Mini-projet
Allumage assisté par plasma
Haythem Ben Hlima Julien Combe
CentraleSupélec
January 27, 2026
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Contexte et objectif du mini-projet
Problématique industrielle :
Chambres de combustion « lean » pour réduire les émissions de NOx .
Température de flamme plus basse ⇒ réactions chimiques ralenties.
Difficulté d’allumage dans certaines conditions opératoires.
Solution émergente : l’allumage par plasma
Décharges électriques à haute tension (NRP : Nanosecond Repetitively Pulsed).
Effets bénéfiques : chauffage ultra-rapide et dissociation de O2 en atomes O.
Génération locale de radicaux qui catalysent l’allumage.
Objectif de l’étude : Modéliser l’allumage par plasma d’une chambre de turbine à gaz H2 /air en
régime pauvre, en utilisant un réacteur parfaitement agité (PSR).
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Plan
1 Chambre de combustion sans plasma
2 Chambre de combustion avec plasma
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Partie 1 — Modélisation de la chambre sans plasma
La chambre est modélisée par un Réacteur Parfaitement Agité (PSR) ouvert.
Hypothèses :
Mélange instantané et homogène.
Pression constante P = 1 bar.
Pas de pertes de chaleur.
Temps de séjour fixé : τ = ρV /ṁ = 10 ms.
Température des gaz frais : T FG = 300 K.
Équations gouvernantes du PSR : (1) et (2)
K K K
!
dT 1 X 1 X X
=− hk ω̇kc Mk + YkFG hkFG − YkFG hk
dt ρCp k=1 τ Cp k=1 k=1
dYk 1 FG M ω̇ c
k k
= Yk − Y k +
dt τ ρ
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Hypothèse d’allumage — Modélisation de l’étincelle
Comment modélise-t-on l’action d’une bougie (spark plug) ?
À t < 0 : Le PSR est rempli de gaz frais à T FG = 300 K.
À t = 0 : Une étincelle dépose son énergie dans le volume.
À t = 0+ (juste après) : On suppose que cette énergie a instantanément et uniformément
chauffé tout le mélange à une température plus élevée :
T (t = 0) = T spark
La composition reste celle des gaz frais : Yk (0) = YkFG .
Rôle dans les équations :
T spark devient la condition initiale pour l’équation de température.
Le terme source chimique hk ω̇kc est alors évalué à T = T spark .
P
Si T spark est suffisamment élevée, les vitesses de réaction (ω̇kc ∼ e −Ea /RT ) sont assez grandes
pour que la production de chaleur dépasse les pertes par convection (terme en 1/τ ).
Pourquoi le mélange s’allume ou non ?
Si T spark trop bas : La production chimique est faible → les pertes convectives refroidissent
le mélange → retour à T FG (échec).
Si T spark assez haut : La production chimique est forte → auto-accélération →
emballement thermique (succès).
min est donc la température seuil où ces deux effets s’équilibrent.
Tspark
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Implémentation numérique — Méthodologie
Architecture du code (MATLAB) :
1 main.m : script principal, gère les paramètres et les boucles de recherche.
2 f_PSR.m : fonction qui calcule les dérivées temporelles (équations du PSR).
3 Bibliothèque de propriétés : lecture des données thermochimiques (H2_thermo.txt) et du
mécanisme cinétique de H2 (H2_chemistry.txt).
Algorithme de résolution :
Intégration temporelle des équations différentielles raides avec ode15s.
Calcul des propriétés à chaque instant : ρ(T , Yk ), Cp (T , Yk ), hk (T ), ω̇kc (T , Ck ).
Critère d’allumage : température finale Tfinal > T FG + 400 K.
Approche pour la recherche des seuils :
Balayage systématique des paramètres (richesse ϕ, température T spark ).
Pour chaque point : simulation complète jusqu’à convergence vers un état stationnaire.
Analyse des deux régimes possibles :
État éteint : retour à la température des gaz frais (≈ 305 K).
État allumé : stabilisation à haute température (> 1800 K).
