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Classification Des Perimetres

Le document traite de la classification des périmètres d'irrigation, en expliquant les différents types d'irrigation, leurs objectifs, ainsi que les contraintes associées. Il aborde également les caractéristiques du sol, les facteurs influençant l'irrigation, et les méthodes de mesure de l'évapotranspiration. Enfin, il souligne l'importance de déterminer les besoins en eau des cultures pour optimiser la gestion des ressources hydriques.

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Classification Des Perimetres

Le document traite de la classification des périmètres d'irrigation, en expliquant les différents types d'irrigation, leurs objectifs, ainsi que les contraintes associées. Il aborde également les caractéristiques du sol, les facteurs influençant l'irrigation, et les méthodes de mesure de l'évapotranspiration. Enfin, il souligne l'importance de déterminer les besoins en eau des cultures pour optimiser la gestion des ressources hydriques.

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Chapitre 01

CLASSIFICATION DES
PERIMETRES
Les différents types d’irrigation

Pourquoi irriguer ?
Pour avoir une bonne production ou un bon rendement ;

Définition de l’irrigation
• L’irrigation consiste à apporter artificiellement une certaine quantité d’eau au niveau d’une
culture afin de compenser le manque de pluies durant le cycle végétatif ; • Une bonne irrigation,
doit être économe d'eau. Cela veut dire qu'il faut apporter à la plante l'eau dont elle a besoin
pour se développer.

Buts de l’irrigation
• Augmenter les rendements ;
• Possibilité de réaliser la fertigation;
• Lutte contre le risque du gel ;
• Préparer le sol pour les graines et les plantes ;
• Lessivage des sels ; • Satisfaire les besoins en eau des plantes ;
• Pallier aux insuffisances des précipitations naturelles ;
• Diversifier les cultures
• Intensifier l'agriculture et la moderniser.

Les contraintes
•la raréfaction des ressources en eau,
•la raréfaction des ressources en terre,
•la dégradation des sols irrigués,
•la raréfaction des capitaux à destination de l'irrigation.

Fig. 1. Réseau d’irrigation.


Les Systèmes d’irrigation
Les systèmes d’irrigation peuvent être classés en deux grandes catégories :
- L’irrigation gravitaire
- L’irrigation sous pressions
Dans la pratique on distingue :
1- L’irrigation gravitaire
2- L’irrigation au goutte à goutte
3- L’irrigation par asperseur

Fig. 2. Différentes techniques d’irrigation.


Fig. 3. La relation entre l’eau et le sol.

Le sol
Le sol joue un rôle de support pour les plantes ;
 Un réservoir pour l’eau ; Ce sont les caractéristiques de ce réservoir et son mode de
fonctionnement qu’il est utile de connaître dans un périmètre d’irrigation.
 La texture et la structure confère à chaque sol une propriété plus ou moins grande à
retenir l’eau «Rétention de l’eau »
Le sol est un système à 3 phases :
Solide, liquide et gazeuse
• La phase solide constitue la charpente du sol. Elle est caractérisée par sa texture et sa
structure.
Fig. 4. Paramètres physiques du sol.
La texture du sol • Elle caractérise la nature, la taille et la distribution des particules solides
qui le constituent.
Tableau 1 : Classification des particules solides du sol en fonction de leur diamètre
Particules Argile Limon Sable Sable G Gravier Cailloux

Paramètres physiques du sol


 Densité réelle : •Masse volumique réelle des grains solides composants le sol
•Comprise entre 2,6 et 2,7 g/cm3
 Densité apparente sèche : •Masse volumique apparente du sol
 •Varie entre 1,1 et 1,7 g/cm3 → 1,6 g/cm3 pour les sols sableux et 1,1 à 1,3 g/cm3
pour les sols argileux
 Porosité • Volume total des vides exprimé en % du volume total de l’échantillon
•C'est le rapport (%) du volume des vides (espaces lacunaires remplis d'eau ou d'air)
au volume du sol.
pt = pe (porosité efficace) + cr (capacité de rétention).
pe (porosité efficace) : c'est la quantité d'eau de gravité contenue dans une roche, ou
quantité d'eau mobile.
cr (capacité de rétention) : c'est la quantité d'eau liée aux particules et/ou capillaire.
Tableau 2 : La porosité totale (pt) et la porosité efficace (pe) des sols

