Cours 19
Cours 19
2 Espaces Euclidiens 4
6 Musculation 15
1 Produits Scalaires
1. Définition :
Forme Bilinéaire Symétrique
Définition : Un produit scalaire sur E est une .
Définie Positive
1
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n
X
• Sur Rn ou Mn1 (R) hx, yi = X T Y . = xk yk
k=1
X
• Sur Mnp (R) hA, Bi = Tr(AT B) = ai,j bi,j
1≤i,j≤p
Z b Z b
• Sur C([a, b], R) hf, gi = fg hf, gi = ωf g avec ω ∈ C([a, b], R+∗ )
a a
Z 1 Z +∞ Z 1
−t P (t)Q(t)
• Sur R[X] hP, Qi = PQ hP, Qi = P (t)Q(t)e dt hP, Qi = √ dt.
0 0 −1 1 − t2
2. Norme Euclidienne :
p
Définition : On appelle norme euclidienne toute applic◦ définie par kxk = hx, xi où h., .i est un PS.
Remarque : Un espace euclidien est donc un EVN dont la norme associée est la norme euclidienne.
Proposition :
• kxk = 0 ⇒ x = 0.
• kλxk = |λ|kxk
Exercice : 1
(♥) Montrer que la matrice AT A est inversible lorsque A ∈ Mn,p (R) est de rang p.
On pourra rechercher le noyau de AT A.
Proposition : Calculs
• kx + yk2 = kxk2 + 2hx, yi + kyk2 .
• kx − yk2 = kxk2 − 2hx, yi + kyk2 .
• hx + y, x − yi = kxk2 − kyk2.
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Cette égalité permet de retrouver le produit scalaire associé à une norme euclidienne.
Cette égalité permet de justifier qu’une norme n’est pas une norme euclidienne.
Corollaires :
Proposition : Le PS est une application bilinéaire continue lorsque E est muni de sa norme euclidienne.
Définition : On dit que les vecteurs x et y sont orthogonaux (noté x ⊥ y) lorsque hx, yi = 0.
Proposition : ♥ Une famille orthogonale ne comportant pas le vecteur nul est libre.
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2 Espaces Euclidiens
1. Définition : Base Orthonormée
• Espace euclidien
• Notion de base orthonormale
• Les bases canoniques de Rn et de Mn,p (R) sont des bon pour les PS usuels.
La matrice de u ∈ L(E) dans une bon e a pour coefficient général : aij = hu(ej ), ei i.
n
X
Exemple : Montrer que Tr(u) = hu(ek ), ek i lorsque u ∈ L(E) dans une bon (e1 , . . . , en ).
k=1
Exercice : 2
(♥) Soit (x1 , . . . , xp ) ∈ E p où E est muni d’une bon e et A = Mate (x1 , . . . , xp ).
Montrer que AT A = (hxi , xj i)1≤i,j≤p .
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Pour tout ϕ ∈ L(E, R), il existe un unique a ∈ E tel que : ∀x ∈ E, ϕ(x) = ha, xi.
n
X
Si e est une bon, on a : a= ϕ(ek )ek .
k=1
Exemple : Si ϕ ∈ L(Mn,p (R), R), alors il existe un unique A ∈ Mp,n (R) telle que ϕ(M ) = Tr(AM ).
Attention : Comme le montre l’exercice suivant, le théorème de Riesz est faux en dimension infinie.
Exercice : 3 Z 1
(∗) Soit θ la forme linéaire définie par θ(P ) = P (0) sur R[X] muni du produit scalaire hP, Qi = P (t)Q(t) dt.
0
Montrer qu’il n’existe pas de polynôme A tel que : θ(P ) = hP, Ai, ∀P ∈ E.
Exemples : E ⊥ , {0E }⊥
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Preuve :
• Sev : Facile
• Fermeture : A⊥ est une intersection d’images réciproques de fermés par une application continue.
On peut également procéder par caractérisation séquentielle.
Proposition :
• A ⊂ B ⇒ B ⊥ ⊂ A⊥
• A ⊂ (A⊥ )⊥
• A⊥ = Vect(A)⊥
Utilisation de A⊥ = Vect(A)⊥
Lorsque F = Vect(f1 , . . . , fp ).
• Pour déterminer : F ⊥
2 0
Exemple : Déterminer l’orthogonal de F = Vect(−1 , 1 ).
0 −1
∀f ∈ F, ∀g ∈ G, hf, gi = 0
Proposition :
F ⊥G ⇐⇒ F ⊂ G⊥ ⇐⇒ G ⊂ F⊥
⊥
Exemple : Les sev F et F ⊥ sont en somme directe orthogonale : F ⊕ F ⊥ .
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C’est ce théorème qui permet de définir la projection orthogonale sur un sev de dimension finie.
Corollaire :
• Lorsque E est de dimension finie nous avons : dim E = dim F + dim F ⊥
• Lorsque F est de dimension finie nous avons : (F ⊥ )⊥ = F
Preuve :
• Le cas où dim E < +∞ est immédiat.
