MC As
MC As
Polycopié pédagogique
MATERIAUX DE CONSTRUCTION
Année Universitaire
2024/2025.
Préface
Chapitre IV : Le mortier___________________________________________________________ 57
IV.1. Introduction __________________________________________________________________ 57
IV.2.Définition _____________________________________________________________________ 57
IV.3. Classification des mortiers _______________________________________________________ 57
IV.4. Les propriétés physiques et mécaniques des mortiers _________________________________ 58
IV.5. Propriétés des mortiers _________________________________________________________ 58
[Link] résistance mécanique __________________________________________________________________59
IV.5.2. Fluidité d'une pâte de mortier _____________________________________________________________59
[Link] pouvoir de retenir de l’eau (Hydrophilic) __________________________________________________60
IV.5.4. Composition des mortiers ________________________________________________________________60
[Link] liants _________________________________________________________________________61
[Link] sables ________________________________________________________________________61
[Link] adjuvants _____________________________________________________________________62
[Link] ajouts ________________________________________________________________________62
[Link] différents types de mortiers ___________________________________________________ 63
IV.6.1. Les mortiers de ciment ___________________________________________________________________63
[Link] mortiers de chaux ____________________________________________________________________63
[Link] mortiers bâtards______________________________________________________________________63
[Link] mortiers fabriqués sur chantier _________________________________________________________63
[Link] industriel ________________________________________________________________________63
[Link]éristiques principales des mortiers ____________________________________________ 64
IV.7.1. Ouvrabilité _____________________________________________________________________________65
IV.7.2. Prise___________________________________________________________________________________66
IV.7.3. Résistances mécaniques __________________________________________________________________67
IV.7.4. Retraits et gonflements __________________________________________________________________69
L'utilisation des matériaux pose la question du choix du matériau le mieux adapté aux
applications envisagées. Les critères de choix des matériaux doivent porter sur trois critères
principaux : [1]
[Link]
La réussite d’un projet de construction dépend d’un facteur essentiel : les bons
matériaux. L'évolution humaine et notre niveau de vie ont été influencés par notre choix de
matériaux dans la construction des bâtiments. En fait, la plupart des matériaux utilisés
aujourd’hui l’étaient il y a 400 ans.
Récemment, des matériaux plus modernes sont apparus sur le marché grâce à des
investissements continus et à la recherche de technologies avancées. Sans ces matériaux,
on pourrait se demander où en seraient nos infrastructures aujourd’hui sans oublier nos
futures habitations.
I.3.Définitions
Les matériaux de construction regroupent tous les matériaux entrant dans la
construction de structures en béton armé et métalliques et largement utilisés dans
les travaux publics (routes, ponts, aéroports, etc.). Avant d'utiliser un matériau de
6
Chapitre I Généralités sur les matériaux de construction
- Conditions d’utilisation :
- Environnement (Milieu chimique, Température) ;
- Durée de vie.
- Caractéristiques et propriétés des matériaux
- Propriétés intrinsèques du matériau ;
- Propriétés physico-chimiques et mécaniques ;
- Procédé : Elaboration, mise en œuvre ;
- Disponibilité et coût.
- Pierres - Enduits
- Métaux
- Terres cuites - Peintures
- Polymères
- Bois - Bitumes , ec...
- Céramiques
- Béton
- Métaux , etc.....
7
Chapitre I Généralités sur les matériaux de construction
- Métaux et alliages
- Polymère
- Céramique
[Link] pratique
Dans la construction, les matériaux sont classés selon leur utilisation et leurs
principales propriétés comme suit :
9
Chapitre II Les granulats
10
Chapitre II Les granulats
• Concassage :
Opération primordiale (granulats concassés), et moins intéressante (granulats
alluvionnaires).
Les concasseuses à mâchoires sont des machines primaires à simple fonction,
équipées d'un système oscillant. Débit en fonction du matériau : jusqu'à 15
tonnes par heure.
11
Chapitre II Les granulats
• Criblage :
Criblage se fait sur tamis (granulats concassés) mais il s’effectue sous l’eau
(granulats alluvionnaires).
Le cribleur -laveur sépare les plus gros éléments du reste de la roche. Ces
éléments les plus gros vont être subi un 2 éme concassage.
12
Chapitre II Les granulats
13
Chapitre II Les granulats
- Solidarisés avec un liant : le ciment pour le béton et les mortiers, le bitume pour
les enrobés.
