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Définitions de La RSE

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a émergé dans les années 1950 aux États-Unis et s'est développée en Europe dans les années récentes, devenant un élément clé des politiques européennes. Les entreprises sont désormais attendues non seulement sur leur performance économique, mais aussi sur leur engagement social et environnemental, ce qui les pousse à intégrer la RSE dans leur gestion. Des organisations internationales comme l'OCDE, l'OIT et les Nations unies ont contribué à la promotion de la RSE, établissant des lignes directrices et des principes pour encourager les entreprises à adopter des pratiques responsables.

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Définitions de La RSE

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a émergé dans les années 1950 aux États-Unis et s'est développée en Europe dans les années récentes, devenant un élément clé des politiques européennes. Les entreprises sont désormais attendues non seulement sur leur performance économique, mais aussi sur leur engagement social et environnemental, ce qui les pousse à intégrer la RSE dans leur gestion. Des organisations internationales comme l'OCDE, l'OIT et les Nations unies ont contribué à la promotion de la RSE, établissant des lignes directrices et des principes pour encourager les entreprises à adopter des pratiques responsables.

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Pour mieux comprendre les enjeux et les bénéfices que l'entreprise pourrait retirer

d’une démarche de RSE, il est tout d’abord nécessaire d’en retracer les origines et
les contextes.
Bien que le concept soit assez ancien (il émerge aux États-Unis dans les années
cinquante) et soit pris en compte par plusieurs organisations internationales depuis
les années 70, il ne s'est véritablement développé en Europe qu’au cours de ces
dernières années, en tant qu’outil permettant de développer à la fois la croissance et
la qualité de l’emploi. Le coup d’envoi fut donné par Jacques Delors en 1995, à
travers un appel à la « responsabilité des entreprises pour lutter contre l’exclusion
sociale ». Depuis, l’attention apportée par l’Union européenne à la RSE n’a cessé de
grandir au point d’être devenue aujourd’hui un élément clé de certaines politiques
européennes, telles que l’emploi, la croissance économique et la cohésion sociale.
Cependant, l’implication des institutions européennes n’est pas suffisante au
développement et à l’encadrement stimulateur de la RSE, qui passe nécessairement
par l’appropriation du concept par les parties prenantes, dont les entreprises en
particulier.

I. Origines et contexte Origines et contexte


La responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises trouve son origine au
XIXème siècle.
À l'époque, certains patrons se comportent déjà de façon « sociétalement
responsable » envers leurs employés, en mettant à leur disposition des avantages
tels que la prise en charge de l’éducation de leurs enfants, des services sociaux, etc.
Ce comportement, que certains qualifient de paternaliste, leur permet de fidéliser
leurs employés, mais surtout d'éviter les soulèvements sociaux. Cette conscience «
responsable » est loin de faire l’unanimité à l’époque. À l’opposé les socialistes
utopiques disciples de Fourrier comme Jean-Baptiste Godin innovent pour créer un
environnement social au travail tel le célèbre Familistère de Guise et un mode de
fonctionnement proche des coopératives de production actuelles. Il faut attendre la
fin du XXème siècle pour que le nouveau concept de RSE se développe et soit
finalement accepté.

« Avec le XXème siècle et la généralisation des lois sociales, cet esprit caritatif a
reflué pour laisser place à de larges constructions législatives, conventionnelles et
institutionnelles : sécurité sociale, conventions collectives ou comités d'entreprise.
L'Europe continentale a façonné peu à peu son nouveau modèle, même si
l'apparition de firmes multinationales repose la question des relations entre
l'entreprise et la société dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

Jusqu'au début des années 1970, les entreprises ne se préoccupent que de leur
performance économique. La satisfaction des actionnaires est leur priorité.
L'économiste Milton Friedman rapporte, d’ailleurs, qu’il est dangereux pour une
entreprise de se préoccuper d'autre chose que de la performance financière et de la
recherche de profits pour les actionnaires. « Few trends could so thoroughly
undermine the very foundations of our free society as the acceptance by corporate
officials of a social responsibility other than to make as much money for their
stakeholders as possible. This is a very fundamentally subversive doctrine.»
La responsabilité sociétale des entreprises s’enracine dans la conjonction de divers
mouvements :
 à partir des années 1970, la guerre du Vietnam,
 la politique de l'apartheid en Afrique du Sud,
 les accidents environnementaux (catastrophe de Seveso, explosion de l'usine
chimique de Bhopal, marée noire de l'Exxon Valdez, etc.)
 et les problématiques écologiques (réchauffement de la planète, destruction
de la couche d'ozone, déforestation, etc.),
Mais aussi le désinvestissement des pouvoirs publics et la globalisation des
échanges font naître une réflexion approfondie sur la responsabilité sociale et
environnementale des entreprises, qui connaîtra une accélération dans les années
1990.
Certaines entreprises, pointées pour leurs pratiques et leurs impacts par des
campagnes menées par des ONG, des syndicats et des consommateurs, mettent en
place des politiques constituant les prémisses de la RSE. Elles seront poussées plus
loin encore par des scandales économiques, sociaux et financiers divers.

Aujourd’hui, la société attend des entreprises des performances économiques, mais


également un engagement social, voire sociétal. Les entreprises sont censées
rendre des comptes sur leurs activités, leur mode de fonctionnement, leurs
conditions de travail et l’impact de leurs activités sur l’environnement, y compris dans
le choix de leurs sous-traitants et fournisseurs en développant une traçabilité
sociale… Ce reporting s’adresse aux actionnaires, mais aussi aux clients, aux
travailleurs, aux pouvoirs publics, aux associations et ONG.

Les organisations syndicales ou environnementales, les consommateurs, les


groupes de défense des droits de l’homme et autres mouvements citoyens se
mobilisent fréquemment pour dénoncer les pratiques douteuses de certaines
entreprises. Les organisations patronales en sont conscientes : « L’entreprise doit
assurer sa fonction essentielle qui est de faire des profits, tout en tenant compte des
pressions sociétales fortes, qui lui demandent de participer plus activement à la
résolution des problèmes de la cité. »

Afin de répondre aux mouvements contestataires, aux pressions sociales, aux


campagnes de dénonciation et aux exigences des investisseurs, les entreprises
intègrent de plus en plus la responsabilité sociétale dans leur mode de gestion.
Par le biais de la RSE, les entreprises ne se montrent plus seulement intéressées
par la recherche et la maximisation du profit, mais se préoccupent également de leur
impact sur la société et l’environnement.
Elles ont développé pour ce faire un certain nombre d’outils leur permettant de
mettre en œuvre des pratiques sociétalement responsables et de communiquer sur
ce thème.
Afin de rendre leur démarche plus crédible, beaucoup d’entreprises se sont
associées à des ONG pour rédiger des codes de bonne conduite, des chartes
éthiques et autres outils de codification. Mais il faut bien constater, comme l’ont fait
des études du BIT et de l’OCDE, que seulement 15% de ces codes et chartes
contiennent des clauses sur les droits fondamentaux d’association et de négociation
collective des travailleurs qui sont des conditions élémentaires de contrôle de
l’application des droits et de l’efficacité de leur mise en œuvre.
A. La RSE : une préoccupation à l’origine internationale

Depuis la fin des années 1990, le concept de responsabilité sociétale des entreprises
a fait son entrée dans le débat international. Plusieurs organisations internationales
ont apporté leur contribution au développement de la RSE dans le monde. Citons, en
particulier, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques
(OCDE), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et les Nations unies.

1. Première apparition du concept dans les lignes directrices de l’OCDE


L’OCDE est née en 1961 sur les cendres de l’OECE (Organisation européenne de
Coopération économique, chargée d’administrer l’aide des États-Unis et du Canada
dans le cadre du Plan Marshall). Elle a pour mission de renforcer l’économie des
pays membres, d’en améliorer l’efficacité, de promouvoir l’économie de marché, de
développer le libre échange et de contribuer au développement économique des
pays industrialisés et en développement.
Les discussions, forums et échanges entre ces pays peuvent se concrétiser par des
accords ou des traités formels qui fixent des lignes de conduite et fournissent une
base solide aux gouvernements dans la recherche de leur développement national et
international.
« L’OCDE aide les gouvernements à favoriser la prospérité et à lutter contre la
pauvreté en encourageant la croissance économique, la stabilité financière, les
échanges et l’investissement, la technologie, l’innovation, l’esprit d’entreprise et la
coopération au développement. Elle veille à ce que le développement économique et
social ne se fasse pas au prix d’une dégradation insidieuse de l’environnement. »

Dans cet esprit, l'OCDE lance, en 1976, les « lignes directrices de l'OCDE ». Ces
dernières exhortent les multinationales à agir en conformité avec les politiques
gouvernementales et les attentes de la société. Elles sont reprises par la
Commission européenne dans son Livre vert pour la promotion de la RSE, qui relève
que les lignes directrices de l’OCDE « constituent l'ensemble le plus exhaustif de
règles approuvées à l'échelon international sur les activités de ce type d'entreprises
».
Concrètement, « ces principes directeurs sont des recommandations concernant une
conduite responsable des affaires adressées par les gouvernements aux entreprises
multinationales opérant dans ou depuis les 33 pays qui ont souscrit aux principes
directeurs. Si de nombreuses entreprises ont développé leur propre code de
conduite au cours de ces dernières années, les principes directeurs de l'OCDE
constituent le seul code complet et approuvé au niveau multilatéral que les
gouvernements s'engagent à promouvoir ».

Les principes directeurs de l’OCDE présentent deux aspects positifs :

1. Ils couvrent un éventail assez large de questions et donnent ainsi une vision plus
globale des réalités de l'entreprise. L'OCDE s'intéresse, en effet, aux normes
environnementales et de travail, mais aussi à la lutte contre la corruption et aux
intérêts des consommateurs. Les différents thèmes couverts par ces principes sont :
• la publication d’informations,
• l’emploi et les relations professionnelles,
• l’environnement,
• la lutte contre la corruption,
• les intérêts des consommateurs,
• les sciences et les technologies,
• la concurrence,
• la fiscalité.

2. Ils s’accompagnent d'un processus de contrôle et de procédures de sanctions


prévoyant qu'une des parties prenantes puisse saisir l'OCDE si elle estime qu'il y a
non-respect des principes signés. L'OCDE jouera le rôle d'arbitre et si aucune
solution ne se dégage pour régler le désaccord, le litige sera alors rendu public.
Cette possible pression ou sanction médiatique jouent un rôle incitatif.

D'autres travaux, comme la promotion de la coopération dans le domaine de


l'investissement international ou la rédaction d'un code de conduite sur le
gouvernement d'entreprise, sont également pris en charge par l'OCDE. Ces thèmes
et actions visant à faciliter l'échange entre les gouvernements, mais aussi à assurer
une meilleure gestion sociale et environnementale de l'entreprise, font de l'OCDE un
acteur très important sur la scène internationale.

2. Les principes de la RSE & l'OIT


« L'Organisation internationale du Travail a été créée en 1919 par le traité de
Versailles pour promouvoir la justice sociale par l'amélioration des conditions de vie
et de travail dans le monde. Devenue institution spécialisée de l'ONU en 1946, elle
élabore, développe et promeut de manière globale, un système de normes
internationales du travail. »
En 1944, la Conférence internationale du Travail adopte la Déclaration de
Philadelphie qui redéfinit les buts et objectifs de l'organisation en se basant sur les
principes suivants :
• Le travail n'est pas une marchandise.
• La liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un
progrès soutenu.
• La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous.
• Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont
le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la
liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.

L'OIT a pour but d'améliorer la qualité de vie au travail. Afin d'obtenir des résultats
concrets, l'Organisation rassemble les employeurs, les salariés et les gouvernements
autour d'objectifs communs ; elle encourage aussi les réunions tripartites et accorde
une importance particulière au dialogue et à la concertation sociale.
Dans cet esprit et afin de concrétiser les avancées obtenues grâce au tripartisme,
l'OIT a établi une série de normes internationales du travail sous forme de
conventions ou de recommandations, destinées à guider l'action nationale des pays
membres et à promouvoir une meilleure qualité de vie au travail à un niveau
international.
En 1977, l'OIT adopte la Déclaration tripartite sur les entreprises multinationales et la
politique sociale. Cette déclaration, rééditée deux fois et traduite en de nombreuses
langues, offre des lignes de conduite pour les multinationales, les gouvernements,
les employeurs et les salariés dans des domaines tels que l'emploi, la formation, les
conditions de travail et de vie et les relations professionnelles.
En 1998, la Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail met
en exergue certaines normes fondamentales. Cette déclaration, qui s'applique à tous
les membres de l'OIT sans faire l'objet d’aucune ratification, marque une avancée
dans les quatre domaines suivants :
• La liberté syndicale et la négociation collective.
• Le travail forcé.
• Le travail des enfants.
• L’égalité et la non-discrimination.

Bien que l'Organisation internationale du Travail lutte activement pour de meilleures


conditions de vie au travail, la question de la responsabilité sociétale des entreprises
a été fortement débattue au sein de l'organisation. En effet, ce concept fait entrer un
nouvel interlocuteur dans les discussions : les ONG.
Ceci introduit un changement non négligeable dans le modèle tripartite habituel.
Aujourd'hui, le secrétariat permanent de l'organisation, le Bureau international du
Travail (BIT), suit les évolutions en matière de RSE et effectue différentes recherches
sur ce thème.
Il a également mis en place une coopération avec les Nations unies pour
l'élaboration du Pacte mondial des Entreprises, le Global Compact.

