100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
4 vues12 pages

Introduction m2

Transféré par

babsmission10
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
4 vues12 pages

Introduction m2

Transféré par

babsmission10
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Sujet :

Effets de la mécanisation de l’agriculture arachidière dans le bassin arachidier


oriental.

INTRODUCTION :

“Dès la première moitié du XXe siècle,l' immigration massive des individus a


constitué une variable d’ajustement aux contraintes du milieu, sur un vaste front
pionnier. En réaction à une densité de population jugée élevée par les autorités
coloniales et en prévision d’un manque de terre pour la culture de l’arachide,
l’administration a organisé la « colonisation » forcée de terres nouvelles, moins
peuplées et non cultivées, à l’exemple des terres du Saloum oriental valorisées à
travers le plan colonial dit des « Terres Neuves »” (GARENNE et & LOMBARD,
1988). Le Saloum Oriental (SO) est une région qui s'est développée autour de la
culture de l'arachide et celaà remonte à l'époque coloniale, lorsque les colons ont
introduit la culture arachidière dans la région. La culture de l'arachide , principale
activité économique de la colonie, progresse en direction du Saloum oriental ; du Bas-
Saloum , elle avait atteint Kaffrine en 1912 et s’étendait sur 230 000 ha en 1927
contre 70 000 seulement en 1914 selon les rapports des commandants de cercle. Il
ressort des données fournies qu’en 1926, le Saloum oriental disposait de 59,8 % des
terres arachidièreers et produisait plus de la moitié des récoltes dont 1 /5 dans les
cantons traversés par le rail (Thèse de Papa Sakho, 1991). L 'arachide a d'abord
occupé les terres sablonneuses du Cayor, avant de s'étendre sur tout le centre-ouest-et
de progresser régulièrement vers le sud et vers l'est , qui constitue le Bassin
Arachidier Oriental. Ainsi, une mosaïque de peuples et de cultures s'installe sur ces
nouveaux territoires chaque année, toujours plus dans l'intérieur des terres, et fait que
le Saloum oriental v a représentéer 57,9 % des exportations globales de la colonie du
Sénégal entre 1929 et 1940. Les rendements ont beau être faibles, les prix encore
assez bas, les cultivateurs y remédient en augmentant massivement les surfaces
cultivées, en défrichant, peu importe l'usure des sols. D’importantes réserves
forestières sont créées car le « dessèchements » du territoire provoqué par l'extension
de l'arachide inquiète les services techniques de l’administration coloniale. Dans le
premier quart de siècle, l’intérêt est porté tout particulièrement sur le « bassin oriental
» pour deux raisons : la première est son érection en zone pionnière suite à une
relative surpopulation et à une baisse de rendement après l’intensification de la
production dans le bassin arachidier originel. ,. La seconde est la construction de la
ligne du chemin de fer Dakar-Niger engendrant une série d’études sur son opportunité
et la rentabilité des différents tracés proposés.

En outre ,l'agriculture arachidière joue un rôle économique et social crucial dans le


Bassin Arachidier Oriental (BAO). Ainsi, au fil des années, l'introduction de la
mécanisation dans ce secteur a eu un impact significatif non seulement sur la
production , les revenus des agriculteurs mais aussi sur la dynamique socio-
économique de la région.
Au Ssénégal comme un peu partout dans le monde, ,la mécanisation de l'agriculture a
davantage amélioré les rendements issus de la culture de l'arachide. Que leurs impacts
soient positifs ou négatifs, ,ces équipements ont fortement eu des répercussions sur
leur zone d'application

A ce sujet, il est importantinhérent d'analyser les effets de la mécanisation de l'


agriculture arachidière particulièrement dans le Bassin Oriental, ,en mettant l'accent
sur les avantages et les défis rencontrés par les agriculteurs et la communauté locale.
Pour cela nous allons établir posons d'abord une problématique. Ensuite nous
définissons analysons le cadre conceptuel avant de proposer une méthode. Enfin nous
synthétisons nos recherches déjà faites sur le sujet à travers différents documents de
recherche.

