Leçon : ACIDES CARBOXYLIQUES ET LEURS DÉRIVÉS
1. LES ACIDES CARBOXYLIQUES
1.1. Définition et formule générale
Un acide carboxylique est une molécule organique caractérisée par la présence d’un groupe
carboxyle. C OH ou −𝑪𝑶𝑶𝑯 ; leur formule générale est : 𝑅 C OH ou 𝑪𝒏 𝑯𝟐𝒏+𝟐 𝑶𝟐
O O
1.2. Nomenclature
Le nom d’un acide carboxylique s’obtient en remplaçant le (e) final de l’hydrocarbure
correspondant par la terminaison (oïque), l’ensemble étant précédé du mot acide. La chaine est
numérotée de façon à ce que le carbone du groupe carboxyle ait l’indice 1.
Exemples CH3
𝐶𝐻3 C OH CH3 C CH2 C OH
O CH3 O
Acide éthanoïque Acide-3,3-diméthylbutanoïque
1.3. Propriétés des acides.
Ce sont des acides faibles dans l’eau. Ils réagissent alors partiellement avec l’eau selon
l’équation : 𝑅𝐶𝑂𝑂𝐻 + 𝐻2 𝑂 ⇄ 𝑅𝐶𝑂𝑂− + 𝐻3 𝑂+
1. LES DERIVES DES ACIDES CARBOXYLIQUES
1.1. Les chlorures d’acyles
1.1.1. Définition
Un chlorure d’acyle est un composé organique qui contient le groupe caractéristique. C 𝐶𝑙
Formule générale 𝑅 C 𝐶𝑙 O
O
1.1.2. Nomenclature
Le nom du chlorure d’acyle dérive du nom de l’acide de même squelette carboné correspondant
en remplaçant le mot acide par chlorure de et la terminaison oïque par oyle
𝐶𝐻3 −𝐶−𝐶𝑙 𝐶𝐻3 −𝐶𝐻2 −𝐶−𝐶𝑙
Exemples ∥ ∥
𝑂 𝑂
Chlorure de d’éthanoyle Chlorure de propanoyle
1.1.3. Préparation
On utilise comme réactifs le chlorure de thionyle (𝑆𝑂𝐶𝑙2 ) ou le pentachlorure de phosphore
(𝑃𝐶𝑙5 )
Equations – bilan :
𝑹𝑪𝑶𝑶𝑯 + 𝑺𝑶𝑪𝒍𝟐 → 𝑹𝑪𝑶𝑪𝒍 + 𝑺𝑶𝟐 + 𝑯𝑪𝒍 ;
𝑹𝑪𝑶𝑶𝑯 + 𝑷𝑪𝒍𝟓 → 𝑹𝑪𝑶𝑪𝒍 + 𝑷𝑶𝑪𝒍𝟑 + 𝑯𝑪𝒍
NB : la première méthode est préférable puisque les produits secondaires formés sont gazeux
et se dégagent au fur et mesure de leur formation.
1.2. Les Anhydrides d’acide. O
C
1.2.1. Définition
O
Un anhydride d’acide est un composé organique qui possèdeC
le groupe caractéristique O
Leur formule générale est :
1.3.1. Nomenclature
On remplace l'appellation acide par anhydride
Cas d’anhydride symétrique Cas d’anhydride mixte
H C O C CH3
O O
Anhydride éthanoïque Anhydride éthanoïque-méthanoïque
1.3.2. Préparation
Un anhydride d’acide résulte de l’élimination d’une molécule d’eau entre deux molécules
d’acide carboxylique.
