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Cours - Cooperations

Le document aborde les coopérations interétatiques à différentes échelles, soulignant l'importance des organisations internationales comme le G20 et des accords régionaux tels que l'ACEUM pour gérer les tensions liées à la mondialisation. Il met également en lumière les critiques de la mondialisation, notamment les inégalités qu'elle engendre et les tensions entre États, ainsi que les défis auxquels font face les organisations régionales. Enfin, il souligne la nécessité de régulations pour atténuer ces tensions, tout en reconnaissant les difficultés à les mettre en œuvre.

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Cours - Cooperations

Le document aborde les coopérations interétatiques à différentes échelles, soulignant l'importance des organisations internationales comme le G20 et des accords régionaux tels que l'ACEUM pour gérer les tensions liées à la mondialisation. Il met également en lumière les critiques de la mondialisation, notamment les inégalités qu'elle engendre et les tensions entre États, ainsi que les défis auxquels font face les organisations régionales. Enfin, il souligne la nécessité de régulations pour atténuer ces tensions, tout en reconnaissant les difficultés à les mettre en œuvre.

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G5 - COOPÉRATIONS, TENSIONS ET RÉGULATIONS

AUX ÉCHELLES MONDIALE, RÉGIONALE ET LOCALE

Séance 1 : 1 heure

Introduction
Doc. vidéoprojeté : « Tensions au G20 d’Osaka en 2019 »
Doc. vidéoprojeté : « La signature de l’accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) »
• A toute les échelles, les coopérations territoriales se multiplient : à l’échelle internationale, avec une
organisation internationale comme le G20, qui regroupe les pays développés et émergents, mais aussi
avec une organisation régionale comme l’ACEUM, entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
• Visant à mieux intégrer les territoires dans la mondialisation et à accroître le développement à
différentes échelles, les coopérations (politiques visant à renforcer les liens de toute nature entre
plusieurs États ou organisations internationales) entre États, régions, métropoles… sont nombreuses
et multiformes. Face aux tensions (désaccords entre plusieurs acteurs) provoquées par la
mondialisation, des tentatives de régulations (moyens d’actions dont dispose un État ou une
organisation internationale pour assurer le bon fonctionnement de l’économie) sont mises en place.
• Problématique : Les différentes formes de coopération et de régulation permettent-elles de
réduire les tensions et les inégalités générées par la mondialisation ?

I. Des coopérations interétatiques croissantes à toutes les échelles


A. À l’échelle mondiale, des organisations internationales et des accords
Doc. vidéoprojeté : « Une gouvernance mondiale multiforme »
Doc. vidéoprojeté : « Le fonctionnement de la gouvernance mondiale »
Doc. vidéoprojeté : « Les différents G »
Doc. vidéoprojeté : « L’expansion des BRICS en 2023
Consigne : Analysez le doc. 1 pour présenter le fonctionnement de la gouvernance mondiale.
Point méthode : Analyser un/des document(s)
- faire référence au(x) document(s) : citations pour un texte ; description pour une carte
- expliquer les références au(x) document(s) avec des définitions, des chiffres, des lieux
- critiquer le(s) document(s) en pointant son/leur point(s) de vue et son/leur oubli(s)
• Depuis 1944, les relations interétatiques sont fondées sur le multilatéralisme (mode de
relations interétatiques visant à établir des règles communes). Des organisations internationales
(associations d’États constituées par un traité et dotées d’organes communs) assurent la
gouvernance mondiale (ensemble des modalités par lesquelles un ensemble d’acteurs gère les
affaires publiques à l’échelle planétaire). Le Fonds monétaire international et la Banque
mondiale (Washington) maintiennent la stabilité financière et accordent des aides financières
aux États en difficulté. L’Organisation des nations unies (New York) a mis en place un droit
international (droits de l’homme, désarmement, droit de la mer). L’Organisation mondiale du
commerce (Genève) favorise le libre-échange et règle les litiges commerciaux entre États.
• Face aux difficultés de concertation liées à la multiplication des acteurs et à la mondialisation,
des groupes plus restreints se sont constitués : G7, G20 ou BRICS+. Ces groupes de pays
organisent des sommets annuels, menés par les pays les plus développés et les pays émergents,
pour tenter de résoudre les défis mondiaux et de réguler la mondialisation. Ces coopérations
informelles contestent parfois l’ordre proposé par les institutions internationales. La création
du G20 ou des BRICS+ témoigne d’une volonté de promouvoir un monde plus multipolaire.
• Des accords internationaux sont également signés par un nombre plus ou moins important
d’États : ces accords multilatéraux peuvent porter sur des thématiques aussi variées que le
désarmement nucléaire (Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, signé en 2015) ou encore sur
le réchauffement climatique (Accord de Paris sur le climat, signé en 2015). Leur importance pour
répondre à des défis mondiaux nécessite une coopération entre États de la planète.

