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Institut Technique de Formation Professionnelle

Voirie et Réseau Divers

Pr. IDRISSI
Chargé de cours
INTRODUCTION :

On désigne par le sigle VRD l’ensemble des travaux qui ont pour objet de mettre le terrain en état de
recevoir la construction et de raccorder les bâtiments aux réseaux de distribution collectifs. Cela concerne
essentiellement les amenées d’eau potable, d’électricité, de téléphone et les évacuations d’eaux usées et
pluviales, les voiries et même l’aménagement des espaces verts.
Les travaux de VRD concernent la pose des réseaux qui sont généralement enterrés, suivant des plans
d’exécution tout en respectant la disposition d’un réseau par rapport aux autres dans le but de faciliter la tache
au moment de l’entretien.
INTRODUCTION :

Implantation des réseaux enterres :

Les réseaux possèdent en effet un certain nombre de caractéristiques communes :

- Ils doivent souvent passer sous les voies de circulation ;


- Ils doivent être soigneusement séparés ;
- Ils doivent être accessibles pour les réparations et les entretiens ;
- Les points d’entrée dans le bâtiment doivent être déterminés avant la construction .
INTRODUCTION :

Grillage
Profondeur Chaussée Trottoir
(avertisseur)
Eaux usées 1.50 m Marron Possible Déconseillé
Eaux pluviales 1.00 m Marron Possible Déconseillé
Eau potable 0.80 m Bleu Déconseillé Possible
Electricité 0.75 m Rouge Déconseillé Possible
Téléphone 0.50 m Vert Déconseillé Possible

Tableau 1 – EMPLACEMENT DES RESEAUX


INTRODUCTION :

Eaux pluviales
Eau potable Electricité Téléphone
Eaux Usées
Eaux pluviales
- 20 cm 20 cm 40 cm
Eaux Usées
60 cm HT
Eau potable 20 cm - 40 cm
20 cm BT
60 cm HT
Electricité 20 cm - 50cm
20 cm BT
Téléphone 40 cm 40 cm 50 cm -

Tableau 2 – ESPACEMENT ENTRE RESEAUX


Chapitre I
ALIMENTATION EN EAU POTABLE
INTRODUCTION :

L’eau est un bien public et indispensable à toute urbanisation, elle doit être disponible pour assurer les
besoins de la population. Les VRD interviennent dans son domaine d’application afin de répondre à
ces besoins par la conception et l’implantation des ouvrages qui devront répondre aux exigences.

Actuellement pour pouvoir alimenter une localité en eau, il faut que cette eau soit :
- apte à être consommée, qui devra satisfaire à certaines normes de qualité ;
- en quantité suffisante ;
- Fournit sous une pression minimale.

Le réseau de l'A.E.P : Ensemble des ouvrages et appareillages à mettre en place pour traiter et transporter
ces besoins en eau, depuis la source en eau jusqu’aux consommateurs.

7
I. CYCLE DE L'EAU :
Cycle naturel de l'eau :

8
Cycle artificiel de l'eau potable :

9
- Eaux souterraines : la capacité du réservoir souterrain est estimée à 24 E6
milliards de m3 d'eau entre les profondeurs 0 et 2000 m. Elles représentent 1.72 %
du volume total de l’eau de l’hydrosphère et 38.8 % d’eau douce du globe.

- Eaux de surface : elle est représentée par les lacs et les cours d'eau superficiels.
Elle représente 1.72 % du volume total de l’eau de l’hydrosphère et 0.2 % d’eau
douce du globe.

- Eau atmosphérique : contenue dans l'enveloppe gazeuse qui entoure le globe


terrestre.

- Eau biologique : c'est l'eau contenue dans les êtres vivants animaux et végétaux.
I. PARAMÈTRES INDICATEURS DE POLLUTION DES EAUX :

▪ Matières en suspension (MES) : MES < 200 mg/l


▪ Turbidité : NTU < 5 => Eau claire
NTU < 30 => Eau légèrement trouble
NTU > 50 => Eau trouble
▪ Conductivité : < 1300 us/cm
▪ Oxygène dissous (OD) : O2 ˃ 5 mg /l
▪ Température : T° < 25°C
▪ Potentiel Hydrogène (pH) : 6,5 < PH < 8,5
▪ Matières organiques.
▪ Métaux lourds : mercure, plomb, cadmium, cuivre, arsenic, nickel,
zinc, cobalt, manganèse, etc.
III. SYSTÈMES D’ALIMENTATION EN EAU :

Schéma générale d’un système d’alimentation en eau potable


Captage :

Prise d’eau d’un forage Tours de Prise d’eau d’un barrage


Crépine :

Il existe plusieurs types de crépines en acier :

▪ Crépine à trous oblongs

▪ Crépine à trous ronds

▪ Crépine type johnson

▪ Crépine à nervures repoussées


Massif filtrant :

Ce filtre doit être constitué d’un matériau :

▪ A éléments plutôt arrondis qu’anguleux, pour limiter les pertes de charges ;


▪ Propre, sans éléments fins argileux.
Traitement des eaux :

Procédées de traitement des eaux


Adduction :
Réservoirs :
Équipement des réservoirs :

Château d'eau
Distribution :

Réseau ramifié
Réseau maillé

Réseau étagé
IV. EVALUATION DES BESOINS EN EAU :

Pour définir les besoins en eau il y'a deux aspects:

- Aspect qualitatif (Traitement des eaux)


- Aspect quantitatif (pour dimensionner les différents ouvrages à mettre en œuvre)
Types de besoins en eau :

- Besoins en eau domestiques :


L’eau employée pour la consommation domestique comprend la totalité de l’eau utilisée dans les résidences.

- Besoins publics :
Les besoins publics englobent la consommation des administrations, des établissements d'enseignement, des
municipalités, des hôpitaux, etc..

- Besoins industriels :
On ne tient compte que des besoins des petites industries, qui consomment de l’eau potable et branchées sur
le réseau de la ville.
Estimation des populations à desservir :
Le calcul de la population peut s'effectuer par l'une des méthodes suivantes :
▪ Méthode rationnelle;
▪ Méthode arithmétique;
▪ Méthode géométrique.

La méthode la plus utilisée est la méthode rationnelle.

Pn = P0 (1+r)n

Avec : n : nombre d’années


r : taux d’accroissement de la population
Variations des besoins :

▪ Variations journalières :
Les ouvrages de prise, de traitement et d’adduction d’eau (stations de pompage, conduites, etc.) doivent
être dimensionnés pour pouvoir fournir la demande journalière maximale de l’année du projet.
Le coefficient de la pointe journalière, Kj, est le rapport du volume moyen des trois journées successives les
plus chargées de l‘année sur le volume moyen annuel.

𝑸𝒑𝒋
Coefficient de pointe journalière Kj =
𝑸𝒎𝒋

▪ Variations horaires :

Les ouvrages de distribution d’eau (réseau, réservoirs) doivent être dimensionnés pour fournir la
demande horaire maximale (l’heure de pointe).
Le coefficient de pointe horaire, Kh, est le rapport du volume moyen de l’heure la plus chargée d’une journée
par le volume moyen de cette journée.
𝑸𝒑𝒉
Coefficient de pointe horaire Kh =
𝑸𝒎𝒉
▪ Les pertes d’eau :

Dans un réseau d’alimentation en eau potable, les pertes d’eau sont situées à différents niveaux : la prise d’eau,
la station de traitement, les stations de pompage, les réservoirs, les réseaux d’adduction et de distribution, les
vannes, les joints, etc..

