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Sylabus RDM 3

Le document présente le programme de cours pour la 2e année du Bachelier en Sciences de l'Ingénieur industriel à la Haute École en Hainaut, avec un accent sur les aspects généraux du génie civil, notamment la résistance. Il contient des chapitres détaillant des exercices sur les diagrammes MNV, les propriétés des sections droites, et des compléments sur la traction et la compression. Des exercices pratiques et des solutions sont également fournis pour illustrer les concepts abordés.

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Année académique 2023 - 2024

Campus
technique

HAUTE ECOLE
EN HAINAUT
8a, avenue [Link] B-7000 Mons
Tél : +32 (0)65 33 81 54
Fax : +32 (0)65 31 30 51
E-mail : tech-mons@[Link]
[Link]

UE : GCV2
Aspects généraux du génie civil : résistance

Bachelier en Sciences de l'Ingénieur industriel

2e année

Responsable du cours : QUITTELIER


Table des matières

Chapitre 1 : exercices sur les diagramme MNV 1

Chapitre 2 : exercices sur les propriétés des sections droites 15

Chapitre 3 : compléments sur la traction –compression 18

Chapitre 4 : flexion simple et gauche : compléments 27

Chapitre 5 : compléments sur la flexion composées 40

Chapitre 6 : tenseur des contraintes, tenseur des déformations et critères

de résistance 50

Chapitre 7 : déformations des poutres droites (principe des travaux virtuels)

Chapitre 8 : flambement et eurocode 3 93

Chapitre 9 : anneaux, tubes et récipients cylindriques sous pression 108

Bibliographie 117

Annexes : tables de Mohr et extrait du catalogue MITTAL 125


1

CHAPITRE 1 :EXERCICES SUR LES DIAGRAMMES MNV

1) Etudier les diagrammes MNV d’une poutre simple disposée obliquement et soumise à
l’action d’une charge uniformément répartie agissant de trois manières différentes (a :
poids propre, b : vent, c : neige).
2

2) Tracer les 6 diagrammes N,Vy,Vz, T, My,Mz du poteau AB du portique spatial représenté


à la figure suivante
2m
B 5 kN

C
1 kN/m
2 kN

10 kN

4m
y z
2 kN
N Vz My
-20 kNm
compression

-10 kN 6 kN -36 kNm

T V Mz
y

- 5kN
10 kNm 20 kNm
3

3) Tracé les diagrammes MNV des portiques suivants :

45°
a b 1 kN/m

kN
20
5 kN

4m
5 kN/m

2m

2m 2m

4m
3m

20 kN c d
10 kN/m
10 kN/m
3m

2m 4m
10 kN
4m
2m

8m

e f
50 kN 1 kN/m
5 kN
°
60
5m

4m

3m
1,5 m 1,5 m
4

g h
2,5 m
2 kN/m

2m
3 kN/m

2m
2m

3m
4m

2 kN/m
1 m

j
2m
45°

3m
2m 2m
2 kN
3m

4m

4m 4m

k l

5 kN/m
2 kN/m
5 kN
2m

2m

10 kN
3m
4m

5m

4m 2m 2m 2m
5

4) La structure plane en barres et en poutres ABCDEF est soumise à la seule action de la


neige uniformément répartie sur l'horizontale (s= 2 kN/m). Dessiner l'allure des
diagrammes NVM et calculer ensuite les valeurs caractéristiques nécessaires.

5) Tracer les diagrammes MNV de la poutre suivante soumise aux 3 chargements :


Solutions

b 1 kN/m
a kN
20

45°
N
compression 5 kN N
-15 kN C
compression
-3 kN

4m

5 kN/m
compression
2m 2m

2m
compression
4m
traction

compression

-5,523 kN -8,619 kN
6

3m -7 kN +3 kN

-20 kNm
M
V 7 kN V
5,523 kN -3,431 kNm 3 kN -12 kNm M
-15 kN
-20 kNm
-8 kNm

5 kN 0,858 kN -3 kN -2 kN
7
8
9
10
11
12
13
14

3,1380 kN
N 10,9831 kN
7,8455 kN -1,5688 kN

-1,5684 kN

Efforts normaux (non représentés):


barre AC : -14,1422 kN (compression)
barre AD : -17,2047 kN
barre BE : -24 kN

7,8448 kN

7,8444 kN
11,7670 kN

V -15,690 kN
-3,9226 kN

-16
(kNm)
M

32 48
36
14 bis

2 kNm
1 kN/m

4m 4m 4m
V 1 kN
0.5 kN

-3 kN

2 kNm

4 kNm 4,5 kNm

V
0.5 kN

-0.5 kN
M
2 kNm
2 kNm 2 kNm 1 kN/m

V 1,5 kN

-2.5 kN
M

2 kNm

3,125 kNm
14 ter

4 kNm

1 kN/m

4m
4m
N
1 kN

traction
compression
traction

V -1 kN
2 kN - 2 kN 1 kN

-2 kN

5 kN

M 12 kNm

-4 kNm
4 kNm

12 kNm
15

CHAPITRE 2 :EXERCICES SUR LES PROPRIETES DES SECTIONS


DROITES

1°) Démontrer, par calcul intégral, que l’inertie suivant l’axe y d’une section triangulaire vaut :

bh 3
Iy 
36

h
h G y
3
b

2°) Démontrer la formule suivante dans le cas d’un triangle isocèle :

b3h
Iz  z
48

3°) Calculer pour la section droite hexagonale tubulaire d’une pile de pont en béton armé, les
moments d’inertie principaux centraux.
16

4°) Rechercher les moments principaux centraux ainsi que les directions principales de la section
triangulaire suivante :

Dimensions en mm
120

60 60

5°) Dans un cercle de rayon r, inscrire un rectangle h x b tel que son moment d’inertie maximum par
rapport à l’axe central soit le plus grand possible : problème de découpage optimum d’un tronc
d’arbre. Donner les côtés h et b de ce rectangle en fonction de r, ainsi que le rapport h/b.

b
h
17

Solutions :

3) Imin = 23,544 m4, Imax = 37,584 m4

4)IGy = 288 cm4, IGz = 216 cm4, IGyz = 216 cm4, α = -40,27°

h
5)  3
b
18

CHAPITRE 3 : COMPLEMENTS SUR LA TRACTION –


COMPRESSION.

1°)MATERIAU ELASTIQUE PARFAITEMENT PLASTIQUE


Jusqu’ici, nous avons essentiellement appris à calculer les éléments structuraux selon la
méthode élastique : nous avons considéré que le milieu était continu, obéissait à la loi de
Hooke et que la ruine était atteinte dès qu’en un seul point la contrainte atteignait la
limite élastique e. Cette méthode néglige la capacité d’auto-adaptation élasto-plastique
des matériaux ductiles que l’expérience montre très importante et d’ailleurs très variable
d’un matériau et d’une structure à l’autre.

Le modèle élastique parfaitement plastique est caractérisé par le palier indéfini de


plasticité (sans écrouissage) et par le déchargement élastique.

Aucun matériau ductile de construction n’obéit rigoureusement à ce modèle : les aciers


au carbone (S235, S355) s’en approchent fort (palier étendu, mais comportement
discontinu dans ce palier, suivi d’une zone d’écrouissage), tandis que les autres
matériaux de construction (aciers alliés, alliages d’aluminium ; béton) ont un
comportement plus complexe. Néanmoins, ce modèle permet de prédire l’extension
progressive des zones plastifiées dans une structure soumise à des charges croissantes et
de prédire la charge de ruine ou d’effondrement (domaine de l’analyse limite).
19

2°) TRACTION PLASTIQUE

Pour une pièce formée d’un seul matériau, l’effort normal plastique N pl coïncide avec
l’effort normal élastique Ne et est donné par :

Npl  Ne = A e

La situation change pour une pièce formée de deux matériaux 1 et 2. Si nous admettons
que les deux matériaux se déforment de la même façon (1 = 2), nous considérons que
20

l’effort normal élastique (Ne) est atteint dès que l’un des matériaux arrive à sa limite
élastique, par exemple le matériau 1 (a)

A cet instant, la résistance du second matériau n’est pas épuisée. Si l’on accroît
l’allongement de la pièce (b), la matériau 1 s’étire sous contrainte constante, tandis que
les contraintes du second matériau continuent à croître ; on peut donc appliquer à la
pièce une effort normal supérieur à Ne.

3°) PIECES SOUMISE A LEUR POIDS PROPRE : EXERCICE RESOLU


Une colonne encastrée à sa base a la forme d'un tronc de cône circulaire droit; le
matériau a un poids volumique  et un module d'élasticité E. Il est soumis à une charge
de compression P. On demande de calculer le déplacement vertical du sommet

a) en négligeant l'influence du poids propre


b) en tenant compte du poids propre
La base du cône a un rayon de 30 cm; le sommet un rayon de 10 cm. La hauteur du
tronc vaut 2,4 m.

solution
21

a) choix du repère : l'origine du repère est prise sur le sommet du cône entier. En
appliquant le théorème de Thalès :

b) calcul de la surface de la section droite d'abscisse x


r(x) x

0.3 3.6
x
r(x) 
12
 x2
A(x)   r(x)  2

144
c) calcul du volume du tronc de cône (1.2 m  x  3.6 m)
x
π x3   π x 3 π 1.2 3  π  x 3 
x
π x2
V(x)   dx         
 144 3 144 3  3  144  0.012 
1.2
144 144  1.2 
3   

d) calcul de N(x)
π  x3 
N(x)  P  γ   0.012 
3  144 

e) calcul du déplacement du point au sommet en négligeant l'influence du poids


propre.
3.6
144 P  1 
3.6 3.6 3.6
144 P 144 P 1 80 P
u   ε(x) dx     dx     
1.2 1.2 E πx
2
E π 1.2 x 2
E π  x  1.2 E π
f) calcul du déplacement dû uniquement au poids propre du tronc de cône

π  x3   x3 
3.6 3.6 3.6
144 48
u   ε(x) dx   γ   0.012  dx   γ   0.012  dx
1.2 1.2
E πx 3  144
2
 1.2
E x2  144 
48  x 0.012 
3.6 3.6 3.6
48 x 48 0.012
u 
1.2
γ
E  144

x2 
 dx  
1.2
γ
E 144
dx - 
1.2
E
γ 2 dx
x
3.6
x2  0.576 γ   1
3.6
48 γ 1 γ 1 11.52 0.576 γ 1.6 γ
u  2   E  x   E 3 2  E 0.555555   E
E 144  1.2  1.2

g) déplacement du point au sommet du tronc de cône


22

80 P 1.6 γ
u 
Eπ E

4°) EXERCICES SUPPLEMENTAIRES

1. Etudier le profil d’une pièce pour qu’elle soit d’égale résistance sous l’effet d’une charge
axiale P et de son propre poids.

[Link] tube en laiton (l) est précontraint à l'aide d'un boulon en acier (a), via le serrage d'un
écrou. Le boulon est ensuite soumis à la traction par une force F. On donne Aacier = 8 cm² et
Alaiton = 16 cm², Eacier = 20.500 kN/cm², Elaiton = 10.000 kN/cm²

a) Calculer les contraintes dans le laiton et dans l'acier pour un tour d'écrou (pas de 1 mm)

b) Dessiner le diagramme reliant la contrainte dans le laiton et dans l’acier à la force de traction
F
23

3. Calculez les efforts normaux dans les barres de section A et de module d'Young E du système
hyperstatique représenté à la figure suivante. Déduisez-en les valeurs des contraintes normales
ainsi que le déplacement vertical du point d'application de la force P.

4. Reprendre l’exercice 3 avec les valeurs numériques suivantes : l = 100 cm, A = 2 cm² et e =
25 kN/cm². Calculer la charge limite élastique que peut supporter ce portique ? Calculer
ensuite le gain dû à la plasticité.

5. La section droite d’une pièce acier-béton est formée d’un HEM 200 enrobé de béton. En
admettant que le béton se comporte de façon élastique parfaitement plastique, calculer l’effort
normal plastique de compression que peut supporter cette section si e, acier = 24 kN/cm² et
e,béton = 2 kN/cm². Trouver le gain réalisé par rapport au dimensionnement élastique, si le
module d’Young de l’acier vaut 10 fois celui du béton.

300 mm

300 mm
24

6. Une tige cylindrique AB ( = 6 cm) en acier S235 est articulée en A sur un axe et tourne à la
vitesse constante de 1800 tr/min. En négligeant l’influence du poids propre, tracer le
diagramme d’effort normal et en déduire la contrainte normale maximale. Calculer ensuite
l’allongement total de la barre.

1800 tr/min
1m

6 cm

7. Soit une poutre bi-encastrée soumise en un point X à une force P axiale et ponctuelle. On
demande de déterminer les réactions d’appuis et de calculer le déplacement du point

a b
l
d’application de la force P

Si la charge P est remplacée par une charge répartie axiale et trapézoïdale. Calculer les
réactions d’appuis ;
25

p : charge axiale variant linéairement


de p1à p2

p1 p2

8) Déterminer l’allongement du barreau de section variable illustré ci-dessous lorsqu’il est


soumis à un effort de traction P de 20 kN. Le module d’élasticité de ce barreau est de
150Gpa.

3m

P
26

Solutions

2) -8,44 kN/cm², 16,87 kN/cm²

4) Ne = 85,35 kN, Npl = 120,71 kN

5) Ne = 4158 kN, Npl = 4682 kN

6) N parabolique avec NB = 0 et NA = 394,3 kN, A = 13,95 kN/cm2, uB = 0,045 cm

P b Pa Pab p1 l p 2 l
7) a) ; ; b) R A  
l l lEA 3 6

8) 2,8 mm
27

CHAPITRE 4 : FLEXION SIMPLE ET GAUCHE : COMPLEMENTS

1) FLEXION AU DELA DE LA PREMIERE PLASTIFICATION.


Considérons une poutre isostatique chargée symétriquement par deux charges égales (fig
1a). Supposons que le matériau soit un corps élastique parfaitement plastique (fig1.b).
Etudions les variations de contraintes dans la section s, représentée à la figure 1c et sollicitée
par un couple de flexion pure sous l’action de charges extérieures croissantes.

Le moment de flexion élastique Me est atteint lorsque la contrainte maximum  dans la


section atteint la limite élastique e. Dans le cas considéré (fig 1.d), v1 < v2 et la contrainte 
sera maximum en A. L’axe neutre passe par le centre de gravité G de la section.
Augmentons la charge P ; la fibre extérieure A a épuisé toute sa résistance, elle se déforme
sous contrainte constante. Le moment ne peut être repris que par les autres fibres. Les
fibres voisines de A atteignent également e ; la zone de la poutre qui est en régime
plastique augmente. Le diagramme de répartition des contraintes sur la section est
représenté à la fig 1.e. Pour une certaine valeur des charges, la fibre extrême supérieure
subit une contrainte égale à –e et se plastifiera aussi. En continuant la montée en charge,
nous obtenons des zones plastifiées de plus en plus importantes à la partie inférieure et à la
partie supérieure de la section. A la limite, toutes les contraintes seront égales à +e et à –
e. (fig 1.g). La section a épuisé toute sa résistance.

