Ethique
Ethique
Ethique professionnelle
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Définition de la bioéthique
La bioéthique est une discipline qui analyse les valeurs, les principes et les
règles qui doivent orienter les pratiques liées à la vie, à la santé et aux
technologies biomédicales.
La bioéthique est l’étude systématique des dilemmes moraux liés à la vie, à la
santé et aux interventions thérapeutiques.
Elle cherche à répondre à des questions telles que :Que doit faire un
professionnel de santé lorsqu'une décision thérapeutique entre en conflit avec
les valeurs du patient ou de la famille ?Comment protéger un patient
vulnérable ?Quels sont les comportements acceptables dans une relation
thérapeutique ?
Pour les psychomotriciens et orthophonistes, la bioéthique encadre
l’évaluation, l’intervention thérapeutique, la relation avec les enfants ou les
patients vulnérables, et la confidentialité des données.
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Importance de la bioéthique: perspective des métiers
Dans les domaines de la psychomotricité et de l’orthophonie, la bioéthique
encadre des enjeux majeurs :
En Psychomotricité :
l'utilisation du toucher thérapeutique le travail corporel avec des enfants la
gestion du refus ou de la résistance au soin l’évaluation de la posture, du tonus, de
l’équilibre et du schéma corporel
En Orthophonie :
la collecte d’informations sensibles (voix, langage,
cognition)l’enregistrement audio/vidéo des séances la gestion des interactions
familiales la neutralité dans le diagnostic
Chez les enfants, chez les personnes neurodivergentes, ou chez les personnes
atteintes de handicaps, les enjeux éthiques sont encore plus importants.
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Bref historique de la bioéthique
Pour comprendre la bioéthique, il est essentiel de connaître ses origines
:Après la Seconde Guerre Mondiale :
Les atrocités médicales commises ont conduit à la création du Code de
Nuremberg (1947).Années 1960–1970 : Débats autour des transplantations, de la
réanimation, de la recherche humaine.
Années 2000 : Apparition de nouvelles technologies (neurosciences, données
numériques, génétique).
Aujourd’hui : La bioéthique est un pilier incontournable des pratiques de
soin.
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Pourquoi les psychomotriciens et orthophonistes
doivent étudier la bioéthique ?
Parce qu’ils travaillent avec des publics particulièrement sensibles :
Enfants en développement
Personnes ayant des troubles neurodéveloppementaux
Familles en détresse
Personnes incapables d’exprimer un consentement clair
Les risques éthiques incluent :
o Mauvaise utilisation du toucher
o Manipulation émotionnelle du patient
o Communication inadaptée avec la famille
o Non-respect du secret professionnel
o Test ou matériel clinique mal utilisé
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Les fondements de la bioéthique
1. Le droit (Le cadre juridique)
Le droit protège :
Les patients
Les professionnels
Les institutions
La société
Parmi les lois pertinentes :
• Protection des mineurs
• Protection des données personnelles
• Droits des personnes handicapées
• Droit à l’information
• Droit au refus de soin
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Les fondements de la bioéthique
2. Les devoirs professionnels (Les obligations morales)
Les devoirs incluent :
Honnêteté
Neutralité
Respect du rythme du patient
Absence de jugement
Mise à jour régulière des compétences
Documentation des séances
Un devoir majeur : ne pas promettre des résultats irréalistes, surtout en présence
de familles sous pression.
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Les valeurs et les principes bioéthiques
Les bases de la bioéthique sont :
La dignité humaine
L’autonomie
La non-malfaisance (ne pas nuire)
la bienfaisance (agir pour le bien)
La justice
La confidentialité
Ces principes guident les choix cliniques.
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Les Principes de la Bioéthique – Valeurs, Normes, Principes
– Consentement – Déclarations Internationales
Valeurs éthiques
Les valeurs représentent ce que la société considère comme important,
souhaitable, juste.
Les principales valeurs en soin :
Dignité humaine
Respect
Bienveillance
Solidarité
Autonomie
Responsabilité
Exemples en psychomotricité :
Respecter le rythme tonique d’un enfant anxieux → valeur de bienveillance
Ne pas forcer le contact corporel → valeur de respect
Exemples en orthophonie :
Respecter la dignité d’un enfant qui déforme gravement les sons → éviter toute
moquerie
Valoriser les progrès minimes → bienveillance.
