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Produits Préfabriqués en Béton: Pour Le Bâtiment (Murs Et Planchers)

Le document présente une documentation sur les produits préfabriqués en béton pour le bâtiment, notamment les murs et planchers, en détaillant les différentes familles de produits, leurs caractéristiques et normes de certification. Il souligne l'évolution de l'industrie du béton, sa production et sa répartition sur les marchés du bâtiment et des travaux publics. Les sections abordent également les spécifications techniques des maçonneries et des éléments de façade, ainsi que les exigences réglementaires associées.

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Produits Préfabriqués en Béton: Pour Le Bâtiment (Murs Et Planchers)

Le document présente une documentation sur les produits préfabriqués en béton pour le bâtiment, notamment les murs et planchers, en détaillant les différentes familles de produits, leurs caractéristiques et normes de certification. Il souligne l'évolution de l'industrie du béton, sa production et sa répartition sur les marchés du bâtiment et des travaux publics. Les sections abordent également les spécifications techniques des maçonneries et des éléments de façade, ainsi que les exigences réglementaires associées.

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08/10/2008

Produits préfabriqués en béton


Pour le bâtiment (murs et planchers)
par Nicolas FATRE
Ingénieur d’Études produits ouvrages (CERIB)

1. Murs et cloisons ........................................................................................... C 2 259 – 2


1.1 Maçonneries ..................................................................................................... – 2
1.1.1 Familles de produits ............................................................................... – 2
1.1.2 Caractéristiques principales ................................................................... – 4
1.1.3 Caractéristiques environnementales et sanitaires ............................... – 7
1.1.4 Certification de produits ......................................................................... – 7
1.1.5 Ouvrages en maçonnerie ....................................................................... – 8
1.2 Éléments de façade et architecturaux ............................................................ – 8
1.2.1 Différentes familles de produits............................................................. – 9
1.2.2 Caractéristiques principales ................................................................... – 11
1.2.3 Normalisation et certification................................................................. – 11
1.2.4 Réglementation ....................................................................................... – 14
1.2.5 Produits complémentaires ..................................................................... – 14
2. Produits pour planchers ............................................................................. – 14
2.1 Systèmes de plancher à poutrelles entrevous .............................................. – 14
2.1.1 Caractéristiques principales ................................................................... – 15
2.1.2 Ouvrages de planchers utilisant des poutrelles entrevous ................. – 16
2.2 Prédalles ........................................................................................................... – 16
2.3 Dalles alvéolées................................................................................................ – 17

es premiers produits industriels en béton sont apparus dans la seconde


L partie du XIXe siècle lorsque le béton armé a commencé à se développer.
Ce n’est que beaucoup plus tard que des usines capables de fabriquer des pro-
duits en béton en série commencèrent à fonctionner. Au début, elles
présentaient un caractère artisanal, disparu aujourd’hui.
De nos jours, en effet, les usines disposent de moyens de fabrication éla-
borés et très automatisés, leur permettant de fournir des produits de qualité
aux caractéristiques régulières et garanties grâce à :
– un effort de normalisation et de certification intensif qui a permis de carac-
tériser la plupart des produits par des spécifications précises ;
– une politique de développement de « marques de qualité » (marque NF,
par exemple) dont l’objet est d’indiquer à l’utilisateur que les produits disponi-
bles sont conformes à leurs besoins et aux spécifications fixées dans les textes
normatifs ;
11 - 2007

– un effort de recherche permanent visant à :


• mieux connaître les techniques de fabrication des produits et, donc, à
mieux les maîtriser afin d’assurer une grande régularité de la qualité des
produits,
• améliorer les diverses performances du matériau béton et, en particulier,
ses caractéristiques mécaniques et sa durabilité [exemple : les bétons à hautes
C 2 259

performances (BHP)],

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PRODUITS PRÉFABRIQUÉS EN BÉTON __________________________________________________________________________________________________

• approfondir le comportement des produits en œuvre afin d’assurer les fonc-


tions particulières auxquelles ils sont destinés et diminuer les coûts de
conception, de construction et d’exploitation des ouvrages correspondants.
Par leur diversité, les produits en béton participent largement à la construc-
tion des bâtiments et des ouvrages de génie civil où ils apportent des réponses
à des fonctions très variées.
La production totale de l’industrie du béton était, en 2005, de 31 millions de
tonnes de produit, répartis essentiellement sur deux marchés : le bâtiment
(73,5 % du tonnage, 62 % du CA) et les travaux publics (respectivement, 26,5 %
et 38 %). Le tout représente un chiffre d’affaires (départ usine) hors taxe
d’environ 2,6 milliards d’euros. La même année, cette industrie était constituée
de 708 entreprises qui regroupent 960 usines représentant un peu plus de
19 700 salariés.
La présentation de l’ensemble des produits en béton peut se faire, par
exemple, selon la fonction qu’ils assurent, ou selon leurs destinations. C’est
cette seconde solution qui a été retenue ici.

1. Murs et cloisons Blocs lisses

1.1 Maçonneries
Les blocs, généralement de forme parallélépipédique, ont un
poids et des dimensions qui permettent de réaliser des parois de
géométrie complexe et qui les rendent manuportables lors de leur
mise en œuvre.
La production de blocs atteint près de 16 millions de tonnes
Blocs striés Blocs splités
(chiffres 2005). Ils sont fabriqués dans plus de 400 usines dont 300
sont titulaires de la marque NF. En France, près de 7 maçonneries
sur 10 sont réalisées avec des blocs en béton.

1.1.1 Familles de produits


L’ensemble des blocs correspond à deux familles :
– les blocs traditionnels qui font l’objet de normes européennes
et de compléments nationaux (plus de 95 % des produits) ; Figure 1 – Blocs apparents
– les blocs non conformes aux normes produits, et/ou dont la
mise en œuvre ne relève pas de DTU, font aujourd’hui l’objet ■ selon leur destination :
d’une procédure d’avis technique. – blocs à enduire ;
Les blocs traditionnels peuvent être classés de différentes – blocs apparents dont le béton constitutif doit assurer, par lui-
manières : même, l’étanchéité du mur (figure 1).

■ selon la nature du matériau constitutif : ■ selon le mode de pose (défini par rapport à la nature du joint
horizontal) :
– béton de granulats courants et légers ;
– béton cellulaire autoclavé. – montage à joints épais (10 à 15 mm d’épaisseur) : blocs à
maçonner ;
■ selon la structure interne définie dans l’Eurocode 6. Ce classe- – montage à joints minces ( ⭐ 6 mm) : blocs à coller ;
ment en groupe est effectué à partir des épaisseurs de parois et de – montage à sec : blocs à emboîtement.
pourcentages de matière du volume brut (tableau 1) : Afin de faciliter la mise en œuvre, certains blocs peuvent présen-
– blocs pleins ou perforés (groupe 1) ; ter des formes d’abouts à emboîtement vertical.
– blocs creux à alvéoles débouchantes verticales (groupe 2 et 3) ; ■ selon la partie de l’ouvrage à traiter :
– blocs creux à alvéoles débouchantes horizontales (groupe 4) ;
– blocs courants pour les parties courantes (figure 2) ;
ce type de bloc pour le béton n’existe pas en France.
– blocs accessoires (blocs linteaux, de coupe, d’about de mur, à
Les dimensionnements mécaniques et au feu des maçonneries, feuillures, planelles pour about de plancher, d’angle...) pour les
selon l’Eurocode 6, se basent sur cette classification. parties d’ouvrage correspondantes (figure 3).