[Link]

[Link]

Selon Faye et al., Lle Bassin arachidier est la première région agricole du Sénégal. Il
représente depuis 1995, 65 % de la population rurale totale du pays (Kelly et al.,
1996). Le Bassin arachidier occupe 57% des terres cultivables du Sénégal et fournit
en moyenne, 60% de la production nationale d’arachide. Après l’iIndépendance, , la
production d’arachide y a été largement promue par le gouvernement et, dans les
années 1960, cette production a pu représenter jusqu’à 60 % du revenu agricole brut
et 80 % des revenus de l’exportation. Pourtant, à partir de 1980, on assiste à une très
forte diminution des superficies plantées en arachide qui passent de 1 300 000 ha en
1982-1983 à 600 000 ha en 2002-2003 (Faye et al., 2007). Au Sénégal, la production
arachidière est passée d'un niveau record de 1 434 147 tonnes en 1976 à 260
723 tonnes en 2002/2003 (ISRA, BAME, 2013). On note ainsi une tendance à la
baisse de la production similaire à celle des superficies qui sont passées pendant la
même période d'environ 1 500 000 hectares à 524 843 hectares en 2003/2004 (ISRA,
2013). Cependant, la production d'arachide de bouche a enregistré une croissance
soutenue estimée à 40 000 tonnes en moyenne sur les années 1995–2004, confortée
par la perspective de nouveaux débouchés (Faye, 2012 ). En 2009, la production
d'arachide est passée de 731 209 tonnes à 1 032 631 tonnes en 2010 soit 41,2 %
d'augmentation en valeur relative (Ndéné, 2011 ). Pendant la période 2011–2012, la
campagne agricole a été marquée par une forte baisse de la production de l'arachide
(59 % par rapport à l'année précédente et 24 % par rapport à la moyenne des cinq
dernières années) (Amouzou et al .,2012 ). Ce phénomène s’explique principalement
par une irrégularité de la pluviométrie,une diminution de la fertilité des sols, une sous
mécanisation.

La mécanisation contribue d’une part à augmenter les surfaces mises en valeur,de


réduire la pénibilité des activités agricoles,d’améliorer la qualité de la production et
des produits transformés,et d’autre part de susciter une industrialisation tirée par
l’agriculture (FAO/UNIDO,2008). Le Sénégal est actuellement très loin de la Chine
avec 6 millions de tonnes produites annuellement sur 3,6 millions d'hectares
emblavés, de l'Inde dont la production avoisine 5,6 millions de tonnes par année sur
près de 8 millions d'hectares cultivés en arachide, des États-Unis, du Nigeria, de
l'Argentine et de l'Indonésie qui ont des productions annuelles variant entre 1 million
et 1,5 million de tonnes par année (Ndéné, 2011 ). En outre, La culture arachidière,
principale activité économique de la colonie, progresse en direction du Saloum
oriental au début du siècle .A partir des années 1930, les Escales entièrement
aménagées entrent dans une ère marquée par une nouvelle configuration de la zone de
production. Le front progresse en direction de Koungheul tout en s’élargissant vers le
Nord de la ligne du Thiès-Kayes dans un contexte de crise économique des « années
30 » et politique de la Seconde Guerre mondiale remarquable par l’interventionnisme
é[Link] évolution du parcellaire a permis une exploitation plus rationnelle du
bassin [Link], la taille moyenne des parcelles a fortement augmenté en trente
ans.