La perméabilité du sol
La perméabilité caractérisée :
 vitesse de filtration qui est la quantité maximale d'eau qui peut traverser le sol dans un
temps donné.
 On l'exprime en général en mm/h.
On peut classer les sols selon la perméabilité K :
 Si K < 10-6 m s-1 : le sol est imperméable et son irrigation est aléatoire ;
 Si 10-6 ≤ K < 5.10-6 m s-1 : le sol est peu perméable et peu irrigable ;
 Si 5.10-6 ≤ K < 5.10-5 m s-1 : le sol est perméable et parfaitement irrigable ;
 Si K ≥ 5.10-5 m s-1 : le sol est très perméable, irrigable avec précaution (lessivage
excessif).

Les facteurs climatiques de l’évaporation


 L’humidité de l’air
• Le pouvoir évaporant est d’autant plus grand que l’air est plus sec.
 La température de l’air
• En général, le pouvoir évaporant de l’air est d’autant plus fort que sa température est élevée.
 Le rayonnement solaire
• C’est un facteur essentiel de l’évaporation, c’est en effet du soleil que proviennent,
directement ou indirectement, les calories nécessaires à l’évaporation.
 Le vent
• Le vent a généralement pour effet de favoriser l’évaporation
Conclusion • L’estimation de l’évaporation est essentielle pour l’irrigation.

Le cycle de l’eau
• Sous forme de vapeur : c’est l’évaporation à partir de la terre, des végétaux, des lacs, des
mers, etc.…
• Sous formes liquide : ce sont la précipitation ou pluies à partir des nuages (au quelles il faut
ajouter la neige, la grêle, etc.…).
• L'eau qui est libérée retourne au sol où elle est absorbée par la végétation ou ruisselle vers
les rivières et les fleuves si elle n'est pas absorbée par le sol.
• L'eau peut également percoler (pénétrer lentement dans le sol) vers les couches les plus
profondes pour alimenter la nappe phréatique et le système des fleuves et des rivières.

Fig. 5. Le cycle de l’eau.


Bases de la pratique d’irrigation
Les mesures à prendre pour une meilleure économie d’eau
• Techniquement, une bonne irrigation est avant tout une irrigation uniforme ;
• Du point de vue pratique, une bonne irrigation est celle qui est faite sur la base « des
principes fondamentaux de l’irrigation »

Lutter contre les stress abiotiques


Le manque d’eau Le stress hydrique L’excès d’eau
La dissolution des sels Le stress salin Lessivage des sels
Les hautes températures Le stress thermique Les basses températures

Détermination des besoins en eau des cultures (BC)

Fig. 6. Courbe du coefficient cultural.


Facteurs physiques liés au milieu : ces facteurs sont essentiellement liés au climat dans
lequel se trouve la culture (Température, hygrométrie de l’air, l’insolation, la vitesse du vent).
Facteurs biologiques liés à la plante : Ils sont très nombreux nous citons les plus importants
(Les caractéristiques intrinsèques de la plante elle-même, sa surface foliaire LAI, l’âge de la
plante PP).

Les différents concepts de l’évapotranspiration


• Evapotranspiration de référence (ET0) (ETP)
L’ensemble des pertes en eau par évaporation et transpiration d'une surface de gazon de
hauteur uniforme, couvrant totalement le terrain, en pleine période de croissance, recouvrant
complètement le sol et abondamment pourvue en eau.
• Evapotranspiration de culture (ETc) (ETM)
D’une culture donnée est définie à différents stades de développement végétatif, lorsque l'eau
est en quantité suffisante et que les conditions agronomiques sont optimales (sol fertile, bon
état sanitaire, etc.) ETc = Kc x ET0
Le coefficient « KC » dépend de la nature de la culture, de la phase de vie du végétal et des
conditions climatiques.