3. Les Nations unies et le Global Compact


En 1999, lors du Forum économique mondial de Davos, le Secrétaire général des
Nations unies, Kofi Annan, lance le Global Compact. Celui-ci vise à promouvoir la
responsabilité sociétale des entreprises et comporte dix principes, inspirés de la
Déclaration universelle des Droits de l'Homme, de la Déclaration de l’OIT relative aux
principes et droits fondamentaux au travail, de la Déclaration de Rio sur
l'environnement et le développement et de la Convention des Nations unies contre la
corruption. L’adhésion au Global Compact se fait sur base volontaire.
John Ruggie, le représentant spécial des Nations unies pour la question des droits
de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises depuis 2005,
estime qu’il est plus important que jamais que les parties prenantes et les institutions,
y compris le secteur privé, collaborent pour solidifier les liens entre les peuples et les
sociétés.

B. La RSE et l'Europe

La RSE s'inscrit dans le débat sur la mondialisation, la compétitivité et le


développement durable. Partant du constat que ce développement ne peut exister
s’il n’est pas fondé sur la croissance économique, la cohésion sociale et la protection
de l'environnement, la Commission européenne invite, dès 2001, les entreprises à
intégrer les aspects sociaux et environnementaux dans leurs activités.
Dans ce chapitre sont présentées les différentes étapes de l'intégration de la RSE
dans les politiques européennes depuis la fin des années 1990, afin de mieux
comprendre l'importance de ce concept aujourd'hui.

1. Les étapes

a. Le Manifeste des Entreprises contre l'Exclusion sociale : première


étape de la Commission européenne en faveur de la RSE
En 1995, Jacques Delors, alors Président de la Commission européenne, et un
groupe d’entreprises européennes lancent simultanément un Manifeste des
Entreprises contre l’Exclusion sociale et un appel à la responsabilité des entreprises
pour lutter contre cette forme d’exclusion.
Afin de donner un caractère durable à ce Manifeste, le European Business Network
forSocial Cohesion (EBNSC) est créé dans la foulée. Ce réseau européen
d'entreprises est chargé de promouvoir le dialogue et l'échange de bonnes pratiques
en matière de RSE entre les différents secteurs d'activités. En octobre 1998,
l’EBNSC est rebaptisé CSR (Corporate Social Responsibility) Europe.

b. Le Conseil européen de Lisbonne en 2000 : prise en compte du sujet


par les chefs d’État et de gouvernement
En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne franchit une nouvelle étape
importante en faisant appel au sens des responsabilités sociales des sociétés afin de
réaliser « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du
monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une
amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion
sociale » .
c. L’Agenda social de 2000 : la RSE devient un outil de la politique
sociale européenne
En décembre 2000, dans son Agenda pour la Politique sociale (2000-2005), la
Commission souligne l’importance de la RSE en tant qu’un des instruments
permettant d’accéder à la nouvelle économie. Les grandes orientations de cette
politique sociale sont les suivantes :
• Augmenter et améliorer les emplois.
• Anticiper et tirer parti du changement de l'environnement de travail en
développant un nouvel équilibre entre souplesse et sécurité.
• Lutter contre toutes les formes d'exclusion et de discrimination pour favoriser
l'intégration sociale.
• Moderniser la protection sociale.
• Promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes.
• Renforcer le volet social de l'élargissement et des relations extérieures de
l'Union européenne.

d. Le Livre vert de la Commission européenne en 2001 : diffusion du


concept auprès des parties prenantes
En juillet 2001, la Commission publie un Livre vert visant à « promouvoir un cadre
européen pour la responsabilité sociale des entreprises ». Ce Livre vert « vise à
lancer un large débat sur la façon dont l'Union européenne pourrait promouvoir la
responsabilité sociale des entreprises au niveau tant européen qu'international et,
notamment, sur les moyens d'exploiter au mieux les expériences existantes,
d'encourager le développement de pratiques novatrices, d'améliorer la transparence
et de renforcer la fiabilité de l'évaluation et de la validation des diverses initiatives
réalisées en Europe » .
Le processus de consultation du Livre vert, ouvert à tous, attire un nombre important
de parties concernées (pouvoirs publics, organisations internationales, entreprises,
partenaires sociaux, ONG, associations, etc.). Plus de 250 contributions sont ainsi
enregistrées : toutes confirment l'utilité d'un débat sur le concept de RSE et presque
toutes se déclarent favorables à une action de la Commission dans ce domaine.
Cependant, certaines voix s’élèvent contre la proposition de la Commission :

- Les entreprises insistent pour que la dimension volontaire de l’approche RSE soit
maintenue, car elle leur permet davantage d'innovation et de créativité, et favorise
aussi la recherche de solutions adéquates et spécifiques en fonction de leur secteur
d’activité et de leur situation géopolitique.
- Les syndicats, les ONG, et autres groupes de réflexion, quant à eux, s’opposent à
toute approche volontaire sous la direction exclusive des entreprises en matière de
RSE, arguant que les rapports sociaux, les audits et les labels ne sont efficaces et
crédibles que s’ils sont réglementés par les pouvoirs publics au travers d’une
méthode de standardisation et/ou de contrôle. Ils demandent dans un premier temps
à la Commission de proposer un cadre sur la base des valeurs du modèle social
européen, les syndicats demandent en particulier la création d’une obligation de
rapport annuel pour toutes entreprises de plus de 500 travailleurs, avec
l’établissement de paramètres de références à évaluer par des agences de notations
habilitées.

Le Conseil des Ministres européens de Laeken, dans sa résolution du 3 décembre


2001, précise « qu'une approche européenne de la RSE pourrait contribuer à son
développement en complétant les mesures existantes aux échelons local et national
et en leur apportant une valeur ajoutée ». Il souligne également le fait que « la RSE
peut non seulement favoriser un niveau élevé de cohésion sociale, la protection de
l'environnement et le respect des droits fondamentaux, mais aussi améliorer la
compétitivité dans tous les types d'entreprises, de la PME à la multinationale, et dans
tous les secteurs d'activités ».

Le Parlement européen, quant à lui, propose d'intégrer la RSE dans tous les
domaines de compétences de l'Union européenne.

e. La Communication de la Commission de juillet 2002 : première


stratégie européenne pour le développement de la RSE
En juillet 2002, suite aux consultations du Livre vert, la Commission publie une
Communication sur la responsabilité sociale des entreprises, dans laquelle elle
expose sa stratégie de promotion de la RSE au sein de l’Union. Ce document
s'adresse aux institutions européennes, aux États membres, aux partenaires
sociaux, aux associations d'entreprises et de consommateurs, ainsi qu'à chaque
entreprise et à toute autre partie concernée « (...) puisque la stratégie européenne de
promotion de la RSE ne peut être développée et appliquée qu'à travers leur action
conjointe ».

La Commission y propose d'axer sa stratégie sur les domaines suivants :


• Mieux faire connaître l'impact positif de la RSE sur les entreprises et les
sociétés, en Europe et dans le monde, notamment au sein des pays en
développement.
• Renforcer l'échange d'expériences et de bonnes pratiques sur la RSE entre
entreprises.
• Promouvoir le développement des capacités de gestion de la RSE.
• Stimuler la RSE au sein des PME.
• Faciliter la convergence et la transparence des pratiques et des instruments
de RSE.
• Créer au niveau européen un Forum plurilatéral sur la RSE.
• Intégrer la RSE aux politiques communautaires.

f. Le Forum plurilatéral européen, suite logique de la Communication

À la suite de sa Communication et afin de permettre aux différentes parties


prenantes de réfléchir sur le thème de la RSE et d’en dégager une interprétation
commune, la Commission organise, en octobre 2002, un Forum plurilatéral sur la
RSE (Multi Stakeholder Forum).

Celui-ci réunit une vingtaine d'organisations représentant, au niveau européen, les


employeurs, les réseaux d'entreprises, les salariés et la société civile, représentative
des autres parties prenantes, dans une première expérience de dialogue civil ou
sociétal. La Commission assume la présidence du Forum ; d'autres institutions et
organisations y bénéficient d'un statut d'observateur.

L'objectif du Forum plurilatéral sur la RSE est d'aider les entreprises et les autres
parties prenantes à s'entendre sur la manière de renforcer l'efficacité de cette
contribution et de permettre sa vérification, dans l'intérêt de tous, y compris des
entreprises elles-mêmes.

À la fin de son mandat, durant l’été 2004, le Forum produit un rapport final mais il
faut bien constater une marginalisation des ONG et des syndicats qui les amèneront
à une appréciation critique du Forum. Le rattachement de la RSE à la DG Entreprise
comme pilote principal – la DG Emploi/Affaires sociales n’ayant plus qu’un rôle
secondaire et la DG environnement n’étant pas du tout impliquée – amplifie le
contrôle exclusif de la RSE par les entreprises.

g. L'agenda social 2005-2010 ou le renforcement de l’importance de la


RSE pour la croissance et l’emploi

« Le nouvel agenda cherche à procurer de l'emploi et à garantir l'égalité des chances


pour tous et à faire en sorte que les bienfaits de la dynamique de la croissance et de
l'emploi de l'Union soient perceptibles pour tout un chacun. »

En février 2005, à l'occasion de la présentation de l'Agenda social renouvelé pour


2005-2010 et dans un contexte de révision de la Stratégie de Lisbonne, la
Commission souligne, une fois encore, l'importance de la RSE pour atteindre les
objectifs de croissance et d'emploi. Dans sa communication au Conseil de printemps,
elle cite notamment la RSE comme une solution pour la création d'emplois plus
nombreux et de meilleure qualité.

« Les initiatives volontaires des entreprises, prenant la forme de pratiques touchant à


leur responsabilité sociale, peuvent apporter une contribution essentielle au
développement durable tout en renforçant le potentiel d'innovation et la compétitivité
de l'Europe.»

h. L’Alliance européenne pour la RSE en 2006, une approche


renouvelée de la RSE
Suite aux nouvelles observations et recommandations formulées par le Forum, la
Commission publie, le 22 mars 2006, une nouvelle communication intitulée Mise en
œuvre du partenariat pour la croissance et l'emploi : faire de l'Europe un pôle
d'excellence en matière de responsabilité sociale des entreprises. L’institution
européenne lance également l’Alliance européenne pour la responsabilité sociale
des entreprises sous l’égide de CSR-Europe et de Business Europe. Ouverte à
toutes les entreprises impliquées dans des initiatives de RSE, cette structure
bénéficie d’un soutien politique et financier total de la Commission. Elle doit, d’une
part, faciliter la mobilisation et la reconnaissance des différentes initiatives en matière
de RSE mises en œuvre par les entreprises et, d’autre part, fournir des critères pour
mesurer les attitudes des entreprises en la matière. Les ONG, qui en sont exclues,
se sont regroupées depuis dans une Coalition européenne pour la justice dans
l’entreprise (European Coalition for Corporate Justice, ECCJ) et les syndicats
développent leurs propres stratégies.

Le Parlement a fermement critiqué l’approche de la Commission dans un rapport


rédigé par le député britannique Richard Howitt et adopté au mois de mars 2006. Il
lui reproche, notamment, de laisser aux entreprises la liberté de choisir la manière
dont elles doivent prendre en compte les paramètres sociaux et environnementaux
dans leurs activités.
Le texte de la Commission propose de :
• Soumettre les pratiques environnementales des entreprises à un contrôle
comparable à celui exercé en matière de concurrence.
• Mettre en avant certaines priorités pour la responsabilité sociale des
entreprises dans les politiques intérieures et extérieures de l’Union
européenne.
• Créer un forum européen de la RSE composé de représentants des
entreprises, des syndicats, des ONG, des autorités publiques et des pays
tiers.

Le Parlement a, quant à lui, demandé à la Commission de mettre en place une


norme européenne de labellisation des produits respectueux des droits de l’homme
et des droits fondamentaux des travailleurs. La commission Emploi du Parlement
plaide également pour une meilleure intégration de la RSE aux politiques et
programmes de l’Union.

2. La pertinence d'une approche européenne

Selon la Commission européenne, la principale contribution d'une approche


européenne serait d'apporter une valeur ajoutée aux actions existantes et de les
compléter :
• en instaurant un cadre européen global destiné à favoriser la qualité et la
cohérence des procédures observées dans le domaine de la responsabilité
sociale des entreprises, grâce à l'élaboration de principes, d'approches et
d'outils génériques, et à la promotion de bonnes pratiques et d'idées
innovantes ;
• en soutenant les bonnes pratiques destinées à assurer une évaluation
financièrement avantageuse et une vérification indépendante des procédures
de responsabilité sociale des entreprises, et en garantissant ainsi leur
efficacité et leur crédibilité.
Il est important de trouver les éléments qui permettront le développement de la RSE
aux niveaux européen et international. Une telle dynamique suppose une meilleure
compréhension du concept et des enjeux, mais aussi une définition commune
assortie de principes généraux auxquels toutes les entreprises pourront adhérer.

Définitions de la RSE

Définition de la RSE – Qu’est-ce que la RSE ?


La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises, ou Responsabilité Sociétale des
Entreprises) regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises
dans le but de respecter les principes du développement durable, c’est-à-dire être
économiquement viable, avoir un impact positif sur la société mais aussi mieux
respecter l’environnement.

La RSE, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, est une approche qui


consiste pour les entreprises à prendre en compte les impacts sociaux,
environnementaux et économiques de leurs activités. Elle vise à intégrer
ces enjeux dans leur stratégie et à contribuer au développement durable.