Le sénégal est doté de zones agricoles riches et fertiles qui pourront faire l'objet
d'émergence. Parmi ces zones se distinguent le ferlo, la partie australe du sénégal,la
zone des Niayes,le Bassin Arachidier(BA).En effet, notre zone d'étude que constitue
le Bassin Arachidier Oriental(BAO), a été au cœur des interventions de l’État en
termes de mécanisation (Dieng, 2006).Cette partie de notre pays a retenu l'attention
des autorités sénégalaises pour la zone d'applications des politiques de mécanisation
de la culture arachidière avec la mise place des SRDR et principalement la
[Link] le bassin arachidier,la Société de Développement et de Vulgarisation
Agricole(SODEVA) a eu pour fonction,à partir de 1968(Pélissier,1972),de faire
adopter par les agriculteurs quelques thèmes techniques légers,comme le semis ou le
sarclage attelé(mécanique).Cette zone agro écologique du sénégal a connu plusieurs
politiques de mécanisation même si les premières étaient simples et peu effectives,les
dernières sont de grandes envergure et ont beaucoup impacté la culture arachidière
dans le Bassin Arachidier(BA). Étudier l'agriculture arachidière dans le contexte
actuel paraît être évident. Culture de rente,arachide occupe 70%de la population du
Bassin Arachidier (BA)et procure 35% des revenus agricoles dans le monde
rural(MAER,2014).Elle a été en Afrique de l'Ouest et particulièrement au sénégal,la
première culture de rente à permettre le passage de l'agriculture manuelle à
l'agriculture attelé,mécanisée(AKOBUNDU,1998).Étudier l'agriculture arachidière
dans le contexte actuel paraît être évident car l'arachide fait vivre tout le sénégal et
représente plus de 80% des recettes d'exportation,70% du revenu monétaire des
paysans et près de 40% des recettes directes et indirectes. En plus,les arachides
constituent également un élément important des aliments de base locaux au Sénégal,
avec une consommation mensuelle estimée par les ménages à environ 30 litres d'huile
d'arachide.([Link].,1950-v). Une croissance économique et une prospérité
durables sont nécessaires à la réduction de la pauvreté et aux progrès en matière de
sécurité alimentaire. Compte tenu de tout cela il est impératif de bien équiper les
zones aptes à la culture de l'arachide en l'occurrence du bassin arachidier oriental pour
rendre la balance commerciale excédentaire ou l'autosuffisance en corps gras qui est
aujourd'hui un but pour toutes les nations surtout celles de l'Afrique de l'Ouest.

I.2. JUSTIFICATION

Cette présente recherche s'oriente donc vers l'étude de la mécanisation de l'agriculture


arachidière dans le bassin arachidier oriental (BAO) . Le choix du Saloum Oriental
(SO) est motivé par sa place historique importante dans l’économie nationale, son
poids démographique significatif, sans oublier le changement des pratiques agricoles
lié à l'utilisation des machines agricoles et la forte production arachidière dans cette
zone du Sénégal.
L’arachide exerce sur toute l’économie du Sénégal une écrasante souveraineté. De
l’importance de sa récolte dépendent aussi bien l’aisance du budget national, les
moyens de fonctionnement et les possibilités d’investissement de l’État, que
l’équipement des exploitations rurales les plus reculées et les ressources monétaires
du plus modeste paysan. De la Seconde Guerre Mondiale à la période de
reconstruction,de graves pénuries d'huile affectent l'économie [Link],
l'approvisionnement en oléagineux dévient un objet majeure de l'économie impériale
dirigée qui se met en place de période de Vichy à l'après-guerre,suscitant
notamment ,en février 1947,la création d'une Commission des Corps gras au
Commissariat general au Plan (CGP).C'est dans ce contexte de crise des corps en gras
que la mécanisation de l'agriculture arachidière a été réalisée dans le bassin arachidier
au séné[Link]ès souvent les études s'orientent sur les processus de mécanisation
agricoles de façon générale et leurs effets dans le bassin [Link] avons décidé
de s'aligner à côté de ceux qui ont déjà étudié ses répercussions sur la culture de
l'[Link],étudier la relation entre la mécanisation et l'agriculture arachidière
revient à la volonté d'améliorer les rendements découlant de cette culture car elle
paraît être l'une des cultures que doit s'appuyer le sénégal pour résoudre le probléme
de l'insécurité [Link] niveau du sahel, l'agriculture arachidière assure une
production non négligeable pour couvrir non seulement à la demande de la population
mais également à l'exportation .Au Sénégal, la production est passée d’un niveau
record de 1 434 147 tonnes en 1976 à 260723 tonnes en 2002/2003(ISRA, BAME,
2013). On note ainsi une tendance à la baisse de la production similaire à celle des
superficies qui sont passées pendant la même période d’environ 1 500 000 hectares à
524 843 hectares en 2003/2004 (ISRA, 2013). Bien que l'Etat ait établi des politiques
de développement de la culture de l’arachide et la valorisation au mieux de la
production à l’exportation,le devenir de l'agriculture arachidière reste toujours
incertain (Diokh, 2001 ; Mayeux 1994). Ce faisant , la connaissance des effets de la
mécanisation de l'agriculture arachidière permettra aux décideurs ou
investisseurs( Etat et ONG) de bien équiper ces zones aptes à la culture de l'arachide
tel que le Bassin Arachidier Oriental.