Figure II.7 : Différents domaines d’utilisation des granulats avec et sans liant
14
Chapitre II Les granulats
Normes et Références
A. Procédure
B. Calculs et Résultats
15
Chapitre II Les granulats
La figure II.8, présente une courbe granulométrique, un graphique utilisé pour étudier la
distribution et la répartition des tailles des particules dans un sol. L'analyse technique de
cette courbe repose sur deux axes principaux :
o Abscisses : Taille des particules (mm et µm), divisée en catégories : cailloux,
graviers, sables (gros et fins), limon, argile.
• Pour le sol étudié, l'analyse de la nature révèle une transition progressive entre
particules grossières et fines, caractérisant un sol mixte bien gradué. Ces propriétés
sont utiles en géotechnique pour évaluer la perméabilité, la stabilité et la compacité.
Les coefficients d'uniformité (Cu) et de courbure (Cc) offrent une caractérisation
précise.
16
Chapitre II Les granulats
• Les paramètres clés de ce graphe est : D10, D30, D60 indiquent la finesse et la
granulométrie dominante.
17
Chapitre II Les granulats
o Les variations entre les courbes montrent les différences dans les distributions
granulométriques des échantillons.
▪ La pente est faible, ce qui indique une granulométrie peu variée (sols
uniformes).
o Courbe 3 et 4 :
▪ Ces courbes montrent des sols riches en sables (gros sable et sable
fin).
o Courbe 5 et 6 :
▪ La pente est plus raide dans la zone des particules fines, suggérant
une granulométrie homogène pour ces fractions.
Méthodes utilisées :
o Les particules grossières (> 80 µm) sont analysées par tamisage mécanique
(NF P94-056).
o Les particules fines (< 80 µm) sont analysées par sédimentométrie (NF P94-
057).
Commentaire
Caractéristiques des sols :
o Les courbes montrent une large variété de sols allant des sols grossiers
(graviers et cailloux) aux sols très fins (limon et argile).
o Les sols associés aux courbes 1 et 2 pourraient être utilisés pour des
applications nécessitant une bonne stabilité mécanique, comme les remblais
ou les couches de fondation.
o Les sols associés aux courbes 5 et 6 sont moins drainants et pourraient être
adaptés à des applications où une faible perméabilité est souhaitée, comme
les barrières d’étanchéité.
18
Chapitre II Les granulats
o Les courbes avec une pente raide (ex. 5, 6) indiquent une granulométrie
uniforme.
o Les courbes avec une pente douce (ex. 3, 4) révèlent une granulométrie
étalée, adaptée pour des mélanges bien gradués.
Applications pratiques :
o Les sols granulaires (1, 2, 3, 4) sont idéaux pour les constructions
nécessitant un bon drainage et une forte résistance au cisaillement.
Recommandations :
Le module de finesse est calculé en tamisant une quantité de sable à travers une série
de tamis normalisés et en additionnant les pourcentages cumulés de matériau retenu sur
chacun de ces tamis, puis en divisant cette somme par la relation de la formule II.1 :
.
cumul des pourcentages retenus
Mf = … … … … … … … (II. 1)
100
Selon la norme :
1
𝑀𝑓 = ∑ Refus cumulés en % des tamis {0.16 – 0.315 – 0.63 – 1.25 – 2.5 – 5} … . . … (II. 2)
100
Cependant la Norme Européenne (EN 12620) adaptée ici donne le (FM) comme suit :
19
Chapitre II Les granulats
1
Mf = ∑ Refus cumulés en % des tamis {0.125 – 0.25 – 0.50 – 1 – 2 – 4} … … … . . … (II. 3)
100
Si plusieurs sables sont disponibles, il est possible d’utiliser la règle d’Abrams afin
d’avoir un module de finesse optimal 𝑴𝒇opt = 2,5 (Normalement comprise entre 2.2 et 2.8 :
recommandé pour avoir un bon béton. En supposant par exemple que deux sables seront
mélangés : un sable S1 de module de finesse 𝑴𝒇1 =4.02 et un sable fin S2 de module de
finesse 𝑴𝒇2 = 2.16 afin d’obtenir un « nouveau » sable de module de finesse 𝑴𝒇opt =2.5.
Les proportions des deux sables devront être calculés selon les relations des formules II.4
et II.5 :
Mfopt − Mf2
Proportion du sable S1 = … … … … … (II. 4)
Mf1 − Mfopt
Mf1 − Mfopt
Proportion du sable S2 = … … . . … … (II. 5)
Mf1 − Mf2
(4,02−2,5)
Soit 𝑆2 = (4,02−2,16) = 0,82, donc 82% de sable S2 et 18% du sable S1.
