Report
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Élèves : Enseignant :
Antonia GOBILLARD Yohan PETETIN
Kevin ALINEJAD
Théophile SCHMUTZ
TABLE DES MATIÈRES 1
2 Pré-réquis 4
2.1 Notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4 Smoothing 16
4.1 Le Forward-backward . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
6 Applications 23
6.1 Modèle linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
6.2 Modèle de Kitagawa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
6.3 Modèle de volatilité Stochastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.3.1 Application théorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.3.2 Application d’un SIR en supposant les paramètres connus . 28
6.3.3 Application d’un filtre de Storvik . . . . . . . . . . . . . . . 29
6.3.4 Application d’un PLS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.3.5 Application d’un filtre de Storvik puis d’un SIR avec les
paramètres estimés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.3.6 Comparaison entre PLS, filtre de Storvik et SIR . . . . . . . 32
6.4 Application pour l’estimation de la volatilité du S&P 500 . . . . . . 33
Bibliographie 35
1
2
1 Introduction
Les mathématiciens ont depuis longtemps essayé de résoudre les questions
soulevées par le monde de la finance. Une des caractéristiques de ces questions
est qu’elles font apparaître des dynamiques d’apparence désordonnées, il suffit de
penser à la bourse pour s’en convaincre. C’est pourquoi les modèles probabilistes
semblent relativement bien adaptés à cette situation. En 1901, la thèse de Louis Ba-
chelier, Théorie de la spéculation, portait déjà sur ce thème. Depuis, de nombreux
probabilistes se sont penchés sur ces questions raffinant sans cesse les modèles uti-
lisés.
Ainsi, au début des années 1970, Fisher Black, Myron Scholes et Robert Merton
ont opéré une avancée majeure en matière d’évaluation d’options. Ces contribu-
tions et l’ensemble des développements auxquels elles ont donné lieu sont à l’origine
du célèbre modèle de Black-Scholes-Merton, plus communément appelé modèle de
Black-Scholes, formule pour le prix d’une option européenne 1 d’achat. Ce modèle
a eu un très grand impact sur les méthodes utilisées par les traders et les pro-
fessionnels de la gestion des risques, tant en matière d’évaluation d’options que
dans la mise au point de techniques de couverture. Ces travaux ont aussi consti-
tué le point de départ du développement spectaculaire de l’ingénierie financière
dans les années 1980 et 1990. En 1997, Robert Merton et Myron Scholes ont été
récompensés par le prix Nobel d’économie pour l’importance et la qualité de leurs
recherches. Le modèle de Black-Scholes repose sur l’hypothèse que la volatilité
du sous-jacent (c’est-à-dire l’ampleur des variations de son prix) est constante au
cours du temps. Cependant, dans la réalité, la volatilité est souvent variable et
peut avoir un impact significatif sur le prix des options.
2
3
Les exemples d’actifs financiers incluent les actions, les obligations, les contrats
à terme, les options, les devises, les matières premières, etc. Un actif financier est
caractérisé par divers paramètres, telle que, par exemple, sa valeur marchande,
sa rentabilité, sa liquidité 2 , ou bien son risque. La volatilité est souvent utilisée
comme mesure du risque d’un actif financier. La volatilité de la valeur d’un tel ac-
tif mesure, de façon schématique, l’incertitude quant aux variations futures de son
cours. Ainsi, plus la volatilité est élevée, plus la probabilité que le cours de l’actif
atteigne des sommets ou subisse de fortes pertes est grande, et donc, plus l’actif
financier est considéré comme risqué 3 . À l’inverse, un actif avec une volatilité plus
faible est considéré comme plus stable et moins risqué.
2. Un actif financier est dit liquide lorsqu’il peut être acheté ou vendu rapidement sans que
cela n’ait d’impacts majeurs sur son prix
3. politique du "tout ou rien"
3
4
2 Pré-réquis
2.1 Notations
Soient (Xn )n≥0 un processus caché et (Yn )n≥0 un processus observé. Pour un en-
tier n donné, on suppose que l’on a accès à un jeu d’observations Y0:n := Y0 , . . . , Yn .
Un estimateur sera distinguable par son chapeau, ainsi X̂n est un estimateur de Xn .
i.i.d
Soient ∀i ∈ [|1, n|], X (i) ∼ X, la notation i.i.d correspond à variables indépen-
dantes et identiquement distribuées. On note p(x0:n ) (respectivement p(x0:n |y0:n )),
la densité par rapport à la mesure de Lebesgue de x0:n (respectivement la densité
conditionnelle de x0:n sachant y0:n ).
