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Eléments de Théorie Et de Méthode Sociologique

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Ch 3 la structure sociale

Système des castes: Structure sociale hiérarchisée propre à l’Inde qui se transmet par la naissance
et qui assigne un statut, donc une place, dans la société, dont l’individu ne peut se défaire.

C’est un système inégalitaire qui conduit à des discriminations puisque la Constitution indienne
interdit cette structure. Ce système repose sur des croyances religieuses.

Non, la France a connu une société d’ordre jusqu’à la chute de la monarchie avec la Révolution
française (noblesse, clergé et tiers Etat) (doc 3) :

Société inégalitaire dans laquelle la place, le statut social, est hérité. La naissance assigne un ordre
dont l’individu ne pourra se libérer.

La société contemporaine ne distribue plus officiellement les places/les statuts à la naissance,


comme toute société démocratique (cf A.C de Tocqueville)

La Démocratie s’accompagne de la création d’une vaste classe moyenne résultant d’une « passion
pour l’égalité » La Démocratie est un état social dans lequel les individus naissent libres et égaux en
droit et qui se caractérise également par l’égalité des conditions, assurée par la méritocratie (le
statut social n’est pas hérité mais obtenu grâce aux mérites de l’individu)

La société française est-elle une société de classe ?

Tout d’abord la société française étant une société hiérarchisée, elle se constitue de groupes sociaux
qui offrent des positions inégalement valorisées.

Doc 4-Qu’est-ce qu’un groupe social ?

Avant tout, le concept sociologique de groupe définit un ensemble d’individus en interaction selon
des règles établies ou encore un certain nombre de gens ayant entre eux des rapports sociaux
caractéristiques et fixés. Dans les deux cas le critère est l’interaction (rapports sociaux). […]

Un deuxième critère est [que] les individus en interaction se définissent eux-mêmes comme
membre du groupe.

Un troisième critère serait un corollaire des précédents : les agents en interaction sont définis
par les autres, membres et non membres, comme membres du groupe. Dans les groupes organisés
la définition est explicite, dans les groupes informels elle est tacite et manifestée par le
comportement plus que par les mots.

La combinaison de ses trois critères (1 objectif et 2 subjectifs) permet de tracer clairement les
frontières d’un groupe d’appartenance. [Link], Eléments de théorie et de méthode
sociologique(1949), Armand Colin, 1997.

Quels éléments définissent un groupe social pour Merton ?

Ensemble de personnes en interaction qui se définissent, et sont définies par les autres, comme
membre du groupe.

• Les analyses théoriques de la structure sociale


1-1-L’analyse marxiste

-1-L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte des classes.

Oppresseurs et opprimés, se sont trouvés en constante opposition ; ils ont mené une lutte sans répit, tantôt
cachée, tantôt ouverte, une guerre qui chaque fois finissait soit par une transformation révolutionnaire de la
société tout entière, soit par la ruine commune des classes en lutte. [...] La société bourgeoise moderne, qui est
issue des ruines de la société féodale, n'a pas surmonté les antagonismes de classes. Elle a mis seulement en place
des classes nouvelles, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte [...]. Toutefois, notre
époque - l'époque de la bourgeoisie - se distingue des autres par un trait particulier : elle a simplifié les
antagonismes de classes . De plus en plus, la société se divise en deux grands camps ennemis, en deux grandes
classes qui s'affrontent directement : la bourgeoisie et le prolétariat .

[Link] et [Link], Manifeste du parti communiste, 1848.

Toute l’histoire sociale, d’après Marx, est l’histoire de la lutte entre oppresseurs et opprimés pour la répartition
de la valeur ajoutée. Au xix, schématiquement ce sont les bourgeois et les prolétaires qui s’affrontent. Les
bourgeois ce sont les capitalistes qui détiennent les moyens de production (usines et le capital fixe et financier),
les prolétaires vendent leur force de travail aux bourgeois. Marx parle d’exploitation pour décrire la situation
qui place les prolétaires dans une situation où les capitalistes ne leur rémunèrent leur travail qu’à hauteur du
renouvellement de la force de travail et pas à la hauteur de la richesse qu’ils créent en travaillant. Marx parle
également d’aliénation pour désigner la situation du prolétaire vis-à-vis du capitaliste (dépendance totale)

CH 3 suite
doc 2-
Pour Marx une classe est d’abord un groupe d’individus ayant les mêmes conditions éco qui
déterminent un mode de vie, une culture propre et des intérêts éco, po et sociaux qui opposent les
individus de cette classe aux individus constituant les autres classes.

Pour Marx, cette classe est une classe en soi, autrement dit, objectivement c’est une classe MAIS Ce
n’est pas une classe parce que ces individus n’ont pas d’interactions, pas de liens, pas
d’organisation politique (c’est-à-dire un parti politique). Ils n’ont pas conscience qu’ils sont une
classe.

Lorsqu’ils prendront conscience (grâce au parti politique, communiste) ils rentreront dans la lutte, ils
constitueront alors une classe pour soi. Cette classe pour soi émerge donc après la classe en soi,
par une prise de conscience des individus qui la constituent. Ils comprennent qu’ils sont nombreux à
être dans la même situation, avoir les mêmes intérêts et les mêmes « ennemis » (classes qui ont des
intérêts contraires aux leurs), donc ils entrent dans la lutte. Alors, seulement ils constituent une
classe sociale au sens marxiste du terme.

Pour Marx, la société se constitue de classes sociales en lutte dont l’objectif doit être la Révolution qui
débouchera sur une société sans classe, la société communiste.

Pour Marx, tout se joue dans la sphère productive, où les capitalistes possèdent les moyens de production, les
prolétaires leur force de travail, ce qui détermine des rapport de production capitaliste (exploitation et
aliénation).

tableau

L’action de classe existe dans certaines conditions (« l’ennemi » de classe est connu, le groupe est nombreux et
dans un espace commun pour se coaliser), autrement dit le conflit est possible, notamment entre classe ouvrière
et les possédants.

Après avoir étudié l’organisation de la sphère économique (dans laquelle on trouve, chez Weber, les classes
sociales), il s’intéresse à l’organisation de la sphère sociale. Celle-ci se constitue de « groupe de statut »
hiérarchisés, selon le prestige et l’honneur des individus. Cependant, pour Weber, le groupe de statut
d’appartenance est lié, souvent à la classe sociale, notamment parce que la profession donne du prestige/
honneur ; bien que ce ne soit pas systématique.

Weber identifie également une organisation de la sphère politique, plus ou moins liée à la position dans les 2
autres sphères. Dans cet espace politique [Link] identifie des « partis politiques » qui révèlent le pouvoir
politique détenu par les individus. Attention, ce pouvoir politique, pouvoir d’influence, est acquis par les
individus dans les syndicats, les associations ou les partis politiques.

Pour Max Weber la société est stratifiée. L’individu occupe une place qui dépend de sa classe, de son groupe de
statut et de son « parti ». Weber propose donc une approche pluridimensionnelle de la société (eco, socio, po),
contrairement à [Link] qui fait reposer son analyse sur la dimension économique. De plus si pour Marx les
classes sociales sont une réalité, pour Weber ce sont des outils à disposition du sociologue pour étudier la société.

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