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B. À l’échelle régionale, des organisations toujours plus nombreuses
Doc. vidéoprojeté : « Les principales organisations de coopération économique régionale »
Doc. vidéoprojeté : « Les étapes de l’intégration régionale »
Doc. page 145 : « Les Accords commerciaux régionaux (ACR) dans le monde »
Doc. vidéoprojeté : « Le Mercosur, principale organisation en Amérique du Sud »
• Les zones d’intégration régionale (union commerciale entre plusieurs États avec, parfois, des
politiques économiques et monétaires communes) se sont accrues depuis les années 1990. Elles
regroupent des pays développés comme au sein de l’Union européenne (1993) ou des pays du
Sud, comme le Mercosur (1991) en Amérique du Sud ou l’Union africaine (2002). Ces
organisations ont pour vocation de promouvoir la coopération économique, politique et
sécuritaire à l’échelle régionale. Toutes les associations régionales favorisent en leur sein le
libre-échange par la levée des barrières douanières mais elles rassemblent souvent des pays de
poids économique différent (Allemagne et Roumanie dans l’Union européenne).
• Le nombre d’accords commerciaux régionaux (accord commercial réciproque entre deux
partenaires) est en augmentation : de 25 en 1990, ils sont passés à 350 en 2023. La fin de la
Guerre froide a favorisé les rapprochements entre États depuis les années 1990. L’échelle
régionale est valorisée car considérée comme adaptée aux échanges internationaux, entre une
échelle mondiale trop vaste et un cadre national jugé trop étroit. Le commerce intra-zone est
favorisé et les échanges mondiaux s’organisent principalement entre ces grandes associations.
• Les niveaux d’intégration varient selon les organisations régionales. Au niveau le plus simple,
les zones de libre-échange facilitent le commerce en supprimant les droits de douane (ACEUM,
ASEAN). Les unions douanières vont plus loin en créant un tarif douanier unique et en
partageant les recettes douanières entre États (Communauté andine, SADC). Les marchés
communs permettent en plus la libre circulation des personnes, des services et des capitaux
(MERCOSUR). Grâce à son union économique et monétaire, l’Union européenne constitue le
niveau d’intégration régionale le plus abouti au monde : elle est la seule à disposer d’institutions
communes élues et d’une monnaie commune, l’euro.
C. À l’échelle locale, une coopération croissante entre les territoires
Doc. vidéoprojeté : « Les eurorégions dans l’Union européenne »
Doc. vidéoprojeté : « Un réseau métropolitain : le réseau C40 cities »
• Les formes de coopération se multiplient à une échelle plus locale. Il s’agit de coopérations
transfrontalières (coopération territoriale entre collectivités locales dans un espace situé de part
et d’autre d’une frontière), entre des régions de différents pays, comme les Eurorégions au sein
de l’Union européenne. Ces formes de coopération visent à surmonter les barrières
administratives et culturelles pour favoriser le développement commun.
• Il existe aussi des coopérations métropolitaines (réseaux de villes) : des réseaux de villes sont
encouragés par les États et/ou les organisations régionales. Le réseau « C40 cities », créé en
2005, regroupe les cent métropoles les plus importantes de la planète afin de lutter contre le
réchauffement climatique global et de promouvoir la culture et l’éducation.
• Des communes se regroupent entre elles afin de dynamiser leur territoire. En France, le
« Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire » (réseau d’entreprises
organisées sous la forme de coopératives, mutuelles, associations ou fondations dont le
fonctionnement interne et les activités sont fondées sur un principe de solidarité et d’utilité
sociale) regroupe 188 collectivités (métropoles, départements et régions) en 2024.

