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BAUDELAIRE

Baudelaire, poète influencé par une relation complexe avec sa mère et un sentiment d'exclusion, est considéré comme le père de la poésie moderne, alliant tradition et innovation. Son recueil 'Les Fleurs du mal' explore des thèmes de spleen, de fascination pour le mal et de quête d'idéal, tout en reflétant sa vie tumultueuse et ses luttes personnelles. Sa poésie se caractérise par une évocation subtile des émotions et une critique acerbe de la société bourgeoise, tout en cherchant à extraire la beauté du mal.

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BAUDELAIRE

Baudelaire, poète influencé par une relation complexe avec sa mère et un sentiment d'exclusion, est considéré comme le père de la poésie moderne, alliant tradition et innovation. Son recueil 'Les Fleurs du mal' explore des thèmes de spleen, de fascination pour le mal et de quête d'idéal, tout en reflétant sa vie tumultueuse et ses luttes personnelles. Sa poésie se caractérise par une évocation subtile des émotions et une critique acerbe de la société bourgeoise, tout en cherchant à extraire la beauté du mal.

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BAUDELAIRE

VIE
Raffiné au niveau culturel, son père lui transmet l’amour pour l'art et la poésie: il a été critique d’art et
littéraire. Sa mère lui transmet l'amour pour la langue anglaise, voilà pourquoi il traduit presque tout
l'œuvre de Edgar Allan Poe. Il n’a que six ans quand son père meurt et il se lie plus profondément avec
sa mère, seul femme qu’il a vraiment aimé.

RAPPORT AVEC SA MÈRE


Sa vie est caractérisée par un rapport très étroit avec sa mère, il se lisse profondément à elle et il
devient une relation centrale pour lui. Il s’agit d’un rapport tellement exclusif, même violent que
quand sa mère se remarie avec un officier, un homme rigide, sévère et conformiste qui incarne
l’esprit et les codes de la vie bourgeois, il est dévasté. Il vit ce mariage comme une trahison, en effet il
se sent exclu, rejeté, marginalisé et ces sentiments sont à la base de sa poésie; Il réagit à cette
situation familiale, il réagit de façon rebelle, révoltée, indisciplinée. En effet, il est expulsé du lycée, il
commence à fréquenter les milieux bohemiens: c’est-a-dire anticonformiste, déréglé, dissolou,
transgressif, contre l’esprit bourgeois.
Sa mère très inquiète et désespérée décide de l’embarquer sur un barbeau qui avait destination
l'Inde; ce voyage marqué par l’exotisme, le parfum et les couleurs feront partie intégrante de son
poèsie. Le poète est donc frappé par le sentiment d'incompréhension par rapport à sa mère, Charles
est déchiré entre le sentiment de révolte, rébellion et les valeurs bourgeois qu’elle représente et, de
l’autre cote, la volonté de se réconcilier avec sa mère mais surtout le desir qu'elle puisse reconnaître
son talent et sa poesie. A la fin de 1857 Baudelaire signe pour la publication de “les fleurs du mal”, un
recueil de poèmes qui fait scandale. En effet on dénonce l'obscénité mais aussi l’outrage à la morale
et à la religion, qui reflètent le sphere sentimentale déchirée entre l'idéal absolu, infini et spirituel et
de l’autre côté l’aspiration au vice, le péché, la perversion.

INTRODUCTION À LA POÉTIQUE
Baudelaire est considéré le père/initiateur de la poésie moderne ,en effet il a renouvelé la poésie et il
a ouvert la voie aux expériences poétiques futures comme le symbolisme a travers son pouvoir
évocateur du symbole et l’utilisation originale de figures d’analogies (comparaison, métaphore,
synesthésie)
Toutefois, sa poésie ne marque pas une rupture par rapport à la poésie classique et romantique. Il
faut plutôt parler d'évolution, d'enrichissement, en effet, il a fait la synthèse des expériences
poétiques qui l'ont précédées.
Sa poésie est classique pour la versification et la forme (sonnet et vers alexandrin); certains thèmes
sont d'inspiration romantique: expression du moi, des émotions et des sentiments, l'ennui, le spleen,
le poète en lutte contre la société. On doit souligner que sa poésie est très moderne pour le lexique
qui souvent est cru et les situations audacieuses.

