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Pfe Machine Traction

Ce document traite des propriétés mécaniques des matériaux et de l'importance des essais mécaniques, notamment l'essai de traction, pour caractériser leur comportement. Il présente une modélisation d'une machine de traction à l'ENSEM, ainsi que la conception d'un nouveau système d'amarrage pour des éprouvettes plates. Le mémoire est structuré en plusieurs chapitres, abordant la recherche littéraire, les composants d'une machine de traction, une étude de cas sur la machine de l'ENSEM, et la réalisation d'un prototype.

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Ce document traite des propriétés mécaniques des matériaux et de l'importance des essais mécaniques, notamment l'essai de traction, pour caractériser leur comportement. Il présente une modélisation d'une machine de traction à l'ENSEM, ainsi que la conception d'un nouveau système d'amarrage pour des éprouvettes plates. Le mémoire est structuré en plusieurs chapitres, abordant la recherche littéraire, les composants d'une machine de traction, une étude de cas sur la machine de l'ENSEM, et la réalisation d'un prototype.

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INTRODUCTION GENERALE

Les propriétés mécaniques des matériaux telle que (module de Young, module de Coulomb, coefficient de
Poisson, limite élastique, limite a la rupture, allongement, déformation…) sont d'un intérêt considérable
puisqu'elles conditionnent non seulement tous les problèmes de mise en forme des matériaux mais aussi
leur comportement en service dans des applications extrêmement diversifiées. D`où le choix d'un matériau
dépend des propriétés mécaniques donc il est nécessaire de les déterminer avec un certain nombre
d'expériences, qu'on les appelle les essais mécaniques. Les essais mécaniques sont des expériences
importantes dans le domaine des sciences de l`ingénieur, elles ont pour objectif de caractériser les lois de
comportement des matériaux. L’essai de traction est un essai de caractérisation qui donne des
informations cruciales sur le comportement du matériau (loi de comportement et propriétés mécaniques).
Ainsi, cet essai doit être effectué selon des normes strictes qui différent en fonction de la nature du
matériau testé. Plusieurs fabricants produisent des machines de traction avec différentes capacités de
chargement et qui peuvent être munis de plusieurs systèmes d’amarrage en fonction de la géométrie des
éprouvettes testées. Dans ce contexte, notre objectif est de modéliser sur Catia la machine existante à
l'ENSEM, et de concevoir, dimensionner, et fabriquer un nouveau système d'amarrage pour les
éprouvettes plates, ainsi qu'une éprouvette plate normalisée.

Ce mémoire se compose de trois chapitres ; Le premier chapitre, intitulé "Recherche littéraire sur les
machines de traction et leurs fabricants", présente une revue complète des différents types de machines
de traction disponibles sur le marché. Il examine les spécifications techniques, les capacités, et les
domaines d'application de chaque fabricant, en mettant l'accent sur les systèmes d'amarrage proposés.

Le deuxième chapitre, intitulé "Composantes principales d'une machine de traction", se concentre sur la
présentation détaillée d'une machine de traction. ce chapitre met en lumière le rôle crucial du système
d'amarrage dans la précision et la fiabilité des essais.

Le troisième chapitre, intitulé "Étude de cas : machine de traction de l'ENSEM", présente une analyse
approfondie de la machine existante. La modélisation sur CATIA de la machine de traction ENSEM et la
conception d'un système d'amarrage pour les éprouvettes plates. Ce chapitre présente également la
conception et le dimensionnement des éprouvettes à têtes plates normalisées, adaptées au nouveau
système.

Le quatrième chapitre, intitulé "Réalisation et validation", décrit la concrétisation du projet par La


réalisation d'un prototype 3D du système d’amarrage et de l’éprouvette plane.

Ce mémoire est clôturé par une conclusion générale et des perspectives.

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Chapitre 1 :

Étude bibliographique

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Les propriétés mécaniques des métaux et alliages sont d'un intérêt considérable puisqu'elles
conditionnent non seulement tous les problèmes de mise en forme des matériaux mais aussi leur
comportement en service dans des applications extrêmement diversifiées. Pour un problème déterminé,
le choix d'un matériau dépendra de propriétés mécaniques telles que résistance, dureté ou ductilité, et il
est donc nécessaire de les mesurer avec un certain nombre d'expériences que l'on appelle les essais
mécaniques. Ces essais ont plusieurs objectifs :

Ils permettent, tout d'abord, d'étudier les lois physiques qui régissent le comportement mécanique des
matériaux et constituent à ce titre un outil de recherche très efficace.

Ils conduisent à des expériences où l'on reproduit le mieux possible les conditions d'emploi prévues
d'un matériau particulier, sous une forme simplifiée et normalisée, ce qui permet de déterminer ainsi la
plupart des propriétés mécaniques ; les résultats obtenus aidant par ailleurs à la mise au point de
matériaux nouveaux et d'applications plus vastes.

Ils servent, d'autre part, à dresser des tables de valeurs des différentes caractéristiques mécaniques
destinées à la fois à l'ingénieur qui réalise un projet et au chercheur penché sur une étude particulière.
Ils déterminent, enfin, si un alliage est conforme aux propriétés requises. Ce type d'essai est
fréquemment utilisé dans l'industrie : c'est l'essai de contrôle dont l'objectif est d'obtenir avec rapidité
des renseignements courants sur la qualité des produits.

1.1 Principes fondamentaux des essais de traction :

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 Objectifs de l’essai :
L’essai de traction est le moyen le plus utilisé pour caractériser le comportement mécanique des
matériaux et pour déterminé les caractéristiques mécaniques ,sous des sollicitations progressives à
vitesse de chargement faible.