Cet essai est un peu délicat car il y a une influence du tassement, donc il faut refaire
l'essai plusieurs fois. Faire la moyenne des valeurs obtenues. A cet effet, plus le nombre
des essais est important plus le résultat obtenu est fiable (la moyenne calculée des résultats
devient plus représentative). Il s'agit de prendre le sable des deux mains en formant un
entonnoir. Placer les mains à dix centimètres environ du bac de mesure. Faire tomber le
sable, ni trop vite, ni trop lentement, jusqu'à débordement du matériau du bac. Araser à la
règle et peser le contenu. Refaire l'essai trois fois et prendre comme masse volumique
apparente du sable la moyenne de trois valeurs.
21
Chapitre II Les granulats
- Balance de précision.
- Cylindre de mesure de volume connu.
- Sable à tester.
Procédure :
1. Préparation du sable :
2. Remplissage du cylindre :
3. Pesée :
22
Chapitre II Les granulats
Vapp M
p
La masse volumique absolue (ou masse spécifique) d'un matériau est la masse par unité
de volume des particules solides, excluant les vides entre les grains. Elle constitue une
propriété essentielle pour divers calculs dans le domaine de la construction et du génie civil.
Matériel nécessaire :
Procédure :
1. Préparation du sable :
2. Remplissage du pycnomètre :
23
Chapitre II Les granulats
4. Calculs :
La différence de masse d'eau déplacée par le sable donne le volume du sable selon la
relation de la formule II.8 :
𝑚5
𝑉𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑉𝑝𝑦𝑐 − … … … … … . (𝐼𝐼. 8)
𝜌𝑒𝑎𝑢
L´échantillon à étudier doit être recouvert de paraffine afin d´être protégé contre la
pénétration de l´eau. Ensuite, nous procéderons à leur pesée dans l´eau.
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Chapitre II Les granulats
ρ Ms
abs= ………………( II.10)
(Ms+p.−M(S+P)L gp
−
1 γp
gp
- : Volume de la parafine
γp
Masse volumique
Dapp = ……………….(II.12)
Masse volumique de l′eau
25
Chapitre II Les granulats
Exemple :
Une caisse de volume totale V= 1m3 est pleine de gravier dont la masse nette est de
1520 Kg ; les grains constituants occupent un volume réel V 0 =0.600 m3 (volume de la
matière pleine).
• Le volume des vides entre les grains est calculé par la relation suivante :
VV = V − V0
VV = 1 − 0.600 = 0.400 m3
VV = 0.400 m3
• La masse volumique de ce granulat est de 1520Kg/ m3
M 1520
ρab = = = 1520 kg/m3
Vabs 1
26
Chapitre II Les granulats
- La nature de la roche : les grains peuvent peser plus ou moins lourd, Ainsi le
quartz pèse ~2.65 g/cm³ tandis que l’aragonite pèse ~2.9 g/cm³
- Le taux d’humidité : le sable peut être sec pèse moins lourd que le
sable mouillé
Exemple : sable sec ~1,6 tonnes contre ~1,9 à 2 tonnes/m 3 pour un sable
mouillé
- Le compactage : un sable compacté (dans un sac ou autre) est plus lourd
qu’un sable non compacté. Exemple : sable non compacté 1,4 tonnes /m3 et
sable compacté ~1,7 tonnes /m3
- La granulométrie : la matrice granulaire (variété de grains) peut influer sur le
poids du sable.
De petits matériaux peuvent occuper l’espace entre les grains, au lieu du vide. Cela
augmente le poids.
27
Chapitre II Les granulats
M1 − M2
Imp = . 100(%) … … … … … … … (II. 13)
M1
Cet essai est normalisé et fourni une valeur numérique prenant en compte
directement de la propreté du gravier. La présente norme fixe la valeur 2% qui est le seuil
de propreté acceptable du gravier, donc Imp 2%.
28
Chapitre II Les granulats
29
Chapitre II Les granulats
Cet essai est une mesure indirecte de la surface spécifique des grains solides par
adsorption d’une solution de bleu de méthylène jusqu’à saturation. En d’autres termes, il
exprime la quantité de bleu de méthylène pouvant être absorbée par les surfaces des
particules de sols.
