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MATHEMATIQUES

FINANCIERES

Dr. Hassan CHIKRI

BDIA – SCM – GC – GM – GI / 2023-24


PLAN

Chap I: Intérêts simples / Escompte


commercial
— Chap II: Intérêts composés
— Chap III: Annuités
— Chap IV: Emprunts indivis et obligataires
Chap I: Intérêts simples / Escompte commercial

Introduction:
I-1 Intérêts simples:
1. Définitions – Calcul pratique
2. Valeur acquise - Taux moyen
3. Application aux comptes courants
et d’intérêts (Méthode hambourgeoise)
4. Intérêt précompté - Taux effectif
II- Escompte commercial

— 1 Exemple introductif – Définitions


— 2 Effets équivalents
— 3 Échéance commune
— 4 Échéance moyenne
Chap. III: Intérêts composés

1- Principes debase

2- Valeur acquise

3- Taux équivalents et taux proportionnels

4-Valeur actuelle – Equivalence de capitaux

5- Échéance moyenne –
Échéance commune
Chap. IV : Annuités

1 - Définitions
2 - Annuités constantes
A - De fin de période
B - De début de période
3 - Annuités variables
A - En progression arithmétique
B - En progression géométrique
Chap.V: Emprunts indivis et obligataires

1- Introduction
2- Emprunt indivis –
Tableau d’amortissement
3- Emprunt obligataire –
Tableau d’amortissement
Chap. I:Intérêts simples –
Escompte commercial
Introduction:

Les opérations financières sont essentiellement


basées sur la notion de prêt (d’emprunt ou de
placement), née de l’engagement pris par un
emprunteur de rembourser à terme une somme
d’argent (capital) à son créancier (prêteur).

Ce service est rémunéré sous forme d’intérêts.


Notion d’interet:

Lorsqu’une personne prête de l’argent à une autre, elle se prive de l’usage de


cette somme d’argent qu’elle aurait pu dépenser ou faire fructifier.
Cette privation ressentie par le prêteur, qui se prive d’une consommation
immédiate et qui court un risque de non-remboursement est rémunérée comme
toute location d’objet.
L’intérêt est alors le loyer de l’argent.

Il peut être une dépense ou un revenu.

Il s’agit d’une dépense pour l’emprunteur : l’intérêt correspond à la


rémunération du capital prêté.

Il s’agit d’un revenu pour le prêteur : l’intérêt est le revenu tiré du capital prêté.

Le prêteur peut être un particulier, mais le plus souvent c’est une banque ou un
organisme financier. Par sa nature même, le versement d’un intérêt peut
engendrer des abus, dont le plus connu est l’usure.
L’intérêt versé par un emprunteur à un prêteur est
proportionnel au taux d’intérêt accepté qui est souvent un
taux généralement admis sur un marché financier à la date
d’aujourd’hui, à la durée du prêt et au montant du capital
prêté.

On distingue l’intérêt simple généralement utilisé pour les


placements à court terme (moins d’un an) et l’intérêt
composé généralement utilisé pour les placements à moyen
et long terme (plus d’un an).
L’intérêt constitue donc le loyer de l’argent prêté.

Le mode de calcul des intérêts varie selon les


clauses du contrat du prêt.

Dans ce chapitre, on va s’intéresser aux intérêts


simples dont le principe, comme leur nom
l’indique, est simple.
Intérêts simples

Définitions :
Soient deux personnes A et B. On suppose que A
prête de l’argent à B. En retour de ce service, B
verse un loyer.
On dit que A a fait un placement (prêt) et que B a
contracté un emprunt.
La somme d’argent prêtée par A est appelée un
capital, et le loyer perçu est appelé intérêt.
Le prêt ou le placement a une certaine durée
pendant laquelle l’intérêt est versé au prêteur.
Définition :

Dans une relation de prêteur à emprunteur, le


Capital désigne la somme qui est prêtée par le
prêteur, somme qui devra lui être restituée à la fin
de la période de prêt.

Ce prêt se fait en général moyennant un Intérêt


qui est une compensation que l’emprunteur paye
au prêteur en dédommagement de ce prêt.
Définition 2 :

Le taux d’intérêt est la fraction du capital qui


devra être versée à la fin de la période de prêt en
dédommagement du prêt du capital.

Ainsi, on appelle taux d’intérêt annuel ou taux de


placement à intérêt simple, l’intérêt rapporté par
un capital de 100 dh par an.