 Principe de l’essai :
Les éprouvettes de l’essai de traction, sont conçues en forme de barreau prismatique ou cylindrique
présentant une partie centrale calibrée à section constante S 0 et longueur L0 raccordée à chaque
extrémité à une tête de section plus importante, sont fixées dans une machine de traction. L'essai de
traction est effectué à température ambiante comprise entre les deux températures 10 ° C et 35 ° C. Les
essais de traction peuvent être effectués à différentes

températures allant de basse température (température cryogénique) à haute température inférieure à


la moitié de la température Tf (température de fusion).

 Eprouvettes :
La forme et les dimensions des éprouvettes conviennent à la forme et aux dimensions des produits
métalliques dont on veut déterminer les caractéristiques mécaniques, figure 1. Les éprouvettes sont
généralement obtenues par usinage d'échantillons de produits semi-finis ou d'ébauches moulées.
Toutefois, les produits de la section constante (barres, profilés, etc.), ainsi que les éprouvettes brutes
obtenues en fonderie (fontes, alliages non ferreux) peuvent être soumises à l’essai sans passer par
usinage. Les éprouvettes de traction (éprouvettes usinées) doivent avoir une partie de raccordement
entre la zone de serrage et la partie calibrée (utile), lorsque celles-ci sont de dimensions différentes. Les
dimensions de ce congé peuvent être

importantes et il est conseillé pour qu’elles soient définies dans la spécification du matériau. Les têtes de
fixation peuvent être de toute forme ajustée aux dispositifs de fixation. Les éprouvettes non usinées
(brutes de fonderie) doivent comporter un congé de raccordement séparant la tête de fixation et la
partie calibrée sur les deux cotés.

Fig1 : Dimension des éprouvettes pour l’essai de traction.

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 Éprouvette non-proportionnelle :
Les valeurs de L0 couramment trouvées sont : 50mm, 80mm, 100mm ou 200mm, Plusieurs valeurs obtenus
par l'essai de traction ne sont comparables entre elles que avec la condition : même longueur L 0 et de
même section S0

 Éprouvette proportionnelle :
Les mesures effectuées avec des éprouvettes (type proportionnelles) avec les mêmes valeurs de k et n
peuvent être comparées les unes aux autres.

L0 = k. √S0 ou L0 = n. d0

Où :

 L0 est la longueur de la partie entre repères ;

 k est un coefficient (les valeurs communément rencontrées sont 4, 5,65, 8,16 et 11,3) ;

 n est un coefficient (les valeurs communément rencontrées sont 4, 5 et 8) ; plus n est grand, plus
la contrainte dans la section entre repères est homogène

 d0 est le diamètre de la partie entre repère d'une éprouvette cylindrique.

 S0 est l'aire de la section droite.

Dans la pratique, la valeur k adoptée sur le plan international est 5,65 (norme ISO 6892-1) ce qui
correspond à n = 5 pour une éprouvette cylindrique,:

 Exécution de l’essai :
La machine de l'essai de traction est constituée d’un bâti rigide équipé d’un travers fixe à laquelle est fixée
l’une des têtes de l’éprouvette , l’autre extrémité de l’éprouvette est fixée à une traverse mobile. Le
mouvement de la partie mobile dans la machine de traction est assuré par un système hydraulique ou par
des vis sans fin. La force (F) imposée à l'échantillon et l'allongement (∆L)sont mesurés à laide de
dynamomètre et un extensomètre. Ceci, permettra d’aboutir à des résultats d’enregistrement de la courbe
brut de traction, F=f(ΔL), caractéristique de l’échantillon et de sa géométrie.

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Fig2 : Schéma d’une éprouvette de traction cylindrique et de son évolution en cours d’essai .

Fig3 : Exemple d'une machine pour essai de traction.

 Exploitation des résultats de l’essai :


 Courbe conventionnelle :
Afin d'utiliser les courbes brutes de l'essai de traction, on doit les modifier pour que les résultats obtenus
(contraintes et déformations) soient fonction que de matériau étudié et non de la géométrie de
l’éprouvette. Pour ce faire, on rapporte la charge F(N) à la section initiale S0 (mm2) de l’éprouvette en vue
d’obtenir la contrainte conventionnelle σC (MPa). Et on rapporte l’allongement (mm) à la longueur initiale
L0, pour obtenir la déformation conventionnelle εc, soient :

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Fig4 :Courbes conventionnelles typiques de traction pour quelque matériaux.

Fig5 :Courbes conventionnelles typiques de traction avec les étapes d'endommagement d ' éprouvette .

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OA : allongement élastique linéaire, réversible.

AD : allongement élastique plus allongement plastique permanente réparti.

La suppression de la force appliquée (BC) laisse apparaître un allongement plastique rémanent

(OC). Une remise en charge conduit à une nouvelle limite d’élasticité (CB).

DF: apparition et progression d'une striction (réduction de section localisée) dans les matériaux
ductiles.

En F : la rupture de l'éprouvette

Re : limite d'élasticité (MPa)

Rm : résistance à la traction (MPa)

Rp0,2 ou Re0,2: limite conventionnelle d'élasticité à 0,2% d'allongement plastique (MPa)

La limite élastique, notée Re0,2 correspond au point où le comportement cesse d'être élastique pour
devenir plastique. Pour certains matériaux, le passage d'une zone à l'autre pouvant être progressif
(figure 1.17), il est nécessaire de définir un critère permettant de fixer tout de même une valeur de
Re. Ainsi on choisit souvent Re0,2 qui correspond après décharge à un allongement plastique (ou
rémanent) de 0,2%. On définit des limites conventionnelles à 0,2% ; 0,l % ; 0,02 % ou 0,01 %.

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