CARACTÉRISTIQUES FONDAMENTALES:
La poésie de Baudelaire est etritement liée à l'histoire de sa vie. Tout d'abord, il a une personnalité
complexe et il incarne la figure du:
- poète maudit, décadent, bohémien, dandy mais il s’agit de quelque chose d'intentionnel. C’est
a dire qu’il a contribué à créer cette image: il a mené une vie désordonnée, dissolue,
anticonformiste, vécue sous le signe de l'excès, de la transgression, de l'excentricité, des «
paradis artificiels » (alcool, l'opium, la transgression sexuelle, goût pour la perversion).
- Il incarne aussi la figure du poète génial mais incompris, exclu, rejeté par sa famille et par la
société.
Il vit ce sentiment d'exclusion, de marginalisation de façon contradictoire:
a. D'un côté il vit cette exclusion avec douleur et souffrance ;
b. De l'autre côté avec orgueil, fierté et une certaine complaisance parce qu'il se sent
spirituellement supérieur, il est convaincu de la supériorité de sa sensibilité et de son esprit; il
refuse et méprise les valeurs bourgeoises de sa famille (malgré le profond attachement qu'il
éprouve envers sa mère) comme aussi l'entière société bourgeoise est considérée vulgaire,
médiocre, matérialiste, hypocrite, fausse, conformiste. En particulier, il refuse la fausseté des
positivistes et de ses réponses face au mystère de l'existence. Donc il refuse avec fierté toute
compromission avec cette société; il revendique sa diversité et sa supériorité.
(thématique de l'exclusion, d’incomprehension et de la supériorité du poète)

THÉMATIQUES et LE SPLEEN dans sa double conception:


Le mot spleen est anglais et signifie “milza”, parce que l'humour noir est né de là

- SPLEEN conçu comme inquiétude existentielle, profond sentiment d'angoisse, de désespoir,


de pessimisme radical et profond, d'ennui, qui accable son âme pendant toute sa vie et qu'il
exprime dans ses poèmes.
Ce sentiment se caractérise aussi par le dégoût généralisé de la vie, le sentiment
d'impuissance, d'oppression, de solitude insupportable et il provoque des pensées macabres et
cruelles, des crises d'hallucinations poussées jusqu'au désir de mort.ù
A l’origine de cet état d'âme il y a:
a. le sentiment d’exclusion
b. ses expériences de vie
c. raisons essentiellement existentielles, il s’agit d’une angoisse existentielle liée au tragique de la
condition humaine

- SPLEEN conçu comme la fascination\attraction pour le mal. Tout ce qu’il y a de négatif, de


mal, de merchant, de cruel, de deprave, de vicieux, d’immoral, de pervers dans le monde et
cœur de l’homme. Cette conception constitue l'aspect le plus moderne de sa poésie en ce qui
concerne la thématique et il est liée à la thématique de l'aspiration à l'idéal ,à l'infini, à la vertu,
à la pureté, à l'innocence.

Donc la thématique la plus moderne de la poésie de B. est le déchirement du poète entre Spleen
(fascination pour le mal) et Idéal (la soif d’absolu, d’infini, de pureté et de perfection) et sa poésie
reflète cette dualité.

LES FLEURS DU MAL


Il y a un rapport intime et profond entre le poète et “Les fleurs du mal”, son recueil de poèmes qui
peut être considéré comme le journal intime de sa vie, de son expérience humaine, spirituelle,
poétique, de son existence angoissée. Le recueil est publié d'abord en 1957 : il est condamné pour
immoralité et le poète doit supprimer des poèmes considérés pornographiques/érotiques/obscènes.
La seconde édition donc se compose de 126 poèmes, divisés en 6 sections et précédés d'un poème
préliminaire qui constitue une sorte d'introduction (“Au lecteur”)

Le titre reflète le projet poétique de Baudelaire : extraire la beauté du mal, transfigurer la douleur de
l'existence, de l'expérience humaine à travers l'art poétique, la poésie; à travers sa poésie Baudelaire
ne se limite pas à évoquer son expérience personnelle, il confère à sa poésie une profondeur et une
ampleur universelle, il évoque le tragique de la condition humaine.

