Produits Préfabriqués en Béton: Pour Le Bâtiment (Murs Et Planchers)
Produits Préfabriqués en Béton: Pour Le Bâtiment (Murs Et Planchers)
DOCUMENTATION
08/10/2008
performances (BHP)],
1.1 Maçonneries
Les blocs, généralement de forme parallélépipédique, ont un
poids et des dimensions qui permettent de réaliser des parois de
géométrie complexe et qui les rendent manuportables lors de leur
mise en œuvre.
La production de blocs atteint près de 16 millions de tonnes
Blocs striés Blocs splités
(chiffres 2005). Ils sont fabriqués dans plus de 400 usines dont 300
sont titulaires de la marque NF. En France, près de 7 maçonneries
sur 10 sont réalisées avec des blocs en béton.
■ selon la nature du matériau constitutif : ■ selon le mode de pose (défini par rapport à la nature du joint
horizontal) :
– béton de granulats courants et légers ;
– béton cellulaire autoclavé. – montage à joints épais (10 à 15 mm d’épaisseur) : blocs à
maçonner ;
■ selon la structure interne définie dans l’Eurocode 6. Ce classe- – montage à joints minces ( ⭐ 6 mm) : blocs à coller ;
ment en groupe est effectué à partir des épaisseurs de parois et de – montage à sec : blocs à emboîtement.
pourcentages de matière du volume brut (tableau 1) : Afin de faciliter la mise en œuvre, certains blocs peuvent présen-
– blocs pleins ou perforés (groupe 1) ; ter des formes d’abouts à emboîtement vertical.
– blocs creux à alvéoles débouchantes verticales (groupe 2 et 3) ; ■ selon la partie de l’ouvrage à traiter :
– blocs creux à alvéoles débouchantes horizontales (groupe 4) ;
– blocs courants pour les parties courantes (figure 2) ;
ce type de bloc pour le béton n’existe pas en France.
– blocs accessoires (blocs linteaux, de coupe, d’about de mur, à
Les dimensionnements mécaniques et au feu des maçonneries, feuillures, planelles pour about de plancher, d’angle...) pour les
selon l’Eurocode 6, se basent sur cette classification. parties d’ouvrage correspondantes (figure 3).
Groupe 2
(alvéoles > 25 et ⭐ 60 ⭐ 30 - ⭐ 30 18 15 ⭓ 18
verticales)
Groupe 3
(alvéoles > 25 et ⭐ 70 ⭐ 30 - ⭐ 30 15 15 ⭓ 15
verticales)
Groupe 4
(alvéoles > 25 et ⭐ 50 ⭐ 25 - - 20 20 ⭓ 45
horizontales)
À noter :
• Dans le cas d’alvéoles coniques ou circulaires, la valeur moyenne de l’épaisseur est à considérer
• Les éléments en béton cellulaire autoclavé et ceux en pierre reconstituée sont considérés comme appartenant au groupe 1
• Les éléments des groupes 2 et 3, dont les alvéoles verticales sont complètement remplies de béton, sont considérés appartenir au
groupe 1 (blocs à bancher ou de coffrage)
• En France, les spécifications relatives aux épaisseurs des parois sont :
– ⭓ 30 mm , pour les blocs de parement destinés à la réalisation de murs extérieurs ;
– ⭓ 20 mm , pour les blocs de granulats légers à enduire ;
– ⭓ 17 mm , pour les blocs de granulats courant à enduire. Toutefois, il est possible d’avoir des épaisseurs de parois plus faibles, si la
conformité de leur résistance aux chocs est démontrée par un essai de tenue aux chocs.
Blocs linteaux
50 (a) 50 50 50 /
75 75 75 75 /
■ Résistance mécanique
Tableau 3 – Blocs de parement en béton Les normes stipulent qu’il y a deux catégories de blocs :
de granulats courants et légers
– catégorie I : blocs dont la résistance est garantie à 95 % ;
Dimensions de coordination modulaire (mm) – catégorie II : autre que catégorie I.
Les compléments nationaux spécifient la classification des pro-
100 – 150 – 200 – 250 – 300 – 350 – 400 duits et stipulent que la résistance est garantie au délai de livrai-
Longueur (L)
– 450 – 500 – 550 – 600 son (tableaux 7 et 8).