• Lorsque seulement dim F < +∞, on montre (F ⊥ )⊥ = F par double inclusion.
⊥
Exemple : Dans Mn (R) euclidien usuel, on a : Mn (R) = Sn (R) ⊕ An (R)
n(n + 1) n(n − 1)
• dim Sn (R) = et dim An (R) =
2 2
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H = n⊥
Preuve :
• Soit avec le théorème de Riesz (déterminer alors un vecteur n qui convient)
• Soit en s’intéressant aux dimensions
Exemples :
1. Projecteur orthogonal :
• Si F = {0E }, alors pF = 0.
• Si F = E, alors pF = idE .
Proposition :
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A − AT
Exemple : Montrer que A 7→ est un projecteur orthogonal de Mn (R) euclidien usuel.
2
1 2
Exemple : Montrer que les projecteurs spectraux de la matrice A = sont des projecteurs orthogonaux.
2 1
Exemple : Montrer que la transposition est une symétrie orthogonale de Mn (R) euclidien usuel.
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p
X
Dans ce cas, on dispose de la formule suivante : p(x) = hx, fk ifk (cf plus loin)
k=1
0 −1
2. Exemple : Déterminer le projecteur orthogonal sur F = Vect(I2 , ).
1 0
• Méthode 1 :
• Méthode 2 :
Exercice : 4
(♥) Soit p un projecteur de E.
Montrer que p est un projecteur orthogonal SSI pour tout x ∈ E, on a kp(x)k ≤ kxk.
Preuve :
⇒ Facile en décomposant x = p(x) + (x − p(x))...
⇐ Par contraposée. On suppose qu’il existe (f, g) ∈ F × G tels que hf, gi 6= 0.
On trouve alors un x tel que kp(x)k > kxk en cherchant x sous la forme x = f + λg.
La proposition ≪ p projecteur orthogonal ⇒ kp(x)k ≤ kxk ≫ sera utilisée pour prouver l’inégalité de Bessel.
a a
• Si F = Vect(a), alors pF (x) = hx, i .
kak kak
a a
• Si F = a⊥ , alors pF (x) = x − hx, i .
kak kak
Exemples : Vous devez en particulier savoir reconnaı̂tre les transformations suivantes lorsque kak = 1.
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Exercice : 5
→ −
− → − →
(♥) Soit e = ( i , j , k ) une base orthonormale de E et p le projecteur orthogonal sur un plan F de E.
→ 2
− →
− →
−
Montrer que : kp( i )k + kp( j )k2 + kp( k )k2 = 2.
Preuve :
• Dans un espace euclidien les projecteurs sont linéaires au départ d’un ev de dimension finie.
• Les projecteurs orthogobaux sont des endomorphismes qui vérifient kp(x)k ≤ kxk.
Remarque : Dans les autres cas, les projecteurs n’ont aucune raison d’être continus.
Remarque : Plus généralement, TOUS les sev de dimension fini sont des fermés (déjà vu !).
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Il existe alors une UNIQUE famille orthonormale (ε1 , . . . , εn ) telle que ∀k ∈ [[1, n]] :
• Vect(x1 , . . . , xk ) = Vect(ε1 , . . . , εk )
• hxk , εk i > 0.
k
X
xk+1 − hxk+1 , εi iεi
i=1
εk+1 = k
X
kxk+1 − hxk+1 , εi iεi k
i=1
On dit que la famille (ε1 , . . . , εn ) est l’orthonormalisée de (x1 , . . . , xn ) par le procédé de Schmidt.
Preuve :
• Existence : la famille proposée convient bien.
• Unicité : Par récurrence.
On remarque que εn+1 ∈ Vect(x1 , . . . , xn+1 ) ∩ Vect(x1 , . . . , xn )⊥ qui est de dimension 1 d’après
Grassmann.
On en déduit qu’une base et son orthonormalisée par Schmidt ont la même orientation. (cf autre chapitre)
• Décomposition QR : En appliquant la formule Pef Pfg = Peg , on montre grâce à Gram-Schmidt que
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• Décomposition Cholesky : Grâce à Gramm-Schmidt, on peut montrer que toute matrice A symétrique
définie positive se décompose sous la forme :
• Inégalité de Hadamard : On peut utiliser cette décomposition pour prouver que pour tout matrice
symétrique positive A, on a :
Yn
det(A) ≤ ak,k
k=1
Soit F un sev de E tel que F ⊕ F ⊥ = E (vrai en particulier lorsque dim F < +∞)
Soit x ∈ E.
La distance de x à F est atteinte en une unique valeur pF (x).
Preuve :
• Existence : Pour tout f ∈ F , on a kx − f k2 = kx − pF (x)k2 + kf − pF (x)k2 ≥ kf − pF (x)k2 .
• Unicité : Soit f une autre valeur où la distance est atteinte. On a alors :
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Exercice : 6
(∗) Pseudo-solution d’un système linéaire AX = B
Soit A ∈ Mnp (R) et B ∈ Mn,1 (R).
