DL Part1
DL Part1
Mohammed Bazirha
December 7, 2025
2 Formules de Taylor
Problématique :
y
Comparer l’ordre de grandeur de deux 4 f (x) = x
fonctions au voisinage d’un point. g (x) = x 2
3
Exemple : f (x) = x et g (x) = x 2
2
x 2 est beaucoup plus grand que x
lorsque x est grand ; 1
x 2 est beaucoup plus petit que x x
lorsque x est petit ;
−2 −1 1 2 3 4
Au voisinage de 0 et 1, x et x 2 sont −1
presque égaux.
−2
1 Lorsque
f (x)
lim = 0,
x→x0 g (x)
on introduit la notion de négligeabilité locale (ou asymptotique).
2 Lorsque
f (x)
lim = 1,
x→x0 g (x)
Définition
Soient x0 ∈ R ∪ {±∞} et f , g deux fonctions définies près de x0 . On dit que f est
équivalente à g près de x0 (ou ” en x0 ”, ou ” quand x → x0 ”) si :
f (x)
→ 1 quand x → x0 .
g (x)
On note : f (x) ∼x→x0 g (x) ou plus simplement f (x) ∼x0 g (x) ,voire f (x) ∼ g (x)
lorsqu’il n’y a pas d’ambiguı̈té sur le point x0 .
Remarques importantes
Par définition, on ne peut pas être équivalent à 0.
Le point x0 est essentiel : toutes les définitions de ce chapitre dépendent du point
considéré. Il faut toujours le préciser au début d’un calcul ou d’un exercice.
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Propriétés de la relation d’équivalence
Proposition :
Soit x0 ∈ R ∪ {±∞}. Lorsque x → x0 , la relation ∼x0 est une relation d’équivalence.
Propriétés :
1 Réflexivité : f (x) ∼ f (x),
2 Symétrie : f (x) ∼ g (x) si et seulement si g (x) ∼ f (x),
3 Transitivité : si f (x) ∼ g (x) et g (x) ∼ h(x), alors f (x) ∼ h(x).
f (x) g (x)
Transitivité : si −→ 1 et −→ 1 lorsque x → x0 , alors
g (x) h(x)
f (x) f (x) g (x)
= × −→ 1 × 1 = 1.
h(x) g (x) h(x)
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Équivalence à une constante
Proposition :
Soit x0 ∈ R ∪ {±∞} et a ∈ R avec a ̸= 0. Alors :
Démonstration :
f (x)
Par définition, f (x) ∼ a signifie : → 1 lorsque x → x0 .
a
En multipliant par a, on obtient immédiatement : limx→x0 f (x) = a.
Interprétation : Dire que f (x) ∼ a revient simplement à dire que f tend vers a lorsque
x → x0 .
Proposition :
Soit x0 ∈ R ∪ {±∞}. Si f (x) ∼ g (x) lorsque x → x0 et si g (x) admet une limite
ℓ ∈ R ∪ {±∞} lorsque x → x0 , alors f (x) admet la même limite ℓ en x0 .
Démonstration :
f (x) f (x)
Par définition de l’équivalence : f (x) = · g (x), avec → 1.
g (x) g (x)
En utilisant la règle du produit des limites :
f (x)
lim f (x) = lim · lim g (x) = 1 · ℓ = ℓ.
x→x0 x→x0 g (x) x→x0
Interprétation : L’équivalence permet de transmettre la limite de g à f .
Proposition :
1 1
Soit x0 ∈ R ∪ {±∞}. Alors : f (x) ∼ g (x) ⇐⇒ ∼ lorsque x → x0 .
f (x) g (x)
Démonstration :
Par définition de l’équivalence :
1/f (x) g (x) 1 1
= → 1 lorsque x → x0 . Donc ∼
1/g (x) f (x) f (x) g (x)
Proposition :
Soit x0 ∈ R ∪ {±∞}. Si
alors :
f1 (x)f2 (x) ∼ g1 (x)g2 (x) lorsque x → x0 .
Démonstration :
f1 (x)f2 (x) f1 (x) f2 (x)
Par définition de l’équivalence : = · → 1 · 1 = 1.
g1 (x)g2 (x) g1 (x) g2 (x)
Interprétation : L’équivalence est préservée par le produit.