Enfin, alors que la prédiction et le filtrage sont des problèmes d’inférence bayé-
sienne qui permettent d’estimer la distribution de probabilité d’une variable future
et présente en utilisant les observations passées et présentes. Le lissage, ou smoo-
thing en anglais, est un autre problème qui consiste à estimer la distribution de
probabilité d’une variable passée, en utilisant toutes les observations passées et
présentes. Le lissage est utilisé pour obtenir une estimation plus précise de la va-
riable passée, en utilisant toutes les informations disponibles. Mathématiquement,
cela revient à chercher h, fonction mesurable, telle que :
4
5
Nous pouvons dans ce cas, approcher cette espérance à l’aide de la loi forte des
i.i.d
grands nombres. En effet, en simulant n variables aléatoires i.i.d, X (i) ∼ X, alors :
n
1X p.s.
h(X (i) ) −→ Ep [h(X)] = ψ(h) (3.1)
n i=1
5
3.1 Méthodes de Monte Carlo 6
Pour tirer les X (i) (ω) = x(i) (ω) nous pouvons utiliser la méthode de la fonction
de répartition inverse, trouver un changement de variable, appliquer la méthode
d’acceptation rejet, ou encore appliquer une méthode MCMC. Ici, nous allons voir
l’échantillonnage d’importance.
Premier cas Si l’intégrale est incalculable mais qu’il est possible de tirer selon
p(·), on définit un estimateur de ψ(h) :
n
1X
ψ̂n = h(X (i) ) avec, X (i) ∼ p
n i=1
Deuxième cas Mais il n’est pas nécessairement possible, ou facile, de faire des
tirages selon p. Une alternative consiste alors à réécrire ψ(h) comme une espérance
selon q, appelée loi d’importance, une loi suivant laquelle nous savons simuler
et qui a un support qui contient celui de p :
Z Z
p(x) h p(X) i
ψ(h) = Ep [h(X)] = h(x)p(x)dx = h(x) q(x)dx = Eq h(X) (3.3)
X X q(x) q(X)
Nous définissons alors un estimateur de ψ(h) :
n n
1X p(X (i) ) 1X
ψ̂ ′ n = h(X (i) ) = h(X (i) )ω (i)
n i=1 q(X (i) ) n i=1
4. en réalité il y a quatre cas possibles, mais le cas où l’intégrale est directement calculable a
déjà été explicité en (3.1)
6
3.2 Filrage particulaire 7
p(X (i) )
Avec X (i) ∼ q tirages et en définissant ω (i) = q(X (i) )
les poids d’importance.
p.s
Nous pouvons remarquer que, par la loi forte des grands nombres, ψ̂ ′ n −→ ψ(h).
De plus, ψ̂n est un estimateur sans biais de ψ(h) pour tout q, en effet :
n
(i) i
(i) p X
1X h
′
E ψ̂ n = Eq h X = Ep [h(X)] = ψ(h)
n i=1 q(X (i) )
Ce qui revient à calculerPl’espérance de h(·) non plus selon la densité p(·), mais
selon la densité discrète ni=1 ω (i) δx(i) (dx). A noter qu’ici les poids d’importance
ont cette expression :
1 p̃(X (i) ) p̃(X (i) )
ω (i) = Pn p̃(X (j) )
× = cste × (3.4)
q(X (i) ) q(X (i) )
j=1 q(X (j) )
Nous pouvons désormais estimer des intégrales, suivant le cas présent, à partir de
tirages.
7
3.2 Filrage particulaire 8
Le modèle Pour des modèles à bruit additif, on se donne une équation d’état
ainsi qu’une équation d’observation :
Xn = h(Xn−1 ) + Un (équation d’état)
(3.5)
Yn = g(Xn ) + Vn (équation d’observation)
Les Ui et Vi sont de lois connues, les Ui indépendantes entre elles et indépen-
dantes des Vj (elles aussi indépendantes entre elles). On en déduit ainsi la loi de
Xi , conditionnellement à la variable Xi−1 , ainsi que celle de Yj , conditionnellement
à Xj , ce qui caractérise donc parfaitement la loi du couple (X0:n , Y0:n ) 6 .
On observe donc que dans le cas général où, p(xn , yn |x0:n−1 , y0:n−1 ) ̸= p(xn , yn |xn−1 , y0:n−1 ),
l’intégrale ci-dessus ne se simplifie pas en une formule récursive sur p(xn |y0:n ).