Par ailleurs,le rôle de la mécanisation de l'agriculture mérite d'être étudié pour le


développement d'un pays ou d'une localité. Ainsi, elle peut présenter des effets tantôt
profitables tantôt avantageux .

[Link] OPERATOIRE
[Link] PRINCIPALE

Comment s’est-il opéré le processus de mécanisation de l'agriculture arachidière dans


le Bassin Arachidier Oriental ?

[Link] SECONDAIRES

-Comment cette mécanisation de l’agriculture de l’arachide s’est-elle traduis dans le


bassin oriental ?

-Quels sont les effets de cette mécanisation sur le paysage agraire dans la zone du
saloum oriental?
-Quels sont les effets socio-économiques de cette mécanisation de l’agriculture de
l’arachide dans cette région du pays ?

[Link] PRINCIPALE

La mécanisation de l’agriculture arachidière s’est opérée d’une manière progressive


dans le bassin du saloum oriental.

[Link] SECONDAIRES

-La mécanisation de l’agriculture arachichière dans cette frange orientale du bassin


s’est fait de façon fulgurante dépuis son essor jusqu’à nos jours .

-Cette mécanisation a eu des effets significatifs sur le paysage agraire du bassin


oriental tout en modifiant les pratiques agricoles, l’organisation des espaces cultivés.

- La mécanisation arachidière a bouleversé positivement les dynamiques socio-


économiques du saloum oriental .

[Link] PRINCIPAL

Le objectif principal de notre recherche est de comprendre la mécanisation d'un coté


évolutif et quels effets elle a eu non seulement sur le cadre physique mais également
sur la population de cette région agricole du sénégal.

[Link] SECONDAIRES

Pour Aatteindre notre principal objectif, nous nous sommes fixé trois objectifs
secondaires : nécessite la mise en place d'autres buts:

-Examiner le processus de la mécanisation dans le bassin arachidier oriental;

-D’analyser les effets de cette mécanisation sur le paysage agraire;

-D’étudier les changements socio-économiques engendré par cette mécanisation dans


la zone du saloum oriental ;

III. METHODOLOGIE

[Link] CONCEPTUELLE

- MECANISATION :

Dans son sens le plus large, la mécanisation est l’ensemble des outils et des machines
pouvant intervenir en culture manuelle, attelée, ou motorisée pour toutes les
opérations depuis le défrichement et l’aménagement des terres jusqu’à la
transformation (BORDET et al 1988). Plus spécifiquement, mécaniser l’agriculture,
c’est utiliser des machines et employer davantage d’énergie, surtout pour accroître la
productivité du travail humain et, souvent, pour obtenir des résultats sans commune
mesure avec le fruit de ce travail (FAO/UNIDO 2008).

La mécanisation offre des possibilités en matière d'intensification durable de la


production, de création de valeur et de développement des systèmes alimentaires ainsi
que sur les avantages inhérents qu'elle présente pour ce qui est de l'amélioration des
économies et des moyens de subsistance locales. Elle joue également un rôle clé dans
la croissance des systèmes agroalimentaires commerciaux et dans le renforcement de
l'efficacité des opérations liées à l'après-récolte, au traitement et au marketing. Ainsi,
elle peut avoir une influence majeure sur la disponibilité et l'accessibilité d'aliments
plus nutritifs, contribuant de la sorte à accroître la sécurité alimentaire des ménages.
L'application de l'énergie agricole aux machines, au matériel et aux outils appropriés
(la «mécanisation agricole») constitue un intrant agricole essentiel en Afrique
subsaharienne, potentiellement capable de transformer la vie et les conditions
économiques de millions de familles en milieu rural .