Elle peut également être évaluée par l’essai au bleu de méthylène (VB) – plus la
valeur de VB est petite, plus les sables sont propres. Le bleu de méthylène est adsorbé
préférentiellement par les argiles, les matières organiques et les hydroxydes de fer. La
valeur de bleu (VB) exprime la quantité de bleu de méthylène adsorbée par 100 g de fines
V
VBS = … … … … … … … (II. 15)
m
𝑉𝑣𝑖𝑑𝑒
𝑃= × 100(%) … … … … … (II. 16)
𝑉𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
30
Chapitre II Les granulats
𝑉𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒
𝑐= × 100(%) … … … … … (II. 17)
𝑉𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
A. à l’état lâche :
C = 1 − 𝑃𝐿 … … … … . . (II. 19)
B. à l’état compacte :
C = 1 − 𝑃𝐶 … … … … . (II. 20)
Pour les granulats courants on peut admettre que la compacité en vrac est de l’ordre de
0.7 à 0.6 pour les sables et de 0.65 à 0.55 pour les graviers
Exemple :
Supposant que l’on soit présence d’un granulat alvéolaire (argile expansive par
exemple). Si la masse nette d’1m3 de ce granulat (non tassé) est de 460 k, on dira que sa
masse volumique est de 460kg/m3 et sa densité apparente est 0.46. Si les grains occupent
dans ce m3 un volume réel de 525 l (non compris les vides entre eux)
1. La masse volumique par grain est 460 / 0.525 = = 880 𝑘𝑔/𝑚3
2. La densité absolue est de 0.88 Si dans un grain de volume des pores ou alvéoles
est de 65%,
3. La compacité d’un grain sera : 𝑐 = 1 − 65
100 = 0.35 (rapport du volume de matière pleine ou volume totale du grain).
4. La densité absolue de la matière argileuse constituant le grain sera : 0.88/0.35 =
2.52 ;
c’est approximativement la masse spécifique pleine (argile) non compris pores et
alvéoles.
31
Chapitre II Les granulats
Il est admis pour les bétons d’ouvrages d’art de résistance f28 36MPa ou pour les
bétons de bâtiments, dont f28 60MPa, G 20.
Est le pouvoir d’un matériau d’absorber et de retenir l’eau. Elle se caractérise par la
quantité d’eau absorbée par un matériau sec entièrement immergé et s’exprime en pour
cent de la masse (capacité d’absorption massique) ou du volume (capacité d’absorption
volumique) d’un matériau sec , Il est déterminé selon la norme NF EN 1097-6, et calculé
selon la formule suivante : [7] .
Mh − Ms
Ab (%) = . 100 … … … … … … … (II. 21)
Ms
Mh − Ms Me
W (%) = . 100 = . 100 … … … … … … … (II. 22)
Ms Ms
32
Chapitre II Les granulats
II.11. Le foisonnement
Le foisonnement des terres lors d'un terrassement équivaut à une augmentation de
volume des matériaux après excavation. Donc le foisonnement est un phénomène
d’augmentation de volume. Cette augmentation se produit lorsqu’on réalise un terrassement
ou une tranchée en retirant (excavant) les matériaux du sol.
Le volume initial de sol en place (V 0) est inférieur au volume de sol obtenu après
excavation. C’est ce volume final qu’on appelle volume foisonné (Vf).
L’augmentation de volume entre V0 et Vf s’explique par l’apparition de vide partiel
provoquée par la décompression des matériaux.
L’augmentation de volume est variable et peut dépendre de paramètres extérieurs
comme l’humidité du sol. On retient que cette augmentation se calcule en fonction du
matériau excavé, et peut varier de 10 à 40 % du volume initial en place.
33
Chapitre II Les granulats
Vf = VP x Cf . … … … … … … … (II. 23)
Figure II.13 : Schéma explicatif montrant le volume de foisonnement estimé Lors des
travaux de terrassement
34
Chapitre II Les granulats
35
Chapitre III Les liants
36
Chapitre III Les liants
- Selon leur composition, les liants peuvent être classés en deux grandes
familles : les liants organiques et les liants minéraux ;
- Les liants hydrauliques sont ceux qui peuvent durcir et se conserver aussi bien dans
l’eau qu’à l’air libre (ex : les ciments naturels et artificiels).
- Les liants aériens : On appelle liants aériens les matières qui peuvent
passer à l’état pierreux , se conserver pendant une longue durée et augmenter de
résistance à l’air libre ( ex : la chaux aérienne , plâtre ) .En présence d’une humidité
élevée les liants aériens perdent partiellement voire complètement leur résistance
mécanique ce qui limite leur domaine d’utilisation.
