Cesag - Bibliotheque: Centre Africain D'études Supérieures en Ge
Cesag - Bibliotheque: Centre Africain D'études Supérieures en Ge
Promotion 8
(2013-2015)
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THEME
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Octobre 2014
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi d’un crédit documentaire : cas d’OBB
DEDICACE
A nos parents, pour tous les efforts consentis pour réussir notre éducation.
REMERCIEMENTS
Nous exprimons notre profonde reconnaissance à tous ceux qui, d’une manière ou d’une
autre, ont contribué à la réalisation de ce mémoire.
Nos remerciements s’adressent particulièrement :
à monsieur Rizwan HAIDER, Directeur Général d’Orabank Bénin, pour nous avoir
accueillie au sein de son institution ;
à monsieur Narcisse GBAGUIDI, Chef Service Contrôle Interne, notre maître de stage,
qui malgré ses multiples occupations, a mis à notre disposition les moyens nécessaires
pour la rédaction de ce mémoire ;
à monsieur Modeste ELEGBEDE, grâce à qui notre stage a été possible ;
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à monsieur Bertin CHABI, notre Directeur de mémoire qui a pris de son temps pour
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les grands moments que nous avons partagés durant notre formation ;
à nos amis pour le soutien moral et les conseils.
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Alida ZACHARIE, Master Professionnel en Audit et Contrôle de Gestion, CESAG 2013-2015 iii
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi d’un crédit documentaire : cas d’OBB
Tableaux
CHAPITRE 2: LES DISPOSITIFS DE GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS LIES AU PROCESSUS D’OCTROI DU
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Alida ZACHARIE, Master Professionnel en Audit et Contrôle de Gestion, CESAG 2013-2015 vii
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi d’un crédit documentaire : cas d’OBB
6.2. ANALYSE DE LA MATRICE DES RISQUES OPERATIONNELS LIES AU PROCESSUS D’OCTROI DU CREDIT DOCUMENTAIRE ET DE
LEURS CAUSES ....................................................................................................................................................... 78
6.3. EVALUATION DU DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE DU PROCESSUS D’OCTROI DU CREDIT DOCUMENTAIRE .................. 78
6.4. ANALYSE DES FORCES ET FAIBLESSES DES DISPOSITIFS DE MAITRISE DES RISQUES OPERATIONNELS MIS EN PLACE : ......... 80
6.5. RECOMMANDATIONS ................................................................................................................................ 81
6.5.1. A l’endroit de la Direction Générale ............................................................................................ 81
6.5.2. A l’endroit de la Direction des Risques ........................................................................................ 82
6.5.3. A l’endroit du Service Etranger notamment la section CREDOC ................................................. 82
CONCLUSION GENERALE ................................................................................................................................ 84
ANNEXES ........................................................................................................................................................ 86
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................................. 98
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INTRODUCTION
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GENERALE
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L’évolution du monde des affaires est l’une des conséquences de la mondialisation. En effet,
nous assistons à une multiplication des échanges de biens et services et leur circulation entre
les pays. Il devient donc primordial pour les entreprises exportatrices de sécuriser leurs
transactions commerciales avec leurs clients étrangers ; non seulement afin de garantir le
paiement des créances mais également pour se prémunir contre les risques éventuels. Le
crédit documentaire est apparu comme la solution miracle et la crise financière de 2008 l’a
confirmé. Aujourd’hui cette pratique a évolué et le symbole de cette évolution est
l’informatisation des Règles et Usances Uniformes (RUU) relatives aux crédits
documentaires de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) dans sa publication N°600.
La première version des RUU remonte à 1933 et la dernière a été approuvée le 25 octobre
2006 ; puis entrée en vigueur à partir de Juillet 2007.
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Pour permettre un développement équilibré des échanges internationaux, les banques utilisent
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de plus en plus le CREDOC pour le règlement des diverses opérations à l’international. Bien
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les banques doivent se doter d’outils performants afin de maîtriser et de gérer ces risques.
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Au lendemain des indépendances le secteur bancaire béninois était animé par des banques
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Dahomey (BIAOD). Malgré cette gestion publique qui aurait dû constituer un atout, moins
d’une décennie plus tard, le système bancaire béninois fut confronté à de sérieuses difficultés
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financières. Un laxisme dans la gestion des activités, un manque d’objectivité, une aversion
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trop hasardeuse au risque, couplés à une conjoncture économique peu favorable sont quelques
facteurs à l’origine de la faillite du secteur bancaire béninois dans les années 80. Il s’en est
suivi une restructuration qui a permis, à partir de 1989 un système bancaire composé de
banques entièrement privées. Aujourd’hui douze (12) banques sont installées sur le territoire
national et le suivi de l’exercice de la profession est assuré par la Banque Centrale des Etats
de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Association Professionnelle des Banques et
Etablissements Financiers au Bénin (APBEF-Bénin) au plan national et la Commission
Bancaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au plan sous
régional. Dans sa mission de surveillance, la Commission Bancaire a mis sous administration
provisoire entre 2002 et 2004 trois banques pour causes de gestion : Continental Bank
Toutes les banques se livrent à une rude concurrence en proposant à leur clientèle une gamme
de produits et de services diversifiés à des taux attractifs. ORABANK Bénin (OBB) fournit, à
l’instar des autres banques présentes sur le marché des opérations classiques de banques et est
par ailleurs spécialisée dans le financement des Petites et Moyennes Entreprises et Industries
(PME/PMI), ainsi que les crédits sociaux et les opérations de commerce international. Le
crédit documentaire est sans conteste la technique la plus utilisée pour financer les opérations
à l’international.
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Qu’il s’agisse de banques commerciales ou de banques de marché, les banques sont de plus en
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plus considérées comme des « machines à risques » car elles prennent des risques, les
transforment et les incorporent aux services et produits bancaires qu’elles offrent. L’un des
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principaux risques et le plus ancien auquel les banques restent confrontées demeure le risque
de crédit (DIETSCH et PETEY, 2003 :15). Ce risque survient suite à des situations
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inattendues qui peuvent se produire entre la période qui sépare la mise en place du
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banque et dans toutes les activités, sa gestion constitue un enjeu de taille pour toute
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organisation.
Le crédit documentaire qui est destiné à sécuriser le commerce international se révèle être un
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objet de risque opérationnel pour les banques intervenant dans le processus, depuis sa mise en
place jusqu’à sa réalisation. Ces risques doivent donc être bien gérés pour éviter toute
déconvenue au niveau des différents acteurs.
Face aux différents risques identifiés les éléments susceptibles d’affecter le dispositif de
gestion des risques mis en place par la banque sont :
Une fois que le dispositif est défaillant cela entraîne une réalisation des risques opérationnels
dont les conséquences éventuelles sont :
thème car pour gérer un risque il faut déjà le connaître. De plus un dispositif de gestion pour
être efficace doit prendre en compte l’impact de la réalisation du risque.
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risques ?
De cette question principale, découlent les questions spécifiques suivantes :
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Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi d’un crédit
documentaire : cas d’ORABANK Bénin
L’objectif général de cette étude est d’évaluer l’efficacité de la gestion des risques
opérationnels liés au processus d’octroi du crédit documentaire.
Dans ce sujet nous traiterons des risques opérationnels liés à l’exécution du crédit
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documentaire. Il exclut donc le risque pays et le risque de change ; qui bien qu’étant liés à la
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La réflexion que nous portons sur l’efficacité de la gestion des risques liés au processus
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d’octroi du crédit documentaire, les faiblesses relevées et les recommandations qui seront
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proposées, aideront la banque à avoir une vision plus claire des risques auxquels elle s’expose
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et donc lui permettront d’améliorer son dispositif de contrôle interne afin de pallier à ses
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insuffisances .
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De plus, il sera pour nous l’occasion d’appliquer les connaissances théoriques acquises
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pendant notre formation et de comprendre la logique qui sous-entend la gestion des risques
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liés au processus du crédit documentaire, tout en appréhendant les réalités du contrôle interne.
Le plan de notre étude s’articule ainsi qu’il suit :
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PREMIERE PARTIE :
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CADRE THEORIQUE
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La banque étant considérée comme une machine à risques, toutes les activités qui s’y
déroulent en sont l’objet. Le crédit documentaire, malgré sa complexité et son formalisme,
demeure un moyen de financement sécurisant et efficace. Faisant partie des activités de la
banque, il n’est pas exempt de risques. Le sujet dont nous traiterons dans ce mémoire est
relatif à l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi du crédit
documentaire. Cependant comment parler de la gestion des risques sans maîtriser d’abord le
mécanisme d’octroi du crédit documentaire ; et ensuite les risques opérationnels qui y sont
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liés pour parler enfin de leur gestion? L’objet de cette première partie est donc d’approfondir
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Il s’agira pour nous, dans un premier temps, de faire le point de la littérature existante sur les
risques opérationnels liés au crédit documentaire et leur gestion. Dans un second temps, nous
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Plusieurs définitions sont admises mais toutes revêtent le même contenu. Nous retiendrons
trois définitions, d’une plus ancienne à d’autres plus récentes.