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Séance 2 : 1 heure

II. De vives tensions liées à la mondialisation et à la régionalisation


A. Une mondialisation qui est autant défendue que vivement critiquée
Doc. vidéoprojeté : « Les barrières douanières : un frein pour le commerce ? »
Doc. vidéoprojeté : « L’OMC, un arbitre des conflits économiques »
Doc. vidéoprojeté : « Les paradis fiscaux dans le système financier mondial »
Doc. vidéoprojeté : « Un événement altermondialiste : le Forum social mondial »
• Les défenseurs du néolibéralisme (doctrine économique favorisant le désengagement de
l’État) dénoncent les obstacles à la mondialisation et notamment le protectionnisme (politique
économique visant à protéger l’économie nationale face à la concurrence étrangère), qui
entrave les flux : hausse des taxes douanières aux États-Unis, sous-évaluation du yuan. Les États-
Unis, l’Union européenne et la Chine sont très souvent attaquées au tribunal de l’OMC.
• Les détracteurs de la mondialisation dénoncent la marchandisation de secteurs vitaux (eau,
santé), la financiarisation de l’économie (spéculation boursière) et son ubérisation (mise en
relation directe des clients et des prestataires via des plateformes numériques). Les paradis
fiscaux (territoires à la fiscalité avantageuse par rapport aux autres territoires) facilitent
l’évasion des capitaux et le blanchiment de l’argent provenant d’activités illicites. Singapour
offre l’anonymat aux titulaires de comptes bancaires. Le gonflement de la dette mondiale,
passée de 61% à 238% du PIB mondial entre 2001 et 2023, inquiète les milieux financiers. La
mondialisation favorise les trafics organisés par des réseaux criminels (armes, drogues…).
• Les détracteurs dénoncent aussi les effets néfastes de la mondialisation sur les populations et
sur l’environnement. Il critiquent le dumping social (pratique qui vise à diminuer les droits
sociaux des employés pour augmenter la compétitivité des entreprises), la fermeture des
frontières aux migrants ou le creusement des inégalités sociales : 1% de la population disposent
de 43% de la richesse mondiale en 2023. Les altermondialistes (courant de protestation fondé
sur l’idée que d’autres formes d’organisation du monde que les formes de la mondialisation sont
possibles) s’inquiètent des pollutions (eau, air), de la déforestation, du réchauffement
climatique ou de l’épuisement des ressources (eau, poissons, hydrocarbures…).
B. Des organisations régionales dont les résultats sont très inégaux
Doc. vidéoprojeté : « Réussites et limites de la coopération au sein de l’ASEAN »
Doc. vidéoprojeté : « Trois pays au poids inégal »
Doc. vidéoprojeté : « Des associations régionales à l’intégration économique inégale »
Consigne : Confrontez les documents afin de dresser un bilan des organisations régionales.
Point méthode : Construire un plan en confrontant deux documents
- les parties du plan ne doivent pas séparer les documents
- il existe quatre types possibles de plan en Géographie :
o le plan multiscalaire emboîte plusieurs échelles géographiques
o le plan thématique analyse le phénomène sous l’angle de plusieurs thèmes
o le plan analytique décrit le phénomène, l’explique et évalue ses effets
o le plan dialectique présente une vision des choses puis la nuance
• Certaines organisations régionales réussissent à réduire les disparités territoriales (différences
de niveau de développement dans les domaines économiques, sociaux et culturels). Elles
servent de tremplin à l’essor économique et au développement de certains territoires
(réduction des inégalités territoriales au sein de l’ASEAN ou de l’Union européenne).
• Mais certains États dominent les alliances régionales. L’ACEUM est dominé par les États-Unis,
le MERCOSUR par le Brésil et l’Union européenne par le couple franco-allemand. La crainte d’un
voisin trop puissant au sein de l’organisation crée des tensions. Mais les puissances émergentes
bousculent aujourd’hui l’ordre international établi. Certaines revendiquent une place accrue au
sein du Fonds monétaire international, en raison de leur puissance financière (Chine) et du
Conseil de sécurité de l’ONU, en arguant de leur poids diplomatique majeur (Inde, Brésil).