Le volume de ces pertes d’eau dépend de :


o L’âge et l’état du réseau ;
o La compétence et l’efficacité du service de maintenance du réseau.

En général, la valeur du coefficient K relatif aux pertes varie de 1,2 à 1,5 :


o Kp = 1,2 ; pour un réseau neuf ou bien entretenu;
o Kp = 1,25 à 1,35 ; pour un réseau moyennement entretenu;
o Kp = 1,5 ; pour un réseau mal entretenu.
Application :

Soit le graphique de la consommation en eau d’un établissement donnée.

Calculer le coefficient de pointe horaire 𝐾h


Principe de régulation d’un réservoir de distribution d’eau
V. DÉBIT DE CALCUL DES DIFFÉRENTS OUVRAGES DU RÉSEAU :

Le débit de calcul dépend alors du type et de l’emplacement de l’ouvrage à calculer ou à dimensionner

- Le volume d’eau annuel (𝐕𝐭𝐨𝐭) à prévoir au niveau de la source d’eau (ou volume capté) :

Vtot = Kp∗365∗Qmj ( m3/an) Qmj= P x DOT

- Le débit de dimensionnement et de calcul des ouvrages d’adduction (station de traitement, réservoirs,


conduites d’adduction, etc.) est égal au débit journalier maximum 𝑸𝒋𝒎𝒂𝒙

Qpj = Kj∗Qmj (m3/j)

- Le débit de dimensionnement et de calcul des ouvrages de distribution (station de pompage, réseau


de distribution) est égal au débit horaire maximum 𝐐𝐡𝐦𝐚𝐱 :

Qph = Kh∗Kj∗Qmj (m3/j)


VI. CALCUL DES BESOINS EN EAU POTABLE :

Trois niveaux de besoins existent :


Production :

Quantité d’eau produite = Quantité prélevée à partir du captage – perte au niveau de la production

𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐩𝐫𝐨𝐝 = =
Rendement adduction Rendement global

Le rendement global est le produit des rendements du réseau de distribution et de l’adduction

Distribution :

Quantité d’eau distribuée à partir du réservoir

𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 =
Rendement réseau de distribution
Rendements :

Rendement de distribution : représente les pertes d'eau dans les systèmes de distribution

Rd = Consommation totale/Volume distribué

Rendement d'adduction : représente les pertes d’eau dans les systèmes d'adduction

Ra = Volume distribué /volume produit


Calcul des besoins de consommation :
Les besoins de consommation sont calculés par l’expression suivante :

𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬 = ((DOT. PB) x PB) + ((DOT. PNB) x PNB) + (DA x P) + (DI x P)

Avec : DOT_ PB : Dotation de la population branchée (l/j/hab)


DOT_ PNB : Dotation de la population non branchée (l/j/hab)
DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)
DI : Dotation des équipements industriels (l/j/hab)
Dotations en eau :

Dotation moyenne de la population branchée

La dotation de la population branchée est obtenue par l’expression :

DOT_ PB = CONS PB / PB

La population branchée est calculée par :

PB= TB x P

Avec : TB : Taux de branchement au réseau d’eau potable


P : Nombre de population (hab)
Dotation moyenne de la population non branchée

La dotation de la population non branchée au réseau d’eau Potable (alimentée par des bornes fontaines) est
obtenue par l’expression :

DOT_PNB = CONS PNB / PNB

La population non branchée est calculée par :

PNB = P – PB
Dotation des équipements administratifs

La dotation des équipements administratifs est obtenue par l’expression .

DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)


DA = CEA / P CEA : Consommation des équipements administratifs (m3/j)
P : Population totale (hab)

Dotation industrielle :

La dotation industrielle est définie par : la consommation industrielle rapportée sur la population totale de
l’agglomération (l/j/hab)

DI = CI / P
Exercice 1 :

Le dimensionnement des conduites pour une zone d’agglomération afin d’assurer


la distribution et la collecte des eaux, est fait de manière à satisfaire la demande
en eau.
Pour tenir compte de l’évolution de la population, le taux d'accroissement
démographique est fluctuant, avec une hausse annuelle de 0,1%.

On donne :
- Recensements de population : en 2014 = 233 246 hab et
en 2024 = 301 441 hab.
- Le taux de branchement de la population augmente chaque
année de 0,5%. Sachant qu'il est de 95% pour l’année 2024.
- Coefficient de pointe journalière : Kj = 1,3
- Coefficient de perte Kp = 1,2

Questions :
1. Calculer le taux d’accroissement de la population.
2. Compléter le tableau.
Exercice 2 :
Vous êtes chargé d’étudier un réseau neuf d’AEP pour une ville, dont la population actuelle est estimée à 20 000 hab avec un
taux d’accroissement annuel de 2,5%. Le taux de branchement est de 85%. La dotation moyenne en eau potable est de 100
l/j/hab pour la population branchée et 30 l/j/hab pour la population non branchée. Les besoins publics sont estimés à 10% des
besoins domestiques. L’agglomération possède quelques petites industries qui consomment l’équivalent de 5% des besoins
domestiques.

Données :
▪ Coefficient de pointe journalière (Kj) = 1,45
▪ Coefficient de pointe horaire (Kh) = 1,8
▪ Rendement du réseau de distribution est de 75 % et celui de l’adduction de 90 %.

Travail demandé :
1. Estimer la population à desservir dans 20 ans.
2. Calculer les besoins journaliers moyens.
3. Déterminer les débits nécessaires pour le dimensionnement des ouvrages d’adduction et de distribution.
4. Évaluer les volumes de production, de distribution et de consommation.
Détermination des débits aux nœuds :

La population est calculée par :

D : densité d’habitat (hab/ha).


P = D x Tr x S Tr : taux de remplissage de la zone d’habitat.
S : superficie de la zone (ha).

▪ La densité d’habitat :
La densité d’habitat est le nombre d’habitant par hectare.
Valeur indicative : Zone d’habitat R+1 : 120 - 180 hab/ha
Zone d’habitat R+2 : 150 - 220 hab/ha
Zone d’immeubles : 250 - 400 hab/ha
Zone de villas : 40 - 100 hab/ha

▪ Taux de remplissage :
Rapport de la surface habitée d’une zone sur la surface totale de la même zone.
▪ Dotation en eau :

A partir des statistiques de consommation, on peut déduire les dotations correspondantes et par suite pour chaque
horizon considéré la consommation totale de chaque catégorie de consommation.

- Dotation domestique :

La dotation en eau est calculée par secteurs pour des zones d’habitat homogènes sur la base des statistiques
de consommation par secteurs.

Valeur indicative :

Zone d’habitat R+1 : 60 - 90 l/j/hab


Zone d’habitat R+2 : 70 - 100 l/j/hab
Zone d’immeubles : 90 - 140 l/j/hab
Zone de villas : 140 - 250 l/j/hab
- Dotation des équipements administratifs :
La dotation des équipements administratifs sert à calculer la consommation journalière des équipements
administratifs en multipliant cette dernière par la superficie propre de chaque administration.

DA : Dotation des équipements administratifs (m3/j/ha)


DA = CEA / ST CEA : Consommation des équipements administratifs (m3/j)
ST : Superficie totale des équipements (ha)

- Dotation industrielle :
La dotation industrielle est définie par : la consommation industrielle rapportée sur la superficie totale des
équipements constituant l’industrie (m3/j/ha).