Les liants
Les liants minéraux
organiques
les liants
Les huiles sont les liants hydrauliques
Les liants Les résines
hydrocarbonés employées pour aériens
: bitumes, polymères ; leur pouvoir
goudrons siccatif :
huile de
lin,…etc
37
Chapitre III Les liants
Elle réagit au contact de l'eau avec un fort dégagement de chaleur puis se transforme
en une poudre blanche appelée chaux éteinte.
38
Chapitre III Les liants
Ainsi la chaux ne peut durcir qu’en contact avec l’air (gaz carbonique).
39
Chapitre III Les liants
- Assèchement : La chaux vive est épandue sur les sols humides afin de diminuer
leur teneur en eau et faciliter ainsi le travail des engins de terrassement.
- Stabilisation : La chaux vive, mélangée aux sols argileux, se combine
chimiquement avec ces derniers. L'argile passe alors d'une consistance
plastique à une consistance grenue, stable et très peu sensible à l'eau.
40
Chapitre III Les liants
- Stockage : La chaux vive doit être stockée dans des dépôts ou sacs hermétiques.
La chaux éteinte est moins sensible mais elle doit être stockée dans des
dépôts ou sacs fermés.
%CaO
m = %(SiO …………………..(III.1)
2 +Al2 O3 +Fe2 O3 )
Exemple :
Elément en (%) SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O P.F
Chaux 21.08 6.13 3.10 61.45 1.2 0.11 1.54 0.23 4.44
41
Chapitre III Les liants
%CaO 61.45
m= = = 2.03
%(SiO2 + Al2 O3 + Fe2O3) 21.08 + 6.13 + 3.10
Selon la valeur de m = 2.03, la valeur est comprise entre 1.7 et 9 et suite à la
classification des liants selon module hydraulique, notre liant est de type : Chaux
hydraulique.
Exemple :
Elément en (%) SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O P.F
Chaux 21.08 6.13 3.10 61.45 1.2 0.11 1.54 0.23 4.44
42
Chapitre III Les liants
Les ciments courants sont élaborés à partir d’un mélange d’environ 80% de calcaire
et 20% d’argile, mélange qui est progressivement chauffé à une température voisine de
1450°C, puis brusquement refroidi. Au cours de ces opérations, s’enchaînent plusieurs
réactions chimiques. Il en résulte le clinker qui, mélangé avec du gypse et éventuellement
avec d’autres produits, puis finement broyé, donne le ciment.
La résistance chimique des ciments est d'autant meilleure que leur indice est plus élevé.
𝐶𝑎𝑂
1.40 < < 1.45
𝑆𝑖𝑂2
43
Chapitre III Les liants
𝐴𝑙2 𝑂3
0.45 < < 0.50
𝑆𝑖𝑂2
Exemple :
Elément en (%) SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO MgO SO3 K2O Na2O P.F
Chaux 21.08 6.13 3.10 61.45 1.2 0.11 1.54 0.23 4.44
• Extraction et concassage
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Chapitre III Les liants
Les matières premières sont extraites de carrières généralement à ciel ouvert. Les
blocs obtenus sont réduits, dans des concasseurs situés généralement sur les lieux
mêmes de l’extraction, en éléments d’une dimension maximale de 150 mm.
Les grains de calcaire et d’argile sont intimement mélangés par broyage, dans des
proportions définies, en un mélange très fin, le « cru ». À ce niveau, des corrections de
composition peuvent être effectuées en incorporant, en faible proportion, de la bauxite, de
l’oxyde de fer, etc. Le mélange cru est préparé automatiquement en fonction de la technique
de fabrication utilisée.
• La voie sèche
• Le cru
La préparation du cru par voie sèche, est la plus utilisée en France. Elle comporte
les phases suivantes :
45
Chapitre III Les liants
• La cuisson
Le cru est ensuite cuit dans un four rotatif légèrement incliné dont les
dimensions sont de l’ordre de 5m de diamètre et de 80 à 100m de longueur.
Le cru est introduit dans un four pour y être cuit à une température comprise
entre 1400 et 1500°C. La cuisson, qui génère des émissions de CO2, permet
la transformation du cru en clinker.
A. Le refroidissement
Cette opération a pour but d’abaisser la température du clinker qui est de l’ordre de
1200 à 1450°C à la sortie du four à environ 50/250°C suivant les types de refroidisseurs.