Structure du recueil :

1. Spleen et Idéal : c'est la section principale ou Baudelaire évoque sa condition du poète incompris
et son déchirement/oscillation entre le Spleen et l'Idéal, entre la soif d'absolu, d'infini, de pureté et de
perfection et la fascination pour le mal.

2. Tableaux parisiens : il fait la peinture de la ville moderne avec les souffrances des marginaux, des
victimes de la société moderne : vieillards, prostituées, humbles. La ville, lieu de corruption, de vice
et de solitude.

3. Le vin: évasion et remède illusoire contre le Spleen.

4. Les fleurs du mal: évasion et oubli à travers les « paradis artificiels »: drogues, la débauche, la
luxure, le vice, la transgression sexuelle: remèdes séduisants mais illusoires pour échapper au spleen.

5. La révolte : ici le poète rejette Dieu qui n'a pas répondu à son appel et célèbre Satan. rébellion de
l'homme contre un Dieu « menteur ».

6. La mort : dernier espoir de l'homme; c'est l'inconnu, mais la seule expérience nouvelle possible,
dernier remède au spleen.

NOUVEAUTÉ DE SA POÉSIE
La révolution, l’originalite consiste, reside dans le fait que sa poésie, au lieu de définir, de décrire les
émotions, les états d'âme, les sensations, il a trouve de nouveaux moyens expressifs pour les évoquer,
les suggèrer, les symboliser, les faire sentir à travers les sensations et les impressions suscitées,
provoquées par les images poétiques qu'il crée.
Le poète établit donc une correspondance, une analogie entre la sensation provoquée par l'image
que le poète crée et l'état d'âme qu'il veut suggérer. Selon Baudelaire la poésie ne doit pas dire,
décrire, définir mais insinuer, évoquer, éveiller, suggérer, symboliser, faire sentir. Sa poésie, au
lieu de se baser sur ce que les mots et les vers expriment comme signification, se base sur ce que les
vers, les mots, évoquent, suggèrent comme sensation.

“AU LECTEUR”
Ce poème constitue une sorte de poeme preliminaire, d’introduction du recueil “le fleurs du mal” et
annonce quelques-uns des thèmes de la poésie de Baudelaire: le spleen, fascination pour le mal, le
péché, l’ hypocrisie et la faiblesse humain, la vision pessimiste de la nature humaine

Il s’agit d’un poème avec 10 strophes,10 quatrains,vers d’alexandrins (12 syllabes),rimes embracè
(incrociate)

L'homme est un être impur, corrompu, déchu, il a perdu la pureté, la vertu et l'innocence originelles.
Sans force de volonté, il subit le pouvoir séducteur du mal, du péché, du vice, de la dépravation, de
Satan ; Le Spleen = l'Ennui est alors la fascination de l'homme pour le vice, le mal, la perversion, le
péché, pour Satan. C'es Satan qui dirige l'homme et l'homme est un être faible, lâche, hypocrite, il
est incapable d'assumer sa coulpe, de reconnaître sa fascination pour le Mal. Cette condition est
commune à tous les êtres humains. Voilà pourquoi à la fin le poète s'adresse au lecteur et il l'appelle
mon frère : ils partagent le même destin; B. introduit le thème de la fraternité entre les hommes
dans leur déchéance humaine, morale, spirituelle et dans le tragique de leur condition.
● 1 quatrain
Au premier vers il y a une liste des vices, l’homme dans son intégralité est attaqué par ces vices et ils
sont personnifies.