Si nous traçons le diagramme de moment en fonction de la courbure, (fig1.h), nous nous


rendons compte que lorsque la courbure augmente, le moment tend asymptotiquement
vers une limite appelée moment plastique ultime. La courbe My se rapproche très
rapidement de l’asymptote M = Mp. Il est donc très intéressant de calculer la valeur Mp du
moment plastique ultime.
28
29

Les équations d’équilibre donnent, si Nc désigne la résultante des forces de compression et si


Nt désigne la résultante des forces de traction :

 Equilibre de translation : Nc + Nt = 0 = AC. e +At.e (car l’effort normal est nul).


Ac = At : l’axe neutre plastique sépare la section en deux aires égales. L’axe neutre
plastique sera le même que l’axe neutre élastique si la section est doublement
symétrique.

 Equilibre de rotation : Mp = -Nc d’/2 + Nt d/2 (d’/2 et d/2 sont respectivement les
distance de l’axe neutre plastique au centre de gravité de l’aire comprimée et de
l’aire tendue)
 Mp = Ac e d’/2 + At e d/2 ou, en posant Sc = Ac d'/2 et St = At.d/2
Mp = Sce + St e

Sc et St sont respectivement les moments statiques de l’aire comprimée et de l’aire tendue


par rapport à l’axe neutre plastique.

Si la section est bisymétrique, Sc = St = S et Mp = 2 S e = Z e. Z est appelé « module


2
bh
plastique de la section ». Dans le cas d’une section rectangulaire, il vaut . Nous
4
Mp
pouvons définir le facteur de forme f = mesurant le bénéfice qui résulte de la
Me

plastification complète de la section droite. Ce rapport est d’autant plus élevé qu’il y a plus
de matière aux environs de l’axe neutre. Pour les poutres en doublé té utilisées en
construction métallique, le facteur de forme est voisin de 1,15.

2°) FLEXION PURE DANS LE CAS DE SECTIONS CONSTITUEES DE


MATERIAUX DIFFERENTS.

Soit la poutre composée constituée d’une pièce de béton (plancher) et d’un profilé en acier.
30

fig.2

On ne peut calculer directement de telles poutres fléchies par les relations précédentes,
puisque la section comporte plusieurs matériaux. A la jonction des deux matériaux, on
considère que les déformations x sont identiques. Les contraintes x,a (indice a pour acier) et
x,b (indice b pour béton) seront calculées en appliquant la loi de Hooke :

z
x  ,   Ea x, x,b  E b x
 x,a

Les calculs sont réalisés en considérant une section droite équivalente en acier, où le béton est
remplacé par une section rectangulaire d’acier de largeur bequi avec :

1 E
b équi  b béton avec n  a
n Eb

où n désigne le rapport des modules d’Young des 2 matériaux.

En effet, la relation entre le moment de flexion My et la contrainte x s’écrit :

M y   z σ x dA
A

En tenant compte des 2 types de matériaux :

M y   z σ x, b dA   z σ x, a dA
A,b A,a

Si nous remplaçons la section mixte par une section équivalente toute en acier, l’intégrale

 z σ
A,b
x, b dA sera multipliée par le facteur n puisque les contraintes dans l’acier sont n fois

supérieure. Pour compenser cette augmentation, il faut diviser la surface par ce même rapport
31

n. Comme la variable z intervient aussi dans cette intégrale, l’aire équivalente en acier sera
obtenue en divisant la dimension parallèle à y (largeur b) par n.

3°) EXERCICE RESOLU

Enoncé
Le plancher d’un bâtiment industriel, de portée L = 18 m, reposant sur appuis simples
d’extrémité, est formé d’une dalle en béton fixée sur cinq poutrelles d’acier identiques HEA450.
La dalle est reliée aux poutrelles par des goujons empêchant tout glissement, de sorte que
l’ensemble se comporte comme un monobloc. On admet que les matériaux travaillent en
régime élastique et que leurs modules d’élasticité sont dans le rapport Ea/Eb = 10. Les
contraintes admissibles sont de 16 kN/cm2 dans l’acier et de 1 kN/cm2 en compression dans le
béton. En tenant compte du poids propre p de l’acier et du béton, calculer la charge
supplémentaire q(kN/m2) que peut supporter ce plancher composé. (béton = 2300 kg/m³). La
dalle a une épaisseur de 16 cm.

7m

0,16 m

18 m

0,7 m 1,4 m 1,4 m 1,4 m 1,4 m 0,7 m

7m

fig.3

Solution
Comme les poutres sont régulièrement espacées, nous pouvons supposer que chaque
poutre est surmontée d’une dalle de 1,4 m de largeur et de 18 m de longueur. Nous
étudierons le problème d’une poutre à section mixte telle que représentée à la figure 3a.

Cette poutre mixte est sollicitée par trois types de charges :

 le propre poids propre de la poutre en acier HEA 450 : pp


 le poids propre de la dalle de largeur : pd
32

 la surcharge q (exprimée en kN/m2) ou son équivalent ql (exprimée en kN/m).


Nous allons calculer d’abord la charge pt (pt = pp+ pd + ql) qu’est capable de reprendre cette
poutre, en supposant que la contrainte admissible est atteinte dans la poutre en acier. Nous
vérifierons ensuite que la contrainte admissible dans la dalle de béton n’est pas atteinte.

fig.3a

Pour modéliser cette poutre à section mixte, nous allons définir une section équivalente tout
en acier dont nous devons calculer les caractéristiques géométriques :

 position du centre de gravité zg


 inertie par rapport à l’axe y
Etant donné que les modules de Young des deux matériaux sont dans un rapport de 10,
nous remplaçons la dalle de béton par une dalle d’acier de largeur 10 fois plus petite :
33

fig. 3b

Calcul de la position du centre de gravité


Dans le catalogue ARBED, on lit que la hauteur h du profilé HEA 450 est de 440 mm et la
section A vaut 17.800 mm². Nous pouvons donc calculer la position du centre de gravité de
notre section équivalente :

17.800 220  140 160 520


zg   387 ,16 mm
17.800  (140 160 )

Calcul de l’inertie suivant l’axe Y


Dans le catalogue ARBED, nous lisons Iy = 637,2 .106 mm4. Cette inertie correspond à
l’inertie suivant un axe Y passant par G1, centre de gravité du profile HE450A.

Pour trouver l’inertie par rapport à l’axe GY, nous devons ajouter le terme de transport :
2
A G1 G

b.h 3
L’inertie du bloc d’acier par rapport à l’axe G2Y est donné par la formule ; nous devons
12
2
également ajouter le terme de transport A G2 G

L’inertie de la section par rapport à l’axe GY vaut donc :


34

3
14 16
IY  63.720 178 (38,716  22)   14 16 (38,716  52) 157 .764 ,34 cm
2 2 4

12

Calcul de la charge totale pt


Les poutres sont simplement appuyées sur les murs. Nous les modéliserons comme une
poutre isostatique sur deux appuis, soumise à une charge répartie p t agissant sur toute la
longueur de la poutre. Nous pouvons tracer les diagrammes d’effort tranchant et de
moment flexion. Nous trouvons que le moment est maximal au milieu de la poutre et a pour
p.l 2
valeur .
8

fig. 3c

M max. ymax kN
Par la formule de flexion : σmax   16 2 , nous déduisons que
Iy cm
2
σ . I p.l 8.σ . I 8 16 157 .764 ,3
M max  max y   p  2 max y  2
 0,1610 kN/cm  16,10 kN/m
ymax 8 l .ymax 1800 38 ,716

2 2
p.l 16,10 18
Mmax    652 kNm
8 8
35

Calcul du poids propre de la poutre


Dans le catalogue ARBED, nous voyons que la masse linéique d’une poutre de section HEA
450 vaut 140 kg/m. La charge pp vaut donc :

pp 140 9,81/1.000 1,37 kN/m

Calcul du poids propre de la dalle pd


La masse volumique du béton étant de 2300 kg/m³, cela veut dire que chaque poutre
supporte une dalle de poids : 2.300 1,4 18 0,16 9,81/1.000 = 90,974 kN.

90,974
Ce qui correspond à une charge répartie p d   5,054 kN/m
18

Calcul de la surcharge q
ql = pt – pd – pp = 16,10 – 1,37 – 5,05 = 9,68 kN/m représente la surcharge linéique que peut
supporter une poutre HEA450 sans que la contrainte admissible ne soit atteinte. Cela
correspond à la surcharge q = ql/1,4 = 6,91 kN/m²

Vérification

Nous devons vérifier que la contrainte admissible de 1 kN/cm² n’est pas atteinte dans le
béton. Pour cela, nous calculons la contrainte au point B, point le plus éloigné de l’axe
neutre :
36

Mmax. v 652 100 (60  38,716)


σB,équiv    8,80 kN/cm
2

Iy 157.764,3

La contrainte réelle en B s’obtient en considérant la contrainte B,équivalente de la section


équivalente « toute en acier » divisée par le rapport entre les deux modules d’Young :

σB,équiv σ E 1
εB   B  σB  béton .σB,équiv  8,80   0,88 kN/cm
2

Eacier Ebéton Eacier 10

La contrainte est négative car le béton est en compression.

4°) EXERCICES
1) Une poutre à deux appuis simples, de portée L = 3 m, est formée de deux profilés en acier
UNP 160 entre lesquels est boulonnée une poutre en chêne de section carrée 16 x 16 cm.
Cette poutre, composée de deux matériaux différents, est sollicitée dans son plan moyen x-
z. Les caractéristiques des matériaux sont :

 acier : adm = 140 N/mm2, E = 200 kN/mm2


 bois : adm = 10 N/mm2, E = 10 kN/mm2.
En négligeant le poids propre, déterminer la charge uniformément répartie q (kN/m) que
peut supporter cette poutre. Tracer ensuite le diagrammes des  dans l’acier et dans le

z
bois.

2) Une barre en T en acier doux (limite élastique = 24 kN/cm²) est soumise à la flexion pure
dans le plan vertical. En supposant que l’acier est élastique et parfaitement plastique,
on demande :
 Le plus grand moment fléchissant que la pièce puisse supporter élastiquement
 Le moment qu’il faut appliquer pour plastifier la section droite. Où est situé
l’axe neutre plastique ?
37

3) Une section droite âme-semelles à semelles inégales est soumise à plastification


complète. Calculer les moments élastique Me et plastique Mpl si la flexion a lieu dans
le plan de l’âme et si le matériaux est l’acier doux (e = 24 kN/cm2).

300 mm

20 mm
20 mm
300 mm

20 mm

150 mm

4) Une poutre simple est constituée d’un laminé HEB400 en acier doux (e = 24 kN/cm2)
renforcé par deux semelles soudées aux ailes et d’épaisseur ts= 20 mm. Déterminer les
moments élastique et plastique que peut supporter cette poutre.
38

5) Les poutres en bois équidistantes d’un plancher sont renforcées par une dalle de
béton léger de 10 cm d’épaisseur (procédé couramment utilisé pour renforcer les
planchers des anciens bâtiments). Les poutres de section rectangulaire 30 cm x 20
cm, sont à deux appuis simples, de 8,8 m de portée. La charge q est de 3 kN/m 2
uniformément répartie. La construction se fait selon les étapes suivantes :
i) sur les poutres en bois déjà en place, on coule la dalle de béton léger ;
ii) lorsque le béton a fait prise (a durci), on effectue la liaison bois-béton (par clous,
vis, …) de manière à faire travailler les deux matériaux ensemble
iii) le plancher est alors prêt à recevoir la charge q.
On demande de déterminer les contraintes dans le bois et le béton et de dessiner le
diagramme de ces contraintes en tenant compte du poids propre des poutres et de la
dalle.

3 kN
m2 3 kN
béton m2
10cm

20cm
30cm

70cm 70cm
8.8 m

bois

Données numériques :

Ebois 1050 kN/cm2, Ebéton 1400 kN/cm2, bois : 6 kN/m3, béton : 20 kN/m3
39

Solutions

1) q = 33kN/

2) Me = 891 daNm, Mpl = 1612 daNm

3) Mpl = 426,6 kNm, Me = 309,3 kNm

4) Mpl = 1253,76 kNm, Me = 1110,7 kNm

5)max, béton = -0,32 kN/cm2, max, bois = 0,51 kN/cm2


40

CHAPITRE 5 : COMPLEMENTS SUR LA FLEXION COMPOSEE

1°) Flexion composée sans résistance à la traction.


Si, sous l'action d'un moment de flexion My et d'un effort normal de compression N, il
apparaît des contraintes de traction dans la section alors qu'elle n'y offre aucune résistance,
la zone tendue va se fissurer et les contraintes y disparaître. La loi correspondante (,)
peut être modélisée par deux droites à l'image de la figure 1.

e

fig.1

La section ainsi réduite peut encore transmettre les efforts grâce à un nouveau diagramme
de contraintes, agissant en compression seulement.

Ce diagramme ne peut plus s'obtenir par superposition comme précédemment. Pour le


déterminer, on procède de la façon suivante :

1. on remplace le moment de flexion My et l’effort normal par un effort normal N


excentré de la distance d telle My = N d
2. on exprime que la résultante R des contraintes a, au centre géométrique de la
section, le même effet que M et N.
En pratique, cette détermination est particulièrement complexe, nous nous limiterons au cas
particulier d’une section rectangulaire.
41

Cas particulier d’une section rectangulaire :

fig.2

La contrainte en un point P de coordonnées (yP,zP) s’écrit :

N My
σp   zP
A Iy
N 12 M y
σp   zP  σ N  σf
bh b h3

fig.3
42

(N désigne la contrainte engendrée par l’effort normal et f la contrainte engendrée par la
flexion My). La contrainte varie donc linéairement en fonction de la coordonnée z P. Comme
la coordonnée yP n’intervient pas dans le calcul de la contrainte normale, le raisonnement se
fera le long de la ligne AB (fig.4).

fig.4.
Dans la fig.4, les barres de modules dans l’expression de  signifie que l’on ne tient pas
compte des signes de N et de My. On remplace les contraintes f par des efforts normaux
équivalents Nf+ et Nf-:

1 bh
N f,   σ f, max   N f, 
2 2
Surface sur laquelle agit la contrainte

Tient compte de la distribution triangulaire de la contrainte

fig.5
Les lignes d’action des efforts Nf,+ et Nf- passent par les centres de gravité des triangles OA’A
et OB’B. On vérifie aisément que le couple formé par Nf,+ et Nf- est équivalent au moment de
flexion :
43

2h 2h 1 bh bh 2
My  N f,   σ f, max  σ f  w y σ f, max
3 3 2 2 6

Si le matériau n’offre aucune résistance à la traction, les contraintes se distribuent de la


manière suivante :

fig.6 a fig.6b

On note * cette nouvelle distribution des contraintes. Si nous remplaçons cette distribution
par un effort normal équivalent N*, celui-ci doit :

 être égal à N
My
 avoir sa ligne d’action située à une distance d de l’axe x telle que d 
N

Si *max désigne la contrainte maximale de compression, on doit vérifier que :

1 *
σ max c b  N
2

D’autre part, la ligne d’action de N* doit être située à une distance d de l’axe x :

h c h
d    c   3d  3
2 3 2

On en déduit que :
44

2N h 
σ *max  avec c  3   d 
cb 2 

La nouvelle distribution des contraintes est représentée à la fig.7.

fig.7

2°) Noyau central


Pour les matériaux dont la résistance à la traction est négligeable, il est intéressant de
trouver la région de la section droite dans laquelle l'effort normal de compression excentré
peut agir sans produire aucune contrainte de traction. Cette région s'appelle le noyau
central de la section. Il en résulte que la ligne de contrainte nulle ne coupe jamais cette
région, lui étant au plus tangente.