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Les principes de Bioéthique
Les normes
Les normes sont des règles formelles qui encadrent votre pratique :
Lois
Règlements internes
Codes de déontologie
Recommandations professionnelles
Exemples :
Secret professionnel
Sécurisation du matériel psychomoteur
Consentement obligatoire avant enregistrement audio/vidéo
Interdiction de promettre un ―guérison totale‖
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Les principes de Bioéthique
Les principes
Les principes sont des repères décisionnels qui vous aident à trancher
lorsqu’un dilemme survient.
Exemple :
Un enfant refuse un exercice nécessaire → quel principe prime ?
autonomie ?
bienfaisance ?non-malfaisance ?
Le rôle du thérapeute : trouver l’équilibre.
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Les quatre principes fondamentaux de la bioéthique
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Le consentement libre et éclairé
1. Définition
Le consentement signifie que le patient (ou son tuteur) :
Comprend → Information
Choisit librement → Liberté
Accepte sans contrainte → Volonté
2. Consentement et enfants
Pour les mineurs :
Consentement du parent
Assentiment de l’enfant (accord adapté à son âge)
Exemple psychomotricité :
Expliquer à l’enfant pourquoi on va toucher son bras, sa main, ou guider son
mouvement
.Exemple orthophonie :
Expliquer les enregistrements audio/vidéo.
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Le consentement libre et éclairé
3. Consentement et enregistrements
Obligations :
Demander l’accord écrit
Expliquer l’usage
Permettre le refus
4. Consentement dans les tests standardisés
L’orthophoniste doit expliquer :
La durée
Les objectifs
Les limites
Ce que signifient les résultats
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Qu’est-ce que le droit bioéthique ?
Les grands principes éthiques ont été traduits en règles juridiques. La
bioéthique est ainsi régie par des lois qui accompagnent, encadrent, autorisent,
limitent ou permettent d’impulser les transformations dans notre société.
Au niveau européen, la convention d’Oviedo de 1997 demeure à ce jour le
seul instrument juridique contraignant pour les Etats l’ayant signée et ratifiée.
Elle vise à garantir la dignité et le respect des droits fondamentaux de la personne
à l’égard des applications de la biologie et de la médecine. Elle consacre
notamment le droit au respect de la vie privée impliquant la protection des
informations relatives à la santé de la personne, la non‐discrimination en raison
du patrimoine génétique, le principe de liberté de la recherche scientifique, la
protection des personnes se prêtant à une recherche, le consentement des
personnes préalablement à toute intervention clinique. Elle interdit la constitution
d’embryons humains aux fins de recherche et de faire du corps humain, ou de ses
parties, une source de profit.
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La Déclaration Universelle sur la
Bioéthique et les Droits de l'Homme
Depuis les années 70, le champ de la bioéthique s’est considérablement
étendu. S’il est vrai que la bioéthique couvre de nos jours les questions d’éthique
médicale, son originalité est d’aller bien au-delà de la déontologie propre aux
diverses pratiques professionnelles concernées. Elle implique une réflexion sur
les évolutions de la société, voire les équilibres mondiaux, induits par les
développements scientifiques et technologiques.
A la question déjà difficile posée par les sciences du vivant - Jusqu’où ira-t-
on ?
il faut ajouter d’autres interrogations qui ont trait aux liens entre éthique,
science et liberté.
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La Déclaration Universelle sur la
Bioéthique et les Droits de l'Homme
La Déclaration Universelle sur la Bioéthique : Date et lieu d'adoption : 19
octobre 2005 -Paris, France
la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre
1948,
la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de
l’homme adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO le 11
novembre 1997
la Déclaration internationale sur les données génétiques humaines
adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO le 16 octobre 2003
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La Déclaration Universelle sur la
Bioéthique et les Droits de l'Homme
En octobre 2005, la Conférence générale de l’UNESCO a adopté par
acclamation la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme.
Pour la première fois dans l’histoire de la bioéthique, les Etats membres, et
avec eux la communauté internationale, se sont engagés à respecter et à
appliquer les principes fondamentaux de la bioéthique énoncés dans un seul et
même texte.