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Tableau 1 – Classification en groupe des blocs de granulats courants et légers


en fonction des alvéoles et des épaisseurs de parois
Volume Volume Volume total Épaisseurs Épaisseurs
Épaisseurs
Volume total de chaque de chaque trou des trous de minimales cumulées des
minimales
des alvéoles alvéole de préhension préhension des parois parois internes
des parois
(en % du volume (en % du (en % du (en % du internes et externes
externes
total brut) volume total volume total volume total (ou cloisons) (en % de la
(en mm)
brut) brut) brut) (en mm) largeur totale)

Groupe 1 ⭐ 25 ⭐ 12,5 ⭐ 12,5 - - - -

Groupe 2
(alvéoles > 25 et ⭐ 60 ⭐ 30 - ⭐ 30 18 15 ⭓ 18
verticales)

Groupe 3
(alvéoles > 25 et ⭐ 70 ⭐ 30 - ⭐ 30 15 15 ⭓ 15
verticales)

Groupe 4
(alvéoles > 25 et ⭐ 50 ⭐ 25 - - 20 20 ⭓ 45
horizontales)

À noter :
• Dans le cas d’alvéoles coniques ou circulaires, la valeur moyenne de l’épaisseur est à considérer
• Les éléments en béton cellulaire autoclavé et ceux en pierre reconstituée sont considérés comme appartenant au groupe 1
• Les éléments des groupes 2 et 3, dont les alvéoles verticales sont complètement remplies de béton, sont considérés appartenir au
groupe 1 (blocs à bancher ou de coffrage)
• En France, les spécifications relatives aux épaisseurs des parois sont :
– ⭓ 30 mm , pour les blocs de parement destinés à la réalisation de murs extérieurs ;
– ⭓ 20 mm , pour les blocs de granulats légers à enduire ;
– ⭓ 17 mm , pour les blocs de granulats courant à enduire. Toutefois, il est possible d’avoir des épaisseurs de parois plus faibles, si la
conformité de leur résistance aux chocs est démontrée par un essai de tenue aux chocs.

Blocs creux en béton


de granulats courants
Blocs d'angle
ou légers, à deux rangées
d'alvéoles

Blocs pleins en béton cellulaire


autoclavé avec trous de
Blocs à feuillures
préhension

Blocs perforés et blocs pleins, en béton


de granulats courants ou légers

Blocs linteaux

Figure 3 – Exemples de blocs accessoires


Figure 2 – Blocs courants

– blocs de coffrage ou à bancher permettant d’obtenir des voiles


■ selon leur contribution à la stabilité de l’ouvrage : de béton continus et discontinus participant à la stabilité
– blocs de cloison ne participant pas à la résistance mécanique mécanique de l’ouvrage (figures 4 et 5).
de la structure ; Les caractéristiques des blocs traditionnels sont définies par les
– blocs de structure participant à la stabilité mécanique de normes européennes et les compléments nationaux corres-
l’ouvrage ; pondants.

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Figure 5 – Coulage du béton avec des blocs à bancher


Figure 4 – Blocs à bancher

– NF EN 771-5 – Nov. 2005. Spécifications pour éléments de


Pour les blocs considérés comme non traditionnels, c’est la maçonnerie en pierre reconstituée et son complément national
Commission des avis techniques (groupe spécialisé no 16) qui NF EN 771-5/CN – Mai 2007.
précise leurs caractéristiques, cas par cas. Quant aux blocs à bancher ou de coffrage, les projets de normes
font l’objet du vote des États et devraient être publiés courant
1.1.2 Caractéristiques principales 2008 :
– prEN 15498. Blocs de coffrage non porteurs en béton de bois ;
Elles sont définies par les normes : – prEN 15435. Blocs de coffrage en béton de granulats courants
– NF EN 771-3 – Nov. 2005. Spécifications pour éléments de et légers et son complément national XP prEN 15435/CN.
maçonnerie en béton de granulats courants et légers et son
complément national NF EN 771-3/CN – Avril 2007 ; ■ Dimensions
– NF EN 771-4 – Nov. 2005. Spécifications pour éléments de Les produits sont désignés par « longueur, largeur, hauteur »
maçonnerie en béton cellulaire autoclavé et son complément exprimés en mm. La classification des dimensions est donnée par
national NF EN 771-4/CN – Mai 2007 ; le complément national (tableaux 2, 3 et 4).

Tableau 2 – Blocs à enduire en béton de granulats courants et légers

Dimensions de fabrication correspondantes (mm)


Dimensions de
Blocs à maçonner
coordination modulaire
Blocs
(mm)
Blocs Blocs Blocs à coller
courants à emboîtement non parallélépipédiques

300 294 296 298

400 394 396 398


longueurs de fabrication
Longueur
déclarées
500 494 496 498

600 594 596 598

50 (a) 50 50 50 /

75 75 75 75 /

100 100 100 100 /


Largeur
125 125 125 125 /
(épaisseur du bloc)
150 150 150 150 148

175 175 175 175 173

200 200 200 200 198

(a) ou 45 mm pour une utilisation régionale.


(b) pour les blocs à coller, la hauteur de fabrication est fonction de la catégorie de tolérance. Les cotes 198, 248 ou 298 mm sont associées à la catégorie de tolé-
rance D4 (voir § 1.1.2, tableau 5).

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Tableau 2 – Blocs à enduire en béton de granulats courants et légers (suite)

Dimensions de fabrication correspondantes (mm)


Dimensions de
Blocs à maçonner
coordination modulaire
Blocs
(mm)
Blocs Blocs Blocs à coller
courants à emboîtement non parallélépipédiques

225 225 225 225 /

250 250 250 250 /


Largeur (suite)
275 275 275 275 /
(épaisseur du bloc)
300 300 300 300 /

325 325 325 325 /

200 190 190 190 196 ou 198


(b)

250 240 240 240 246 ou 248


Hauteur
(b)

300 290 290 290 296 ou 298


(b)

(a) ou 45 mm pour une utilisation régionale.


(b) pour les blocs à coller, la hauteur de fabrication est fonction de la catégorie de tolérance. Les cotes 198, 248 ou 298 mm sont associées à la catégorie de tolé-
rance D4 (voir § 1.1.2, tableau 5).

■ Résistance mécanique
Tableau 3 – Blocs de parement en béton Les normes stipulent qu’il y a deux catégories de blocs :
de granulats courants et légers
– catégorie I : blocs dont la résistance est garantie à 95 % ;
Dimensions de coordination modulaire (mm) – catégorie II : autre que catégorie I.
Les compléments nationaux spécifient la classification des pro-
100 – 150 – 200 – 250 – 300 – 350 – 400 duits et stipulent que la résistance est garantie au délai de livrai-
Longueur (L)
– 450 – 500 – 550 – 600 son (tableaux 7 et 8).

