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Textes

Le texte aborde la tension entre la philosophie et les avancées scientifiques et techniques, soulignant le besoin d'un nouvel élan philosophique face à l'angoisse existentielle croissante de l'homme. Il met en avant la distinction entre l'homme et l'animal, où l'homme, en raison de sa nature, est capable de se réinventer et de dépasser ses instincts. Enfin, il souligne que l'homme est défini par ses interactions sociales et culturelles, permettant une diversité de types sociaux.

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Le texte aborde la tension entre la philosophie et les avancées scientifiques et techniques, soulignant le besoin d'un nouvel élan philosophique face à l'angoisse existentielle croissante de l'homme. Il met en avant la distinction entre l'homme et l'animal, où l'homme, en raison de sa nature, est capable de se réinventer et de dépasser ses instincts. Enfin, il souligne que l'homme est défini par ses interactions sociales et culturelles, permettant une diversité de types sociaux.

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Texte

Jamais le danger d’une excitation de la philosophie n’a été aussi grand qu’aujourd’hui. Jamais aussi le besoin
d’un nouvel élan philosophique et les chances d’un nouvel essor de la pensée philosophique n’avait été aussi
grand. En effet, les savoirs scientifiques et les pouvoirs techniques lancent l’homme hors de lui-même et le
conduisent de victoire en victoire, au point que l’activité philosophique ne lui parait qu’une spéculation oiseuse.
Mais en même temps, ces savoirs et ces pouvoirs modifient la situation, la condition et peut être l’être de
l’homme, au pont que celui-ci, en proie à une nouvelle angoisse, en viens à se poser des problèmes que la
pensée scientifique et technique ne tenait plus pour légitimes. La vie religieuse, la création artistique apportent
des questions ainsi posées. Mais ces réponses ne mettent pas fin pour autant à l’angoisse et ne dispensent pas de
s’interroger sur elle.

Pierre Fougeyrollas.

Texte :

La vérité est que le comportement, chez l’homme, ne doit pas à l’hérédité spécifique ce qu’il lui doit chez
l’animal. Le système de besoins et de fonctions biologiques, légué par le génotype, à la naissance apparente
l’homme à tout être animé sans le caractériser, sans le désigner comme membre de l’ « espèce humaine ». En
revanche cette absence de déterminations particulières est parfaitement synonyme d’une présence de possibles
indéfinis. A la vie close, dominée et réglée par une nature donnée, se substitue ici l’existence ouverte, créatrice
et ordonnatrice d’une nature acquise. Ainsi, sous l’action des circonstances culturelles, une pluralité de types
sociaux et non un seul type spécifique pourront-ils apparaître, diversifiant l’humanité selon le temps et l’espace.
Ce que l’analyse même des similitudes retient de commun chez les hommes, c’est une structure de possibilités,
voire de probabilités qui ne peut passer à l’être sans contexte social, quel qu’il soit. Avant la rencontre d’autrui,
et du groupe, l’homme n’est rien que des virtualités aussi légères qu’une transparente vapeur. Toute
condensation suppose un milieu, c’est-à-dire le monde des autres.

Lucien Malson, Les enfants sauvages

Texte :

Il n’a pas à être cultivé, l’animal est immédiatement et pleinement lui-même par la croissance naturelle de son
organisme, contrairement à l’homme qui doit devenir homme. Parce que le développement naturel de son corps
conduit chaque individu L’instinct adulte d’une espèce animale au plus haut degré de perfection dont sa nature
est capable, les bêtes ne sont pas susceptibles de progrès d’une génération à l’autre : elles n’en ont pas besoin.
La raison permet à l’homme d’utiliser ses forces naturelles, l’agilité de son corps, l’habileté de sa main, à des
fins que l’instinct ne prédétermine pas. L’homme peut toujours devenir plus que ce qu’il est, il s’invente sans
cesse de nouveaux buts, fait de nouveaux projets ; la nature ne l’a pas enfermé, comme l’animal, dans les
étroites limites de l’instinct : elle l’a rendu ainsi apte à la liberté.

Jean –Michel Muglioni

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