Application : recherche du noyau central d'une section rectangulaire


Considérons qu'une force de compression, dirigé suivant l'axe (-x) agit au point P de
coordonnées (yP,zP) avec, dans un premier temps, yP > 0 et zP > 0. Le point où la contrainte
de flexion strictement positive sera la plus grande est le point le plus éloigné du point P, soit
le point B (fig.8).
45

Pour déterminer la limite du noyau central, exprimons que la contrainte au point B, B est
nulle :

F M y z B M z yB
B     0
A Iy Iz

Remarquons que :

Mz = F yP et My = - F zP; zB = -h/2 et yB = -b/2

fig.8

F 12 F zP h 12 F yP b 1 6 zp 6 yp
B    3  3 0  2  2
bh bh 2 hb 2 bh bh hb

Nous obtenons l'équation d'une droite d1 d'équation :

6 z p 6 yp b   h
d1  1   passant par les points de coordonnées  ,0  et  0, 
h b 6   6

Cette droite d1 sépare la section en deux zones : si yP > b/6 ou zP > h/6 alors la contrainte en
B sera positive; elle sera nulle si P est sur la droite d1; elle sera négative si P est dans la zone
hachurée (fig. 3).
46

fig.9

En faisant le même raisonnement en considérant un point P de coordonnées y P <0 et zP > 0;


le point le plus éloigné de P est le point A, on obtient la droite d2.

Si le point P a des coordonnées yP > 0 et zP < 0; le point le plus éloigné est le point D, on
obtient la droite d3. Enfin si yP < 0 et zP < 0; le point le plus éloigné est le point C, on obtient
la droite d4 (fig.9). Les droites d1, d2, d3 et d4 délimitent une zone, c'est le noyau central
qui est un losange centré sur l'origine et dont les diagonales ont pour longueur b/3 et h/3.

On peut affirmer que le contour du noyau central est le lieu du centre de pression associé à
une ligne de contrainte nulle sur le contour de la section droite sans jamais la couper.

3°) Exercices
1. Un mur en béton non armé ( = 24 kN/m3) de 5 m de haut et 1,3 m de large retient
un massif de sable. La distribution des pressions du sable le long de la hauteur du
mur est linéaire et donnée par la droite AB. La poussée totale résultante est
horizontale et vaut 50 kN par mètre courant du mur. Dans la section CD du mur,
déterminer la répartition des contraintes normales en supposant que le béton (a)
résiste, (b) ne résiste pas à la traction
47

2. Déterminer le noyau central d'une section circulaire


3. Déterminer le noyau central d'une section annulaire
4. Déterminer le noyau central d'une section de HEA 500.
5. Déterminer le noyau central de la section suivante :

6. Trouver le noyau central d’une section droite en forme de triangle isocèle de base b
et de hauteur h.
48

7. Un petit barrage en béton est soumis à son poids propre ( = 24 kN/m3), à la poussée

hydrostatique et à une charge de 600 kN/m. Dans la base AB, déterminer le


diagramme des contraintes normales en supposant que :

a. le béton résiste à la traction


b. le béton ne résiste pas à la traction
Solutions

1. a) 175,85 kN/m² et -415,85 kN/m² b) -897,84 kN/m²


2. r/4

R r
2 2

3.
4R
4. losange de diagonales =36 et 7 cm
5. losange (diagonales de 1,198 m et 2,783 m)
49

6.

7.
a) 329 kN/m² et –881 kN/m²
b)–1366 kN/m²
50

CHAPITRE 6 : TENSEUR DES CONTRAINTES, TENSEUR DES


DEFORMATIONS ET CRITERES DE RESISTANCE.

1°) Introduction
A l'aide d'un plan de coupe , isolons un fragment (1) d'un solide S (fig.1). Dans la face de

coupe, on désigne par dA un élément d'aire, appelé facette, et on note n sa normale


extérieure (vecteur unitaire conventionnellement positif). L'interaction entre la matière du
fragment (1) et celle du fragment (2) se manifeste par l'apparition de forces internes
s'exerçant à travers l'ensemble des facettes dA composant la coupe.

fig.1

2°) Contrainte normale et tangentielle


La nature des forces internes, transmises à travers une coupe par l'un des fragments sur
l'autre, est définie par le concept suivant :

Principe des contraintes d'Euler et Cauchy : il existe sur toute surface de coupe un champ de
vecteurs contraintes de nature semblable aux tractions de surface, tel que l'ensemble des
51

forces élémentaires internes t dA assure la transmission globale des forces s'exerçant d'un
fragment à l'autre.

Les composantes de t sur n , la normale à dA, et sur un plan qui lui est perpendiculaire (plan

de dA ou plan de coupe), sont dites contrainte normale ( σ ) et contrainte tangentielle ( τ )


(fig. 2).

Le vecteur contrainte t varie d'un point à l'autre du solide : l'ensemble des vecteurs
contraintes caractérise l’état de contrainte (de la coupe, du solide...) et forme le champ des
contraintes. En un point P donné, le vecteur contrainte varie également avec l'orientation de

la facette dA ou, ce qui est équivalent, avec l'orientation de n . Par conséquent, l'état de
contrainte en un point P d'un solide n'est pas défini par un seul vecteur contrainte. De plus,
cet état doit être invariant (c’est-à-dire indépendant du repère choisi). L'état de contrainte
n'est donc pas une grandeur vectorielle, mais d'un niveau supérieur (on parle de tenseur).

fig. 2

En particulier, nous choisissons un repère Pxyz, centré en P, l’axe x dirigé suivant la normale

extérieure n , les axes y et z situé dans le plan de coupe et orientés de manière à définir un
repère direct. Nous ajoutons à la contrainte  l’indice x pour signifier que la coupe est
52

perpendiculaire à notre axe x de référence ; dans le plan de coupe, nous projetons le vecteur

contrainte tangentielle τ sur les axes y et z et définissons ainsi xy et xz. (fig.3)

Remarque : notations

i est la contrainte normale en un point si le plan de coupe est perpendiculaire à l’axe i.

ij est la composante de la contrainte tangentielle projetée sur l’axe j (deuxième indice), le
plan de coupe étant perpendiculaire à l’axe i.

fig.3

3°) Tenseur des contraintes


Comment trouver au point P d’un solide, la contrainte t (de composantes tx,ty et tz) agissant

sur une facette d’orientation quelconque et définie par le vecteur n de composantes (,,)
par rapport au repère Pxyz ? Pour répondre à cette question, Cauchy a eu l’idée d’écarter
légèrement la facette de P d’une quantité dh, afin de créer un tétraèdre élémentaire PABC
auquel il a appliqué les lois d’équilibre. Il a fait tendre ensuite dh vers zéro.
53

fig.4

En considérant les contraintes agissant sur les 4 faces du tétraèdre et en négligeant les
forces de volume, nous pouvons exprimer l’équilibre du tétraèdre PABC (fig.6)

Le tableau (fig.5) reprend, pour chaque face de ce tétraèdre, la valeur des surfaces et les
composantes des vecteurs normaux.

Facette Vecteur normal Aire

ABC (,,) dS

BPC (-1, 0 , 0) dSx =  dS

APC (0,-1,0) dSy =  dS

APB (0,0,-1) dSz =  dS

fig.5
54

fig.6

Exprimons l’équilibre de translation suivant l’axe x :

F 0  t
x x dS  σ x dS x  τ yx dS y  τ zx dSz

En divisant ensuite par dS :

0  t x  σ x α  τ yx β  τzx γ  t x  σ x α  τ yx β  τzx γ

En exprimant les équilibres de translation suivant les axes y et z, on obtient de même :

t y  τ xy α  σ y β  τzy γ et t z  τ xz α  τ yz β  σz γ

Ces 3 relations peuvent se mettre sous forme matricielle :

 t x   σx τ yx τ zx   α 
    
 t y    τ xy σy 
τ zy   β  ou bien t  T n  (1)
t  τ τ yz σ z   γ 
 z   xz

 σx τ yx τ zx 
 
La matrice [T] =  τ xy σy τ zy  est baptisée tenseur des contraintes.
τ τ yz σ z 
 xz
55

En exprimant l’équilibre d’une « brique élémentaire », l’élasticité permet d’établir que ce


tenseur est symétrique, autrement dit que ij = ji. Finalement, le tenseur des contraintes est
connu en un point si l’on connaît 6 composantes : x, y, z, xy, xz et yz. Ce caractère
symétrique est connu sous le nom de principe de réciprocité des contraintes tangentielles :

Sur deux facettes orthogonales, les composantes des contraintes tangentielles


perpendiculaires à l’arête commune sont égales et simultanément dirigées vers cette arête
ou opposées à celle-ci.

fig.7

4°) Contraintes et directions principales


En un point P, il existe trois facettes perpendiculaires entre elles pour lesquelles les

contraintes t sont strictement normales. Pour ces facettes, le vecteur contrainte est alors

parallèle au vecteur normal et les contraintes tangentielles sont nulles. Si 1, 2 et 3


représentent les normales à ces trois facettes, et si l’on représente le tenseur dans le repère
O123, la matrice du tenseur des contraintes [T] se réduit à sa diagonale principale.

 σ1 0 0
 
[T]   0 σ 2 0
0 0 σ 3 

56

Pour déterminer les contraintes principales du tenseur [T], il suffit de rechercher les valeurs
propres (1,2,3) ; les vecteurs propres normés sont perpendiculaires à ces trois facettes
principales. Les indices sont distribués de telle sorte que 1  2  3.

Pour rappel, la détermination des valeurs propres de la matrice T, s’obtient en exprimant


que le déterminant suivant est nul :

σx − λ τ xy τ xz
τ xy σy − λ τ yz = 0 (2)
τ xz τ yz σz − λ

En algèbre, on peut démontrer que les valeurs propres d’une matrice symétrique d’ordre n
sont toujours réelles et que si les vecteurs sont exprimés dans une base orthonormée, les
vecteurs propres sont orthogonaux deux à deux.

5°) Etat plan de contrainte et cercle de Mohr

5.1) Etat plan de contrainte.


Un état plan de contrainte est un cas particulier de sollicitations où les contraintes sont situées
dans un plan. Dans ce cas, nous considérons que les contraintes sont toutes situées dans le
plan xy, et n'ont donc pas de composante suivant l'axe z (z = xz =yz= 0). Les contraintes
principales sont notées σ1 et σ2. (σ3 =0). L'exemple classique d'état plan de contrainte est celui
d'une plaque mince sollicitée dans son plan. (fig. 8).

z Plans de coupe

p(kN/m)

x y

fig.8
57

Dans le cas d’un état plan de contrainte, le plan de coupe est toujours parallèle à l’axe z et
les différentes facettes tournent autour de l’axe z.

A la surface libre (non chargée) d’un solide, l’état de contrainte est localement plan, dans le
plan tangent à la surface.

Un autre exemple (fig. 9) est celui d’une poutre console, sollicitée dans son plan xz. La
dimension AB de la section est suffisamment faible pour que l’on puisse affirmer que les

vecteurs contraintes t sont parallèles aux faces AA’CC’ et BB’DD’ du solide.

Pour trouver les contraintes principales 1 et 2, on exprime que le déterminant suivant est
nul :

σx  λ τ xy
 0  λ 2  λ (σ x  σ y )  (σ x σ y  τ 2xy ) (3)
τ xy σy  λ

C D

p (kN/m)
C' P 1

P 2

A B
z

x
A' B'

fig.9

Les racines de cette équation du second degré donne les deux contraintes principales :
58

σ1  σ x  σ y  σ  σy 
2

   x   τ 2xy (4)
σ2  2  2 

Pour trouver la direction principale n1 (de composantes n1x,n1y), nous recherchons les
vecteurs propres :

σx  σ1 n1x  τ xy n1y  0

n1y σ1  σ x
D’où  tg α1  (5)
n1x τ xy

La deuxième direction principale est perpendiculaire à la première.

fig. 10

5.2) Cercle de Mohr


Supposons connues les facettes et contraintes principales d’un état plan de contrainte. On

désire trouver les composantes  et  du vecteur contrainte t agissant sur une facette
59

quelconque. Prenons les axes principaux (x1 et x2) comme référence. La facette est repérée
par l’angle  de sa normale avec x1, angle qui se retrouve d’ailleurs entre les facettes
correspondantes (angle OBA) (fig.11)

fig.11

Soit ensuite (x’, y’) des axes locaux attachés à la facette, obtenus par une rotation d'angle 
à partir des axes (x1,x2). Ces axes permettent de fixer les sens positifs de  et .

Le tenseur contrainte dans les axes (x’, y’) s'obtient à partir du tenseur contrainte dans les
axes (x1,x2) par une relation de changement de base (voir cours d’algèbre). Si [T]x1,x2
désigne le tenseur des contraintes dans les axes (x1,x2) et [C] la matrice de changement de
base de (x1,x2) vers (x’,y’), on peut écrire que :

sin α   1 0   cos α - sin α 


Tx'y'  CTx1,x 2 t C 
cos α
     (6)
 - sin α cos α   0  2   sin α cos α 

 σ x' τ y'x'   cos α sin α   σ1 cos α - σ1 sin α 


Tx'y'     
 τ x'y' σ y'   - sin α cos α   σ 2 sin α σ 2 cos α 
 σ1 cos2 α  σ 2 sin 2 α - σ1 sin α cos α  σ 2 sin α cos α 
  

 - σ1 sin α cos α  σ 2 sin α cos α σ1 sin 2
α  σ 2 cos2
α 

σ  σ x'  σ1 cos 2 α  σ 2 sin 2 α


Finalement, (7)
τ  τ x'y'  (σ 2  σ1 ) sin α cosα
60

Ces formules sont les équations paramétriques d’une courbe plane f(,) = 0 , dont on obtient
l’équation cartésienne en éliminant le paramètre .

En utilisant les relations trigonométriques suivantes :

1 + cos 2 α 1 − cos 2 α
cos 2 α = , sin 2 α = , sin 2α = 2 cos α sin α
2 2

les équations (7) s’écrivent :

σ1 + σ 2 σ1 − σ 2
σ= + cos 2 α
2 2
(8)
σ −σ
τ = 2 1 sin2 α
2

En posant a = (1 + 2)/2 et r =(1 - 2)/2,

σ = a + r cos 2 α
(9)
− τ = r sin2 α

En additionnant ces deux égalités après les avoir élevées au carré, on obtient

(σ − a)2 + τ 2 = r 2 (10)

Dans un système d’axes (,-) ou dans un système (,) indirect, cette équation est celle d’un
cercle de centre a et de rayon r, centré sur l’axe des  à l’abscisse a.