Concrètement, la RSE implique que les entreprises prennent en compte les


attentes et les besoins des parties prenantes (clients, salariés,
fournisseurs, communautés locales, etc.) dans leurs décisions et leurs
actions. Cela peut se traduire par la mise en place de politiques en faveur
de l'environnement, de l'éthique, des droits de l'homme, de la diversité, de
la santé et de la sécurité au travail, ou encore de la transparence.

La RSE est devenue un enjeu important pour les entreprises, car elle leur
permet de répondre aux attentes de la société et de renforcer leur
légitimité. Elle peut également contribuer à améliorer leur performance
financière en favorisant l'innovation, la fidélisation des clients et des
salariés, ou encore en réduisant les risques juridiques et réputationnels.
Les trois piliers de la RSE : définition et avantages

Intéressons-nous aux trois piliers de la RSE, à savoir les différents types de


programmes utilisés par les entreprises créer un impact sociétal positif, et les
avantages qu’ils peuvent apporter aux différentes parties prenantes.

La responsabilité sociale des entreprises, ou RSE, est une forme d’autorégulation qui
reflète la responsabilité et l’engagement d’une entreprise à contribuer au bien-être
des communautés qui la constitue ou l’entourent par le biais de diverses mesures
économiques, environnementales et sociales.

Au cours des dernières années, les programmes de RSE sont passés du statut
d’utile à celui d’essentiel pour de nombreuses entreprises. Pas étonnant puisque les
3 piliers de la RSE jouent un rôle crucial dans la perception de la marque employeur,
son attrait pour les clients, les employés et les investisseurs, la rétention des talents
et la réussite commerciale globale.

Si les piliers de la RSE sont généralement plus développés dans les multinationales,
les startups et les PME peuvent également participer à la RSE par le biais de
programmes à plus petite échelle, tels que des dons à des organisations caritatives
locales ou le parrainage de projets locaux.

Quels sont les 3 piliers de la RSE ?

La responsabilité sociale des entreprises est un concept large qui peut prendre de
nombreuses formes selon l’entreprise et le secteur d’activité. La RSE est souvent
divisée en 3 catégories : les impacts environnementaux, la responsabilité sociale et
les responsabilités économiques.

1. La responsabilité environnementale

Il s’agit de l’une des formes les plus courantes de responsabilité sociale des
entreprises. Depuis quelques années, le pilier environnemental fait l’objet d’un intérêt
particulier en raison des préoccupations croissantes liées au changement climatique.

De nombreuses mesures peuvent être prises par les organisations pour être plus
responsables sur le plan environnemental. Les entreprises cherchent souvent à
préserver l’environnement en :

Réduisant la pollution et les déchets ;

Recyclant les marchandises et les matériaux ;


Introduisant des initiatives de consommation de ressources naturelles et d’émissions
dans leur processus de fabrication ;

Augmentant leur utilisation d’énergie renouvelable et durable ;

Distribuant les marchandises de manière responsable en choisissant les méthodes


qui ont le moins d’impact sur les émissions et la pollution ;

Compensant leur empreinte carbone par des initiatives écologiques, telles que des
programmes de reboisement, ou des partenariats avec des organisations caritatives
environnementales ;

Créant des gammes de produits qui respectent ces mêmes valeurs ;

Investissant dans les technologies dites vertes, etc.

2. La responsabilité sociale

La responsabilité sociale est le pilier de la RSE qui consiste à agir de manière juste
et éthique. Ce pilier social repose sur le respect des législations : droits de l’homme,
conditions de travail et non-discrimination, mais aussi sur les initiatives sociales
comme la provision d’avantages à toutes les parties prenantes d’une organisation,
allant au-delà des obligations légales.

Voici quelques exemples de responsabilité sociale envers certains groupes cibles :

Les employés : en leur fournissant un environnement de travail sans discrimination,


en leur assurant une rémunération juste, en garantissant l’hygiène et la sécurité, en
faisant respecter le droit du travail et en leur offrant des avantages supplémentaires,
tels que des mutuelles, des horaires flexibles et des prestations parentales étendues.

Les fournisseurs / partenaires : en collaborant de manière équitable et transparente


avec les producteurs, et en s’associant avec des fournisseurs qui sont également
responsables sur le plan éthique, environnemental et social.

Les clients / consommateurs : en étant transparent sur vos engagements, en offrant


des produits ou des services fiables et durables, et en appliquant une tarification
équitable.

Les collectivités locales : en utilisant les chaînes d’approvisionnement, les produits,


les services ou l’expertise d’une manière qui profite aux collectivités locales
(directement et indirectement).
3. La responsabilité économique

La responsabilité financière est basée sur la juste allocation des ressources socio-
économiques. Ce pilier de la RSE unit les trois domaines. Il se concentre sur des
comportements tels que le respect de la législation, la gestion des risques, la
transparence et la bonne gouvernance. Il s’agit également de soutenir l’économie
locale.

Quelques exemples de responsabilités économiques de l’entreprise :

La recherche et le développement de nouveaux produits qui encouragent la


durabilité ;

Le soutien aux producteurs et fournisseurs locaux ;

Le recrutement de différents types de talents pour garantir une main-d’œuvre


diversifiée ;

Les initiatives qui forment les employés aux préoccupations environnementales et


sociales ;

La mise en place d’une tarification équitable ;

La garantie de rapports financiers transparents et réguliers, et le paiement des


factures dans les délais.

Pourquoi les piliers de la RSE sont importants

Si ces piliers de la RSE sont précieux pour la communauté, ils le sont tout autant
pour l’entreprise. Les raisons pour lesquelles une entreprise adopte des pratiques de
RSE sont nombreuses. Celles-ci peuvent, en effet, contribuer à renforcer la cohésion
entre les employés et les entreprises, à améliorer l’attractivité de l’entreprise et à
aider les employés et les employeurs à se sentir plus en phase.

Pour certaines organisations, le développement de leur RSE n’intervient qu’après un


scandale. Toutefois, la plupart des entreprises ont des programmes de RSE qui font
partie intégrante de de leur mission et de leurs valeurs. Mais la gestion et la
communication de crise ne sont pas les seuls avantages de la mise en place des
piliers de la RSE.

Voici deux arguments de poids en faveur de la responsabilité sociale des entreprises


:
· La notoriété de marque

Les employés et les partenaires d’une entreprise attachent une grande importance à
la RSE lorsqu’ils choisissent une marque ou une société, au point de s’appuyer sur
des palmarès des entreprises les plus responsables pour faire leur choix. Ils exigent
des entreprises qu’elles apportent un changement social par leurs convictions, leurs
pratiques et leurs revenus.

Les clients sont aussi de plus en plus conscients de l’impact que les entreprises
peuvent avoir sur leur communauté. Ainsi, nombre d’entre eux fondent désormais
leurs décisions d’achat sur l’aspect RSE d’une entreprise.

Plus une entreprise s’engage dans la RSE, plus elle est susceptible de bénéficier
d’une notoriété favorable.

· Recrutement et rétention des employés

Selon l’enquête 2021 de Deloitte sur les Millennials et la Gen Z, les employés
privilégient la culture, la diversité et l’impact maitrise aux avantages financiers. Dans
ce contexte, la RSE peut aider les organisations à attirer et à retenir les talents.

En effet, les collaborateurs sont plus susceptibles de rester dans une entreprise en
laquelle ils croient que dans une organisation qui souffre d’une mauvaise image.
Cela permet de réduire le turnover, les employés mécontents et encourager plus de
productivité.

À noter

Si la plupart des organisations appliquent les 3 piliers de la RSE en conformité avec


leurs valeurs et leur stratégie, certaines peuvent s’en servir pour masquer des
pratiques douteuses. Cette démarche est connue sous le nom de « greenwashing »
et peut souvent avoir un impact négatif sur la réputation, si elle est dévoilée.

Les sept principes du standard ISO


La norme ISO 26000 est le standard international de la RSE. À ce titre, elle
accompagne les organisations dans leur démarche de développement durable et
guide les entreprises dans l’adoption d’une politique éthique et de responsabilité
sociale. À travers cette norme, les entreprises veulent inscrire la démarche RSE
autour de sept principes :

La gouvernance de l’organisation

Le respect des droits humains

Les relations et conditions de travail

L’environnement

Les bonnes pratiques des affaires

La protection des consommateurs


La contribution au développement local
rse
Définition courte et simple du développement
durable

Le développement durable est l’idée que les sociétés humaines doivent vivre et
répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations
futures à répondre à leurs propres besoins.

Concrètement, le développement durable est une façon d’organiser la société de


manière à lui permettre d’exister sur le long terme. Cela implique de prendre en
compte à la fois les impératifs présents mais aussi ceux du futur, comme la
préservation de l’environnement et des ressources naturelles ou l’équité sociale et
économique.
La définition « officielle » du développement durable a été élaborée pour la première
fois dans le Rapport Bruntland en 1987. Ce rapport était la synthèse issue de la
première commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU.

Concrètement, le développement durable est une façon d’organiser la société


de manière à lui permettre d’exister sur le long terme. Cela implique de prendre
en compte à la fois les impératifs présents mais aussi ceux du futur, comme la
préservation de l’environnement et des ressources naturelles ou l’équité
sociale et économique.

La définition « officielle » du développement durable a été élaborée pour la première


fois dans le Rapport Bruntland en 1987. Ce rapport était la synthèse issue de la
première commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU.

Les 3 piliers du développement durable

Contrairement au développement économique, le développement durable est un


développement qui prend en compte trois dimensions : économique,
environnementale et sociale. Les trois piliers du développement durable qui sont
traditionnellement utilisés pour le définir sont donc : l’économie, le social et
l’environnement. La particularité du développement durable est de se situer au
carrefour de ces 3 piliers.

Développement durable : histoire et origine du


concept de développement durable
Quand est apparu le développement durable ?
Le mot de développement durable apparaît au début des années 1970 et 1980 dans
des écrits scientifiques. L’un des premiers textes référencés faisant usage de ce
concept dans le sens actuel est le Rapport du Club de Rome « Halte à la
croissance », mais on en trouve des occurrences dans d’autres textes de la même
époque dans des disciplines diverses. Ce rapport publié en 1972 et écrit par deux
scientifiques du MIT tentait de questionner notre modèle de développement
économique basé sur la croissance économique infinie dans un monde aux
ressources finies. Il montrait alors les limites écologiques de notre modèle.
Au niveau international, on commence à parler de développement durable pour la
première fois dans les rapports des Congrès de l’UICN (Union Internationale pour la
Conservation de la Nature). Mais bien avant cela, le développement durable avait
commencé à émerger comme idée.
Développement durable : les causes de l’émergence du concept
L’émergence de l’idée du développement durable est concomitante avec celle de la
société industrielle. A partir de la deuxième moitié du 19ème siècle, les sociétés
occidentales commencent à constater que leurs activités notamment économiques et
industrielles ont un impact significatif sur l’environnement et sur l’équilibre social.
Plusieurs crises écologiques et sociales vont avoir lieu dans le monde et vont faire
prendre conscience qu’il faut un modèle plus durable.
Voici quelques exemples des crises économiques et sociales qui ont secoué le
monde au XXème siècle :

 1907 : crise bancaire américaine


 1923 : crise de l’hyperinflation américaine
 1929 : la crise financière des années 1930 commence
 1968 : mouvement social de mai 1968 en France et dans le monde
 1973 et 1979 : chocs pétroliers
 1982 : choc de la dette des pays en développement

Et quelques exemples de crises écologiques

 1954 : retombées nucléaires de Rongelap


 1956 : crise du mercure de Minamata
 1957 : marée noire de Torrey Canyon
 1976 : catastrophe Seveso
 1984 : catastrophe de Bhopal
 1986 : catastrophe nucléaire de Tchernobyl
 1989 : marée noire de l’Exxon Valdez
 1999 : catastrophe Erika
 Mais aussi : le réchauffement climatique, la pollution de l’air, la question de la couche
d’ozone, la disparition de la biodiversité….

Comment le développement durable a pris de l’importance ?