Identification précise de la transition entre ces régimes.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
min )
Résultat 1 — Température minimale d’allumage (Tspark
Question : Trouver la température initiale minimale T spark pour allumer le PSR à la
stoechiométrie (ϕ = 1).
Méthode :
Essayer avec plusieurs intervalles de plus en plus resserrés T (0) → la température minimale
permettant l’allumage est aux alentours de 1000 K.
Simulation pour une plage de T spark (1000–1005 K).
Condition initiale : T (0) = T spark , Yk (0) = YkFG .
Vérification de l’allumage après 5 temps de séjour.
Résultats numériques :
T spark = 1000 K → ÉCHEC (Tfinal = 304.9 K)
T spark = 1001 K → ÉCHEC (Tfinal = 305.0 K)
T spark = 1002 K → ALLUMAGE (Tfinal = 2318.6 K)
Conclusion :
min
Tspark = 1002 K
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Chambre de combustion sans plasma
min
Visualisation — Allumage avec Tspark
Analyse de la figure :
En haut : Température. Transition brutale vers l’état brûlé (T ≈ 2320 K) après une phase
d’induction.
En bas : Fractions massiques. Consommation de H2 et O2 , production de H2 O, pic
transitoire du radical OH.
Comportement typique d’un emballement thermique réussi.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Résultat 2 — Richesse critique pour Tbr ls < 1850 K
Contrainte environnementale : Limiter les NOx en maintenant Tsteady < 1850 K.
Stratégie numérique :
1 Balayage systématique : ϕ = 0.2 → 1.5 avec pas de 0.05.
2 Forçage de l’allumage : Pour chaque ϕ, on impose T (0) = 2000 K (très élevée) pour
garantir que le régime allumé est atteint s’il existe.
3 Adaptation du temps de simulation :
ϕ < 0.5 : tmax = 2.0 s (chimie lente en mélange pauvre)
ϕ ≥ 0.5 : tmax = 0.5 s (chimie rapide)
4 Extraction de Tsteady : Température à la fin de la simulation (t = tmax ).
5 Identification du régime :
Si |Tsteady − T FG | < 50 K → régime éteint
Sinon → régime allumé
Résultats clés :
Transition nette entre régime éteint (ϕ < 0.3) et allumé (ϕ ≥ 0.3).
Points d’ancrage pour l’interpolation :
ϕ = 0.60 → Tsteady = 1823.4 K (< 1850 K)
ϕ = 0.65 → Tsteady = 1909.8 K (> 1850 K)
Conclusion par interpolation linéaire :
ϕcritique = 0.615
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Visualisation — Richesse critique
Analyse de la courbe :
Pour ϕ < 0.3 : le mélange est trop pauvre, il s’éteint (Tsteady ≈ T FG ).
Entre ϕ = 0.3 et ϕ ≈ 0.6 : Tsteady augmente progressivement.
Au-delà de ϕ ≈ 0.6 : Tsteady dépasse la limite des 1850 K.
Le point ϕcritique = 0.615 correspond exactement à l’intersection avec la ligne rouge.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion sans plasma
Interprétation des résultats (sans plasma)
min = 1002 K) :
1. Seuil d’allumage (Tspark
À la stoechiométrie, une énergie d’étincelle suffisante pour chauffer le mélange à 1002 K est
nécessaire pour déclencher l’emballement.
À 1001 K, les pertes par convection (τ = 10 ms) l’emportent sur la production chimique :
pas d’allumage.
2. Richesse critique (ϕcritique ≈ 0.615) :
Pour respecter la contrainte T < 1850 K, le mélange doit être pauvre (ϕ < 1).
Cette valeur définit le point de fonctionnement optimal : faible émissions de NOx tout en
restant allumé.
3. Limite de l’allumage conventionnel :
L’étincelle classique ne fournit que de la chaleur.
Dans des conditions très pauvres (ϕ < 0.3) ou à faible température, l’énergie requise devient
prohibitive.