Fig7. Courbe du coefficient cultural.

Tableau 3 : Le coefficient « KC » pour quelques cultures maraichères

• Evapotranspiration réelle (ETr)


Et d’un couvert végétal dans des conditions quelconques de disponibilité en eau (condition
réelles). ETr≤ ETc

Méthodes de mesure de l’évapotranspiration de référence


Expérimentales : • Bilan hydrique • Bac d’évaporation • Lysimètres
Théoriques : • Méthode de Blaney-Criddle • Autres
Fig. 8. Les méthodes de mesure de l’évapotranspiration de référence.

Mesure de l’évapotranspiration par le bac évaporant (classe A)


Bac rempli d’une quantité d’eau connue
 Évaporation de l’eau pendant 24 h
 Mesure de la quantité d’eau restante (hauteur d’eau)
 Calcul de la quantité d’eau évaporée /unité de temps
 Correction de l’Ebac par Kbac ETo = Ebac × Kbac
Ebac = évaporation du bac ; Kbac = coefficient du bac.

Tableau 4 : Type de bac évaporant


Fig. 9. Le bac évaporant (classe A)
Il est circulaire, de 1,2 m de diamètre et de 0,25 m de profondeur, en tête galvanisée non
peinte, et pose sur un socle laissant circuler l’air librement.
Ce bac, largement utilise, et a été préconisé à l’échelon international.

Mesure de l’évapotranspiration par le lysimetre

Fig. 10. Mesure de l’évapotranspiration par le lysimetre

L'ETR peut être mesurée expérimentalement à l'aide de cases lysimétriques. Une case
lysimétrique est un bac exposé en plein air qui contient un sol couvert d'un certain type de
végétation, ou laissé à nu, dont on évalue la quantité d'eau infiltrée et drainée par rapport à celle
apportée par les précipitations. Certains lysimètres peuvent être pesés régulièrement pour
connaître le volume d'eau contenu dans le sol.
On calcule plutôt l’évapotranspiration à l'aide de formules empiriques comme celle de
Thornthwaite, de Penman ou de Turc. On distingue l'évapotranspiration potentielle (ETP) qui
est le pouvoir évaporant de l'atmosphère sur un sol avec couvert végétal disposant de l'eau en
abondance. L'évapotranspiration réelle (ETR) correspond à la perte en eau d'un sol quand l'eau
vient à manquer : l'ETR est fonction de l'ETP et de la quantité d'eau présente dans le sol.

L'évaporation peut donc être calculée à partir de la formule dérivée :


ET = P − ∆S − Q − D
Ce type de modélisation semble peu précis sur une courte période mais assez fiable sur une
longue période, pour autant que les mesures de pluie sont précises
.
Mesures lysimétriques de référence En pratique, les variations d'eau sont mesurée sur une petite
parcelle déréférence aménagée sous forme de bassin avec un appareil de mesure : le lysimètre.
Le lysimètre permet de mesurer (par pesée) la variation d'eau (ΔS) dans le bassin (eau contenue
dans le sol et les plantes). Le lysimètre permet également de récupérer et mesurer l'eau drainée
(D) vers le sous-sol. L'eau de ruissellement (Q) est récupérée (par exemple avec des rigoles
installées en bordure du bassin) pour être mesurée. Les précipitations (P) sont mesurées avec
un pluviomètre.
Ces mesures lysimétriques permettent ainsi de déterminer l'évapotranspiration du bassin
délimité. Cette évapotranspiration de référence (ET 0) permet ensuite d'estimer ou calculer
l'évaporation d'un couvert végétal quelconque, de plus vaste étendue ou d'une autre nature
végétale.