Vers 3= Aimables remords: oxymoron, parce qu' en réalité les remords sont faux et pas sincères, ils
sont seulement un moyen pour se sentir mieux, une façon pour prouver un soulagement.
Vers 4= comparaison entre l'être humain qui nourrit ses faux remords et le mendiant qui multiplie
ses poux. Le point commun entre les deux est donc qu’ils alimentent, même si de façon différente, le
mal. Cette comparaison est un bon exemple pour souligner la nouveauté de Baudelaire, qui utilise
des phrases franches et crues, sans scrupules.

● 2 quatrain
Vers 1= “I nostri peccati sono testardi, i nostri pentimenti sono falsi”: ici l'auteur crée un chiasme
pour mettre en lumière les elements HYPOCRISIE ET FAIBLESSE , donc notre hypocrisie et notre
mensonge, d'une humanité attirée par le mal.
Vers 2= Noi ci facciamo pagare profumatamente la liberazione dei nostri peccati: le vers souligne le
fait de la difficulté de l’homme a admettre ses peches et erreurs.
vers 3= e l’uomo rientra felice nel sentiero del peccato: l’homme retombe dans l’erreur, l’etre humaine
aime le pechè ,i pianti sono vili (laches) et il souligne encore une fois l’idee de l’homme comme un
etre hypocrite, faible et fascinè par le mal. Come lessico dominano le parole peccato e vizio

● 3 quatrain
Ici le poète souligne qu’il y a l’intervention directe de Satan qui correspond à une allégorie du mal, il
berce notre esprit qui devient dirigé/enchanté par le mal. Il utilise aussi la métaphore de la volonté
humaine considérée comme un métal précieux mais qu’en réalité n’est qu' un savant chimiste. Il
Détruit la volonté humaine

● 4 quatrain
L’homme est comme une marionnette: il s’agit d’une métaphore dans laquelle l'être humain est
comparé de façon implicite a une marionnette dirigée par le diable, parce qu’il est attiré
constamment aux vices est aux pêche (représentés par le diable).

Vers 2= l'antithèse entre c’est qui charme est ce qui est répugnant. L’homme est attiré par le
répugnant, l’homme aime le vice.

Vers 3= “noi discendiamo verso l’inferno senza accorgercene” a travers des ténèbres qui puent =une
synesthésie, l'association de deux sensation qui appartiennent à deux sphères sensorielles
différentes,sensations visuelles et olfactives

● 5 quatrain
Vers 1: il y a une comparaison explicite: l’homme est comparé à un débauché qui savoure jusqu'à la
transgression le péché et le vice. Le champs lexicaux exploités par l’auteur sont le sexe et la
norriture afin de souligner le fait que l’etre humain veut savourer le vice et le peche jusqu’au bou. Il
s’agit des images crues, choquantes, audacieuses, pornographiques et fortes. Le vocabulaire est
hyper réaliste, cru, vulgaire, trivial.

● 6 quatrain
Il y a une image très forte dans laquelle la fascination de l’homme envers le mal est symbolisée à
travers des vers intestinaux. L’effet est celui de souligner le mal qui est comme un “fleuve invisible”
qui envahit l’esprit humain
● 7 quatrain
Les crimes comme le viol, le poison, le poignard, l’incendie deviennent des motifs brodés sur le
canevas de nos destins. Rien d’épique ni d’héroïque, néanmoins, dans ces destins humains avilis par
les adjectifs « banal » et « piteux » (vers 27). Nul ne peut échapper à la fatalité du mal : si nous ne
commettons rien de criminel, ce pas par vertu mais par lâcheté, défaut venant s’ajouter à tous les
autres, et peut-être le pire d’entre eux, comme le déplore le poète à travers l’interjection « hélas ! »
(magari!)

● 8-9-10 quatrain
Dans le quatrième numéro 8 le poète fait une allégorie des maux a travers des animaux répugnants
comme les chacals, les panthères, les lices pour souligner que parmi les maux qui affligent l’existence
humaine, il y a un mal qui est le pire.