3
• Certaines coopérations sont peu porteuses de développement (ensemble des transformations
accompagnant la croissance de la production) : les disparités territoriales demeurent fortes. La
plupart des alliances régionales, hormis l’Union européenne, proposent une intégration limitée
(absence de monnaie commune et de libre-circulation dans l’ALENA et le MERCOSUR) même si
des projets sont prometteurs (une monnaie commune, nommée l’Éco, est annoncée depuis
2009 pour la CEDEAO). Dans de nombreuses organisations régionales, les échanges sont plus
importants avec l’extérieur qu’au sein de la région : 76% pour l’ASEAN, 87% pour le Mercosur…
C. De nombreuses tensions dans un monde surarmé et en ébullition
Doc. vidéoprojeté : « Des États en quête de protectionnisme »
Doc. 4 page 143 : « Guerre commerciale : la colère des Titans »
Doc. vidéoprojeté : « La renégociation de l’ALENA »
Doc. vidéoprojeté : « La guerre et la paix »
• La mondialisation accroît la concurrence entre les territoires. La baisse des tarifs douaniers et
du coût des transports ainsi que la déréglementation ont amplifié les échanges mondiaux. Par
ailleurs, les firmes transnationales utilisent les différences de législation ou de développement
entre les États et contribuent à une nouvelle division internationale du travail (répartition
mondiale des productions en fonction des avantages de chaque espace producteur). Dans ce
contexte, de nombreux États cherchent à protéger leur marché national face à la concurrence,
à l’aide de droits de douane, de subventions, d’espionnage industriel ou d’outils juridiques. Des
tensions résultent des guerres commerciales entre les États : depuis 2018, les États-Unis et la
Chine s’intimident mutuellement en taxant leurs importations réciproquent. De plus, le système
mondial actuel est structuré par le choc d’intérêts divergents entre puissances. Les Accords sur
le climat sont ainsi toujours bloqués par de gros pollueurs (Émirats arabes unis, Inde…).
• Malgré certaines réussites, les organisations régionales connaissent toutes des tensions. Dans
l’Union européenne, le Brexit souligne le désaccord profond au Royaume-Uni entre les gagnants
et les oubliés de la mondialisation et la Hongrie se montre « eurosceptique ». Les tensions
portent également sur le modèle économique : des États prônent un retour à la souveraineté
voire au protectionnisme. Dès 2016, Donald Trump a favorisé les productions nationales et a
renégocié les accords passés avec ses voisins, conduisant à des tensions au sein de l’ACEUM.
• La montée des tensions se traduit par un monde surarmé : en dix ans, les dépenses mondiales
d’armement ont augmenté de 20% pour atteindre 2 443 milliards de dollars en 2023. Dix
puissances en réalisent 75%, dont les États-Unis, loin devant la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Inde,
la France et la Russie. La montée des conflits est sensible en Asie de l’Est, au Proche Orient et au
Moyen Orient, en Asie du Sud et au Sahel. On compte 402 conflits dans le monde, dont 18
véritables guerres, souvent dans les États les plus pauvres (Syrie, Afghanistan, Yémen, Somalie,
Centrafrique…). Le département des Opérations de maintien de la Paix de l’ONU gère 15 actions
avec 110 000 casques bleus afin de stabiliser des zones de conflits.