Méthodes informatiques
Parmi les logiciels les plus connus nous pouvons citer : 1-CROPWAT ; 2- IRSIS.
Les méthodes informatiques calculent :
1- Les besoins en eau des cultures ;
2- Etablir un calendrier des irrigations
La base de données utilisée :
La température ;
L’hygrométrie de l’air ;
Durée d’insolation ;
Vitesse du vent.
Pluviométrie
Besoin en eau d’une plante
Besoin en eau d’une plante est exprimé en mm/j, mm/mois, mm/saison

Facteurs influençant les besoins en eau des cultures :


1. Influence climat
Culture croissant dans des zones climatiques différentes Besoins en eau différents.
2. Influence du type de culture
Le type de culture influence la durée de la saison végétative influence le besoin en
eau saisonnier
Exemple : variétés de riz 90j<cycle<150j BEC (150j) > BEC (90j)
3. Influence de la phase de croissance
BEC culture complètement développée > BEC culture venant d’être plantée

Fig. 11. 3. L’influence de la phase de croissance de la culture

Comme tout être vivant, la plante a besoin d’eau pour :


• Germer ;
• Se développer ;
• et se reproduire.
Rôle de l’eau
• L’eau est indispensable à la vie des organismes vivants comme à celle des cellules dont ils
sont formés :
• L’eau fait partie de la structure cellulaire elle-même ;
• Elle permet la transformation des substances nutritives absorbées qui se passe toujours en
milieu liquide ;
• Elle rentre directement dans certaines réactions exemple de la photosynthèse ;
• L’eau sert à transporter les aliments et les déchets, d’une part à l’intérieur de l’organisme,
d’autres parts entre l’organisme et le milieu extérieur.
Chez les végétaux, ce transport est représenté par : l’absorption et la transpiration
• Rôle de régulation thermique : Le mouvement ascendant de l’eau absorbée par la plante
permet de maintenir celle-ci à une température pratiquement toujours inférieures à la
température ambiante pendant les heures chaudes de la journée et souvent supérieures pendant
les heures froides de la nuit ;
Pourquoi déterminer les besoins en eau des cultures ?
Connaître la valeur des besoins en eau des cultures est à la base de :
- Conception des réseaux d'irrigation (calcul du débit de dimensionnement des ouvrages),
- Gestion des réseaux d'irrigation : prévision à court terme (programmation des apports d'eau),
- Planification de l'utilisation des ressources hydrauliques : volume d'eau nécessaire pour
l'irrigation, surfaces irrigables au vu des ressources, etc.

Les calculs fondamentaux de l’irrigation


L’élément de base pour l’étude d’un projet d’irrigation est essentiellement le besoin propre des
plantes cultivées en eau. La somme des besoins de toutes les cultures pratiquées dans le
périmètre à irriguer nous donne le besoin total en eau.
Pour le calcul d’irrigation, on a besoin en général de deux paramètres à savoir :
 Les paramètres naturels ;
 Les paramètres pratiques.

 Les paramètres naturels


Les données imposées par la nature essentiellement les besoins des plantes, le climat et le sol
se résument aux paramètres suivants c’est à dire à partir de ces données naturelles :
- Débit fictif continu mensuel imposé par les plantes et le climat ;
- Dose pratique d’arrosage fixée par le sol ;
- Perméabilité du sol, caractéristiques du terrain.
 Les paramètres pratiques
Nous pourrons ensuite définir les caractéristiques ou facteurs des arrosages, celles qui
intéressent spécialement les agriculteurs à savoir :
 Les dimensions des parcelles à irriguer ;
 Le débit à fournir pour arroser ;
 La fréquence des arrosages ;
 La durée des arrosages.