A la quatrième numéro 9 il le décrit: il est le plus laid, le plus mechant, le plus immonde mais en
même temps il ne produit pas de grands gestes et crises. C’est un mal discret - contrairement aux
autres– mais cette discrétion le rend d’autant plus dangereux. C’est la tentation du vide, le « goût du
Néant, c’ est l’ENNUI, conçu comme ANGOISSE EXISTENTIELLE que l' on découvre seulement dans
la dernière strophe. Rêveur, il cache sa cruauté derrière l’apparence tranquille et teintée
d’orientalisme d’un fumeur de houka, (sorte de narguilé).

A la fin le poète signe un pacte avec le lecteur qui est appelle “mon frère” puisque les êtres humains
partagent la même attirance par le vice et par le mal ,mais aussi ils partagent la même angoisse
existentielle. Ici émerge la vision de fraternité dans le mal

“LE SPLEEN”
Il s’agit d’un poème de 5 strophes, quatrains d’alexandrins à rimes croisées. Le poète évoque, à
travers des images symboliques, qui se caractérisent par leur pouvoir suggestif/évocateur, son
spleen, son malaise existentiel. Notamment il évoque une véritable crise d'angoisse.

Il recourt à une succession d'images denses, puissantes pour évoquer, faire sentir son malaise.
Toutefois, au lieu de définir ou décrire ce qu'il éprouve, il l'évoque, le suggère, le fait sentir à travers
les sensations suscitées par les images poétiques qu'il crée. On peut remarquer que, pour évoquer
son spleen, le poète établit une correspondance entre le paysage extérieur et le paysage intérieur
de son âme, de son esprit, entre des images concrètes et des sensations intérieures.

On peut aussi mettre en évidence que le lexique employé est réaliste et les images aussi sont crues,
parfois brutales, horribles, dégoûtantes mais elles se caractérisent surtout par leur force, leur
puissance évocatrice, symbolique, suggestive.

Le spleen s'exprime:

- d'abord à travers des troubles physiques (sensation d'oppression, d'emprisonnement et


d'étouffement)
- et puis par des troubles psychiques (hallucination auditive).

Dans le poème Baudelaire évoque la progression de la crise d'angoisse à son paroxysme en 3 étapes:

1. La première: occupe les 3 premières strophes, évoque l'état de réparation de la crise.

2. La seconde: occupe la 4è strophe, évoque l'éclatement de la crise d'angoisse, son point
culminant, paroxysme. Elle se manifeste par une hallucination. De l'état d'étouffement,
d'oppression on passe à un état d'hallucination = donc du monde matériel de la prison on
glisse dans la réalité psychique et mentale de l'hallucination.

3. La troisième: occupe la 5è strophe, détachée par un tiret; elle présente le triomphe du spleen,
de l'angoisse et l'état du poète après la crise : il est vaincu, épuisé, harassé.

Ce poème souligne très bien la nouveauté de la poésie de B: symbolisme et la force


évocatrice/suggestive des images poétiques qui ont le pouvoir de créer un lien, une analogie, une
correspondance entre le paysage extérieur et le paysage intérieur, entre la réalité concrète, visible,
perceptible et la réalité invisible, intérieure.

“CORRESPONDANCES”
La forme métrique du poème consiste d’un sonnet, un poème à forme fixe de 14 vers alexandrins (12
syllabes) qui il se compose de deux quatrain et deux tercets, les rimes sont embrassés dans le deux
premier quatrain et puis elles sont croisés dans le deux tercets, mais a la fin le deux dernier vers la
rime est plate. En ce qui concerne le marque typographique on peut noter le tiret au vers 11, cela
signifie qu’on veut mettre en évidence le passage de correspondances horizontales aux
correspondances verticales.