DI = CI / ST
Répartition spatiale de la consommation :

La consommation totale, évaluée pour l’horizon d’étude, est répartie selon la méthode nodale entre les
différents nœuds constituant l’ossature principale du réseau projeté. Cette méthode se base sur
l’évaluation des zones d’influence d’un nœud donné.

Les consommations des gros consommateurs industriels ou des abonnés administratifs seront localisées
selon leurs emplacements, tandis que pour les abonnées domestiques, elle se fera compte tenu de
l’occupation du sol (Type habitat, superficie…).
Exemple d'application :
Exercice 3 :

On considère un projet d’aménagement composé de plusieurs secteurs d’habitat, chacun caractérisé par un
type d’urbanisation, une superficie et un taux de remplissage.

Données :

Les densités de population pour chaque type d’habitat sont données comme suit :
⁃ R + 1 : 170 hab/ha
⁃ R + 2 : 200 hab/ha
⁃ R + 3 : 350 hab/ha
⁃ Villas : 70 hab/ha

Travail demandé : Calcul des besoins en eau par secteur.


Débits de captage :

Loi de Darcy :
Quand l’eau circule dans le sol (sables, graviers…), elle avance sous l’effet de la différence de niveau entre
deux points.
La loi de Darcy permet de calculer la vitesse et le débit de cette eau qui passe à travers le sol.

v : vitesse de l’eau dans le sol


𝒗=𝑲⋅𝒋 K : Coefficient de perméabilité
𝑱
j : gradient hydraulique : 𝒋 = 𝑳

Le débit de l’écoulement souterrain est déterminé par la relation :


Q : débit capté
𝑸=𝑲⋅𝛀⋅𝒋 Ω : surface du sol traversée par l’eau (m²)
▪ Débit dans une galerie filtrante :

Une galerie filtrante est un conduit souterrain construit dans un sol perméable pour capter l’eau qui s’infiltre naturellement.
L’eau traverse le sol grâce au gradient hydraulique, pénètre à travers les parois filtrantes de la galerie (perforées ou
drainantes), puis s’écoule gravitairement vers un exutoire.

Les hypothèses de calcul du débit dans la galerie filtrante sont :

⁃ Le gradient hydraulique j est faible donc : ds = dx ➔


⁃ La vitesse v est constante sur toute la hauteur d'une tranche de terrain.

𝒅𝒚
𝑸 = 𝑲 𝛀 𝒋 = 𝑲𝒚
𝒅𝒙
. ➔ 𝑸 𝒅𝒙 = 𝑲 𝒚 𝒅𝒚

⁃ Pour x = 0 ➔ y = h et x = R ➔ y=H

𝑲 𝑯𝟐 − 𝒉𝟐
⁃ L'expression du débit par mètre linéaire est : 𝑸=
𝟐𝑹
▪ Débit dans un puits (Nappe libre) :
Lorsque la nappe peut se développer librement vers le haut, on dit que cette nappe est libre.
Soit un puits de section circulaire de rayon r, descendu jusqu'au substratum.
Soit R le rayon d' influence du puits et H son niveau statique. Sachant que Le rayon
d’influence d’un puits est la distance maximale jusqu’à laquelle l’abaissement de la nappe
(rabattement) est perceptible lorsque le puits pompe.

𝑸=𝑲 𝛀 𝒋 Ω : Surface latérale d’un tube avec une hauteur y à une distance x
H : niveau piézométrique initial
𝒅𝒚 h : niveau dans le puits après pompage
𝑸 = 𝐊 𝟐𝝅 𝒙𝒚
𝒅𝒙

𝑯
𝑹 𝒚𝟐
𝑸 𝒍𝒏 𝒙 𝒓 = 𝑲 𝟐𝝅
𝟐
𝒉

𝝅 𝑲 𝑯𝟐 − 𝒉𝟐
𝑸 =
𝑹
𝒍𝒏
𝒓
▪ Débit dans un puits (Nappe captive) :

Si la nappe est emprisonnée entre deux couches imperméables, elle est


dite captive.

Dans le cas d’une nappe captive, située à l’intérieur de la couche


d’épaisseur e, l’eau va remonter dans le puits jusqu’à une hauteur h qui
est supérieure à l’épaisseur e.

𝑸=𝑲 𝜴 𝒋
𝒅𝒚
𝑸 = 𝑲 𝟐𝝅 𝒙𝒆
𝒅𝒙

𝑹 𝑯
𝑸 𝒍𝒏 𝒙 𝒓 = 𝑲 𝟐𝝅𝒆 𝒚 𝒉

𝑲 𝟐𝝅𝒆 𝑯 − 𝒉
𝑸 =
𝑹
𝒍𝒏
𝒓
▪ Rayon d’influence :
Le rayon d’influence R est donné par la formule de SICHARDT :

K : coefficient de perméabilité
𝐑 = 𝟑𝟎𝟎𝟎 𝐇 − 𝐡 𝐊 H - h = Δ (rabattement)

VIBERT indique que le rapport R / r varie entre 100 et 300, avec une moyenne de 200. Cela signifie qu’en pratique, la zone
influencée est 100 à 300 fois le rayon du puits.

▪ Vitesse critique de SICHARDT :


SICHARDT propose une vitesse critique :

𝐊
𝐯𝐜 =
𝟏𝟓

Si la vitesse réelle de filtration 𝐯 dépasse 𝐯𝐜 les particules fines du sol sont entraînées (Risque turbidité).
▪ Débit critique :

𝑲
𝑸𝒄 = 𝟐𝝅𝒓𝑯
𝟏𝟓

Ce débit correspond au débit maximal sans risque d’entraîner les particules fines. Au-delà de ce débit, risque d’affaissement
ou de colmatage du puits.

▪ Détermination du coefficient K (perméabilité) :

Méthode de HAZEN – utilisée pour les sols granulaires :

𝐊 cm/s = 𝟏𝟎𝟎 (𝐝𝟏𝟎 )𝟐

d₁₀ = dimension des grains du matériau n’ayant que 10 % en poids des grains de dimensions inférieures (cm).
Application :

Soit un puits d’une nappe libre dont les caractéristiques sont :


Données : K = 2.10⁻⁴ m/s
H = 20 m ; h = 15 m
r= 1m

Travail demandé :
1 - Calculer le rayon d’influence R.
2 - Calculer le débit à capter à partir du puits.
3 - Calculer le débit critique.
4 - Combien faut-il de puits pour alimenter une ville dont les besoins de 2025 sont 200 l/s.
Exercice 4 :
On considère un terrain constitué de sable propre, dans lequel on souhaite capter l’eau par deux ouvrages : une galerie filtrante
et un puits captant une nappe libre.
Données générales : • Coefficient de perméabilité : K = 2 × 10⁻³ m/s
• Rayon du puits : r = 0,20 m
• Profondeur de la nappe au repos : H = 12 m

Galerie filtrante :
Une galerie filtrante horizontale de longueur R = 40 m est construite dans le même sol. Les niveaux piézométriques mesurés sont :
• À l’entrée de la galerie : y = h = 4 m
• À la sortie (fin du rayon d’influence) : y = H = 12 m
⁃ Calculer le débit capté par mètre linéaire de galerie.

Puits dans une nappe libre :


Après un certain débit de pompage, le niveau dans le puits s’abaisse jusqu’à h = 8 m.
⁃ Calculer le rayon d’influence R selon la formule de SICHARDT.
⁃ En déduire le débit Q du puits.
⁃ Calculer la vitesse critique (SICHARDT). Conclure sur le risque d’entraînement des particules fines.