La mécanisation agricole constitue la pierre angulaire de l’intégration des petits


exploitants dans les systèmes alimentaires plus modernes. Cependant, une telle
mécanisation s’applique non seulement au niveau de l’exploitation, mais également
de manière significative aux opérations créant une valeur ajoutée, telles que les
opérations après la récolte, le traitement et les activités de marketing. La mécanisation
agricole permet de gagner du temps entre la récolte et la consommation et donc de
disposer de plus de temps pour le marketing.(Michael Lipton,1977)

Dans son sens le plus large, la mécanisation est l’ensemble des outils et des machines
pouvant intervenir en culture manuelle, attelée, ou motorisée pour toutes les
opérations depuis le défrichement et l’aménagement des terres jusqu’à la
transformation (BORDET et al, 1988).

Plus spécifiquement, mécaniser l’agriculture, c’est utiliser des machines et employer


davantage d’énergie, surtout pour accroître la productivité du travail humain et,
souvent, pour obtenir des résultats sans commune mesure avec le fruit de ce travail
(FAO/UNIDO, 2008).

-CULTURE MANUELLE:

C’est une culture dont aucune source d’énergie autre que celle humaine n’est utilisée.
C’est le cas de l’utilisation de l’hilaire, la daba, la lame, etc. (Diao, 2003).

-CULTURE ATTELÉE:

Selon la même source, la culture attelée est la forme de mécanisation dont le matériel
agricole (houe, semoir…) est tracté par des animaux : équidés (chevaux et ânes),
bovidés et chameaux, les équins sont les plus utilisés comparés aux bovins et asins au
Sénégal.
MOTORISATION: C’est une variante de la mécanisation qui utilise le moteur comme
source d’énergie. On peut citer les motoculteurs, les tracteurs et même les machines
automotrices 4

-PAYSAGE AGRAIRE :

Les paysages agraires modelés par les populations vivant dans un milieu homogène
(zone soudanienne, par exemple) reflètent assez fidèlement l'organisation sociale de
celles-ci; les paysages évolueront lorsque des événements historiques (agression,
insécurité,colonisation. . .) ou des éléments naturels (poussée démographique, pénurie
de terre) entraînent des remaniements dans l'organisation sociale du groupe. Les
exemples ont été empruntés aux populations du Lobby Pour les sociétés de type
segmentaire, aux Bobo pour celles de type communauté villageoise, aux Mossi Pour
celle de type féodal.J.-Y. Marchal, P. Pélissier,M. Poussi, G. Savonnet et A. Schwartz
,1979.

Les paysages agraires peuvent être analysés à la fois comme empreinte et comme
révélateur. Empreinte laissée par l'histoire, par la sédimentation des générations, par
les aménagements qu'elles ont créés et dont certains peuvent être surannés, par l'action
contemporaine des techniques mises en oeuvre. Révélateur de la société qu'ils portent
et qu'ils font vivre, de son organisation, de ses structures, de ses choix politiques et
économiques, hérités ou contemporains. Bien entendu, ces paysages sont partout
sous-tendus par des conditions naturelles dont certaines peuvent être amendées ou
corrigées.P.Pélissier,2008.

- L'AGRICULTURE EXTENSIVE :

L’extensivité est une notion relative. L’agriculture extensive est une agriculture qui
consomme moins de facteurs de production par unité de surface [12]. Elle tend à
exploiter un milieu sans le détériorer et de ce fait s’apparente à une agriculture «
soutenable » ou « durable », c’est-à-dire qu’elle permet le maintien des
caractéristiques du milieu, voire les améliore du point de vue environnemental. Une
agriculture faiblement utilisatrice d’intrants (comme des engrais chimiques par
exemple), réduit les impacts négatifs sur l’environnement, mais elle peut entraîner une
moindre productivité par unité de surface (impliquant moins d’export d’éléments
organiques et minéraux) (Kremen, 2012).

