I.
« Phèdre »
Pièce théâtrale de Jean Racine écrite en 1677, réalisée en film par Pierre JOURDIN.
Après la fausse-nouvelle de la mort de
son père Thésée le roi, Hyppolite le tueur
du Minotaure et le vertueux décide alors
d’aller le chercher. Or, la reine, longtemps
et secrètement consumée par une passion
dévorante envers le prince et convaincue
par Œnone sa suivante, lui révèle son
amour. Hyppolite à son côté résistant
depuis six mois au feu de l’amour d’Aricie
sent la honte de l’amour criminel de sa
belle-mère. A son refus, elle se détermine
de se venger. Cependant, le retour du roi Phèdre se laisse dominer par les conseils
bouleversa ses projets. corrompues d’Œnone sa suivante.
En effet, pour éviter le déshonneur, elle
exécute les conseils de sa suivante en
avouant à son époux l’offense dans son
absence. Thésée cherche la vérité et trouve
l’épée de son fils chez sa femme. Indice
redoutable de sa condamnation, l’innocent
s’exile, affronte un monstre et meurt.
Mourant, il recommande à Théramène son
confident le doux traitement de la captive
Aricie. Le moment de l’affrontement de l’offensé et du faux-offenseur.
La reine, ne supportant plus l’exil de
son Cher, ensuite sa mort et enfin le regard
d’un époux offensé, boit le poison afin
d’apaiser sa souffrance passionnelle dans
la mort. Le roi après cet orage pleure son
malheur tandis qu’Aricie revêt l’attitude de
son amoureux expiré.
Thésée gémit la perte d’un fils à tort condamné.
II. « Bajazet »
Tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine écrite et représentée en 1672.
L’histoire se déroule en Byzance dans un sérail. Bajazet, personnage central aime sa nièce.
Son frère le roi Amurat part pour assiéger Babylone. Byzance est léguée à sa femme la sultane
Roxane. Celle-ci aime le prince. Toutefois elle le cache. Ambitieux, le vizir Acomat fomente
un stratagème pour assoir sur le trône. Il persuade la sultane de déclarer son amour à Bajazet.
Le prince refuse. Alors offensée, Roxane lui propose une alternative cruelle : mourir ou
l’épouser. Pour satisfaire son caprice, il dénoue sa relation d’amour enfantin avec Atalide.
Bajazet fuit le regard de la sultane Roxane sa belle-mère.
Mais la complaisance ne dure pas longtemps : une lettre de Bajazet tombe dans les mains
de la souveraine. Alors, il conclut la mort de la perfide par son amant sous son regard. Ce
dernier repousse sa décision. Par ailleurs, une émeute se déroule dans le palais. Roxane fut
tuée par un fidèle d’Amurat ; Bajazet sous les ordres de sa chère dut être exécuté. A ce
moment-là, le vizir projette sa fuite en compagnie d’Atalide, son amour discret. Effondrée par
le trépas de son bien-aimé, elle réplique par la négative. Toute seule, la vie lui serait
insupportable, c’est la raison de mettre fin à sa peine.
Cette tragédie représente la destinée des amours impossibles : Roxane n’aime pas Amurat
mais aime Bajazet. Bajazet n’aime pas Roxane mais aime Atalide. Atalide aime Bajazet mais
pas Roxane. Amurat aime Roxane et non son frère Bajazet. Acomat aime le pouvoir et non un
poste inutile.
III. « Britannicus »,
Tragédie cinq actes et en vers de William Shakespeare crée en 1669 et publiée une année
plus tard.
L’histoire se situe sous l’Empire romain en 56 après J.C. Elle présente le déroulement d’un
conflit entre le pouvoir et l’amour. D’un côté, un couple s’aime merveilleusement : Junie et
Britannicus. De l’autre côté, Néron le frère et le roi avide de sévir embarrasse leur
enchantement par son sa passion brulante. Leur mère Agrippine défend son beau-fils et son
union avec la sœur d’Octavie. Or, le confident de Britannicus Narcisse l’ambitieux fomente la
discorde entre les membres. Il réussit : Néron empoisonne son frère Britannicus et arrête sa
mère Agrippine. Junie pour le priver des fruits de ses crimes fuit et se réfugie chez les
vestales, prêtresse de la déesse du Foyer.
Néron sous empire de la fomentation de Narcisse.
Néron se déploie sur le trône longtemps sous l’emprise de sa mère Agrippine.
IV. « Bérénice »
Jean Racine écrit « Bérénice », une tragédie composée de cinq actes et en vers en 1670 au
Théâtre de l’hôtel de Bourgogne. Elle était publiée l’année suivante. Le roi Louis XIV assista
à sa première représentation. Au vingtième siècle, en 1959 la pièce a été mise en scène par
Jean KIRCHBRON pour la télévision sur le canal français « [Link] ». Pareil aux deux
versions, elle a maintenu sa particularité d’une histoire tragique dénuée de fin sanguinaire.
Résumé :
Antiochus, le prince oriental de Comagène et ami fidèle de Titus, le nouvel empereur de
Rome après Vespasien, est longtemps amoureux de Bérénice, l’ancienne princesse de Judée.