Largeur (l)
50 – 100 – 150 – 200
(épaisseur du bloc) Tableau 5 – Tolérances dimensionnelles des blocs
en béton de granulats courants et légers
Hauteur (h) 100 – 150 – 200 –250 – 300
Classe Tolérances
Dimensions de fabrication correspondantes (mm) : Elles sont Appellation des produits
de tolérances (mm)
identiques aux dimensions de coordination ci-dessus, réduites
de 10 mm, que les blocs soient à maçonner ou à coller.
(L )
D1 +3
Blocs à enduire à maçonner −5 ; I −+53 ; h−+53

(L )
Tableau 4 – Blocs en béton cellulaire autoclavé D2 +1
Blocs de parement à maçonner −3 ; I −+31 ; h ± 2
Longueur (L) 1 500

(L )
D3 +1
Dimensions maximales
Largeur (l) 600 Blocs à enduire à coller −3 ; I −+31 ; h ± 1,5
d’appellation et de fabrication (mm)
Hauteur (h) 1 000
(L )
Blocs à enduire et de parement D4 (•) +1
à coller −3 ; I −+31 ; h ± 1
■ Tolérances dimensionnelles
Les produits sont désignés selon leur classe de tolérances • Pour D4, la spécification est complétée d’une exigence sur le parallélisme
et la planéité des faces d’appui.
(tableaux 5 et 6).

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Tableau 6 – Tolérances dimensionnelles des blocs de béton cellulaire selon le type de joints

Mortier d’usage courant (G)


Mortier de joints minces (T) de type (A) ou (B)
Dimensions ou mortier allégé (L)
(mm)
GL TA TB

+3 ±3 ± 1,5
Longueur (L)
−5

Largeur (l) ±3 ±2 ± 1,5

+3 ±2 ±1
Hauteur (h)
−5

Planéité des faces de pose aucune exigence aucune exigence ⭐1

Parallélisme des faces de pose aucune exigence aucune exigence ⭐1

Tableau 7 – Classe de résistance à la compression des blocs en béton


de granulats courants et légers

Blocs à enduire Blocs de parement


Résistance
Appellation Granulats légers Granulats courants Granulats légers Granulats courants caractéristique (•)
des produits (MVn < 1 750 kg/m3) (MVn ⭓ 1 750 kg/m3 ) (MVn < 1 750 kg/m3) (MVn ⭓ 1 750 kg/m3 ) correspondante
(Rc) MPa
Classes de résistance

L25 2,5

L40 B40 LP40 4,0

LP55 5,5
Blocs creux
B60 P60 6,0

B80 P80 8,0

P120 12,0

L35 3,5

L45 LP45 4,5

L70 LP70 7,0


Blocs pleins ou
B80 8,0
perforés
B120 P120 12,0

B160 P160 16,0

P200 20,0

• Résistance caractéristique (Rc) garantie à 95 % au délai de livraison


À noter que les valeurs des masses volumiques sèches des blocs et du béton des blocs sont, désormais, garanties avec une tolérance de ± 10 %.

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Tableau 8 – Résistance à la compression et à la traction des blocs de béton cellulaire autoclavé à l’état sec

Masse volumique nominale (MVn en kg/m3)


350 400 450 500 550 600 650 700 750 800
dont la tolérance est de ± 25 kg/m3

Résistance caractéristique minimale R


3,0 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5 6,0 6,5 7,0
(MPa) pour le fractile 0,05

Résistance en traction par flexion minimale


0,50 0,50 0,58 0,66 0,75 0,83 0,92 1,00 1,08 1,16
correspondante (MPa)

Les lettres B, L, P, LP signifient : Le ratio indique de combien de fois la résistance à la diffusion


– B : blocs en béton de granulats courants ; d’une couche de matériaux est supérieure à la résistance d’une
– L : blocs en béton de granulats légers ; couche d’air, de même épaisseur et dans les mêmes conditions.
– P : blocs apparents en béton de granulats courants ;
– LP : blocs apparents en béton de granulats légers. ■ Isolation acoustique directe au bruit aérien
Les caractéristiques acoustiques sont notamment liées à la
masse surfacique des produits. Le fabricant doit déclarer la masse
La classe représente la contrainte de rupture caractéristi-
volumique des blocs et celle du béton des blocs.
que, exprimée en bars.
B40 = 40 bars = 4 MPa, rapportée à la section brute mini- La fiche no 380 du mémento Qualité du CERIB donne des valeurs
male du bloc. d’affaiblissement acoustique des blocs.

■ Performance thermique
■ Variations dimensionnelles entre états conventionnels extrêmes Les valeurs déclarées de résistance thermique sont données
Le respect des limites permet de satisfaire aux dispositions du dans les règles Th-U « Parois opaques ». La marque NF certifie des
DTU 20.1, pour ce qui concerne les distances maximales entre valeurs plus favorables, après étude spécifique.
joints de dilatation et la compatibilité avec les mortiers de mon-
tage et enduits courants. Ces limites, données dans les complé-
ments nationaux respectifs, sont : 1.1.3 Caractéristiques environnementales
– ⭐ 0,45 mm/m au délai de livraison pour des blocs en granulats et sanitaires
courants et légers ; Les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES)
– ⭐ 0,20 mm/m au délai de livraison pour des blocs en béton des blocs, établies selon la norme NF P 01-010, sont disponibles
cellulaire. sur simple demande [1] et [2].
Pour exemple, une synthèse des informations essentielles sur
■ Absorption d’eau par capillarité les impacts environnementaux d’un mur, constitué de blocs creux
Les compléments nationaux indiquent : en béton de granulats courants à deux rangées alvéolées (6 au
– un coefficient d’absorption d’eau, limité à 3 g/(m2s) pour les total) 500 × 200 × 200 et montés à joints épais, est donnée dans le
blocs de parement destinés aux murs extérieurs ; tableau 10.
– les valeurs du tableau 9 pour les blocs en béton cellulaire
autoclavé.
1.1.4 Certification de produits
Les normes produits définissent la terminologie, les modes
Tableau 9 – Coefficient d’absorption d’eau – blocs
d’expression des performances et les techniques d’essais. Il s’agit
en béton cellulaire autoclavé
des informations nécessaires afin d’harmoniser, dans toute
l’Europe, la déclaration des performances des blocs. Toutefois, elle
Temps d’immersion 10 mn 30 mn 90 mn
renvoie aux compléments nationaux l’expression des niveaux
d’exigences (classes de performances, valeurs seuils) requis pour
Ab (g/dm2) 45 60 80
réaliser un ouvrage selon les règles de l’art et la réglementation.
En France, la marque NF, complémentaire au marquage
■ Adhérence (bloc/mortier de pose) réglementaire CE, certifie que les performances des blocs, selon
les normes et leurs compléments nationaux d’application, sont
La caractéristique de résistance initiale au cisaillement des mor-
respectées.
tiers de montage performanciels, combinés à des blocs, est de
(valeurs tabulées de la norme NF EN 998-2) : Le droit d’usage de cette marque est notifié au fabricant par le
– 0,15 N/mm2 pour les mortiers d’usage courant (G) et les mor- CERIB que l’AFAQ-AFNOR Certification a mandaté pour gérer la
tiers allégés (L) ; certification, avec l’appui d’une commission tripartite : le comité
– 0,30 N/mm2 pour les mortiers de joints minces (T). particulier.
■ Résistance à la diffusion de vapeur d’eau La marque NF Blocs en béton existe :
Sauf indication autre, le coefficient est égal à (valeur extraite de – depuis 1961, pour les blocs de granulats courants ou légers
l’annexe A de la norme NF EN 1745) : destinés à être enduits ;
– 5/15 pour les blocs en béton de granulats courants et légers ; – depuis 1976, pour les blocs en béton cellulaire ;
– 5/10 pour les blocs en béton cellulaire autoclavé. – depuis 1990, pour les blocs destinés à rester apparents.