B. Le broyage
Le broyage est réalisé en continu dans des broyeurs alimentés à partir des stocks de
clinker et des différents constituants et ajouts.
Le broyage a pour objectif, d’une part de réduire les granules de clinker en poudre,
d’autre part de procéder à l’ajout de gypse (dont le rôle est de réguler la prise), ainsi qu’à
46
Chapitre III Les liants
celui des éventuels autres constituants (filler calcaire, laitier, cendres…), ce qui permet
d’obtenir les différents types de ciments normalisés.
- Préparation du cru ;
- Cuisson ;
- Broyage et conditionnement
47
Chapitre III Les liants
- Zone de séchage.
48
Chapitre III Les liants
- Zone de décarbonatation.
- Zone de clinkerisation.
La partie supérieure du four est revêtue de chaînes marines pour améliorer les
échanges caloriques entre la pâte et les parties chaudes du four. Le clinker chaud (environ
600-1200 °C) passe ensuite dans des refroidisseurs (à grille, à ballonnets) qui ont une
influence sur les propriétés du clinker. Après cela, le clinker doit être broyé finement avec
du gypse (environ 5%) pour régulariser la prise. Le broyage est une opération coûteuse en
raison de la dureté du clinker et du rendement énergétique des broyeurs. Les broyeurs à
boulets sont utilisés et le ciment atteint une température élevée (160°C), nécessitant un
arrosage extérieur. Selon la méthode de broyage (circuit ouvert ou circuit fermé), le clinker
est réduit en poudre et le gypse est ajouté pour réguler les propriétés du ciment portland.
Enfin, le ciment est refroidi à environ 65 °C avant d'être stocké dans des silos.
49
Chapitre III Les liants
50
Chapitre III Les liants
51
Chapitre III Les liants
Le clinker contient encore en faibles quantités, sous forme de solution solide ou pris
dans des combinaisons complexes, des alcalis (Na 2O, K2O), de la magnésie (MgO),
diverses traces de métaux.
La qualité finale est évaluée par des modules et des indices, c'est-à-dire des
valeurs calculées à partir de la composition. [11]
CaO
LSF = ……………..(III.4)
2.8.SiO2 +1.1.Al2 O3 +0.7.Fe2 O3
Le module silicique de Kühl est compris entre 1.5 et 5. Une valeur élevée
correspond à une valeur élevée de silice au détriment des agents fondants. Une valeur
faible provoque un croûtage excessif dans la zone de clinkérisation et nuit à la bonne
marche du four.
SiO2
MS = …………………..(III.5)
Al2 O3 + Fe2 O3
Al2 O3
AF = ………………………(III.6)
Fe2 O3
SiO2 +Al2 O3
HI = ………………………(III.7)
CaO+ MgO
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Chapitre III Les liants
Les composants sont exprimés en moles et non en pour-cent. L’indice d‘hydraulicité de Vicat
est compris entre 0.4 et 0.5.
CaO
LSF = [Link] ……………(III.8)
2 + 1.18.Al2 O3 .0.65.Fe2 O3
Le facteur de saturation de Lea et Parker est compris entre 0.85 et 1.0. Il se présente
aussi sous la forme LSF = 100 x CaO / (2.8 x SiO2 + 1.18 x Al2O3 + 0.65 x Fe2O3). (I.12)
Il est alors compris entre 85 et 100.
53
Chapitre III Les liants
Lorsque leur teneur en masse excède 5% ce sont des constituants principaux, sinon
ils sont appelés constituants secondaires.
54
Chapitre III Les liants
6 à 35
CEM II 19 65 à 94 0à5
S/D/P/Q/V/W/T/L/LL
• K : Clinker
• S : Laitier de haut fourneau
• D : Fumée de silice
• P : Pouzzolanes naturelles
• Q : Pouzzolanes naturelles calcinées
• V : Cendres volantes siliceuses
• W : Cendres volantes calciques
• T : Schiste calcinée
• L et LL : Calcaire
55
Chapitre III Les liants
56
Chapitre IV : Le mortier
Chapitre IV : Le mortier
IV.1. Introduction
Les mortiers constituent la principale catégorie de matériaux employés pour exécuter
les fondations et les murs en agglomérés. Le mortier lie les agglomérés pour former une
structure robuste, monolithe et durable. Les mortiers sont également l'une des catégories
de matériaux de revêtement qu'on emploie sur les surfaces extérieures et intérieures des
murs (enduits). Enfin, les mortiers sont très employés pour fabriquer les pierres artificielles
à base de liants. [14].