Par exemple, si le placement de 100 dh nous


rapporte 105 dh, alors le taux d’intérêt est de 5 dh
pour 100 dh, ou encore t = 5%.
Remarques :

Tout prêt d’argent fait l’objet d’un contrat


dont les clauses définissent les modalités
du prêt : capital, durée, taux d’intérêt,
….etc

1. L’intérêt simple possède deux propriétés


essentielles : il est proportionnel au capital
et il est proportionnel à la durée de
placement.
Un intérêt simple est généralement utilisé
pour les placements à court terme, tandis
que les intérêts composés sont utilisés pour
les placements à long terme.

Dans le cas de l’intérêt simple, le capital


reste invariant pendant toute la durée.

L’emprunteur doit verser à la fin de


chaque période l’intérêt dû.
Exemple :

C = 26 000 dh ; t = 5% ; n = 3 ans

Dans ce cas,

! ∗# ∗$ '( &&& ∗) ∗*
𝐼= = = 3 900 𝐷ℎ
%&& %&&
Calcul pratique:
Soient C un capital placé, t est le taux d’intérêt
annuel et n la période de placement (en années).

Alors, l’intérêt global rapporté par ce placement est


donné par :

Pour n années Pour m mois Pour j jours

I = C *t *n I = C *t *m I = C *t * j
100 1200 36000
Exercices d’application:
Calcul de l’intérêt.
Quel est l’intérêt produit par un capital de 10 000 DH
placé un taux d’intérêt annuel de 9 % pendant une durée
de 3 mois ?
Formalisons le problème posé.
Calculer I si C = 10 000 Dhs, t = 9% et m = 3 mois.

𝐶𝑡𝑚 10000 ∗ 9 ∗ 3
𝐼= = = 225,00 𝐷ℎ𝑠
1200 1200
Calcul de capital
Quel est le capital qui, placé à un taux d’intérêt
annuel de 9 % pendant une durée de 3 mois,
produit un intérêt égal à 225 Dhs?

Formalisons le problème posé.


Calculer C si I = 225,00 Dhs, t = 9% et m = 3 mois.

1200 𝐼 1200 ∗ 225


𝐶= = = 10000,00 𝐷ℎ𝑠
𝑡𝑚 9 ∗3
Calcul du taux d’intérêt.
Calculer le taux d’intérêt du capital de 50 000 DH
qui, placé pendant une durée de 7 mois, produit un
intérêt égal à 2770,80 DH ?

Formalisons le problème posé.


Calculer t si C = 50 000 DH, I = 2770,80 DH et m
= 7 mois.

1200 𝐼 1200 ∗ 2770,80


𝑡= = = 9,5 %
𝐶𝑚 50000 ∗ 7
Calcul de la durée de placement.
Trouver la durée de placement d’un capital de 50
000 DH qui, placé à un taux de 9,5 % produit un
intérêt égal à 2770,80 DH ?

Formalisons le problème posé.


Calculer T si C = 50 000 DH, t = 9,5% et I = 2770,80
DH.
.(## $ .(##∗())#,+#
T en mois 𝑡= = = 7 𝑚𝑜𝑖𝑠
%& ,#### ∗-,,

!"### $ !"###∗())#,+#
T en jours j = = = 210 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
%& ,#### ∗-,,
Calcul de l’intérêt.
Quel est l’intérêt produit par un capital de 7 850
DH qui est placé à un taux d’intérêt de 9,75 % du
2 février au 23 avril de la même année ?

Avant de formaliser le problème, nous devons calculer


le nombre de jours compris entre le 2 février et le 23
avril de la même année.

Entre le 2 et le 28 février, il y a 26 jours ;


Du 1er au le 31 mars, il y a 31 jours ;
Du 1er au le 23 avril, il y a 23 jours ;

Ainsi, n = 26 + 31 + 23 = 80 jours.
Calcul de l’intérêt.
Quel est l’intérêt produit par un capital de 7 850
DH qui est placé à un taux d’intérêt de 9,75 % du
2 février au 23 avril de la même année ?

Formalisons le problème posé.


Calculer I si C = 7850 DH, t = 9,75 % et n = 80 jours

𝐶𝑡𝑛 7850 ∗ 9,75 ∗ 80


𝐼= = = 170,08 𝐷ℎ𝑠
36000 36 000

Remarque : On ne compte jamais le 1er jour, c’est pourquoi, il n’y a que 26 jours
entre le 2 et le 28 février.
Valeur acquise :
Définition:
La valeur acquise ou valeur définitive est la somme
du capital et des intérêts gagnés, après une certaine
période de placement.