Largeur (l)
50 – 100 – 150 – 200
(épaisseur du bloc) Tableau 5 – Tolérances dimensionnelles des blocs
en béton de granulats courants et légers
Hauteur (h) 100 – 150 – 200 –250 – 300
Classe Tolérances
Dimensions de fabrication correspondantes (mm) : Elles sont Appellation des produits
de tolérances (mm)
identiques aux dimensions de coordination ci-dessus, réduites
de 10 mm, que les blocs soient à maçonner ou à coller.
(L )
D1 +3
Blocs à enduire à maçonner −5 ; I −+53 ; h−+53
(L )
Tableau 4 – Blocs en béton cellulaire autoclavé D2 +1
Blocs de parement à maçonner −3 ; I −+31 ; h ± 2
Longueur (L) 1 500
(L )
D3 +1
Dimensions maximales
Largeur (l) 600 Blocs à enduire à coller −3 ; I −+31 ; h ± 1,5
d’appellation et de fabrication (mm)
Hauteur (h) 1 000
(L )
Blocs à enduire et de parement D4 (•) +1
à coller −3 ; I −+31 ; h ± 1
■ Tolérances dimensionnelles
Les produits sont désignés selon leur classe de tolérances • Pour D4, la spécification est complétée d’une exigence sur le parallélisme
et la planéité des faces d’appui.
(tableaux 5 et 6).
Tableau 6 – Tolérances dimensionnelles des blocs de béton cellulaire selon le type de joints
+3 ±3 ± 1,5
Longueur (L)
−5
+3 ±2 ±1
Hauteur (h)
−5
L25 2,5
LP55 5,5
Blocs creux
B60 P60 6,0
P120 12,0
L35 3,5
P200 20,0
Tableau 8 – Résistance à la compression et à la traction des blocs de béton cellulaire autoclavé à l’état sec
■ Performance thermique
■ Variations dimensionnelles entre états conventionnels extrêmes Les valeurs déclarées de résistance thermique sont données
Le respect des limites permet de satisfaire aux dispositions du dans les règles Th-U « Parois opaques ». La marque NF certifie des
DTU 20.1, pour ce qui concerne les distances maximales entre valeurs plus favorables, après étude spécifique.
joints de dilatation et la compatibilité avec les mortiers de mon-
tage et enduits courants. Ces limites, données dans les complé-
ments nationaux respectifs, sont : 1.1.3 Caractéristiques environnementales
– ⭐ 0,45 mm/m au délai de livraison pour des blocs en granulats et sanitaires
courants et légers ; Les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES)
– ⭐ 0,20 mm/m au délai de livraison pour des blocs en béton des blocs, établies selon la norme NF P 01-010, sont disponibles
cellulaire. sur simple demande [1] et [2].
Pour exemple, une synthèse des informations essentielles sur
■ Absorption d’eau par capillarité les impacts environnementaux d’un mur, constitué de blocs creux
Les compléments nationaux indiquent : en béton de granulats courants à deux rangées alvéolées (6 au
– un coefficient d’absorption d’eau, limité à 3 g/(m2s) pour les total) 500 × 200 × 200 et montés à joints épais, est donnée dans le
blocs de parement destinés aux murs extérieurs ; tableau 10.
– les valeurs du tableau 9 pour les blocs en béton cellulaire
autoclavé.
1.1.4 Certification de produits
Les normes produits définissent la terminologie, les modes
Tableau 9 – Coefficient d’absorption d’eau – blocs
d’expression des performances et les techniques d’essais. Il s’agit
en béton cellulaire autoclavé
des informations nécessaires afin d’harmoniser, dans toute
l’Europe, la déclaration des performances des blocs. Toutefois, elle
Temps d’immersion 10 mn 30 mn 90 mn
renvoie aux compléments nationaux l’expression des niveaux
d’exigences (classes de performances, valeurs seuils) requis pour
Ab (g/dm2) 45 60 80
réaliser un ouvrage selon les règles de l’art et la réglementation.