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1.1.5 Ouvrages en maçonnerie


Tableau 10 – Informations principales
sur les impacts environnementaux d’un mur nu ■ Exigences réglementaires
constitué de blocs en béton creux montés Les ouvrages constitués de blocs doivent répondre à un certain
à joints épais nombre d’exigences réglementaires complémentaires telles que :
Ressources consommées – la stabilité mécanique, première exigence du Code de la cons-
truction, et dont les règles de conception, de calcul et d’exécution,
Énergie primaire (MJ) dont : 1,74 sont définies dans :
• la norme XP P 10-202-2 (référence DTU 20-1),
– énergie renouvelable................................................ 0,16
• la norme EN 1996 (référence Eurocode 6) qui définit les règles
– énergie non renouvelable ........................................ 1,58 de calcul des ouvrages en maçonnerie,
• la norme EN 1998 (référence Eurocode 8) qui définit les règles
Épuisement des ressources (kg équivalent anti- 0,000 6 de calcul des structures pour leur résistance aux séismes ;
moine)
– le choix des murs, en fonction de leur exposition à la pluie,
Eau (L) 0,83 défini dans la norme XP P 10 202-1 et 3 (référence DTU 20-1) ;
– l’isolation thermique aux exigences formulées dans le décret
Déchets solides et l’arrêté du 24 mai 2006 (RT 2005) et pour lesquelles existent des
règles de calcul (Th-U, Thl et Th-S, regroupées sous l’appellation
Déchets valorisés (kg) 0,006 Th-Bat) ainsi que des solutions techniques dont l’application vaut
respect du règlement ;
Déchets éliminés (kg) dont : 2,37 – l’isolation acoustique dont l’exigence est exprimée en termes
de résultat global pour un logement (ou un local) dans l’arrêté du
– dangereux.................................................................. 0,000 13 30 juin 1999 et qui peut être respectée en appliquant les
« Exemples de Solutions Acoustiques » (ESA) ;
– non dangereux .......................................................... 0,009 – la tenue au feu dont l’exigence est double : l’une concerne la
réaction au feu pour laquelle les blocs en béton sont classés dans
– inertes ........................................................................ 2,36 la catégorie A1 (matériaux incombustibles), l’autre concerne la
résistance au feu qui caractérise le temps pendant lequel le mur
– radioactifs .................................................................. 0,000 015 peut jouer le rôle qui lui est dévolu, malgré l’action de l’incendie.
La fiche no 130 du mémento Qualité du CERIB donne des valeurs
Eau
de tenue au feu des maçonneries de blocs en béton et la fiche
no 409 celles pour les maçonneries de blocs en béton cellulaire
Pollution de l’eau (m3) 0,08
autoclavé.
Air ■ Produits accessoires de maçonnerie
Changement climatique (kg équivalent CO2) 0,16 Des produits complémentaires sont proposés par l’industrie du
béton de façon à simplifier la réalisation de certains points singu-
Acidification atmosphérique (kg équivalent CO2) 0,000 7 liers, ou améliorer l’aspect de l’ouvrage (figure 6).
Parmi ces produits, réalisés le plus souvent en béton apparent,
Pollution de l’air (m3) 16,7
on peut citer :
Destruction de la couche d’ozone (kg CFC-11 équi- 0 – les blocs baies, généralement équipés de fenêtres et de
valent) volets ;
– les appuis de fenêtres et les seuils de portes-fenêtres (NF P 98-
Formation d’ozone photochimique (kg d’éthylène 0,000 07 052 (juillet 2002) – Appuis de fenêtre) ;
équivalent) – les linteaux et les prélinteaux (NF EN 845-2 (déc. 2003) Spécifi-
cations pour composants accessoires de maçonnerie – Partie 2 :
Nota : joints verticaux remplis, enduit extérieur non comptabilisé linteaux) ;
– les équerres d’angle (bloc d’angle en pierre artificielle) ;
– les corniches, génoises et bandeaux ;
Elle impose, comme pour tous les autres produits en béton, la
mise en place, par le producteur, d’un système qualité. Son bon – les lucarnes ;
fonctionnement est vérifié par un organisme tiers (en l’occurrence, – l’œil-de-bœuf.
le CERIB).
Contractuellement, la marque NF (ou équivalent) peut être exi-
gée comme mode de preuve de conformité aux normes applica-
1.2 Éléments de façade et architecturaux
bles, car elle permet notamment de s’affranchir des essais de
Les éléments de façade et architecturaux sont constitués de
réception des produits sur chantier.
grands panneaux ou de voiles en béton, de largeurs courantes (6 à
Une certification complémentaire des caractéristiques environ- 8 m), de une à deux hauteurs d’étage de bâtiment (des hauteurs
nementales et sanitaires (NF FDES) des blocs en béton de granu- plus importantes sont envisageables). Ils peuvent également être
lats courants et légers, destinés à être enduits, existe depuis constitués d’éléments de parements minces formant un bardage,
janvier 2007. Elle garantit la conformité des produits à la Fiche de fixé mécaniquement à la paroi porteuse.
Déclaration Environnementale et Sanitaire Blocs en béton.
La paroi extérieure visible est réalisée, la plupart du temps, à
L’avis technique de certains procédés non traditionnels, quant à l’aide d’un béton architectonique ne nécessitant pas de finition
lui, impose que les blocs non traditionnels mis en œuvre soient complémentaire après mise en œuvre. Il est toutefois possible de
certifiés. La certification de produits attachés est alors la certifica- réaliser des finitions ou des traitements divers, après mise en
tion CSTBat délivrée par le CSTB. œuvre (protection, peinture, enduit).