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Le crédit documentaire est un arrangement par lequel une banque émettrice agissant à
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bénéficiaire ou de payer les effets contre remise des documents stipulés, pour autant
que les termes et les conditions soient respectés. (PRISSET et al, 1997 :155).
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(fournisseur), par l’intermédiaire d’une banque, une somme d’un montant déterminé
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dont l’exportateur (fournisseur) pourra bénéficier s’il apporte la preuve qu’il a bien
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Malgré la sécurité qu’il apporte, il ne fait pas disparaître le risque d’impayés. En effet,
tout dépend de la solvabilité de la banque émettrice et du pays dans lequel elle se situe.
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irrévocable et confirmé en sa faveur a la certitude d’être payé s’il présente les documents
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souvent située dans le pays du bénéficiaire ou dans un pays où le risque politique est très
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Autrefois le crédit pouvait être révocable (c’est-à-dire annulé ou amendé de façon unilatérale
par la banque émettrice) mais depuis les nouvelles RUU 600 tous les crédits documentaires
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formes précédemment citées le crédit à plusieurs livraisons et le crédit back to back (crédit en
cascades entre les partenaires. Le bénéficiaire du crédit initial demande à son banquier
d'ouvrir un crédit en faveur de son propre fournisseur, crédit qui sera alors « adossé » au
premier ouvert en sa faveur. Il s'agit ici de deux opérations distinctes).
La réalisation désigne les différents modes de paiement des banques au vendeur (article 6b
des RUU 600). Le guide pratique conforme aux RUGD 758 (MARTINI et al, 2010 : 49)
distingue le crédit documentaire :
réalisable par paiement à vue : l’exportateur est payé à vue par la banque notificatrice
ou la banque désignée, contre des documents conformes. Si le crédit n’est pas
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ait obtenu les fonds de la banque émettrice, soit en débitant son compte dans ses
livres, soit en attendant la réception des fonds selon les instructions données lors de
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l’ouverture de crédit. Dans tous les cas, le crédit doit désigner expressément la banque
autorisée à payer (CHEVALIER, 2003 : 18).
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conformes.
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une traite tirée par le bénéficiaire sur la banque émettrice. La traite émise par le
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des normes internationales admises en la matière. Cependant nous retiendrons deux (02)
phases principales réparties en quatre étapes chacune identiques à celles définies par
MATTOUT (2009 : 284) :
La banque de l'acheteur (banque émettrice) ouvre le crédit documentaire, selon les modalités
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marchandises
La banque émettrice remet les documents qu'elle aura également reconnus conformes, à son
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Ces schémas ne sont pas universels et peuvent connaître des adaptations selon, non seulement
le type de crédit documentaire dont il s’agit mais également le mode de réalisation choisi par
le donneur d’ordre. Comme exemple nous illustrons un crédit irrévocable et confirmé payable
à vue aux caisses de la banque notificatrice et confirmante.
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Le crédit documentaire est le moyen de paiement le plus utilisé dans les relations
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commerciales internationales. Cet état de choses est dû notamment au fait qu’il offre une
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meilleure sécurité de paiement, est utilisable pour tout type de contrat, de marchandises ou
d’opération commerciale. « Il fournit une réponse adaptée au conflit d’intérêts existant entre
l’acheteur et le vendeur dans la vente internationale. La distance séparant les contractants, la
diversité des systèmes juridiques, les incertitudes politiques sont des sources de méfiance
traditionnelles en matière internationale. » (MATTOUT, 2009 : 270). Egalement il représente
un moyen de paiement rapide et efficace, soumis à des règles internationales très précises.
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Pour une meilleure connaissance de l’opération de crédit documentaire, il est nécessaire d’en
maîtriser les différents intervenants. Ceux-ci sont énumérés dans le tableau ci-après :
Intervenants Description
Le donneur d’ordre « applicant, opener ou L’acheteur qui donne les instructions
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La banque émettrice « issuing bank » La banque choisie par l’acheteur pour ouvrir
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le CREDOC
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vendeur
La banque confirmante « confirming La banque qui ajoute son engagement, dans
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Après avoir déterminé les phases de réalisation du crédit documentaire, les différents
intervenants, il s’agira pour nous dans la section suivante de définir la notion de risque
opérationnel et d’identifier ceux inhérents au crédit documentaire.
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[Link] Définition
Selon JIMENEZ & al. (2008 :19), le risque opérationnel est « le risque de pertes résultant
d’une inadaptation ou d’une défaillance imputable à des procédures, personnels et systèmes
internes, ou à des événements extérieurs, y compris les événements de faible probabilité
d’occurrence, mais à risque de perte élevée ». Le risque opérationnel, ainsi défini, inclut le
risque juridique qui correspond au risque lié à la non application des dispositions légales ou
réglementaires mais exclut les risques stratégique et de réputation qui correspondent au risque
lié à l’absence de stratégies ou à une stratégie déficiente sur un ou plusieurs métiers de
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l’entreprise.
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Pour CAMARA (2006 :130), « le risque opérationnel se définit comme la probabilité des
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Autant dire que son champ d'application semble tellement large qu'on n'en perçoit pas
d'emblée l'application pratique.
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VANINI (2004) critique la définition de Bâle. Selon lui, l’utilisation de cette définition sans
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aucune extension amène à des difficultés d’application dans les banques. Tel que défini le
risque opérationnel représente seulement une possibilité de perte, le potentiel de gain étant
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négligé. La définition indique que les personnels et les systèmes sont les causes de pertes,
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mais elle ne prend pas en compte le fait qu’ils soient les mieux placés pour détecter les
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Le régulateur du Comité de Bâle (1992) a effectué une répartition selon sept (07) grandes
catégories de risques opérationnels.
Fraude interne
Il s’agit des pertes liées à des actes commis à l’intérieur de l’entreprise visant à réaliser une
fraude ou un détournement d’actifs ou à enfreindre une disposition législative ou
réglementaire, ou des règles de l’entreprise, à l’exclusion des cas pratiques discriminatoires
ou contraires aux règles en matière d’égalité professionnelle, et impliquant au moins un
membre de l’entreprise.
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Fraude externe
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La fraude externe concerne les pertes liées à des actes de tiers visant à perpétrer une fraude ou
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Il s’agit des pertes liées à des actes contraires aux dispositions législatives et réglementaires,
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professionnelle.
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Il s’agit ici des pertes liées à un manquement délibéré ou non, à une obligation professionnelle
envers un client (y compris les exigences en matière de confiance et d’adéquation du service),
à la nature ou aux caractéristiques d’un produit.
17
C’est par exemple, les pannes de matériel et de logiciel informatiques, les problèmes de
télécommunications et les pannes d’électricité.
Depuis la fin des années 90, les limites des accords de Bâle, notamment en termes d'exigences
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de fonds propres pour les risques de crédit devenaient de plus en plus apparentes (DIETSCH
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& PETEY, 2003 : 19). Bâle I a alors permis d'atténuer les inégalités concurrentielles, les
banques se couvrant systématiquement de fonds propres à hauteur de 8 % de leurs
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engagements. Toutefois, il correspond à un système simplifié, peu sensible au niveau réel des
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suffisamment précise le niveau réel du risque de crédit, celui-ci est évalué de façon
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localisations géographiques ;
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Ces innovations du Bâle 2 lui confèrent des similitudes aux normes IFRS (International
Financial Reporting Standards) au moins à deux niveaux :
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la protection des fonds propres, qui est l’objet même du pilier 1 et correspond aux
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exigences de fonds propres du ratio Bâle 2. Les IFRS imposent que toute perte réalisée ou
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probable soit déduite du résultat. Le report à nouveau qui augmente les fonds propres est
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ainsi net de pertes potentielles et améliore la qualité de ceux-ci au regard des risques ;
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fournir des informations fiables et régulières sur la situation et les opérations qu’elle
effectue.
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Principe 3 : La direction générale devrait avoir pour mission de mettre en œuvre le dispositif
de gestion du risque opérationnel approuvé par le conseil d’administration. Ce dispositif
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devrait être appliqué de façon cohérente dans l’ensemble de l’organisation bancaire, et les
membres du personnel, à tous les niveaux, devraient bien comprendre leurs responsabilités
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dans la gestion du risque opérationnel. La direction générale devrait aussi être chargée
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d’élaborer des politiques, processus et procédures de gestion du risque opérationnel pour tous
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Principe 4 : Les banques devraient identifier et évaluer le risque opérationnel inhérent à tous
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les produits, activités, processus et systèmes importants. Elles devraient aussi, avant de lancer
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Principe 5 : Les banques devraient mettre en œuvre un processus de suivi régulier des profils
de risque opérationnel et des expositions importantes à des pertes. Les informations utiles à
une gestion dynamique du risque opérationnel devraient être régulièrement communiquées à
la direction générale et au conseil d’administration.
Principe 6 : Les banques devraient adopter des politiques, processus et procédures pour
maîtriser et/ou atténuer les sources importantes de risque opérationnel. Elles devraient
réexaminer périodiquement leurs stratégies de limitation et de maîtrise du risque et ajuster
leur profil de risque opérationnel en conséquence par l’utilisation de stratégies appropriées,
compte tenu de leur appétit pour le risque et de leur profil de risques globaux.