En France, la marque NF, complémentaire au marquage
■ Adhérence (bloc/mortier de pose) réglementaire CE, certifie que les performances des blocs, selon
les normes et leurs compléments nationaux d’application, sont
La caractéristique de résistance initiale au cisaillement des mor-
respectées.
tiers de montage performanciels, combinés à des blocs, est de
(valeurs tabulées de la norme NF EN 998-2) : Le droit d’usage de cette marque est notifié au fabricant par le
– 0,15 N/mm2 pour les mortiers d’usage courant (G) et les mor- CERIB que l’AFAQ-AFNOR Certification a mandaté pour gérer la
tiers allégés (L) ; certification, avec l’appui d’une commission tripartite : le comité
– 0,30 N/mm2 pour les mortiers de joints minces (T). particulier.
■ Résistance à la diffusion de vapeur d’eau La marque NF Blocs en béton existe :
Sauf indication autre, le coefficient est égal à (valeur extraite de – depuis 1961, pour les blocs de granulats courants ou légers
l’annexe A de la norme NF EN 1745) : destinés à être enduits ;
– 5/15 pour les blocs en béton de granulats courants et légers ; – depuis 1976, pour les blocs en béton cellulaire ;
– 5/10 pour les blocs en béton cellulaire autoclavé. – depuis 1990, pour les blocs destinés à rester apparents.
Lucarnes et œils-de-bœuf
Corniches
Linteaux faux-cintre
Bandeaux
Parements et
moulures d'ouverture
Seuils
Appuis de fenêtre
En plus de leur emploi en façade, ces éléments peuvent être uti- ■ Panneaux sandwichs à voiles solidaires
lisés pour de nombreuses autres applications, notamment en Ils renferment un élément léger souvent utilisé comme isolant
génie civil : corniches de ponts, parapets, murs antibruit. thermique (figure 7c). Les voiles sont solidarisés par des nervures
armées ou des plots en béton.
1.2.1 Différentes familles de produits Les nervures peuvent également être remplacées par une arma-
ture métallique formant treillis, suffisamment rigide pour assurer
On peut distinguer six grandes familles de produits caractérisés
la cohésion d’ensemble du panneau. Cette dernière solution est
par leur constitution interne (figure 7).
intéressante car elle réduit de manière importante les ponts ther-
■ Panneaux pleins miques régnant au droit des nervures.
Ce sont des éléments armés pouvant être réalisés à partir de ■ Panneaux sandwichs à voiles extérieures librement dilatables
bétons de nature différente (figure 7a) :
Ils comportent un dispositif d’accrochage ponctuel du voile exté-
– béton de granulats légers (argile expansée, copeaux de
rieur sur le voile intérieur. Ce dispositif est complété par un
bois, ...) ;
ensemble d’épingles de stabilisation uniformément réparties dans
– béton courant ;
le voile. L’épaisseur minimale du voile extérieur est de 7 cm, celle
– béton cellulaire (figure 8) ;
du voile intérieur peut être de 9 cm, en cas de murs non porteurs,
– mortier de fibres de verre ou métalliques pour constituer des
et de 12 cm dans le cas d’éléments porteurs (figure 7d).
éléments minces d’habillage (10 à 20 mm).
Leur grand intérêt est de pouvoir supprimer les ponts thermi-
L’épaisseur d’enrobage des armatures peut varier de 2 à 5 cm,
ques au niveau de la façade et de proposer optionnellement une
selon l’exposition des éléments. Les panneaux peuvent être réa-
paroi interne porteuse.
lisés à l’aide de deux types de béton : un béton de parement
complété par un béton de masse gris, solidaire du premier. ■ Murs composites
■ Panneaux nervurés Ces murs sont constitués de deux voiles en béton armé préfabri-
Ils sont constitués d’un voile d’épaisseur 6 cm minimum, relié à qués, maintenus espacés au moyen d’armatures (système de rai-
un réseau de nervures jouant le rôle de « raidisseurs » (figure 7b). disseurs à treillis).
Cette solution permet de diminuer le poids des panneaux et de Sur site, l’espace compris entre les voiles est rempli de béton
faciliter en conséquence le transport et la mise en place. (figure 7e).