On dispose d’un sol granulaire pour lequel : d₁₀ = 0,08 cm


⁃ Calculer K’ par la méthode de Hazen et le comparer avec K.
Chapitre II

ASSAINISSEMENT
INTRODUCTION :
Effet de l'urbanisation sur le cycle de l’eau
I. LES EAUX RÉSIDUAIRES :

Eaux ménagères Eaux de ruissellement

Eaux vannes Eaux industrielles


II. RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT :

il existe deux types d’assainissement selon le type d’habitation et les choix fait par la collectivité :

⁃ L’assainissement collectif est assuré par un réseau de collecte qui recueillent les eaux usées
et les acheminent vers les stations d’épurations.
Il en existe trois types :
- le réseau unitaire;
- le réseau séparatif ;
- le réseau pseudo-séparatif.

⁃ L’assainissement individuel (autonome) pour des habitations ou de petits groupes


d’habitations trop éloignés pour être relié aux réseaux collectifs.
Assainissement collectif :
Système unitaire :
Système séparatif :
Système pseudo-séparatif :
Assainissement autonome :
Système individuel :

L’assainissement individuel est le système utilisé dans les zones à faible densité, et pour toute habitation non
raccordable au réseau d’assainissement collectif.
Les principaux types d'assainissement individuel sont :

⁃ Micro station d'épuration.


⁃ Fosse septique .
Fosse septique
Le volume total pour le dimensionnement d’une fosse est donné par la formule :

V = 1.33 x Q x N x Tr

Avec : V = volume en litres


Q = débit d’eau entrant dans la fosse (l/j/usager).
N = nombre d’usager
Tr = temps de rétention de l’eau en jours (1 à 3j)
La hauteur d’eau prise entre 1à 3 m
La fréquence de vidange 1 à 2 ans
Avantages et inconvénients des systèmes d’assainissement

Système Avantages Inconvénients


d’assainissement
- Permet d’évacuer rapidement les eaux pluviales. - Investissement important pour mise en
Séparatif - Assure à la STEP un fonctionnement régulier; place de 2 réseaux.

- Simple. - Dilution des eaux de la STEP en période


Unitaire - Un seul réseau. pluvieuse (débit très variable)
- Ouvrages importants.
- Eaux usées et eaux de ruissellement des habitations - Investissement important pour mise en
Pseudo-séparatif
combinées. place de 2 réseaux.

- Possibilité d’assainissement de zones de faible densité.


Individuel - Investissement réduit. - Risques de pollution des eaux souterraines.
Application :
On veut dimensionner une fosse septique pour de 12 usagers. Les hypothèses retenues sont :
Données :
▪ Débit spécifique par personne 𝑄=150 l/j.
▪ Temps de rétention hydraulique 𝑇𝑟=3 jrs.
▪ Accumulation de boues : 0,06 m³/per/an.
▪ Période de vidange prévue : tous les 2 ans.
▪ Profondeur utile d’eau retenue (profondeur de décantation) : 𝐻eau =1,40 m.
▪ Espace pour les boues + espace pour écume (0,10 m³)
▪ on prend largeur standard = 1,20 m

Travail demandé :

1. Calculer le volume hydraulique nécessaire.


2. Calculer le volume brut à construire.
3. Calculer les dimensions extérieures en respectant la profondeur utile et un espace technique 0,3m.
4. Partager les volumes en 2 compartiments (2/3 et 1/3). Donner longueurs approximatives.
III. PRINCIPAUX TYPES DE CANALISATION :

Descente d’eaux usées:

▪ Descente d'appareil
▪ Collecteurs d’appareils
▪ Chutes d’eaux ménagères
▪ Chutes uniques
▪ Descente d’eaux pluviales
▪ Collecteurs principaux
▪ Égout public
Détermination des diamètres :

L’étude des systèmes de canalisations s'avère impérative afin de garantir le maintien optimal de la salubrité des
habitations. Il est essentiel, dans cette perspective, de veiller à la prompte évacuation des eaux usées, tout en
veillant à ce qu'elles ne laissent aucun résidu néfaste à leur passage. Cette démarche vise à assurer un
environnement sain et dépourvu de tout impact indésirable lié aux systèmes d'assainissement.
Pour déterminer les diamètres, on divise l’installation en quatre parties :

1. Étude des siphons d’appareils;


2. Étude des collecteurs d’appareils;
3. Étude des tuyaux de chute;
4. Étude des descentes d’eau pluviales;
5. Étude des tuyaux collecteurs.
1. Diamètre des siphons d’appareils :

Les siphons d'appareils sanitaires jouent un rôle essentiel dans les installations de plomberie et
d'assainissement. Leur principale fonction est d'empêcher les odeurs désagréables de remonter des égouts dans
les espaces habitables et de maintenir un équilibre hydraulique dans les canalisations.

Diamètres intérieurs des siphons et leurs débits


2. Diamètre des collecteurs d’appareils :

La sortie du siphon est raccordée à la canalisation de vidange qui a généralement une pente de 3%
Souvent, plusieurs appareils sont raccordés sur une même canalisation de vidange. C’est le cas dans une
salle de bain où la canalisation évacue les eaux d’un lavabo, d’un bidet, d’une baignoire et d’une douche.
Le débit théorique de la salle de bain serait donc (en imaginant l’évacuation de tous les appareils en
même temps) la somme de :

- Baignoire : 90 l/mn
- WC : 90 l/mn
- Lavabo : 45 l/mn
- Bidet : 30 l/mn
- Douche : 30 l/mn
Total : 285 l/mn = 4,75 l/s

Mais il est bien évident que tous ces appareils ne serviront pas en même temps. Il y a donc lieu de
déterminer le nombre de ceux qui sont susceptibles de débiter en même temps et on les multiplie par le
coefficient de simultanéité.
Coefficient de simultanéité :

La formule pour calculer le diamètre des tuyaux de vidange est la suivante :

Ø (cm) = 0.40 x (√ total des l/mn) x (coefficient de simultanéité)

Exemple : Calculer le diamètre d’une canalisation de vidange d’une installation de 3 lavabos.


3. Diamètres des colonnes de chute :
Ces diamètres ne seront jamais inférieurs à ceux des canalisations de vidange. Généralement la canalisation de
vidange à 3% de pente est raccordée à un tuyau de chute vertical, de diamètre 80mm au minimum.

4. Diamètres des descentes d’eaux pluviales :


Les diamètres sont fixés en fonction de la surface en plan horizontal des toitures desservies, soit 1cm² de section
de DEP reçoit 1m² de son plan, le débit est admis à 3 l/mn pour chaque m² de surface.
5. Diamètre des tuyaux collecteurs :

On prendra :
- Colonne A : si les égouts ne reçoivent pas d’eaux pluviales
- Colonne B : si les égouts reçoivent des eaux pluviales

Débit des tuyaux (l/s)


(formule de BAZINE)
Exercice 1:

En vue d’assurer une évacuation rapide des eaux usées et pluviales dans un système unitaire, d’un bâtiment R+3
avec une superficie de 150 m². On va procédé à une étude des canalisations d’assainissement qui reçoivent :
- Débit d’EP de 450 l/mn;
- Débit de base d’EU pour chaque appareil : Evier 45 l/mn ; Baignoire 90 l/mn ; WC 90 l/mn et Lavabo 45 l/mn

1- Calculer le Ø de la canalisation de chute, qui reçoit les eaux proviennent des appareils ci-dessus.
2- Calculer le Ø de la descente d’eaux pluviales.
3- Déterminer le Ø du collecteur qui a une pente de 2%, à partir du tableau.
4- Vérifier la condition d’auto-curage.
IV. ELÉMENTS CONSTITUTIFS DES RÉSEAUX D’ASSAINISSEMENT :

Les réseaux d’assainissement collectent des eaux plus ou moins chargées dans les meilleures conditions. La
priorité est d’assurer le transfert des eaux polluées vers l’unité de traitement tout en garantissant la protection du
milieu naturel. L’écoulement doit s’effectuer le plus directement possible, sans rencontrer d’obstacles
occasionnant des retenues, ni de points faibles constituant des sources de fuites.