Détermination des besoins en eau d’irrigation (BI)


On distingue généralement :
Le déficit pluviométrique (Dp) qui est un déficit climatique, il est donné par la relation
suivante :
Dp = ET0 - P
P : les précipitations.
Le déficit agricole ou le déficit pédoclimatique (Da) qui est donné par la relation suivante :
Da = ET0 -(P + Kc * RFU + Aph)
Avec :
• Kc * RFU est la réserve d’eau constituée dans le sol (Kc ≤ 1).
RFU est la réserve facilement utilisable, c'est-à-dire la réserve d'eau dans le sol disponible
pour les plantes, exprimée en millimètres. Elle vaut 2/3 de la RU qui est égale au taux
d'humidité multiplié par la profondeur atteinte par les racines.
Tableau 5 : Le rapport RFU/RU de sols

RU la réserve utile est la quantité d'eau stockée dans le sol qui peut être absorbée par les
racines des plantes. (Entre la capacité de rétention et le point de flétrissement)
Tableau 6 : La réserve utile des sols

•Aph sont les apports phréatiques (Aph = 0).


Remarque : Dp et Da s’expriment généralement par mm/mois, mm/décade, mm/an

Pluie efficace

Bilan hydrique
Représente l’évolution des réserves en eau du sol

Pluie efficace
 L’humidité du sol = ƒ Réserve initiale
Evapotranspiration culture
Il est intéressant de noter que dans chacune des phases on retrouve respectivement un transport
d'eau, un emmagasinement temporaire et parfois un changement d'état. Il s'ensuit que
l'estimation des quantités d'eau passant par chacune des étapes du cycle hydrologique peut se
faire à l'aide d'une équation appelée "hydrologique" qui est le bilan des quantités d'eau entrant
et sortant d'un système défini dans l'espace et dans le temps. Le temporel introduit la notion de
l'année hydrologique. En principe, cette période d'une année est choisie en fonction des
conditions climatiques. Ainsi en fonction de la situation météorologique des régions, l'année
hydrologique peut débuter à des dates différentes de celle du calendrier ordinaire.

Bilan eau-énergie
Le bilan hydrique est corrélé au bilan énergétique dans les régions arides et semi-arides. Il est
donc clair que ETR dans les régions humides est habituellement inférieur à P, c'est-à-dire
P>ETR> 0, c'est-à-dire ETR = ETP. Cependant, dans les régions semi-arides et arides ETP est
dépendant des ressources énergétiques et ETR est dépendant des ressources hydriques, c'est à
dire ETR<ETP Puisque les ressources énergétiques sont plus importantes que les ressources en
eau, plus particulièrement dans ces régions, il est nécessaire d'étudier les ressources en eau avec
celles énergétiques, déterminant conjointement les paramètres hydroclimatiques des cultures
irrigables dans ces régions.
Ainsi les changements d’état de l’eau (d’une phase à une autre) dépendent des conditions
énergétiques. L’énergie requise pour le changement de la phase liquide à la phase gazeuse
(évaporation) est très importante et joue un rôle substantiel dans les échanges énergétiques du
système climatique. Dans l’estimation des besoins en eau des cultures, ETM, l'étude du bilan
hydrique qui ne tient pas compte du bilan énergétique, conduira certainement à la salinisation
des sols irrigués, d'une part, ou à un faible rendement agricole, d’autre part. C’est pour cette
raison, qu’il se trouve très nécessaire de faire des mesures en continu des paramètres
énergétiques à la fois dans les stations hydroclimatiques ordinaires et dans les bassins
expérimentaux des régions semi-arides et arides. Ces enregistrements continus faciliteront la
mise au point des formules empiriques tenant compte à la fois des variables et des conditions
énergétiques et hydrologiques, c’est-à-dire trouver des relations hydroclimatiques.