Si le développement durable était une idée relativement peu connue jusqu’à la
seconde moitié du 20ème siècle, elle a rapidement pris de l’importance face à la
multiplication de ces crises écologiques et de leurs conséquences sur les sociétés
humaines. Au fur et à mesure de l’avancée des connaissances scientifiques sur des
enjeux comme la couche d’ozone, le réchauffement climatique ou la disparition de la
biodiversité, la communauté internationale a pris conscience de la nécessité de
trouver un modèle économique susceptible de permettre d’assurer nos besoins sans
détruire notre écosystème.
La définition d’un développement plus durable, l’écologie,
l’altermondialisme et la prise en compte internationale
Le développement durable et les origines de l’écologie
Ainsi, les premiers penseurs de l’écologie vont émerger dès la fin du XIXème siècle
(Haeckel, Paul Vidal de la Blache), alors que leurs idées ne vont véritablement
prendre racine qu’au cours du XXème. Voici une chronologie du développement de
l’écologie :

 Années 1850-60 : développement de la pensée de l' »écologie » par le biologiste Ernst


Haeckel et le poète Henry David Thoreau
 1872 : fondation du parc national de Yellowstone
 1948 : fondation de l’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature)
 1951 : premier rapport de l’UICN sur l’environnement dans le monde
 1963 : publication de « The Silent Spring », qui dénonce les conséquences de la pollution
 1965 : première conférence de l’UNESCO sur la biosphère
 1968 – 72 : fondation du Club de Rome et publication de son premier rapport « Les limites
de la croissance »

A partir de là, un mouvement de plus en plus international se met en place pour


dénoncer les dérives de la société de consommation, de l’industrie et de l’économie
internationale. Les représentants de ce mouvement sont notamment les
altermondialistes, les écologistes, les tiermondistes… Face à la multiplication des
catastrophes écologiques et sociales, de plus en plus d’individus et de citoyens
internationaux réclament la prise en compte de l’environnement et de la justice
sociale par les gouvernements.
La prise en compte internationale du développement durable
Progressivement, les autorités publiques vont donc inscrire ces problématiques dans
leur agenda politique, notamment avec :

 1971 : création du Ministère de l’Environnement en France


 1972 : premier Sommet de la Terre à Stockholm
 1974 : premier candidat écologiste à la Présidence de la République en France (René
Dumont)
 1987 : Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement de l’ONU et
publication du Rapport Brundtland sur le développement durable.
 1982 : Deuxième Sommet de la Terre à Nairobi
 1992 : Sommet de la Terre à Rio
 2002 : Sommet de la Terre à Johanesburg
 2012 : Sommet de la Terre Rio +20

La définition du développement durable du rapport


Brundtland
La Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement de l’ONU débute
en 1983. Le contexte international est de plus en plus agité à propos des questions
de justice sociale et d’environnement. 11 ans après le Sommet de la Terre de
Stockholm, les choses n’ont pas beaucoup évolué. Au contraire, ce sont des
gouvernements néo-libéraux qui sont élus aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, et qui
prônent une conception non régulée des marchés économiques et financiers. Le
second choc pétrolier a fait des ravages et on se rend compte que nous vivons dans
un monde aux ressources finies, et que notre développement doit donc être limité. A
l’époque, l’idée est de trouver un moyen de concilier le développement économique
et le développement des marchés avec la préoccupation écologique et sociale.
L’ONU vote donc une résolution constituant la Commission afin de travailler sur cette
question.
Quatre ans plus tard, la Commission publie son rapport, intitulé Notre Avenir à Tous
(Our Common Future). C’est la première fois que le terme développement durable
est officiellement utilisé par une institution internationale. Voici la définition qui en est
donnée dans le rapport :
« Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins
des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures
de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de
« besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui
il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos
techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de
l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
L’idée du développement durable selon la définition donnée par le Rapport
Brundtland, c’est qu’il est possible de trouver un modèle économique qui concilie
croissance des marchés et de la production, avec le respect des limites naturelles et
des droits de l’homme. Si au départ, le rapport Brundtland n’a pas eu un écho
médiatique très important, le terme a fini par se répandre au fur et à mesure des
divers Conférences internationales sur l’environnement ou sur le climat. La prise de
conscience citoyenne du problème écologique a contribué à en faire un sujet « à la
mode » et donc à développer le mot.
Évolutions de la définition du développement
durable
Développement durable ou soutenable ? Glissement sémantiques
Il existe une polémique sur l’adjectif « durable » dans développement durable. En
Anglais (langue originale du rapport Brundtland), le terme utilisé est « sustanable
development », qui pourrait se traduire par « développement soutenable ».
Selon Franck-Dominique Vivien « le terme ‘durable’ a tendance à renvoyer à la
durée du phénomène auquel il s’applique, comme si le problème se résumait à
vouloir faire durer le développement. Or la notion de soutenabilité permet de mettre
l’accent sur d’autres questions relatives à la répartition des richesses entre les
générations et à l’intérieur de chacune des générations »
D’un autre côté, l’adjectif soutenable en français renvoie à deux définitions possible :

 Qui peut être défendu, appuyé par des arguments sérieux. Ex : Ce point de vue n’est pas
soutenable.
 Qui peut être supporté, enduré. Ex : Des scènes de violence peu soutenables.

Étymologiquement, il ne renvoie donc pas à l’idée d’une stabilité et d’une régularité


dans le temps. Cela pousse le Dictionnaire du Développement Durable de l’Office
Québécois de la Langue Française à estimer que le terme « développement
soutenable » n’est « pas adapté pour désigner le concept en question.
Développement durable est maintenant le terme le plus largement utilisé dans
l’ensemble de la francophonie ».
Définition : de nouveaux aspects
À l’origine, le développement durable est un développement qui respecte à la fois les
besoins économiques, les besoins sociaux et l’environnement. Mais au fur et à
mesure du développement de ce concept, d’autres dimensions s’y sont ajoutées. En
particulier, le développement durable s’accompagne désormais souvent d’une
réflexion sur l’échelle géographique : ce qui est un développement durable à l’échelle
locale peut ne pas l’être à l’échelle mondiale et inversement. D’autre part, la
définition du développement durable prend également de plus en plus souvent une
dimension politique (quel système permet la meilleure liberté politique ?) ainsi qu’une
dimension éthique et morale.
Aujourd’hui, de plus en plus le développement durable se rapproche de la définition
de la résilience.
La remise en cause de la définition du
développement durable
Pour certains penseurs, la notion de développement durable est en elle-même
biaisée parce qu’elle se base sur le concept de « développement », lui même sujet à
caution. Gilbert Rist par exemple, considère que la notion de développement est un
ethnocentrisme et une croyance occidentale.
Selon lui, lorsque l’on parle de « développement » (comme lorsqu’on évoque les
« pays en développement ») on présuppose qu’il existe une forme de développement
universellement souhaitable. En somme, on part du principe que la société
occidentale, société de consommation, société étatique, industrielle et politique est la
forme de société vers laquelle il faut idéalement tendre. Or il existe d’autres formes
de sociétés dans le monde, qui ont vécu des formes de développement différentes :
des sociétés agraires basées sur une agriculture vivrière par exemple, ou encore des
sociétés non-étatiques et autonomes.
Le terme « développement durable » porte donc en lui cette connotation, et surtout il
dénote un impensé d’autres formes de vie que celles établies par la société
capitaliste occidentale.
Les penseurs de la décroissance remettent également en cause la notion de
développement durable, dans le sens où celle-ci est souvent associée à la
croissance économique. En effet, la définition du développement durable comprend
une dimension de développement (de croissance) économique. Or pour les penseurs
de la décroissance, la croissance économique ne peut pas en soit être un
phénomène durable. En effet, comment peut-on espérer une croissance durable
(donc infinie) dans un monde où les ressources ne sont pas illimitées ? Comment
produire toujours plus sur une planète limitée ? Voilà autant de raisons de
questionner la définition du développement durable.
Le développement durable : exemples pratiques
Aujourd’hui, la pensée du développement durable commence à se traduire dans la
réalité par des changements de pratiques. Il existe donc de nombreux exemples
d’actions ou de mises en pratique qui peuvent correspondre à la définition du
développement durable.
Développement durable : la transition écologique et solidaire des
sociétés
L’un des exemples les plus communs du « développement durable » en pratique
sont les politiques mises en place par les gouvernements pour prendre en compte
les problématiques environnementales et sociales.
De nombreux pays sont aujourd’hui en train de prendre conscience que s’ils veulent
exister et se développer sur le long terme, ils doivent préserver leurs espaces
naturels, leurs ressources, mais également fonder une société plus juste et plus
égalitaire. En France, cette prise de conscience s’est traduite par le développement
progressif d’une certaine politique de « développement durable ».
Dans les années 1970, la France a créé pour la première fois son Ministère de
l’Environnement, chargé de la protection des écosystèmes et des ressources
naturelles. Depuis, ce ministère s’est transformé pour devenir aujourd’hui le Ministère
de la Transition Écologique et Solidaire, chargé à la fois de mettre en oeuvre les
politiques écologiques et en partie les politiques sociales du pays.
Parmi les exemples concrets de politique liées au développement durable mis en
place en France, on peut citer notamment :

 La transition énergétique, qui vise à transformer la manière dont nous produisons de


l’énergie pour la rendre plus durable, notamment en utilisant les énergies renouvelables
 La politique de protection de la biodiversité, qui vise à protéger certaines espèces et
certains espaces afin d’éviter la disparition d’espèces menacées par exemple
 La politique d’économie circulaire, qui vise à maximiser le recyclage des matériaux et à
optimiser l’utilisation des ressources, tout en limitant les déchets.
 Le grand plan de rénovation des logements et d’efficacité énergétique qui vise à mieux
isoler les logements français afin de réduire nos consommations énergétiques
 Les différents plans de régulation de l’usage des pesticides et des substances chimiques, qui
ont pour objectif de réduire les pollutions ou les phénomènes comme l’acidification des
océans.

Pour plus d’informations voir :


 QUELLE POLITIQUE POUR LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

En entreprise : l’exemple de la RSE


Le développement durable a aussi sa place dans les entreprises.
Désormais, de plus en plus d’entreprises sont contraintes d’adopter les principes du
développement durable dans leurs activités. Il existe par exemple des lois qui
obligent les entreprises à mesurer leurs impacts environnementaux et à les rendre
publics, ce qui les incite à adopter des pratiques plus écologiques.
Ainsi, beaucoup d’entreprises doivent gérer leurs productions en fonction des
principes du développement durable, afin d’améliorer leur impact sur la planète, sur
l’économie et sur la société. Mais c’est aussi le cas des institutions publiques et de
tous les autres acteurs.
Généralement, on regroupe ces pratiques « durables » dans l’entreprise sous le
terme RSE, ou responsabilité sociale de l’entreprise. Concrètement, il peut s’agir
de choisir les énergies renouvelables ou de pratiquer l’efficacité énergétique, de
diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et son Bilan Carbone, de pratiquer
l’éco-conception ou encore de prendre des mesures pour moins affecter
la biodiversité et les écosystèmes.
La RSE : une approche volontariste assortie
d’obligations légales
À la base, la RSE est fondée sur une approche volontariste, ce qui signifie que les
entreprises sont en principe libres de décider si elles veulent s’engager en matière
de RSE, et comment. La Commission Européenne, qui élabore la réglementation en
matière de RSE au niveau européen, définissait d’ailleurs en 2001 la RSE comme «
l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à
leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».
La RSE est donc d’abord incitative : il s’agit d’encourager les entreprises à
s’engager pour mettre en oeuvre des mesures pour réduire ses impacts négatifs et
contribuer mieux à l’intérêt général.
Toutefois, au fur et à mesure que la RSE s’est développée, elle s’est aussi assortie
d’un certain nombre d’obligations légales, qui contraignent les entreprises à mettre
en place certains processus. En France et en Europe, par exemple, plusieurs
réglementations obligent certaines entreprises à publier des informations relatives à
leurs actions RSE, ou à développer des plans d’actions liés à la RSE. La publication
de rapports RSE (qu’on appelle aussi des déclarations de performance extra-
financière (DPEF) ou des reporting de durabilité), ou la mise en place d’un encore
devoir de vigilance sont ainsi des obligations légales relatives à la RSE.
RSE : quelles sont les obligations légales
Il n’est donc pas « obligatoire » d’avoir une stratégie RSE ou d’être une entreprise
responsable en soi, mais il est obligatoire de publier un certain nombre
d’informations liées aux enjeux sociaux et environnementaux et de mettre en place
certains processus. Parmi les obligations légales concernant les entreprises
françaises en matière de RSE, on peut ainsi citer :

 La publication d’informations extra-financières ou d’un reporting extra financier :


certaines entreprises sont contraintes de publier un certain nombre d’informations
liées à leurs impacts environnementaux, sociaux ou de gouvernances (les
informations liées aux données ESG). En Europe, cette obligation est notamment
encadrée par la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui impose
la publication d’un certain nombre de données dans le cadre d’un reporting de
durabilité.
 La mise en place d’un plan de devoir de vigilance, qui consiste élaborer des
mesures pour identifier, prévenir et atténuer les risques liés aux droits de l’homme, à
l’environnement et à la santé et à la sécurité tout au long de leur chaîne de valeur.
 La mise en place pour les investisseurs d’une communication claire sur la façon dont
ils contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique et sur la manière dont ils
prennent en compte les critères ESG dans leur politique d’investissement.

Dans chaque secteur, les entreprises sont aussi soumises à des réglementations en
matière de qualité de vie au travail, de respect des normes environnementales, ou
des principes de gouvernance, qui sont aussi liées à la RSE. Par exemple, depuis la
loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire) de nombreux secteurs
(textile, restauration, etc.) sont soumises à des obligations liées à la gestion de leurs
déchets.
Pour qui la RSE est-elle obligatoire ? Quelles
entreprises sont concernées ?
Les différentes réglementations RSE concernent généralement d’abord les grandes
entreprises, celles qui dépassent certains seuils en termes de nombre de salariés ou
de chiffre d’affaires notamment. Toutefois, chaque réglementation a un périmètre
spécifique et concerne donc des entreprises différentes.
Concernant la publication d’un rapport de durabilité, par exemple, toutes les grandes
entreprises sont concernées si elles dépassent au moins deux des trois seuils
suivants : au moins 250 salariés, un bilan supérieur à 20 millions d’euros ou un
chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros. Les sociétés cotées (grandes
entreprises ou PME) sont également concernées. Voir aussi : CSRD : qui est
concerné ?
L’obligation en matière de vigilance (le fameux devoir de vigilance) s’applique en
France aux entreprises ayant leur siège social en France et employant de plus de
5000 salariés sur le territoire (ou 10 000 dans le monde).
Mais de plus en plus d’entreprises sont concernées par les différentes lois,
réglementations et normes relatives à la RSE. Par exemple, avec la publication d’une
directive sur le devoir de vigilance européen (CSDD), toutes les entreprises
européennes au-delà de 500 salariés et 150 millions d’euros de CA seront
concernées (avec des seuils spécifiquement plus bas pour les secteurs à risque).
Sans compter que les normes liées à la RSE concernent indirectement de
nombreuses entreprises de plus petite taille, notamment celles qui travaillent avec
des grandes entreprises soumises à des contraintes RSE réglementaires ou
normatives.