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Principe 7 : Les banques devraient mettre en place des plans de secours et de continuité
d’exploitation pour garantir un fonctionnement sans interruption et limiter les pertes en cas de
perturbation grave de l’activité.
Principe 8 : Les autorités de contrôle bancaire devraient exiger que toutes les banques, quelle
que soit leur taille, aient mis en place un dispositif efficace pour identifier, évaluer, suivre et
maîtriser/atténuer les risques opérationnels importants, dans le cadre d’une approche globale
de la gestion du risque.
mécanismes appropriés leur permettant de se tenir informés de l’évolution dans les banques.
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pour permettre aux intervenants du marché d’évaluer leur méthodologie de gestion du risque
opérationnel.
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Le risque opérationnel ayant été correctement défini, ainsi que la règlementation y relative,
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nous parlerons dans la suite des risques liés au processus de crédit documentaire.
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De nombreux risques sont associés aux opérations de banque mais nous nous intéresserons
seulement à ceux qui sont susceptibles de survenir au cours de la réalisation d’un crédit
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documentaire.
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Désigné sous l'appellation de risque de signature ou de crédit, il est sans doute le plus
important. Il s'agit du défaut de l'emprunteur qui ne peut plus rembourser à cause de la
dégradation de sa situation économique (De COUSSERGUES 2005 : 107). Il est considéré
comme «un risque inhérent à l'activité d'intermédiation traditionnelle, qui correspond à la
défaillance de la contrepartie sur laquelle une créance ou un engagement est détenu». De ce
fait, la banque enregistre une perte en capital (créances non remboursées), et en revenu
(intérêts non perçus).
21
Le risque de contrepartie désigne également le risque de défaut des clients, c’est- à- dire le risque de
pertes consécutives au défaut d’un emprunteur face à ses obligations. Encore appelé risque de crédit, il
est le premier risque auquel est confronté un établissement financier (BESSIS, 1995 : 15).
Pour DESMICHT (2007 ; 273), le risque de crédit est le risque de perte en cas de défaillance
de l’emprunteur. Pour les crédits, il s’agit du risque d’impayé ou risque de défaut. Le défaut
est constaté selon l’un des trois critères suivants :
DIETSCH & PETEY (2003 : 07) ont défini le risque de crédit comme étant la forme la plus
ancienne du risque sur les marchés de capitaux. Le risque de crédit est le risque de défaut de
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remboursement de l’emprunteur. Pour ces derniers, ce risque est mesuré par le volume des
créances en souffrance en général et des impayés enregistrés à la fin de chaque mois en
-B
particulier.
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irrégulière opérée à son profit par un employé de la banque, seul, ou à l’aide de complice à
l’interne ou à l’externe (POULIOT, 2002 : 29).
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Selon SARDI (2002 : 451), le risque juridique ou risque fiscal ou encore risque pénal
correspond au risque lié à la non application des dispositions légales.
22
Selon AUGROS et QUERUEL (2000 : 17), le risque de taux représente pour un établissement
de crédit l’éventualité de voir sa rentabilité ou la valeur de ses fonds propres affectées par
l’évolution des taux d’intérêts. Pour CALVET (2000 ; 90), le risque de taux d’intérêt est le
risque de perte lié à une évolution défavorable des taux pour la devise concernée. Il concerne
deux grands types d’opérations : les opérations d’intermédiation et les opérations de marché.
Encore appelé risque souverain, il correspond au montant des créances, quels que soient leur
terme et leur nature, sur les débiteurs privés ou publics, résidant dans les pays à risques et au
montant total des encours sur les débiteurs résidant dans les pays à risques. Celui-ci se déclare
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en cessation de paiement. Ce risque est généralement causé par une guerre, une révolution, un
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changement de gouvernement (prise de pouvoir par l’armée), une catastrophe naturelle, une
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mauvaise gestion, une conjoncture économique ou défavorable, une mauvaise récolte (café,
cacao, coton, etc.), une baisse des coûts des matières premières (DIETSCH & PETEY, 2003 :
-B
156).
Il peut être défini également comme les créances et engagements hors bilan assimilés sur des
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multilatéral ;
interrompu des paiements ;
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L’instabilité des marchés financiers engendre pour les banques, un risque financier non
négligeable. Pour assurer leur pérennité, dans un contexte économique concurrentiel, il
apparaît nécessaire à ces derniers, de mettre en place une gestion dynamique du risque de
change.
Le risque de change est le risque de perte lié aux variations de cours de change. Il désigne les
pertes éventuelles encourues par les établissements financiers du fait des variations de parité
de change entre la monnaie nationale et les devises étrangères (généralement monnaies de
facturation).
23
Un établissement financier est en risque de change dès lors qu’il réalise une opération
financière ou commerciale dans une autre monnaie que sa monnaie nationale. Ainsi une
banque est en risque de change quand elle ouvre un crédit documentaire dans une devise
étrangère.
Au-delà des risques « traditionnels », le crédit documentaire est une activité à laquelle est
inhérent le risque opérationnel.
Selon MADERS & al (2006 : 39), les risques opérationnels sont définis par le comité de Bâle
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procédures internes, des personnes et des systèmes, ou résultant des évènements extérieurs.
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banque. Ils sont liés par exemple à l’informatique et aux technologies, à l’adéquation aux
pratiques et aux procédures bancaires et aux dispositions prises contre la mauvaise gestion et
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Un risque opérationnel lié à un crédit documentaire peut résulter du fait que l’agent de banque
se trompe sur les caractéristiques du CREDOC à l’ouverture. Le client est ainsi pénalisé dans
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considérables non prévues. La rédaction de cet acte est donc du risque opérationnel.
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La banque a été défaillante dans la perception des commissions dues par la contrepartie en
prenant un montant inférieur. Ultérieurement quand la banque a réalisé son erreur et essaie de
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récupérer les frais non perçus, la contrepartie n’accepte qu’un règlement partiel et le solde est
-B
passé en perte ; la contrepartie n’est pas défaillante. Il s’agit alors d’une perte opérationnelle
constatée dans la gestion du dossier de crédit documentaire.
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Lors de la réalisation, la banque se rend compte qu’elle a avancé des fonds à un client alors
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différentes catégories de risques qui y sont liées. Dans le chapitre 2, nous nous appliquerons à
définir les phases de la gestion de ces risques et les concepts clés qui entrent en ligne de
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Les banques doivent se doter d’une base de données et mettre en place une fonction de
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surveillance et de gestion des risques. La gestion des risques demeure un atout majeur de
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compétitivité et constitue à ce titre un réel avantage concurrentiel. La gestion des risques liés
à l’octroi du crédit documentaire est devenue plus qu’un simple exercice de conformité ; elle
-B
est une source de création de valeur pour l’entreprise. D’où la nécessité de mettre en place les
méthodes d’audit adéquates, pour permettre une meilleure gestion des risques. Pour SCHICK
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et al, (2010 : 13), le modèle COSO « ERM » (Committee of Sponsoring Organizations of The
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pour la mise en œuvre du management des risques et peut être adapté à tous types de risques
TH
liés aux activités d’une entreprise. Le dispositif de management des risques du COSO 2
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26
de la banque.
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dans le même sens que SCHICK en disant que « L’environnement interne englobe la culture
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et l’esprit de l’institution de crédit. Il structure la façon dont les risques crédits sont
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déterminer la façon dont les risques et les contrôles sont appréhendés et considérés par les
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souhaités ( JIMENEZ, 2008 : 127) . Ces objectifs doivent soutenir la mission de l’organisation
et correspondre à son appétence pour le risque. Dans le cas d’une banque et spécifiquement
du crédit documentaire, il s’agira d’optimiser les opérations de commerce international.
l’identification des risques, on tienne compte des risques possibles par anticipation de
ES
Pour BARTHELEMY & COURREGES (2004 : 47), les démarches d’identification des
risques par fonction ou processus sont voisines. L’entité est analysée selon son organisation
-B
géographiques.
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BILODEAU (2001 : 10) dit : « si les risques ne sont pas identifiés correctement, et si les
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mesures nécessaires ne sont pas prises immédiatement pour les minimiser, l’organisation peut
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être mise en cause dans l’atteinte de ses objectifs, son développement et sa pérennité. ». Il
existe plusieurs critères d’identification des risques mais nous retiendrons celle basée sur les
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Toutefois selon BARTHELEMY & COURREGES (2004 : 47), un risque qui n’a pas
d’impact sur une fonction ou un processus n’a pas d’intérêt à être identifié. Les risques à
identifier doivent :
contribuer aux objectifs du crédit documentaire ;
être suffisamment larges pour avoir un impact significatif sur le processus
d’octroi du crédit ;
être suffisamment importants pour justifier le coût du contrôle.
Le but de l’identification est d’évaluer l’impact du risque opérationnel en l’absence de tout
dispositif de contrôle interne mis en place dans le processus de crédit documentaire. Cette
première étape passe par une description précise du processus. Selon RENARD (2004 : 224),
28
il n’y a pas de méthode d’audit qui ne commence pas par la connaissance des processus ou
des activités que l’on doit auditer. Cette prise de connaissance permet d’avoir une bonne
compréhension du processus de crédit documentaire et de déceler les risques afférents.