4
Séance 3 : 1 heure

III. Des formes de régulation nécessaires mais souvent difficiles


A. La nécessaire régulation de la mondialisation et de la régionalisation
Doc. vidéoprojeté : « Un monde inégalitaire »
Doc. vidéoprojeté : « Le développement durable »
Doc. vidéoprojeté : « La victoire judiciaire de l’ONG environnementale néerlandaise… »
Doc. vidéoprojeté : « Une marche pour le climat (Paris, 15 mars 2019) »
• Dans un monde de plus en plus intégré, le pilotage de la mondialisation est un enjeu
crucial pour assurer la stabilité et l’équité à l’échelle mondiale : respect des droits universels
(paix, démocratie, droit du travail…) ; lutte contre des inégalités socio-économiques
croissantes ; correction des déséquilibres environnementaux ; solidarités entre les pays
développés et ceux qui le sont moins ; solutions aux crises économiques et financières…
• Les enjeux environnementaux et sanitaires se mondialisent. L’accroissement des échanges
favorise des modèles de croissance peu durables. La demande en énergies fossiles (pétrole,
charbon, gaz) augmente les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement
global. En 2020, la pandémie de Covid-19, apparue en Chine, s’est répandue à travers le monde,
faisant des milliers de morts et mettant à l’arrêt presque toute l’économie mondiale.
• Face à ces risques globaux aggravés, les États se mobilisent. L’Accord de Paris sur le climat
(2015) a été signé par 195 États afin que la température moyenne de la planète n’augmente pas
de plus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Des organisations non-gouvernementales
(associations à but non-lucratif dont le rayonnement mondial) et les opinions publiques se
mobilisent aussi face à l’urgence environnementale : en 2015 et en 2019, l’ONG néerlandaise
Urgenda a obtenu la condamnation en justice du gouvernement des Pays-Bas pour non-respect
de ses engagements en matière de réduction de rejets de gaz à effet de serre. En 2019, une
« Marche pour le climat » a été organisée dans plusieurs villes de la planète par une jeunesse
de plus en plus impliquée mais aussi de plus en plus inquiète.
B. Des acteurs publics et privés de la régulation mondiale et régionale
Doc. vidéoprojeté : « Des réunions internationales qui participent à la mondialisation »
Doc. vidéoprojeté : « Des tentatives pour freiner la régulation par les États »
Doc. vidéoprojeté : « Des citoyens contre la mondialisation libérale »
• Des organisations internationales visent à favoriser le multilatéralisme par la régulation.
L’Organisation mondiale du commerce défend l’intensification des échanges entre les États. Le
Fonds monétaire international veille à la stabilité du système financier et monétaire mondial. La
Banque mondiale accorde des prêts aux pays en développement, en contrepartie de réformes
libérales les obligeant à ouvrir leurs frontières aux flux et à diminuer leurs taxes douanières.
• Les États font face aux excès de la mondialisation. Ils ne parviennent pas toujours à endiguer
les conséquences sociales (délocalisation, précarité, chômage) et environnementales
(pollutions, épuisement des ressources) des activités des firmes transnationales. Ainsi, les États
de l’Union européenne ne s’accordent pas sur la hausse de la taxation des GAFAM qui profitent
de l’existence de paradis fiscaux en son sein (Irlande, Luxembourg) pour payer moins de taxes
et d’impôts. Le lobbying (pression politique) exercé par les firmes leur permet d’influencer à leur
avantage les politiques économiques et sociales des États (fiscalité, droit du travail).
• Les critiques de la mondialisation créent des tensions, surtout avec les antimondialistes
(nébuleuse d’individus et d’associations qui s’opposent à la mondialisation libérale et qui
prônent une gouvernance mondiale plus équitable et plus durable). Ils luttent contre les excès
de la finance (ATTAC), le changement climatique (Greenpeace), les atteintes aux petits paysans
(Via Campesina). Ils défendent aussi de nouveaux modèles : démocratie participative, économie
solidaire (microcrédit, commerce équitable). Les lanceurs d’alerte sensibilisent les citoyens aux
dérives de la mondialisation financière (scandales fiscaux).