Faut-il rendre la RSE obligatoire ?


À quelques exceptions près (publication d’un reporting de durabilité et d’un plan de
vigilance) la RSE reste donc très largement basée sur une approche volontariste.
Cela fait d’ailleurs partie des limites de la RSE, qui expliquent que celle-ci ne
parvienne pas toujours à transformer en profondeur le monde économique.
La question se pose donc aujourd’hui de renforcer les obligations réglementaires en
matière de RSE, et donc de rendre la RSE « obligatoire ». C’est ce que fait la
Commission Européenne avec sa proposition de devoir de vigilance européen, où
elle constate que « les mesures volontaires ne semblant pas avoir entraîné
d’amélioration à grande échelle dans l’ensemble des secteurs ». Beaucoup d’acteurs
font désormais pression pour encadrer plus fortement les pratiques des entreprises
en matière sociale et environnementale : réglementation des droits à polluer, de la
gestion des déchets, du respect des normes sociales du travail, etc. Mais cette
volonté de renforcer le caractère obligatoire des entreprises se heurte souvent à la
réticence des entreprises, qui considère souvent ces nouvelles réglementations
d’intérêt général comme une contrainte.
Pourquoi des indicateurs RSE ?
Indicateurs RSE : pour guider votre stratégie
RSE
Les indicateurs RSE permettent de savoir où votre entreprise a mal, ce qu’il
faut changer dans vos pratiques et vers quels axes d’amélioration se tourner.
En somme, un indicateur permet de mesurer la performance de votre entreprise
dans le domaine du développement durable.

Indicateurs RSE : pour mesurer la performance


de votre démarche RSE
La mise en place d’indicateurs est essentielle pour mesurer et suivre
la démarche RSE de votre entreprise, et ainsi évaluer sa progression. Ainsi,
vous pouvez évaluer la performance de votre politique RSE dans la structure et
mieux définir la mise en place d’outils pour améliorer votre gestion.

Indicateurs RSE : pour faire évoluer votre


politique RSE
Les indicateurs permettent à votre entreprise d’y voir plus clair dans les secteurs de
l’économie, du social et de l’environnement. En effet, pour avancer plus vite et de
manière éclairée, les indicateurs reflètent la bonne gestion de votre politique RSE.

Quel cadre pour vos indicateurs RSE


?
Les critères ESG
Les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) permettent de
relier performance financière, stratégie de développement durable et
investissement responsable. Ils rendent compte ainsi des agissements d’une
société ou d’un secteur dans l'écologie, dans le droit du travail et dans la
gouvernance.

Les labels et certifications


Le label RSE permet de garantir la qualité de la démarche RSE mise en place
par l’entreprise. Il existe plusieurs types de labels : les généralistes, les sectoriels et
les thématiques, selon le type d’organisation et la thématique souhaitée.

Les labels sont donc des indicateurs fiables de la propension d’une entreprise à
devenir plus responsable et à agir sur ces sujets.

Le bilan carbone
Le bilan carbone est la première brique de la RSE car il permet de réaliser un
diagnostic des pratiques de l’entreprise. Mesurer la consommation d’énergie et
les émissions de GES grâce au bilan carbone aide à la mise en œuvre d’une
politique environnementale.

Une fois le calcul de votre bilan carbone effectué, ce sera bien plus simple puisque
les grands axes d’amélioration auront été déterminés au préalable.

Choisir ses indicateurs RSE


Les indicateurs sont des chiffres, des montants, des données qui reflètent vos
engagements. Bien choisir ses indicateurs RSE c’est aussi pouvoir manier ses outils
pour progresser dans sa démarche mais aussi faire preuve de transparence dans
ses actions.
Des indicateurs SMART
Cette méthode, associée aux Key Performance Indicators (KPI) ou indicateurs de
performance, permet de bien identifier quel indicateur choisir :

 Spécifique : l’objectif défini doit être clair et compris par l’ensemble


des collaborateurs et des parties prenantes.
 Mesurable : l’indicateur doit être quantifié ou quantifiable pour pouvoir être atteint.
 Atteignable : l’indicateur doit être à la fois ambitieux et à la portée de vos
collaborateurs.
 Réaliste : dans la période, dans les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs.
Il faut pouvoir engager l’ensemble de l’entreprise.
 Temporellement défini : une date de début et une date de fin pour mieux délimiter
son périmètre.

Environnementaux
Les indicateurs environnementaux portent sur la stratégie de réduction des
émissions des gaz à effets de serre. Il s’agit par exemple d’utiliser les ressources
naturelles de manière responsable et durable, de favoriser la bonne gestion des
déchets, en limitant la production, notamment de ceux qui sont dangereux pour
l’environnement ou de favoriser la diversité biologique.

Voici les indicateurs environnementaux que vous pouvez utiliser pour votre
entreprise :

 le nombre d’émissions des gaz à effets de serre des entreprises


 les mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre
 la part de production et de fabrication en France
 l’empreinte carbone des salariés, de l’entreprise et des produits/services
 la part d’émissions de gaz à effet de serre compensées
 le nombre de kilomètres parcourus en un an
 la part de déchet recyclé ou non et les modalités de sa gestion
 la part d’emballage en carton, plastique et la part de recyclage
 les mesures visant à limiter la production de déchets
 les mesures visant à réduire la pollution numérique des données
 la consommation énergétique
 la consommation en eau

De gouvernance
Les indicateurs de gouvernance impliquent la lutte contre la corruption, le
respect de la transparence de la rémunération des dirigeants, la relation entre
les actionnaires, la direction et le conseil d’administration. Voici quelques
exemples d’indicateurs à mettre en place :

 les mesures mises en place pour progresser vers plus de transparence


 l’organigramme de gouvernance et les détails
 les ressources alloués à la RSE
 la composition de l’équipe RSE (ou casquette RSE)
 le partage dans la prise de décision et le management
 la répartition du capital social

Sociaux
Les indicateurs sociaux ont pour objectif de rendre compte des démarches
liées à l'égalité des chances et la diversité, l'hygiène et la sécurité sur le lieu de
travail qui doit être garantie, le droit du travail et la formation du
personnel. Ainsi les indicateurs sociaux peuvent être les suivants :

 le nombre de salariés total et le type de contrat en CDI, CDD, etc


 le nombre de femmes et d’hommes
 l'indice de formation et le nombre de salariés formés
 l’indice de satisfaction de qualité de vie et de santé au travail
 l’écart de rémunérations entre les femmes/hommes pour le même poste (l’index
egapro du ministère permet aux entreprises de mesurer, en toute transparence, les
écarts de rémunération entre les sexes et de mettre en évidence leurs points de
progression.)
 le taux de féminisation de l’équipe par statut
 le nombre d’embauche et de licenciement
 le taux d’absentéisme
 les parts d’investissement responsable
 les partenaires sociaux
 le nombre de jours télétravaillés
 le taux d’ancienneté

Achats responsables
Les indicateurs d’achats responsables permettent de satisfaire et fidéliser les
clients grâce à des indicateurs représentatifs de la qualité de service. Ces
indicateurs sont rayonnants pour l’écosystème car ils impliquent des données pour
les fournisseurs, les investisseurs et les consommateurs. Vous pouvez donc utiliser
les données suivantes :

 le pourcentage d’exportation et d’importation pour la production d’un produit


 la liste des pays d’importation/la répartition géographique de l’entreprise
 le nombre de fournisseurs respectueux de l’environnement et leur label
 la part des produits/services responsables
 la part des ventes et achats responsables
Mettre en valeur ses indicateurs RSE
Dans votre rapport RSE
Un rapport RSE, comme l’évoque son nom, est un document périodique et officiel,
publié par une entreprise. Généralement annuel, il retranscrit les actes et les
résultats de l’entreprise en matière de responsabilité sociale des entreprises.

Par exemple, l’entreprise Bergamotte intègre ses indicateurs dans son rapport RSE.
Ils sont renforcés par des labels MPS, un score EGAPRO ou une certification FSC.

Dans votre déclaration extra-financière


Application française du reporting extra-financier, la DPEF est un bilan qui permet
aux sociétés d’identifier leurs enjeux prioritaires et de dégager
des engagements auxquels elles seront obligées de répondre.

Par exemple, Demeter expose leurs indicateurs d’impact ESG dans leur Rapport
ESG & Impact 2020. En souhaitant promouvoir les critères ESG, Demeter souhaite
développer les démarches d’investissement responsable pour atteindre une
performance durable.

🖐 Un reporting extra financier est un document servant à « communiquer sur les implications
sociales, environnementales, sociétales de ses activités ainsi que sur son mode de gouvernance
» selon le ministère de la transition écologique. Le reporting est le nom générique de rapportage
des entreprises européennes et internationales.

Le suivi des indicateurs RSE en interne


Le must serait que les indicateurs prennent autant de place dans les décisions que
les autres metrics. Pour que les indicateurs RSE soient pleinement intégrés par
l’équipe, vous pouvez faire preuve de créativité et par exemple :

 faire un dashboard au bureau qui permet de suivre l'évolution des data impact
 faire un point mensuel sur ces indicateurs avec toute l’équipe (et un point
formation pour les nouveaux collaborateurs)
 intégrer les indicateurs dans les séminaires : choix collectif et en collaboration par
exemple
 organiser des animations pour améliorer les actions RSE et donc améliorer à la fois
les indicateurs et les résultats
 identifier des « ambassadeurs » RSE selon les pôles d’activités, chargés de piloter
et d’analyser ses indicateurs
29 Exemples et Actions
RSE à Intégrer dans son
Entreprise
La RSE est un concept moderne qui s’applique au monde de
l’entreprise. Il s’agit d’intégrer des enjeux sociaux et
environnementaux au fonctionnement des sociétés

Les actions qui illustrent la responsabilité sociétale (ou sociale) des


entreprises sont diverses. Mais elles entretiennent un point commun.

Elles sont pensées en tenant compte de trois dimensions :


économique, sociétale et environnementale. Un engagement RSE
total inclut donc à la fois des actions pour le bien-être des salariés,
pour le développement durable et des pratiques solidaires.

La démarche RSE doit réunir toutes les parties prenantes


(fournisseurs, clients, salariés, dirigeants, administrations,
organisations, associations).

Dans tous les cas, adopter des pratiques RSE améliore la réputation
de l’entreprise et la mènera sur un chemin plus responsables.

On vous donne 29 exemples d’actions RSE à mettre en place dès


maintenant dans votre société pour créer un véritable plan d’action
RSE.
29 Exemples d’actions RSE pour
une entreprise
1- Utiliser des énergies vertes pour son
siège social
Parmi les bonnes pratiques RSE à mettre en place dans son
entreprise : le recours aux énergies renouvelables.

C’est ce que font Google, Microsoft et Decathlon, entre autres. Pour le


fonctionnement de leurs locaux, ces entreprises ont remplacé les
ressources énergétiques traditionnelles par des panneaux solaires et
d’autres énergies vertes.

En France, plusieurs fournisseurs d’énergies vertes proposent ce


service pour les professionnels.
2- Limiter le recours aux produits
chimiques
Dans certains secteurs, il est aisé d’éliminer les substances nocives
pour l’homme et l’environnement.

On agit ainsi sur le bien-être général et sur la préservation de la


planète. Par exemple, au ZooParc de Beauval, on désherbe
manuellement, sans produits chimiques.
3- Favoriser des matières premières
écologiques
Dans l’alimentation et les cosmétiques, si l’on veut œuvrer pour le
développement durable, il importe de privilégier des matières
premières locales, issues d’une agriculture biologique ou, du moins,
raisonnée.

Michel & Augustin a fait ce choix, réduisant l’empreinte CO2 de ses


produits et proposant une nourriture qualitative aux consommateurs.

4- Opter pour des matériaux recyclables


ou biodégradables
L’impact sur l’environnement est moindre quand on travaille avec
des matières recyclables ou biodégradables. On évitera donc
l’utilisation de matière plastique par exemple.

La marque française de cosmétiques La Rosée a fait ce choix. Ses


emballages se composent soit de matières végétales, soit de matières
recyclables, ce qui diminue l’empreinte carbone globale du produit.

C’est une manière d’être plus responsable pour une entreprise.


5- Réduire sa consommation de papier
Nombreuses sont les entreprises à atteindre l’objectif de réduire le
papier consommé.

Recyclage des feuilles déjà utilisées, optimisation des


impressions grâce au recto-verso ou dématérialisation (signature
électronique, facture envoyées par mail…) sont autant d’options pour
diminuer sa consommation de papier.

6- Réduire ses déchets…


Pour réduire ses déchets de manière radicale, on peut réduire les
packagings. So’Bio Étic a décidé de tout mettre en œuvre pour
diminuer les emballages de ses produits cosmétiques.

[Link]

7- …Et inciter les consommateurs à faire


de même
Adopter de bonnes pratiques, c’est bien. Mais communiquer sur ces
pratiques pour sensibiliser le public, c’est encore mieux. C’est ce que
font la plupart des entreprises engagées.

8- Recycler
Recycler soi-même permet d’agir pour la planète et de faire des
économies. Le zoo de Beauval l’a bien compris !

Dans cette entreprise, on recycle le savon usagé pour en créer du


nouveau, le fumier pour chauffer des espaces ou encore l’eau de pluie
pour arroser le site.