L’identification basée sur les tâches élémentaires part du principe que les activités sont à
découper en plusieurs tâches élémentaires. Pour RENARD (2004 : 76), il suffit après, de se
demander ce qui se passerait si la tâche est mal exécutée ou n’est pas du tout faite. Des outils
existent pour arriver à détecter ces tâches élémentaires.
L’identification par analyse historique quant à elle permet de faire une analyse en se basant
sur les risques opérationnels liés au crédit documentaire déjà survenus au sein de l’entreprise.
Nous combinerons ces deux approches dans notre processus d’identification des risques.
du crédit documentaire
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Selon MADERS & MASSELIN (2004:51) une fois les risques identifiés, il est nécessaire
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d’évaluer leur impact en cas de survenance. Ceci est une combinaison de trois facteurs: sa
probabilité d’apparition, sa sévérité en cas de survenance et la durée pendant laquelle les
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Pour évaluer l'exposition d'un établissement bancaire aux risques opérationnels, le Comité de
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Bâle propose trois approches par ordre croissant de complexité et de sensibilité au risque mais
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l'indicateur de base consiste en l'application d'un ratio forfaitaire (15%) au Produit Net
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l'approche standard permet d'appliquer un coefficient différent selon les lignes métier.
L'éligibilité à cette méthode impose de disposer de données chiffrées des pertes
supportées par chaque ligne métier du fait des risques opérationnels ;
de ne rien faire pour empêcher sa réalisation. Le partage et la réduction peuvent quant à eux
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jouer un rôle complémentaire car le transfert du risque a pour finalité son atténuation. Dans le
cadre du crédit documentaire, la confirmation d’une autre banque, la prise de garanties,
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Des politiques et procédures sont définies et déployées afin de veiller à la mise en application
O
Les informations sont indispensables à tous les niveaux de l’organisation pour identifier,
U
évaluer et traiter le risque. Les informations utiles sont alors identifiées, collectées et
E
communiquées dans des délais permettant aux agents d’assumer leurs responsabilités.
2.1.8. Le pilotage
Le suivi permanent des risques est primordial, et ce afin de s'assurer que les stratégies
adoptées donnent des résultats optimaux. En effet, au fil du temps et selon les circonstances, il
se peut que les décisions initialement prises deviennent incompatibles avec la conjoncture et
de ce fait doivent être modifiées ou carrément remplacées. Ce qui passe par la mise en place
d’un bon contrôle interne ; le contrôle interne étant un système qui réagit rapidement et révèle
les dysfonctionnements quasi immédiatement. (GRAND & VERDALLE, 1999 : 64). Le
30
Pour MADERS & MASSELIN (2004 :57), les fondamentaux de contrôle interne sont les
suivants :
AG
pistes d’audit ;
LI
variées, mais nous constatons que malgré les différents terminologies, les conceptions ne sont
pas fondamentalement contradictoires, ni divergentes. Presque toutes disent que le contrôle
interne n’est pas une fonction, mais l’affaire de tous les membres d’une organisation afin de
déceler, de prévenir les risques, d’en réduire les conséquences et d’améliorer les
performances.
31
RENARD (2010 :143) quant à lui considère que le contrôle interne concourt à la réalisation
d’un objectif général que l’on peut décliner en objectifs particuliers. L’objectif général c’est la
continuité de l’entreprise dans le cadre de la réalisation des buts poursuivis. L’atteinte de cet
objectif passe par des objectifs permanents.
Les objectifs du contrôle interne du CREDOC sont de :
s’assurer de la disponibilité d’un personnel ayant une bonne connaissance des
CREDOC et capable de les maîtriser ;
C
s’assurer que le service étranger procède à une analyse du risque sur chaque
ES
CREDOC ;
AG
s’assurer que les lignes de CREDOC dans le cadre global des autorisations de crédit
sont respectées ;
-B
s’assurer que les termes de chaque demande d’ouverture de crédit sont traités
scrupuleusement ;
IB
s’assurer que des garanties spécifiques sont demandées lors de l’ouverture des crédits ;
LI
s’assurer que la situation de la banque émettrice est analysée dans le cadre des crédits
O
TH
export ;
s’assurer que le service étranger vérifie l’authenticité des crédits avant de les notifier ;
EQ
s’assurer que le contrôle des signatures autorisées et la validité des ouvertures par
U
32
Le système de contrôle interne est une composante essentielle de la gestion d’une banque et
C
les dirigeants doivent appliquer et surveiller l’ensemble des mesures de contrôle qui sont sous
AG
les normes professionnelles définissent les aspects sur lesquels doit porter l’évaluation du
IB
protection du patrimoine ;
EQ
En se dotant d’un système de contrôle interne rigoureux, la banque pourra mieux réaliser ses
E
buts et ses objectifs de rentabilité à long terme. Un tel système peut garantir que la banque
agit dans le respect des lois et réglementations ainsi que de ses politiques, programmes, règles
et procédures internes. En outre, il atténue le risque de pertes imprévues ou d’atteinte à la
réputation de la banque.
33
Pour gérer la fraude, les mesures suivantes peuvent être mises en œuvre :
IB
une politique des ressources humaines : une procédure claire de recrutement doit être
LI
mise en place de sorte que le recrutement du personnel ne se fasse pas sur des bases
O
arbitraires ;
TH
la gestion des congés : il paraît évident que la gestion des congés relève des ressources
EQ
la mobilité de poste des agents assure leur moins grande sédentarisation et induit une
probabilité réduite de prise d’habitudes nocives avec les membres. Un employé ne doit
pas demeurer éternellement à son poste, cela peut créer un manque de motivation ;
la formation est un puissant levier de la gestion du risque de fraude et comme
d’ailleurs de celle de l’ensemble des risques opérationnels.
Le respect scrupuleux des procédures, l’instauration du principe des quatre (04) yeux ainsi
que la formation sont des instruments de gestion du risque administratif. Le principe des
34
quatre yeux stipule que toute opération doit être vue par deux (02) personnes dont l’une fait et
l’autre valide.
La sécurité physique doit être l’affaire de tout le personnel. Les valeurs en chèques, les
garanties, les pièces justificatives… doivent être soigneusement rangées dans un coffre-fort.
C
banque au logiciel et non le contraire. Ainsi les informations sur les codes agences,
IB
Le poste individuel : pour obtenir une grande productivité du travail, chaque employé de
O
la banque doit recevoir un ordinateur. La gestion des mots de passe doit être prise en
TH
Le réseau informatique est un ensemble d’ordinateurs généralement reliés entre eux par
un autre ordinateur de puissance plus élevée appelé serveur. L’intérêt pour une banque de
U
Ce chapitre nous a permis d’identifier les différentes étapes de détection et de suivi des
risques opérationnels liés au processus d’octroi du crédit documentaire ainsi que les
dispositifs de suivi et de contrôle interne. Dans le chapitre 3 seront abordées les différentes
étapes et les outils qui nous serviront de base pour nos analyses.
35
La méthode est constituée d’un ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une
ES
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre et les vérifie.
AG
entre toutes les variables utilisées pour atteindre les objectifs fixés (Mc NAMEE, 1998 :8).
IB
A travers notre modèle d’analyse nous décrirons d’une part, les différentes phases et étapes
LI
qui conduiront à l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus d’octroi
O
d’un crédit documentaire, et, d’autre part nous mettrons l’accent sur les différents outils
TH
36
Préparation
Prise de connaissance des
Découpage du Interviews
activités de crédit
processus d’octroi du
crédit documentaire en documentaire
phases
documentaire
AG
Réalisation
processus
LI
O
TH
Interview
Présentation du dispositif
EQ
Recommandations
Source : Nous-mêmes
37
banque. recommandations
O
apportées
TH
dans le
E
processus
Source : Nous-mêmes
38
L’analyse documentaire, dans le cadre de notre étude, s’appuiera sur une collecte de données
secondaires. Les données secondaires n’étant rien d’autre que celles liées aux différents
travaux d’autres chercheurs ou aux documents ou bases de données existants au sein de
C
Il s’agit des documents susceptibles de nous aider à mieux comprendre le processus d’octroi
AG
Tous ces documents nous permettront de mieux comprendre le processus des CREDOC,
O
3.2.2. L’interview :
EQ
L’interview est un entretien avec une personne en vue de l’interroger sur ses activités, ses
U
idées, etc., dans le but de recueillir ses opinions. Cet outil est très déterminant dans notre
E
étude pour une bonne qualité des informations spécifiques recherchées ou détenues par des
personnes ressources. Les entretiens nous permettront de décrire le processus d’octroi du
CREDOC tout en appréhendant ses risques et les dispositifs de contrôle interne et de gestion
des risques existants. Pour réaliser ces entretiens nous prendrons rendez-vous avec les acteurs
du processus et nous leurs administrerons notre questionnaire élaboré à l’avance. Ainsi, lors
de nos entretiens, nous allons rencontrer les deux (02) agents OBB responsables du processus
au niveau du service étranger et certains agents du service de la trésorerie impliqués.