Aujourd'hui Instant T
Valeur = C Valeur = C + I

Elle est donnée par :

%&/ &/
Va = C + I = C + = 𝐶(1 + )
.## .##
Calcul de la valeur acquise.
Calculer la valeur acquise d’un capital de 8 000 DH placé à
un taux d’intérêt de 11 % pendant 7 mois.

Formalisons le problème posé.


Calculer Va si C = 8 000 DH, t = 11 % et m = 7 mois

8000 𝑥 11 𝑥 7
V𝑎 = 8000 +
1200
!! " #
V𝑎 = 8000(1 + ) = 8513,33 Dhs
!$%%
Calcul du capital placé..
Un capital placé à un taux de 10,50 %, pendant 215 jours,
acquiert une valeur égale à 12 512,15 DH. Quelle est sa
valeur ?

Formalisons le problème posé.


Calculer C, si Va = 12 512,15 DH, t = 10,50 % et n = 215
jours.

+, %')%',%)
𝐶= !" = &% ' (&) = 11 773,83 Dhs
%- %-
#$%%% #$%%%
Calcul du taux d’intérêt.
A quel taux d’intérêt faut-il placer un capital de 10 000 DH
pour qu’il acquière, au bout de 90 jours, la valeur de 10 225
DH ?
Formalisons le problème posé.
Calculer t, si C = 10 000 DH, VA = 10 225 DH et n = 90
jours.

*(&&& (+, 0!) *(&&& (%&'') 0%& &&&)


𝑡= = = 9%
!$ %&&&& 2 3&
Calcul de la durée de placement.
Un capital de 9 700 DH, placé à un taux de 8,50 %, l’an,
acquiert une valeur de 10 000 DH.
Quelle est sa durée de placement ?
Formalisons le problème posé.
Calculer n, si C = 9 700 Dh, Va = 10 000 DH et t = 8,50 %.

&'%%% ()* +,) &'%%% ( !%%%% +/#%%


𝑛= = = 131 jours
,. /#%% 0 1,3
Taux moyen de plusieurs placements:
Définition:

Le taux moyen est un taux qui, appliqué à p


placements (pour p durées différentes et p taux
d’intérêts différents), donne le même intérêt
général.

Ce taux est donné par:

,
5*+& !* #* 6*
𝑡4 = ,
5*+& !* 6*
Considérons deux capitaux C1 et C2 engagés
respectivement pendant T1 et T2 à des taux
d’intérêts t1 et t2, le taux d’intérêt moyen tmoy est
celui qui, appliqué aux deux capitaux, pendant
respectivement les durées T1 et T2, donne le même
intérêt I :

Calcul de I avec t1 et t2 :
%! &! /!0%" &" /"
I= .##

Calcul de I avec tmoy :

%! &123 /!0%" &123 /"


I= .##
D’après I

𝐶1 𝑡𝑚𝑜𝑦 𝑇1 + 𝐶2 𝑡𝑚oy 𝑇2 = 𝐶1 𝑡1 𝑇1 + 𝐶2 𝑡2 𝑇2

D’ou 𝑪𝟏 𝒕𝟏 𝑻𝟏-𝑪𝟐 𝒕𝟐 𝑻𝟐
tmoy = 𝑪 𝟏 𝑻𝟏 𝑪 𝟐 𝑻𝟐
#

Ce que nous ramène vers :


$
7!"# ,! .! 8!
𝑡456 = $
7!"# ,! 8!
Calcul du taux moyen de placement.
Calculer le taux d’intérêt moyen de 3 capitaux C1, C2 et C3
placés comme suit :
C1 = 10 000 Dh, t1 = 9 % et m1 = 8 mois ;
C2 = 5 000 Dh, t2 = 11 % et m2 = 5 mois ;
C3 = 7 500 Dh, t3 = 10 % et m3 = 7 mois.

La formalisation du problème posé est déjà faite.