Lorsque le système AX = B n’a pas de solution, on appelle pseudo-solution les valeurs de X ∈ Mn,1 (R) qui
minimisent la norme kAX − Bk.
Montrer l’existence et expliciter une méthode permettant de trouver une pseudo-solution.
hx, ai
• Distance à une droite vectorielle : d(x, Vect(a)) = kx − ak.
kak2
Corollaire :
|hx, ai|
• Distance à un hyperplan : d(x, a⊥ ) = .
kak
1 2
Exemple : Distance de A = à l’hyperplan constitué des matrices de trace nulle.
3 4
Exercice : 7 Z 1
(∗) Calculer : inf (t2 − (at + b))2 dt.
(a, b)∈R2 0
1
Classique... On trouve 180 .
2. Inégalité de Bessel :
D/ Facile.
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n
X
Preuve : On remarque que hx, ek i2 = kpF (x)k2 ≤ kxk2 où F = Vect(e1 , . . . , en ).
k=1
6 Musculation
Nous commençons ici par introduire et étudier quelques propriétés de la notion générale de système othogonal de R[X]
avant d’en présenter par la suite, quelques exemples très classiques tels les polynômes de Legendre, de Tchebytchev et
de Laguerre.
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1. Existence.
2. Unicité.
(a) Montrer que pour tout n, (P0 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X]
(b) Montrer que pour tout n, on a Pn ∈ (Rn−1 [X])⊥
(c) En déduire (sans passer par une récurrence) l’unicité de cette famille.
Z
On suppose désormais que R[X] est muni d’un produit scalaire usuel de la forme hP, Qi = P (t)Q(t)ω(t) dt
I
avec ω une fonction continue et strictement positive sur I.
3. Relation de récurrence.
Nous recherchons ici une relation de récurrence permettant de déterminer les polynômes Pn .
(b) Montrer que pour tout n ≥ 2, il existe λn , µn ∈ R tels que Pn = (X − λn )Pn−1 − µn Pn−2 .
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Z +∞
• Le SO de R[X] associé à hf, gi = f (t)g(t)e−t dt est appelé famille des polynômes de Laguerre
0
Z 1
2. Polynômes de Legendre : E = C([−1, 1], R) est muni de hf, gi = f g.
−1
Proposition :
(k)
1. 1 et −1 sont racines de Un d’ordre n − k pour tout k ∈ [[0, n]].
(2n)! n
2. Le coefficient dominant de Ln est n! X .
3. Ln ⊥ Rn−1 [X].
4. Ln admet n racines distinctes dans ] − 1, 1[.
Preuve :
1.2. Faciles.
3. Pour Q ∈ Rn−1 [X], par IPP successives, on obtient :
(n−1)
4. Avec le théorème de Rolle appliqué à Un puis à Un ... etc...
D/ Compte-tenu des propriétés précédentes, cette famille vérifie bien les conditions de la définition.
Corollaire : PMA Z 1
Pour la norme euclidienne associée au produit scalaire : hf, gi = f g.
−1
N
X hf, Ln i
PN = Ln est le polynôme de meilleure approximation de f dans RN [X].
n=0
kLn k2
Z 1
f (t)g(t)
3. Polynômes de Tchebytchev : E = C([−1, 1], R) est muni de hf, gi = √ dt.
−1 1 − t2
cos(nθ) = Tn (cos θ)
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Exemple : T0 = 1, T1 = X, T2 = 2X 2 − 1, T3 = 4X 3 − 3X.
Proposition : Formule
⌊n/2⌋
X n
Tn (X) = X n−2k (1 − X 2 )k
2k
k=0
Preuve : Découle directement de la formule cos((n + 2)t) + cos((n)t) = 2 cos t cos((n + 1)t).
Proposition : PMA Z 1
f (t)g(t)
Pour la norme euclidienne associée au produit scalaire : hf, gi = √ dt
−1 1 − t2
N
X hf, Tn i
Le polynôme PN = Tn est le polynôme de meilleure approximation de f dans RN [X].
n=0
kTn k2
Z +∞
2 +
4. Polynômes de Laguerre : E = L (R , R) est muni de hf, gi = f (t)g(t)e−t dt.
0
Les polynômes de Laguerre sont les polynômes Ln définis pour tout n ∈ N par :
ex dn −x n
Ln (x) = (e x )
n! dxn
Exemples : L0 = 1, L1 = 1 − X, L2 = 21 (X 2 − 4X + 2)...
xy ′′ + (1 − x)y ′ + ny = 0
D/ Non traitée car fait appel à des résultats intermédiaires non évoqués ici.
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Corollaire : PMA Z +∞
Pour la norme euclidienne associée au produit scalaire : hf, gi = f (t)g(t)e−t dt
0
N
X hf, Ln i
Le polynôme PN = Ln est le polynôme de meilleure approximation de f dans RN [X].
n=0
kLn k2
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