Besoin net en eau d'irrigation


Le besoin net est la quantité qui doit être effectivement consommée par la plante
Bn = ETM- Pe- R
ETM : C'est la quantité d'eau perdue par une végétation jouissant d'une alimentation hydrique
optimale. Par rapport à la notion d'ETP, on ajoute l'action climatique, l'influence du type de
culture et du stage végétatif. Ces informations sont contenues dans les coefficients culturaux
(Kc) par lequel on multiplie l'ETP pour obtenir l'ETM.
ETM = Kc * ETP
Pe : fraction des précipitations stockées dans la zone racinaire (Pluie efficace)
R : ruissellement de l'eau de la pluie
Efficience d’irrigation
 Efficience de l’irrigation à la parcelle (Ep) :

 Efficience du réseau de transport (Et) :

 Efficience globale du réseau (Eg) : Produit de l’efficience à la parcelle et celle réseau.


Eg = Ep × Et

Besoin brute d'irrigation


En tête de parcelle (Bb1) : Les Bb1 (mm) doivent être Calculés pour tenir compte des pertes

d’eau à la parcelle
En tête du réseau (Bb2) : Les Bb1 doivent être calculés pour tenir compte des pertes du réseau

de transport d’eau
Besoin en eau des assolements
Assolement de n cultures, chacune a une superficie Si (ha) et un besoin net Bni (mm), le besoin
net par hectare assolé est :

Besoin de pointe
Besoin correspondant à la période pendant laquelle les besoins en eau sont les plus élevés
Utilisé pour le calcul du débit fictif continu du mois de pointe

Débit fictif contenu du mois de pointe


Le débit fictif continu représente le débit nécessaire pour assurer une irrigation 24 heures sur
24 heures pendant le mois considéré.
C’est le débit continu nécessaire à l’irrigation d’un hectare assolé pendant le mois de pointe :
q =Besoins de pointe/(J x 24 x 3600)
Avec : q est le débit fictif continu en l/s/ha
• J est le nombre de jours du mois considéré
• Utilisé pour le dimensionnement du réseau ’irrigation

Ou bien :
q =V/ (J x 86400 x E)

Avec :
V : volume d’eau à apporter et correspond aux besoins en eau des plantes c'est-à-dire l’ETM ;
J : Nombre de jours de la période considérée ;
E : L’efficience du réseau (rendement du réseau d’irrigation depuis la source jusqu’au dernier
point d’irrigation).
N.B : On peut avoir quatre types de l’efficience du réseau :
► Rendement au temps :
24h/24h → 100 %
12h/12h → 50 %
► Rendement aux pertes au cours de transport :
Exemple : Un rendement aux pertes au cours de transport égale à 90 %, cela veut dire qu’il y
a 10 % d’eau perdue au cours de route.
► Rendement à la parcelle : Un rendement de 80 %, cela veut dire que 20 % de perte au
niveau de la parcelle (Ruissellement – Evaporation) ;
Exemple 1 :
Les besoins journaliers exprimés en mm d’une exploitation agricole (polycultures) sont
mentionnés dans le tableau suivant :

Solution :
1 mm correspond à 10 m3/ ha
Donc pour le blé et pour le mois de juin : 5 mm correspond à 50 m3 / ha Donc 50 × 40 = 2000
m3 (Besoin de blé)
Le volume d’eau d’irrigation d’appoint pour le mois de juin est estimé :
Volume global = V1S1 + V2S2 +........... + VnSn
Avec: V1, V2, V3…………. Besoin mensuel ou journalier en m3 / ha
S1, S2, S3…. Surfaces respectives des cultures en ha
Donc : 50 × 40 + 60 × 30 + 55 × 15 + 35 × 8 + 75 × 5 + 75 × 18 + 30 × 1 =
2000 + 1800 + 825 + 280 + 375 + 1350 + 30 = 6660 m3 / Juin Donc, l’exploitation aura besoin
de 6660 m3 pour survenir au besoin d’irrigation d’appoint pour le mois de juin et pour toutes
les cultures.
Le total des besoins globaux annuel pour toute l’exploitation est égal à la somme des besoins
mensuels.