Pour traiter des questions d’éthique posées par la médecine, les sciences de
la vie et les technologies qui leur sont associées, appliquées aux êtres
humains, la Déclaration, ainsi qu’il ressort de son titre, ancre les principes
qu’elle consacre dans les règles régissant le respect de la dignité humaine, des
droits de l’homme et des libertés fondamentales. En inscrivant la bioéthique dans
le droit international des droits de l’homme et en assurant le respect de la
vie des êtres humains, la Déclaration reconnaît l’interdépendance qui existe
entre l’éthique et les droits de l’homme dans le domaine spécifique de la
bioéthique.
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La Déclaration Universelle sur la
Bioéthique et les Droits de l'Homme
Parallèlement à la Déclaration, la Conférence générale a adopté
une résolution aux termes de laquelle elle demande aux Etats membres
de n’épargner aucun effort pour donner effet aux principes énoncés dans
cette Déclaration et m’invite à prendre les mesures appropriées pour en
assurer le suivi, y compris en la diffusant aussi largement que possible.
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La Déclaration Universelle sur la
Bioéthique et les Droits de l'Homme
Pour traiter des questions d’éthique posées par la médecine, les sciences de
la vie et les technologies qui leur sont associées, appliquées aux êtres humains,
la Déclaration, ainsi qu’il ressort de son titre, ancre les principes qu’elle
consacre dans les règles régissant le respect de la dignité humaine, des droits de
l’homme et des libertés fondamentales. En inscrivant la bioéthique dans le droit
international des droits de l’homme et en assurant le respect de la vie des êtres
humains, la Déclaration reconnaît l’interdépendance qui existe entre l’éthique et
les droits de l’homme dans le domaine spécifique de la bioéthique.
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Objectifs de La Déclaration Universelle sur
la Bioéthique et les Droits de l'Homme
Article 2: La présente Déclaration a pour objectifs :
(a) d’offrir un cadre universel de principes et de procédures pour guider les
États dans la formulation de leur législation, de leurs politiques ou d’autres
instruments en matière de bioéthique ;
(b) de guider les actions des individus, des groupes, des communautés, des
institutions et des sociétés, publiques et privées ;
(c) de contribuer au respect de la dignité humaine et de protéger les droits de
l’homme, en assurant le respect de la vie des êtres humains, et les libertés
fondamentales, d’une manière compatible avec le droit international des
droits de l’homme ;
(d) de reconnaître l’importance de la liberté de la recherche scientifique et des
bienfaits découlant des progrès des sciences et des technologies, tout en
insistant sur la nécessité pour cette recherche et ces progrès de s’inscrire
dans le cadre des principes éthiques énoncés dans la présente Déclaration et de
respecter la dignité humaine, les droits de l’homme et les libertés
fondamentales ;
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Objectifs de La Déclaration Universelle sur
la Bioéthique et les Droits de l'Homme
(e) d’encourager un dialogue pluridisciplinaire et pluraliste sur les
questions de bioéthique entre toutes les parties intéressées et au sein de
la société dans son ensemble ;
(f) de promouvoir un accès équitable aux progrès de la médecine, des
sciences et des technologies, ainsi que la plus large circulation possible et
un partage rapide des connaissances concernant ces progrès et le partage
des bienfaits qui en découlent, en accordant une attention particulière aux
besoins des pays en développement ;
(g) de sauvegarder et défendre les intérêts des générations présentes et
futures ;
(h) de souligner l’importance de la biodiversité et de sa préservation
en tant que préoccupation commune à l’humanité
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Code International d’Éthique des Professionnels de Santé
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Les principes de Bioéthique au France
Trois grands principes gouvernent le droit français de la bioéthique :
– La dignité qui recouvre des principes consacrés dans le code civil
(primauté de la personne humaine, respect de l’être humain dès le commencement
de sa vie, absence de caractère patrimonial du corps humain, de ses éléments et de
ses produits, inviolabilité et intégrité de l’espèce humaine). Ce principe de dignité
se traduit, par exemple, par la gratuité et l’anonymat des dons de gamètes, de
produits sanguins, d’organes et tissus et tout autre produit ou élément issu du
corps humain.