39
Le Questionnaire de Contrôle Interne (QCI) est une grille d’analyse qui permet de porter un
diagnostic sur le dispositif de contrôle interne d’une entité (LEMANT, 1995 : 195).
Notre questionnaire sera administré aux agents de la banque intervenant dans le processus
d’octroi du CREDOC (notamment des services étranger et de la trésorerie). Ce questionnaire
sera composé de questions ouvertes comme fermées, en vue d’analyser les opérations à
risques, d’évaluer le dispositif de contrôle interne afin d’appréhender les forces et faiblesses
du processus.
Une réponse « oui » à une question constitue une force apparente du dispositif de contrôle
interne ; par contre, une réponse « non » constitue une faiblesse réelle ou potentielle pour les
C
questions fermées.
ES
Ce chapitre a permis de définir le modèle d’analyse qui sera utilisé ainsi que les techniques de
EQ
collecte des données afin d’aborder la partie pratique. La connaissance des différentes étapes
U
du processus d’analyse nous permet de suivre un canevas logique dans notre démarche.
E
40
Le crédit documentaire est une technique du commerce internationale très complexe, non
ES
utile pour faire une revue de littérature des techniques du crédit documentaire et de la gestion
des risques opérationnels qui y sont liés ; et préciser la méthodologie qui sera utilisée pour
IB
traiter notre sujet. Après avoir obtenu une connaissance théorique approfondie des thèmes liés
LI
à la problématique, ce travail préalable a permis de poser les bases pour la partie pratique de
O
notre sujet.
TH
EQ
U
E
41
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
DEUXIEME PARTIE :
U
CADRE PRATIQUE DE
E
L’ETUDE
42
La gestion des risques constitue une préoccupation majeure pour toute société qui se veut
ES
pérenne. Spécialement pour les banques qui sont exposées aux risques dans toutes leurs
AG
Cette deuxième partie constitue le fondement de notre étude et permettra d’arriver à une
-B
43
La stratégie de gestion des risques est définie par le groupe ORABANK qui est la société-
mère. Il est donc nécessaire d’en avoir un aperçu.
-B
4.1.1. Historique
IB
A la suite de l’agrément donné par les autorités de tutelle dans les pays où le Groupe est
présent, Emerging Capital Partners (ECP) rachète 100% de la holding du Groupe le 20 mars
U
2009 et s’engage dans une démarche de structuration de la holding en appui aux filiales et
E
44
Le Groupe poursuit sa croissance en finalisant une augmentation de ses fonds propres de 7,3
milliards FCFA par les institutions financières de développement BIO 1 (FCFA 1,8 milliards),
PROPARCO (3,5 milliards de FCFA) et la BOAD (2 milliards de FCFA) portant son capital à
54,96 milliards de FCFA. En 2012 les filiales du Togo et de Mauritanie changent de nom à
leur tour. En décembre, ORAGROUP SA prend la majorité du capital de la Banque Togolaise
de Développement (BTD) à l’issue d’un processus de privatisation.
Début 2013 après un appel à concurrence, ORAGROUP a été retenu comme partenaire
stratégique de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) dans le cadre de la
restructuration du groupe BRS (Banque Régionale de solidarité). Depuis septembre 2013,
après l’accord final de la Commission Bancaire, ORAGROUP détient 51% du capital du
groupe BRS présent dans les 8 pays de l’UEMOA. En novembre 2013, ORAGROUP voit
C
ES
En 2014 ORABANK Togo et la BTD deviennent ORABANK Togo. Toutes les banques du
-B
groupe BRS ont changé de nom et sont maintenant ORABANK à l’exception des succursales
du Bénin et du Togo qui seront intégrées aux ORABANK présentes dans ces deux pays.
IB
LI
présent dans six (6) pays (Bénin, Gabon, Guinée Conakry, Mauritanie, Tchad, Togo) est à
TH
présent dans six (6) pays supplémentaires à travers le groupe BRS, acquis en octobre 2013 :
EQ
Burkina-Faso, Côte D’ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger et Sénégal. Son réseau d’agences
est désormais constitué de 103 agences ORABANK.
U
E
4.1.2. Stratégies
analyse des besoins de services financiers en Afrique : ces besoins sont immenses
mais peu de réponses y sont apportées. Le groupe inscrit au cœur de son action le
soutien à la croissance du secteur privé et la réduction de la pauvreté ;
1
BIO agit en qualité de partenaire financier, en complément des institutions financières traditionnelles, et
recherche des projets qui présentent un équilibre entre le retour sur investissement et l’impact sur le
développement
45
promotion d’un développement durable : l’objectif est de satisfaire les besoins actuels
du développement sans compromettre ceux des générations futures grâce à une
approche responsable du métier de banquier ;
choix des meilleures options géographiques et de métier pour une croissance à long
terme, les acquisitions sont ciblées ;
développement sélectif de ses produits et services pour plus d’efficacité
professionnelle. Toute innovation est ainsi orientée vers la satisfaction de la clientèle.
4.1.3. Valeurs
l’innovation : cette démarche se traduit par des services innovants et sur mesure, ainsi
que des produits adaptés aux contraintes et attentes des clients ;
-B
de management et de gouvernance ;
TH
4.2.1. Historique
L’espace bancaire béninois a été ouvert au secteur privé suite à l’échec de la nationalisation
des banques coloniales due à une mauvaise gestion. C’est ainsi que la fermeture des banques
d’Etat notamment la Banque Commerciale du Bénin (BCB), la Caisse Nationale de Crédit
Agricole (CNCA), et la Banque Béninoise de Développement (BBD) a motivé un certain
nombre d’opérateurs économiques Français et Suisses à s’associer : d’où la création du
premier établissement financier sur le territoire béninois nommé Rasmal Finance SA.
Créé le 04 novembre 1988 en tant qu’établissement financier avec un capital social de
700.000.000 FCFA, RASMAL FINANCE SA a reçu son agrément le 25 novembre 1988 et a
46
démarré ses activités le 02 décembre de la même année. Il a ensuite changé d’appellation pour
devenir RASMAL BANQUE avant d’adopter en avril 1989 la raison sociale « FINANCIAL
BANK ». Son capital est alors passé de 700.000.000 FCFA à [Link] FCFA en mai
1990. Le 22 mars 1995, le conseil d’administration de la FBB a décidé de porter son capital à
[Link] FCFA avec comme partenaires : FINANCIAL BC SA pour une part de 74.6%,
l’AIGLON SA avec 15% du capital et enfin des personnes physiques avec 10.4% du capital.
Ce capital est passé de [Link] FCFA en avril 2000 à [Link] FCFA le 27 juin
2003 avec l’entrée de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui détient désormais
5.78% de ce capital.
Suite au rachat de la FBB par ECP en Mars 2009, le capital social est désormais de
15.135.740. 000 FCFA. En Octobre 2011 FBB devient ORABANK Bénin et fait partie
C
d’ORAGROUP SA. Son capital actuel s’élève à [Link] FCFA et son actionnariat se
ES
décline ainsi qu’il suit : ORAGROUP S.A (93,18%) ; CNSS (5,11%) et les privés béninois
(1,71%) ; avec un réseau de treize (13) agences réparties sur le territoire national.
AG
4.2.2. Objectifs
-B
harmonieuse, les dirigeants d’OBB ont mis sur pied une stratégie visant plusieurs objectifs à
LI
savoir :
O
internationales ;
E
47
4.2.3. Activités
ORABANK Bénin est spécialisée dans le financement des PME/PMI, les opérations de
commerce international et les crédits sociaux.
C
ES
Ainsi, elle offre une gamme variée de produits à sa clientèle. On peut notamment citer :
les opérations de prêt (l’escompte des effets de commerce, les facilités de caisse, les
découverts, les crédits de campagne, les crédits immobiliers, etc.) ;
-B
Par ailleurs, OBB intervient sur le marché financier régional en l’occurrence la Bourse
E
Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et bien évidemment sur le marché monétaire.
Pour mener à bien et coordonner ses activités, OBB dispose d’un organigramme. De celui-ci,
découlent la division du travail et la répartition des tâches.
différentes directions et services qui lui sont rattachés. Le Directeur Général est
ES
désigné par l’Assemblée Générale et est assisté d’un Directeur Général Adjoint.
Quant aux organes de direction ils sont constitués des comités de direction dont le rôle
AG
est défini selon leur dénomination. Ils sont au nombre de douze (12) mais celui qui
-B
retiendra notre attention est le comité d’audit. Son objet est donc de superviser le
dispositif de contrôle interne et d’examiner tous rapports ou synthèses produits par la
IB
l’animation de la banque.
E
la Direction de la Clientèle ;
la Direction des Opérations ;
la Direction des Risques ;
la Direction Administrative et Financière ;
la Direction du Recouvrement ;
la Direction Audit et Contrôle ;
49
Elles sont divisées en services avec à leur tête des chefs de service. Quant aux départements
ils sont au nombre de quatre (4) :
le Département Informatique ;
le Département Juridique ;
le Département des Ressources Humaines ;
le Département Communication et Marketing.
Un organigramme en annexe nous montre la position de ces directions et départements avec
leurs responsables respectifs.