On utilise généralement un puissant déshydratant : le décaoxyde de tétraphosphore P4O10 :
➢ Par déshydratation intermoléculaire
Elle se produit entre deux molécules d’acides carboxyliques identiques ou différentes
Cas général
ou
➢ Par déshydratation intramoléculaire
Elle se produit par chauffage d’un diacide carboxylique, lorsque les deux groupes carboxyles
sont proches. O
O
C C
OH
→ O + 𝐻2 𝑂
OH
C C
Exemple
O O
Anhydride phtalique
1.4. Les esters
1.4.1. Définition
Les esters sont des composés organiques qui possèdent le groupe caractéristique : C O 𝐶
Leur formule générale est : 𝑅1 C O 𝑅2 O
O
𝑅1 peut désigner une chaîne carbonée ou un atome d’hydrogène, alors que 𝑅2 désigne
nécessairement une chaîne carbonée.
1.4.2. Nomenclature
Les esters dérivent des acides carboxyliques par remplacement de leur groupement -OH par un
groupe
-OR provenant d’un alcool.
Le nom de l’ester comporte deux termes :
-Le premier, qui se termine en oate, désigne la chaîne principale provenant de l’acide
carboxylique.
- Le second, qui se termine en yle, est le nom du groupe alkyle provenant de l’alcool
Exemples : 𝐶𝐻3 C 𝐻 C O
O 𝐶𝐻3 CH2 CH2 CH3
O O
Éthanoate de méthyle Méthanoate de propyle.
1.4.3. Préparation
➢ Par action d'un acide carboxylique sur un alcool
O O
R1 C + R2 OH ⇄ R1 C + 𝐻2 𝑂
OH O R2
La réaction se passe en présence de l’acide sulfurique selon l’équation
Cette réaction d'estérification directe est lente, limitée (réversible) et athermique
Remarques:
− L’estérification directe est limitée par l’hydrolyse de l’ester : ces deux réactions ont donc
les mêmes caractéristiques
− L’apport de chaleur (élévation de la température) ou l’utilisation d’un catalyseur (acide
sulfurique) ne change pas la limite d’estérification mais permet de l’atteindre plus
rapidement.
➢ Par action d'un chlorure d'acide sur un alcool
O O
Equation-bilan R1 C + R2 OH ⟶ R1 C + 𝐻𝐶𝑙
𝐶𝑙 O R2
➢ Par action d'un anhydride d'acide sur un alcool
NB : Ces deux dernières réactions sont des estérifications indirectes, elles sont rapides, totales
et exothermiques. Elles sont avantageuses dans l’industrie.
1.5. Les amides
1.5.1. Définition
Un amide est un composé organique qui possède le groupe caractéristique
Formules générales. C N
Il existe trois groupes d’amides : R1 C NH2
O
• Les amides non substitués
• Les amides substitués sur l ‘azote
R1 C NH R2 R1 C N R2
O O R3
𝑅2 et 𝑅3 sont des groupes carbonés
1.5.2. Nomenclature
-Si l’amide est non substitué son nom s’obtient à partir du nom de l’acide correspondant, en
remplaçant la terminaison oïque par amide.
Exemple CH3 C NH2 éthanamide
O
-Si l’amide a des substitutions sur l’azote on énonce d’abord ces groupes substituants dans
l’ordre alphabétique, précédés de la lettre N .puis du nom de l’acide correspondant 𝑅𝐶𝑂𝑂𝐻 dans
lequel on remplace la terminaison oïque par la terminaison amide.
Exemples CH3 C NH CH3 CH3 CH2 C N CH2 CH3
O O CH3
N-méthyléthanamine N-éthyl N-méthylpropanamide
1.5.3. Préparation des amides
➢ Préparation des amides non substituées à l’azote
− Par déshydratation d’un carboxylate d’ammonium
Etape 1 : Action d’un acide carboxylique sur l’ammoniac :
Etape2 : Déshydratation du carboxylate d’ammonium par chauffage
Chauffag
R C OH + NH3 ( R COO- + NH4+ ) R C NH2 + H2O
e
O Carboxylate O
−
d’ammonium
Par action d’un chlorure d’acyle sur l’ammoniac
𝑹 − 𝑪 − 𝑪𝒍 + 𝑵𝑯𝟑 → 𝑹 − 𝑪 − 𝑵𝑯𝟐 + 𝑯𝑪𝒍
∥ ∥
𝑶 𝑶
➢ Préparation d’un amide substitué à l’azote :
− Par action d’un chlorure d’acyle sur une amine.