– La solidarité qui peut être illustrée par le don altruiste. Le principe de
solidarité implique également d’entendre la souffrance exprimée par certains (en
lien, par exemple, avec un désir d’enfant qui ne peut aboutir). Il s’exprime en
outre au travers de l’assurance maladie obligatoire (solidarité entre bien portants
et malades) et de l’égalité d’accès aux soins.
– La liberté qui vise à préserver la part de vie privée et donc l’autonomie de
l’individu dans ses choix. Elle suppose, par exemple, la possibilité d’exprimer un
consentement personnel réellement libre et éclairé.
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Introduction
Définition générale
La responsabilité professionnelle désigne l’obligation pour un soignant
d’assumer les conséquences de ses actes, de ses erreurs ou de ses manquements,
qu’ils soient intentionnels ou non.
Elle repose sur trois piliers :
1. La compétence
2. La prudence
3. La conformité aux règles éthiques et juridiques
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Pourquoi ce thème est crucial pour les étudiants ?
En Psychomotricité :
• risque de chute lors des parcours moteurs
• mauvais usage du toucher thérapeutique
• utilisation d’un matériel dangereux ou mal adapté
• absence de supervision pour un enfant hyperactif
En Orthophonie :
• mauvaise interprétation d’un test standardisé
• erreur dans le diagnostic (ex. confondre autisme et retard de langage)
• perte ou divulgation d’un enregistrement audio/vidéo
• communication inappropriée avec un enseignant ou un parent
Le professionnel doit donc être vigilant, précis, neutre, et responsable.
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Les types de responsabilités professionnelles
Nous allons analyser quatre formes principales:
1. Responsabilité morale
2. Responsabilité civile
3. Responsabilité pénale
4. Responsabilité disciplinaire
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La responsabilité morale (ou éthique)
Elle concerne :
• les valeurs personnelles
• le respect de la dignité
• la bienveillance
• l’intégrité
• le respect du rythme du patient
• l’absence de jugement
Exemple – Psychomotricité :
Un enfant est maladroit. Le thérapeute ne doit jamais laisser transparaître un signe
d’impatience.
C’est une obligation morale, même si elle n’est pas écrite dans la loi.
Exemple – Orthophonie :
Un enfant bègue commence à pleurer car il n’arrive pas à répéter un mot.
Il serait immoral de lui demander de ―faire un effort‖ ou de ―se concentrer plus‖.
Le thérapeute doit ajuster la tâche, rassurer et valoriser.
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La responsabilité civile
Elle intervient lorsqu’un patient subit un dommage et réclame une réparation
financière.
La responsabilité civile peut être engagée si :
• le matériel n’est pas sécurisé
• le thérapeute laisse un enfant sans surveillance
• une mauvaise prise en charge entraîne une aggravation
• un document mal rédigé cause un préjudice
• le professionnel promet un résultat irréaliste
Exemple — Psychomotricité :
Un enfant chute d’un espalier parce que le thérapeute était occupé à noter des
observations.
La responsabilité civile peut être engagée si l’accident était prévisible et évitable.
Exemple — Orthophonie :
Un orthophoniste perd les dossiers d’un patient ou les envoie à la mauvaise
personne.
Cela peut causer un préjudice moral grave — confidentialité violée.
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La responsabilité pénale
Elle implique la justice et peut mener :
• à des amendes,
• à des peines d’emprisonnement,
• ou à des interdictions d’exercer.
Elle est engagée lorsqu’il y a :
• maltraitance
• violence involontaire
• non-respect du secret professionnel
• falsification de dossiers
• mise en danger d’un mineur
• actes sexuels ou gestes inappropriés (cas graves mais réels dans certaines
professions)
Exemple — Psychomotricité :
Un toucher thérapeutique mal expliqué, mal justifié, ou ambigu peut être classé
pénalement comme attentat à la pudeur.
Exemple — Orthophonie :
Publier une vidéo d’un enfant présentant un trouble du langage sur Instagram =
violation pénale de la vie privée.
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La responsabilité disciplinaire
Elle relève :
• de l’institution,
• de l’école,
• ou de l’ordre professionnel.
Sanctions possibles :
• avertissement
• blâme
• suspension
• exclusion
• obligation de formation
• retrait d’autorisation professionnelle (dans certains pays)
Exemple:
Un étudiant en psychomotricité manque régulièrement les séances cliniques ou
laisse les enfants sans surveillance.