En 2013, OBB a poursuivi la relance de ses activités amorcée en 2012. Ceci lui a permis
C
en termes de ressources clientèle, a progressé de 7,01% en 2012 à 8,08% en 2013. Pour ce qui
est des emplois clientèle, la part de marché est passée de 7.53% en 2012 à 8.32% en 2013.
AG
(Chiffres au 31 décembre 2013). Ces chiffres confèrent à la banque la 4ème place sur
l’échiquier national. La clientèle estimée à environ 40 000 est accueillie dans treize (13)
-B
agences.
IB
LI
ACTIVITE
EQ
RESULTAT
Produit Net Bancaire 7 964 5 995 3 524
Résultat Brut d’Exploitation 1 793 622 -612
Résultat Net 1 023 311 -187
STRUCTURE
Total Bilan 186 168 130 221 91 313
Fonds propres 7 844 7 497 7 027
Effectif moyen 180 155 150
50
Toutes les tâches relatives au traitement des opérations effectuées au DE sont ventilées selon
un organigramme bien précis. L’organisation ci-après a été élaborée selon la pratique actuelle
au DE.
Chef du Département
-B
Etranger
IB
Adjoint
LI
Chef
O
TH
EQ
Division Division
Transferts & Portefeuille Documentaire
U
E
A B C D E F
Saisie, centrali- - Transferts - Appoints Emis
Change Remdoc Credoc
sation & autres Emis - Appoints reçus
51
E: Remdoc :
C: Le portefeuille :
→ Remise documentaire import
→ Appoints Envoyés → Remise documentaire export
→ Appoints Reçus
→ Cartes Visa cash F: Credoc :
→ Cartes Visa commerçants
Le chapitre 4 avait pour objectif de connaître l’entité à travers laquelle sera traité notre sujet.
Il nous a permis d’avoir une connaissance approfondie d’OBB à travers son organisation, son
AG
fonctionnement ainsi que quelques chiffres clés. Cette organisation bien structurée, justifie les
différents résultats obtenus ainsi que la place d’OBB sur le marché bancaire béninois.
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
52
Les types de crédit documentaire ont été décrits auparavant ainsi que leurs modes de
réalisation. Nous retiendrons, avant toute description des procédures qu’à OBB le type retenu
-B
pour le crédit documentaire import (CDI) est le crédit irrévocable et confirmé avec deux
IB
acceptation ».
O
Le dossier de crédit documentaire peut être adressé à OBB soit par courrier recommandé
EQ
contre décharge, soit par top-chrono ou autre service de courrier express contre décharge.
U
En cas de courrier recommandé, il est remis au service courrier dont l’agent l’inscrit
E
53
A ce niveau plusieurs étapes sont à observer par l’agent en charge du traitement du dossier:
vérification des documents pour s’assurer de leur conformité à la liste contenue dans
le bordereau de dépôt. En cas de non-conformité il procède à la correction nécessaire
et attire l’attention du client ;
il doit s’assurer que l’ordre d’ouverture de crédit est établi en bonne et due forme, daté
et signé par le signataire du compte concerné. En cas d’irrégularité attirer l’attention
du client ;
il s’assure que les documents annexés à l’ordre d’ouverture sont conformes et
complets selon l’INCOTERM (CIF, CAF ou FOB), la zone de provenance de la
marchandise ou la domiciliation de paiement ;
C
ES
la chemise-dossier ;
IB
dans les livres de la banque, la joindre au dossier puis la transmettre aux différents
O
54
blocage. Il doit joindre ces deux documents et les agrafer à l’intérieur de la chemise-
dossier.
AG
pour une facture libellée en devise avec une contre-valeur du montant supérieur à
EQ
5.000.000 FCFA l’agent doit domicilier la facture du client après l’avoir enregistrée
dans le registre « domiciliation import » et attribué un numéro. Il appose ensuite le
U
cachet sur la facture. La facture est ensuite classée dans le dossier en vue de la
soumission aux responsables pour visas et signatures autorisés ;
procéder au calcul manuel sur bande calculatrice des frais et commissions d’ouverture
puis de la provision autorisée sur le client. Pour le traitement du montant de la
provision, l’agent s’en tient à la décision du supérieur hiérarchique du plus haut
degré ;
accéder à la « procédure automatisée », choisir le menu « gestion des crédits
documentaires puis choisir l’option « calcul des frais documentaires » et valider.
Ensuite, insérer le numéro du dossier, choisir le type d’opération, à savoir
« ouverture » et valider ;
55
si le montant est dit « environ » le montant sur l’ordre de couverture est majoré
-B
vérifier à l’écran l’écriture comptable générée puis valider. La pièce comptable (PC)
LI
accord et signature). L’agent doit ensuite s’assurer que l’envoi du message a reçu
l’accord de la trésorerie. S’en suit une étape de dépouillement :
la 1ere copie du brouillon est transmise au service télex pour émission du
message Swift 2 ;
transmettre l’original de la PC à la centralisation des PC pour être acheminée
au service contrôle ;
transmettre l’avis de débit de la PC au client concerné ;
les copies du brouillon de message et de la PC sont classées dans le dossier ;
2
SWIFT : (Society for Worlwide Interbank Financial Telecommunications) est un réseau possédé par les
banques qui sert aux échanges interbancaires mondiaux
56
semaines. Passé ce délai et si accusé non reçu, l’agent relance le correspondant par simple
AG
message SWIFT après accord et visa du Chef du DE. Dès réception de l’accusé, le chef du DE
procède à un contrôle de routine, appose son visa et l’affecte au chef section documentaire.
-B
Après contrôle et visa, le chef section documentaire transmet l’accusé de réception à l’agent
IB
Pour les devises à cours variable, le cours à utiliser est celui du jour de l’ouverture du
O
Toute annulation doit faire l’objet d’une information officielle de la DG de la banque par
courrier signé en bonne et due forme par le signataire du compte. L’annulation du CREDOC
antérieure à sa date de validité est assujettie au consentement préalable du bénéficiaire et doit
intervenir avant la phase de réception des documents originaux et leur délivrance au client ; et
avant la phase d’utilisation.
57
SWIFT, l’agent doit vérifier qu’il est conforme au message manuscrit, les agrafer et les
classer dans le dossier du client.
écritures adéquates. Une fois validées les écritures, la pièce comptable générée
ES
s’affiche à l’écran : l’agent contrôle avant de valider une dernière fois. Le traitement
AG
confirmatrice. Dans ce cas l’agent du DE doit informer le client concerné par écrit en
IB
prenant soin de joindre à la lettre une copie du message SWIFT reçu. Ce courrier doit
être signé du chef du DE et de son adjoint.
LI
O
Les documents originaux doivent être déposés auprès de la banque confirmatrice ou reçus par
U
OBB au plus tard à la date de validité. En cas de non réception, l’agent chargé du traitement
E
doit en informer le client au plus tard le lendemain de la date de validité pour recevoir de
nouvelles instructions. L’état des documents originaux à fournir par le fournisseur étranger est
précisé dans le message SWIFT envoyé au correspondant à l’ouverture du CREDOC. Ces
documents sont transmis au DE contre décharge, via la DG d’OBB. Ils sont réceptionnés dans
un premier temps par le chef du DE ou son adjoint ou le chef section documentaire avant de le
transmettre à l’agent chargé du traitement. Dès réception des documents originaux, l’agent
chargé du traitement vérifie les documents et s’assure qu’ils sont conformes au bordereau
d’envoi du correspondant. Il procède ensuite au dépouillement des documents, en fait un jeu
de photocopies et range le tout dans un endroit bien sécurisé. Dès que le client se présente
pour récupérer les documents, il vérifie son identité et procède aux formalités d’endossement.
58
Pour un CREDOC payable à vue, faire les calculs relatifs à l’utilisation tout en
s’assurant de l’existence de la provision nécessaire. Au besoin l’agent du DE doit
passer immédiatement les écritures d’utilisation. Il invite le client à approvisionner son
compte en cas de provision insuffisante.
Pour un CREDOC payable à terme, l’agent doit procéder d’abord à la régularisation
de la provision , débiter ensuite le client du montant, établir une traite pour le solde
restant dû, la faire accepter et la transmettre au client pour les formalités de timbrage
aux services des domaines. Après ces différentes formalités, l’agent peut remettre au
client le jeu de documents originaux suivant les instructions d’ouverture du CREDOC,
contre décharge sur la chemise-dossier.
Pour un CREDOC payable à l’échéance, l’agent doit assurer un suivi régulier de
C
L’utilisation du CREDOC peut être partielle ou totale selon que les documents reçus et à
régler concernent une expédition partielle ou totale de la marchandise. Avant l’utilisation et à
-B
la date du règlement du CREDOC , l’agent chargé du traitement doit s’assurer que son
IB
montant est bel et bien porté au débit du compte OBB chez le correspondant concerné. Pour
LI
l’utilisation.