⇒ Justification de l’utilisation du plasma qui apporte aussi des radicaux.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Partie 2 — Vers l’allumage assisté par plasma
Les résultats précédents ont mis en évidence une limite fondamentale de l’allumage classique :
nécessité d’un fort préchauffage (Tspark
min > 1000 K),
domaine d’allumage restreint en mélange pauvre,
Pour dépasser ces limites, on introduit un nouveau mode d’activation du mélange : le plasma.
Les décharges NRP (Nanosecond Repetitively Pulsed) permettent :
un dépôt d’énergie extrêmement rapide,
la production directe de radicaux (O, H, OH),
l’initiation des chaînes réactionnelles sans fort échauffement global.
Objectif : intégrer ces effets dans le modèle PSR et quantifier leur impact sur l’allumage.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Modélisation du plasma dans le PSR
Les équations du PSR sont modifiées pour inclure les effets du plasma :
!
dT 1 X 1 Ėp
hk (ω̇kc + ω̇kp )Mk
X X
= − + YkFG hkFG − Yk hk +
dt ρCp k τ Cp k k
ρCp
| {z } | {z } | {z }
Production chimique (combustion + plasma) Convection (entrée/sortie) Dépôt d’énergie plasm
dYk 1 Mk c
= (YkFG − Yk ) + (ω̇k + ω̇kp )
dt τ ρ
| {z } | {z }
Convection Chimie (combustion + plasma)
Interprétation physique des nouveaux termes :
Ėp : Chauffage plasma - puissance volumique déposée par la décharge.
ω̇kp : Activation chimique plasma - taux de production/destruction des espèces par la
décharge (principalement dissociation de O2 ).
Ces termes ajoutent deux mécanismes d’activation au mélange : thermique (Ėp ) et chimique
(ω̇kp ).
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Implémentation numérique de l’impulsion plasma
Problème : Les décharges NRP durent seulement τd = 50 ns, mais notre pas de temps
d’intégration (ode15s) est de l’ordre de la milliseconde.
Solution : Approximation par une rampe triangulaire
Justification numérique :
Impossible de résoudre fidèlement 50 ns avec ode15s (trop raide, pas de temps trop petit).
On étale l’impulsion sur une durée plus longue (rampe montante/descendante).
On divise l’énergie
Haythem par
Ben Hlima, 20Combe
Julien pour garder la même énergie totale déposée.
January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Modèle plasma — Origine physique de la dissociation
D’où vient cette modélisation ?
Le modèle est dérivé d’un bilan énergétique local :
L’énergie disponible pour dissocier O2 dans le volume est : η Ėp
Mais cette énergie ne peut dissocier que les molécules O2 présentes localement
D’où le facteur YO2 /YOf 2 : proportion de O2 restant par rapport au mélange frais
Équation complète :
YO2 p
η Ėp · = ω̇O · (hO − hO2 ) · MO
YOf 2
En réarrangeant :
p Y O2 Ėp
ω̇O =η
YOf 2 (hO − hO2 )MO
Interprétation physique :
YO2 /YOf 2 : disponibilité locale en O2 à dissocier (→ 0 quand O2 est épuisé).
(hO − hO2 ) : énergie de dissociation (498 kJ/mol).
η = 63% : rendement de conversion énergie électrique → énergie de dissociation.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Conséquences physiques de la dissociation
Avec dissociation (η = 63%) :
Production directe d’atomes O très réactifs.
Ces radicaux initient immédiatement les chaînes réactionnelles :
O + H2 → OH + H (étape d’initiation rapide)
Réduction drastique du temps d’induction chimique.
Allumage possible à basse température (T FG = 300 K).
Sans dissociation (η = 0) :
Seul effet : chauffage thermique du mélange.
La chimie démarre uniquement via la loi d’Arrhenius (∼ e −Ea /RT ).
Nécessite un fort préchauffage pour initier les réactions.
Comportement similaire à une étincelle classique améliorée.
Impact théorique sur le mélange :
La dissociation crée un réservoir de O qui sont capable de directement réagir avec le H2.