Exemple 2 :
Pour la culture de blé et une efficience aux pertes de 0,80, calculez le q, sachant que Le besoins
journalier du blé est de 5mm/jour (1mm/jour = 10 m3/ha).
Solution :
On sait que : q =V/ (J x 86400 x E)
On a 5mm/jour = 50 m3/ha = 50 x 103 x 30 = 15 x 105 litres/ha/mois
Donc : q = 15 x 105/ (30 x 86400 x 0,8) = 0,72 l/s
C’est-à-dire, qu’il faut un robinet (source) qui débite 0,72 l/s
Définition du débit caractéristique
Si parmi les débits fictifs « q » continu pour une même culture, on choisit le débit fictif maximal,
on obtient le débit caractéristique ou débit de pointe. Il correspond au mois le plus chaud de
l’année c'est-à-dire le plus déficitaire en eau. Dans le cas de polyculture, on prend le « q » du
mois où l’apport d’eau est maximum pour l’ensemble des cultures pratiquées.
Détermination des doses pratiques (arrosage)
Les plantes n’auront au maximum à leur disposition dans le sol que l’humidité correspondant à
la différence entre le point de rétention et le point de flétrissement.
Exemple :
On étudie un sol qui présente les caractéristiques suivantes :
 Point de rétention : Hr = 0.32
 Point de flétrissement : Hf = 0.17
Solution :
Donc l’eau disponible sera, par mètre cube de sol de : 1m3 (0.32 – 0.17) = 0.15 m3
Cette notion d’eau disponible est très importante, elle est le fondement des arrosages
(irrigation).
Dose maximale (RU)
La dose maximale est la quantité qu’il faudra ramener à la première irrigation à un sol qui est
soumis à une dessiccation prolongée c’est donc la réserve utile.
Dm = (Hr – Hf) ×da × h Avec :
 Dm : Dose max
 h : Profondeur des racines
 da : Densité apparente
N.B : Avant semis, il faut apporter cette dose d’irrigation.
Dose pratique (RFU)
C’est la dose d’eau qu’il faudra ramener à chaque irrigation de sorte que le réservoir sol soit
rechargé à une profondeur « H » sans qu’il n’y ait percolation profonde. Dans la première
irrigation, on ramène un volume égal à la RU, qui sert une réserve pour le sol et la mise en
culture. Par la suite et à chaque irrigation, on ramène aussi un volume (RFU = α RU), et ainsi
pour qu’il y a toujours un volume sécurisant qui reste dans le sol
Dp = α × Dm
Avec :
 DP : Dose pratique
 Dm : Dose max
 0.3 < α < 0.7 (généralement = 2/3 ou 0.5)
Donc : Dp = α × (Hr - Hf) ×da × h
Dose réelle
C’est la dose réelle qu’on doit apporter pour chaque irrigation, elle est calculée en fonction de
la dose pratique :
Donc :
N.B : N doit être un nombre entier.
Exemple :
Un sol a les caractéristiques suivantes :
Hr = 21%
Hf = 9%
α = 0.5 (sol moyen)
Densité apparente = 1.5
Les besoins mensuels de la culture sont de l’ordre de 180 mm et la profondeur racinaire 70 cm.
- Calculer Dm, Dp et la fréquence N.
- Vos conclusions ?

On Sait que : Dm = (Hr – Hf) × da × h


Donc : Dm = (0.21 - 0.09) × 1.5 × 700 = 126 mm = 1260 m3/ha = 1260 000 litres/ha.
Dp = α Dm = 0.5 × 126 = 63 mm = 630 m3/ha
On a : N =Besoins / (Dp) = 180/63 = 2.85 ≈ 3 fois/mois
Conclusion : Si on irrigue avec DP, on dépasse largement les besoins de la culture pendant ce
mois, car : Dp x N = 63 × 3 = 189 mm, sachant que les besoins = 180 mm.
Donc, il y a un excès de 9 mm = 90 m3 /ha
Donc il faut irriguer avec la dose réelle Dr = Besoins/N = 180/3 = 60 mm