Démonstration :
f (y )
1 Par définition de l’équivalence : f (y ) ∼ g (y ) ⇐⇒ g (y )
→ 1 lorsque y → y0 .
f (φ(x)) f (y )
2 Remplaçons y par φ(x) : g (φ(x))
= g (y )
.
y =φ(x)
f (y )
3 Comme limx→x0 φ(x) = y0 et que g (y )
→1 lorsque y → y0 , on peut utiliser la
f (φ(x))
composition des limites : limx→x0 g (φ(x)) = 1.
Interprétation : L’équivalence est préservée par la composition avec une fonction
qui admet une limite.
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Exemples d’utilisation des équivalents
Exemple 1 : Dérivabilité et équivalent
f (x) − f (x0 )
Si f est dérivable en x0 , → f ′ (x0 ) quand x → x0 .
x − x0
Si f ′ (x0 ) ̸= 0, alors :
f (x) − f (x0 ) ∼ f ′ (x0 )(x − x0 ).
Applications classiques :
Exemple : √
f (x) = x + x, g (x) = x lorsque x → +∞
√
f (x) ∼ x, g (x) ∼ x, f (x) − g (x) = x ̸∼ 0
Interprétation :
Les équivalents donnent le terme principal (premier ordre de grandeur).
Si deux termes principaux s’annulent lors d’une somme, il faut connaı̂tre les ordres
suivants pour déterminer le comportement.
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Les équivalents : utilité et précautions
Attention !
On dit que f et g sont équivalentes au voisinage de x0 si
f (x)
f (x) ∼ g (x) ⇐⇒ → 1 quand x → x0 .
g (x)
L’écriture f (x) ∼ g (x) ne signifie pas que f (x) = g (x). C’est une notation de limite,
valable uniquement dans le rapport.
Exemple
sin x ∼ x et ln(1 + x) ∼ x quand x → 0.
Cela signifie que ces fonctions ont le même comportement au premier ordre près : elles
sont équivalentes quand x est proche de 0. En revanche, la différence sin x − x n’est pas
équivalente à 0 (car 0 n’a pas d’équivalent).
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Exercice : Limites et équivalents
Déterminer les limites suivantes en utilisant des équivalents:
Définition :
Soit x0 ∈ R ∪ {−∞, +∞} et f , g deux fonctions définies au voisinage de x0 .
On dit que f est négligeable devant g au voisinage de x0 lorsqu’il existe une
fonction ε(x) définie sur un voisinage V de x0 telle que :
Exemple 1 : x → 0 Exemple 2 : x → +∞
x2 x 1
x 2 = o(x) car = x → 0. x = o(x 2 ) car 2
= → 0.
x x x
Ici, x 2 devient très petit devant x près de Quand x devient grand, x est négligeable
0. devant x 2 .
Exemple 1 : Exemple 2 :
x y y
x2 0.5 1
1
x 1
x
0.5
−0.8−0.6−0.4−0.2 0.2 0.4 0.6 0.8
−0.5 x
2 4 6 8 10
x2 1 1/x
x 2 =0 o(x) =⇒ lim = 0. =+∞ o(1) =⇒ lim = 0.
x→0 x x x→+∞ 1
Proposition
Soit f une fonction et λ ̸= 0. Alors, pour tout terme h(x) = o(f (x)) :
Multiplier h(x) ou f (x) par une constante non nulle λ ne change pas le caractère
négligeable :
Démonstration
Soit h(x) = o(f (x)).
Multiplier h(x) ou f (x) par une constante non nulle λ :
λh(x) h(x) h(x) 1 h(x)
=λ → 0, = → 0.
f (x) f (x) λf (x) λ f (x)
Cela montre que toutes ces opérations produisent encore un terme o(f (x)).
Proposition
Soit f et g des fonctions. Alors :
Le produit de deux fonctions négligeables est encore une fonction négligeable.
Autrement dit, on peut écrire symboliquement :
Démonstration
Soient u(x) = o(f (x)) et v (x) = o(g (x)). Alors, par définition :
u(x)v (x) u(x) v (x)
= · −→ 0 · 0 = 0 quand x → x0 =⇒ u(x)v (x) = o(f (x)g (x))
f (x)g (x) f (x) g (x)
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Exemple – Produit de termes o(f (x))
Proposition
Soit f une fonction. Alors : o(o(f (x))) = o(f (x)). Cela signifie que si un terme est
négligeable devant un autre terme déjà négligeable, il reste négligeable devant f (x).
Démonstration
Soit u(x) = o(o(f (x))). Par définition, il existe v (x) tel que :
Alors :
u(x) u(x) v (x)
= · −→ 0 · 0 = 0 quand x → x0 .
f (x) v (x) f (x)
Cela montre que u(x) = o(f (x)).