IV.2.Définition
On appelle mortier, le mélange durci d’un liant, d’un agrégat sin (sable) et d’eau.
D’après sa composition un mortier n’est autre chose qu’un béton à grains fins ; il est donc
soumis aux mêmes lois que les bétons. Parmi la grande variété des mortiers, certains
d’entre eux ont beaucoup de trais communs. Ceci permet de subdiviser tous les mortiers
en groupes.
57
Chapitre IV : Le mortier
Le choix de l’espèce du liant est fait suivant la destination du mortier, les exigences
requises, les conditions de température et d’humidité pendant le durcissement et les
conditions d’exploitation du bâtiment. [7]
Les propriétés physiques et mécaniques est faite suivant deux indices prépondérants :
résistance mécanique et non-gélivité qui caractérise la longévité du mortier. D'après la
résistance à la rupture par compression (en kgf/cm2) les mortiers se subdivisent en 9
classes de résistance, de 4 à 300. D’après le degré de non-gélivité, en cycles gel-dégel, les
mortiers se subdivisent en 9 classes Rg de 10 à 300.
58
Chapitre IV : Le mortier
C kgf⁄
R m = 0.25R c ( − 0.4) en cm2 … … … … … … . (IV − 1 )
E
K : est un coefficient valable pour le sable fin de 0,5 à 0,7 ; pour le sable moyen, il est de 0,8
et pour le sable grossier, il est de 1,0 ;
La fluidité d'une pâte de mortier est le pouvoir que possède cette pâte de se répandre
sous son propre poids ou sous l'effet de forces extérieures. [14]
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Chapitre IV : Le mortier
Le pouvoir de retenir de l’eau peut être augmenté par introduction des plastifiants
minéraux et organiques.
- Eau
- Sable
- Adjuvants
[Link] liants
Généralement, on peut utiliser :
[Link] sables
Normalement, les sables utilisés sont les sables appelés “sable normalisé”. Les
sables de bonne granulométrie doivent contenir des grains fins, moyens et gros. Les grains
fins se disposent dans les intervalles entre les gros grains pour combler les vides. Ils jouent
un rôle important : Ils réduisent les variations volumiques, les chaleurs dégagées et même
le prix. Les dosages se feront en poids plutôt qu’en volume comme c’est souvent le cas, afin
d’éviter les erreurs de dosage, par suite de l’augmentation de volume de sable humide.
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Chapitre IV : Le mortier
Certains sables sont à éviter, notamment les “sables à lapin”, généralement très fins,
les sables crus qui manquent de fines et les sables de dunes ou de mer qui contiennent des
sels néfastes pour les constituants des ciments, par contre ils doivent être propres.
Le diamètre maximum des grains de sable utilisés pour les mortiers est:
[Link] adjuvants
Les adjuvants sont des produits chimiques que l’on utilise dans le cas des bétons. Ils
modifient les propriétés des bétons et des mortiers auxquels ils sont ajoutés en faible
proportion (environ de 5% du poids de ciment). Les mortiers peuvent comporter différents
types d’adjuvants :
Dans tous les cas des soins particuliers doivent être pris afin d’obtenir des mortiers sans
ressuage, homogènes d’une gâchée à l’autre.
[Link] ajouts
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Chapitre IV : Le mortier
Le sable est généralement dosé en poids (ce qui est préférable), soit en volume (cas
des petits chantiers). Dans ce dernier cas, il est très important de tenir compte du
phénomène de foisonnement des sables.
[Link] industriel
Ce sont des mortiers que l’on fabrique à partir de constituants secs, bien
sélectionnés, conditionnés en sacs, contrôlés en usine et parfaitement réguliers. Pour
utiliser ce type de mortiers, il suffit de mettre la quantité d’eau nécessaire et malaxer pour
ensuite les mettre en œuvre.
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Chapitre IV : Le mortier
Les mortiers peuvent contenir des liants et des sables variés ainsi que certains
adjuvants et éventuellement des colorants.
- Ouvrabilité ;
- Prise ;
- résistances mécaniques ;
- Retraits et gonflements, etc.
Pour pouvoir évaluer les caractéristiques des mortiers on prend souvent comme
référence le mortier 1/3 composé en poids de : une partie de ciment et de 3 parties de sable
normalisé dont les grains s’échelonnent de 80 microns à 2 mm et passent dans un fuseau
bien déterminé et 0,45 partie d’eau.