Le prix de l'extension des champs devrait être, au moins , un gain de récolte


comparable à celui obtenu naguère, pour un effort [Link], il n'en est rien ; les
risques de << calamités agricoles sont encore accrus; l'économie villageoise est en
perte de vitesse. A courir après de nouveaux possibles, on fait moins bien que ce qui
était permis avec les ajustements anciens. L'état de crise repose sur cette dynamique
obsédante, qui se prolonge au-delà des territoires soudano-sahéliens sous la forme des
migrations. Il est possible que la saturation des territoires décide de réajustements en
faveur d'un retour à l'intensif ; le phénomène en effet pourrait ne pas être irréversible.
Mais alors on aimerait en voir apparaître les signes . Pour le moment, et cela depuis
une cinquantaine d'années, l'extension de la culture permanente, assumée au moyen de
techniques d'encadrements peu efficaces, très agressive, tant sur le milieu physique
que sur la société qui l'engendre. Jean Yves MARCHAL,1979 .
- FRONT PIONNIER :

Les migrations des agriculteurs familiaux amazoniens font l’objet d’une forte
attention de la part des acteurs du développement durable en Amazonie 1. Ces
agriculteurs sont à la fois les principaux occupants des fronts pionniers amazoniens,
mais aussi les premiers à les quitter pour laisser la place aux grands propriétaires qui,
le plus souvent, s’accaparent les terres en arrière de ces fronts (Velho, 1971). Ce
phénomène paradoxal, qui fait des agriculteurs familiaux à la fois les premiers
arrivants et les premiers partants de ces zones pionnières amazoniennes, n’a pas
manqué d’attirer l’attention des scientifiques et de divers observateurs. Quatre
discussions principales ont été apportées à cette dynamique pionnière.

La première explication, ancienne mais régulièrement avancée notamment par les


administrateurs chargés de coloniser les terres amazoniennes, place le profil de ces
agriculteurs migrant au cœur du phénomène. Les échecs de leurs projets de
colonisation tiendraient au fait qu’ils ne seraient pas de « vrais laboureurs », mais
plutôt des aventuriers, voire des « efféminés » (propos de l’administration française
rapporté par J.Y. Puyo, 2008, dans une analyse de projets de colonisation guyanais).
La deuxième explication, qui comme les suivantes fait le pari de la logique des
comportements d’agriculteurs, revient à considérer quant à elle que les paysans sont
victimes d’un système socio-politique qui, depuis la Loi sur la terre de 1850 et
l’abolition de l’esclavage, fait tout pour les maintenir dans une situation de
subordination aux intérêts de la grande propriété (Wanderley, 1998 ; Fearnside, 2001).
Les grands exploitants utiliseraient alors la main-d’œuvre paysanne pour occuper et
défricher les terres dans un premier temps, avant de leur racheter une fois préparées
(Velho, 1971).La troisième explication attribue quant à elle une logique plus
économiste aux comportements des agriculteurs. Ces derniers opteraient pour la seule
mise en valeur rentable de leur terre, l’élevage. Ils se verraient alors contraints, au
bout de quelques années, à revendre une terre dont la production qu’ils peuvent en
attendre est bien inférieure au prix qu’ils peuvent en tirer sur le marché foncier local.
Malgré une croissance de l’offre de terres liée à l’intégration au marché national de
ces espaces pionniers, ces petits agriculteurs seraient amenés à revendre leur terre au
plus offrant (De Reynal et al., 1997 ; Walker et al., 2001).La dernière explication fait
état des transformations sociales de l’environnement des agriculteurs familiaux.
Longtemps tenus hors de la modernité (Wanderley, 1998), les agriculteurs familiaux,
en particulier leurs enfants, seraient, lorsqu’ils se confrontent à la ville, de plus en
plus tentés de revendre leurs terres (en réalisant une plus value) pour s’installer en
ville (Gama Torrez, 1992) – d’autant que les difficultés de l’agriculture peuvent
rendre cette stratégie attirante (Le Borgne – David, 1997).

- BASSIN ARACHIDIER :

se caractérise par des sols ferrugineux tropicaux,permettant une production agricole


composée essentiellement de céréales sèches et de légumineuses .Avec une forte
pression anthropique sur les ressources qui se traduit par une érosion de la
biodiversité.

Depuis les lisières méridionales du delta du fleuve Sénégal jusqu’aux abords de la


vallée du Saloum, soit sur quelque deux cents kilomètres du Nord au Sud, s’étendent
sans aucune solution de continuité les plaines du Sénégal occidental, auxquelles leur
rôle dans l’histoire économique récente a valu le titre de “bassin de l’arachide”.
Plaines imparfaites d’ailleurs, puisque surélevées à l’Est et à l’Ouest en bas plateaux
où elles trouvent leurs limites, et saupoudrées à peu près partout par une couverture de
sable qui leur vaut souvent une topographie bosselé[Link] Pélissier,1970.