,! .! 9!:," ." 9"
tmoy=
,! 9! ," 9"
#

𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎 𝒙 𝟗 𝒙 𝟖 :𝟓𝟎𝟎𝟎 𝒙 𝟏𝟏 𝒙 𝟓:𝟕𝟓𝟎𝟎 𝒙 𝟏𝟎 𝒙 𝟕


tmoy= = 10,66%
𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎 𝐱 𝟖:𝟓𝟎𝟎𝟎 𝐱 𝟓:𝟕𝟓𝟎𝟎 𝐱𝟕
Calcul de la durée de placement.
Deux capitaux de valeur 10 000 DH et 12 500 DH sont placés,
respectivement, l’un à 10 %, pendant 59 jours et l’autre à 11 %.
Quelle est la durée de placement du 2ème capital, sachant que
le taux moyen de placement des deux capitaux est 10,25 % ?
Formalisons le problème posé.
Calculer n2 si C1 = 10 000 DH, C2 = 12 500 DH, n1 = 59
jours, t1 = 10 %, t2 = 11 % et tmoy = 10,25 %
,! .! 9!:," ." 9"
tmoy=
,! 9! ," 9"
#

C2 n2 ( tmoy – t2 ) = C1n1 ( t1- tmoy)

n2 = C1n1 ( tmoy− t1) .#### 4 ,- 4 #,(,


= 16 jours
= .(,## 4 #,),
C2 ( t2 – tmoy )
Calcul de la valeur d’un capital.
Un 1er capital de 5 000 DH est placé, pendant 25 jours, à 9,75
%.
Un 2ème capital est placé, pendant 35 jours, à 10,25 %.
Quelle est la valeur du 2ème capital si le taux moyen de
placement des deux capitaux est 10 % ?
Formalisons le problème posé.
Calculer C2 si C1 = 5 000 DH, n1 = 25 jours, t1 = 9,75 %, n2 =
35 jours et tmoy = 10 %.
,! .! 9!:," ." 9"
tmoy=
,! 9! ," 9"
#

C2 n2 ( tmoy – t2 ) = C1n1 ( t1- tmoy)

C2 = C1n1 ( tmoy− t1) ,### 4 (, 4 #,(,


= 3571,43 Dh
=
n2 ( t2 – tmoy ) !, 4 #,(,
Application aux comptes courants et d’intérêts :

Les comptes d’intérêts sont des comptes ouverts auprès


d’institutions financières (banques, poste, etc.).
Au Maroc, il y a deux types de comptes d’intérêts :

- Les comptes courants bancaires qui, d’après la


nouvelle loi bancaire ne produisent pas d’intérêts s’ils
sont créditeurs, mais supportent des intérêts s’ils sont
débiteurs ;

- Les comptes sur carnets qui sont ouverts auprès des


banques et des guichets de la poste et qui ne peuvent
être que créditeurs et donc producteurs d’intérêts.
Règle de tenue de ces comptes:
:
- Déterminer la date de valeur de chaque opération :

* Pour les comptes bancaires, elle est égale à j+2 ou


+3 lors d’un dépôt et j-1 lors d’un retrait en espèce
ou par chèque sur place.

* Pour les comptes sur carnets, elle est fixée le 15


ou le 31 qui précédent un retrait et le 15 ou 1er qui
suivent un versement.
Remarques :

Il peut arriver que la date de valeur d’une


opération soit antérieure à la date de valeur de
l’operation précédente.
Dans ce cas, les jours devront être comptés
négativement et seront appelés: jours rouges.
Dans certains cas (livrets d’épargne ou carnet de
dépôt), les dates de valeur sont imposées : le 1er et
le 16 du mois.
Les intérêts seront alors calculés par quinzaines.
La date d’arrêté du compte est la fin de chaque
trimestre.
Intérêt précompté - taux effectif :
Tous les résultats et formules qui précédent sont fondés
sur le paiement des intérêts par l’emprunteur à la fin de
la période de prêt.

Cependant, il est fréquent que le prêteur exige que les


intérêts soient versés le jour de la conclusion du contrat.

Dans ce cas, le prêt est dit : prêt à intérêt précompté.

Il est alors évident que le capital engagé procure au


prêteur un taux de placement supérieur au taux d’intérêt
stipulé. On parle alors du : taux effectif de placement.
Généralisation :

— Soit un capital C prêté à intérêt précompté au taux


annoncé t pendant une durée de n années.

Alors le taux effectif de placement est donné par :

%&& ∗#
teff =
%&& 0#$
Escompte commercial
I
La société X-Net vend à M. Rami (commerçant de
son état), 300 000 dh de marchandise, livrable le
12 octobre mais payable seulement au 31 décembre.