Exemple
Soit
h(x) = x 4 = o(x 3 ) quand x → 0.
Considérons un terme négligeable devant h(x), par exemple
u(x) = x 5 .
On a alors :
u(x) = o(h(x)) = o(x 4 ).
Par la Proposition :
u(x) = o(o(x 3 )) = o(x 3 ).
Cela montre que même un terme ’ négligeable d’un terme négligeable ” reste négligeable
devant x 3 .
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Relation entre f (x) ∼ g (x) et o(g (x))
Proposition
On a : f (x) = g (x) + o(g (x)) quand x → x0 si et seulement si f (x) ∼ g (x) en x0 .
Démonstration
Sens direct : Si f (x) = g (x) + o(g (x)), alors
f (x) g (x) + o(g (x)) o(g (x))
= =1+ −→ 1 quand x → x0 ,
g (x) g (x) g (x)
Attention
o(f (x)) est un vrai terme, donc on peut faire des calculs avec lui comme avec une
égalité.
On ne peut pas simplement l’effacer d’une égalité sans justification.
Si on supprime un o(f (x)) dans une formule, on change l’égalité.
Exemple
e x = 1 + x + o(x) près de 0 est une égalité vraie. Mais écrire e x = 1 + x est faux :
on a supprimé le terme o(x).
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Formulaire des petits o quand x → 0
Objectif
Développer l’expression (1 + x + o(x))2 lorsque x → 0.
Conséquence
Les termes x 2 et o(x 2 ) sont tous les deux d’ordre plus petit que x. On les regroupe
donc dans un unique terme : x 2 + o(x 2 ) = o(x)
Résultat final
(1 + x + o(x))2 = 1 + 2x + o(x)
À retenir
La notation o(x) désigne des termes réels non explicités qui sont négligeables
devant x :
o(x)
−→ 0 lorsque x → 0.
x
Dans un développement autour de 0, les puissances de x se classent selon leur
rapidité de décroissance :
x ≫ x2 ≫ x3 ≫ · · ·
Autrement dit : x 2 = o(x), x 3 = o(x), etc.
Ainsi, dans l’expression 1 + 2x + o(x), le terme dominant est 2x, et tous les termes
d’ordre supérieur (tels que x 2 , x 3 , ou tout o(x 2 )) sont absorbés dans o(x) car ils
sont beaucoup plus petits que x.
(1 + x + o(x))(1 − x + o(x))
2 Simplifier l’expression suivante lorsque x → 0 :
(1 + 2x + o(x))3
3 Simplifier l’expression suivante lorsque x → 0 :
(1 + x + o(x))(1 + 3x + o(x))
Cette formule montre que si f est dérivable, elle peut être approchée localement par un
polynôme de degré 1 (une droite).
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Formules de Taylor : Augmentation du degré
x
f ′′ (a) f (n) (a) f (n+1) (t)
Z
′
f (x) = f (a)+f (a)(x −a)+ (x −a)2 +· · ·+ (x −a)n + (x −t)n dt
2! n! a n!
a+h
f ′′ (a) 2 f (n) (a) n f (n+1) (t)
Z
′
f (a + h) = f (a) + f (a)h + h + ··· + h + (a + h − t)n dt
2! n! a n!
Théorème :
Soit f : I → R de classe C n+1 , et soient a, x ∈ I . Alors il existe un réel c entre a et x tel
que :
|x − a|n+1
|f (x) − Tn (x)| ≤ M .
(n + 1)!
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Exemple : Approximation de sin(0.01) par Taylor
f ′ (x) = cos(x), f ′′ (x) = − sin(x), f (3) (x) = − cos(x), f (4) (x) = sin(x)
Valeurs en a = 0 :
x2 x3 x4 x3 x4
f (x) = 0 + 1 · x + 0 · −1· + f (4) (c) = x − + f (4) (c)
2! 3! 4! 6 24
x3 (4) x4
sin x = x − + f (c)
6 24
Pour x = 0.01 :
0.013
sin(0.01) ≈ 0.01 − = 0.00999983333
6
Précision : Comme |f (4) (c)| ≤ 1, le reste est borné par :
x3 x4
|f (x) − (x − )| ≤ ≈ 4 · 10−10 .