Ce cercle, dit cercle de Mohr, permet une représentation graphique très expressive de l’état
de contrainte. On observe que :

• Les coordonnées d’un point quelconque C du cercle sont la contrainte normale et la


contrainte tangentielle agissant sur la facette dont l’orientation est fixée par l’angle 2
du rayon MC
• Deux facettes perpendiculaires sont données par deux points diamétralement opposés
• Le cercle coupe l’axe des abscisses aux points A et B donnant les contraintes principales
( = 0).
La contrainte tangentielle maximale est donnée par le rayon du cercle :
61

σ1  σ 2
τ max, plan  
2

fig.12 : cercle de Mohr (contraintes principales connues)

et se produit sur des facettes, dites facettes de glissement, inclinées à 45° et - 45° sur les
facettes principales, c'est-à-dire selon les bissectrices des axes principaux. La contrainte
normale correspondante vaut (1+2)/2.

But, convention et construction du cercle

Le but premier du cercle de Mohr est la représentation des composantes , du vecteur
contrainte agissant sur une facette quelconque. La convention est la suivante :

•  positif en traction,

•  positif déduit par +/2,


62

Le cercle étant centré sur l'axe , deux points suffisent pour le définir, par exemple deux
couples (a, a) et (b,b) sur deux facettes a et b quelconques. Si ces facettes sont
perpendiculaires, ces couples sont, avec la convention facette, (x, xy) et (y,-xy).

fig.13

Construction du cercle de Mohr à partir des composantes x, y et xy.

fig.14
63

Supposons connu l'état plan de contrainte en un point O d'un solide, donné par les
composantes x, y et xy agissant sur deux facettes orthogonales (fig. 14). On désire trouver
les contraintes et facettes principales, ainsi que les contraintes (,) agissant sur une facette
quelconque repérée par l'angle .

Remarque : pour respecter le principe de réciprocité des contraintes tangentielles, nous


avons représenté sur la figure 14 yx positif dans le repère xy mais yx doit être négatif si nous
respectons nos conventions définies préalablement pour le cercle de Mohr (puisque yx est
obtenu par une rotation de /2 comptée négativement à partir de y). Voici donc l’ambiguïté
principale du cercle de Mohr : si nous respectons la convention  positif obtenu par une
rotation de /2 de , le principe de réciprocité des contraintes tangentielles s’écrit :

xy = - xy

La construction de ce cercle est réalisée de la manière suivante (figure 15 – page suivante) :

1°) Dans l'abaque (,), construire le point X de coordonnées (x, xy)

2°) Construire ensuite le point Y de coordonnées (y,- xy)

3°) L'intersection du segment XY avec l'axe des  (point C) est le centre du cercle de Mohr

4°) Le rayon du cercle de Mohr a pour grandeur la dimension du segment CX.

5°) L'intersection du cercle avec l'axe des  donne les points D et E, représentatifs des
contraintes principales 1 et 2.

6°) Pour déterminer l'orientation des facettes principales sur lesquelles agissent 1 et 2,
nous pouvons construire le point de rayonnement R en traçant une droite parallèle à l'axe y
à partir de X (le point X est représentatif de  = x, et donc d'une facette parallèle à l'axe y).
L'intersection de cette droite avec le cercle donne le point de rayonnement. Les segments
RD et RE donnent les orientations des facettes principales. (En géométrie, l’angle inscrit est
égal à la moitié de l’angle au centre interceptant le même arc).

7°) En traçant à partir du point R, la parallèle à la facette AB, nous déterminons le point P
représentatif de la facette AB et de coordonnées (,).
64

fig.15

5 .3) Etats plans particuliers


Si 1 et 2 sont des contraintes de compression, le cercle de Mohr est entièrement situé à
gauche de l’axe des  (fig 16a). Ce cas est idéal pour les matériaux qui résistent mal à la
traction (pierre, béton, etc, …). Si 1 est une traction et 2 une compression, le cercle est à
cheval sur l’axe des , il y a deux facettes (points E et F) pour lesquelles = 0 (fig 16b). On a
un état de traction pure si 1 =  et 2 = 0 (fig 16 c) et de compression pure si 2 =  < 0 et 1
65

= 0 (fig 2.16 d). On a un état de contrainte sphérique si 2 = 1 = , le cercle se réduit à un


point et toutes les facettes sont soumises à la seule contrainte purement normale .

fig.16

Enfin, si les contraintes principales sont égales et de signe contraire, soit 1 =  et 2 = - , le


cercle est centré à l’origine des axes et on a un état de cisaillement pur. Sur les facettes de
glissement, inclinées de 45° sur les directions principales (points E et F), les contraintes
normales sont nulles et les contraintes tangentielles valent :

τσ
66



E

 
   

 
F

fig.17

6°) Tricercle de Mohr


Dans un état de contrainte tridimensionnel, en un point O d’un solide, prenons les axes
principaux comme axes de coordonnées (fig.18). Les facettes des plans des coordonnées
sont soumises aux contraintes principales 1, 2 et 3. Considérons d’abord les facettes
contenant l’axe x3. Elles sont sous l'influence des contraintes principales 1 et 2
uniquement, donc en état plan, caractérisé par le cercle de Mohr de diamètre AB (fig. 18b).
De même, toute facette contenant l'axe x2 (ou x1) est représentée par le cercle de diamètre
AC (ou BC). L'ensemble de ces trois cercles s'appelle le tricercle de Mohr.

fig. 18
67

On peut alors démontrer que les composantes  et  du vecteur contrainte agissant sur une
facette d'inclinaison quelconque sont les coordonnées d'un point D situé dans l'aire
hachurée du tricercle (fig. 18b).

On en déduit aussi que la contrainte tangentielle maximale est représentée par le rayon du
plus grand des trois cercles, soit

1   3
 max  
2

Elle agit sur les facettes contenant l'axe x2 et bissectrices des axes x1 et x3.

x2

2
= 80 N/mm² x3
x3 1 1 x1
1 1
= 120 N/mm² x 1
Facette sur
2 laquelle agit max


3 2 1
120

80


max 60 N/mm²

fig.19

REMARQUE : L’état plan correspond au cas où l’une des contraintes principales est nulle.
Toutefois, cette contrainte peut avoir une influence sur la valeur de la contrainte
tangentielle maximale. Dans une tôle soumise par exemple à 1 = 120 N/mm2 et 2 = 80
68

N/mm2 (fig. 19), l’état plan correspondant est donné par le cercle de diamètre AB où la
σ1  σ 2
contrainte tangentielle maximale vaut : τ max, plan   20 N/mm 2
2

Mais pour une facette quelconque, il faut faire appel au tricercle. On voit alors que la
facette d’axe xI inclinée de 45° sur le plan de la tôle supporte la plus grande contrainte
σ1
tangentielle : τ max   60 N/mm 2
2

trois fois plus grande que max,plan. C’est un point à retenir quand on étudie un état plan de
contrainte, car la contrainte tangentielle maximale peut jouer un rôle important dans la
résultante ultime des matériaux.

7°) Tenseurs des déformations


Le tenseur des déformations qui a la même nature mathématique que le tenseur des
contraintes (9 termes constituant une matrice symétrique 3x3, 6 termes distincts, même
comportement vis-à-vis d'une rotation du repère Oxyz) est censé décrire la variation de forme
d'un milieu continu. Son interprétation physique est plus difficile à traduire intuitivement que
celle du tenseur des contraintes.

7.1) Déplacement et déformation

fig.20

Soit un point M d’un solide S repéré dans le repère Oxyz par ses coordonnées M(x,y,z). Le solide
se déplace sous l’action de sollicitations mécaniques et le point M vient en M’ tel que le vecteur
déplacement soit :
69

 u(x, y, z) 
 
MM' : v(x, y, z) 
 w(x, y, z) 
 

Soit un point N voisin de M repéré par ses coordonnées N(x + dx,y+ dy,z + dz), les termes dx,
dy et dz étant petits. En considérant les propriétés continues de la matière, ce point N vient
se positionner sous le chargement en N'.

Le vecteur déplacement NN' a alors pour composantes (u + du, v + dv, w + dw) avec du, dv
et dw les petites variations de u, v et w tels que :

u u u
du  dx  dy  dz
x y z
v v v
dv  dx  dy  dz
x y z
w w w
dw  dx  dy  dz
x y z

Notons que pour respecter la petitesse des termes du, dv et dw par rapport à u, v et w, les
dérivées partielles de ces dernières doivent rester petites.

Pour faciliter le développement du vecteur déplacement NN' , introduisons une matrice N :

 u u u 
 
 x y z 
 v v v 
N 
x y z 
 
 w w w 
 x y z 

Le vecteur NN' a alors pour composantes :

 u  du   u   dx 
     
NN': v  dv    v   N dy 
 w  dw   w   dz 
     

Décomposons cette matrice [N] en une somme de 2 matrices : [R] + [C] avec
70

[R] matrice antisymétrique =


1
2
N  t N 

[C] matrice symétrique =


1
2

N  t N 
Posons d’autre part :

u 1  v u  1  w v 
εx  ε xy  ε yx     ω x    
x 2  x y  2  y z 
v
εy  1  w v  1  u w 
y ε yz  ε zy     ωy    
2  y z  2  z x 
w
εz  1  w u  1  v u 
z ε xz  ε xz     ω z    
2  x z  2  x y 

On obtient alors les matrices suivantes :

 εx ε yx ε zx   0 - ωz ωy 
   
C  ε xy ε y ε zy  et R   ωz 0 - ωx 
ε ε yz ε z  - ω ωx 0 
 xz  y

Nous obtenons finalement le vecteur NN' suivant :

 u  du   u   dx   dx 
       
NN': v  dv    v   R  dy   C dy 
 w  dw   w   dz   dz 
       

Examinons successivement chacun des 3 termes de cette égalité.

 u  du   u 
   
1°) NN': v  dv    v  . Ce terme met en évidence une translation.
 w  dw   w 
   
71

fig.21

 dx   0 - ωz ωy   dx   ω y dz  ωz dy  u x uy uz
       
2°) NN': R  dy    ωz 0 - ωx   dy    ωz dx  ω x dz   ω x ωy ωz  ω Λ MN
 dz   - ω ωx 0   dz   ω dy  ω dx  dx
   y    x y  dy dz

fig.22

Ce deuxième terme correspond à une rotation d’angle  = ω autour de l’axe porté par le

vecteur ω .

 dx   ε x ε yx ε zx   dx 
    
3°) NN': C dy    ε xy ε y ε zy   dy 
 dz   ε ε yz ε z   dz 
   xz

Ce troisième terme traduit la déformation proprement dite du solide : nous l’appellerons


déformation pure.
72

7.2) Matrice des déformations pures ou tenseur des déformations.


Pour analyser ce tenseur, considérons un trièdre élémentaire MPQR d’origine M, point où l’on
désire analyser le changement de forme de la matière. (figure 23)

Interprétation de x.

Considérons une matrice [C] dont tous les termes sont nuls sauf x. Regardons le
comportement du point P, situé à la distance dx de M sur l’axe x avant déformation ; après
déformation le point P vient en P’, situé à la distance dx’ du point M.

fig.23

 εx 0 0   dx 
  
PP'  CMP   0 0 0 0 
0 0 0   0 

En raisonnant sur les normes de ces vecteurs (ce qui revient à écrire l’équation précédente
sans flèche)

PP' MP'  MP dx'  dx


PP' ε x dx  ε x MP soit ε x   
MP MP dx
73

x représente donc la dilation linéaire d’un élément aligné initialement suivant l’axe x. On peut
établir de même que :

QQ' MQ'  MQ dy'  dy


QQ'  ε y dy  ε y MQ soit ε y   
MQ MQ dy
RR' MR'  MR dz'  dz
RR'  ε z dz  ε z MR soit ε z   
MR MR dz

Interprétation de xy.

Considérons une matrice [C] dont tous les termes sont nuls sauf xy = yx. Soit un point P voisin
du point M et situé à une distance dx sur l’axe x. Soit un point Q voisin de M et situé à la
distance dy l’axe y. Les vecteurs déplacements de P et de Q s’expriment par :

 0 ε yx 0   dx   0 
    
PP'  CMP   ε xy 0 0   0    ε xy dx 
 0 0   0   0 
 0
 0 ε yx 0   0   ε yx dy 
    
QQ'  CMQ   ε xy 0 0   dy    0 
 0 0   0   0 
 0

fig.24

Le point P se déplace de xy dx suivant l’axe y pour venir en P’.

Le point Q se déplace de yx dy suivant l’axe y pour venir en Q’.


74

Désignons par  l’angle formé par MP et MP’. Comme  est petit, nous pouvons assimiler
l’angle  à sa tangente :

PP' ε xy dx
tg α    ε xy  α
MP dx

π
Comme xy= yx , nous constatons que l’angle QMP qui valait initialement vaut alors
2
π π π
 2 α   2 ε xy   γ xy . γxy représente la variation angulaire de l’angle QMP initialement
2 2 2
droit.

1
ε xy  γ xy .
2

En généralisant, les angles γxy, γyz, γxz représentent les variations angulaires des angles xy, yz et
xz, initialement droits.

1
ε xy  γ xy
2
1
ε yz  γ yz
2
1
ε xz  γ xz
2

8°) Etat plan de déformation et cercle de Mohr


Comme pour le tenseur des contraintes, il était possible de définir un état plan de contrainte
(z = xz = yz = 0); il est possible de définir un état plan de déformation où z = xz = yz = 0.
Attention cependant, un état plan de contrainte n'entraîne pas nécessairement un état
plan de déformation et inversément. Ainsi, une contrainte x dans la direction x entraîne
non seulement l'allongement x mais aussi les contractions y = -  x et z = -  x. A l'inverse
une déformation plane x exige une contrainte x qui entraîne à son tour des contractions y
et z. Pour obtenir z = 0 et un état de déformation plane, il sera nécessaire d'appliquer une
contrainte z supplémentaire pour annuler les effets de x sur z . A noter que les
glissements et les contraintes de cisaillements ne sont pas affectées par le coefficient de
Poisson et xz = xy = 0 implique xz = yz = 0. Un exemple typique de déformations planes est
celui d'un mur de retenue, qui peut être étudié en faisant une coupe transversale du mur et
en supposant les déformations normales au plan de coupe nulle.
75

fig. 25

Dans le cas des déformations planes, il également possible de définir les déformations
principales 1 et 2 correspondant aux deux directions principales pour lesquelles la
déformation angulaire 12 = 0. Ces déformations principales peuvent être déterminées par le
tracé du cercle de Mohr des déformations, qui a pour centre :

x   y
2

et pour rayon :

 x  y    xy 
2 2

    
 2   2 

fig.26
76

9°) Relations entre tenseur des contraintes et tenseur des déformations


Si E désigne le module d'Young , G le module de glissement (ou module d'élasticité en
torsion),  le coefficient de Poisson, dans le cas d'un matériau linéaire (dans le domaine des
petites déformations), élastique (réversible) et isotrope (mêmes propriétés dans toutes les
directions), les relations entre les termes des deux tenseurs s'écrivent (lois de Hooke
généralisées):

En exprimant les contraintes à partir des déformations :

σx 
E
(1- ν) ε x  ν ε y  ε z 
(1  ν) 1- 2 ν 

σy 
E
(1- ν) ε y  ν ε x  ε z 
(1  ν) 1- 2 ν 

σz 
E
(1- ν) ε z  ν ε x  ε y 
(1  ν) 1- 2 ν 
τ xy  G γ xy
τ xz  G γ xz
τ yz  G γ yz

En exprimant les déformations à partir des contraintes :

εx 
1
σ x  ν σ y  σ z 
E
ε y  σ y  ν σ x  σ z 
1
E
ε z  σ z  ν σ x  σ y 
1
E
τ τ τ
γ xy  xy , γ xy  xz , γ xy  yz
G G G

G, E et  sont liés par la relation suivante :

E
G 
2 (1  ν)

Dans le cas particulier d’un état plan de contrainte, on considère que les directions
principales des contraintes sont aussi celles des déformations. Les relations s’écrivent
alors :
77

ε1 
1
σ1  ν σ 2 
E
ε 2  σ 2  ν σ 1 
1
E
ou
E
σ1  (ε 1  ν ε 2 )
1 ν2
E
σ2  (ε 2  ν ε 1 )
1 ν2

10°) Mesures expérimentales des déformations.