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Lucarnes et œils-de-bœuf

Corniches

Linteaux faux-cintre

Bandeaux
Parements et
moulures d'ouverture

Seuils
Appuis de fenêtre

Chaînes d'angles Colonnes et chapiteaux


Encadrement de baie

Figure 6 – Produits accessoires de maçonnerie

En plus de leur emploi en façade, ces éléments peuvent être uti- ■ Panneaux sandwichs à voiles solidaires
lisés pour de nombreuses autres applications, notamment en Ils renferment un élément léger souvent utilisé comme isolant
génie civil : corniches de ponts, parapets, murs antibruit. thermique (figure 7c). Les voiles sont solidarisés par des nervures
armées ou des plots en béton.
1.2.1 Différentes familles de produits Les nervures peuvent également être remplacées par une arma-
ture métallique formant treillis, suffisamment rigide pour assurer
On peut distinguer six grandes familles de produits caractérisés
la cohésion d’ensemble du panneau. Cette dernière solution est
par leur constitution interne (figure 7).
intéressante car elle réduit de manière importante les ponts ther-
■ Panneaux pleins miques régnant au droit des nervures.
Ce sont des éléments armés pouvant être réalisés à partir de ■ Panneaux sandwichs à voiles extérieures librement dilatables
bétons de nature différente (figure 7a) :
Ils comportent un dispositif d’accrochage ponctuel du voile exté-
– béton de granulats légers (argile expansée, copeaux de
rieur sur le voile intérieur. Ce dispositif est complété par un
bois, ...) ;
ensemble d’épingles de stabilisation uniformément réparties dans
– béton courant ;
le voile. L’épaisseur minimale du voile extérieur est de 7 cm, celle
– béton cellulaire (figure 8) ;
du voile intérieur peut être de 9 cm, en cas de murs non porteurs,
– mortier de fibres de verre ou métalliques pour constituer des
et de 12 cm dans le cas d’éléments porteurs (figure 7d).
éléments minces d’habillage (10 à 20 mm).
Leur grand intérêt est de pouvoir supprimer les ponts thermi-
L’épaisseur d’enrobage des armatures peut varier de 2 à 5 cm,
ques au niveau de la façade et de proposer optionnellement une
selon l’exposition des éléments. Les panneaux peuvent être réa-
paroi interne porteuse.
lisés à l’aide de deux types de béton : un béton de parement
complété par un béton de masse gris, solidaire du premier. ■ Murs composites
■ Panneaux nervurés Ces murs sont constitués de deux voiles en béton armé préfabri-
Ils sont constitués d’un voile d’épaisseur 6 cm minimum, relié à qués, maintenus espacés au moyen d’armatures (système de rai-
un réseau de nervures jouant le rôle de « raidisseurs » (figure 7b). disseurs à treillis).
Cette solution permet de diminuer le poids des panneaux et de Sur site, l’espace compris entre les voiles est rempli de béton
faciliter en conséquence le transport et la mise en place. (figure 7e).

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12 cm minimum Ancre de levage


(Acrotère : 8 cm)
Isolant
6 cm minimum 4 à 10 cm
Linteau Longueur
Hauteur maximum : 6 m
d'étage

Trumeau 15 cm minimum
Rail de
fixation
6 cm
Allège minimum
10 cm
minimum
L=8 Extérieur Intérieur
mm
axim
um c
onse
illé
Surface maximale : 30 m2
a panneau plein b panneau nervuré (section) c panneau sandwich à voiles solidaires

Voile Voile
extérieur de
librement béton
dilatable intérieur

Espace pour le béton Fixation


Tube à couler en place
Longueur d'ancrage
maximum : 7 m inox
Structure porteuse

Non porteur :
9 cm minimum Elément de parement
Porteur :
12 cm minimum

7 cm minimum Isolant 4 à 10 cm
d panneau sandwich à voile extérieur e mur composite f éléments de parement
librement dilatable (VELD)

Figure 7 – Différentes familles de composants de façade

associée à une paroi existante. Les épaisseurs des parois préfa-


briquées varient de 4 à 7 cm, selon l’enrobage de l’acier prescrit.
■ Éléments de parement
Ce sont des panneaux non porteurs, fixés à la structure au
moyen de systèmes de connecteurs (figure 7f). Il est possible
d’insérer un isolant entre le panneau et la structure porteuse.
Ils sont répartis en deux grandes sous-familles, selon leurs
dimensions (EN 14992) :
– grands éléments de parement armés, de type panneau plein
(voir précédemment) ;
– petits éléments de parement non armés, ayant une surface
maximale de 2,25 m2, une longueur maximale de 1,5 m et une
épaisseur inférieure à 80 mm. Ils sont mis en œuvre conformé-
ment aux prescriptions du DTU 55.2.

■ Fonctions mécaniques offertes


Vis-à-vis de la fonction mécanique offerte, ces panneaux peu-
vent être (figure 9) :
– porteurs : ils supportent alors, en plus de leur poids propre, les
charges verticales amenées par le plancher, ainsi que les charges
Figure 8 – Panneaux en béton cellulaire pour murs séparatifs horizontales (vent, poussée des terres) (figure 9a) ;
coupe-feu – autoporteurs : ils reprennent leur poids propre et les charges
horizontales (figure 9b) ;
Un mur composite peut également être constitué d’un seul voile – portés ou suspendus : leur poids propre est alors supporté par
muni de ses raidisseurs, pour former une paroi de coffrage la structure (figure 9c et 9d).

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F F

Chaînage Calfeutrement
horizontal

P P
6 cm minimum

Système
d'attache
F+P F

a élément porteur (façade) b élément autoporteur (façade)

8 cm
F minimum P

Suspente

P
Structure

Élément
Système suspendu
d'attache
F

c élément porté (façade) d élément suspendu (façade)

Figure 9 – Fonctions mécaniques (assemblages)

En construction, actuellement, les entreprises utilisent de plus Actuellement, le DTU 22.1 précise les règles de conception appli-
en plus des éléments autoporteurs, portés ou suspendus car ils cables aux grands éléments pour assurer leur bon comportement
permettent de séparer le cycle de réalisation de la façade de celui à l’usage (règles de conception des produits et mise en œuvre). Ce
du gros œuvre. La souplesse de production est ainsi améliorée et document devra être révisé pour être en conformité avec les textes
les façades peuvent être mises en œuvre en fin de chantier, ce qui européens applicables (Eurocode 2, notamment pour le dimen-
permet d’éviter des dégradations accidentelles ou des salissures sionnement mécanique des produits et des ouvrages associés).
au niveau des parements. Les caractéristiques techniques garanties à la livraison sont pré-
cisées dans le cahier des charges FIB éléments architecturaux dont
1.2.2 Caractéristiques principales nous donnons ci-après un extrait.

La géométrie de ces éléments est présentée figure 7. Ce document constitue le référentiel technique pour l’attribu-
Ils peuvent assurer un grand nombre de fonctions permettant de tion de la certification produits Qualif IB, propriété de la FIB et
répondre à l’ensemble des exigences essentielles de la Directive gérée par le CERIB, ces deux organismes étant accrédités par le
européenne Produits de construction, comme : COFRAC (Comité français d’accréditation) pour cette activité.
– résistance mécanique et stabilité ; La Certification Qualif IB deviendra une marque NF complé-
– tenue au séisme ; mentaire au marquage CE, lorsque ce dernier sera en place.
– sécurité en cas d’incendie ;
– étanchéité à l’air et à l’eau, selon les types de joints adoptés Le site du CERIB [1] donne les dernières valeurs des spécifica-
(figure 10) ; tions à appliquer, en fonction de l’évolution des textes
– isolation thermique ; réglementaires et normatifs.
– isolation acoustique ;
■ Aspect de surface
– durabilité et aspect.
Il est caractérisé par la désignation de la référence et la
Pour ces différentes exigences, les paragraphes suivants (§ 1.2.3 définition du niveau de qualité (régularité teinte et texture).
et 1.2.4) précisent les documents de référence à appliquer.
• Désignation de la référence
1.2.3 Normalisation et certification Il s’agit d’un échantillon de l’ordre de 1 m × 1 m, voire un élé-
ment témoin. La formalisation de l’accord fait l’objet d’un procès-
La norme européenne EN 14992, éditée fin 2007, constituera le verbal d’acceptation, signé par les parties concernées, qui
référentiel applicable à ces produits pour le marquage réglementaire mentionne également, en regard du nuancier choisi, le niveau de
CE. Celui-ci devrait être rendu obligatoire courant 2009. teinte moyenne correspondant à l’échantillon témoin.