6 24
Exemple :
Ordre 1 : Si f est dérivable en a, alors :
au voisinage de 0
Développement limité (DL) d’une fonction au voisinage de 0
Définition :
Soit f une fonction définie dans un voisinage de 0. On dit que f admet un
développement limité au voisinage de 0 à l’ordre n (noté DL0 (n)) s’il existe des réels
a0 , a1 , . . . , an et une fonction ε(x) telle que :
f (x) ≈ a0 + a1 x + · · · + an x n
Proposition :
Si f est une fonction n fois dérivable sur un intervalle I contenant 0, alors f admet un
développement limité à l’ordre n au voisinage de 0, donné par :
f (k) (0)
ak = pour k = 0, 1, . . . , n
k!
Proposition :
Soit f une fonction définie au voisinage de 0.
Si f admet un développement limité d’ordre n au voisinage de 0, alors pour tout n′ < n,
f admet aussi un développement limité d’ordre n′ obtenu en tronquant celui d’ordre n,
c’est-à-dire en ne gardant que les termes de degré ≤ n′ .
Preuve :
On suppose que :
Énoncé
Si f admet un développement limité à l’ordre n au voisinage de 0, alors ce
développement limité est unique.
Idée intuitive : Deux polynômes distincts ne peuvent pas approcher la même fonction
avec la même précision jusqu’à l’ordre n. Autrement dit, la partie régulière du DL (le
polynôme) est uniquement déterminée par la fonction f .
Exemple
Pour f (x) = e x , on a
x2
ex = 1 + x + + o(x 2 )
2
Il n’existe aucun autre polynôme de degré ≤ 2 qui vérifie cette relation.
avec
A(x) = a0 + a1 x + · · · + an x n , B(x) = b0 + b1 x + · · · + bn x n
et limx→0 ϵ1 (x) = limx→0 ϵ2 (x) = 0.
Différence :
A(x) = B(x)
1
= 1 + x + x 2 + · · · + x n + x n ϵ(x)
1−x
Mohammed Bazirha Mathématiques I December 7, 2025 59 / 81
Exemple – Unicité du développement limité (Méthode 2)
f (x) = a0 + a1 x + a2 x 2 + · · · + an x n + x n ϵ(x),
f (−x) = a0 − a1 x + a2 x 2 − a3 x 3 + · · · + an (−1)n x n + (−x)n ϵ(−x)
−f (x) = −a0 − a1 x − a2 x 2 − a3 x 3 − · · · − an (−1)n x n − (−x)n ϵ(−x).
d’où :
f (x) = a1 x 1 + a3 x 3 + a5 x 5 + · · · + a2k+1 x 2k+1 + x 2k+1 ϵ(x)
Ainsi, la partie régulière A(x) est un polynôme impair.
x2 xn
ex = 1 + x + + ··· + + x n ϵ(x)
2! n!
n
X xk
= + x n ϵ(x)
k=0
k!
Mohammed Bazirha Mathématiques I December 7, 2025 65 / 81
Développements limités de référence
1 −1 2 (−1)n n!
f (x) = , f ′ (x) = , f ′′ (x) = , f (n) (x) = .
1+x (1 + x)2 (1 + x)3 (1 + x)n+1
1
DLn (0) de La fonction 1+x
:
1
= 1 − x + x 2 + · · · + (−1)n x n + x n ϵ(x)
1+x
p
X
= (−1)k x k + x n ϵ(x)
k=0
p
1 1 X
= = 1 − x + x 2 + · · · + (−1)n x n + x n ϵ(x) = (−1)k x k + x n ϵ(x)
1+x 1 − (−x) k=0
′ 1 −1 (−1)n−1 (n − 1)!
f (x) = ln(1+x), f (x) = , f ′′ (x) = , f (n)
(x) = , n ≥ 1.
1+x (1 + x)2 (1 + x)n
(n)
DL0 de la fonction ln(1 + x) :
x2 x3 xn
ln(1 + x) = x − + − · · · + (−1)n−1 + x n ϵ(x)
2 3 n
n−1 k+1
X x
= (−1)k + x n ϵ(x)
k=0
k + 1
(n)
DL0 de la fonction ln(1 + x) :
Zx Zx
1
ln(1 + x) = dt = [1 − x + x 2 + · · · + (−1)n−1 x n−1 + x n−1 ϵ(x)] dt
1+t
0 0
2 3
x x xn (1)
=x− + + · · · + (−1)n−1 + x n ϵ(x)
2 3 n
n−1 k+1
X x
= (−1)k + x n ϵ(x)
k=0
k + 1
α(α − 1) 2 α(α − 1) . . . (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + x ... x + x n ϵ(x)
2! n!
n
X α(α − 1) . . . (α − k + 1) k
=1+ x + x n ϵ(x)
k=1
k!