EQ
montant net à porter au débit du compte du client est égal au montant des
E
Le seul cas particulier de CREDOC import pratiqué par OBB est le CREDOC import avec
clause de Tierce Détention (TD). Par ce mode de règlement, le client qui n’a pas les moyens
nécessaires pour couvrir le CREDOC import peut demander à la banque de payer le
fournisseur étranger contre la détention des marchandises importées dans un entrepôt d’une
société de transit agréée. Les traitements sont presque identiques à quelques différences près :
C
ES
place du compte client genre 1 c’est le compte client genre 4 qui est débité. Une lettre
est envoyée au transitaire retenu pour l’informer de l’opération de TD en prenant soin
-B
Egalement les comptes de genre 1 sont remplacés par les comptes de genre 4 lors de
TH
l’enregistrement de l’utilisation.
EQ
Les différents contrôles et comptes rendus sont réalisés à l’interne comme à l’externe, avec
E
des périodicités bien définies. Nous en faisons un résumé dans le tableau suivant.
60
26 et avant 10h la
-récapituler veille d’un
par devise et jour férié
par
correspondant
tous les
dossiers CDI
en cours
Les L’état Banque centrale Renseigner la Tous les lundi
hebdomadaires hebdomadaire banque matins au plus
centrale sur les tard à 11h
C
cours de
ES
change manuel
AG
USD et GBP
Les décadaires -situation décadaire Banque centrale -Retracer pour -11 du mois
-B
banque mois
E
centrale des
mouvements
de fonds ayant
affecté la
position
extérieure de
la banque
Les déclarations -état des dépôts de -Banque -renseigner la -au plus tard le
mensuelles et garantie du 02 du centrale BCEAO sur 02 du mois
61
Affaires suivant
Monétaires et
-B
Financières
Les déclarations Statistiques -adjoint du chef Tous les 3
IB
centralisation
TH
-comptabilité
EQ
Les noms des sociétés ainsi que les chiffres y figurant sont à titre indicatif.
Le CREDOC export est consacré par la réception d’un message (SWIFT) de la banque
émettrice ou confirmatrice. Il est basé sur un contrat de vente qui lie le vendeur (le client
exportateur d’OBB) et l’acheteur étranger. Ce contrat stipule que le paiement sera garanti par
un crédit documentaire.
62
Le crédit documentaire export (CDE) peut être en provenance d’un pays de la zone FCFA ou
de la zone devises. Dans les deux cas, la procédure de traitement est identique à l’exception
des documents à fournir selon le cas de figure.
Un message SWIFT d’ouverture de CREDOC est reçu par le service télex qui le vérifie et
-B
son visa avant transmission à la DG. Après visa, la DG le transmet à la DCE qui, après
LI
contrôle et vise avant de le transmettre à l’agent chargé du CDE via le chef section
TH
documentaire. L’agent procède donc à une lecture minutieuse ainsi qu’à différentes
EQ
concerné.
Le message authentifié est classé dans une chemise-dossier par l’agent en charge des CDE. Il
enregistre le dossier dans le registre ouvert à cet effet et lui attribue un numéro selon l’ordre
chronologique ; qui constitue en même temps la référence du dossier. Les informations
principales sont inscrites sur la chemise pour faciliter le suivi. L’agent veille à faire une
photocopie du message SWIFT qu’il joint à l’original avant de ranger le tout dans le dossier.
Il rédige ensuite une lettre de notification au bénéficiaire avec les informations principales
suivantes : référence de la banque émettrice et/ou confirmatrice, le montant du CREDOC
63
La PC générée est jointe au dossier pour transmission au chef section pour contrôle et visa ; et
au chef département et son adjoint pour contrôle et signature. Après contrôles, visas et
signatures autorisés, l’agent récupère le dossier, contrôle à nouveau et procède au
dépouillement ci-après :
pièces comptables.
-B
Une fois reçue la notification, le client doit confier à la banque les documents relatifs à
IB
transmettre les documents une fois la marchandise embarquée. Ceci peut se faire par courrier
TH
ou remise directe à l’agent chargé des CDE contre décharge. Après réception, ce dernier
s’assure que les documents reçus sont conformes au bordereau de dépôt du client et procéder
EQ
64
réception dans un délai d’une semaine, il doit envoyer un message (par télex ou SWIFT) à la
banque destinataire des documents pour la demande de sort.
Le message de sort est rédigé (manuscrit) par l’agent du DE chargé du traitement puis
transmis au service télex après visas et signatures autorisés. Le manuscrit du visa doit
porter le visa du chef section documentaire, le visa de l’adjoint au chef du DE, la
signature du chef du DE et la signature du DCE.
Le message de demande de sort doit mentionner les références du dossier, du récépissé
DHL et la date d’envoi.
Après l’émission du message, l’agent doit récupérer la copie, la contrôler, l’agrafer au
manuscrit et classer le tout dans le dossier du client.
A la réception de l’accusé de réception de la banque destinataire des documents,
C
l’agent classe l’accusé dans le dossier du client et suit le recouvrement en liaison avec
ES
suivre les éventuels crédits relatifs au dossier sur le compte du correspondant indiqué.
référence portés sur ledit avis et s’assurer qu’il porte bien les cachets et visas requis
puis sortir le dossier concerné pour traitement. L’avis télexé doit être classé dans ledit
U
dossier.
E
Procéder au calcul des divers frais, commissions et taxes puis arrêter le montant net à
porter au crédit du client bénéficiaire. Tous les montants calculés et arrêtés doivent
être imprimés sur bande calculatrice.
Les schémas des écritures comptables générées sont identiques quelle que soit la
provenance du crédit export ; les frais de télex étant facturés depuis l’envoi des
documents jusqu’à l’encaissement. Après comptabilisation la gestion administrative
est la même : vérification et impression de la PC générée, recueil des différentes
signatures et visas, récupération des PC et dépouillement. Après le dépouillement, le
dossier est transmis à la trésorerie pour les formalités de rapatriement.
65
c’est le cas où OBB initiatrice de l’opération doit mettre les recettes concernées
à la disposition de la banque du client sous déduction des frais et commissions
d’intervention ;
66
de tous les dossiers de CDE reçus durant le mois (en nombre et montant). Cet
ES
dossiers CDE envoyés et payés hors zone UEMOA, comme dans l’UEMOA.
L’état obtenu est transmis au chef du département pour centralisation avec les
-B
La description du processus de crédit documentaire à OBB montre que la banque n’est pas à
E
l’abri du risque, le processus étant très long et nécessitant l’intervention de plusieurs agents.
Cela peut traduire une certaine vulnérabilité de cette activité.
67
extérieurs, y compris les événements de faible probabilité d’occurrence, mais à risque de pertes
élevées. Cette définition exclut le risque stratégique mais comprend les risques de non-
conformité, dont le risque d’atteinte à la réputation. La gestion des risques opérationnels à OBB
est en conformité avec les recommandations du comité de Bâle II.
survenue ;
ES
un contrôle de correction conçu pour s’assurer que des mesures correctives sont prises
en vue de réparer les incidents indésirables ou d’éviter qu’ils se renouvellent.
-B
l’étude ci-dessus. Cette description est facilitée par les outils et techniques de description que
EQ
nous avons énoncés dans notre modèle d’analyse. La gestion des risques opérationnels liés au
processus d’octroi du crédit documentaire consiste à identifier, évaluer et à suivre les risques
U
68
les indicateurs clés de risque ou (KRI : Key Risk Indicators) qui alertent en amont sur les
risques potentiels de pertes opérationnelles. En d'autres termes, un indicateur clé de
risque représente une mesure rationnelle et quantitative d'un risque déterminé à un certain
moment. Les indicateurs clés de risque précédemment saisis fournissent au détenteur de
risque une série "de voyants d'avertissement" qui permettent au détenteur de comprendre
le risque actuel que prend la banque. Ces indicateurs sont des données objectives et
mesurables devant permettre d’évaluer un ou plusieurs risques clés et ainsi d’en améliorer
le pilotage ;
la collecte de pertes opérationnelles : à ce niveau les pertes sont évaluées à partir des
montants des crédits documentaires ouverts sur la période considérée. C’est-à-dire que la
perte occasionnée par la réalisation d’un risque au cours d’une période donnée est égale à
C
ES
COSO. En effet, le COSO veut que la criticité du risque soit égale à la multiplication de
l’impact et de la fréquence de survenance du risque. A OBB la cotation du risque est effectuée
-B
par codification, grâce à une formule entrée dans le logiciel EXCEL après une détermination
IB
des impacts et fréquences ; chaque chiffre obtenu correspondant à une couleur dont la
LI
documentaire
A OBB le suivi des risques opérationnels consiste notamment à:
U
E
définir les actions nécessaires pour maintenir ou ramener les risques à un niveau
acceptable et s’assurer de leur suivi. Une cotation du risque résiduel est également
effectuée.
des risques et celles-ci entraînent souvent des pertes financières par suite d’erreurs ou de
IB
fraude.
LI
O
TH
EQ
U
E
A travers ce chapitre, nous avons effectué une description du processus d’octroi du crédit
documentaire tel qu’il se déroule à OBB, ainsi que la manière dont les risques opérationnels y
relatifs sont gérés. Ce chapitre a permis d’avoir une vue du processus de crédit documentaire
à OBB et du dispositif de gestion des risques opérationnels afin de mieux l’analyser.