8
3.2 Filrage particulaire 9
x1 x2 x3 xT −1 xT
y1 y2 y3 yT −1 yT
A partir de ces trois propriétés, nous pouvons voir que la loi du couple (x0:n , y0:n )
se factorise en :
Nous pouvons alors simplifier l’intégrale (3.6) d’après les hypothèses (3.7), (3.8),
(3.9),
p(x0:n , y0:n−1 )
p(xn |x0:n−1 , y0:n−1 ) =
p(yx0:n−1 ,0:n−1 )
p(y0:n−1 |x0:n )p(x0:n )
=
p(x0:n−1 , y0:n−1 )
p(y0 |x0:n )p(y1 |x0:n ) . . . p(yn−1 |x0:n ) × p(xn |xn−1 ) . . . p(x1 |x0 )p(x0 )
=
p(y0 |x0:n−1 )p(y1 |x0:n−1 ) . . . p(yn−1 |x0:n−1 ) × p(xn−1 |xn−2 ) . . . p(x1 |x0 )p(x0 )
p(y0 |x0 )p(y1 |x1 ) . . . p(yn−1 |xn−1 ) × p(xn |xn−1 )p(xn−1 |xn−2 ) . . . p(x1 |x0 )p(x0 )
=
p(y0 |x0 )p(y1 |x1 ) . . . p(yn−1 |xn−2 ) × p(xn−1 |xn−2 ) . . . p(x1 |x0 )p(x0 )
p(xn |x0:n−1 , y0:n−1 ) =p(xn |xn−1 ) (3.11)
9
3.2 Filrage particulaire 10
qui cette fois est une expression reliant p(xn−1 |y0:n−1 ) et p(xn |y0:n ). Toutefois, au
vu de la prochaine partie, qui consistera à appliquer des méthodes de Monte Carlo
Séquentielles à notre problème, nous allons garder l’expression de p(xn |y0:n ) sous la
|xn−1 )p(yn |xn )
forme d’une intégrale h(x0:n )p(x0:n−1 , y0:n−1 )dx0:n−1 , où h(x0:n ) = p(xnp(y .
R
n |y0:n−1 )
(i)
(i) p(x0:n−1 |y0:n−1 ) (i) (i)
Avec ωn−1 ∝ (i) et x0:n−1 ∼ q(x0:n−1 |y0:n−1 ) pour une certaine densité
q(x0:n−1 |y0:n−1 )
d’importance q. De manière générale, échantillonner q(x0:n |y0:n ) a une complexité
qui augmente au moins linéairement au cours du temps car la dimension du vecteur
x0:n est linéaire à n. Il est donc intéressant d’avoir une méthode d’échantillonnage
séquentielle. On souhaite passer de p̂(dx0:n−1 |y0:n−1 ) à p̂(dx0:n |y0:n ), c’est à dire de
(j) (j) N (j) (j) N
(ωn−1 , xn−1 ) j=1 à (ωn , xn ) j=1 .
10
3.2 Filrage particulaire 11
(i)
• Notons qu’en filtrage, le but est d’estimer la loi a posteriori p(xn |y0:k ). On
a donc uniquement besoin de l’ensemble des particules à l’instant précédent
(i)
{xn−1 }Ni=1 . L’algorithme d’échantillonnage pondéré séquentiel peut alors être
simplifié en choisissant une densité d’importance q telle que. Ainsi, considé-
(i)
rons l’actualisation des points x0:n−1 , dans un souci d’économie, nous prenons
soin de choisir une densité d’importance qui se factorise en :
(1) (N )
Il faut donc tirer N particules xn , . . . , xn selon la densité d’importance condi-
(i)
tionnelle q(xn |x0:n−1 , y0:n ), et réactualiser les poids comme ci-dessus. Ainsi, le filtre
particulaire peut s’écrire de la façon suivante :
(i) (i)
• à l’instant n − 1, soit p̂(dxn−1 |x0:n−1 , y0:n−1 ) = N i=1 ωn−1 δx(i) (dxn−1 ) une
P
n−1
(i)
approximation discrète de la mesure de filtrage p(dxn−1 |x0:n−1 , y0:n−1 ) ;
(i)
• On tire N particules {xn }N i=1 selon la densité d’importance conditionnelle
(i) (i) (i) (i)
q(xn |x0:n−1 , y0:n ), on a alors x0:n = {x0:n−1 , xn } ;
(i) (i) (i)
(i) (i) p(xn |xn−1 )p(yn |xn )
• on actualise les poids d’importance selon ωn ∝ ωn−1 (i) (i) , avec
q(xn |xn−1 ,yn )
PN (i)
i=1 ωn = 1 ;
11
3.2 Filrage particulaire 12
(i)
• finalement, p̂(dxn |y0:n ) = (dxn ) est une approximation discrète
PN
i=1 ωn δx(i)
n
de p(dxn |y0:n ).