Mohammed Bazirha Mathématiques I December 7, 2025 71 / 81
5. Techniques de détermination de D.L.
5.1 Changement de variable linéaire
On pose
u = −2x, donc f (x) = (1 + u)1/3 .
1 1
1 ( − 1) 2 13 ( 13 − 1)( 31 − 2) 3
f (x) = 1 + u + 3 3 u + u + u 3 ϵ(u)
3 2! 3!
1 1 1 1
1 ( − 1) ( − 1)( 13 − 2)
= 1 + (−2x) + 3 3 (−2x)2 + 3 3 (−2x)3 + x 3 (−8ϵ(−2x))
3 2! 3!
2 4 40
= 1 − x − x 2 − x 3 + x 3 ϵ1 (x),
3 9 81
où ϵ1 (x) = −8 ϵ(−2x).
√ 2 4 40
f (x) = 3
1 − 2x = 1 − x − x 2 − x 3 + x 3 ϵ1 (x)
3 9 81
On connaı̂t déjà :
√ 2 4 40
3
1 − 2x = 1 − x − x 2 − x 3 + x 3 ϵ1 (x),
3 9 81
et
1 1
e x = 1 + x + x 2 + x 3 + x 3 ϵ(x).
2 6
Mohammed Bazirha Mathématiques I December 7, 2025 75 / 81
Technique 2 : Linéarité des développements limités (2/2)
On écrit :
√
f2 (x) = 3 3 1 − 2x + e x
2 4 40 1 1
= 3 1 − x − x 2 − x 3 + x 3 ϵ1 (x) + 1 + x + x 2 + x 3 + x 3 ϵ(x)
3 9 81 2 6
4 1 40 1
= (3 + 1) + (−2 + 1)x + (− + )x 2 + (− + )x 3 + x 3 ϵ2 (x),
3 2 27 6
où ϵ2 (x) tend vers 0 quand x → 0.
5 71
f2 (x) = 4 − x − x 2 − x 3 + x 3 ϵ2 (x)
6 54
On rappelle :
e x + e −x e x − e −x
cosh x = , sinh x = .
2 2
Questions :
Déterminer le développement limité de cosh x en 0 à l’ordre n.
Déterminer le développement limité de sinh x en 0 à l’ordre n.
Conclure sur la parité de chacune des deux fonctions.
(Indication : utilisez le développement de e x )
x2 xn
ex = 1 + x + + ··· + + ε1 (x) x n , ε1 (x) −−→ 0.
2! n! x→0
2 n
x x
e −x = 1 − x + − · · · + (−1)n + ε2 (x) x n , ε2 (x) −−→ 0.
2! n! x→0
e x + e −x e x − e −x
En utilisant cosh x = , sinh x = , on obtient les DL à l’ordre n :
2 2
⌊n/2⌋
X x 2k ε1 (x) + ε2 (x)
cosh x = + ε3 (x), x n , ε3 (x) = −−→ 0.
k=0
(2k)! 2 x→0
⌊(n−1)/2⌋
X x 2k+1 ε1 (x) − ε2 (x)
sinh x = + ε4 (x) x n , ε4 (x) = −−→ 0.
k=0
(2k + 1)! 2 x→0
On multiplie les deux développements limités et on conserve les termes jusqu’à l’ordre 3 :
1 1 1 1 1
f3 (x) = 1 + x + x 2 + x 3 + x 3 ϵ(x) 1 + x − x 2 + x 3 + x 3 ϵ′ (x)
2 6 2 8 6
1 1 2 1 3 1 2 1 3 1 2 1 3 1
= (1 + x − x + x ) + (x + x − x ) + ( x + x ) + ( x 3 ) + x 3 ϵ3 (x)
2 8 16 2 8 2 4 6
1 1 1 1 2 1 1 1 1 3
= 1 + ( + 1)x + (− + + )x + ( − + + )x + x 3 ϵ3 (x)
2 8 2 2 16 8 4 6
3 7 17
= 1 + x + x 2 + x 3 + x 3 ϵ3 (x), ϵ3 (x) tend vers 0 quand x → 0
2 8 48
Remarque : Le développement limité du produit de deux fonctions est obtenu en
multipliant leurs DL et en supprimant tous les termes d’ordre supérieur à celui recherché.
À la prochaine séance