Une procédure disciplinaire peut être engagée.
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Les sanctions professionnelles
Définition: Les sanctions sont les moyens par lesquels l’autorité
publique garantie le respect des règles de droit.
La règle de droit est une règle de conduite ayant une force contraignante.
Cela veut dire que l'Etat, par l'intermédiaire de ses représentants a pour
mission d'imposer son respect aux particuliers. En d'autres termes, si une
règle de droit n'est respectée, il existe toute une série de sanctions qui
sont destinées à faire respecter les règles de droit à savoir trois catégories
de sanctions:
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Les sanctions disciplinaires
Les sanctions disciplinaires appliquées aux employés en fonction du
risque croissant sont les suivantes :
L'avertissement ;
Le blâme ;
La rétrogradation
L'abaissement d'échelon;
La révocation
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Les sanctions disciplinaires
L'avertissement : Il est considéré comme l'une des sanctions
disciplinaires les plus légères et constitue un type d'avertissement
préventif exercé par l'administration à l'encontre du fonctionnaire, afin
d'éviter la commission de nouvelles erreurs qui pourraient entraîner des
sanctions plus sévères. L'avertissement peut être verbal ou écrit, et
aucune conséquence subséquente n'en découle, que ce soit en ce qui
concerne les indemnités ou les promotions.
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Les sanctions disciplinaires
Les sanctions disciplinaires sont divisées en deux catégories selon
leur degré de gravité :
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Les sanctions disciplinaires
Il existe deux sanctions qui ont un caractère particulier :
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Les Sanctions Civiles
on distingue celles qui assurent la réparation et celles qui produisent une contrainte. La
réparation : la réparation vise l’arrêt des effets décollant d’un non-respect d’une règle de
droit. On distingue dans la réparation entre :
a _Celles destinées à réparer le dommage :
Nullité (la résolution du contrat (: ) )فسخ العقد
est une sanction civile qui frappe l’acte juridique, l'individu qui ne respecte pas les
conditions de forme ou de fond prévu par la loi. Exemples : Annulation d’un contrat de
Vente, - Annulation d’un contrat d’allocation.
Dommages et intérêts (c’est de réparer le préjudice à la victime () إصالح الضرر
Dommage intérêt : Consistent à verser une somme d’argent par la personnelle qui a
occasionnée le dommage au bénéfice de celle qui a subi la préjudice.
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Les Sanctions Civiles
b _Celles Produisant une contrainte :اإلكراه
La contrainte peut être directe ou indirect:
Contrainte directe :
(allocation d’une appartement à quelqu’un, la personne est incapable de payer le loyer),
la contrainte directe est une sorte de sanction civile qui va amener la victime à l’occasion
du non-respect de ses droits à exercer une contrainte directe sur l’auteur de l’infraction,
c’est à dire que la contrainte dans ce cas est exercé directement sur la personne.
Contrainte indirecte :
Une Contrainte indirecte est une sanction civile qui permet à la victime d’exercer une
contrainte indirect sur ces biens
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Les Sanctions Pénales
Certains agissements antisociaux tombent sur le coup de la loi pénale et, les
auteurs de ces infractions peuvent subir des peines dont l'importance dépend de
la gravité des faits commis.
En droit marocain il existe trois sortes d'infractions pénales:
A_les Crimes : الجنايات
Définition: Ce sont des infractions les plus graves que peut commettre une
personne.
Sanctionnés par les peines criminelles suivantes:
Les peines de mort ()اإلعدام
La réclusion de perpétuelle (.)المؤبد
La réclusion à temps de 5 ans à 30 ans
La résidence forcée.
La dégradation civique( الحرمان مه الحقىق المدوية
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Les Sanctions Pénales
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Les Sanctions Pénales
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Séance XI
Le Secret Professionnel de L’infirmier
Définition
Le secret professionnel
signifie de garder de manière
confidentielle es discrète des
informations par une personne
qui en est dépositaire soit par
état ou par profession, soit en
raison d’une fonction ou d’une
mission temporaire.
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Secret professionnel et discrétion professionnelle
Les infirmiers et étudiants infirmiers sont soumis au secret professionnel.