L’algorithme SIS se résume ainsi,
Algorithm 1: Sequential Importance Sampling
Data: x0
(i)
Result: (ωt ))(i,t)∈[1:N ]×[1:T ] ,(x(i) ))(i,t)∈[1:N ]×[1:T ]
for i = 1, . . . , N do
(i)
tirer x0 ∼ q(x0 |y0 ) ;
(i)
(i) p(y0 |x0 )
calculer ω0 ∝ x0 (i) ;
q(x0 |y0 )
end
(i)
normaliser les (ω0 )N i=1
for t = 1, . . . , T do
for i = 1, . . . , N do
(i) (i) (i)
(Prédiction) tirer xt ∼ q(xt |xt−1 , yt ) ;
(i) (i) (i)
(i) (i) p(xt |xt−1 )p(yt |xt )
(Correction) calculer ωt ∝ ωt−1 (i) (i) ;
q(xt |xt−1 ,yt )
end
(i)
normaliser les (ωt )Ni=1 .
end
Les estimées de la moyenne et de la covariance de l’état xt sont alors respecti-
vement :
N
X (i) (i)
E[xt |y0:t ] ≈ ωt xt = x̂t (3.18)
i=1
XN
(i) (i)
E[(xt − x̂t )2 |y0:t ] ≈ ωt (xt − x̂t )2 (3.19)
i=1
12
3.2 Filrage particulaire 13
13
3.2 Filrage particulaire 14
14
3.2 Filrage particulaire 15
Conclusion de la section 3
Nous avons présenté les briques de base du filtre particulaire dans le cadre
des modèles à espace d’état. L’algorithme SIS assure théoriquement une conver-
gence vers la loi de filtrage lorsque le nombre de particules est infiniment grand.
Cependant, l’utilisation d’un nombre fini de particules peut occasionner la diver-
gence des algorithmes particulaires. En particulier, lorsque le bruit d’observation
est faible ou lorsque la dynamique est faiblement bruitée, l’échantillonnage suc-
cessif des particules selon la loi à priori ne garantit pas la convergence du filtre.
Le chapitre suivant propose d’introduire des méthodes de lissage, aussi appelées
smoother en anglais.
15
16
4 Smoothing
On s’intéresse désormais à la résolution d’un problème de lissage. Pour rap-
pel, cela consiste à chercher à estimer la distribution de probabilité d’une variable
passée, en utilisant toutes les observations passées et présentes. En particulier,
on cherche, à partir de la connaissance de N + 1 observations y0:N du processus
observé, à obtenir la densité à posteriori p(xn |y0:N ), où n ∈ [|0; N |]. Le problème
est alors le suivant : on souhaite à tout instant n estimer la valeur prise par xn à
partir des observations passées et futures y0:N recueillies depuis l’origine jusqu’à
un temps N ≥ n. On verra que, comme dans le cas du filtrage particulaire, on se
ramènera à un calcul récursif. A noter qu’il nous faudra initialiser le lissage avec
p(x0 , y0 ).
4.1 Le Forward-backward
Ainsi, en supposant que z est une chaîne de Markov, on vérifie alors :
p(y0:n−1 , zn , yn+1:N )
p(xn |y0:N ) = R
p(y0:n−1 , zn , yn+1:N )dxn
(4.1) p(y0:n−1 |zn )p(yn+1:N |zn )p(zn )
= R
p(y0:n−1 |zn )p(yn+1:N |zn )p(zn )dxn
p(y0:n , xn )p(yn+1:N |xn , yn )
p(xn |y0:N ) = R
p(y0:n , xn )p(yn+1:N |xn , yn )dxn
16
4.1 Le Forward-backward 17
Ainsi, avec les équations de chaîne de Markov p(yn+1:N |xn , yn ) = p(yn+1:N |xn ) :
En posant
α(xn ) := p(xn , y0:n )
(4.2)
β(xn ) := p(yn+1:N |xn )
(4.3)
Il vient finalement :
α(xn )β(xn )
p(xn |y0:N ) = R (4.4)
α(xn )β(xn )dxn
De même,
17
4.1 Le Forward-backward 18
Ainsi :
Z
α(xn+1 ) = p(yn+1 |xn+1 ) p(xn+1 |xn )α(xn )dxn (4.7)
Z
β(xn ) = β(xn+1 )p(yn+1 |xn+1 )p(xn+1 |xn )dxn (4.8)
Dans ces deux expressions, les densités p(xn+1 |xn ) et p(yn+1 |xn+1 ) respective-
ment de transition et de vraisemblance son connues. Par ailleurs α(x0 ) = p(x0 , y0 )
et β(xN ) = 1. Récursivement, il est ainsi possible de calculer les expressions de
α(xn ) et β(xn ) et donc de la densité cherchée p(xn |y0:N ), pour n ∈ [|0; N |].