Sachant d’être la maitresse de son ami, il vient se déclarer à la reine. A leur rencontre, elle
aussi se hâte à lui témoigner son bonheur à côté du nouveau suprême. A son cruel discours, le
prince ordonne à son confident Arsace de quitter Rome. Par ailleurs, le Sénat s’oppose au
mariage de l’empereur avec une reine et une barbare. Titus confie l’annonce de la séparation à
son fidèle Antiochus. Celui-ci par amour refuse puis hésite enfin se décide grâce aux conseils
de son confident. Par conséquent, la reine la recevant pense convenable de quitter le lieu et de
mourir. Suite à sa rencontre avec l’assemblée du Sénat, l’Empereur décide de sacrifier l’Etat
et sa raison en vue de satisfaire son cœur et Bérénice, de partir avec sa maitresse. Afin d’être
un témoin de sa sincérité, il ramène son ami écouter sa déclaration solennelle à la reine. En
effet, le prince assiste et à son tour avoue sa rivalité et son amour de la reine. Pour ne rien
perdre, elle les quitte tout deux afin d’assurer la persévérance d’un amour tendre entre trois
êtres renonçant à son projet funeste. Ainsi, Bérénice dans la dernière scène du V acte le
confirme dans deux vers : « Je l’aime, je le fuis// Titus m’aime il me quitte ».
Le cœur débordé d’amour, le roi Titus pleure accablé de la raison d’Etat qui le sépare de sa bien-aimée Bérénice.
V. « Andromaque »
La figure mythique d’Andromaque correspond à celle d’Andromaque, la veuve du
valeureux héros troyen Hector soumise à une alternative fatale : soit la fidélité à un mari tué
pendant la guerre de Troie par Achille, fidélité qui a pour conséquence le sacrifice de son fils
Astyanax par les Grecs ; soit l’infidélité au défunt, l’oubli de la vengeance et la sauvegarde du
petit. Ce mythe chez Euripide (« Andromaque » vers 426 av. J-C) dessine une Hermione,
femme jalouse et meurtrière de son mari Néoptolème à cause de Molosse, l’enfant qui a eu de
sa prisonnière Andromaque. Celle-ci échappe de ses mains criminelles par bonheur à l’aide du
vieux Pélée, père de Pyrrhos et elle épousera Hélénos frère d’Hector.
Le même mythe réécrit par Jean Racine (« Andromaque », 1667), marque une légère
transformation de sa structure : Oreste, fils d’Agamemnon et ambassadeur des Grecs à
l’Epire, vient de réclamer le fils d’Andromaque, la captive de Néoptolème et de ramener avec
lui son amour Hermione, la fille d’Hélène. Le roi refuse sa requête car il aime sa captive et
envisage la convaincre pour l’épouser. Le messager prend congé et va voir sa chérie qui, elle,
ne l’aime guerre et aime Pyrrhos.
D’un angle, Andromaque repousse la passion du roi. A cet instant même, il revient à sa
fiancée Hermione et se déclare car la troyenne garde toujours le courroux des Grecs et surtout
celui du fils d’Achille auquel le père était le coupable de sa mort. Pour la dernière fois,
Néoptolème tente de la sauver avec son petit mais elle se contrarie encore. Alors décidant de
ne pas servir des ingrats, le Généreux lui concède une autre chance : qu’elle vienne au temple
pour perdre son fils ou le sauver.
De l’autre angle, et suite à la réception de la trahison, Hermione ordonne à son prétendant
un sacrifice comme gage de son amour : si tu m’aime tue-moi Néoptolème, dit-elle. Malgré la
cruauté de l’acte, Oreste le fait. De retour enchanté, il annonce l’expiration du roi. Effondrée,
Hermione l’injure de son action monstrueuse et le quitte. Oreste sombre dans la folie une fois
son confident lui annonce la mort de sa bien-aimée.
Oreste accomplit son engagement en assassinant Néoptolème et Hermione affligée de l’acte de son courtisan.
VI. « Iphigénie »
Jean Racine a représenté sa tragédie composée de cinq actes et de vers « Iphigénie » pour la
première fois en 1674 à Versailles. Elle correspond à la réécriture du mythe de la princesse
vouée au sacrifice par son père le roi. Racine modifie le récit original dans son « Iphigénie en
Aulide » en s’approchant de celui d’Euripide « Iphigénie en Tauride ». En 1968, Jean
KIRCHBRON réalise la version racinienne pour la télévision.
Quoique dans la mythologie grecque, la princesse Iphigénie, fille du roi Agamemnon, ait été
immolée pour expier le pêché de l’armée grecque qui a tué des animaux dans le territoire
d’Artémis la déesse de la chasse et qu’Euripide dénoue différemment la fin sanguinaire de la
vierge princesse : à sa place, Artémis accepta l’immolation d’une biche et apporta la princesse
à son temple, Jean Kirchbron partage la même vision du mythe chez Racine. Cela n’empêche
qu’à son tour, il respecte la structure en éliminant la barbarie du rite. Iphigénie, l’innocente, la
vierge est sauvée et à sa place les dieux ont accepté l’orpheline Eriphile sa rivale fille
d’Hélène et de Thésée qui se tué désespérée de n’avoir Achille son maitre.
Iphigénie accepte l’immolation ordonnée par les dieux et nie l’amour d’Achille et de Clytemnestre sa mère.