Détermination des paramètres pratiques d’arrosage


 Le tour d’eau où espacement d’arrosage
Le tour d’eau est le nombre de jours qui sépare deux arrosages pour une même parcelle, dans
notre exemple le tour d’eau égale à 10 jours. N.B : Pour l’irrigation localisée (goutte à goutte),
la notion de fréquence et tour d’eau n’ont aucun sens (irrigation permanente).
 Le temps d’arrosage
C’est le temps qu’il faudra pour recharger le sol c’est le temps qu’il faut pour ramener la dose
réelle d’arrosage. C’est le temps qu’il faudra pour recharger le sol c’est le temps qu’il faut pour
ramener la dose réelle d’arrosage.

On suppose, qu’on a des asperseurs qui débitent une pluviométrie horaire égale à 12 mm/h.
Donc : t = 60/12 = 5h
N.B : Le poste d’arrosage : c’est le temps de stationnement d’une rampe d’arrosage sur un
même endroit, c’est donc égale au temps d’arrosage.

2.5.3. Le module d’arrosage « Main d’eau » (débit pratique d’arrosage) « m »


Entre le déversement brutal de la dose d’irrigation et l’arrivée continue de l’eau, il faut
rechercher une solution pratique c'est-à-dire un débit d’eau maniable (main d’eau), que l’on
diverse pendant un temps d’une durée raisonnable, sur une parcelle de dimensions telle qu’elle
reçoive pendant ce temps juste la quantité d’eau dont elle a besoin (Dr).
Le module d’arrosage, est le débit d’eau dont l’irrigation dispose pour le déverser sur le sol des
parcelles à irriguer.
Plusieurs facteurs peuvent faire varier la valeur à choisir pour le module à savoir :
 La méthode d’arrosage, plus elle est perfectionnée, plus le module pourra être déduit ;
 L’état du sol et sa pente, on peut choisir un petit module lorsque le sol est bien nivelé, pente
convenable et lorsque la perméabilité n’est pas prédominante.
Il faut, en effet que l’eau qui arrive une parcelle d’une certaine étendue s’infiltre normalement,
sans être totalement absorbée en tête de la parcelle, ni au contraire l’écoulée hors de ses limites.
L’eau doit être absorbée au fur et à mesure de son déversement sur la totalité de la parcelle sans
excès ni insuffisance.
L’unité parcellaire d’arrosage
C’est la surface qui peut être irriguée convenablement par un module. Dans la pratique des
arrosages, on amènera à la tête de chacune des parcelles à irriguer un débit égal au module.
Quelles Dimensions va-t-on donner à ces parcelles, que l’on met en eau successivement et
indépendamment les unes des autres ?
Exemple :
Un robinet qui débite au max 1 l/s sur un sol, à perméabilité de 0.0001 m/s.
Si, on ouvre le robinet à un débit de 0.1 l/s, il va couvrir une surface de « S »

Donc 10m2 qui absorbe un débit de 0.1 l/s.


Si, on ouvre davantage le robinet, la surface sera plus irriguée :

On comprend la nécessité de dimensions des parcelles, à mettre en eau successivement d’une


part en fonction du module et d’autre part selon la perméabilité de chacune des parcelles.
On peut noter, pour une parcelle de surface « S » d’un sol, d’une perméabilité k (m/s), il y a
équilibre entre le module « m » et « k » de toute la parcelle.
S=k×m
Surface globale irriguée par un module « m »
Si, on met à la disposition d’un irrigant un module « m » continu et si le débit fictif continu
moyen qui nécessaire à l’hectare pendant la période (mois) est « q », il peut avec ce module
irriguer une surface globale :
Sg =m/q
Avec :
Sg : surface globale ;
m : module ;
q : débit fictif.
Il répartira cette surface globale « Sg » en unités parcellaires d’arrosage et le nombre « n » de
ces unités parcellaires :
n = Sg/S

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