𝑹𝟏 − 𝑪 − 𝑪𝒍 + 𝑹𝟐 − 𝑵𝑯𝟐 → 𝑹𝟏 − 𝑪 − 𝑵𝑯 − 𝑹𝟐 + 𝑯𝑪𝒍
∥ ∥
𝑶 𝑶
1.6. Hydrolyse des dérivés des acides carboxyliques
• L’hydrolyse des chlorures d’acyle : 𝑅 − 𝐶𝑂𝐶𝑙 + 𝐻2 𝑂 → 𝑅 − 𝐶𝑂𝑂𝐻 + 𝐻𝐶𝑙
C’est une réaction violente.
• L’hydrolyse des anhydrides d’acides : 𝑅 − 𝐶𝑂𝑂𝐶𝑂 − 𝑅 + 𝐻2 𝑂 → 2𝑅 − 𝐶𝑂𝑂𝐻
C’est une réaction totale et lente à froid.
NB : ces deux réactions conduisent à l’acide carboxylique dont ils dérivent.
Leçon : LES AMINES
1 : DEFINITION :
Une amine résulte de la substitution d’un ou plusieurs atomes d’hydrogène de la molécule
d’ammoniac NH3 par un ou plusieurs groupes alkyles.
La formule brute d’une amine saturée est : CnH2n+3N.
2 : LES TROIS CLASSES D’AMINE :
Amine primaire amine secondaire amine tertiaire
R – NH2 R1 – NH – R2 R3
׀
R1 – N – R2
3: NOMENCLATURE:
3. 1 - amine primaire :
• Le nom d’une amine primaire est obtenu de deux façons :
− en ajoutant "amine " au nom du groupe alkyle, le e final étant élidé. : .L’indice de
– NH2 doit être la plus petite.
CH3 CH2 NH2 CH3 CH2 CH NH2
éthylamine
CH3
− en remplaçant le "e" final de l’alcane dont elle provient par "amine ", avec indice
de position du groupe amino NH2 :
CH3 CH2 CH2 NH2 CH3 CH2 CH NH2
Propan-1-amine CH3
butan-2-amine
3.2-amine secondaire et tertiaire :
• Pour les amines secondaires et tertiaires le nom est obtenu de la façon suivante :
− lorsqu’elles sont symétriques, elles sont nommées comme les amines primaires en
ajoutant le préfixe " di " ou " tri " :
CH3 CH2 NH CH2 CH3 CH3 N CH3
diéthylamine triméthylamine
CH3
− si elles sont mixtes, elles sont considérées comme dérivant de l’amine primaire
avec le groupe alkyle le plus long. Le nom des autres substituants est énoncé en
les précédant de la lettre N :
CH3 NH CH2 CH3 CH3 CH2 CH2 N CH2 CH3
N-méthyléthylamine
CH3
N-éthyl - N-méthylpropylamine
N CH3 N, N-diméthylphénylamine
CH3 ou N, N-diméthylaniline
4 : CARACTERE BASIQUE DES AMINES :
••
■ L’atome d’azote: 7N : (K)2(L)5 ═> •N• ═> Valence 3
•
■ Le doublet non liant de l’azote est à l’origine du caractère basique des amines et de
l’ammoniac. Ce doublet est toujours susceptible de fixer un proton H+.
NB : NH3 et les amines sont des bases faibles
•• ׀ ׀ ••
R –N – + H+ R –NH+ on a le couple R –NH+ R –N –
׀ ׀ ׀ ׀
3 : CARACTERE NUCLEOPHILE DES AMINES:
5.1. La nucléophilie :
C’est la capacité qu’a une espèce chimique d’attaquer un atome de carbone portant
une charge excédentaire positive δ+.
L’ammoniac et les amines ont une propriété nucléophile du fait de l’atome d’azote qui
possède un centre riche en électron (le doublet d’e – libres).