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Retombée
Mortier
11 3,5

Mastic ⭓ 1,5 1,5


Fond 1,5 H
de joint

Rejingot
1

4,5
Joint horizontal simple
(exposition favorable) Situation H
abritée 4 à 5 cm
normale 6 à 7 cm
très exposée 8 à 10 cm

Joint à retombée et rejingot


a joints d'étanchéité horizontaux

Coupe horizontale Coupe verticale


Clavetage béton
1 à 3 cm
Extérieur
Gouttière
2,5 cm
minimum Clé Écran
2 cm H
minimum Vide d'air
Étanchéité Fond Chambre
Intérieur à l'air de joint Étanchéité de décompression
Étanchéité extérieure
à l'air
Joint à glissière et languette Écran pare-pluie et chambre
de décompression

b joints d'étanchéité verticaux

Figure 10 – Exemples de joints d’étanchéité

• Commentaires zones non contiguës : deux degrés par rapport à la teinte


– chaque nuancier se présente sous une forme identique. moyenne,
L’échelle centrale verticale comporte 5 niveaux de teinte moyenne • T(4) : écart admissible entre deux zones adjacentes : un degré
avec, de part et d’autre à l’horizontale, la tolérance correspondant par rapport à la teinte moyenne ; écart admissible entre deux
au niveau de qualité ; zones non contiguës : un degré par rapport à la teinte
– le principe du nuancier est basé sur l’échelle des gris en sept moyenne ;
degrés élaborée en 1974 par le CIB (rapport no 24 du Conseil inter- – Texture. Le niveau de qualité de la texture d’épiderme « E » est
national du bâtiment), et reprise depuis par le fascicule de docu- défini par un chiffre qui caractérise le bullage admissible, respecti-
mentation AFNOR P18-503. Les 5 niveaux de teinte moyenne des vement sur l’ensemble de la surface examinée (bullage moyen), et
nuanciers correspondent respectivement aux degrés 2, 3, 4, 5 et 6 en zones concentrées (nuages de bulles). Le bullage moyen est
de l’échelle CIB et à la tolérance à ± 1 degré. défini à l’aide d’une échelle de référence, graduée de 1 à 7 :
• Définition du niveau de qualité • E(0) : critère non considéré dans le cahier des charges,
Il est spécifié par deux critères : la teinte « T » et la texture d’épi- • E(1) : bullage moyen, correspond au niveau de l’échelle 7,
derme « E » : surface maximale par bulle 3 cm2, profondeur 5 mm, surface
– Teinte. Le niveau de sa qualité (homogénéité) est défini par un du bullage 10 % de la surface totale ; bullage
chiffre qui caractérise les écarts admis par rapport à la teinte concentré = 25 %,
moyenne, respectivement entre deux zones adjacentes et entre • E(2) : bullage moyen correspond au niveau 5, surface maxi-
deux zones éloignées (éléments non contigus). Le contrôle des male par bulle 1,5 cm2, profondeur 3 mm, surface du bullage
teintes est réalisable à l’aide de l’outil de visualisation du CERIB : 3 % de la surface totale ; bullage concentré = 10 %,
• T(0) - T(1) - T(2) ; critères non considérés dans le cahier des • E(3) : bullage moyen correspond au niveau 3, surface maxi-
charges, male par bulle 0,3 cm2, profondeur 2 mm, surface du bullage
• T(3) : écart admissible entre deux zones adjacentes : un degré 2 % de la surface totale ; bullage concentré = 5 %,
par rapport à la teinte moyenne ; écart admissible entre deux • E(4) : à préciser au marché.

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Tableau 11 – Exigences sur les dimensions des éléments architecturaux


(extrait du cahier des charges FIB – Éléments architecturaux en béton)
Classe A Classe B
(exigence élevée) (exigence courante)

Épaisseur ± 2 mm ± 4 mm

Planéité (flèche)

Face vue :

– règle de 2 m ⭐ 5 mm ⭐ 10 mm

– règle de 0,2 m (local) ⭐ 2 mm ⭐ 4 mm

Face non vue :

– règle de 2 m ⭐ 10 mm ⭐ 15 mm

Gauchissement

1 1
h = hauteur de l’élément (en mm) h× h×
12 6

Longueur, largeur, autres dimensions

Pour les dimensions jusqu’à 5 m ± 1 mm/m ± 2 mm/m

Pour la partie au-delà de 5 m et jusqu’à 12 m ± 0,5 mm/m ± 1 mm/m

Tolérance maximale admise, quelle que soit la dimension ± 8 mm ± 16 mm

Orthogonalité

Limite de la différence entre diagonales :

– pour les dimensions jusqu’à 5 m 1,5 mm/m 3 mm/m

– pour la partie au-delà de 5 m et jusqu’à 12 m 0,75 mm/m 1,50 mm/m

Tolérance maximale admise, quelle que soit la dimension (•) 12 mm 24 mm

Rectitude des arêtes (des éléments et des ouvertures) ⭐ 4 mm

Angles et arêtes vus. Les arêtes d’abouts doivent être nettes et ne pas présenter de discontinuité excédant 50 mm. Les arêtes des angles
doivent être bien formées et ne pas présenter d’écornure supérieure à 10 mm.

Incorporation inserts. Sauf précision particulière, indiquée sur les plans ou dans les conditions spécifiques des fournisseurs de ces inserts
contractuels de fabrication, la tolérance relative à la position de ces éléments est de ± 10 mm.

Baies pour menuiseries rapportées. Sauf précision particulière indiquée sur les plans, la tolérance relative à la position des ouvertures est
de ± 5 mm par rapport à la côte théorique.

• Dans le cas de pièces non rectangulaires, par analogie, la commande pourra préciser la mesure de l’écart, entre diagonales théoriques et diagonales mesurées,
comme mode d’appréciation de l’angularité.

■ Dimensions • Absorption d’eau par remontée capillaire


Elles sont indiquées dans le tableau 11. Le coefficient d’absorption d’eau par remontée capillaire du béton
de granulats courants, défini dans le cahier des charges, doit pré-
■ Durabilité senter, à 28 jours, pour les bétons de masse et de parement, une
valeur au plus égale à 3, aucun résultat individuel n’excédant 3,5.
• Enrobage des armatures
Minimal 25 mm, pour toute surface extérieure ou exposée aux • Plasticité
intempéries, minimal 20 mm pour toutes autres parties. Sauf utilisation d’adjuvants, la plasticité du béton frais doit être
telle que son affaissement au cône d’Abrams, mesuré selon la
• Résistance mécanique norme NF P 18-451, soit inférieur ou égal à 10 cm.
À 28 jours et sauf spécification supérieure précisée à la com-
mande, le béton constitutif doit présenter une résistance caracté- • Essais complémentaires
ristique de 30 MPa au fractile 0,05. Pour environnement agressif.