Ce mortier est malaxé et mis en place dans des moules métalliques suivant des
méthodes normalisées. On fait sur ce mortier des essais rhéologiques et éventuellement la
prise et la chaleur d’hydratation. Beaucoup d’essais de laboratoires se font sur les prismes
de 4 x 4 x 16 cm (résistances mécaniques, retrait, gonflement, absorption capillaire,
résistances au gel et aux eaux agressives).
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Chapitre IV : Le mortier
IV.7.1. Ouvrabilité
L'ouvrabilité d'un mortier se mesure à l'aide de divers appareils. Les plus connus
sont : [16]
a) La table à secousses :
Le mortier, après avoir été mis en place et démoulé d'un moule tronconique, reçoit
15 chocs en 15 secondes. On mesure le diamètre de la galette ainsi obtenue. L'étalement
en % est donné par la formule :
Dr − Di
E (%) . 100 … … … … … … . (IV − 3 )
Di
b) Le maniabilimètre du LCPC :
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Chapitre IV : Le mortier
c) Le cône :
Dans le cas d'un mortier fluide, on peut mesurer le temps d'écoulement d'une certaine
quantité de mortier au travers d'un ajustage calibré situé à la partie inférieure d'un cône. Le
cône peut aussi être muni d'un vibrateur.
IV.7.2. Prise
Le début de prise correspond au moment où l'on constate une augmentation brusque
de la viscosité de la pâte avec échauffement ; il est déterminé à l’aide de l’aiguille de Vicat
(Essai normalisé NF 15431), il correspond au moment où cette dernière ne s’enfonce plus
complètement jusqu’à fond de la coupelle mais s’en arrête à 4 mm 1 mm.
La fin de prise correspond au moment où la pâte est devenue un bloc rigide ; bien
que la détermination de la fin de prise ne soit que rarement demandé, sa détermination est
faite sur la même coupelle que celle utilisée pour la recherche du début de prise, mais qui
est retournée ; la fin de prise correspondant au moment où l’aiguille ne pénètre plus que 0.5
mm dans la pâte.
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Chapitre IV : Le mortier
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Chapitre IV : Le mortier
Les éprouvettes sont rompues en traction par flexion puis en compression. Les résistances,
aussi bien en traction par flexion qu'en compression, progressent à peu près comme
logarithme du temps (entre 1 et 28 jours).
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Chapitre IV : Le mortier
Les résistances des mortiers (comme dans le cas des bétons) dépendent de très
nombreux facteurs :
Le mortier prend son retrait plus rapidement que la pâte pure. Le rapport du retrait de
la pâte pure sur le retrait du mortier croît avec le temps. Il est de l'ordre de 1,5 à 2,5 les
premiers jours, puis augmente pour atteindre 2,5 à 3,5 en un an. En moyenne, le retrait sur
mortier est 2 à 3 fois plus faible que celui de la pâte pure (avec le même ciment).
Le gonflement des mortiers (qui se produisent lorsqu'ils sont conservés dans l'eau)
se mesure sur les mêmes éprouvettes de 4 x 4 x 16 cm conservées dans l'eau à 20 °C. Ils
sont en général assez faibles (cas de ciment stable ayant une expansion aux aiguilles de le
Châtelier inférieure sur pâte pure à 10 mm).
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Conclusion générale
Conclusion générale
Dans ce polycopié de cours, nous avons abordé plusieurs aspects essentiels de ces
matériaux. Une vue d'ensemble des matériaux a permis de mettre en lumière leur diversité
et leurs caractéristiques fondamentales. Ensuite, l'étude des granulats a souligné leur
importance en tant que constituants de base, offrant solidité et structure aux mélanges.
Nous avons ensuite examiné les liants, tels que le ciment et la chaux, qui jouent un
rôle clé dans l'adhésion et la cohésion des matériaux. Enfin, les mortiers ont été analysés
comme des composés essentiels, offrant à la fois liaison et finition dans la construction.
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Références bibliographiques
Références bibliographiques
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Références bibliographiques
[16]. Baron, J., & Ollivier, JP (1999). *Les bétons : Bases et données pour leur formulation*.
Éditions Eyrolles.
[17]. Dreux, G. et Festa, J. (1995). Nouveau guide du béton : Composants et propriétés,
composition et posologie, fabrication, transport et mise en œuvre, contrôle et normalisation.
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