Ainsi, la société X-Net devra attendre le 31


décembre pour entrer en possession de ses fonds;
sinon elle peut escompter son effet de commerce
auprès de sa banque.
L’escompte commercial concerne la négociation des effets de
commerce.
I Un effet de commerce est un moyen de paiement, il se
caractérise par :
- Sa valeur nominale V qui est la somme à payer à l’échéance ;
- Son échéance qui est le jour de son paiement.
La négociation d’un effet de commerce consiste à payer cet
effet avant son échéance, cette avance d’argent se fait
moyennant un intérêt appelé escompte note E.

C.D
E=
&'%%%

E : montant de l’escompte,
V : valeur nominale de l’effet,
t : taux d’escompte relatif à une période
I
T : durée de l’escompte comptée en périodes. Cette durée est
comptée à partir du moment de la négociation jusqu’à la date
d’échéance de l’effet.

L’escompte est donc l’intérêt d’un capital donné en avance.

L’escompte est facturé en début de période, alors que l’intérêt


n’intervient qu’en fin de période.
Définitions

Définition

Un effet de commerce (traite ou billet à ordre ou


lettre de change) est un moyen de règlement par
lequel un débiteur s’engage à payer à son créancier, à
une date précise, une somme d’argent correspondant
au montant de la dette qu’il a contracté.

Définition

On appelle valeur nominale de l’effet, la somme à


payer à la date d’échéance.
Valeur Actuelle
Définition

La valeur actuelle est la valeur à laquelle se


négocie, aujourd’hui l’effet, c’est-à-dire la valeur
par laquelle l’effet est remplacé.

La valeur actuelle, notée Va, d’un effet négocié est


égale à sa valeur nominale diminuée du montant de
l’escompte.
𝑉5 = 𝑉 − 𝐸
Valeur actuelle

La valeur acquise ou valeur définitive est la somme


du capital et des intérêts gagnés, après une certaine
période de placement.

Aujourd'hui Date d’échéance


Valeur = Va Valeur = V

Elle est donnée par :

C.4 C.9
Va = V - =V−
!$%% &'%%%
Remarque :

La valeur actuelle d’un effet varie tous les jours.

Elle augmente continûment jusqu’à atteindre, le jour

de l’échéance, la valeur nominale de l’effet.


Valeur Nette
Définition
La valeur nette, notée Vn, d’un effet est la somme
effectivement mise à la disposition du détenteur de
l’effet lors de sa négociation.
La valeur nette Vn est égale à la valeur actuelle Va
diminuée des frais bancaires et de la TVA.
Les frais bancaires, pour la négociation d’un effet
sont :
- Commission d’encaissement ;
- Commission d’acceptation ;
- La TVA de 10 %.
Les Agios sont l’ensemble des frais bancaires et de
l’escompte.

Agios = Escompte + Frais bancaires

La valeur nette est donnée par la relation :

Vn = V – Agios = Va – Frais bancaires


Taux reel d’escompte
En fait que lors de la négociation d’un effet, son
détenteur perçoit une valeur nette qui est égale à la
valeur actuelle diminuée des frais bancaires ; ceci
se passe, donc comme si le taux d’escompte était
majoré.

Le taux d’escompte réel est ainsi égal a :

36000 𝑥 𝐴𝑔𝑖𝑜𝑠
𝑡6 =
𝑉𝑛
Effets équivalents

Deux effets sont équivalents, à une


certaine date, s’ils sont égaux à cette
date.
L’équivalence des effets est une
opération importante qui permet de
remplacer un ou plusieurs effets par un
ou plusieurs autres effets.
Effets équivalents
Définition :
Soient A1 et A2 deux effets de commerce ayant n1 et n2 jours à
courir. On suppose qu’ils sont escomptés au même taux, le
même jour.

Alors :
— A1 et A2 sont dits effets équivalents s’ils ont une même
valeur actuelle, c.à.d.:

𝐴. ∗ 𝑡 ∗ 𝑛. 𝐴( ∗ 𝑡 ∗ 𝑛 (
𝐴. − = 𝐴( −
36000 36000
— On appelle date d’équivalence de deux effets, la date à
laquelle ils ont une même valeur actuelle.
Effets équivalents
Prenons deux effets, escomptés à un taux de 12 %, avec les
données suivantes :
1er effet : valeur nominale V1 = 8 400 DH et délai d’échéance
25 jours ;
2ème effet : valeur nominale V2 = 8 587,63 DH et délai
d’échéance 90 jours.