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1.2.4 Réglementation ■ pour l’étanchéité à l’air et à l’eau :


Les textes à appliquer, en fonction des différents critères exigen- – DTU 22.1 ;
ciels, sont : – prescriptions techniques du GS1 ;
– règles professionnelles du SNJF.
■ pour la résistance mécanique et la stabilité :
– NF P 06-001 ; ■ pour l’exécution :
– NF P 06-004 ; DTU 22.1 et Fascicules 65, 65A, 65B.
– DTU 22-1 ;
– P 05-321 ; ■ pour la durabilité :
– P 08-321 ; – DTU 22.1 ;
– P 08-302 ; – Règles UEATC ;
– P 08-322 ;
– Règles BAEL 91 ;
– les prescriptions techniques du GS no 1 ;
– les Règles UeATC ; – Fascicule 65A ;
– les Règles BAEL 91 ; – Cahier des charges FIB relatif aux éléments architecturaux en
– les Règles NV 65 ; béton fabriqué en usine.
– les Règles N 84. En substitution : les normes EN 14992 et EN 1992-1-1.
En substitution aux textes ci-dessus, les textes européens sui-
vants seront utilisés, dès publication de la norme européenne
EN 14992 : EN 1990, EN 1991, EN 1992-1-1.
1.2.5 Produits complémentaires

■ pour la tenue aux séismes : Associés à ces éléments, on peut trouver tout un ensemble de
produits appelés éléments d’habillage et de décoration. Ils permet-
– les Règles PS 92 ;
tent d’assurer une finition complémentaire en façade. On trouve
– les Règles PSMI ;
– EN 1998-1-1 en substitution des textes précédents. notamment :
– les bandeaux applicables au droit d’un joint ;
■ pour la sécurité en cas d’incendie : – les éléments de corniches, les génoises ;
– l’arrêté du 25 juin 1980 modifié ; – les balustrades, les garde-corps ;
– l’instruction technique no 249 ; – les dalles de balcons, les loggias ;
– les articles R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail ; – les cellules tridimensionnelles.
– l’arrêté du 31 janvier 1986, modifié par l’arrêté du 19 décembre
1988 ;
– l’arrêté du 18 octobre 1977 ;
– l’arrêté du 22 mars 2004 pour la résistance au feu ;
– l’arrêté du 21 novembre 2002 pour la réaction au feu ;
2. Produits pour planchers
– la norme de calcul NF P 92-701 ou l’EN 1992-1-2, pour le calcul
de la résistance au feu.
2.1 Systèmes de plancher à poutrelles
■ pour l’isolation thermique : les Règles Th Bat
entrevous
■ pour l’isolation acoustique :
– les arrêtés du 28 octobre 1994 ; Les poutrelles sont des éléments structurels linéaires de fai-
– l’arrêté du 30 mai 1996 ; ble section associés aux entrevous et à du béton coulé en
– les exigences QUALITEL vis-à-vis du confort acoustique des œuvre pour constituer un plancher.
bâtiments d’habitation ;
Elles constituent, en tout ou partie, le système résistant du
– l’arrêté du 9 janvier 1995 ;
plancher ainsi formé (figures 11, 12 et 13).
– les arrêtés du 25 avril 2003.

Poutrelles en béton armé à treillis (a) Poutrelles en béton précontraint (b)

Figure 11 – Exemples de poutrelles en béton

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Ces normes produits sont associées aux Eurocodes (Eurocode 1


et Eurocode 2) pour le dimensionnement des planchers réalisés
avec des poutrelles.
■ Exigences réglementaires des poutrelles
Dans l’attente de la publication des normes européennes, les
poutrelles relèvent de l’avis technique formulé par le groupe spé-
cialisé no 3 et publié par le CSTB. Les exigences générales relatives
à ces produits sont définies dans le Cahier des prescriptions tech-
Figure 12 – Exemple d’entrevous niques, Titre I. Des exigences complémentaires peuvent être don-
nées, au cas par cas, dans les avis techniques de système.
Ces exigences concernent en particulier :
– les matériaux utilisés ;
– les conditions de fabrication ;
– les tolérances ;
– les états de surface ;
– les contrôles à effectuer.
■ Certification des poutrelles
La certification de produits CSTBat de conformité à l’avis techni-
que est délivré par le CSTB. Les règles générales précisent les dis-
positions minimales exigibles pour l’admission et le maintien de
tout certificat CSTBat. Le règlement technique, spécifique au pro-
duit visé, précise les modalités du contrôle interne des fabricants.
Ces règlements techniques sont :
– RT 02-01, pour les éléments en béton armé ;
– RT 02-02, pour les éléments en béton précontraint.
■ Exigences normatives des entrevous
Dans l’attente des publications des normes européennes, les
Figure 13 – Entrevous béton posés sur des poutrelles à treillis entrevous sont définis par la norme NF P 14-305 qui précise,
notamment, les caractéristiques géométriques et les tolérances
La production française de poutrelles (en 2005) était de associées, les caractéristiques physiques et mécaniques dont les
45,4 millions de mètre linéaire, ce qui correspond à la mise en principales sont les suivantes :
œuvre de 27,2 millions de m2 de planchers préfabriqués. • Caractéristiques géométriques
■ Les poutrelles se répartissent en deux types : La largeur effective de la feuillure d’appui doit être au moins
égale à 20 mm. L’épaisseur effective de la paroi supérieure des
– poutrelles à treillis métallique : elles sont composées d’une entrevous porteurs doit être au moins égale à :
armature en treillis, enrobée en partie inférieure par un talon de • 35 mm, pour les parois supérieures droites ;
béton fabriqué en usine. Il existe de nombreux modèles de ce type
• 30 mm à la clé des parois supérieures voûtées.
de poutrelles, compte tenu de la grande variété de systèmes
d’armatures en treillis. Ces derniers sont constitués, soit à partir de La paroi supérieure des entrevous porteurs à table de compres-
fils d’acier pliés et soudés, soit de feuillards (figure 11a) ; sion incorporée (TCI) doit comporter, à l’une de ses extrémités, un
– poutrelles en T renversé : elles peuvent être en béton armé ou chanfrein permettant le rejointoiement entre parois supérieures
en béton précontraint, ce dernier procédé étant de beaucoup le successives des entrevous. Tolérances dimensionnelles :
plus répandu. Il existe plusieurs familles de poutrelles de ce type, – hauteur, longueur et largeur : ± 5 mm ;
selon les systèmes utilisés par les fabricants (figure 11b). – largeur de la feuillure d’appui : ± 2 mm ;
– épaisseur de la paroi supérieure des entrevous porteurs :
■ Les entrevous, quant à eux, sont des éléments intercalaires + 3 mm, − 2 mm.
reposant sur les talons de deux poutrelles voisines (figures 12 et
13). Ils jouent le rôle d’éléments de coffrage pour la partie de plan- • Caractéristiques physiques
cher, coulée en œuvre (dalle de compression), et participent (entre- Les entrevous ne doivent pas comporter de défectuosité appa-
vous porteurs) ou non (entrevous de coffrage simple) à la rente telle que cassure, fissure ou déformation.
résistance mécanique du plancher fini. La texture de leur surface extérieure doit être suffisamment
Ils peuvent également participer à l’inertie thermique et à l’isola- rugueuse pour assurer une bonne liaison avec le béton coulé en
tion acoustique, et doivent répondre aux exigences de sécurité vis- œuvre, et le cas échéant, la bonne adhérence de l’enduit appliqué
à-vis de l’incendie. en sous-face.
La production française d’entrevous béton en 2005 était de • Caractéristiques mécaniques
1,6 million de tonnes.
La charge à la rupture par poinçonnement-flexion des entrevous
doit être, au terme du délai de livraison, au moins égale, pour le
2.1.1 Caractéristiques principales fractile 0,05 à :
– entrevous de coffrage résistants : 150 daN ;
Les travaux concernant la normalisation européenne des pou- – entrevous porteurs (PS et TCI) : 250 daN.
trelles et entrevous béton ont abouti à la parution de deux projets
de normes : ■ Certification des produits
– prEN 15037-1 de mars 2007 : Systèmes de planchers à poutrel- Les entrevous de coffrage résistants et les entrevous porteurs en
les et entrevous – Partie 1 : poutrelles en béton armé ou béton de granulats courants ou légers font l’objet d’une certifica-
précontraint ; tion de produits marque NF, basée sur la norme NF P 14-305. Cette
– prEN 15037-2 – Partie 2 : entrevous en béton. certification de produits est gérée par le CERIB.