5.2- Application : Réaction d’HOFFMANN (réaction avec les dérivées halogénées)
Les amines peuvent réagir avec les dérivés halogénés. Avec une amine primaire ou une amine
secondaire, la réaction conduit à un mélange d’amines de classes différentes après passage par
un ion di- ou trialkylammonium. Les amines tertiaires, quant à elles, conduisent à l’obtention
d’ions tétraalkylammoniums appelés ions ammoniums quaternaires.
Exemple :
C2H5 C2H5
+
C2H5 N + C2H5 I C2H5 N C2H5 + I
C2H5 Iodure d’éthyle C2H5
triéthylamine Iodure de tétraéthylammonium
Leçon : FABRICATION D’UN SAVON
Situation
1-Saponification des esters
1.1° Définition
La réaction de saponification d’un ester est la réaction de cet ester avec des ions hydroxydes OH –
provenant d’une base forte (NaOH ou KOH). Elle donne un alcool et un ion carboxylate.
L’équation-bilan s’écrit :
R − COOR’ + OH− ⎯⎯
→ R − COO− + R’ − OH
ESTER Ion hydroxyde ion carboxylate alcool
La saponification est une réaction totale mais lente.
Exemple : Saponification de l’éthanoate d’éthyle
1.2- Application
La saponification des triglycérides (corps gras) par l’hydroxyde de sodium (NaOH) ou de potassium
(KOH) conduit au glycérol et à des carboxylates de sodium (R―CO2– + Na+) qui forment un savon.
Equation de la réaction
corps gras soude glycérol savon
Remarque :
Après chauffage à reflux, on verse le mélange réactionnel dans de l’eau salée. On réalise le
relargage :le savon étant insoluble dans l’eau salée deux phases distinctes sont perceptibles.
2-MODE D’ACTION ET EFFICACITE D’UN SAVON
2.1. Pouvoir mouillant
Le savon améliore les propriétés de mouillage d’un liquide en lui permettant de mieux s’étaler
sur une surface ou de se disperser.
L’eau savonneuse a donc un pouvoir mouillant important
2.2. Pouvoir détergent
Les molécules de savon s’associent pour entourer et détacher les salissures graisseuses d’un
tissu. Elles forment ainsi une structure organisée appelée micelle qui se disperse ensuite dans
l’eau avant d’être entrainée lors du rinçage.
Remarque :
- La formule générale d’un triester est :
CH2 – COO- R
CH – COO - R
CH2 – COO- R
- Formules semi-développées de quelques triesters :
CH2–COO-C3H7
CH – COO – C3H7
CH2 – COO- C3H7
BUTYRINE
CH2 – COO- C15H31
CH – COO – C15H31
CH2 – COO- C15H31
PALMITINE
Saponification de la butyrine
CH2 – COO- C3H7
CH – COO – C3H7 + 3NaOH 3(C3H7-COO- + Na+) +
soude butanoate de sodium
CH2 – COO- C3H7
BUTYRINE
3-PREPARATION ET PROPRIETES D’UN SAVON
3.1. Préparation d’un savon
ETAPE 1
Au laboratoire, on chauffe à reflux un mélange d’huile (triglycéride), de soude et d’éthanol pendant 30 à
45 minutes.
HUILE + SOUDE SAVON + GLYCEROL
L’huile et la solution aqueuse de soude n’étant pas miscibles ; on ajoute de l’éthanol pour favoriser le
contact entre l’huile et la soude
ETAPE 2
On effectue ensuite un relargage : on verse le mélange obtenue dans une solution saturée de
chlorure de sodium. On observe la formation d’une couche d’un solide jaunâtre qui flotte à la
surface de l’eau salée : c’est le savon qui précipite ; cette opération s’appelle le relargage
ETAPE 3
On filtre le mélange pour récupérer le solide : c’est le savon. La phase liquide contient l’excès de
soude et le glycérol.