25 jours après 90 jours après


Aujourd'hui Effet 1 = V1 Effet 2 = V2
Effet 1 = Va1
Effet 2 = Va2
25 jours après 90 jours après
Aujourd'hui Effet 1 = V1 Effet 2 = V2
Effet 1 = Va1
Effet 2 = Va2
La valeur actuelle du 1er effet est, aujourd’hui, égale à :
8! ∗&∗(, +9## : .( : (,
𝑉7. = 𝑉. − !"###
= 8400 − !"###
= 8330,00 Dhs

La valeur actuelle du 2eme effet est, aujourd’hui, égale à :

&# ∗(∗)* -.-/,,+ 1 2% 1 )*


𝑉$% = 𝑉% − +,***
= 8587,63 − +,***
= 8330,00 Dhs

On voit ainsi, qu’à la date d’aujourd’hui, les valeurs actuelles des deux
effets sont égales et que donc les deux effets sont équivalents, ils
peuvent être alors échangés.
1er cas : On se place à la date d’aujourd’hui, on dispose de deux effets de valeurs
nominales V1 et V2 et de délais d’échéances respectifs n1 et n2 jours.
Quelle est la date d’équivalence de ces deux effets si le taux d’escompte annuel
commun est t ?
Nous pouvons écrire, les égalités suivantes, si n est le délai au bout duquel la date
d’équivalence intervient :

𝑉. ∗ 𝑡 ∗ (𝑛1 − 𝑛)
𝑉7. = 𝑉. −
36000
𝑉( ∗ 𝑡 ∗ (𝑛2 − 𝑛)
𝑉7( = 𝑉( −
36000
De l’égalité Va1 = Va2, nous pouvons tirer n :

𝑉2𝑛1 − 𝑉2 𝑛2 36000
𝑛= −
𝑉1 − 𝑉2 𝑡
2ème cas : On dispose de deux effets de valeurs nominales V1 et V2 et de dates
d’échéances respectives d1 et d2 jours.
Quelle est la date d’équivalence de ces deux effets si le taux d’escompte annuel
commun est t ? (on suppose d2 postérieure à d1 et qu’il y ait d jours entre d1 et d2)
La différence entre les deux cas est que dans le 2ème on ne fait
plus référence à la date d’aujourd’hui.

Ce cas peut être ramené au cas précédent, il suffit de considérer la date


d’aujourd’hui comme date de départ des décomptes en jours des délais d’échéance
des deux effets ; n sera alors le nombre de jours, à partir d’aujourd’hui, pour que
la date d’équivalence intervienne et (d1 – n) le nombre de jours avant la date
d’échéance du 1er effet pour que la date d’équivalence des deux effets
intervienne.

L’intérêt de la formule de n est qu’elle présente une symétrie entre les données
relatives aux deux effets et par conséquent elle est facile à retenir.

Cette formule montre aussi que la date d’équivalence de deux effets existe et est
unique.
La date d’équivalence de ces deux groupes d’effets est celle pour laquelle on a
l’égalité des valeurs actuelles des deux groupes d’effets, c’est-à-dire, la date à
laquelle les deux ensembles d’effets peuvent s’échanger.

Par définition, nous pouvons écrire à la date d’équivalence :

& '
𝑉𝑖 𝑡 𝑛 𝑖 − 𝑛 𝑊𝑖 𝑡 𝑚𝑖 − 𝑛
; 𝑉𝑖 − = ; 𝑊𝑖 −
36000 36000
$%! $%!

Cette relation qui traduit la définition de l’équivalence des deux groupes d’effets
aboutit à la généralisation de la date d’équivalence:

∑$"#! G$H1I H ∑%
"#! 8$ HJ$ !"###
n= −
∑$"#! G$ H ∑%
"#! 8$ &

Cette formule montre aussi que la date d’équivalence de deux groupes d’effets
existe et est unique.
I Échéance commune :
Définition :
— Un effet unique A est équivalent à plusieurs autres effets
: A1, A2, …, Ak, à une date et à un taux donnés, si la valeur
actuelle de l’effet unique est égale à la somme des
valeurs actuelles des autres effets; c.à.d.:

(∗*∗+ (! ∗*∗+! (" ∗*∗+" (# ∗*∗+#


𝐴− = 𝐴! − + 𝐴" − + … + 𝐴/ −
,-... ,-... ,-... ,-...

— Quand on remplace plusieurs effets par un nouvel effet


unique, alors la date d’échéance de ce dernier est appelée
: la date d’échéancecommune.
Chap. II : Intérêts composés
I- Principes de base – valeur acquise

Pour un placement à intérêts simples, les intérêts ne


portent pas sur une longue période ou sont retirés à la
fin de chaque période de capitalisation.

