De nos jours, nous recensons près 55 pourcents de la population mondiale vivant en ville
en 2018, contre seulement 15 pourcents en 1900. Nous pouvons affirmer que l’urbanisation
est un processus majeur qui a donné naissance à un autre phénomène d’une grande
ampleur, à savoir la métropolisation. La métropolisation peut se définir comme étant le
processus de concentration des activités de commandements et des hommes dans les
grandes villes C’est un phénomène de hiérarchisation des territoires.
Pour répondre à cette question, nous verrons successivement la métropolisation à
l’échelle mondiale, un poids grandissant mais inégal puis nous conclurons avec un monde de
plus en plus urbanisé.
I- La métropolisation, un poids grandissant mais inégal
A- La métropolisation, un processus général
De nos jours, la population se concentre dans des villes de plus en plus grandes et
attractives. Les principales raisons pouvant expliquer ce déplacement peuvent être l’exode
rural, l’immigration ou encore la hausse de la population urbaine. En effet, depuis les années
50, la métropolisation évolue plus dans les pays en voie de développement tels que Nigéria,
l’Inde, le Brésil etc… Ces métropoles concentrent justement des richesses, des fonctions de
commandement et des quartiers d’affaires, comme l’illustre l’exemple de du quartier de la
défense à Paris. Quand ces fonctions sont déplacées en périphérie de la métropole, on
appelle ces centres fonctionnels des Edge cities
B- Des lieux de la puissance mondiale
Les villes mondiales sont définies par divers critères tels qu’une forte concentration de la
population, réseau efficace de transports, présence d’infrastructure capables d’accueillir des
évènements internationaux, l’existence de quartier d’affaires etc… Dans cette catégorie, nous
retrouvons les plus influentes, à savoir Paris, Londres, New York et Tokyo. Elles accueillent
des grands centres financiers (Wall Streets à new York), des banques et assurances (la City à
Londres) et des sièges d’organismes internationaux (l’UNESCO à Paris)
C-Un fonctionnement en réseau
Les grandes métropoles constituent un archipel mégapolitain et sont reliées entre elles
pars des réseaux de communication importants. Par exemple les aéroports, ports et
téléports, tout en concentrant les pouvoirs politiques, les relations économiques et la
recherche. Les métropoles les plus proches les unes des autres sont appelées des mégapoles
comme Boswash, la mégapole européenne de Londres à Milan et bien d’autres.
II- Un monde de plus en plus urbanisé
A- Croissance de la population urbaine
L’urbanisation débute en occident dès la révolution industrielle du XIXe siècle. Depuis
2007, la population urbaine mondiale dépasse celle rurale et aujourd’hui plus de 55
pourcents de la population est citadine. D’ici 2050, on estime que ce chiffre atteindra 68 à 75
pourcents.
B- Une croissance inégale
Mais ce taux est variable selon les pays et continents. En effet, il est situé à 82.2
pourcents en Amérique du nord et 74.5 pourcents en Europe pendant que l’Asie et l’Afrique
sont encore situés en dessous des 50 pourcents. Nous avons aussi un pays comme Singapour
qui a un taux d’urbanisation de 100 pourcents tandis que celui du Burundi s’élève à 13
pourcents. Cependant, en 1950, la croissance urbaine était une caractéristique des pays
développés mais elle profite d’avantage aux pays du sud.
C- Les conséquences
L’étalement urbain entraine des problèes logistiques comme la difficulté d’accès aux
services publics (écoles, hopitaux, transports…) et une rareté de l’offre d’emploi. Ce qui
favorise le chomage et la pauvreté. C’est aussi un facteur de progression de la pollution et
d’accumulation des déchets.