La traduction du développement durable à Madagascar s’est essentiellement
concrétisée au travers la politique environnementale, car Madagascar est une île riche en
ressource naturelles avec un environnement complet et bien diversifié. Ces richesses sont
d’autant plus variées que ce soit les richesses du sol, les richesses marine, les richesses du
sous sol, les richesses en biodiversité. Mais l'exploitation de ces ressources est limite à la
disponibilité des facteurs de production, au pouvoir des demandes et à la capacité de
l’écosystème à recycler les déchets.
Les limites du développement durable à Madagascar au niveau des trois sphère du
système terrestre
L'atmosphère
A Madagascar, comme dans le monde, la pollution de l’air devient une menace de
plus en plus grave pour la santé de la population. La croissance démographique, les feux de
brousse et l’augmentation de trafic constituent une source de pollution, notamment en
milieu urbain. Cette pollution est aggravée par les impacts de la hausse de la température de
l’atmosphère. De l’autre côté, la pollution de l’air à l’intérieur des maisons est également
une réalité non négligeable, due à l’utilisation des bois de chauffe et du charbon. Le travaux
de recherche et rapports de l' INSTN-Madagasicara sur la polluution de l'air en métaux
lourds et particules fines ont montré qu'en 2020, la pollution de l'air a connu une diminution
significative par rapport au années précédente. Des concentrations en PM2.5 légèrement
supérieures aux normes OMS. La qualité de l’air s’est nettement améliorée, avec une
concentration voisine de 25 μg/m³
L'hydrosphère
La transformation de plans d’eau et marais ainsi que des mangroves en rizières,
constitue une autre forme de pression sur l'hydrosphère, issue de l’agriculture. À
Madagascar, elle contribue à la réduction progressive de la superficie des zones humides,
dont plus de 80% des marais à cause de cette conversion en rizière. D’une part, les lacs et
marais connaissent un rétrécissement et une diminution de profondeur. Par exemple, en
période d’étiage, la profondeur du Lac Alaotra se réduit jusqu’à 60 cm et presque tous les
fleuves du versant occidental s’assèchent. D'autre part la contamination des cours d’eau, les
cours d’eau les plus menacés de contamination sont ceux qui se trouvent à proximité des
agglomérations, origines des différents rejets solides et liquides (domestiques, municipaux,
industriels) non traités. Ces contaminations affectent la qualité de l’eau en général, qui
constitue un facteur de limitation de l’accès à cette ressource à différents niveaux : ménage,
communautés, activités agricoles. Elles portent également préjudice à la faune aquatique et
à l’équilibre de l’écosystème d’eau douce.
La biosphère
À Madagascar, la biosphère abrite environ 5% de la biodiversité mondiale,
Madagascar regroupe ainsi plusieurs régions écologiques, La biodiversité est toutefois
soumise à différentes pressions dû à l'existence et à la présence humains. Les plus
caractéristiques sont : l’agriculture, l’élevage, la pêche, les activités liées aux mines et
pétrole, les recherches en bois énergie, le braconnage, les exploitations et exportations
illicites des espèces faunistiques et floristiques, ainsi que l’invasion par des espèces
envahissantes. En parallèle, la tendance à la surexploitation. Dans une étude menée par
l'Institut Halieutique et des Sciences Marines dans le Sud-ouest de Madagascar, une perte de
diversité spécifique d'espèces de poissons marins de 41% à Toliara a pu être décelée.
Enfin, d’une manière générale, les rejets des déchets et les décharges sont sources
importantes de pollutions et de contaminations, aussi bien de l’air et de l'eau, que du sol et
du sous-sol. Ainsi, l’application du développement durable est un concept, qui lorsqu’il est
appliqué à notre vie économique, entraînera les responsables politiques en matière
d’environnement et de développement dans une voie sans issue.
Rasoarilalao, F. (2001) : Variations de la biodiversité spécifique des peuplements de poissons
sur le grand récif de Toliara (sud-ouest de Madagascar), entre 1970 et 1997, DEA de l'Institut
Halieutique et des Sciences Marines, Toliara (Madagascar), p. 5, 37-38. 2
[Link]
de-lair/