Remarques Pour calculer p(xn |y0:N ) via (4.4), il suffit donc de calculer α(xn )
dans le sens direct,
18
19
L’une des raisons pour lesquelles le filtre de Storvik est pertinent dans le
contexte de l’estimation de la volatilité stochastique et des paramètres est sa capa-
cité à traiter des modèles complexes. Les modèles financiers, par exemple, peuvent
présenter des dynamiques non linéaires et des dépendances complexes entre les
variables. Le filtre de Storvik permet d’estimer les paramètres de tels modèles
de manière robuste et précise, en prenant en compte les incertitudes et les non-
linéarités inhérentes.
19
5.1 Filtre de Storvik 20
p(x1:n , θ, yn |y1:n−1 )
p(x1:n , θ|y1:n ) = , on notera Cn = p(yn |y1:n−1 )−1
p(yn |y1:n−1 )
=Cn p(x1:n−1 |y1:n−1 )p(θ|x1:n−1 , y1:n−1 )p(xn |x1:n−1 , y1:n−1 , θ)
× p(yn |x1:n , y1:n−1 , θ)
=Cn p(x1:n−1 |y1:n−1 )p(θ|Sn−1 )p(xn |xn−1 , θ)p(yn |xn , θ) (5.1)
A noter que Cn = p(yn |y1:n−1 )−1 est une constante ne dépend pas des x1:n ou de
θ. Ainsi, nous pouvons reprendre les méthodes de filtrage particulaire vues précé-
demment, 2,1, en ajoutant une étape supplémentaire pour simuler θ. Selon Geir
Storvik, l’approche la plus simple serait de simuler x1:n−1 avec p̂(x1:n−1 |y1:n−1 ), θ
de p(θ|Sn−1 ), xn de p(xn |x1:n−1 , θ). L’aspect important de cette approche est que
le paramètre θ simulé au temps tn ne dépend pas des valeurs simulées aux points
20
5.2 Le Particle learning and smoothing 21
21
5.2 Le Particle learning and smoothing 22
(i)
et tirer des échantillons (x0:T , θ(i) ) de la postériorité conjointe p(x0:T , θ|y0:T ), où T
représente le nombre d’étapes temporelles.
Carvalho et al. (2010) [2] ont montré qu’une backward pass peut être exécu-
tée après l’algorithme de filtrage et particle learning, et que les particules filtrées
peuvent être ré-échantillonnées pour obtenir des tirages de la distribution de lis-
sage. L’idée est basée sur la règle de Bayes et la décomposition de la distribution
de lissage postérieure conjointe comme suit,
T
Y −1
p(x0:T , θ|y0:T ) = p(xT , θ|y0:T ) p(xt |xt+1 , θ, y0:t )
t=1
22
23
6 Applications
Ainsi, nous avons vu comme algorithmes :
• le Sequential Importance Sampling (SIS) (1),
• le Sequential Importance Resampling (SIR) (2),
• le Storvik’s filter (3),
• le Particle Learning and Smoothing (PLS) (4).
Généralement, pour chaque modèle, nous allons appliquer le SIR en supposant
les paramètres du modèle connus. Puis, dans un soucis de réalisme, nous applique-
rons le filtre de Storvik afin d’estimer les paramètres du modèle ainsi que l’état
caché, cependant, il s’avère que le Storvik donne des résultats moyens concer-
nant l’estimation des états cachés, c’est pourquoi, nous appliquerons le Backward
smoother (l’application consécutive du filtre de Storvik et du backward Smoother
formeront le PLS), ou un SIR classique avec les paramètres du modèle estimés.