A l’inverse, dans le principe des intérêts composés,


ces derniers portent souvent sur une longue période et
ne sont pas retirés à la fin de chaque période de
capitalisation.

On dira que les sommes sont capitalisées, c.à.d. Les


intérêts non retirés produisent eux aussi de nouveaux
intérêts.
Définition :

Un placement est effectué à intérêts composés si,


à la fin de chaque période, on réunit le capital et
l’intérêt simple qu’il a produit, pour constituer le
nouveau capital qui sera placé pendant la période
suivante.
I-2 CALCUL DE LA VALEUR
Définition
ACQUISE :
La valeur acquise par un capital C0 , placé à un
taux annuel i, pendant n années,est donnée par:
Vn = C0 (1+ i)n

Capital
L’intérêt
début
Période de Valeur acquise eu terme de la période
de la
La période
période

1 C0 C0.i C1 = C0 + C0.i = C0 (1+i)


2 C1 C1.i C2 = C1 + C1.i = C1 (1+i) = C0 (1+i)2
3 C2 C2.i C3 = C2 + C2.i= C2 (1+i)= C0 (1+i)3
. . . .
. . . .
n Cn-1 Cn-1.i Cn= Cn-1+ Cn-1.i = Cn-1 (1+i) = Cn-1 (1+i)n
Remarques

- La formule Cn = C0 (1 + i)n n’est applicable que si le taux


d’intérêt i et la durée n sont homogènes, c’est-à-dire
exprimés dans la même unité de temps que la période de
capitalisation. Si par exemple, il est convenu entre le
prêteur et l’emprunteur que les intérêts doivent être
capitalisés à la fin de chaque mois, la formule ne sera
applicable que si le taux d’intérêt est mensuel et que la
durée de placement est exprimée en mois.

- Le tableau précédent montre que les valeurs acquises


successives constatées à la fin des périodes 1,2,…,n, après
capitalisation des intérêts sont en progression géométrique
de raison (1+i).
valeur acquise pour une période de placement non
entière :
Nous savons que : Vn = C0 (1+ i)n pour n Î IN .

Maintenant, supposons que : n Î IN. Par exemple,


on fait un placement d’un capital C = 65 000 dh, à
intérêts composés, pour une période de 6 ans et 9
mois, au taux annuel de 8%.

Le problème qui se pose ici est que la dernière


année n’est pas entière.
Dans ce cas, deux solutions sont possibles :
Solution rationnelle :

Dans ce cas, on va considérer que la valeur


acquise au bout de 6 ans reste placée à intérêts
simples pendant 9 mois.
Ainsi, on obtient :
-
-./// 01/,/3 4345
V = 65000 (1 + 0, 08) +
6 = 109335,64 𝐷ℎ
06//
Solution commerciale :

Dans ce cas, on considère tout simplement la


valeur acquise pour des intérêts composés, mais
pour un n non entier; c.à.d.:

9
(6 + )

Vn = 65000(1+ 0, 08)
12
= 109 275,73dh
II- taux équivalents et taux proportionnels
La formule de la valeur acquise à intérêts composés
Vn = C0 (1+ i)n
l’utilisation de la même échelle de temps pour le taux
d’intérêt, le nombre de périodes ainsi que la capitalisation.

Ainsi, on peut avoir une capitalisation mensuelle (avec un


taux mensuel et une période en mois), trimestrielle (taux
trimestriel et période en trimestres), semestrielle,
bimensuelle, annuelle …etc

Le problème se posera lorsque l’unité de temps utilisée


pour le taux ne correspond pas à l’unité de temps utilisée
pour la capitalisation.

Il faudra alors calculer l’un des deux taux suivants:


Taux équivalents :

Deux taux sont équivalents lorsque, à


intérêts composés, ils aboutissent, pour le
même capital et la même période de
placement, à la même valeur acquise.
Taux proportionnels :

Deux taux sont proportionnels si leur


rapport est égal au rapport des deux
périodes de placement respectives.
Valeur actuelle – équivalence de capitaux - Échéance
commune– Échéance moyenne
Définition:

La valeur actuelle d’un capital C est la somme qu’il


faut placer maintenant, à intérêts composés, pendant n
années, à un certain taux i, pour obtenir C.

Autrement dit, il s’agit de déterminer la valeur d’un


capital n années avant son placement.

