégalité
triangulaire en revenant à la définition.
Théorème 3.4.8.
Toute intersection de convexes est convexe.
Démonstration.
Soit I un ensemble
T et (Pi )i∈I une famille de convexes.
Posons P = i∈I Pi l’intersection de cette famille et montrons qu’elle est convexe,
c’est-à-dire
∀(A, B) ∈ P 2 [AB] ⊂ P
Soit (A, B) ∈ P 2 . Il suffit de montrer que pour tout i ∈ I, [AB] ⊂ Pi .
Soit i ∈ I. On a A ∈ P, donc A ∈ Pi . De même T B ∈ Pi . Donc [AB] ⊂ Pi .
On a donc ∀i ∈ I [AB] ⊂ Pi , donc [AB] ∈ i∈I Pi .
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