Selon André Lericollais,1957: le Bassin de l'Arachide coïncide, pour l'essentiel, avec


les régions administratives de Diourbel, de Louga, du Sine-Saloum et de Thiès. Il
recouvre ainsi les plaines du centre-ouest du Sénégal, jusqu'aux confins du Ferlo à
l'est et jusqu'à la Gambie au sud. Depuis plus d'un siècle,la constante progression de
l'arachide en a fait la région économiquement la plus active des campagnes
sénégalaises. La (( graine )) a d'abord pris place sur les terroirs anciens des pays wolof
et sérèr, avant d'être le moteur d'une extension considérable des terres cultivées aux
dépens du domaine pastoral du Ferlo et des forêts du Saloum méridional.

IV. METHODOLOGIE :

2.1. Recherche bibliographique :

Elle nous a permis de passer en revue des études qui se sont déjà faites sur le Bassin
arachidier et ayant un lien avec la mécanisation, mais aussi d’analyser les politiques
de mécanisation dans le pays. La documentation s’est faite au niveau des
bibliothèques universitaires de l’UCAD mais aussi au niveau des centres de
documentation de l’ANSD et de la FAO. Nous avons visité certains sites internet et
nous allons une fois sur le terrain échangé avec des personnes ressources.

— OUTIL DE COLLECTE :

ÉLABORATION DES OUTILS DE COLLECTE :

Trois questionnaires seront élaborés avec le logiciel sphinx pour collecter des données
aussi bien quantitatives que qualitatives. Il s’agit :
-d’un questionnaire administré aux populations locales ;
- d’un questionnaire administré aux producteurs locaux et ;
- d’un questionnaire administré aux fournisseurs de matériels agricoles.

ÉCHENTILLONNAGE :

Un échantillonnage aléatoire avec tirage simple sera éffectué.Ainsi l’échantillon


qu’on obtiendra, sera réparti suivant les villages .

La formule de Fischer va être utilisée pour déterminer la taille de l’échantillon .


ENQUÊTE SUR LE TERRAIN :

Une enquête de terrain sera menée. Cette phase permettra de collecter des données et
de faire des observations directes sur l’exploitations agricoles.

ANALYSE, TRAITEMENT DES DONNÉES ET RÉDACTION DU RAPPORT :

Le tableau Excel nous permettra de saisir les données et l’analyse sera faite avec le
logiciel [Link] logiciel Microsoft Word va être utilisé pour la rédaction du
document.

BIBLIOGRAPHIE :

CROS Claude, Les migrations rurales vers la zone arachidière orientale (Sénégal)
1967,

Direction de l’Aménagement du Territoire (DAT), t1, Dakar, Janvier 1968, 89 p


ronéo, tabl.

stat. graph.1 carte, 3 annexes.

GAURY Cli. : La mécanisation de la Culture de l’arachide aux Etats-Unis. Agro.


Trop., VI 5 eft 6, p. 297 à 303, photos, et Marché Coloniaux, avr., p. 1070 à 1074.

Bordet D., 1988. Inventaire des matériels de culture attelée essayés, mis au point et
diffusés au Sénégal depuis 40 ans : de la recherche à l’appropriation par les paysans,
succès et échecs de l’expérience de développement au Sénégal. CEEMAT,
Montpellier, 100 p.

Benoit-Cattin M., 1986. Les unités expérimentales du Sénégal. ISRA, CIRAD, FAC,
Montpellier, 500

havard m., 1987, la mécanisation agricole face à un changement de politique


d'équipement, institut sénégalais de recherches agricoles, direction de recherches sur
les systèmes agraires, dakar, sénégal. 15 p.