9- Faire de l’écodesign (ou éco-


conception)
Voilà une excellente pratique RSE à intégrer dans une
entreprise : concevoir des objets en tenant compte de tout leur
cycle de vie et de leur impact en terme de pollution.

C’est l’une des bonnes actions de Decathlon. La marque a décidé de


faire de l’écodesign.

Pour la création de ses produits, elle tient donc compte des matières
premières, de la technique de fabrication, du transport, de l’utilisation
de l’objet et de sa fin de vie.

10- Miser sur les réparations plutôt que


les achats neufs
On reste chez Decathlon, qui a basé une partie de sa communication
sur le service de réparation. Cela participe aux actions de
développement durable.

C’est une action qui est stratégique sur le plan environnemental car
elle évite de la consommation de matières premières présentes dans
la nature.

11- Favoriser les achats de seconde


main
Les produits d’occasion se sont démocratisés et la planète s’en porte
mieux.

Chez Decathlon toujours, on participe grandement à la promotion de


la seconde main avec la mise en place d’un service occasion.
D’autres entreprises, comme Vinted, Leboncoin ou Facebook
Marketplace, participent activement à la promotion du marché de
l’occasion.

12 – Éviter le gaspillage alimentaire


Le repas de midi pris en entreprise peut être le théâtre de gaspillage
alimentaire.

Il est nécessaire de sensibiliser ses employés pour éviter cela. On


peut par exemple les inciter à commander leur panier repas sur des
applications zéro déchet comme Too Good To Go.

13 – Créer un compost si vous avez un


extérieur
Le compost revient à la mode et c’est tant mieux !

Si vous avez un grand espace extérieur, n’hésitez pas à commander


un grand bac à compost en bois. Cela permettra de réduire le volume
de vos poubelles de quasi 30%.
14- Proposer des articles de seconde
main tout en participant à la sauvegarde
d’espèces animales
Au zoo de Beauval, on adopte deux pratiques RSE en une. L’équipe
s’est lancée dans le recyclage de téléphones portables.

Acheter un smartphone recyclé à la place d’un neuf coûte moins cher


au consommateur. Qui plus est, on réduit ainsi les besoins en minerai
nécessaires à la conception de nouveaux téléphones et on aide les
gorilles à conserver leur territoire en Afrique.

15 – S’engager directement pour le bien-


être de l’humanité
Google, Microsoft… La plupart des multinationales ont créé leur
propre fondation philanthropique. Elles participent ainsi, de manière
directe, à la lutte contre la pauvreté dans le monde, contre la faim,
pour le développement du tiers monde, l’éducation des enfants…

16- Contribuer à l’action des


associations
Il est également possible de contribuer indirectement au bien-être de
l’humanité ou à la protection de l’environnement.

Il suffit de verser une partie de son chiffre d’affaires à des


associations, comme So’Bio Étic, qui verse 1% de son chiffre
d’affaires annuel à des organismes qui participent à la sauvegarde
environnementale.

Cela contribuera à donner un côté social à votre marque.

17- Se soucier du bien-être de ses


salariés
Des salariés qui se sentent bien augmentent la productivité de toute
l’équipe.

C’est pourquoi, chez Google et Microsoft, on met à la disposition des


employés des services qui rendent leur quotidien plus facile.

Cet aspect méconnue de la RSE est pourtant importante et peut être


intégré dans la politique RSE.

18 – Inciter les collaborateurs à faire


plus de sport
Le sport c’est la santé !

Les entreprises peuvent inciter leurs équipes à faire du sport en


organisant des évènements dédiés à une pratique sportive, en
finançant en partie des inscriptions à des clubs de sport ou même les
inscriptions à des courses à pied par exemple.

19 – Mettre en place un management


bienveillant
Le management directif et rude est terminé.

Si vous souhaitez ancrer une entreprise dans une démarche RSE,


vous devrez y passer ! Cela passe par exemple par un plan de
formation des managers à l’écoute et à la communication non
violente.

20- Reconnaître le travail et les qualités


de ses employés
La reconnaissance peut passer par de hauts salaires, comme chez
Google. Elle peut également passer par une communication
qui valorise le travail de chacun, comme chez Michel & Augustin ou
So’Bio Étic.
Ces entreprises françaises n’hésitent pas à présenter leurs
collaborateurs sur leur site web et leurs emballages.

21- Travailler sur la parité Hommes /


Femmes
Saviez-vous que le recrutement et la promotion des femmes en
entreprise représentent un vecteur de performances pour les
entreprises ?

Il est temps de rendre paritaire votre entreprise en ayant au moins


50% de femmes dans ses effectifs et également le même
pourcentage.

22- Adopter les bonnes pratiques de


gouvernance
Adopter de bonnes manières en matière de gouvernance est une
excellente pratique RSE à mettre en place dans une entreprise.

Recrutement de salariés de tous horizons, intégration de travailleurs


en situation de handicap, égalité salariale hommes-femmes…

À la Macif et chez Walt Disney Company, on est déjà familier de ces


pratiques RH.

23- Limiter les déplacements de ses


collaborateurs
À la Macif, on favorise les visioconférences. Cela évite certains
déplacements et limite la pollution engendrée. Le télétravail est une
autre stratégie pour réduire les trajets des salariés et la pollution
atmosphérique.

24- Enrichir son parc avec des véhicules


plus écologiques
On reste à la Macif, qui a décidé de ne plus acquérir de véhicules
diesel. Dorénavant, pour leurs trajets professionnels, les employés se
voient proposer uniquement des véhicules essence ou électriques.

25- Réaliser un travail de sourcing


Que l’on gère une entreprise alimentaire, textile, automobile ou high-
tech, le travail de sourcing est une excellente pratique RSE. Cette
démarche oriente le choix vers des matières premières qualitatives,
plus saines, plus écologiques.

En sourçant ses produits, on garantit aussi, aux consommateurs,


une traçabilité parfaite. Et en cas de problème, on sait vers quel
fournisseur se tourner.

Le sourcing assure un meilleur fonctionnement de l’entreprise, un


meilleur respect de l’environnement et du consommateur.

26- Agir sur l’emploi local


Recruter localement est une pratique RSE puisque l’on va participer
au développement économique d’une région.

Comment fait-on ? On contacte son conseiller pôle emploi pour nous


aider dans cette démarche.

27- Devenir une entreprise à mission


C’est peut-être le stade ultime de la démarche RSE. Dans ce
contexte, l’entreprise inscrit une mission dans ses statuts juridiques.

Elle affirme ainsi publiquement sa raison d’être et se donne des


objectifs sociaux, sociétaux et environnementaux clairs.

L’exemple le plus emblématique est sans doute le groupe Danone.

28 – Eco-concevoir son site internet


On le sait peu mais la pollution numérique existe réellement. En
concevant des sites internet gourmands en ressources, on consomme
beaucoup d’énergie à chacune des visites.

On peut éco-concevoir son site internet lors de la refonte de ce


dernier.

29 – Former les collaborateurs aux


enjeux écologiques
Former vos équipes à la transition énergétique peut être une
excellente action RSE. Avec des organismes comme Edeni, il est
possible d’accompagner vos collaborateurs et de leur expliquer avec
pédagogie les enjeux du développement durable.

Conclusion
Remplacement des énergies fossiles par des ressources énergétiques
plus vertueuses, dons pour combattre la pauvreté et la faim dans le
monde, choix de matières premières plus locales pour réduire ses
émissions de CO2, recyclage ou surcyclage…
Les actions de bonnes pratiques RSE à intégrer dans son entreprises
sont multiples. Libre à chacun de choisir l’option qui lui convient, en
fonction de ses spécificités, son budget et ses valeurs personnelles.

Pour certifier vos actions, n’hésitez pas non plus à recourir à


une certification ou un label RSE (ecovadis, bcorp, label lucie,
etc…).
Voici 100 initiatives, actions ou bonnes pratiques à mettre en place dans le
cadre de votre stratégie RSE. Elles sont classées en 2 catégories (pour
démarrer, et pour confirmer) puis par thème (général, environnement, bien-être
des salariés, socio économique et éthique et management RSE).

Exemples d’actions pour démarrer


une stratégie RSE
Les bases de votre stratégie RSE

1 – Nommer un responsable (et une équipe RSE) ou assigner des


responsabilités RSE à des collaborateurs
Que son poste soit responsable RSE ou qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs
collaborateurs à qui sont confiés des responsabilités RSE, il est important d’avoir une
ou des figures identifiables dans l’entreprise pour chapeauter la RSE. Il s’agit à la
fois de la personne qui va lancer la démarche, motiver les salariés, servir de ponts
entre les parties prenantes, établir les objectifs, proposer les stratégies.
2 – Faire une analyse stratégique des besoins RSE de votre entreprise
Rien ne sert de se lancer à corps perdu dans une stratégie de RSE si l’on ne sait pas
où l’on veut aller. Que désirez vous changer ? Sur quels postes votre entreprise
pourrait-elle s’améliorer pour être plus responsable ? Quels sont les domaines
facilement identifiables où elle peut faire des progrès significatifs sans investir trop
d’argent et de temps ? Voilà des questions qu’il faut se poser avant de se lancer.
Des entreprises de conseil peuvent faire ce travail pour vous. Mais une partie de
l’analyse peut-être faite simplement en interne, en utilisant des référentiels à
destination des entreprises qui ont peu de moyens, comme le tableau d’auto-
diagnostic RSE spécial pour les PME.
3 – Lancer un dialogue parties prenantes sur vos enjeux RSE
Dans la même idée, il est aussi intéressant de mener un dialogue parties
prenantes sur les enjeux RSE. Qu’attendent vos salariés en matière de
responsabilité ? Vos consommateurs ? Vos investisseurs et vos actionnaires ? Et vos
parties prenantes locales ? Avoir ces infos aide à définir des lignes stratégiques
efficaces pour mettre en place une démarche RSE pertinente.

4 – Prendre des engagements publics en matière de RSE


La RSE est par définition un enjeu public. La responsabilité de votre entreprise vis-à-
vis de la société doit être connue pour avoir de la valeur. Connue de vos parties
prenantes, de vos consommateurs et du public en général. Surtout, une entreprise
qui s’engage publiquement à devenir plus responsable a plus de pression pour
réussir ! Et cela contribue aussi à motiver les salariés qui sentent qu’ils agissent pour
l’image et la réputation de leur entreprise.
5 – Faire des formations sur la RSE à l’ensemble de vos collaborateurs
En parlant de salariés : l’un des grands enjeux pour assoir une stratégie RSE, c’est
la formation RSE des salariés. Beaucoup de salariés ne saisissent pas tout à fait ce
qu’est la RSE, ni ses enjeux, ses aboutissements. Passer quelques demi-journées à
former les salariés sur ces sujets, c’est s’assurer qu’ils soient tous bien informés et
qu’ils puissent participer plus efficacement à sa mise en place. Car les premiers
maillons d’une entreprise (et donc de sa stratégie RSE) ce sont bien les salariés !
Il est aussi possible d’organiser des formations thématiques : sur le climat, pour
mieux comprendre les causes, les enjeux et les solutions face au réchauffement
climatique, sur la biodiversité, sur la transformation des compétences métier…
Objectif : être incollable sur les infos du dernier rapport du GIEC ou de l’IPBES.
6 – Former vos managers aux principes de la RSE
Pour les managers, la formation est d’autant plus importante que c’est eux qui
doivent sans cesse se mobiliser pour permettre à la RSE d’avancer. Si vos managers
ne sont pas formés, briefés sur le sujets, comment peuvent-ils pousser les autres
collaborateurs à agir ? Aussi, pensez à de courtes formations (ou auto-formations)
sur le management responsable.
7 – Comprenez le lien entre la RSE et la profitabilité dans votre entreprise
Une des meilleures manières d’ancrer la RSE dans le coeur de métier de
l’entreprise, c’est de démontrer les liens qui existent entre une stratégie RSE et la
profitabilité de l’entreprise. Si l’on peut prouver qu’en mettant en place une stratégie
de réduction des déchets, on gagne de l’argent, alors tout le monde a intérêt à ce
que ce soit mis en place ! Pour faire perdurer une stratégie de RSE, montrez les
domaines qui sont rentables, et il y en a beaucoup (on vous en donnera de
nombreux dans ce top 100).
8 – Examiner les bonnes pratiques RSE dans votre secteur d’activité
Une bonne façon de démarrer… c’est de copier ! Ou du moins de s’inspirer. Si
certains de vos concurrents dans le même secteur sont déjà engagés dans une
démarche RSE, vous pouvez vous inspirer de ce qu’ils font. Il suffit pour cela de lire
leur rapport RSE, de se renseigner un peu, ou même de demander tout simplement !
La RSE est une pratique à partager !
9 – Établir une liste d’enjeux stratégiques prioritaires
Une fois que l’on a analysé ses besoins RSE, qu’on a identifié les points
d’amélioration possibles, il faut établir une liste d’enjeux stratégiques sur lesquels on
peut agir rapidement, efficacement et sans révolutionner dans un premier temps
toute la structure de l’entreprise. C’est en faisant des petits pas avec ce type
d’enjeux que l’on ancre la démarche RSE au départ. Dans le jargon technique de la
RSE, on appelle ça l’analyse de matérialité. Mais si vous débutez, inutile de vous
compliquer la vie avec des procédures complexes : l’idée, c’est surtout de voir sur
quels enjeux vous avez intérêt à travailler.
10 – Commencer à mettre en place les actions RSE qui ont le ROI le plus
immédiat
Le mieux en matière de RSE est souvent de commencer par les actions qui ont le
plus fort retour sur investissement, rapidement. Par exemple, mettre en place une
stratégie de réduction des consommations énergétiques est une mesure dont on voit
les résultats immédiatement : on fait économiser de l’argent à l’entreprise. Cela peut
être un bon moyen de montrer les liens entre RSE et performance financière et donc
de pérenniser la démarche !
Voyons maintenant des exemples d’actions RSE, classés par thème (environnement,
bien être des salariés, économie et éthique, management RSE).