L'infirmier ne doit pas divulguer toute information dont il aurait eu connaissance dans le
cadre de son exercice (lu, vu, entendu, compris, symptômes, diagnostic, traitement, ...) ou
permettre à des tiers l'accès à des pièces ou des documents de service, description de
l'activité de service, c'est la discrétion professionnelle. La discrétion professionnelle est
confirmée pour l'infirmier fonctionnaire par le statut général de la fonction publique et le
code de santé publique.
Les exceptions susceptibles de lever l'obligation de secret professionnel sont donc
lorsque l'infirmier a connaissance de sévices ou privations infligés à un mineur de quinze
ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de
son état physique ou psychique, lorsque la nécessité de porter assistance à une personne
en péril l'exige ou que la levée du secret professionnel par l'infirmière lui semble
indispensable dans le cadre d'un témoignage pour empêcher la condamnation d'un
innocent.
De surcroît, l'infirmier fonctionnaire ayant connaissance d'un crime ou d'un délit est
tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la république.
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Nature Du Secret
Les faits, confidences ou informations, sont
ceux connus dans l'exercice de la profession.
Les faits peuvent être confiés par le malade.
Mais ils peuvent aussi être découverts par
l'infirmier, soit du fait de sa qualification et de
ses connaissances techniques, soit par le fait du
hasard.
Les faits, confidences ou informations
peuvent concerner la maladie et son traitement
mais aussi tout élément de la vie privée du
patient.
La règle du secret professionnel est absolue
et nul ne peut en délier (dégager d'une obligation,
d'un serment...) l'infirmier sauf les cas prévus par
la loi.
.
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1) Dérogations légales au secret
professionnel
L'intérêt général prime
parfois l'intérêt particulier que le
secret professionnel a pour but de
protéger. Il en va ainsi pour les
raisons d'ordre administratif et
d'ordre sanitaire..
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2) Dérogations obligatoires
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Le Secret Professionnel Et L'hôpital
A l'hôpital, les renseignements d'ordre purement
administratifs ne sont en principe pas couverts par le secret
professionnel et notamment ceux dont l'administration hospitalière
doit avoir connaissance pour procéder au recouvrement des frais de
séjour dont le malade est redevable (affiliation à la CNSS, mutuelle
etc...).
La divulgation éventuelle de renseignement ayant trait au
simple fait de l'hospitalisation d'une personne soulève néanmoins
quelques difficultés.
Il est tout d'abord des cas ou la loi garantit le strict anonymat
des malades hospitalisés dans l'intérêt même de la lutte contre
certains fléaux sociaux; il ne saurait dès lors être question de révéler
à qui que ce soit l'identité ou la nature de la maladie ou la nature de
la souffrance des personnes sauf dans les conditions réglementaires.
Il découle de ce qui précède que, sous réserve des dispositions
législatives qui imposent la déclaration de certains faits,
l'administration hospitalière n'a pas à communiquer
systématiquement la liste nominative des personnes hospitalisées ou
la nature de leurs affections à des tiers qui en feraient la demande.
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Les Personnes Tenues Au Secret Professionnel
Ces personnes sont tous ceux auxquels leur état, leur
profession ou leurs fonctions imposent l'obligation du secret,
soit que les faits qu'ils apprennent leur aient été confié par les
particuliers sous la garantie du secret, soit que leur
connaissance provienne de l'exercice d'une activité à laquelle la
loi, dans un intérêt général, a conféré un caractère confidentiel;
ex: les médecins, les chirurgiens, pharmaciens et infirmiers
sont expressément visés par le secret professionnel.
Toutefois, en matière hospitalière, du fait même des
conditions spécifiques d'organisation et de fonctionnement du
service public en cause, l'obligation du secret s'étend à d'autres
catégories des personnes que celles que sont précédemment
énumérées et lie nécessairement tous les auxiliaires du médecin
qui sont des confidents indispensables. Des indicateurs sur
l'état du patient peuvent être données par le médecins, ou
chirurgiens non seulement aux assistants, attachés, internes,
étudiants hospitaliers ou stagiaires affectés à leur service, mais
aussi au personnel infirmier et aux autres agents hospitaliers
qui concourent à la délivrance des soins aux patients
hospitalisés; le secret est alors partagé entre ces diverses
personnes et prend un caractère collectif. 52
Les Personnes Tenues Au Secret Professionnel
(suite)
Il convient à cet égard de souligner que le personnel non médical des établissements
d'hospitalisation public est, par son statut même soumis aux règle du code pénal en matière
de secret professionnel auxquelles s'ajoute l'obligation de discrétion en raison des fait et
information dont ce personnel a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice
de ses fonctions.