ETAPE 4
On lave le savon obtenu avec l’eau glacée car il porrait contenir un peu de soude qui est
caustique pour la peau : la soude saponifie les lipides de notre peau et de nos yeux (lunettes
obligatoires)
- Equation – bilan générale de la réaction de préparation d’un savon
CH2 OCO R1 CH2 OH R1 CO2- + Na+
CH OCO R2 + 3 NaOH CH OH + R2 CO2- + Na+
CH2 OCO R3 CH2 OH R3 CO2- + Na+
Triester hydroxyde glycérol savon
De sodium
N.B : la formule générale d’un savon obtenu à partir de la soude est :
3.2. les propriétés d’un savon
• Le pH d’une solution de savon indique toujours une valeur supérieure à 7 parce que les
ions carboxylates RCOO- réagissent avec l’eau et forment les ions hydroxydes
• Un savon est un mélange de carboxylate de sodium ou de potassium, de formule
générale (RCOOO- + Na+) ou (RCOO- + Na+). Les propriétés détergentes des savons sont
dues aux ions carboxylate RCOO-
• Dans une solution d’eau savonneuse, le savon est dissout dans l’eau, le savon s’écrit donc
alors ( Na+ + RCOO- ) ou ( K+ + RCOO- ) avec RCOO- : ion carboxylate. C’est l’espèce active
du savon. L’ion carboxylate est la base conjuguée de l’acide gras naturel RCOOH.
R est une longue chaine carbonée non ramifiée possédant plus de 10 atomes de carbone.
N.B :
- le savon est dit < dur > lorsque le cation utilisé est l’ion sodium Na + . Il est difficile à dissoudre
dans l’eau, il est utilisé comme le savon de lessive.
- Si l’ion est K+ le savon est dit < mou > lorsque le cation utilisé est l’ion potassium K + . Car il
produit plus de mousse, il est utilisé comme le savon de toilette et savon à barbe
- le relargage est une technique permettant de séparer un produit d’un mélange réactionnel. Le
mode d’action du relargage peut se comprendre à partir du phénomène de dissociation d’un
composé ionique dans un solvant. Ce phénomène comprend 3 phases simultanées :
• Séparation des ions du composé ionique
• Dispersion
• Salvatation par les molécules de solvant
4. Importance industrielle de cette saponification
La synthèse industrielle d’un savon comporte 3 étapes
- La saponification du triester dans un excès de soude
- Le relargage du savon formé dans une solution concentrée de chlorure de sodium
permettant de séparer du glycérol et de l’excès de soude
- La liquidation dans une solution diluée de chlorure de sodium qui élimine les impuretés
du savon
Leçon : LES ACIDES α-AMINES
1. LES ACIDES -AMINES :
1.1. Définition :
Un acide - aminé est un composé organique qui possède deux groupes fonctionnels : un
groupe carboxyle –COOH et un groupe amino –NH2, fixés sur un même atome de carbone
appelé carbone . Sa formule générale est :
1.2. Nomenclature :
Déterminer la chaîne la plus longue contenant le groupe -COOH
Numéroter la chaîne la plus longue en commençant par le carbone de groupe –COOH.
Le nom est précédé du mot « acide » suivi des autres groupes fonctionnels en préfixe. On cite
les groupes fonctionnels avant les groupes alkyles.
1.3. Principaux acides - aminés
1.4. Comportement en solution aqueuse :
En solution aqueuse, les acides - aminés existent sous la forme d’ions dipolaires ou
amphions (ou encore zwitterions) :
(N.B : zwitter : hybride en allemand).