Action RSE : exemples de premières bonnes pratiques


environnementales

En matière environnementale, on peut mettre en place rapidement de nombreuses


actions relativement peu coûteuses mais significatives.
11 – Passer à un fournisseur d’énergies renouvelables
Aussi simple que de changer de forfait de téléphone (ou presque) et cela permet à
moindre frais de soutenir les énergies vertes. Savez-vous que certains fournisseurs
d’énergie « vertes » sont parfois moins chers que des fournisseurs classiques ?
Faites le comparatif !
12 – Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise
Les déplacements de vos collaborateurs ont un impact significatif sur la pollution et
le réchauffement climatique. Si chacun de vos salariés prend sa voiture chaque
matin pour venir au travail, ils polluent plus, par exemple, que si vous mettez en
place un système de co-voiturage ! Pour plus d’informations, consultez notre
article : Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise pour réduire
l’impact des transports de vos salariés.
13 – Établir un plan de réduction des déchets
Votre entreprise produit forcément des déchets. Au niveau de la production, mais
aussi au niveau des activités supports, et dans toutes les branches de l’entreprise. Et
souvent, il est aisé de réduire cette production de déchets, ou de l’optimiser pour
mieux la gérer. Pour plus d’infos, consultez le site de l’ADEME dédié à la réduction
des déchets en entreprise ici.
14 – Pensez au recyclage
Trop souvent, le tri que l’on fait chez soi n’est pas fait au bureau. Pourtant, il est très
simple de trier papier, déchets ordinaires et déchets en verre au bureau ! Alors
pensez à mettre en place une stratégie définie pour encourage au maximum le
recyclage. Consultez bien les règles du recyclage ici.
14 – Réduire votre consommation de papier
Une manière simple de réduire ses déchets, c’est aussi de réduire sa consommation
de papier. Dans les entreprises, le nombre de mails imprimés pour rien peut
rapidement devenir très important ! Pour en savoir plus, consultez notre article
« Réduire sa consommation de papier en entreprise« .
15 – Évaluer ses consommations d’énergie
Sur la question énergétique, il peut également être intéressant de faire une
évaluation de ses consommations d’énergie. On peut faire cette évaluation au niveau
du siège social, ou au niveau des systèmes de production, tout dépend des moyens
(financiers et humains) que l’on met dans sa stratégie RSE. Cela permet d’avoir une
idée des postes sur lesquels on peut agir, ceux où il y a gaspillage, ceux où les
consommations sont les plus fortes.

On peut d’ailleurs faire les mêmes évaluations dans d’autres domaines : eau,
déchets, ressources, matériels. Généralement, ces données sont relativement
simples à obtenir puisqu’elles sont disponibles dans les factures, dans les
documents et autres rapports officiels de l’entreprise (notamment pour le matériel via
les bordereaux d’achat). Il faut ensuite savoir les analyser !
16 – Évaluer ses consommations d’eau
Un outil peut vous y aider : l’empreinte eau !
17 – Évaluer sa production de déchets
18 – Évaluer sa consommation de ressources
19 – Évaluer sa consommation de matériel
20 – Optimiser sa consommation d’énergie grâce à un plan de réduction du
gaspillage énergétique
Les lumières allumées toute la journée dans la cuisine de l’entreprise, les bureaux
éclairés en pleine nuit, les ordinateurs allumés en permanence.. est-ce bien
nécessaire ? En mettant en place un plan de bonnes pratiques énergétiques, on peut
facilement réduire sa consommation électrique et de chauffage..
21 – Mieux gérer la température de vos infrastructures
Dans le même ordre d’idée, vérifiez vos chauffages et réglez vos thermostats ! La
température idéale pour travailler est autour de 19-20 degrés selon l’ADEME.
Mais préférez un peu trop froid avec un pull que trop chaud !
22 – Passer aux LEDs
Dans le même ordre d’idée, si vous passiez aux LEDs et autres ampoules basses
consommation ? Il y a forcément des endroits dans vos locaux d’entreprise qui ne
sont pas encore équipés. Pensez-y.
23 – Rénover et isoler ses bâtiments
Le bâtiment en France, c’est l’un des premiers postes d’émissions de CO2. La raison
? La plupart des bâtiments sont mal isolés et mal construits et consomment donc
beaucoup trop d’énergies. Un diagnostic d’isolation de vos locaux (ceux du siège ou
ceux de la production) permettra d’identifier si vous pouvez investir dans une
rénovation pour mieux isoler vos bâtiments. Profitez-en pour équiper vos
infrastructures d’équipements de chauffage et d’éclairage efficients ! En quelques
années, votre investissement sera rentable car vous ferez des économies
substantielles sur vos factures.
Les premières bonnes pratiques RSE pour le bien-être des salariés

La RSE c’est aussi le bien être des salariés ! Voici quelques mesures simples pour y
contribuer facilement.
25 – S’assurer de respecter les règles de base de la santé et de l’hygiène au
travail
Vos locaux sont-ils sûrs ? Qu’est-il mis en place contre les accidents du travail ? Les
règles de bases de la médecine du travail sont-elles respectées ? Autant de
questions à se poser pour le bien-être (et la productivité des salariés).
26 – Respecter le droit du travail
Cela peut paraître évident, mais il faut tout de même le rappeler car parfois, le droit
du travail n’est pas des plus simples à comprendre et à mettre en oeuvre. Par
exemple, connaissez-vous vraiment les règles pour engager un stagiaire ? Savez-
vous ce que vous avez le droit ou non de demander à vos salariés en termes
d’horaires ou de congés ? Connaissez vous bien les règles en matière d’emploi
d’une personne handicapée ? Ou pour les congés maternité ? Renseignez vous, cela
fait aussi partie des rôles d’une entreprise responsable de bien respecter la loi.
27 – Optimiser l’éclairage de vos lieux de travail
Que ce soient les lieux de production ou les lieux de travail des fonctions
supports, un bon éclairage améliore productivité et bien être des salariés.
D’ailleurs, s’il est possible dans l’entreprise d’optimiser l’accès direct au soleil, cela
peut avoir un impact très positif sur le bien-être au travail !
28 -Bien gérer la qualité de l’air
De la même façon, n’oubliez pas la qualité de l’air intérieur ! L’air intérieur de vos
bureaux ou de vos ateliers de production est probablement pollué ! Un bon
système de ventilation, et tout repart !
29 – Passez au télétravail
Le saviez-vous ? Le télétravail est une alternative écologique et efficace pour le
bien-être des salariés ! Pourtant, seuls 2% des travailleurs qui pourraient
régulièrement télétravailler le font. Et si vous faisiez avancer le télétravail dans votre
entreprise pour qu’elle plus responsable ? C’est l’un des avantages les plus
demandés par les salariés et l’une des actions les plus efficaces pour améliorer
l’image d’une entreprise et sa marque employeur.
30 – Développez des espaces de travail optimisé
Avez-vous pensé à étudier l’agencement de vos espaces de travail ? Sachez qu’il
existe des alternatives efficaces, des hybrides entre les open spaces et les bureaux
privés qui permettent de développer le plein potentiel de productivité et de bien-être
de vos salariés.
31 – Proposer plusieurs types de bureaux
Assis toute la journée derrière un ordinateur ? Pas terrible pour la santé et la
productivité ! Avoir plusieurs types de bureaux dans un espace de travail (un bureau
assis, un bureau debout, des bureaux réglables) cela permet de varier les postures
et c’est mieux du point de vue de l’ergonomie. Et ça ne coûte pas grand chose..
32 – Promouvoir l’égalité hommes-femmes dans l’entreprise
L’égalité hommes-femmes en entreprise, c’est bon pour le business, la productivité
et le bien-être des salariés. Plus une équipe est proche de la parité, mieux elle se
porte. Alors c’est un terrain à investir !
33 – Promouvoir la diversité dans vos équipes
De la même façon, une équipe de salariés fonctionne souvent mieux lorsqu’elle est
diverse. Diversité des origines, des formations, des profils : cela contribue à créer
des équipes plus productives, avec un regard plus large sur les problèmes. Et en
plus, cela contribuerait au bien-être au travail !

Les premières bonnes pratiques sociétales, économiques et éthiques

34 – Établir des règles pour les achats responsables


Pour être responsable, une entreprise doit avoir des fournisseurs responsables ! Et
pour cela, rien de tel qu’une stratégie d’achats responsables pour identifier ceux qui
ont les meilleures pratiques.
35 – Faire respecter les droits de l’homme sur votre supply chain
De la même façon, faire respecter les droits de l’homme sur votre supply chain est
une manière de faire de la RSE. Comment une entreprise peut-elle être responsable
si ses fournisseurs ne respectent pas les droits élémentaires ?
36 – Évacuer le travail des enfants de vos fournisseurs
Même chose pour le travail des enfants, évidemment. Cela est particulièrement
important pour les acteurs de la mode, mais aussi du petit électronique où c’est un
fléau.
37 – Lutter contre la corruption
La corruption coûte énormément d’argent à la collectivité. Mettre en place un
programme de lutte contre la corruption, localement ou dans les filiales.
38 – Participer au développement économique local en choisissant des
partenaires locaux
Favoriser l’emploi local en choisissant des partenaires locaux, des fournisseurs de
votre région ? C’est possible et cela permet le développement économique local !
39 – Favoriser les circuits courts
Dans le même ordre d’idée, une entreprise peut choisir de favoriser les circuits de
distribution locaux. La mondialisation a ses avantages, mais parfois, il est utile de
revenir au local.
40 – Favoriser l’emploi des jeunes et des seniors
Les jeunes et les seniors sont particulièrement affectés par le chômage. Pourtant, ils
sont des salariés comme les autres ! Avoir dans son entreprise des jeunes et des
moins jeune permet de confronter les générations et donc d’avoir des équipes plus
performantes.
41 – Interagir avec l’économie sociale et solidaire
L’économie sociale et solidaire se développe ! Et elle croit plus vite que le reste
de l’économie. Pour participer à ce mouvement, pourquoi ne pas se mettre en
contact avec des entreprises de l’ESS, par exemple en créant des partenariats de
fournisseurs ?
42 – Faire une charte d’éthique
Pour faire partie des entreprises les plus éthiques du monde, il faut bien
commencer quelque part… par exemple en créant une charte éthique ou un comité
d’éthique et de gouvernance qui régisse le fonctionnement de l’entreprise.
43 – Lutter contre l’obsolescence programmée
L’obsolescence programmée est un modèle dépassé, tant sur le plan économique
qu’écologique. Peut-être faut il imaginer des produits plus durables (qui se
vendent mieux) ou de nouvelles formes d’économie basées sur l’économie de la
fonctionnalité ? Parfois, cela nécessite de revoir en profondeur le business model,
mais à long terme cela peut valoir le coup !
44 – Interagir avec les acteurs publics locaux
Les acteurs publics locaux sont souvent les charnières de l’application des politiques
publiques en matière d’environnement, de développement économique et social ou
territorial. Se rapprocher d’eux pour s’intégrer efficacement dans les politiques
publiques, bénéficier de leurs conseils ou de leur expertise sur les sujets de
responsabilité peut-être une bonne idée pour participer au développement local.
Pensez aux DREAL par exemple !
45 – Être transparent sur ses conditions de production
Aujourd’hui, on sait que les consommateurs veulent plus de transparence de la
part des entreprises. Ils veulent savoir où sont produits ce qu’ils achètent, dans
quelles conditions, avec quels matériaux. Pour gagner la confiance du public, soyez
donc transparents et expliquez comment votre entreprise fonctionne de l’intérieur !
Les bonnes pratiques pour gérer sa RSE

46 – Faire un rapport RSE


Pour ancrer sa RSE dans le concret, rien de tel que de réaliser un rapport RSE.
Certes, aujourd’hui il n’est obligatoire que pour les grandes entreprises, mais rien
n’empêche les plus petites de s’y mettre. Rien n’oblige à faire un rapport de 200
pages (pour les PME en tout cas), l’essentiel est de parler officiellement de son
action RSE.
Pour les entreprises assujetties à l’obligation de reporting, il faut avoir en tête les
nouvelles réglementations, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting
Directive), notamment, alors que pour les acteurs de la finance, c’est la SFDR
(Sustainable Finance Disclosure Regulation) qui compte.
47 – Être transparent sur sa RSE
Être transparent, dire ce que l’on fait sans en faire trop, dire aussi ce que l’on a pas
pu faire, c’est une bonne manière de commencer à raconter une histoire sur sa RSE,
et surtout d’éviter le greenwashing. Et ça fonctionne auprès des consommateurs !
48 – Parler de vos actions RSE à ses parties prenantes
Engager vos parties prenantes sur la RSE, c’est une bonne manière de pérenniser la
démarche. Que ce soient vos actionnaires, vos financiers ou fournisseurs, une fois
que vous leur en parlez, vous êtes obligés de continuer la démarche !
49 – Intégrer la responsabilité aux plans de communication
La communication, ce n’est pas seulement vanter les mérites de son produit ou son
prix. Aujourd’hui, communiquer, c’est raconter l’engagement de son entreprise, pour
la société ou pour la planète. Pensez donc aussi à intégrer la RSE à votre
communication.
50 – Développer des indicateurs de progrès pour mesurer les actions RSE
Rien de tel que des indicateurs mesurables pour voir les progrès qui sont faits en
matière de RSE. Il est toujours valorisant de savoir que l’on a réduit de 20% sa
production de déchets, et que cela nous a permis d’économiser X ou Y milliers
d’euros.
Pour aller plus loin dans vos actions RSE

Dans un second temps, voici un certain nombre de conseils, de bonnes pratiques ou


de stratégies pour donner encore plus de corps à vos stratégies RSE, pour les
pousser plus loin et de façon plus concrète.