La mesure des déformations est particulièrement simple à réaliser. Plusieurs techniques ont
été développées dans ce but. L'une d'elles se base sur le fait que la résistance électrique
d'un fil soumis à une déformation normale (conséquence d'une traction ou compression)
varie, parce que la section droite du fil change suite au coefficient de Poisson.

La jauge électrique de déformation est constituée d'un fil très fin (alliage Cr-Ni) plié en zigzag
et collé sur une feuille support très mince, ou d'un circuit imprimé ou photographié
identique. L'axe des fils est placé dans la direction de la dilatation à mesurer.

La mesure des dilatations se fait le plus souvent à la surface libre d'un solide (cette surface
est en état plan de contrainte), beaucoup plus rarement à l'intérieur de la matière (jauge
noyée dans la masse). La jauge est collée sur la surface sur laquelle on désire mesurer les
dilatations. Sil les directions principales sont connues, on peut employer une jauge à double
circuit (fig. 27 c, d et e). Si tel n'est pas le cas, et puisque l'état plan dépend de trois
paramètres, on utilise une rosette, jauge à trois circuits (fig. 27 f et g).
78

fig.27 : jauges de déformations diverses

Appelons 1, 2 et 3 les directions des trois jauges d'une rosette par rapport à des axes (x,y)
(fig. 28). Pour résoudre l'état plan ainsi mesuré, c'est-à-dire défini par trois dilatations dans
trois directions différentes, on écrit le système suivant :

ε α1  ε x cos 2 α1  ε y sin 2 α1  γ xy sin α1 cos α1


ε α2  ε x cos 2 α 2  ε y sin 2 α 2  γ xy sin α 2 cos α 2
ε α3  ε x cos 2 α3  ε y sin 2 α3  γ xy sin α3 cos α3

La résolution de ce système donne x, y et xy.

fig.28
79

11°) Critères de résistance

11.1) Critère de Tresca


Lorsqu’on effectue un essai de traction uniaxiale sur un matériau ductile, on constate que la
plastification devient sensible lorsque la contrainte dans l’éprouvette atteint et dépasse la
limite d’élasticité (e ou éventuellement p). Par contre, quand les matériaux ductiles mis
en œuvre dans les éléments de construction sont le siège d’états bi- ou tridimensionnels de
contrainte, on peut se demander quelles sont les combinaisons des contraintes (x, y, z,
xy, xz, yz) en un point qui provoquent les premières déformations permanentes en ce point,
c’est-à-dire la plastification locale du matériau ductile.

Tresca a émis l’hypothèse (1864) que les premières déformations plastiques sensibles se
produisent par glissement relatif des couches d’atomes l’une sur l’autre et que ces
déformations apparaissent lorsque la contrainte tangentielle maximale atteint une valeur
déterminée :

1  3
max  C
2

quelque soit le tenseur contrainte envisagé.

fig.29
80

Dans le cas d’un essai de traction (figure 29), 1 =  et 2 = 3 = 0, de sorte que max = /2.
Les déformations plastiques commencent au moment où la contrainte de traction  atteint
e ; dans ce cas, on doit poser max = e/2 et la condition de glissement plastique de Tresca
s'écrit :

  1  3  e
*

La quantité * est appelée contrainte de comparaison; ce n'est pas une contrainte qui se
produit réellement dans le matériau, mais seulement une grandeur commode pour évaluer
le danger de plastification. On remarque que le critère de plastification de Tresca ne dépend
pas de la valeur de la contrainte principale intermédiaire 2.

Applications

1. Traction pure
Dans une pièce soumise à la seule traction de contrainte , on a 1 = , 2 = 3 = 0 et
on trouve  * =  (fig. 29)

2. cisaillement pur
Dans l'état de cisaillement pur caractérisé par 1 =  = , 2 = 0 et 3 = -  = -
(fig.30), on obtient * = 2; la plastification commence donc lorsque  atteint une
valeur e égale à la moitié de e.

fig.30
81

3. état plan de contrainte


Dans l'état plan de contrainte défini par les composantes x, y et xy du tenseur
contrainte, on trouve que * est égal au diamètre du cercle de Mohr :

σ*  σ x  σ y   4 τ 2xy  σ e avec σ x  | σ e | et σ y  | σ e |
2



y
(x ,xy) y
 yx
2xy x -  y x
  xy x

(y ,yx)

fig. 31

4. poutres à plan moyen


L'étude de répartition des contraintes normales et tangentielles dans les poutres
conduit à l'état de contrainte y = 0 qui est un état plan dégénéré. Le critère s'écrit
alors :

σ *  σ 2x  4 τ 2xy   σ e

fig.32
82

Représentation graphique

Le critère de Tresca peut faire l'objet de la représentation graphique suivante. Si l'on


abandonne la convention 1 > 2 > 3, le critère de Tresca peut s'écrire sous l'une des trois
formes :

1 - 2 = e 2 - 3 = e 1 - 3 = e

Dans le système d'axes (1, 2, 3), ces équations sont celles de six plans formant une prisme
hexagonal régulier dont l'axe est la trisectrice des 1, 2, 3 (fig. 33). Les points (1, 2, 3)
situés à l'intérieur de ce prisme correspondent donc à un état élastique; ceux situés sur la
surface du prisme correspondent à un état plastique et ceux situés à l'extérieur du prisme
sont physiquement inadmissibles, puisqu'on doit avoir * <e. (voir fig. 33).

11.2) Critère de Von Mises


En 1913, le professeur autrichien a proposé de substituer au prisme hexagonal de Tresca le
cylindre qui lui est circonscrit, afin d'obtenir un critère qui s'exprime pour une seule
équation. L'équation de ce cylindre est :

1  2 2  2  3 2  3  1 2  2 e

fig.33
83

En faisant apparaître une contrainte de comparaison *, le critère de plastification de Von


Mises s'écrit :

1
 
*
1  2 2  2  3 2  3  1 2  e
2

Dans ce critère, la contrainte principale intermédiaire 2 joue un rôle; ce qui n'était pas le
cas dans le critère de Tresca.

Applications

1. cisaillement pur
On trouve que la plastification débute lorsque  atteint la valeur :

e
  e   0.577 é
3

Le critère de Von Mises postule donc que la limite d'élasticité en cisaillement pur est
égale à 57,7% de la limite d'élasticité en traction.

2. état plan de contrainte


Le critère de Von Mises s'écrit :

  x  y  x y  3 xy  e
* 2 2 2

3. poutres à plan moyen


L'étude de répartition des contraintes normales et tangentielles dans les poutres
conduit à l'état de contrainte y = 0 qui est un état plan dégénéré. Le critère s'écrit
alors :

σ *  σ 2x  3 τ 2xy  σ e

Remarque

Le critère de Von Mises a reçu diverses interprétations physiques et théoriques qui l'on fait
connaître sous d'autres dénominations : critère de la contrainte tangentielle octaédrale, de
l'énergie de distorsion maximale, etc…
84

Comparaison des critères de Tresca et Von Mises

La représentation graphique des critères de Tresca et Von Mises permet de les comparer
facilement : dans le système d'axes (1, 2, 3), leurs équations sont celles d'un prisme
hexagonal et du cylindre circonscrit (fig. 33).

Si l'une des contraintes principales est nulle, par exemple 2 = 0, on a un état plan de
contrainte dont la figure est l'intersection du plan 2 = 0 avec le cylindre et le prisme Aux
points A à F, les deux critères coïncident : en A et D, on 1 = 3 = e; en B et E, on a 1 = 0 et
3 = e ; en C et F, on a 3 = 0 et 1 = e . On vérifie facilement que, de manière
générale, les critères de Tresca et Von Mises coïncident lorsque deux des contraintes
principales sont égales (arêtes du prisme).

fig.34

Par contre, c'est au milieu de AB, BC, ..., FA que leur différence est la plus grande (de façon
générale, quand l'une des contraintes principales vaut la moyenne des deux autres). En
particulier, aux points G et H du cas plan (fig. 34), on a 1 = -3: ce sont des états de
cisaillement pur pour lesquels

• selon Tresca 1 = - 3 =  = 0,5 e


85

• selon von Mises 1 = - 3 =  = 0,577 e

et la différence relative vaut (0,577 - 0,5)/0,5 = 15,5 %.

En conclusion, l'écart entre les critères de Tresca et Von Mises est maximal en cisaillement
pur.

La fig.35 montre l'excellent accord du critère de von Mises avec l'expérience. C'est donc
celui-ci que l'ingénieur, soucieux d'économiser du métal, utilisera.

fig.35 : confrontation expérimentale

11. 3) Critère de résistance des matériaux raides


En première approximation, on pourrait admettre que les matériaux raides se rompent quand la
plus grande contrainte principale de traction (positive) 1 atteint une valeur déterminée, égale à
la résistance ultime t déterminée par un essai de traction.

Un tel critère est insuffisant, car il ne donne aucun renseignement lorsque le matériau
travaille en compression, ce qui est généralement le cas des matériaux raides.

De plus, ces matériaux ont souvent des résistances très différentes en traction et compression ; leur
critère de rupture ne saurait donc être symétrique, comme le sont par exemple ceux de
plastification des métaux.
86

11.4) Critère de la courbe intrinsèque


Lors d'essais de compression sur prismes de grès, Coulomb (1773) observa une rupture par
glissement selon un plan oblique CM (fig. 36). Il suggéra que la rupture de la matière se
produit- de manière générale - par glissement selon un certain plan, où les contraintes  et 
prennent des valeurs liées par une loi linéaire.

fig. 36 expérience de coulomb

Ce critère a reçu une généralisation importante de la part de Mohr et tient en trois points :

 La théorie de Mohr s'applique à la fois aux premières déformations plastiques des


matériaux ductiles et à la rupture des matériaux raides ; pour la commodité, on désigne dans
ce paragraphe par le vocable ruine l'un ou l'autre de ces phénomènes.
 Mohr suppose que la ruine apparaît sur une facette lorsque la contrainte tangentielle y
atteint une certaine valeur limite dépendant de la contrainte normale existant sur cette
même facette, soit
 = f ()

Il ne fait aucune hypothèse quant à la forme de cette fonction ; dans le système d'axes (, ),
cette équation représente une courbe, appelée courbe intrinsèque du matériau (elle est
évidemment symétrique par rapport à l'axe des , puisque le signe de  est sans effet).

 Or cette courbe ne peut être coupée à aucun endroit par un des grands cercles de Mohr
à la ruine, représentant l'état de contrainte tridimensionnel du matériau à l'instant de la
ruine.
On en conclut que la courbe intrinsèque doit être l'enveloppe de tous les grands cercles de Mohr à la
ruine. Puisque ces grands cercles ont comme diamètre la différence (1 - 3) des contraintes
principales extrêmes, la courbe intrinsèque a pour équation :
87

f (1, 3) = 0.

Pour construire une courbe intrinsèque, il suffit de tracer une série de grands cercles de
Mohr à la ruine. Souvent, on trace les trois cercles résultant des essais de traction u+,
compression u-et cisaillement u pur par torsion (fig. 37 u = à la ruine). Pour certains
matériaux, l'approximation de cette zone par une droite tangente a-a aux cercles de traction
et compression est suffisante, ce qui permet d'estimer la résistance ultime au cisaillement
pur.

fig. 37 : zone la plus utile de la courbe intrinsèque

La courbe intrinsèque de Mohr est particulièrement intéressante pour représenter le


comportement à la rupture des matières raides, telles que la fonte, les céramiques (briques,
pierres, porcelaines), le béton de ciment..., ainsi que des sols et des massifs rocheux, où,
chaque fois, la résistance en compression est un multiple de celle en traction. A l'exception
des massifs rocheux, on obtient souvent une bonne approximation de la courbe par une
droite. La fig. 38 rappelle des courbes intrinsèques classiques.

fig.38 : a) terres pulvérulentes sans cohésion ( est l'angle de frottement interne), b) porcelaines, pierres, fontes et terres
cohérentes, c) roches
88

12°) Exercices
1) Soit une facette orientée par son vecteur u n de cosinus directeurs (,,). La contrainte

agissant sur cette facette est un vecteur t de composantes (tx,ty,tz). On demande de

calculer les composantes des vecteurs  et  .


2) Dans un cas plan de contraintes, les contraintes sur deux facettes orthogonales valent :
x : 100 N/mm², y : 60 N/mm² et xy : -20 N/mm²

Déterminer graphiquement les grandeurs et directions principales 1 et 2.

3) Même question que 2 avec les valeurs suivantes :


x : -100 N/mm², y : 60 N/mm² et xy : -20 N/mm²

4) La matrice représentant le tenseur contrainte au point O d’un solide vaut :

 2  2 0
T  2 3 1
 0 1 2

Trouver les composantes du vecteur contrainte agissant en O sur un plan parallèle au


plan ABC.

5) En un point O d’un milieu continu, origine des axes cartésiens, on donne le tenseur des
89

σ α 2 1
contrainte : T   2 0 2 où  est inconnu. On demande de trouver  de manière
 1 2 0

qu’il existe une facette de vecteur contrainte nulle au point O. Déterminer ensuite les

composantes du vecteur normal unité u n de cette facette.

6) Les faces positives d’une brique de matière, de dimensions x = 2 cm, y = 3 cm et z = 4


cm, sont soumises aux forces Fx = 60 kN, Fy = -80 kN et Fz = 60 kN. Les faces négatives
sont soumises aux forces –Fx, -Fy et – Fz. Calculer les composantes  et  du vecteur
contrainte agissant sur la face BDE. Contrôler graphiquement que le résultat trouvé se
situe dans la zone ombrée du tricercle de Mohr.

7) Un barreau métallique de section carrée 40 mm x 40 mm est soumis à une force de


traction N = 16 kN. Déterminer l’orientation  que l’on doit donner à un joint collé pour
que la contrainte de traction n’excède pas 2 N/mm2 ; quelle est alors la contrainte
tangentielle dans le joint ?
90

8) Une barre d'acier de 10 x 10 mm de section est soumise à un effort de traction de 10 kN.


On demande :
a. Tracer le cercle de Mohr représentant l'état de contrainte
b. D'en déduire la contrainte tangentielle maximum
c. De déterminer les positions des sections obliques pour lesquelles la
contrainte normale et la contrainte tangentielle sont numériquement égales
De montrer que le vecteur contrainte sur une section oblique est toujours dirigé suivant l'axe
de la pièce et d'en calculer la valeur.