La figure de style/rhétorique avec laquelle le poème débute est une métaphore: une comparaison
implicite dans laquelle la nature (donc la réalité visible,matérielle) est comparée à un temple, a un
lieu sacré. La nature est donc un lieu ou l’homme peut entrer en communion, communication,
contact avec une réalité supérieure, spirituelle, infini, absolue qui se cache dernier la
réalité/l'apparence matérielle. La nature est donc le lieu de révélation et a une attitude maternelle et
amicale: elle parle a l’homme, elle révèle son essence mais a travers (vers 2) ”des paroles confuses”
(vers 3) “des symboles”obscures, mystérieux. Pour entrer en communion avec la réalité spirituelle
infinie, il faut être à même de déchiffrer, décrypter les paroles confuses et mystérieuses de la nature.
L’homme passe a travers ces symboles mais à cause de son matérialisme et de son manque de
spiritualité, de ces instruments insuffisants et limités l’homme ne réussit pas à les comprendre, il ne
réussit pas à saisir la réalité infinie et absolue.

CORRESPONDENCES HORIZONTALES ET VERTICALES


1. Au vers 8 le poète énonce la théorie des correspondances horizontales et par le terme “se
répondent” il désigne la correspondances entre les éléments de la nature: les parfumés, les
couleurs et les sons se répondent comme des longs échos qui se confondent.
On peut remarquer qu’on a une correspondance mystérieuse entre les différents éléments de
la nature, des liens cachés. Ces liens se manifestent par la correspondance mystérieuse qu’il y
a entre les sens, les différentes perceptions sensorielles. Tous les éléments de la nature sont
unis par des liens et l’homme le peut saisir à travers les différentes sphères sensorielles.
Ces correspondence sont le signe de la profonde unité de la nature (v. 6) derrière une
apparence désordonnée et fragmentée; le poète est le seul qui peut saisir ces correspondances
mystérieuses entre les sens a travers les synesthésies.

​ Le tiret au vers 11 marque le passage de:


- la théorie de correspondances horizontales: entre les éléments de la nature qui permettent de
comprendre l'unité de la nature
- a la théorie de correspondances verticales: ce qui permettent à l'homme de saisir la réalité
spirituelle, supérieure, absolue, de la comprendre. Il y a des parfumes tellement puissants et
riches qu’ils provoquent un plaisir physique, une jouissance physique tellement intense, qu’ils
suscitent et conduisent à l'extase, l'expérience mystique.
- V. 12 Il y a une véritable expérience mystique et spirituelle qui permet de saisir et comprendre
l'infini, l’absolu.

SYNESTHÉSIES
V.9 Correspondance entre sensation olfactive (parfums frais) et sensations tactiles (chairs d'enfants)
V.10 Correspondance entre sensation olfactive (parfums doux) et sensations auditives (hautbois) et
sensations visuelles (verts prairies). L'odorat c’est le plus important parce que favorise l'union des
sensations.

“ALBATROS”
Il s’agit d'un poème qui est lié à un souvenir de voyage, le voyage qu’il avait effectué pendant sa
jeunesse à l'Inde.
- La thématique est la condition du poète par rapport a la societe ou il vit, le poète est
marginalisé, exclu, harcelé, humilié, et incompris par les autres hommes qui sont très
matérialiste et ne comprennent pas l'importance de la poésie parce qu’ils manque de
spiritualité.
Il établit une comparaison, une correspondance, une analogie explicite entre le poète et l’albatros.
V. 13 “le poète est semblable au prince des nuées”.
Albatros, oiseau majestueux , supérieur quand se trouve dans les cielles, même le poète est royal: les
ailes symbolisent la grandeur et le génie poétique qui l'empêchent de vivre parmi les autres, dans la
société.
D’un côté sentiment de marginalisation: spirituellement supérieur (fierté, l’orgueil), noblesse,
grandeur, majestueux de l’albatros. Son génie, sa supériorité l'empêche de vivre avec les autres, parce
que les autres ne lui comprennent pas. Ange déchu qui a perdu son auréole.
De l’autre le mépris et le harcèlement pour la société.
centre sur une correspondance et comparaison (pas métaphore) entre le poète et l’albatros (v. 13 le
poète est semblable)

L'IMAGE QU’IL DONNE DU POÈTE ET DE LA POÉSIE: le poète est un ange déchu, qui a perdu son
auréole, qui n’est plus considéré par la société où il vit. Il présente aussi la poésie, vu comme moyen
d'élévation spirituelle.