Elle abaisse l’énergie d’activation effective du processus global.
Résultat : allumage plus rapide et moins sensible à la température initiale.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Allumage plasma — Nombre d’impulsions requis
Évolution du critère d’allumage avec les impulsions plasma
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Allumage plasma — Cinétique de consommation
Consommation de H2 pendant la phase d’allumage
Analyse :
La fraction massique de H2 reste constante pendant les premières impulsions.
À partir de l’impulsion critique (~9), consommation rapide par réactions chimiques.
Témoigne de l’emballement thermique et de la transition vers le régime brûlé (auto-entretien
: T > 1002K).
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Méthodologie numérique pour le volume de décharge
Cadre : Le plasma n’occupe qu’un petit volume cylindrique dans la chambre :
2
d
d = 0.45 mm, L = 5 mm, Vd = π L ≈ 7.95 × 10−10 m3
2
Spécificités par rapport à l’étude précédente :
Échelle de temps différente : Temps de séjour local τ = d/ug (ms), (différent de temps de
séjour global (10 ms)).
Enjeu critique : Les gaz traversent rapidement le volume plasma → la flamme doit s’initier
avant que les espèces activées ne soient évacuées.
Même modèle physique : Équations identiques avec termes plasma, mais appliquées à ce
petit volume isolé.
Implémentation numérique :
Simulation du PSR dans le volume Vd uniquement.
Dissociation O2 pilotée par η (0% ou 63%).
Critères d’allumage successifs :
1 T > 1500 K (emballement thermique)
2 Consommation H2 10% (critère principal)
3 Consommation H2 15% (critère secondaire plus strict)
Recherche de la vitesse maximale ugmax :
Dichotomie sur τ pour trouver le temps de séjour critique τcrit .
Vitesse limite : ugmax = d/τcrit .
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Résultats — Critère 10% de H2 consommé
Valeurs obtenues :
Plasma thermique seul (η = 0) : ugmax = 11.083 m/s (8 impulsions)
Plasma avec dissociation (η = 63%) : ugmax = 11.796 m/s (9 impulsions)
Amélioration relative : +6.4%
Énergie totale : 0.8 mJ vs 0.9 mJ (+12.5%)
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Résultats — Critère 15% de H2 consommé
Valeurs obtenues :
Plasma thermique seul (η = 0) : ugmax = 10.998 m/s (8 impulsions)
Plasma avec dissociation (η = 63%) : ugmax = 11.105 m/s (9 impulsions)
Amélioration relative : +1.0%
Énergie totale : 0.8 mJ vs 0.9 mJ (identique au cas 10%)
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Analyse — Évolution de l’impact de la dissociation
Observation : La différence de vitesse entre η = 0 et η = 63% diminue lorsque le critère de
consommation devient plus sévère.
Interprétation physique :
Critère 10% — Démarrage
Critère 15% — Phase avancée
Phase d’initiation critique.
Réaction déjà bien engagée.
Sans dissociation : Temps d’induction
Température élevée → chimie rapide.
long.
La dissociation ajoute un bénéfice relatif
Avec dissociation : Démarrage immédiat
moindre.
via radicaux O.
Avantage sur le temps d’induction déjà
Impact majeur : La dissociation fait
consommé.
toute la différence.
Explication mathématique :
p YO
ω̇O ∝ f2 vs ω̇kc ∝ e −Ea /RT
|{z} YO2 |{z}
Plasma Chimie
p
Au début : domine (peu de chimie thermique).
ω̇O
Plus tard : T augmente → ω̇kc explose → contribution relative du plasma diminue.
Conclusion : L’avantage du plasma est maximal pour initier la combustion (réduction du temps
d’induction). Une fois la réaction lancée, son bénéfice relatif s’atténue face à la chimie thermique
qui prend le dessus.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Comparaison visuelle des critères 10% et 15%
Analyse :
Gain visible avec dissociation pour critère 10%
Performances convergentes pour critère 15%
Nombre d’impulsions stable (8-9) malgré variations
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Analyse — Sensibilité différente aux critères
Résultats observés :
Sans dissociation (η = 0) : Différence de seulement 0.8%
Avec dissociation (η = 63%) : Différence de 5.9% entre les mêmes critères
Interprétation : Deux mécanismes de progression distincts
Allumage chimique (η = 63%)
Allumage thermique (η = 0)
Activation par radicaux O.