Cette valeur actuelle est donnée par :


V0 = C (1+ i)-n
Équivalence de deux capitaux :
Définition:
Capitaux, C1 et C2 sont équivalents a un taux
donne i et a une date donnée (date d’équivalence)
si, à cette date, ils ont la même valeur actuelle;
c.à.d.:
C 1(1+ i)- n1 = C2 (1+ i)- n 2
En général, un capital C est équivalent à plusieurs
autres capitaux si, à une date donnée, la valeur
actuelle de C est égale à la somme des valeurs
actuelles des autres capitaux; c.à.d.:
C(1+ i)-n = C1 (1+ i)- n1 + C2 (1+ i)- n 2 +... + Ck (1+ i)- n k
Échéance commune et échéance moyenne:

Définition :

— Lorsqu’un capital unique est équivalent à plusieurs


autres capitaux, alors la date d’échéance du capital
unique est appelée : date d’échéance commune.

— L’échéance moyenne de plusieurs capitaux est


l’échéance commune d’un capital égal à la somme
des autres capitaux.
Chap. III : Annuités
Définitions :

On appelle annuités des sommes d’argent payables à


intervalles de temps réguliers, soit pour constituer un
capital ou un placement (annuités de placement ou de
capitalisation) soit pour rembourser une dette (annuités de
remboursement) ou encore pour acquérir un bien par
amortissement (annuités d’amortissement).

Il existe une grande variété d’annuités: annuités


constantes, annuités variables, annuités certaines (nombre
d’annuités fixé et connu à l’avance), annuités viagères
(nombre lié à la vie d’une personne et non connu
d’avance), annuités perpétuelles (nombre illimité)...

Dans la suite de ce chapitre, on va s’intéresser aux


annuités constantes et à certaines annuités variables.
Annuités constantes :
Deux cas sont à considérer selon que les versements
s’effectuent en fin de période ou en début de période.

Annuités constantes de fin de période :

Considérons n versements de fin de période, d’un


montant a chacun, au taux i, alors,on a :
Valeur acquise :

Au bout de n versements, la valeur acquise est la


somme des valeurs acquises des n versements.
Elle est donnée par :

Vn = a(1+ i)n-1 + a(1+ i)n-2 +... + a(1+ i) + a

Donc :
(1+ i) n -1
Vn= a
i
Valeur actuelle :

On prend maintenant le problème inverse. On


recherche la valeur V0 à l’origine; c.à.d. une période
avant le versement de la 1ère annuité. La valeur
actuelle est donc la somme des valeurs actuelles des
différentes annuités. Elle est donnée par :
V 0= a(1+ i)-1 + a(1+ i)-2 +... + a(1+ i)-(n-1) + a(1+ i) -n
(1+ i)n -1
= a(1+i) -n
(1+ i) -1
Donc :
1- (1+i) -n
V0= a
i
Remarque :

A noter que :

V0 = Vn (1+i) -n

Et que :

Vn = V0 (1+i) n
Annuités constantes de début de période :

Dans le cas d’annuités de début de période, les versements


sont effectués au début de chaque période.

Valeur acquise :

Pour le calcul de la valeur acquise, il faudra calculer


le capital constitué à la date n; c.à.d. une période
après le dernier versement.
Ainsi, de la même manière, on obtient :

Vn = A(1+ I)n + A(1+ I)n-1 +... + A(1+ I)2 + A(1+ I)

Donc :

(1+ i) n -1
Vn= a(1+i)
i
Valeur actuelle:

De manière analogue, la valeur actuelle V0 à


l’instant 0, est égale à la somme des valeurs
actuelles de chacune des n annuités à l’instant 0.
Ainsi, on a :

V0 = a + a(1+ i) -1 + a(1+ i) -2 +... + a(1+ i) -(n-2) + a(1+ i)-(n-1)


n
(1+ i) -1
= a(1+i) -(n-1)
(1+ i) -1
Donc :
1- (1+i) -n
V0= a(1+i)
i
REMARQUE :

A noter que :

V0 = Vn (1+i) -n

Et que :

Vn = V0 (1+i) n
TABLEAU DE SYNTHÈSE :

ANNUITES Valeur acquise Valeur actuelle

de fin de _𝑛
1+𝑖 𝑛−1 1− 1+𝑖
période 𝑉𝑛 = 𝑎
𝑖
𝑉0 = 𝑎
𝑖

de début de _𝑛
1+𝑖 −1
𝑛 1− 1+𝑖
période 𝑉𝑛 = 𝑎 1 + 𝑖 𝑉0 = 𝑎 1 + 𝑖
𝑖
𝑖

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