51 – Engager les salariés sur la RSE


On le sait, le principal facteur de succès d’une stratégie RSE, c’est
l’engagement des salariés ! Et pour y parvenir, il faut parler de RSE à ses salariés,
les former, leur donner les moyens de s’y mettre !
52 – Engager les dirigeants à fond sur la RSE
Autre facteur indispensable de l’intégration de la RSE : engager ses dirigeants. Si le
CEO d’une entreprise est engagé dans la RSE, s’il y croit, il y a de fortes
chances que la RSE fonctionne mieux, qu’elle ait un budget plus important et de
meilleurs moyens. Là aussi, la formation est reine !
53 – Lier la RSE au cœur du business de l’entreprise
La RSE ne doit pas être seulement une opération cosmétique. Si elle est menée
suffisamment au cœur du business de l’entreprise, elle peut rapporter gros. Il faut
véritablement intégrer la responsabilité dans son cœur de métier, en faire un élément
de sa stratégie business. Et pour cela, rien de tel que d’aller interagir avec ceux qui
font le produit ou le service de l’entreprise, pour leur demander leur éclairage et les
faire participer aux questions de RSE.
54 – Créer une culture d’entreprise autour de vos enjeux RSE
En fait, il faut créer une véritable « culture d’entreprise » autour des enjeux de RSE.
Pour plus d’infos : Comment développer une culture d’entreprise sur la RSE.
55 – Fixer des objectifs de performance RSE à ses managers
Le meilleur moyen d’engager les équipes sur la RSE, c’est de fixer des objectifs
chiffrés aux managers afin que la RSE devienne aussi importante que la
performance financière.
56 – Assujettir la rémunération des dirigeants et managers aux critères RSE
Certaines entreprises alignent la rémunération de leurs top managers sur leur
réussite dans les critères RSE. Et cela motive ! Si vous essayiez ?
57 – Augmenter son budget RSE
Cela semble évident, mais si une stratégie RSE n’a pas un budget suffisant, difficile
de mettre en place des actions suffisantes. Peut-être qu’il est temps de se donner les
moyens de son ambition.
58 – Engager ses consommateurs
La principale cible de votre RSE, ce sont vos consommateurs. Après tout, ce sont
eux vos principales parties prenantes. N’hésitez donc pas à mener des sondages
auprès d’eux, ou à les faire participer à la démarche en mettant en place un
programme de consommateurs témoins.
59 – Se faire guider par un expert
Une bonne manière de donner plus d’amplitude à son programme de RSE est de se
faire guider par un expert. Si vous avez le temps et les moyens il existe des dizaines
d’agence de conseil en RSE qui sauront vous accompagner.
60 – Penser à la norme ISO 26000
La norme ISO 26000 est la norme de référence internationale sur la RSE. Elle
donne des lignes directrices pour l’application d’un management RSE cohérent.
Pensez-y !
61 – … Ou à un label RSE
Sinon, certains labels comme le Label Lucie, l’AFAQ 26000 et d’autres encore
permettent de montrer votre investissement dans la RSE et d’accompagner le
déploiement de la stratégie RSE.
62 – Devenir B-Corp
Les entreprises B-Corp sont les références en matière de RSE Outre-Atlantique.
Mais elles s’installent désormais en France et pourraient révolutionner le paysage
RSE européen ! Cela peut-être une bonne alternative.

Des actions RSE pour l’environnement

63 – Mettre en place un système de management environnemental efficient


Un système de management environnemental intégré permet de réunir en un seul
système d’évaluation et de progrès tous les critères environnementaux d’une
démarche RSE. Il en existe plusieurs, notamment celui qui est popularisé par
l’ISO : l’ISO 14001.
64 – Optimiser votre flotte de véhicules
Pensez à passer aux véhicules hybrides ou électriques pour vos flottes de véhicules.
Ou au moins à entretenir ou remplacer vos véhicules pour qu’ils soient plus efficients
sur le plan carbone.
65 – Évaluer l’impact environnemental de votre supply chain
La supply chain peut rapidement faire monter les compteurs CO2 d’une entreprise.
Faire évaluer ces impacts sont une bonne manière de se rendre compte des endroits
où l’on peut agir.
66 – Intégrer la filière de recyclage des DEEE
C’est une obligation légale mais malheureusement elle n’est pas toujours appliquée.
67 – Investir dans l’éco-conception
L’éco-conception, c’est l’idée que les entreprises peuvent réduire les impacts
environnementaux de leurs produits dès la conception. Il y a beaucoup à investir et
surtout beaucoup à y gagner.
68 – Investir dans les énergies renouvelables
Beaucoup d’entreprises investissent dans les énergies renouvelables pour leurs
approvisionnements énergétiques. Ce n’est certes pas à la portée de tous, mais il est
parfois possible d’équiper une usine ou un siège social de panneaux solaires. Et ça
peut-être un bon moyen d’être plus indépendant sur le plan énergétique.
69 – Participer à un programme de réutilisation de vos appareils électriques
Les appareils électriques sont un vrai gisement pour l’économie circulaire. Et ils sont
encore trop inexploités ! Pourtant il existe des programmes dédiés.
70 – Élaborer une stratégie d’économie circulaire
Il n’y a d’ailleurs pas que les équipements électriques : tous vos déchets, toutes vos
ressources peuvent potentiellement faire partie d’un programme d’économie
circulaire. Se renseigner auprès des organismes spécialisés comme OREE par
exemple.
71 – Prévoir la réparabilité de vos produits
Si vous êtes une entreprise BtoC, prévoir des produits réparables a de nombreux
avantages environnementaux, mais aussi économiques…
72 – Miser sur l’économie de la fonctionnalité
L’économie de la fonctionnalité est peut-être une voie d’avenir pour certains
secteurs économiques. Peut-être devriez-vous y réfléchir pour contribuer à mettre fin
à l’obsolescence programmée.
73 – Mettre en place des objectifs chiffrés et mesurables sur vos indicateurs
environnementaux
Suivre vos progrès est plus simple avec des indicateurs adaptés !
74 – Adopter les normes de bâtiments durables
Les bâtiments durables avec des normes adaptés sont plus rentables. Ca ne
vous suffit pas comme raison ? Ils sont aussi plus écolo et plus agréables ! Et il en
existe plusieurs : BREAM, LEED, Bâtiments HQE…
75 – Mettre en place un programme d’efficacité énergétique
A défaut de rénover tous vos bâtiments selon les normes de la construction
durable ou des bâtiments HQE, pensez à l’efficacité énergétique qui est un bon
moyen de réduire son empreinte écologique.
76 – Prendre les devants en matière d’application des réglementations
environnementales
N’attendez pas que les normes deviennent des lois ! Passez à l’action sur les bonnes
pratiques avant tout le monde pour être un précurseur.
77 – Faire son bilan carbone scope 3
Un bilan carbone scope 3 est le meilleur moyen d’évaluer votre impact carbone ! Il
prend en compte votre impact carbone direct et celui de vos fournisseurs et des
ressources utilisées pour vos produits / services.
78 – Passer à la certification ISO 14001
La certification ISO 14001 rend les entreprises plus performantes sur les
marchés européens ! Si ce n’est pas encore fait, c’est le moment de penser à se
faire certifier.
79 – « Divest » du charbon
Et si vous avez encore des investissements dans les entreprises du charbon, c’est le
moment d’arrêter pour améliorer votre image et votre impact environnemental.
Aller encore plus loin dans la RSE et le bien-être des salariés

Pour aller encore plus loin dans la défense du bien-être des salariés, voici quelques
mesures simples à prendre.
80 – Encourager la pratique du sport
C’est bon pour le moral et la productivité. Mais n’en faites pas une contrainte pour
vos salariés !
81 – Encourager une alimentation saine pour vos salariés
Proposer un panier repas bio à vos salariés, ou du bio dans la cantine d’entreprise…
Et pourquoi pas des menus élaborés par un diététicien ou un nutritionniste ?
82 – Mettre des plantes vertes au bureau
Des plantes au bureau, c’est bon pour le bien-être des salariés et leur
productivité.
83 – Encourager une bonne ambiance entre vos salariés
C’est le facteur numéro 1 du bonheur au travail pour les salariés en France.
84 – Imaginer des avantages différents pour vos salariés
Le bien-être des salariés est étroitement lié aux conditions de travail et aux relations
de travail. C’est donc d’abord là qu’il faut agir. Mais en plus, il est toujours possible
d’imaginer des dispositifs de QVT : espaces de relaxation, organisation des espaces
de travail, chèques cadeaux, etc.
85 – Favoriser l’équilibre vie privée / vie professionnel de vos salariés
Les pays avec le meilleur équilibre vie privée / vie pro sont aussi les plus
productifs. Faut-il en dire plus ? Et pensez aussi au droit à la déconnexion !
86 – Être plus flexible dans la gestion des congés de vos salariés
Il paraît que des vacances illimitées augmentent la profitabilité et la productivité
des entreprises… Mais être simplement plus flexible avec les congés de vos
salariés pour leur permettre de mieux gérer leur vie peut-être une manière efficace
d’améliorer leur bien-être et leur productivité au travail.
87 – Passer à un management moins stressant
Les conséquences du stress au travail sont bien souvent une baisse de la
productivité. Alors pensez à un management plus bienveillant.
88 – Favoriser le mécénat de compétence ou le pro bono
Les salariés apprécient souvent de pouvoir allier leur travail à une cause utile.
89 – Promouvoir des formes de management plus démocratiques
Holacratie, management participatif… Tout cela aide à engager les salariés !
90 – Prendre en compte les spécificités de chacun de vos collaborateurs
Peut-être que certains de vos salariés ont besoin d’horaires plus flexibles pour
être plus productifs, de faire du télétravail plus souvent, de travailler debout… Et ça
ne coûte pas grand chose de prendre ces spécificités en compte.
D’autres actions RSE économique, sociale et éthique

91 – Rémunérer les actionnaires et les dirigeants de façon responsable


Dans une entreprise, l’équité des salaires est un vecteur de satisfaction et de
cohésion. Alors pensez à des rémunérations équitables : un dirigeant payé 1000
fois plus que le salarié de base, ça ne peut plus exister. Et cela vaut aussi pour les
actionnaires : une entreprise qui rémunère ses actionnaires à 15% alors qu’elle
licencie est rarement perçue comme responsable.
92 – Être fiscalement responsable
Cela paraît évident, mais malheureusement c’est rarement le cas dans la pratique.
Respectez les normes fiscales ! Une entreprise qui paie ses impôts de façon
responsable (et évite l' »optimisation fiscale » même quand elle est légale) contribue
au développement économique des pays dans lesquels elle opère. Et elle améliore
son image !
93 – Créer des partenariats durables avec des acteurs associatifs
Qu’il s’agisse d’opérations de dons sur salaire, de mécénat de compétence, de
programmes de coopération avec les fondations d’entreprise, créer des partenariats
avec les associations peut développer l’impact économique et social des entreprises.
94 – Interagir avec les autres acteurs du tissu économique pour mettre en
place des stratégies d’écologie industrielle
95 – Évaluer et agir sur votre empreinte économique locale
Comme pour l’environnement, il existe une méthode pour calculer son empreinte
économique locale… Et cela peut vous permettre d’agir pour l’améliorer !
96 – Être vigilant sur les actions de vos fournisseurs et producteurs
Pour les grandes entreprises, il est important de savoir gérer ses fournisseurs et
producteurs. Il est ainsi possible d’imposer des normes à ses fournisseurs,
notamment des normes qualité comme l’ISO 9001, peut-être une façon de rendre
sa supply chain plus responsable. Mais surtout, il faut mettre en place ce que l’on
appelle un « plan de vigilance » dans le cadre du devoir de vigilance, afin
d’identifier et de prévenir les atteintes à l’environnement ou aux droits sociaux et
humains sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Valoriser encore plus votre RSE


97 – Faire votre rapport RSE avec les dernières normes en vigueur
La Global Reporting Initiative est l’une norme de référence pour le rapport RSE.
Mais avec la DPEF, la NFRD, puis la CSRD, les choses évoluent vite. Gardez l’oeil
ouvert sur ces normes de reporting !
98 – Faire rentrer la RSE dans vos communications sur les réseaux sociaux
La communication RSE aujourd’hui se passe sur les réseaux sociaux. Et cela
marche beaucoup mieux qu’avec le rapport RSE
99 – Faire de la RSE une part intégrante de votre identité de marque
Les entreprises les plus réputées en RSE sont aussi les plus performantes, car
elles ont ancré la RSE dans leur identité de marque.
100 – Récoltez les fruits de tout votre travail RSE
Une fois tout cela mis en place, il ne reste qu’à profiter de tout ce que cela va vous
apporter, en termes d’image, de performance, de cohésion d’équipe et
de résilience !

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