A cet effet, plusieurs types d’ouvrages qui conditionnent la bonne évacuation des eaux doivent être dimensionnés
et concrétisés, qui se dénombrent comme suit :

▪ Ouvrages principaux ;
▪ Ouvrages annexes ;
▪ Ouvrages spéciaux.
A. Ouvrages principaux :

Les ouvrages principaux correspondent au développement de l’ensemble du réseau jusqu’à l’évacuation à


l’exutoire et l’entrée des effluents dans la STEP. On distingue notamment :

Collecteurs principaux :

Les collecteurs principaux ont pour fonction de recueillir et de transporter les eaux usées et/ou pluviales selon
le type réseau jusqu’aux leur rejets. Ils sont constitués soit de tuyaux de section circulaire de diamètre
supérieur à 800mm, soit de tuyaux ovoïdes préfabriqués ou coulés sur place avec une hauteur allant de 1.00 à
2.65m selon qu’ils sont visitables ou non.
Conduites circulaires :

Sont désignés par leur Ø intérieur, dit Ø nominal, exprimé en mm.

Conduites ovoïdes :

Le recours à la réalisation des conduites d’assainissement


coulées sur place est dicté par l’un des impératifs suivants :

- Permettent de transiter de très grands débits.


- Utilisés pour l’évacuation des EP dans les grandes agglomérations
Collecteurs secondaires :

Les collecteurs secondaires assurent le transport des eaux usées ou pluviales depuis les branchements
particuliers vers les collecteurs principaux. De forme circulaire, ils sont généralement préfabriqués en
béton ou PVC, avec des diamètres compris entre 400 mm et 800 mm. Bien qu'ils soient non visitables,
des regards de visite sont placés régulièrement pour permettre l'entretien. Leur pose doit garantir une
bonne étanchéité et respecter une pente suffisante pour éviter les obstructions et assurer un écoulement
gravitaire efficace.
Collecteurs tertiaires (ou canalisations de branchement) :

Ce sont des ouvrages qui reçoivent les eaux usées des


usagers et éventuellement les eaux des terrasses et ils
les déversent directement dans les collecteurs.

Conception des branchements particuliers :


• Un regard de façade ;
• Une canalisation de raccordement sur l’égout
public (en Ø200 ou en Ø300) ;
• Un regard borgne enterré ou de visite ;
• La pente minimale de la canalisation de
branchement est 2%.
Canalisation de
raccordement
Nature des conduites :

Poly Chlorate de Vinyle PolyEthylène Haute Densité


(PVC) (PEHD)

Fonte Ciment
Choix des conduites :

Le Choix entre ces différents types de canalisations est tributaire des éléments suivants :

▪ Caractéristiques des rejets liquides;


▪ Nature du sous sol;
▪ Type de charge ( statique et dynamique);
▪ Budget du projet.

Au Maroc il est recommandé d’utiliser :

▪ PVC pour les conduites inferieur à 400 mm;


▪ Béton Armé pour les conduites de 400 mm à 1000 mm;
▪ CAO pour les conduites supérieur à 1000 mm.
Mise en œuvre :

Lit de pose :

Les canalisations sont posées sur un lit bien préparé selon les prescriptions ci-après :
• Pour un sol pulvérulent :
⁃ La pose directe peut être envisageable, à condition que la surface de contact avec la conduite
soit uniforme sur toute la longueur.

• Pour un sol cohérent ou rocheux :


⁃ La pose directe est interdite, obligation de prévoir un étalement d’une couche de sable fin sur
une épaisseur de 10 à 15 cm.

Coupe longitudinale d’une tranchée


Coupe transversale d’une tranchée
Couverture :

La couverture correspond à la hauteur de terre ou de matériaux située au-dessus de la génératrice supérieure


de la canalisation, c’est-à-dire entre le sommet de la canalisation et la surface du sol fini (ou de la chaussée).

Cette hauteur est nécessaire pour protéger la canalisation contre les charges roulantes (véhicules, engins,
etc.). Elle permet d'assurer que la canalisation ne soit ni écrasée ni endommagée sous l'effet de ces charges.

Si la couverture est inférieure alors la canalisation est exposée à un risque de rupture ou d’écrasement. Dans
ce cas, il est obligatoire de renforcer la protection de la canalisation à l’aide d’une dalle de répartition en
béton armé. Elle agit comme un écran rigide entre la charge roulante et la canalisation.
Pose des conduites :

La pose des conduites, effectuée de l'aval vers l'amont, requiert le strict respect de l'alignement préalablement défini par le calage
du réseau. Cette opération revêt une importance cruciale et délicate, nécessitant la mise en place de précautions rigoureuses.
On distingue :

• Nettoyage de l’intérieur des canalisations;


• Bon alignement des conduites;
• Respect strict de la pente;
• Pose faite avec soin et sans brutalité;
• Obstruction provisoire des extrémités des tuyaux à chaque arrêt de travaux;
• Blindage et étayage.
Il est essentiel de prendre en compte des mesures de sécurité lors de la réalisation des fouilles.

Ces facteurs déterminent si un blindage est nécessaire ou non :


• La nature du sol (cohésion);
• La présence ou l'absence d’eau ;
• La proximité de charges importantes.
B. Ouvrages annexes :

Regards

Fossés

Avaloirs

Caniveaux

Bouche d’Egout
V. Assainissement d’eaux Usées :

La production des eaux usées dépend de la consommation d’eau potable et du taux de retour à l’égout souvent pris 80% :

𝑸𝒎 𝑬𝑼 : Débit moyen d’EU


𝐐𝐦𝐄𝐔 = 𝐓𝐫𝐞 . 𝐓𝐫𝐚𝐜 . 𝐐𝐦𝐀𝐄𝐏 𝑸𝒎 𝑨𝑬𝑷 : Consommation moyenne d’EP

Consommation moyenne eau potable :

𝐐𝐦𝐀𝐄𝐏 = DOT. PB x PB
Débit de pointe d’eaux usées :

𝐐𝐩𝐄𝐔 = 𝐂𝐩 𝐱 𝐐𝐦𝐄𝐔

Coefficient de pointe
DIMENSIONNEMENT DES RÉSEAUX D’ASSAINISSEMENT :

Le calcul proprement dit des réseaux est basé fondamentalement sur le meilleur choix du couple Pente –Diamètre
qui vérifie les conditions d’écoulement à savoir :
▪ Vitesse minimale de 0.3 m/s;
▪ Vitesse maximale de 4 m/s.