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2.1.2 Ouvrages de planchers utilisant


des poutrelles entrevous
Nervure
Les poutrelles permettent de réaliser des planchers d’habitation
pour des portées courantes atteignant 6 m. Les épaisseurs habi-
tuelles de planchers utilisées dans le bâtiment s’échelonnent entre
16 et 24 cm. Pour des portées plus grandes (par exemple, locaux
scolaires), l’épaisseur peut atteindre 30 à 35 cm.
Les poutrelles permettent de confectionner deux familles de
planchers :
Poutrelle Entrevous porteur
■ Planchers avec dalle de compression coulée en œuvre
De tels planchers sont constitués par des poutrelles (placées
généralement à l’entraxe de 0,60 m) et une dalle de compression Figure 15 – Plancher composite avec entrevous porteurs en béton
en béton armé (par une armature en treillis soudé), coulée in situ.
Cette dalle de compression constitue, avec la partie supérieure de
la nervure coulée, la membrure comprimée du plancher fini. Les
entrevous utilisés sont de natures différentes suivant la destination
du plancher envisagé :
– en plancher bas (maisons individuelles) ou sur sous-sol,
garage (immeubles), on utilise essentiellement des entrevous en
polystyrène expansé (figure 14a) ; Béton
ton coulé
coul in situ
– en plancher intermédiaire ou haut, on utilise des entrevous en
béton de granulats courants, voire des entrevous dits « légers non h ⭓ 2h1
isolants », en bois ou en matériau composite (figures 14 b et 14 c).

h1
Prédalle

Treillis métallique Dalle de compression

Figure 16 – Schéma de plancher composite à prédalles


traditionnelles

■ Planchers sans dalle de compression coulée in situ

De tels planchers sont constitués par des poutrelles et des


entrevous de résistance élevée dits entrevous « porteurs ».
Poutrelle Entrevous en polystyrène

a plancher poutrelles entrevous légers isolants coulés in situ La membrure comprimée de ces planchers est constituée, soit
uniquement par la nervure (figure 15), soit par la nervure associée
Treillis métallique Dalle de compression à la partie supérieure des entrevous, lorsque celle-ci présente, en
particulier, un chanfrein permettant le jointoiement entre entre-
vous contigus.
4 à 5 cm

2.2 Prédalles

Les prédalles sont des dalles fabriquées en usine, en béton


Poutrelle Corps creux de coffrage armé ou en béton précontraint, destinées à former la partie
inférieure armée d’un plancher (figure 16, 17 et 18).
b plancher poutrelles entrevous béton coulés in situ

En France, la production de prédalles (en 2005) était de


Treillis métallique Dalle de compression 9,7 millions de m2, dont 71 % en béton précontraint et 29 % en
béton armé.
Certaines prédalles comportent des raidisseurs constitués de
poutrelles métalliques en treillis, armées dans l’épaisseur de la
prédalle. Ceux-ci permettent un plus grand écartement des étais
lors de la mise en œuvre du plancher ; ils peuvent également être
Entrevous léger non isolant Poutrelle
utilisés pour la manutention des prédalles sur le chantier
(figure 17).
c plancher poutrelles entrevous légers non isolants coulés in situ
On peut noter l’existence de planchers à prédalles « épaisses »
(figure 18 b) qui permettent une pose sans étais, améliorent ainsi
Figure 14 – Plancher composite avec dalle de compression et entre- de manière sensible la productivité du chantier et réduisent donc
vous isolants, en béton, en matériau composite ou en bois le coût de l’ouvrage réalisé.

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membrure alvéole
nervure

Figure 20 – Exemple de dalle alvéolée


Figure 17 – Exemples de prédalle avec raidisseurs métalliques

Ht
hp ⭐ Ht /2

a prédalles traditionnelles

Ht
hp ⭓ Ht /2

b prédalles épaisses

Figure 18 – Planchers à prédalles

Figure 21 – Dalles alvéolées manutentionnées

cution des planchers à prédalles. La norme produit et le DTU sont


associés aux Eurocodes 1 et 2.
Dans l’attente de la publication du DTU 23.4, suivi de la création
d’une certification de produit marque NF gérée par le CERIB, les
prédalles relèvent de la procédure de l’avis technique, formulé par
le groupe spécialisé no 3, et publié par le CSTB. La certification de
produits CSTBat de conformité à l’avis technique est délivrée par
le CSTB.

2.3 Dalles alvéolées

Les dalles alvéolées sont des composants structurels de


planchers monolithes, préfabriqués en usine, qui comportent
des évidements longitudinaux disposés à intervalles générale-
ment réguliers dénommés « alvéoles ».

Figure 19 – Mise en œuvre de prédalles en béton


Les dalles alvéolées sont généralement en béton précontraint,
d’épaisseur comprise entre 120 et 400 mm, de largeur 1,20 m
Les planchers à prédalles (figure 18) sont principalement utilisés (figure 20).
dans les domaines du logement collectif et des bâtiments indus-
triels (parkings, entrepôts, ...) (figure 19). Les dalles alvéolées sont principalement utilisées dans les
bâtiments industriels et de bureaux, pour des portées variant de 6
Les caractéristiques des prédalles en béton armé et précontrain- à 15 m environ. Elles sont également utilisées dans le domaine du
tes sont spécifiées dans la norme NF EN 13747 de janvier 2007. logement collectif et, dans une moindre mesure, en maison indivi-
Par ailleurs, un projet de DTU 23.4 est en cours de rédaction en duelle où leur facilité de mise en œuvre permet de réduire de
2007. Il reprendra l’ensemble des règles de conception et d’exé- manière non négligeable le coût du gros œuvre (figure 21).

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La norme NF EN 1168, de novembre 2005, définit les caracté- Aujourd’hui, dans l’attente de la publication du DTU 23.2, les
ristiques des dalles alvéolées préfabriquées en béton armé et pré- dalles alvéolées relèvent de l’avis technique formulé par le
contraint. groupe spécialisé no 3 et publié par le CSTB. La certification de
Le prDTU 23.2, qui reprend l’ensemble des règles de conception produits CSTBat de conformité à l’avis technique est délivrée par
et d’exécution des planchers à dalles alvéolées, est en cours de fina- le CSTB. Une certification de produit marque NF suivra la paru-
lisation en 2007. Ces normes sont associées aux Eurocodes 1 et 2. tion du DTU.

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Bibliographie
[1] CERIB [Link] [2] INIES [Link]

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