9) Au point M d'une structure, on colle une rosette delta (rosette à 60°). Les mesures sont :
a: 120 10-6, b: 528 10-6 et c: 270 10-6.
91

Déterminer les déformations principales. En déduire ensuite les contraintes principales


si le matériau est de l'acier (E : 200 Gpa,  : 0.3) en considérant un état plan de
contraintes (3 = 0)

10) Dans un état plan de contrainte, on a obtenu, sur les facettes a et b, les contraintes a =
21 N/mm2, a = -8 N/mm2, b = 7 N/mm2 et b = 6 N/mm2. Déterminer graphiquement
l’angle  entre les facettes a et b.

Solutions

1)

2) 105 N/mm², 48 N/mm²

3) –102 N/mm², 62 N/mm²

6 1
4) ,  ,1
7 7

2 1 2
5) a = 2;  ,  ,   est une solution possible
3 3 3

6)  = 1,8033 kN/cm2,  = 7,2447 kN/cm2

7) 63,43°,  =  0,4 kN/ cm2

8)

9) 1 = 544,3 10-6, 2 = 67,7 10-6 1 = 124 Mpa, 2 = 51 Mpa

10) 81,87°
92

CHAPITRE 7 : DEFORMATIONS DES POUTRES DROITES


(PRINCIPE DES TRAVAUX VIRTUELS)

1°) Introduction
Ce chapitre présente le calcul de la déformée d’une poutre comme une application des
travaux virtuels, dans le cadre suivant :

• la flexion simple est plane ;

• l'axe de la poutre est rectiligne dans la configuration initiale

• le plus souvent, en pratique, les déplacements restent très petits, ce qui permet d'introduire
l'hypothèse de linéarisation géométrique ;

• les effets du moment de flexion, de l'effort tranchant et de l’effort normal sont dissociés.

fig.1

2°) Rappel : travail élémentaire

fig.2
Le travail élémentaire dW d’une force F dont le point d’application se déplace de du est le
produit scalaire :
93

dW = F. du

Ce travail est positif ou négatif selon que l’angle  défini entre les vecteurs F et du est aigu
ou obtus ; il vaut :

dW = F du cos  où F et du sont les grandeurs de F et de du .

Comme on associe à une force un mouvement de translation, on associe à un moment (ou à

un couple de force) un mouvement de rotation. Soit un solide soumis à un couple de force de

moment M tournant d’un angle d autour d’un axe orienté par le vecteur u n .

fig.3

On définit le vecteur dθ :

dθ = dθ u n . Dans ce cas, le travail élémentaire du couple de moment M s’écrit :

dW = M. d

3°) Travail extérieur d’un solide


Soit un solide quelconque soumis à un ensemble de sollicitations agissant aux points i,j, ….

Soit Fi la force agissant au point i :


94

fig.4

Considérons un champ de déplacement virtuel en chaque point i ; que nous notons i . La

qualificatif virtuel précise que ce champ de déplacement est quelconque, sans rapport avec le
déplacement réel de la structure. Du point de vue notation, nous utiliserons l’astérisque *

pour désigner une grandeur virtuelle. Fi est une sollicitation au sens large du terme ; c’est-à-

dire pouvant inclure un moment ; de même le vecteur i peut être une rotation.
*

Si R j désigne une réaction d’appui ; et si Rj désigne le déplacement virtuel de l’appui j, nous
*

pouvons définir le travail virtuel extérieur du solide :

Wext =  Fi i +  R j rj
* * *

4°) Travail intérieur dans un solide


Etant donné que le solide est soumis aux différentes sollicitations Fi , en chaque point du
solide, apparaît un état de contrainte que nous représentons par un vecteur t reprenant les 6
composantes utiles du tenseur.

 σx 
 
 σy 
σ 
t  
z

 τ xy 
τ 
 xz 
τ 
 yz 
95

En tenant compte du champ de déplacement virtuel i , il est également possible de définir


*

en chaque point un vecteur déformation  .


*

 εx 
 
 εy 
ε 
 
z

 γ xy 
γ 
 xz 
γ 
 yz 
Le travail virtuel intérieur est représenté par l'intégrale :

Wint =  t  dV , ou en développant l'intégrale :


* *

(
Wint =  x x + y y + z z + xy xy + xz xz + yz  yz dV
* * * * * * *
)
V

5°) Principe des travaux virtuels

Wint = Wext
* *

Un solide déformable est en équilibre si le travail virtuel extérieur est égal au travail virtuel
intérieur, pour tout champ de déplacement virtuel compatible (avec les liaisons). Si le solide
est indéformable au sens de la mécanique rationnelle, les travaux virtuels intérieur et
extérieur sont nuls.

6°) Principe des forces virtuelles ou travaux virtuels complémentaires

fig.5
96

Reconsidérons notre solide soumis à un ensemble de sollicitations Fi . Soient i les


déplacements réels des points d'applications des forces Fi . De même, en chaque point du
solide, il est possible de définir le vecteur déformation réel  . Appliquons par la pensée des
*
sollicitations virtuelles Fi ; celles-ci provoquent, en tout point du solide, des contraintes
*
virtuelles t .

Nous ajouterons l'adjectif complémentaire pour signifier que les sollicitations sont virtuelles
et les déplacements réels. Le travail virtuel intérieur complémentaire vaut :

Wint =  t  dV .
* *

De même, le travail virtuel extérieur complémentaire vaut :

Wext =  Fi i +  R j Rj
* * *

Wint = Wext
* *

Les déplacements et déformations d'un solide déformable sont compatibles si les travaux
virtuels complémentaires extérieur et intérieur sont égaux, pour tout champ de contraintes
virtuelles en équilibre.

7°) application du principe des forces virtuelles à un élément de poutre

a) sollicitations planes dans le plan xz d'un élément de poutre.


Soit un élément de poutre de longueur dx :

fig.6
Si cet élément est soumis à l'effort normal N, l'élément s'allonge d'une quantité du. La
déformation relative vaut (fig.5):

du
x =
dx

Si cet élément est soumis à un moment de flexion My, chaque section tourne d'un angle d.
Nous pouvons définir la déformation  (fig.7):

dθ 1
κ= =
dx ρ
97

Où  désigne le rayon de courbure de la déformée.

fig.7
Si cet élément est soumis à l'effort tranchant Vz, nous pouvons définir la déformation  (fig.8)
:

dv
=
dx

fig.8
En cas de torsion, nous pouvons définir la déformation  (angle par unité de longueur) :


χ=
dx

Si le matériau obéit à la loi de Hooke, il existe une relation entre l'effort intérieur et sa
déformation associée :

N V M T
εx = , β= z , κ = y ,χ =
EA GB E Iy C

où E est le module d'Young du matériau

G est le module de cisaillement

A est la section de la poutre

B est la section réduite de la poutre

Iy est le moment d'inertie par rapport à l'axe y

C est la rigidité torsionnelle


98
99

b) Sollicitations spatiales
En cas de sollicitations dans l'espace, nous pouvons écrire les six relations suivantes :

N V M V M T
εx = , β y = y , κ y = y , βz = z , κ z = z , χ =
EA G By E Iy G Bz E Iz C

*
a) Expression de Wint pour un élément de poutre de longueur L

Pour un solide quelconque, nous avons vu que le travail intérieur complémentaire s'écrivait :

Wint =  t  dV
* *

Dans le cas d'une poutre de longueur L, où les dimensions de la section sont petites vis-à-vis
de la longueur L, cette intégrale se réduit à une intégrale simple. En cas de sollicitations dans
le plan xz et en omettant les indices, cette intégrale s'écrit :

( )
L
Wint =  N  + V  + M  dx
* * * *

En cas de sollicitations spatiales, cette intégrale devient :

( )
L
*
Wint =  N* ε x + Vy* β y + Vz* β z + M*y κ y + M*z κ z +Tχ dx
0

c) théorème de la force unité


Considérons une structure déformable soumise à des actions diverses. On désire répondre à
la question suivante :

Que vaut le déplacement uA du point A de la structure dans la direction A ?

fig.9
Pour répondre à cette question, appliquons le principe des forces virtuelles en choisissant
comme sollicitation virtuelle, une force concentrée unitaire dirigée suivant A (fig.9). On
suppose que les appuis sont fixes.
100

R Rj = 0
*
j

Wext = FA . u A = 1. u A
* *

( )
L
Wint =  N  + V  + M  dx
* * * *

Le déplacement d'un point de la structure dans une direction donnée, s'obtient en calculant,
sous l'action d'une force virtuelle unité associée, le travail virtuel complémentaire interne de
la structure.

Pour le portique de la fig. 9, nous pouvons écrire :

 N* N V* V M* M 
( )
L L
uA =  N  + V  + M  dx =   + +  dx
* * *

 E A G B E I 
0 0
 

d) en pratique
Pour déterminer le déplacement d'un point A, suivant la direction w, déplacement noté AW,
il suffit :

a) de calculer les diagrammes N(x), M(x) et V(x) de la structure en tenant compte des
sollicitations réelles
b) de considérer une sollicitation virtuelle qui est :
• soit une charge unitaire agissant en A suivant la direction w si l'on cherche un
déplacement linéaire
• soit un moment unitaire agissant en A si l'on cherche une rotation
c) de calculer AW par la formule :
L N N M 
* * *
V V M
AW =   + + dx
 EA GB EI 
0
 

Ce calcul peut être facilité par l'utilisation de tables de Mohr.

d) Généralement, le terme tenant compte de l'effort tranchant sera négligeable vis-à-vis du


terme tenant compte du moment de flexion. Dans le cas où l'effort normal est nul, nous
pouvons écrire :
*
M M L
AW =  dx
0
EI

e) La charge unitaire est sans unité. Pour le calcul de ces intégrales, il est conseillé de prendre
comme unités fondamentales le N pour unité de forces et le m pour unité de longueur.
Les grandeurs dérivées s’exprimeront à partir de ces unités fondamentales ; ainsi les
moments seront exprimés en Nm, les modules d’Young en Pa (N/m2), les inerties en m4.
101

8°) exercice résolu


Déterminer le déplacement vertical du point C (point d'application de la charge) pour la poutre
schématisée à la fig. 10 :

Cas réel

Cas virtuel

fig.10
Le chargement virtuel est schématisé à la fig. 10b.

Le déplacement vertical du point C vaut l’intégrale du produit de deux moments triangulaires.


En lisant littéralement la première formule de la table de Mohr n°4

1
MmL
3E I

En remplaçant M,m et L par leur valeur, on obtient finalement que la flèche vaut :
102

P a (l − a)
2 2

f=
3E Il

9°) Exercices
1) Calculer la déformée d'une poutre console, de longueur L, soumise à une charge
ponctuelle P en son extrémité libre en utilisant les tables de Mohr.

2) Calculer le déplacement vertical du point A de la poutre en porte-à-faux schématisée ci-


dessous (E : 2.1 104 daN/mm², Iy : 1296 cm4).

3) La poutre suivante, en noyer, porte trois forces concentrées. Elle a une section de 15x30
cm et un module d’élasticité E = 0.155 106 daN/cm2. Calculer la déflection maximale et la
contrainte de flexion maximale.

4) Déterminer les déplacements des points C, D et E de la poutre en porte-à-faux suivante


(E=21.000 daN/mm², I = 2510 cm4)
103

5) Déterminer les déplacements horizontal et vertical ainsi que la rotation du point B du


portique suivant (acier E= [Link] kN/cm², profilé : HEA140)

5 kN

2kN/m
4m

2m

6) Dans la poutre ABCD, calculer la flèche de l’articulation B, la rotation au point B de la


poutre BCD et l’angle que forment les poutres AB et BC.

7) Le portique ABCD est soumis à l’action d’une force F en B. Calculer le déplacement


104

horizontal et la rotation du point D.

8) Un treillis formé de deux barres (A = 1,5 cm2) en acier (E=20.500 kN/cm2) supporte une
charge verticale F. Calculer le déplacement vertical du point C.

9) Une poutre en acier (E=21.000 kN/cm2 ; Iy = 2 106 cm4 ; A = 2.000 cm2) est haubannée par
un câble (Ec=16.000 kN/cm2, Ac = 100 cm2). On demande de calculer la flèche au point B
105

d’attache du câble avec la poutre et à l’extrémité du porte-à-faux (point C)

10) Un treillis en acier est soumis à une force concentrée verticale F = 120 kN au nœud C.
Calculer la flèche verticale en ce nœud. Le tableau suivant fournit, pour l’ensemble des
barres, la longueur L, l’aire A de la section droite et l’effort normal N sous la charge F.
(E=205 kN/mm2)

Barre i L (m) A (mm2) N (kN)

1 2.12 2285 -56.57

2 3.00 2285 40.00


106

3 2.12 2285 56.57

4 3.00 3110 -80.00

5 2.12 1550 56.57

6 3.00 2285 120.00

7 2.12 1550 56.57

8 3.00 3110 -160.00

9 2.12 2285 113.14

10 3.00 2285 80.00

11 2.12 2285 -113.14

11) Une console, coudée en forme de U et placée dans un plan horizontal, est soumise à
une charge uniforme verticale agissant sur le tronçon AB. Cette console est constituée
d’un fer rond en acier de 1,3 cm de diamètre. Le poids propre est négligé. On demande
de calculer le déplacement vertical vA du point A.

0,6 N/cm

A
z

y
x
107

Solutions
P l3
1.
3 EI
2. 1,1 mm
3. 4,08 cm
4. C : 3,09 cm ; D : -1,92 cm ; E : 4,15 cm
5. 66,38 mm ; 62,69 mm ; 32,88 mrad
ql4 7 q l3 25 𝑞𝑙 3
6. fb = , φB = 𝑒𝑡
32 E I 96 E I 192 𝐸𝐼
F h2 h L Fhl 2𝐹ℎ²
7. ( + ) ; −
E 3 I1 2 I2 6 E I2 𝐿2 𝐸𝐴

8. 0,296 cm
9. 3,064 cm ; 4,6 mm
10. 0,401 cm
11. 11,9 cm ; 0,12 rad
108

CHAPITRE 8 : FLAMBEMENT ET EUROCODE 3 (POUTRES EN


ACIER)

1°) INTRODUCTION
Notre étude se limitera exclusivement aux poutres en acier. La ruine d’une poutre soumise à
une charge de compression peut être obtenue dès que la contrainte atteint la limite élastique
ou dès que la charge de compression se rapproche de la charge critique d’Euler. Nous allons
comparer les deux phénomènes en supposant que l’excentricité de la charge P est très petite
de sorte que les contraintes normales  de flexion pure (obtenues par la formule de Navier :
M .z
 = y
) soient négligeables devant les contraintes de compression pure (obtenues par la
x Iy

formule x = N ).
A

Si lf représente la longueur critique de flambement, la charge critique d’Euler P cr est égale à :

Pcr =  .E
2
.I .
2
lf

Il est possible de définir la contrainte critique d’Euler cr comme :

cr =  2.E.I
2

l f .A

En introduisant le rayon de giration, i = I / A , et l’élancement,  =  / i, pour le mode de


f

flambement approprié, l’équation précédente devient :

2
σcr = π 2E
λ

En traçant la courbe cr en fonction de  sur un graphique (fig. 1), et en faisant apparaître la

ligne horizontale représentant la plasticité parfaite,  = e = fy (fy désigne la limite élastique


du matériau dans les EUROCODES), il est intéressant de remarquer les zones idéalisées
représentant la ruine par flambement, la ruine par plastification et la zone de sécurité.
109

Le point d’intersection P des deux courbes représente la valeur théorique maximale de


l’élancement d’un poteau comprimé jusqu’à la limite d’élasticité. Cet élancement limite, où
cr est égal à la limite d’élasticité de l’acier, est donné par l’expression :

E
λ1 = π.
fy

Ruine par plastification

fy
P

Ruine par
flambement

Courbe de
flambement d'Euler

1 

fig.1 : courbe de flambement d’euler et modes de ruine


donc 1 est égal à 93,9 pour la nuance d’acier S235 ( E = 210.000 Mpa et f y = e = 235 Mpa),

à 86,8 pour la nuance d’acier S275 (fy = e = 275 Mpa) et à 76,4 pour la nuance d’acier S355
(fy = e = 355 Mpa).