▪ Ecoulement en charge « sous pression » :


Formule de COLEBROOK –WEITE
Utilisée pour dimensionner les conduites de refoulement (PVC, PEHD, FONT)

𝟏 𝒌 𝟐, 𝟓𝟏
= −𝟐 ⋅ 𝒍𝒐𝒈𝟏𝟎 + 𝝀 = Coefficient de frottement (Diagramme de Moody)
𝝀 𝟑, 𝟕 ⋅ 𝑫 𝑹𝒆 ⋅ 𝝀 D = Diamètre intérieur de la conduite (m)
Re = Nombre de Reynolds
k = Rugosité de la conduite (mm)
▪ Ecoulement à surface libre :

Formule de MANNIG-STRICKLER :
C’est la formule la plus utilisée pour le dimensionnement des canalisations en écoulement à surface libre.

Q : Débit transité par la canalisation en (m3/s)


𝑸 = 𝑲𝒔 𝑺 𝑹α𝒉 𝑰 S : Section mouillée à pleine section en (m2)
Rh : : Rayon hydraulique (m).
I : Pente de la conduite en (m/m)
k : Coefficient de rugosité de Manning strickler.

Constante de MANNIG-STRICKLER :

Le tableau suivant présente les différents coefficients Ks


pour la détermination de la capacité des réseaux.
Rayon hydraulique :
On définit également le rayon hydraulique comme étant le rapport de la surface mouillée A sur le périmètre mouillé P
(périmètre de la conduite en contact avec le liquide).

𝑨
𝑹𝒉 =
𝑷
Diamètre du collecteur : (selon manning strickler)
𝑫
Si on considère que le débit transitant est à plein section (Q𝑝𝑠 ), le rayon hydraulique Rh devient : 𝑹𝒉 = 𝟒
La formule ci‐après donne le diamètre théorique de la conduite :

▪ Réseaux des eaux usées en système séparatif :


Le diamètre minimum des canalisations sera de 200 mm.

𝑽𝒑𝒔 = 𝑲𝒔 𝑹𝟐/𝟑 𝑰
𝟓 𝑸 𝟑
𝐃𝐭𝐡 = 𝟒𝟖 ( )𝟖
𝑲𝒔 𝝅 √𝑰 𝑸𝒑𝒔 = 𝑽𝒑𝒔 𝑺

▪ Réseau Unitaire :
Le diamètre minimum des canalisations sera de 300 mm.

𝟕 𝑸 𝟒 𝑽𝒑𝒔 = 𝑲𝒔 𝑹𝟑/𝟒 𝑰
𝐃𝐭𝐡 = 𝟒 𝟏𝟏 ( ) 𝟏𝟏 Q : Débit total (m3/s)
𝑲𝒔 𝝅 √𝑰 𝑫𝒕𝒉 : Diamètre théorique de la conduite (m)
𝑸𝒑𝒔 = 𝑽𝒑𝒔 𝑺 S : section transversale
R : rayon hydraulique (m).
I : pente de la canalisation en (m/m)
Conditions d’auto-curage à satisfaire :

D’après l’instruction Technique Française (ITF n°77) des conditions sont à vérifier à la fois :

▪ A pleine ou à demi section, la vitesse minimale d’écoulement est de 0,70 m/s.

𝐕𝐩𝐬 𝐨𝐮 𝐕𝟏 = 0,7 m/s


𝐩𝐬
𝟐

▪ Pour un remplissage d’eau égal au 2/10 du diamètre, la vitesse minimale est ≥ 0,30 m/s.

𝐡𝐞𝐚𝐮 = 0,2 D ➔ 𝐕𝐦𝐢𝐧 ≥ 0,30 m/s


DÉMARCHE SUIVIE POUR LA VÉRIFICATION DE L’AUTOCURAGE :

1. Choisir la section;
2. Tracer le profil en long du tronçon pour fixer la pente;
3. Calculer la vitesse à pleine section;
4. Calculer le débit à pleine section;
5. Calculer les rapports des débits;
6. Lire sur le tableau les rapports K2= Dh et K3= VV ;
ps
7. Calculer la vitesse la V𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆 et la h𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆 d’eau;
8. Vérifier que V𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆 < V𝒎𝒂𝒙 ;
9. Vérifier si V𝒎𝒊𝒏 n’est pas satisfaite, auquel cas, changer la pente et/ou le diamètre.
Algorithme de calcul de section de conduite eaux usées

𝑸𝒎𝑨𝑬𝑷 = DOT. PB x PB

𝑫𝒕𝒉

Diamètres commerciaux
Choix du 𝐃commercial 200mm ; 300mm ; 400mm ; 500mm ;
600mm ; 800mm ; 1000mm

𝑽𝒑𝒔 = 𝑲𝒔 𝑹α𝒉 𝑰
h

D

V Q
 ➔
Vps Qps

Figure : Section circulaire


variation de la vitesse ε′ et du débit δ′ en fonction de la profondeur d’eau.

Vh et Qh : Vitesse moyenne et débit correspondant à une profondeur d’eau h.


VH et QH : Vitesse moyenne et débit correspondant à la section pleine.
Figure : Section ovoïde
variation de la vitesse ε′ et du débit δ′ en fonction de la profondeur d’eau.

Vh et Qh : Vitesse moyenne et débit correspondant à une profondeur d’eau h.


VH et QH : Vitesse moyenne et débit correspondant à la section pleine.
Q
En fonction du K 1= Q on déduit :
ps

h V
K 2= D et K 3= V
ps

Canalisation circulaire
Exercice 2:

Lotissement étudié est divisé en trois zones, desservies par un réseau d’eaux usées
conçu selon un système séparatif. Ce réseau se compose de quatre tronçons,
comme représenté dans le schéma.
Données :
▪ Zone 1 : desservant une zone d’immeubles en R+4, comprenant 3 appart/Etage.
▪ Zone 2 : desservant une zone de maisons en R+2.
▪ Zone 3 : desservant une zone résidentielle de villas.
▪ Longueur des tronçons : L1 = 135m ; L2 = 90m ; L3 = 120m ; L4 = 80m.
▪ Le taux de branchement est de 90 %.
Contraintes générales :
▪ Pente minimale : 0,2 %
▪ Pente maximale : 5 %
▪ Couverture minimale : 1 m
▪ D𝑚𝑖𝑛 = 200 mm avec une eps de 30mm

Travail demandé :

1. Calculer les débits de pointe EU de chaque tronçon.


2. Dimensionner et caler le réseau d’eaux usées (Pente, diamètre et cote radier).
3. Vérifier l’auto-curage.
Les eaux parasites :
Les eaux parasites sont des eaux non polluées qui pénètrent anormalement dans le réseau d’assainissement des eaux usées, alors
qu’elles ne devraient pas y être présentes. On l’estime entre 20 et 30 % du débit moyen domestique.