A noter que le papier de S. Godsill, A. Doucet et C. Andrieu [1] souligne le
fait que le PLS n’est pas très optimal, cet article et apporte quelque amélioration
appelée PLSa.
yt = xt + νt , avec νt ∼ N (0, 1)
23
6.1 Modèle linéaire 24
En supposant désormais, comme c’est le cas en réalité, que les paramètres sont
inconnus (θ = (a σ 2 )T ) inconnu et à estimer), on obtient grâce à l’algorithme de
Storvik :
24
6.1 Modèle linéaire 25
— Dk = x2k−1 Ck−1 + 1
— Ck = Ck−1 − Ck−1
2
x2k−1 D1k
— mk = mk−1 + Ck−1 xk−1 D1k (xk − xk−1 mk−1 )
— dk = dk−1 + (xk − xk−1 mk−1 )2 D1k
— νk = νk−1 + q, avec q = dim xk
On obtient alors aestim = 0.85 et σestim = 1.21. On peut donc maintenant run
un SIR classique avec ces paramètres estimés comme précédemment.
25
6.2 Modèle de Kitagawa 26
xt−1
+ γ cos(1.2(t − 1)) + ωt , avec ωt ∼ N (0, W ),
(
xt = αxt−1 + β 1+x 2
t−1
x2t
yt = 20
+ νt , avec νt ∼ N (0, V ),
26
6.2 Modèle de Kitagawa 27
En réalité, les paramètres des modèles sont inconnus. On applique donc ensuite
l’algorithme de Storvik qui permet d’estimer simultanément les paramètres du
modèle et l’état caché.
27
6.3 Modèle de volatilité Stochastique 28
Figure 7 – SIR classique avec les paramètres estimés αestim ,βestim ,γestim , Westim
et Vestim
28
6.3 Modèle de volatilité Stochastique 29
On trouve ainsi, Westim = 1.35, αestim = −0.152 et βestim = 0.96. αestim et βestim
convergent vers les vraies valeurs de β, α. Cependant, nous pouvons voir que Westim
converge vers une valeur supérieure à W . Nous retrouverons cette tendance tout
le long de l’application.
29
6.3 Modèle de volatilité Stochastique 30
Figure 10 – États cachés et son estimation par un filtre de Storvik avec 1000
particules
On peut voir que la convergence est particulièrement rapide, il n’est donc pas
nécessaire d’avoir plus d’itération pour estimer les paramètres du modèle avec le
filtre de Storvik. On trouve Westim = 1.35, αestim = 0.025 et βestim = 0.97.
30
6.3 Modèle de volatilité Stochastique 31
On trouve Westim = 1.27, αestim = 0.04 et βestim = 0.98. Comme annoncé dans
l’article [1], le PLS n’améliore pas vraiment l’estimation obtenue par le forward
filter appliqué (ici un Storvik) et donne de résultats médiocres de manière générale.
Cet article présente plusieurs améliorations du PLS que nous n’avons pas eu le
temps d’explorer. En contrepartie de cette relative efficacité du PLS, nous verrons
qu’appliquer deux forward filter consécutivement : un Storvik, puis un SIR avec
les paramètres estimés du Storvik, nous obtiendrons une estimation de l’état caché
bien meilleure qu’avec un PLS.
6.3.5 Application d’un filtre de Storvik puis d’un SIR avec les
paramètres estimés
Ici nous allons tester de run un Storvik pour estimer les paramètres du modèle,
puis, au lieu de lancer un backward smoother, nous relançons un SIR avec les
paramètres estimés. Avec le Storvik, nous trouvons Westim = 1.43, αestim = 0.20 et
βestim = 0.95.
31
6.3 Modèle de volatilité Stochastique 32
Figure 13 – Hidden states et SIR avec les paramètres estimés par un Storvik
avec 1000 particules
Nous pouvons voir que cela fonctionne particulièrement bien, cette façon de run
deux forward filters (un Storvik puis un SIR en utilisant les paramètres estimés
du Storvik) outperforms le PLS. Nous allons confirmer cela ci-dessous.
32
6.4 Application pour l’estimation de la volatilité du S&P 500 33
Avec le Storvik, nous trouvons Westim = 1.26, αestim = 9.637 × 10−5 et βestim =
0.98. Il est clair ici que le double forward filters donne des résultats bien meilleurs
qu’un PLS, ou encore simplement d’un Storvik.
33
6.4 Application pour l’estimation de la volatilité du S&P 500 34
2008. On ne connaît évidemment pas les paramètres du modèle, il faut donc les
estimer, puis en appliquer le SIR de nouveau sur ces paramètres,
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