70
Cette étape est importante car il s’agit d’identifier les risques opérationnels liés au processus
ES
du processus.
crédit documentaire
IB
LI
des défaillances d’inadéquation des procédures tels que : saisie erronée des données,
EQ
71
Le CDI est celui qui induit le plus de risques, provenant de la complexité de sa réalisation.
Les risques y relatifs figurent dans le tableau ci-après :
processus
Evènement de risque : Erreur dans le financier)
ES
traitement
Saisie des 8. Omission des termes du DCI Exécution, Perte client et
EQ
Cette première étape nous a permis de recenser tous les risques qui sont liés au CDI. La
réalisation de l’un ou l’autre de ces risques peut perturber la suite du processus.
documentaire export »
Une fois que tous les risques ont été identifiés, il s’agira de les évaluer pour en favoriser le
suivi.
L’évaluation des risques se fait par rapport à la probabilité de survenance et l’impact des
risques identifiés.
73
Niveau Description
1 Rare
2 Peu fréquent
3 Fréquent
4 Très fréquent
Source : OBB
C
ES
Risques Probabilité de
survenance
-B
74
Cette évaluation nous permet de connaître le niveau d’impact sur la base des conséquences
engendrées par ces risques. Nous allons utiliser, comme pour la probabilité de survenance des
risques, la méthode qualitative pour évaluer l’impact des risques. Cet impact est évalué en
fonction de l’échelle ci-après :
Tableau 9: Echelle de mesure de la gravité ou de l'impact des risques.
Risques Impact
IB
75
L’objectif du suivi des risques opérationnels est d’aboutir à une cartographie des risques.
Cette cartographie permettra de suivre le profil risque de la banque. Pour ce faire, la banque
procède à l’évaluation de ses risques opérationnels, qui lui permettra de voir les risques
importants à surveiller et donc pour lesquels, il faudra mettre en place des dispositifs et
procédures efficaces pour les réduire.
survenance
ES
documents
O
76
de traitement des
documents mauvaise devise
7. Perte des documents
13. Non prélèvement des
-B
commissions et de la provision
Probabilité
IB
9. Mauvaise
TH
compréhension de
la demande
EQ
U
E
Impact
Source : Nous-mêmes
Légende :
Action immédiate
Attention immédiate
Contrôle intermittent
77
Il ressort de cette évaluation que les risques à mettre sous surveillance sont ceux de couleurs
bleu et jaune. L’étape suivante est celle de l’analyse de la matrice des risques obtenue.
niveau 1(couleur bleue), caractérisé par des pertes élevées à une forte fréquence avec des
dispositifs de contrôle insuffisants. Ce sont des risques inacceptables dont les effets de
pertes financières sont importants et par conséquent nécessitent que des actions
C
ES
immédiates soient menées par les dirigeants en vue de renforcer le dispositif mis en
place ;
AG
niveau 2 (couleur jaune), caractérisé par des risques moyens. Ce sont des risques
acceptables dont les effets de pertes sont modérés. Il revient aux dirigeants de décider s’il
-B
niveau 3 (couleur grise), caractérisé par des risques faibles et des mesures adéquates, ce
O
sont des risques pouvant engendrer des pertes financières importantes mais qui se
TH
réalisent rarement. Ils ne méritent plus beaucoup d’efforts ; cependant un suivi périodique
de ces risques est nécessaire et permet de les maîtriser complètement ;
EQ
la principale catégorie à laquelle appartiennent ces risques selon Bâle est l’exécution et la
U
gestion des processus ; et la cause récurrente de la survenance de ces risques est l’erreur
E
de saisie.
risques opérationnels. L’évaluation permet d’établir de manière synthétique que les contrôles
mis en œuvre en vue de couvrir les risques majeurs de l’entreprise sont conformes aux
attentes et objectifs de cette dernière.
Ainsi sur la base du questionnaire de contrôle interne (annexe 1), nous avons procédé à
l’évaluation du dispositif de contrôle interne d’OBB dont le but est de s’assurer de l’efficacité
des contrôles mis en place. Le questionnaire d’évaluation est résumé dans le tableau ci-
dessous constitué de trois (03) colonnes :
dossier du client
Oui
-Procédure de vérification par une personne indépendante
O
Non
-Procédure de validation électronique
U
Le dispositif de contrôle interne aussi bien conçu et aussi bien appliqué soit-il, ne peut
ramener l’organisation à un profil de risque zéro, et encore moins fournir une garantie absolue
quant à la réalisation des objectifs de la banque. L’atteinte de ces objectifs ne résulte pas de la
seule volonté de la banque.
79
Vérification des
ouvertures par 2 ou 3
U
supérieurs hiérarchiques
E
80
jour.
informatique ainsi que les erreurs humaines lors du déroulement des opérations sont
ES
également des facteurs de risques opérationnels que la banque ne peut maîtriser entièrement.
AG
6.5. Recommandations
-B
Une meilleure gestion des risques liés au processus d’octroi du crédit documentaire ne sera
possible que si certains problèmes de la banque sont résolus. Cependant, l’éradication des
IB
causes se trouvant à la base des différents problèmes identifiés ne pourra être complète que si
LI
certaines dispositions sont prises pour garantir une efficacité des solutions à mettre en œuvre.
O
TH
Au terme de notre étude qui a porté sur l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés
au processus d’octroi d’un crédit documentaire à OBB, nous formulons les recommandations
EQ
suivantes en vue de l’amélioration du dispositif de contrôle mis en place dans la gestion des
U
La mise à jour puis la mise à disposition de manuels de procédures dans tous les
services intervenant dans le processus pourrait être un atout et faciliterait le traitement
efficace des dossiers de crédit. La diffusion du manuel de procédures est un gage de
sécurité pour la banque car il responsabilise le personnel par une définition claire des
fonctions et responsabilités.
Une gestion efficace des risques opérationnels liés au processus d’octroi du crédit
documentaire pourrait être améliorée par une bonne gestion des ressources humaines
81
(les acteurs du processus) à travers des formations sur les risques opérationnels
spécifiques à chaque direction. Le personnel est au cœur de la réussite de tout
changement. Chaque agent doit comprendre la vision et la mission de la banque et
adhérer aux valeurs énoncées pour faire du processus de gestion des risques
opérationnels une opération à succès.
Répartir les tâches spécifiques pourrait améliorer le suivi et le contrôle des risques.
Effectuer une cotation du risque selon le COSO 2 en multipliant la probabilité
-B
d’occurrence par l’impact ; étant donné que ces deux éléments ont été définis et que la
IB
des dossiers.
Pour réduire le délai de traitement des dossiers, le service Etranger pourrait inciter les
U
clients à se rapprocher de lui en cas d’incertitude sur les dossiers à fournir ou sur la
E
82
Ce chapitre avait pour objectif l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au
processus d’octroi du crédit documentaire à travers l’identification des forces et faiblesses du
dispositif. A l’issue donc de cette analyse, des recommandations ont été faites.
Dans cette deuxième partie, nous avons pu traiter et développer notre thème : d’abord en
présentant OBB, puis le processus de réalisation du crédit documentaire et enfin les dispositifs
de gestion des risques mis en place. A partir de ces descriptions nous avons donc identifié les
forces et faiblesses de la gestion des risques liés au crédit documentaire à OBB puis fait des
recommandations.
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
83
C
ES
AG
-B
IB
LI
CONCLUSION
O
TH
GENERALE
EQ
U
E
84
inhérentes à la cotation du risque aussi bien brut que résiduel, et à l’absence de facteurs
ES
insuffisances qu’il serait judicieux de corriger pour assurer la rentabilité des opérations de
commerce international. Dans un contexte où OBB se veut être une banque spécialisée dans
-B
Notre démarche nous a donc permis d’atteindre les objectifs spécifiques que nous nous étions
O
de s’en inspirer pour améliorer son dispositif de gestion des risques liés au processus d’octroi
du crédit documentaire.
U
E
85
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
ANNEXES
U
E
86
-par téléphone ? x
ES
-par écrit ?
-lors d’un entretien?
AG
éléments suivants :
LI
x
- l’ordre d’ouverture de CREDOC ? x
TH
-l’intention d’importation ? x
-la carte d’importateur en cours de validité ? x
EQ
87
X
ES
X
3. Les documents reçus sont-ils conformes à la
IB
X
fiche d’ouverture de CREDOC, apposent leur
visa ou signature en précisant le niveau de
provision nécessaire?
7. Un numéro d’ordre est-t-il systématiquement
attribué au dossier lors de son enregistrement ? X
88
provision
peut être
partielle
Questionnaire de contrôle Section : Entité audité : Folio :
interne Auditeur :
Date :
2. La procédure de traitement X
informatisé est-elle connue de
-B
processus ?
LI
X
valeur en FCFA supérieure à
E
5000 000 ?
89
interne Auditeur :
Date :
IB
d’annulation du crédit
O
client ordonnateur ?
E
90
Date :
LI
O
complet ?
91
Date :
Rubrique : Exercice :
Oui Non N /A
AG
Oui
direction des risques ?
O
TH
opérationnels ? Oui
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92
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93
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95
Annexe 3: Organigramme
C
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-B
IB
LI
O
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E
96
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
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E
97
C
ES
AG
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LI
O
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