Origines des eaux parasites :


On distingue principalement deux types :
a) Eaux parasites permanentes (EPP) :
Ce sont des apports continus, même par temps sec :
▪ Infiltrations de la nappe phréatique à travers : joints défectueux, fissures des conduites, regards mal étanches.
▪ Mauvais raccordements (drains, sources).
Elles augmentent le débit en permanence.

b) Eaux parasites temporaires (EPT) :


Ce sont des apports liés aux pluies :
▪ Raccordements illicites d’eaux pluviales sur le réseau EU,
▪ Entrées d’eau par regards (couvercles non étanches),
Elles provoquent des pics de débit lors des épisodes pluvieux.
Exercice 3:
Calcul des débits d’eaux usées en tenant compte de la répartition spatiale des usagers :
Déterminer le débit de dimensionnement de chaque tronçon du collecteur B en tenant
compte de la répartition spatiale des usagers.
Les caractéristiques des bassins sont données dans le tableau ci-dessous :

Les hypothèses de calcul sont les suivantes :


▪ Dotation domestique : 150 l/j/hab
▪ Dotation du souk : 7000 l/j/ha
▪ Coefficient de pointe horaire : 1,7
▪ Coefficient de pointe journalière : 1.30
▪ Taux de raccordement : 85 %
▪ Taux de retour à l’égout : 80 %
▪ Pourcentage des Eaux parasites par rapport au débit moyen : 30 %
VI. Assainissement d’eaux pluviale :

Introduction sur la détermination des débits d’eaux pluviales :

La détermination des débits d’eaux pluviales vise à estimer les volumes d’eau générés par les précipitations afin de prévenir les
risques d’inondation et d’assurer un écoulement efficace des eaux de ruissellement. Plusieurs méthodes sont utilisées à cet effet,
parmi lesquelles la méthode rationnelle, simple et largement appliquée pour les petits bassins versants, ainsi que la méthode
superficielle de Caquot.
Cette dernière prend en compte les caractéristiques physiques du bassin versant, la nature des sols, l’occupation du sol et les
paramètres pluviométriques locaux,
Notion de bassin versant :
Le bassin versant se définit comme l'aire de collecte qui recueillie les eaux de ruissellement, il les concentre vers le point de
sortie. Il est caractérisé par sa surface, sa pente moyenne, sa longueur hydraulique et son coefficient ruissellement.
Caractéristiques géométriques d’un BV :

▪ Aire du bassin versant : désigne la surface plane de sa projection horizontale (ha).


▪ Périmètre du bassin versant : est la longueur curviligne de la ligne de partage des eaux (Km).
▪ Caractéristiques de forme : La forme d'un bassin versant influence sur l'allure des écoulements à l'exutoire.

Influence de la forme du bassin versant sur la dynamique de ruissellement


111
Caractéristiques de forme :

Indice de compacité de GRAVELIUS :

L'indice utilisé par les hydrologues pour caractériser la forme d'un bassin versant est l'indice de compacité de
GRAVELIUS qui est le rapport du périmètre du bassin à celui d'un cercle de même surface.

𝐾𝐺

112
Quelques notions de l’hydrologie :

▪ Averse : est une pluie brève et intense, souvent de courte durée (de quelques minutes à quelques heures) à fort débit.
L'intensité moyenne d'une averse (𝒊𝒎𝒐𝒚 ) s'exprime par le rapport entre la hauteur de pluie observée et la durée t de l'averse

𝒉 𝒊𝒎𝒐𝒚 [mm/h, mm/min] ou [l/[Link]],


𝒊𝒎𝒐𝒚 = h [mm],
𝒕 t [heure ou min].

▪ Chemin hydraulique (L) : utilisé pour déterminer le temps de concentration qui servira ensuite à la détermination de
débit du cours d’eau via l’intensité des pluies.
▪ Temps de concentration (tc) : durée de parcours du chemin hydraulique le plus long d’un BV.
Temps de concentration :

Du temps 𝒕𝟏 mis par l’eau pour s’écouler dans les canalisations :

𝑳 L : Longueur
𝒕𝟏 = V : Vitesse
𝑽

Du temps 𝒕𝟐 mis par l’eau pour atteindre le 1er ouvrage d’engouffrement ou bouche d’égout. D’après caquot :

−𝟒ൗ
𝟏𝟏
𝒕𝟐 =𝑰𝒑 𝑰𝒑 ∶ pente moyenne de cheminement hydraulique sur la surface du sol (m/m)

Du temps 𝒕𝟑 du ruissellement dans un bassin qui ne comporte pas de canalisation :

𝑳
𝒕𝟑 =
𝟏𝟏 𝑰𝒑
Le temps de concentration peut donc avoir trois aspects :

▪ Le bassin ne comporte pas de canalisation : 𝒕𝒄 = 𝒕𝟑


▪ Le bassin comporte un parcours superficiel puis une canalisation : 𝒕𝒄 = 𝒕𝟏 + 𝒕𝟑
▪ Le bassin est urbanisé et comporte des canalisations principales, secondaires et des branchements tertiaires : 𝒕𝒄 = 𝒕𝟏 + 𝒕𝟐

Méthode simplifiée de calcul de tc pour une zone urbanisée :

On admet un temps de circulation superficielle égale à 5min et une vitesse en égout égale à 1m/s

𝑳
𝒕𝒄 = 𝒕𝟏 + 𝒕𝟐 = +5
𝑽
Coefficient ruissellement :

le taux d’imperméabilisation est exprimé en


fonction de la nature de la surface ou plus souvent
en fonction de l’occupation des sols.

surfacerevetue
CR =
surfaceTotal

Dans le cas où on une série de bassins de


superficie Ai et de coefficient de ruissellement Ci,
le coefficient de ruissellement équivalent est :

[Σ (Ci x Ai)]
Céq =
Σ Ai
Exemple 1:

Dans le cas où on une série de bassins de superficie Ai et de coefficient de ruissellement Ci (figure).


Calculer le coefficient de ruissellement équivalent, sachant que :

C1 = 0,20 ; A1 = 2,00 ha
C2 = 0,30 ; A2 = 1,50 ha
C3 = 0,05 ; A3 = 1,80 ha
C4 = 0,10 ; A4 = 2,50 ha
1. MÉTHODE RATIONNELLE :

La méthode rationnelle consiste à estimer les débits à partir d’un découpage du bassin versant en secteurs𝐴1 , 𝐴2 , ..𝐴𝑗 , ... 𝐴𝑛
limités par des lignes isochrones telles que l’eau tombant sur le secteur 𝐴1 (respectivement 𝐴2 , ..𝐴𝑗 , ..𝐴𝑛 ) arrive à l’exutoire au
bout d’un temps Δt (respectivement 2Δt, ….., nΔt).
Le pas de temps Δt qui sépare deux isochrones consécutives dépend de la précision voulue
(isochrones : lignes situées à la même distance hydraulique c’est à dire au même temps de parcours jusqu’à l’exutoire).
Pour un bassin de superficie A et de coefficient de ruissellement C et recevant une pluie d’intensité I, le débit Q est :

Q = 𝑪 .I’.A Q : Débit maximal à l’exutoire (l/s)


A : surface du bassin (ha)
I’ : intensité de précipitation (l/s/ha)
𝐶: coefficient de ruissellement

Pour les différentes périodes de retour, les intensités de pluies (mm/min) sont calculées à l'aide de la formule de Montana suivante :

i (t,F) = 𝐚(𝐅) . 𝐭 𝐛(𝐅) t = durée de pluie (min)

Pour chacune des régions du Maroc :


⁃ i (mm/m) est l'intensité maximale de la pluie de durée t (mn)
⁃ Et de fréquence de dépassement F :

𝟏 F: Fréquence de dépassement annuelle


F=1−
𝐓 T : la période de retour
Limites d’utilisation :

▪ Pluie uniforme pendant une durée t = Tc;


▪ La décomposition du bassin en aires isochrones ne peut se faire de façon précise;
▪ La variation du coefficient de ruissellement C est négligée;
▪ L’influence de la forme du BV n’est pas prise en considération;
▪ La méthode rationnelle ne peut être appliquée qu’à de faibles superficies dans un périmètre urbain.

Par ailleurs, pour tenir compte de la distribution de la pluie dans l’espace, il y a lieu de lui appliquer un coefficient de répartition K
de la pluie qui diminue lorsque l’on s’éloigne de l’épicentre.

d : distance entre le point considéré et le centre du bassin.