BIGOT Y.,1985. Quelques aspects historiques des échecs et des succès de


l'introduction de la traction animale en Afrique Sub-Saharienne. Journée d'étude sur
la traction animale,56 ème SIMA, Paris, 7 mars 1985

Side C.S., 2013, Stratégie de mécanisation de l’agriculture familiale en Afrique Sub-


Saharienne. Inclus Étude de cas du Burkina-Faso. Mastère Spécialisé en Innovations
et Politiques pour une alimentation durable (IPAD). SupAgro, AFD, Montpellier,
France, 106p.
. Pessis C., 2013. La machine au secours de l'Empire colonial ? : la mécanisation de
l'agriculture et ses détracteurs en Afrique tropicale française. In : Pessis C., Topcu
S.,Bonneuil C. (dir.), « Une autre histoire des "Trente Glorieuses".
Modernisation,contestations et pollutions dans la France d’après-guerre », La
Découverte, coll. Cahiers Libres.

Havard M., Side S.C., 2013. Les dynamiques de mécanisation de la production et de


la transformation agricoles en Afrique de l’Ouest. p.87-98. Sous la direction de Blin
J., Mouras S., Wadre A., Voron A. Actes de 4ème conférence
biocarburants/bioénergies, quel bilan et quelles voies d’avenir pour les biocarburants
et les bioénergies en Afrique ?, 21-23 novembre, Ouagadougou, Burkina Faso. 2IE,
Etudes Sciences et technologies. Les actes et les présentations du séminaire sur les
biocarburants sont sur le site du 2IE. [Link]
internationales/#conference-biocarburants-bioenergies

Ndéné M.S. 2011. Quand l’arachide tousse au Sénégal, l’économie rurale s’enrhume!
Extrait du CNCR. Walfadjri 5 p. [Google Scholar]

DAT, La colonisation des Terres Neuves au Sénégal oriental zone de Koungheul, (3


vol),

Gaye M. 2013. Le Sénégal pourra-t-il revivre sa belle économie arachidière,


Communication personnelle. 18e Mardi du BAME, Thème : la filière arachidière au
Sénégal, 27 Août 2013, ISRA, Dakar, Communication orale. [Google Scholar]

Anonyme, 2003. Lettre de Politique de Développement de la filière arachide.


Gouvernement du Sénégal 14 p. [Google Scholar]

Doikh N.L. 2001. Évaluation agronomique de variétés d'arachide de bouche à Nioro


du Rip (Centre Sud du Bassin Arachidier).Diplôme d’Ingénieur des Travaux
Agricoles 42 p.

mbengue h.m. & havard m., 1989, une réflexion insuffisante sur les orientations de la
mécanisation au sénégal. quelques exemples concrets. economie de la mécanisation
en régions chaudes. actes du ixème séminaire d'économie rurale, 12 au 16 septembre
1988, cirad, montpellier, france.

BARBIER J. : L’économie de l’arachide au Sénégal. Thèse Lille, 1960, 475 p.

WADHWA : Culture mécanisée des arachides au Ghana septentrional. Ghana


Farmer, VI11 1,févr. 1964, p. 5 à 10 et 13.

MEREDITH : Effets de la densité de semis et de la fumure sur le rendement des


arachides à port érigé. Emp. J. Expt. Agri., XXXII 126,p. 136 à 14

la mécanisation de l’agriculture dans les pays en voie de développement. World


Crops, juin,XV 6, p. 227 à 232, 8 photos, 2 tabl
SHEPHERD J. : To Grow Good Peanuts : Part II Machines Mechanize Peanut
Production. Pour cultiver de bonnes arachides : Ile partie : machines pour mécaniser
la production. Crops and Soils, nov.-déc., p. 15 (Résumé du préc.).

SELLSCHOP & KRIEK : The Handling of [Link] manuel de


l’[Link] in South Africa, XXIX 336, mars,p. 184 à 190.

Diouf M.N., 1997. La traction équine et asine dans le nord du bassin arachidier :
situation actuelle et perspectives. ISRA, CNRA, Bambey, 80 p

Fall A., 2000. Traction animale au Sénégal et dans le bassin arachidier. In : Séminaire
de Garoua, 7-11 février 2000. 14 p.

GARENNE M. ET LOMBARD J. La Migration dirigée des sereer vers les terres


Neuves. Paris. 1988.

Vous aimerez peut-être aussi