RÔLE DE LA POÉSIE
Mettre en commun l’homme avec la divinité, l'absolu; la poésie est un acte religieux.
Considéré comme le sommet de la conception poétique de Baudelaire, comme un art poétique. Du
poème “Correspondances” on peut dégager que le poète attribué à la poésie un rôle spirituel et
universel, c’est le moyen pour comprendre la réalité, moyen de connaissance intuitive de la réalité.
B s’oppose à la théorie positiviste selon laquelle la seule réalité qui existe est la réalité matérielle,
sensible et visible que l’homme peut déchiffrer et connaître entièrement à travers les sciences et la
raison.
Conception mystique et religieuse de la poésie. La poésie est une activité spirituelle.
- ristabilire l unita dell universo
- mettre en contact la realite materielle et la réalité transcendent
RIMBAUD, enfant prodige
“LE DORMEUR DU VAL”
Le dormeur du val est un poème célèbre écrit par Arthur Rimbaud en 1870, à l'occasion de la guerre
franco-prussienne. Il s’agit d’un sonnet, en effet il se compose par deux quatrains (4 vers) et deux
tercets (3 vers) avec le vers alexandrin (12 syllabes); → il s’agit donc d’une structure traditionnel
français, forme extrêmement classique, pure meme si le contenu est très unique et particulier.

Sa particularité réside dans le contenu, car il montre de manière dramatique l'antithèse entre le
corps immobile et allongé du soldat et la nature luxuriante, entièrement animée et colorée.
Au début du poème, on ne sait pas que le soldat allongé sur la pelouse est réellement mort : « il dort ;
il est allongé dans l'herbe, sous les nuages/pâle dans son lit vert où pleut la lumière" et la nature qui
se présente à nous ressemble à un tableau impressionniste dans une scène champêtre. Pourtant,
nous commençons à remarquer des symptômes de négativité : le soldat « a froid » (v. 11). Enfin, dans
le dernier tercet, on découvre que l'image que nous observons tranquillement représente en réalité
un jeune homme mortellement blessé par deux balles. Le poète demande donc à la nature de devenir
mère et de le bercer parce qu'il a froid (v.11)

POÈME CIRCULAIRE: la fin reprend le début du poème parce qu' on retrouve le mot "trou", qui a une
signification complètement opposée. Le lieu décrit au début est absolument positif, idéal, mais le
choix du mot “trou” est déjà péjoratif, une prémonition; dès le début on comprend, on annonce la fin
tragique, on a des indices qui nous annonce la fin, beaucoup d'indices qui sont semés dans le poème.

Choix d'un vocabulaire péjoratif: "trou"; "haillons"; Aussi le fait de choisir "un soldat jeune" sert non
seulement a dénoncer la guerre mais aussi a souligner la jeunesse des soldats dans la guerre)
Vocabulaire qui annonce la mort: “bouche ouvert”; "dort" (répété plusieurs fois et donc annonce le
sommeil de la mort); "pâle"; "lit"; "pleut"; "pied dans le glaïeuls” (fleurs qu'on trouve au cimetière);
"enfant malade"; "somme"; "froid" La dernière strophe est la chute, en effet explique le poème entier.
Il veut nous transmettre beaucoup d'amertume, de tristesse parce qu’il s’agit d’un manifeste contre
les atrocités de la guerre.

*la dénonciation de la violence de la guerre est un thème qui rappelle "la mere sauvage" de
maupassant écrit à la même époque (pendant la guerre de Sedan) et aussi la chanson "la guerre di
piero" de l'auteur-compositeur-interprète italien De Andre

P.268
Couleur du soleil qui brille et envahit tout le poème.
Champ lexical du sommeil: “Le dormeur”; “dort”; “somme”; “lit”; “bercer”; "étendu"
Enjambements: v.2-3 → mettre en relief le soleil; v.9-10 → effet de surprit, quelque chose qui cloche;
v.6-7; v.13-14 (tranquillité du sommeil)
Rejet: v.3-4 → mettre en relief le soleil

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