Activation par chauffage seul.
Progression plus linéaire avec
Progression exponentielle une fois accumulation des impulsions.
amorcée (Arrhenius).
Chaque impulsion apporte un boost
Entre 10% et 15% : phase modéré.
d’emballement rapide.
Atteindre 15% vs 10% nécessite plusieurs
Ajouter 5% de consommation prend très impulsions supplémentaires.
peu de temps.
p YO
ω̇ ∝ e −Ea /RT (raide) ω̇O ∝ f 2 (progressif)
YO2
Conclusion : L’allumage thermique est peu sensible à l’avancement de la réaction (progression
exponentielle rapide). L’allumage chimique est plus sensible (progression accumulative linéaire).
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Analyse énergétique comparative
1. Énergie requise pour allumer SANS plasma :
Volume de décharge : Vd = 7.95 × 10−10 m³
Chauffage de T FG = 300 K à Tspark
min = 1002 K :
Ethéorique = ρVd Cp ∆T ≈ 0.8 mJ
Chauffage à T = 1500 K (critère thermique) :
E1500K = ρVd Cp (1500 − 300) ≈ 1.4 mJ
2. Énergie déposée par le plasma :
Énergie par impulsion : Ed = 0.1 mJ
Avec dissociation (η = 63%) : 9 impulsions → Eplasma = 0.9 mJ
Sans dissociation (η = 0) : 8 impulsions → Eplasma = 0.8 mJ
3. Comparaison énergétique :
Scénario Énergie requise Énergie plasma
Chauffage à 1002 K 0.8 mJ 0.8 − 0.9 mJ
Chauffage à 1500 K 1.4 mJ 0.8 − 0.9 mJ
Observation : L’énergie déposée par le plasma est du même ordre de grandeur que l’énergie
théorique minimale nécessaire.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Performance et adaptabilité industrielle
Vitesses opérationnelles turbines à gaz : 20–40 m/s
Résultats plasma standard (Ed = 0.1 mJ) :
ugmax ≈ 10–12 m/s (partie basse de la plage)
Stabilité : contrôle actif contre l’extinction
Mélanges pauvres possibles (réduction NOx )
Scénario en situation industriel (ug = 30 m/s) :
Plasma actuel : échec
Méthode : raisonnement inverse, pour ug = 30 m/s on cherche l’énergie à apporter par
impulsion pour allumer le mélange
Solution : Ed = 0.23 mJ (×2.3)
Résultat : critère 10% atteint, allumage possible
Adaptabilité du système :
Modulation en temps réel selon régime turbine
Couverture complète 10–40 m/s
Système unique, pas de modification hardware
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026
Chambre de combustion avec plasma
Conclusion générale
Apports principaux du plasma :
1. Réduction drastique du temps d’induction
Allumage à 300 K vs 1002 K requis sans plasma.
Initiation chimique immédiate via O (η = 63%).
Tolérance à la convection (écoulement plus rapide sans que la flamme s’éteigne).
2. Élargissement du domaine d’allumage
Fonctionnement possible à ϕ = 0.615.
Réduction des émissions de NOx par combustion plus pauvre.
Compatible avec les normes environnementales strictes.
3. Deux mécanismes distincts selon η
η = 0 : Allumage thermique exponentiel (Arrhenius) → progression rapide.
η = 63% : Allumage chimique plus linéaire → sensible à l’avancement.
4. Perspective industrielle réaliste
Vitesses typiques turbines : 20 − 40 m/s.
Notre ugmax ≈ 12 m/s nécessite optimisation.
Haythem Ben Hlima, Julien Combe January 27, 2026