La figure 1 peut être redessinée sous une forme adimensionnelle, cf figure 2, en divisant la
contrainte critique d’Euler par la limite d’élasticité (cr/fy) et l’élancement par l’élancement
limite (1). Ceci est utile car le même tracé peut alors être appliqué à des éléments
comprimés possédant différents élancements et différentes résistances de matériau. Le
comportement réel des poteaux en acier est assez différent du comportement idéalisé décrit
ci-dessus. En général, les poteaux subissent une ruine par flambement inélastique avant
d’atteindre la charge de flambement d’Euler en raison de diverses imperfections de l’élément
« réel » : défaut de rectitude initial, contraintes résiduelles, excentricité des efforts normaux
appliqués et écrouissage. Toutes ces imperfections affectent le flambement et, par
110

conséquent, la résistance ultime du poteau. Les études expérimentales de poteaux réels


donnent les résultats illustrés par la fig. 3.

 f y

P
1

1

1

fig.2 : courbe de flambement adimensionnelle

Elancement moyen Elancement élevé

P
fy

Point
d'inflexion

1 

fig. 3 : résultats d’essais de poteaux réels et courbes de flambement

Comparé aux courbes théoriques, le comportement réel montre de plus grandes différences
dans le domaine d’élancement moyen que dans le domaine d’élancement élevé. Dans la zone
des valeurs moyennes de  (représentant les éléments comprimés les plus couramment
utilisés), l’effet des imperfections structurales est significatif et doit être soigneusement
étudié. La réduction la plus importante de la valeur théorique se situe dans la région de
111

l’élancement limite 1. La courbe limite inférieure est obtenue par une analyse statistique de
résultats d’essais et représente la limite de sécurité pour le chargement.

Un poteau peut être considéré comme élancé si son élancement est supérieur à celui
correspondant au point d’inflexion de la courbe limite inférieure indiqué dans la fig. 4. La
charge de ruine ultime pour ces poteaux élancés est proche de la charge critique d’Euler (Pcr)
et elle est donc indépendante de la limite d’élasticité de l’acier.

 0,3 f y
compression

 0,2 f y
traction

 0,2 f y
compression

Exemple de contraintes résiduelles Exemple de contraintes


provoquées par le laminage à chaud résiduelles provoquées
(a) par le soudage

+ = ou

N= N/A R n < f y fy

Combinaison avec contraintes normales n atteignant f y


(b)

fig. 4 : schéma des contraintes résiduelles


Les poteaux moyennement élancés sont ceux dont le comportement s’écarte le plus de la
théorie d’Euler. Lorsque le flambement se produit, certaines fibres ont déjà atteint la limite
d’élasticité et la charge ultime n’est pas simplement fonction de l’élancement ; plus les
imperfections sont nombreuses, plus grande est la différence entre le comportement réel et
le comportement théorique. Les défauts de rectitude et les contraintes résiduelles sont les
112

imperfections qui ont l’effet le plus significatif sur le comportement de cette sorte de poteau.
Les contraintes résiduelles peuvent être réparties de diverses façons dans la section comme
indiqué dans la fig. 4. La combinaison de contraintes résiduelles et de contraintes normales
produit finalement une plastification prématurée dans la section transversale, et l’aire efficace
capable de supporter l’effort normal est donc réduite.

2°) COURBES DE FLAMBEMENT DE LA CECM ET CALCUL PRATIQUE


SUIVANT L’EUROCODE 3
Les courbes de flambement de la CECM (Convention européenne de la construction
métallique) sont fondées sur les résultats de plus de 1000 essais réalisés sur divers types
d'éléments (I H T  ⊥  ), avec différentes valeurs d'élancement (de 55 à 160). Une approche
probabiliste, associée à une analyse théorique, permet de dessiner des courbes décrivant la
résistance des poteaux en fonction de l'élancement de référence.

1.2

1

a
0.8 a b
0.6 c b c
d d
0.4

0.2

0
0,2 1 2  3

fig. 5 : courbes de la CECM

L'EC3 (eurocode 3) définit l'élancement réduit (élancement normalisé)  de la façon suivante :

Aσ e
λ = βA
Pcr

ce qui peut s'écrire et s'utiliser sous la forme plus pratique suivante :

 
 =   . 
 A
 1
113

où A = 1 pour les sections transversales de classes 1, 2, 3 et A = Aeff / A pour la classe 4.

L’Eurocode 3 exprime les courbes de la CECM par l’expression mathématique de  :

1
χ= 1
2
φ+ φ −λ2

où :

2
φ = 0,5[1 + α(λ − 0,2) + λ ]

Le Tableau 2 de l'EC3 donne des valeurs du coefficient de réduction  en fonction de

l'élancement réduit  .

Le facteur d'imperfection  dépend de la forme de la section transversale de poteau


considérée, du sens dans lequel le flambement peut se produire (axe y ou axe z) et de la
méthode de fabrication utilisée pour l'élément comprimé (laminé à chaud, soudé ou formé à
froid); des valeurs de  , qui augmente avec les imperfections, sont données dans le Tableau
1.

Courbe de flambement a b c d

Facteur d'imperfection  0,21 0,34 0,49 0,76

tableau 1 : facteur d’imperfection


Le tableau 2 aide au choix de la courbe de flambement appropriée en fonction du type de
section laminée ou formée à froid, de ses limites dimensionnelles et de l'axe selon lequel le
flambement peut se produire.

Pratiquement :

a) Calculer les longueurs de flambage par rapport aux deux axes principaux.
b) En fonction des caractéristiques géométriques du profil et de la limite élastique de

l’acier, calculer l’élancement réduit  . Si cette valeur est inférieur à 0.2, la vérification
au flambement est inutile ; on peut considérer que la ruine sera causée par la
plastification de la section.
c) Calculer , en prenant en compte le procédé de fabrication de l’élément et l’épaisseur

du profil, au moyen de l’une des courbes de flambement et de  .


114

d) Calculer la charge critique par la formule :

A.σ e
Pcr = χβ A
γ M1

où M1 est un coefficient de sécurité sur le chargement défini par l’EUROCODE.

tableau 2: choix de la courbe de flambement appropriée


pour une section laminée et formée à froid

3°) EXERCICES
1. Déterminer la charge admissible que peut supporter une colonne HEA180 en acier
S235 de 3 m de long, encastré à sa base, en appliquant les formules de l’EUROCODE 3
(coefficient de sécurité M1=1,0).
2. Une colonne, formée d’un IPE 200, est disposée dans la façade d’une halle comme
l’indique la figure. On suppose la colonne parfaite. (acier S355)
a. Dans quel plan principal le flambement risque-t-il de se produire ?
b. Calculer la charge critique d’Euler
115

c. Calculer la charge critique en appliquant les formules de l’Eurocode 3.

Solutions

1. 333 kN
2. flambement suivant axe faible, 871 kN, 555 kN
116

CHAPITRE 9 :ANNEAUX , TUBES ET RECIPIENTS CYLINDRIQUES


SOUS PRESSION

1°) ANNEAUX

Un anneau est une poutre dont l'axe est une circonférence; d'ordinaire, la section droite est
constante et ses dimensions sont petites en regard du rayon de l'anneau.

Si des forces radiales sont distribuées uniformément le long d'une fibre d'un anneau (fig. 1),
toute fibre circulaire devient, dans la configuration déformée, un nouveau cercle de rayon
légèrement différent ; cela provient de la symétrie dite de révolution du problème, qui touche
aussi bien la géométrie que le mode de chargement (le poids propre est négligé). La dilatation
 est donc constante le long de ces fibres, qui sont, dans le cas de la figure 1 tendues.

q r d

d
A = cste

q r

N N

fig.1 : anneau
Pour déterminer l'effort de traction N dans l'anneau, coupons-le par un plan diamétral et
considérons le schéma du demi-anneau supérieur isolé (fig. 1b). Désignons par q l'intensité
par unité de longueur des forces radiales appliquées le long de l'axe de l'anneau, et par r le
rayon de cet axe. La force agissant sur l'élément d'anneau d'ouverture da sera qr d où  est
117

l'angle au centre fixant la position de cet élément. La composante verticale de cette force
élémentaire vaut qr sin a d.

L'équilibre vertical du demi-anneau fournit (facteurs 2 par symétrie) :

π/2

 Fy = − 2 N + 2  qr sin α dα = − 2 N + 2 q r = 0 (1)
0

D’où N = qr

Si, dans le plan de l'anneau, les dimensions de la section droite sont petites devant le rayon r
de l'axe, la dilatation  de chaque fibre annulaire est pratiquement la même et, par suite, on
peut admettre que les contraintes normales sont uniformément réparties dans la section
droite :

qr
σ  cste = (2)
A

La précision de cette formule est de l'ordre de 5 % lorsque la dimension de la section droite


vaut le dixième du rayon r. Enfin les relations ci-dessus provenant du seul équilibre, elles sont
valables quel que soit le matériau de l'anneau.

Si le matériau est linéaire élastique, la dilatation de l'axe de l'anneau vaut :

σ qr
= =
E EA

Puisque la longueur déformée de cet axe est 2  r (1 + ), le rayon de l'anneau augmente de
la quantité urad, dite déplacement radial,

q r2
u rad = ε r = (3)
EA

2°) TUBES ET RECIPIENTS CYLINDRIQUES SOUS PRESSION

2.1. Tube libre de se déformer longitudinalement

Dans le cas d'un tube d'épaisseur t constante, petite devant r (t ≤ r/10), libre de se déformer
axialement, et soumis par exemple à une pression intérieure p, on se ramène au cas de
118

l'anneau en considérant un tronçon de tube de longueur unité (fig.2) ; la charge q est égale à
la pression p et la section droite A vaut t ; d'où :

pr
σ= (4)
t

Cette égalité est souvent appelée formule du tube ou formule des chaudières.

l
urad

libre
t
 r

p ulon

fig.2 tube libre de se dilater axialement

Le déplacement radial est donné par la formule :

p r2
u rad = ε r =
Et

Suite au coefficient de Poisson, il se produit aussi une dilatation longitudinale lon = -  et un


déplacement longitudinal :

prL
u lon = − ε L = −
Et

2.2 Récipient sous pression

Dans un récipient cylindrique (chaudière, etc.), la pression interne provoque non seulement
la contrainte circonférentielle cir (4), mais en plus une contrainte normale longitudinale lon
due à l'action de la pression sur les fonds (fig. 3). Indépendamment de la forme du fond, la
119

force totale qui s'y exerce vaut F =  r2p et soumet le récipient à la traction longitudinale de

F π r2 p p r 1
contrainte : σ lon = = = = σ cir
2πr t 2πr t 2t 2

lon

r
p
lon
cir

t
A = 2 r t
lon

fig.3 : récipient cylindrique sous pression interne

En conséquence, la paroi est soumise à l'état plan de contrainte, où cir et lon sont les
contraintes principales ( = 0 partout). Cet état de contrainte

• ne vaut que dans le corps central du récipient, car au voisinage des fonds, il est perturbé à
cause des conditions cinématiques à la jonction fond-cylindre ;

• est établi en se basant sur les seules équations d'équilibre, et est donc valable quel que soit
le matériau constituant le récipient.

La cinématique est plus compliquée que celle de l'anneau ou du tube libre de se déformer
longitudinalement ; pour calculer les dilatations et déplacements, il faut recourir à la loi de
Hooke de l'état plan de contrainte.

2.3 Tube longitudinalement indéformable

Pour un tube très long, qui ne peut se déformer axialement (tunnel, conduite forcée, etc, …)
et soumis à pression interne, la contrainte circonférentielle est encore donnée par la formule
(4) via l’équilibre. Au reste, il faut recourir aux équations de l’état plan de contrainte (ou de
déformation). En particulier, pour un matériau élastique linéaire isotrope, la contrainte
longitudinale vaut : σ lon = ν σ cir
120

8
lon u lon = 0
cir

fig. 4 : tube à dilatation axiale empêchée

 lon
 cir  cir

y  lon x

fig.5 : représentation des contraintes

2.4 Contrainte radiale

La contrainte normale radiale rad, qui s’exerce à travers l’épaisseur de la paroi, normalement
à celle-ci, et qui vaut – p à la surface interne et zéro à la surface externe (d’où -p ≤ rad ≤ 0)
est négligeable devant cir et lon (puisque r/t ≥ 10).

3°) EXERCICES

1) Une chaudière cylindrique en acier (E = 205 .000 Mpa), formée d’une tôle d’épaisseur
t = 8 mm enroulée en spirale et soudée, est soumise à une pression intérieure p = 1
N/mm².
121

r = 0,9 m soudure

L=8m
 soudure


 
 //

Déterminer :

a. Les contraintes circonférentielle cir et longitudinale lon


b. Les dilatations circonférentielle cir et longitudinale lon
c. Les accroissements urad et ulon du rayon r et de la longueur L de la chaudière
d. L’accroissement de volume relatif de la partie cylindrique de la chaudière
e. L’état de contrainte dans la zone soudée (selon des axes parallèle et
perpendiculaire au cordon de soudure).
2) Dans une machine d’essai, on soumet une éprouvette à un effort normale N = 90 kN,
à une pression intérieure p = 300 N/cm² et à un moment de torsion T = 200 kNcm.
L’éprouvette est un tube cylindrique circulaire (rayon moyen 5 cm ; épaisseur 2 mm
admise mince), ouvert aux deux extrémités, libre de se dilater.
122

T
N
x

a. Calculer l’état de contrainte en tout point de l’éprouvette et expliquer de quel


état il s’agit
b. Tracer le cercle de Mohr de cet état de contrainte au point A de la surface
externe
c. Au même point, dessiner les directions principales de cet état de contrainte ;
mesurer la valeur des contraintes principales et vérifier analytiquement
d. Calculer max
e. Calculer la contrainte de comparaison de Von Mises.