Trumeau 15 cm minimum
Rail de
fixation
6 cm
Allège minimum
10 cm
minimum
L=8 Extérieur Intérieur
mm
axim
um c
onse
illé
Surface maximale : 30 m2
a panneau plein b panneau nervuré (section) c panneau sandwich à voiles solidaires
Voile Voile
extérieur de
librement béton
dilatable intérieur
Non porteur :
9 cm minimum Elément de parement
Porteur :
12 cm minimum
7 cm minimum Isolant 4 à 10 cm
d panneau sandwich à voile extérieur e mur composite f éléments de parement
librement dilatable (VELD)
F F
Chaînage Calfeutrement
horizontal
P P
6 cm minimum
Système
d'attache
F+P F
8 cm
F minimum P
Suspente
P
Structure
Élément
Système suspendu
d'attache
F
En construction, actuellement, les entreprises utilisent de plus Actuellement, le DTU 22.1 précise les règles de conception appli-
en plus des éléments autoporteurs, portés ou suspendus car ils cables aux grands éléments pour assurer leur bon comportement
permettent de séparer le cycle de réalisation de la façade de celui à l’usage (règles de conception des produits et mise en œuvre). Ce
du gros œuvre. La souplesse de production est ainsi améliorée et document devra être révisé pour être en conformité avec les textes
les façades peuvent être mises en œuvre en fin de chantier, ce qui européens applicables (Eurocode 2, notamment pour le dimen-
permet d’éviter des dégradations accidentelles ou des salissures sionnement mécanique des produits et des ouvrages associés).
au niveau des parements. Les caractéristiques techniques garanties à la livraison sont pré-
cisées dans le cahier des charges FIB éléments architecturaux dont
1.2.2 Caractéristiques principales nous donnons ci-après un extrait.
La géométrie de ces éléments est présentée figure 7. Ce document constitue le référentiel technique pour l’attribu-
Ils peuvent assurer un grand nombre de fonctions permettant de tion de la certification produits Qualif IB, propriété de la FIB et
répondre à l’ensemble des exigences essentielles de la Directive gérée par le CERIB, ces deux organismes étant accrédités par le
européenne Produits de construction, comme : COFRAC (Comité français d’accréditation) pour cette activité.
– résistance mécanique et stabilité ; La Certification Qualif IB deviendra une marque NF complé-
– tenue au séisme ; mentaire au marquage CE, lorsque ce dernier sera en place.
– sécurité en cas d’incendie ;
– étanchéité à l’air et à l’eau, selon les types de joints adoptés Le site du CERIB [1] donne les dernières valeurs des spécifica-
(figure 10) ; tions à appliquer, en fonction de l’évolution des textes
– isolation thermique ; réglementaires et normatifs.
– isolation acoustique ;
■ Aspect de surface
– durabilité et aspect.
Il est caractérisé par la désignation de la référence et la
Pour ces différentes exigences, les paragraphes suivants (§ 1.2.3 définition du niveau de qualité (régularité teinte et texture).
et 1.2.4) précisent les documents de référence à appliquer.
• Désignation de la référence
1.2.3 Normalisation et certification Il s’agit d’un échantillon de l’ordre de 1 m × 1 m, voire un élé-
ment témoin. La formalisation de l’accord fait l’objet d’un procès-
La norme européenne EN 14992, éditée fin 2007, constituera le verbal d’acceptation, signé par les parties concernées, qui
référentiel applicable à ces produits pour le marquage réglementaire mentionne également, en regard du nuancier choisi, le niveau de
CE. Celui-ci devrait être rendu obligatoire courant 2009. teinte moyenne correspondant à l’échantillon témoin.
Retombée
Mortier
11 3,5
Rejingot
1
4,5
Joint horizontal simple
(exposition favorable) Situation H
abritée 4 à 5 cm
normale 6 à 7 cm
très exposée 8 à 10 cm
Épaisseur ± 2 mm ± 4 mm
Planéité (flèche)
Face vue :
– règle de 2 m ⭐ 5 mm ⭐ 10 mm
– règle de 2 m ⭐ 10 mm ⭐ 15 mm
Gauchissement
1 1
h = hauteur de l’élément (en mm) h× h×
12 6
Orthogonalité
Angles et arêtes vus. Les arêtes d’abouts doivent être nettes et ne pas présenter de discontinuité excédant 50 mm. Les arêtes des angles
doivent être bien formées et ne pas présenter d’écornure supérieure à 10 mm.