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C. Les obstacles et les défis de la régulation mondiale et régionale
Doc. vidéoprojeté : « Manifestation devant la Maison Blanche en avril 2017, après le… »
Doc. vidéoprojeté : « Donald Trump brandit le mémorandum qui retire les États-Unis de… »
Doc. vidéoprojeté : « La renégociation de l’ALENA (2018) »
Doc. 1 page 150 : « Vue par satellite de la frontière entre les États-Unis et le Mexique… »
• À l’échelle mondiale, les conflits d’intérêts entre États sont nombreux, créant des difficultés
pour parvenir à un consensus global sur bien des sujets (paix, environnement…). L’Accord de
Paris sur le climat (2015) n’est pas contraignant et repose sur la bonne volonté des 195 pays
signataires. En 2017, Donald Trump a désengagé les États-Unis, deuxième émetteur mondial de
gaz à effet de serre, de l’Accord de Paris. En 2018, il a retiré son pays de l’Accord de Vienne sur
le nucléaire iranien (2015). Parallèlement, la Chine renforce partout ses positions et se lance à
l’assaut du monde avec de « Nouvelles routes de la soie » (réseau constitué d’axes maritimes et
terrestres reliant la Chine à l’Europe). Cette gouvernance étant largement dominée par des pays
occidentaux, les nouvelles puissances (Brésil, Inde) réclament une meilleure représentativité.
• À l’échelle régionale, de nombreux obstacles à l’intégration surgissent, tels que souverainetés
nationales, les identités culturelles, et les enjeux de sécurité (comme la gestion des flux
migratoires dans l’Union européenne ou au sein de l’ACEUM, entre le Mexique et les États-Unis).
D’autre part, les disparités économiques et politiques provoquent des tensions entre les pays
d’une même région en raison d’inégalités de développement, d’intérêts divergents ou de
régimes politiques variés, compliquant la mise en place de régulations communes. Viktor Orbán,
Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, fait preuve d’euroscepticisme (méfiance vis-à-vis
des valeurs et des institutions de l’Union européenne) et mène une politique illibérale (politique
menée par un gouvernement qui ne respecte plus les libertés individuelles et collectives).
• À l’échelle locale, la régulation est souvent entravée par le manque de ressources financières,
les divergences politiques locales, les différences de législation de part et d’autre de la frontière
(sur les normes environnementales, sur la fiscalité…) et les conflits d’usage entre acteurs locaux
(conflits d’usages entre agriculteurs pour l’usage de l’eau).

Conclusion
• Les coopérations territoriales se multiplient à toutes les échelles : à l’échelle internationale, depuis
la fin de la Seconde Guerre mondiale ; à l’échelle régionale, depuis la fin de la Guerre froide et à
l’échelle locale, essentiellement dans les régions transfrontalières. Mais la régionalisation et la
mondialisation provoquent des tensions qu’il est difficile de réguler.
• Les formes de coopération internationale et de régulation ne parviennent donc pas totalement à
réduire les tensions et les inégalités socio-spatiales générées par la mondialisation.
• Il faut donc renforcer la coopération entre les différents acteurs, dans tous les domaines, afin de
dépasser les tensions et les conflits qui se multiplient dans le monde actuel.

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