H2N-CH-COOH H3 -CH-COO-
Transfert interne d’un proton H+ de la
fonction –COOH à la fonction – NH2
R R
1.4.1 ) Comportement acide :
• L’amphion peut être considéré comme un acide susceptible de céder un proton H+ par son
+
groupe H3 N -
• On a un couple acide / base faible :
+
H3N-CH( R )-COO- / H2N-CH( R )-COO-
ou amphion / anion : pKa2 9
1.4.2 ) Comportement basique :
l’amphion peut être considéré comme une base susceptible de capter un proton H+ sur le
groupe COO- :
• On a un couple acide / base faible :
+
+
H3N-CH(R )-COOH / H3 N - CH(R )-COO- ou cation / amphion : pKa1 2
•Un acide - aminé réagit soit comme un acide, soit comme une base : c’est une
espèce Amphotère
1.4.3) Espèces chimiques en solution :
Dans toute solution aqueuse d’acide - aminé, trois espèces chimiques coexistent:
+
H3 N - CH( R )-COO- ( amphion) ; +H3N-CH( R )-COOH (cation) et
H2N-CH( R )-COO- (anion). L’espèce prédominante dépend du pH
en milieu acide (pH < pKa1) : +H3N-CH( R )-COOH (cation) est majoritaire
en milieu basique ( pH > pKa2) : H2N-CH( R )-COO- (anion). est majoritaire
+
si pKa1 < pH < pKa2 : H3 N - CH( R )-COO- ( amphion) prédomine.
2. LES PROTEINES :
2.1. La liaison peptidique :
La liaison peptidique résulte de l’élimination d’une molécule d’eau entre le groupe amine d’une
molécule d’acide - aminé et le groupe carboxyle d’une autre molécule d’acide - aminé.
• Le corps obtenu est un dipeptide. Le groupe amide – CO-NH- qui relie les deux acides
acides α – aminés est appelé liaison peptidique.
2.2. Polypeptides et protéines :
• Un polypeptide est un composé dont la molécule est constituée d’un enchaînement d’acides
- aminés reliés par des liaisons peptidiques.
■ Les protéines proviennent de la condensation de plus de 50 à100 molécules d’acides α –
aminés ( M ≥ 10 Kg/mol ).
Exemple : la myoglobine
Forme générale :
---- NH − CH − C − NH − CH − C − NH − CH − C -----
׀ ║ ׀ ║ ׀ ║
R1 O R2 O R3 O
A chaque protéine correspond une séquence R1, R2 , R3 …..R1 , R2 , R3 sont appelés résidus
2.3. Synthèse d’un polypeptide :
Pour obtenir un dipeptide donné, la réaction nécessite de « bloquer » ou « d’activer » les
groupes fonctionnels suivant le schéma suivant :
H2N-CHR1-COOH + H2N-CHR1-COOH → H2O + H2N-CHR1-CO-NH-CHR2-COOH
bloqué activé bloqué bloqué bloqué
On bloque (on rend non réactive) une fonction acide en la transformant en fonction ester.
On active (on rend active) une fonction acide en la transformant en chlorure d’acyle.
On bloque une fonction amine en la transformant en fonction amide.
Exemple : Synthèse de la glycylalanine à partir de la glycine et de l’alanine
Blocage de la fonction amine et activation de la fonction carboxyle de la glycine.
blocage
bloqué
.
activation
bloqué bloqué activé
Blocage de la fonction carboxyle de l’alanine
blocage
bloqué
Réaction de la glycine avec l’alanine
+
bloqué activé bloqué
+ HCl
bloqué bloqué
Déblocage des fonctions bloquées et obtention du dipeptide
déblocage
2.4. Propriétés chimiques :
2.4.1) Réaction du biuret :
La réaction du biuret est le test de la liaison peptidique. Elle n’a lieu qu’avec des peptides
comportant au moins 2 liaisons peptidiques.
En présence d’une solution de sulfate de cuivre en milieu basique (quelques gouttes de
soude), les peptides forment avec l’ion Cu2+ un composé de cuivre II de couleur rose qui se
superpose à la couleur bleue de la solution de sulfate de cuivre, de sorte que la résultante est
une couleur violette.
2.4.2) Hydrolyse de la liaison peptidique :
En milieu acide, les molécules d’eau coupent toutes les liaisons peptidiques d’un peptide ou
d’une protéine en libérant les divers acides - aminés constitué