Incorporation inserts. Sauf précision particulière, indiquée sur les plans ou dans les conditions spécifiques des fournisseurs de ces inserts
contractuels de fabrication, la tolérance relative à la position de ces éléments est de ± 10 mm.
Baies pour menuiseries rapportées. Sauf précision particulière indiquée sur les plans, la tolérance relative à la position des ouvertures est
de ± 5 mm par rapport à la côte théorique.
• Dans le cas de pièces non rectangulaires, par analogie, la commande pourra préciser la mesure de l’écart, entre diagonales théoriques et diagonales mesurées,
comme mode d’appréciation de l’angularité.
■ pour la tenue aux séismes : Associés à ces éléments, on peut trouver tout un ensemble de
produits appelés éléments d’habillage et de décoration. Ils permet-
– les Règles PS 92 ;
tent d’assurer une finition complémentaire en façade. On trouve
– les Règles PSMI ;
– EN 1998-1-1 en substitution des textes précédents. notamment :
– les bandeaux applicables au droit d’un joint ;
■ pour la sécurité en cas d’incendie : – les éléments de corniches, les génoises ;
– l’arrêté du 25 juin 1980 modifié ; – les balustrades, les garde-corps ;
– l’instruction technique no 249 ; – les dalles de balcons, les loggias ;
– les articles R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail ; – les cellules tridimensionnelles.
– l’arrêté du 31 janvier 1986, modifié par l’arrêté du 19 décembre
1988 ;
– l’arrêté du 18 octobre 1977 ;
– l’arrêté du 22 mars 2004 pour la résistance au feu ;
– l’arrêté du 21 novembre 2002 pour la réaction au feu ;
2. Produits pour planchers
– la norme de calcul NF P 92-701 ou l’EN 1992-1-2, pour le calcul
de la résistance au feu.
2.1 Systèmes de plancher à poutrelles
■ pour l’isolation thermique : les Règles Th Bat
entrevous
■ pour l’isolation acoustique :
– les arrêtés du 28 octobre 1994 ; Les poutrelles sont des éléments structurels linéaires de fai-
– l’arrêté du 30 mai 1996 ; ble section associés aux entrevous et à du béton coulé en
– les exigences QUALITEL vis-à-vis du confort acoustique des œuvre pour constituer un plancher.
bâtiments d’habitation ;
Elles constituent, en tout ou partie, le système résistant du
– l’arrêté du 9 janvier 1995 ;
plancher ainsi formé (figures 11, 12 et 13).
– les arrêtés du 25 avril 2003.
h1
Prédalle
a plancher poutrelles entrevous légers isolants coulés in situ La membrure comprimée de ces planchers est constituée, soit
uniquement par la nervure (figure 15), soit par la nervure associée
Treillis métallique Dalle de compression à la partie supérieure des entrevous, lorsque celle-ci présente, en
particulier, un chanfrein permettant le jointoiement entre entre-
vous contigus.
4 à 5 cm
2.2 Prédalles
membrure alvéole
nervure
Ht
hp ⭐ Ht /2
a prédalles traditionnelles
Ht
hp ⭓ Ht /2
b prédalles épaisses
La norme NF EN 1168, de novembre 2005, définit les caracté- Aujourd’hui, dans l’attente de la publication du DTU 23.2, les
ristiques des dalles alvéolées préfabriquées en béton armé et pré- dalles alvéolées relèvent de l’avis technique formulé par le
contraint. groupe spécialisé no 3 et publié par le CSTB. La certification de
Le prDTU 23.2, qui reprend l’ensemble des règles de conception produits CSTBat de conformité à l’avis technique est délivrée par
et d’exécution des planchers à dalles alvéolées, est en cours de fina- le CSTB. Une certification de produit marque NF suivra la paru-
lisation en 2007. Ces normes sont associées aux Eurocodes 1 et 2. tion du DTU.
Bibliographie
[1] CERIB [Link] [2] INIES [Link]