Le coefficient correctif K est donné :

• Pour des bassins longs (ℓ ≤ 0,5L) : K = 1 − 0,006 𝐝


• Pour des bassins ramassés (ℓ > 0,5L ) : K = 1 − 0,005 𝟐𝐝
• La forme générale qui est indépendante de la forme est : K = 1 − 0,0046 𝟐𝐝

Méthode qui sera largement utilisé dans les études d’assainissement urbain ou rural : c’est la méthode superficielle de Caquot.
Exemple 2:

On considère un bassin versant non urbanisé de superficie A = 10 ha, caractérisé par un coefficient de ruissellement C = 0,35.
La longueur hydraulique du bassin est L = 60 m et sa pente moyenne est de 5 %.
Le débit de ruissellement calculé à l’exutoire est ensuite transité à travers une conduite de longueur 200 m, dans laquelle
l’écoulement se fait avec une vitesse moyenne de 1 m/s.

Données :
⁃ Le coefficient correctif K = 1.
5230
⁃ L’intensité de la pluie est donnée par : i(mm/ h) =
t(mn) + 30

Travail demandé :
1. Déterminer le débit de ruissellement à l’exutoire (point B) du bassin versant.
2. Déterminer le débit de ruissellement à la fin de la conduite (point C).
Exemple 3:

Données :
⁃ Le coefficient correctif K = 1.
5230
⁃ L’intensité de la pluie est donnée par : i(mm/ h) =
t(mn) + 30
⁃ Vitesse moyenne de 1 m/s.

Travail demandé :

Déterminer le débit de ruissellement à l’exutoire


2. MÉTHODE SUPERFICIELLE DE CAQUOT :

1/U
Q( F ) = K .I V / U .C 1/ U . AW / U .m

Q (F) : Débit de fréquence de dépassement F, exprimé (m3/s);


I : Pente moyenne du bassin versant (m/m) ;
C : Coefficient du ruissellement ;
A : Superficie du bassin versant (ha) ;
𝟎,𝟓𝐛 𝐱 𝐚
K : Coefficient d'expression : ;
𝟔,𝟔
u : Coefficient d'expression : 1 + 0,287 b ;
v : Coefficient d'expression : -0,41 b ;
w : Coefficient d'expression : 0,95 + 0,507 b ;
m : Coefficient d’influence ou de correction du débit.
Correction d'allongement :

L'allongement «M» est défini comme étant le rapport du plus long cheminement hydraulique L sur la
racine carrée de la superficie équivalente à celle du bassin considéré.

0,8 = Valeur minimale dans le cas d'un demi cercle

Si M est différent de 2, le débit maximum est multiplié par un coefficient correcteur (m)

𝐐𝐦 = 𝐦 . 𝐐 𝐩
Groupement de bassins :
Principe de délimitation des BV et SBV :
Un BV est délimité par :
▪ La ligne de crête;
▪ La ligne de talweg;
▪ Le point d’exutoire ou de décharge;
▪ Les obstacles naturels ou artificiels (fossé, bâtiment, etc);
▪ Découpage en tronçons de 300 m environ.

Validité de la formule de Caquot :


L’Instruction technique impose des limites d’application suivantes :
▪ La pente 0,2% ≤ I ≤ 5%
▪ Le coefficient C 0,2 ≤ C ≤ 1
▪ La surface totale A ≤ 200 ha
▪ Le coefficient M M ≥ 0,8
Simulations bassins
Condition sur le débit d’assemblage :

le débit d’assemblage doit satisfaire la condition suivante :


▪ Réseau pluvial en système séparatif :
Le diamètre minimum des canalisations sera de 300 mm.

𝟕 𝑸 𝟒
𝐃𝐭𝐡 = 𝟒𝟏𝟏 ( )𝟏𝟏
𝑲𝒔 𝝅 √𝑰
Q : Débit total (m3/s)
𝑫𝒕𝒉 : Diamètre théorique de la conduite (m)
S : section transversale
𝑽𝒑𝒔 = 𝑲𝒔 𝑹𝟑/𝟒 𝑰 R : rayon hydraulique (m).
I : pente de la canalisation en (m/m)

𝑸𝒑𝒔 = 𝑽𝒑𝒔 𝑺
Algorithme de calcul de section de conduite eaux pluviales
Abaques 1.a
Abaques 1.b
Abaques 2
Q
rQ = K1 =
Qps

h
rH = K2 =
D
Abaques 3.a V
rV = K 3 =
Vps
Abaques 3.b
Exemple :

On se propose de dimensionner un collecteur circulaire d’assainissement


en système unitaire destiné à l’évacuation des eaux usées et des eaux
pluviales.
Le débit de calcul à transiter par le collecteur est égal à : 𝐐 = 𝟎, 𝟒𝟎 m𝟑 /s
La pente du radier du collecteur est fixée à : 𝐈 = 𝟐%

- En utilisant l’abaque 1.a :

DN = 600 mm ; Qps ≈ 0.58 m3/s ; Vps = 2 m/s.


𝟎,𝟒
Avec ces données on peut déterminer rQ = ≈ 0.7
𝟎,𝟓𝟖

Abaques 1.a
- En utilisant l’abaque 3.a :

pour rQ = 0.7 lui correspond un taux de remplissage rH = 0.6 et un rV ≈ 1.08

Avec ces données on peut déduire que :


⁃ La vitesse d’écoulement V = rv . Vps = 1.08 . 2 ➔ V = 2.16 m/s
⁃ La hauteur de remplissage h = rH . DN = 0.6 . 600 ➔ h = 360 mm

Abaques 3.a
Exercice :

Un bassin versant a une superficie de 3500 m², situé dans une zone d’habitat économique à Casablanca.
On vous demande de calculer le débit de pointe (en m³/s) pour une période décennale.
Pour ce faire, veuillez déterminer les éléments suivants :

1.I : Pente
2. C : Coefficient de ruissellement
3. M : L'allongement
4. Calcul du débit : Appliquer la formule de caquot et corriger le débit si nécessaire

On donne les hauteurs de :


Zc = 110,1 m
Zb = 108 m
Za = 107 m
Exercice :

Deux bassins versants BV1 et BV2 situés à Casablanca.


- Le BV1 a une superficie de 2500 m² et correspond à une zone de grandes villas.
- Le BV2 a une superficie de 3500 m² et se situe dans une zone d’habitat économique.
Les altitudes des points caractéristiques sont données comme suit :
𝒁𝒄 = 𝟏𝟏𝟎, 𝟏 m, 𝒁𝒃 = 𝟏𝟎𝟖 m, 𝒁𝒂 = 𝟏𝟎𝟕 m, 𝒁𝒅 = 𝟏𝟏𝟐 m.
La distance entre les points a et d est 𝒅𝒂−𝒅 = 𝟓𝟓 m.
L’objectif est le dimensionnement d’une conduite d’assainissement pour une période de retour décennale.

Questions :

1. Calculer les paramètres de chaque BV : 𝐀𝐢 , 𝐋𝐢 , 𝐂𝐢 , 𝐈𝐢 , 𝐦𝐢


2. Calculer Débits 𝐐𝐢 de chaque BV
3. Calculer 𝐈𝐞𝐪 , 𝐋𝐞𝐪 , 𝐀𝐞𝐪 , 𝐂𝐞𝐪 , 𝐦𝐞𝐪 et 𝐐𝐞𝐪
4. Dimensionner conduite d’assainissement
5. Calculer Vps et Qps

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