Le secret professionnel peut être levé au profit des juges et procureurs du roi agissant
dans le cadre des pouvoirs qui leur sont conférés par la législation marocaine.
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Séance XII
Les Sanctions En Cas De Manquement Au Secret
Professionnel
Elles sont au nombre de trois :
Les sanctions pénales: Elles sont définies par le code pénal.
Les sanctions civiles:
Lorsque la violation du secret professionnel aura entrainé pour la victime un dommage,
celle-ci sera fondée à en demander réparation. Le patrimoine en ce cas sera celui de
l'établissement hospitalier, sauf faute personnel de l'agent. Rappelons que la législation
qualifie de personnelles deux catégories de fautes: les fautes intentionnelles, les fautes
d'imprudences ou maladresse.
55
(suite)
Les sanctions administratives: Il s'agit des sanctions prises à
l'encontre de l'agent fautif par l'autorité investie de pouvoir de
nomination selon les règles du régime disciplinaire.
La responsabilité est l'obligation faite à une personne de répondre
à des actes et des faits ou travail et en assumer les conséquences.
L’obligation faite à une personne de répondre ce qu'elle est ou sur
ce qu'elle possède, et assumer les fait incorrects ou nocifs qui lui sont
imputables.
Donc on peut dire que la responsabilité est la capacité de prendre.
Être responsable c'est:
-celui qui répond de ses actes ou des actes de ceux dont il a la
charge.
- Celui qui réfléchit qui pèse donc la responsabilité du personnel
de santé est destinée à obliger celui-ci a repende ou de à la demande
d'aide (de prévention, de diagnostic ou de soins) cette demande est
représentée par des personne malades ou des personnes vulnérables,
sans violation des règles déontologiques qui gèrent l’exercice de sa
profession tout en respectant les droits des malades. 56
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Morale vs Éthique dans le soin
Exemple concret en psychomotricité
Un enfant autiste refuse tout contact corporel.
Un thérapeute moraliste peut penser : « Il doit apprendre à supporter le contact ».
Un thérapeute éthique réfléchit :
L’enfant est-il en détresse ?
Existe-t-il une alternative ?
Quel est l’intérêt réel du toucher à cet instant ?
Exemple concret en orthophonie
L’orthophoniste sait qu’un parent se moque de l’enfant quand il bégaie.
La morale : « Ce parent est mauvais ».
L’éthique :
• Comprendre le contexte
• Protéger l’enfant
• Accompagner sans juger
• Agir dans l’intérêt du patient
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Éthique clinique
L'éthique clinique est une discipline pratique qui vise à résoudre les questions ou les
désaccords éthiques qui surgissent dans la pratique des soins de santé.
Les éthiciens cliniques s'efforcent d'identifier, d'analyser et de résoudre les conflits
de valeurs qui surviennent lorsque les prestataires de soins, les patients, les familles,
les représentants et d'autres parties prenantes sont en désaccord ou incertains de la
meilleure ligne de conduite éthique.
Exemple, les patients ou leurs représentants peuvent refuser les traitements
recommandés ou exiger des traitements non bénéfiques, ce qui met leurs demandes en
contradiction avec le jugement médical des prestataires de soins.
Les éthiciens cliniques aident à identifier et à clarifier les questions éthiques, à trouver
des lignes de conduite éthiquement acceptables, à encourager une communication
honnête et respectueuse entre toutes les parties et à recommander des solutions
éthiquement acceptables pour le cas en question.
L'éthique clinique s'efforce également d'améliorer les réponses institutionnelles aux
dilemmes éthiques par le biais de l'éducation et de l'élaboration de politiques.
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Les quatre principes fondamentaux de l’éthique du soin
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Les quatre principes fondamentaux de l’éthique du soin
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Dilemmes de La bioéthique