Solutions :

1 a) 112.5 Mpa ; 56,25 Mpa

b) 4,665 10-4 ; 1,098 10-4

c) 0,420 mm ; 0,878 mm

d) 1,031 10-3

e) 98,738 Mpa ; 70,313 Mpa ; 24,357 Mpa

2 a)14,324 kN/cm² ; 7,5 kN/cm² ; 6,366 kN/cm²


123

b) 18,35 kN/cm²; 3,689 kN/cm²

c) 9,068 kN/cm²

d) 16,60 kN/cm²
x (axe de la poutre)
y
(axe fort) y
x x
y
z
(axe faible)

z z

Flambement suivant l'axe faible (z)


125

Bibliographie

Analyse des structures et milieux continus (Tomes 2 et 3 : traité de


génie civil) – François Frey – Presses polytechniques et universitaires
romandes

Introduction à l’analyse des structures – Marc-André Studer et François


Frey - Presses polytechniques et universitaires romandes

SSEDTA (Structural Steelwork Eurocodes – Development of a Trans-


national Approach) : outil de formation à l’Eurocode 3

Résistance des matériaux : cours et exercices corrigés – Pierre Agati,


Frédéric Lerouge et Marc Rossetto – Editions Dunod.
126
127

Tables de Mohr
extraites du volume 2 de traité de Génie Civil (Analyse des structures et milieux continus –
François Frey) – Presses polytechniques et universitaires romandes

Extrait du catalogue
MITTAL
128
Poutrelles I européennes
Dimensions: IPE 80 - 600 conformes à la norme antérieure EU 19-57 b p
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 suivant norme AM ss
Tolérances: EN 10034: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European I beams
Dimensions: IPE 80 - 600 in accordance with former standard EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 in accordance with AM standard y d hi y
Tolerances: EN 10034: 1993 h
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische I-Profile
Abmessungen: IPE 80 - 600 gemäß früherer Norm EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 tf z z
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG
kg/m mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102

IPE AA 80* 4,9 78 46 3,2 4,2 5,0 6,31 69,6 59,6 - - - 0,325 65,62
IPE A 80•/* 5,0 78 46 3,3 4,2 5,0 6,38 69,6 59,6 - - - 0,325 64,90
IPE 80* 6,0 80 46 3,8 5,2 5,0 7,64 69,6 59,6 - - - 0,328 54,64

IPE AA 100* 6,7 97,6 55 3,6 4,5 7,0 8,56 88,6 74,6 - - - 0,396 58,93
IPE A 100•/* 6,9 98 55 3,6 4,7 7,0 8,8 88,6 74,6 - - - 0,397 57,57
IPE 100* 8,1 100 55 4,1 5,7 7,0 10,3 88,6 74,6 - - - 0,400 49,33

IPE AA 120* 8,4 117 64 3,8 4,8 7,0 10,7 107,4 93,4 - - - 0,470 56,26
IPE A 120• 8,7 117,6 64 3,8 5,1 7,0 11,0 107,4 93,4 - - - 0,472 54,47
IPE 120 10,4 120 64 4,4 6,3 7,0 13,2 107,4 93,4 - - - 0,475 45,82

IPE AA 140* 10,1 136,6 73 3,8 5,2 7,0 12,8 126,2 112,2 - - - 0,546 54,26
IPE A 140• 10,5 137,4 73 3,8 5,6 7,0 13,4 126,2 112,2 - - - 0,547 52,05
IPE 140 12,9 140 73 4,7 6,9 7,0 16,4 126,2 112,2 - - - 0,551 42,70

IPE AA 160* 12,1 156,4 82 4,0 5,6 7,0 15,4 145,2 131,2 - - - 0,621 50,40
IPE A 160• 12,7 157 82 4,0 5,9 9,0 16,2 145,2 127,2 - - - 0,619 48,70
IPE 160 15,8 160 82 5,0 7,4 9,0 20,1 145,2 127,2 - - - 0,623 39,47

IPE AA 180* 14,9 176,4 91 4,3 6,2 9,0 19,0 164,0 146,0 M 10 48 48 0,693 46,37
IPE A 180• 15,4 177 91 4,3 6,5 9,0 19,6 164,0 146,0 M 10 48 48 0,694 45,15
IPE 180 18,8 180 91 5,3 8,0 9,0 23,9 164,0 146,0 M 10 48 48 0,698 37,13
IPE O 180+ 21,3 182 92 6,0 9,0 9,0 27,1 164,0 146,0 M 10 50 50 0,705 33,12

IPE AA 200* 18,0 196,4 100 4,5 6,7 12,0 22,9 183,0 159,0 M 10 54 58 0,763 42,51
IPE A 200• 18,4 197 100 4,5 7,0 12,0 23,5 183,0 159,0 M 10 54 58 0,764 41,49
IPE 200 22,4 200 100 5,6 8,5 12,0 28,5 183,0 159,0 M 10 54 58 0,768 34,36
IPE O 200+ 25,1 202 102 6,2 9,5 12,0 32,0 183,0 159,0 M 10 56 60 0,779 31,05

IPE AA 220* 21,2 216,4 110 4,7 7,4 12,0 27,0 201,6 177,6 M 12 60 62 0,843 39,78
IPE A 220• 22,2 217 110 5,0 7,7 12,0 28,3 201,6 177,6 M 12 60 62 0,843 38,02
IPE 220 26,2 220 110 5,9 9,2 12,0 33,4 201,6 177,6 M 12 60 62 0,848 32,36
IPE O 220+ 29,4 222 112 6,6 10,2 12,0 37,4 201,6 177,6 M 10 58 66 0,858 29,24

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
+ Minimum order: 40t per section and grade or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
+ Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
IPE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235

S355

S460

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

IPE AA 80 4,9 64,1 16,4 18,9 3,19 3,00 6,85 2,98 4,7 1,04 17,5 0,40 0,09 1 1 - 1 1 - 
IPE A 80 5,0 64,4 16,5 19,0 3,18 3,07 6,85 2,98 4,7 1,04 17,6 0,42 0,09 1 1 - 1 1 - 
IPE 80 6,0 80,1 20,0 23,2 3,24 3,58 8,49 3,69 5,8 1,05 20,1 0,70 0,12 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 100 6,7 136 27,9 31,9 3,98 4,40 12,6 4,57 7,2 1,21 20,8 0,73 0,27 1 1 - 1 1 - 
IPE A 100 6,9 141 28,8 33,0 4,01 4,44 13,1 4,77 7,5 1,22 21,2 0,77 0,28 1 1 - 1 1 - 
IPE 100 8,1 171 34,2 39,4 4,07 5,08 15,9 5,79 9,2 1,24 23,7 1,20 0,35 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 120 8,4 244 41,7 47,6 4,79 5,36 21,1 6,59 10,4 1,41 21,6 0,95 0,66 1 1 - 1 1 - 
IPE A 120 8,7 257 43,8 49,9 4,83 5,41 22,4 7,00 11,0 1,42 22,2 1,04 0,71 1 1 - 1 1 - 
IPE 120 10,4 318 53,0 60,7 4,90 6,31 27,7 8,65 13,6 1,45 25,2 1,74 0,89 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 140 10,1 407 59,7 67,6 5,64 6,14 33,8 9,27 14,5 1,63 22,4 1,19 1,46 1 1 - 1 2 - 
IPE A 140 10,5 435 63,3 71,6 5,70 6,21 36,4 10,0 15,5 1,65 23,2 1,36 1,58 1 1 1 1 2 3   
IPE 140 12,9 541 77,3 88,3 5,74 7,64 44,9 12,3 19,3 1,65 26,7 2,45 1,98 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 160 12,1 646 82,6 93,3 6,47 7,24 51,6 12,6 19,6 1,83 23,4 1,57 2,93 1 1 - 1 3 - 
IPE A 160 12,7 689 87,8 99,1 6,53 7,80 54,4 13,3 20,7 1,83 26,3 1,96 3,09 1 1 1 1 3 4   
IPE 160 15,8 869 109 124 6,58 9,66 68,3 16,7 26,1 1,84 30,3 3,60 3,96 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 180 14,9 1020 116 131 7,32 9,13 78,1 17,2 26,7 2,03 27,2 2,48 5,64 1 1 - 2 3 - 
IPE A 180 15,4 1063 120 135 7,37 9,20 81,9 18,0 28,0 2,05 27,8 2,70 5,93 1 1 1 2 3 4   
IPE 180 18,8 1317 146 166 7,42 11,3 101 22,2 34,6 2,05 31,8 4,79 7,43 1 1 1 1 2 3   
IPE O 180 21,3 1505 165 189 7,45 12,7 117 25,5 39,9 2,08 34,5 6,76 8,74 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 200 18,0 1533 156 176 8,19 11,4 112 22,4 35,0 2,21 32,0 3,84 10,1 1 1 - 2 4 - 
IPE A 200 18,4 1591 162 182 8,23 11,5 117 23,4 36,5 2,23 32,6 4,11 10,5 1 1 1 2 4 4   
IPE 200 22,4 1943 194 221 8,26 14,0 142 28,5 44,6 2,24 36,7 6,98 13,0 1 1 1 1 2 3   
IPE O 200 25,1 2211 219 249 8,32 15,5 169 33,1 51,9 2,30 39,3 9,45 15,6 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 220 21,2 2219 205 230 9,07 12,8 165 29,9 46,5 2,47 33,6 5,02 17,9 1 1 - 2 4 - 
IPE A 220 22,2 2317 214 240 9,05 13,6 171 31,2 48,5 2,46 34,5 5,69 18,7 1 1 1 2 4 4   
IPE 220 26,2 2772 252 285 9,11 15,9 205 37,3 58,1 2,48 38,4 9,07 22,7 1 1 1 1 2 4   
IPE O 220 29,4 3134 282 321 9,16 17,7 240 42,8 66,9 2,53 41,1 12,3 26,8 1 1 1 1 2 2   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

17
Poutrelles I européennes (suite)
Dimensions: IPE 80 - 600 conformes à la norme antérieure EU 19-57 b p
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 suivant norme AM ss
Tolérances: EN 10034: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European I beams (continued)
Dimensions: IPE 80 - 600 in accordance with former standard EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 in accordance with AM standard y d hi y
Tolerances: EN 10034: 1993 h
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische I-Profile (Fortsetzung)
Abmessungen: IPE 80 - 600 gemäß früherer Norm EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 tf z z
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG
kg/m mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102

IPE AA 240* 24,9 236,4 120 4,8 8,0 15,0 31,7 220,4 190,4 M 12 64 68 0,917 36,86
IPE A 240• 26,2 237 120 5,2 8,3 15,0 33,3 220,4 190,4 M 12 64 68 0,918 35,10
IPE 240 30,7 240 120 6,2 9,8 15,0 39,1 220,4 190,4 M 12 66 68 0,922 30,02
IPE O 240+ 34,3 242 122 7,0 10,8 15,0 43,7 220,4 190,4 M 12 66 70 0,932 27,17

IPE A 270• 30,7 267 135 5,5 8,7 15,0 39,2 249,6 219,6 M 16 70 72 1,037 33,75
IPE 270 36,1 270 135 6,6 10,2 15,0 45,9 249,6 219,6 M 16 72 72 1,041 28,86
IPE O 270+ 42,3 274 136 7,5 12,2 15,0 53,8 249,6 219,6 M 16 72 72 1,051 24,88

IPE A 300• 36,5 297 150 6,1 9,2 15,0 46,5 278,6 248,6 M 16 72 86 1,156 31,65
IPE 300 42,2 300 150 7,1 10,7 15,0 53,8 278,6 248,6 M 16 72 86 1,160 27,46
IPE O 300+ 49,3 304 152 8,0 12,7 15,0 62,8 278,6 248,6 M 16 74 88 1,174 23,81

IPE A 330• 43,0 327 160 6,5 10,0 18,0 54,7 307,0 271,0 M 16 78 96 1,250 29,09
IPE 330 49,1 330 160 7,5 11,5 18,0 62,6 307,0 271,0 M 16 78 96 1,254 25,52
IPE O 330+ 57,0 334 162 8,5 13,5 18,0 72,6 307,0 271,0 M 16 80 98 1,268 22,24

IPE A 360• 50,2 357,6 170 6,6 11,5 18,0 64,0 334,6 298,6 M 22 86 88 1,351 26,91
IPE 360 57,1 360 170 8,0 12,7 18,0 72,7 334,6 298,6 M 22 88 88 1,353 23,70
IPE O 360+ 66,0 364 172 9,2 14,7 18,0 84,1 334,6 298,6 M 22 90 90 1,367 20,69

IPE A 400• 57,4 397 180 7,0 12,0 21,0 73,1 373,0 331,0 M 22 94 98 1,464 25,51
IPE 400 66,3 400 180 8,6 13,5 21,0 84,5 373,0 331,0 M 22 96 98 1,467 22,12
IPE O 400+ 75,7 404 182 9,7 15,5 21,0 96,4 373,0 331,0 M 22 96 100 1,481 19,57

IPE A 450• 67,2 447 190 7,6 13,1 21,0 85,6 420,8 378,8 M 24 100 102 1,603 23,87
IPE 450 77,6 450 190 9,4 14,6 21,0 98,8 420,8 378,8 M 24 100 102 1,605 20,69
IPE O 450+ 92,4 456 192 11,0 17,6 21,0 118 420,8 378,8 M 24 102 104 1,622 17,56

IPE A 500• 79,4 497 200 8,4 14,5 21,0 101 468,0 426,0 M 24 100 112 1,741 21,94
IPE 500 90,7 500 200 10,2 16,0 21,0 116 468,0 426,0 M 24 102 112 1,744 19,23
IPE O 500+ 107 506 202 12,0 19,0 21,0 137 468,0 426,0 M 24 104 114 1,760 16,4

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
+ Minimum order: 40t per section and grade or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
+ Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
IPE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235

S355

S460

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

IPE AA 240 24,9 3154 267 298 9,97 15,3 231 38,6 60,0 2,70 38,4 7,33 30,1 1 1 - 3 4 - 
IPE A 240 26,2 3290 278 312 9,94 16,3 240 40,0 62,4 2,68 39,4 8,35 31,3 1 1 1 2 4 4   
IPE 240 30,7 3892 324 367 9,97 19,1 284 47,3 73,9 2,69 43,4 12,9 37,4 1 1 1 1 2 4   
IPE O 240 34,3 4369 361 410 10,0 21,4 329 53,9 84,4 2,74 46,2 17,2 43,7 1 1 1 1 2 3   

IPE A 270 30,7 4917 368 413 11,2 18,8 358 53,0 82,3 3,02 40,5 10,3 59,5 1 1 1 3 4 4   
IPE 270 36,1 5790 429 484 11,2 22,1 420 62,2 97,0 3,02 44,6 15,9 70,6 1 1 1 2 3 4   
IPE O 270 42,3 6947 507 575 11,4 25,2 514 75,5 118 3,09 49,5 24,9 87,6 1 1 1 1 2 3   

IPE A 300 36,5 7173 483 542 12,4 22,3 519 69,2 107 3,34 42,1 13,4 107 1 1 1 3 4 4   
IPE 300 42,2 8356 557 628 12,5 25,7 604 80,5 125 3,35 46,1 20,1 126 1 1 1 2 4 4   
IPE O 300 49,3 9994 658 744 12,6 29,1 746 98,1 153 3,45 51,0 31,1 158 1 1 1 1 3 4   

IPE A 330 43 10230 626 702 13,7 27,0 685 85,6 133 3,54 47,6 19,6 172 1 1 1 3 4 4   
IPE 330 49,1 11770 713 804 13,7 30,8 788 98,5 154 3,55 51,6 28,2 199 1 1 1 2 4 4   
IPE O 330 57 13910 833 943 13,8 34,9 960 119 185 3,64 56,6 42,2 246 1 1 1 1 3 4   

IPE A 360 50,2 14520 812 907 15,1 29,8 944 111 172 3,84 50,7 26,5 282 1 1 1 4 4 4   
IPE 360 57,1 16270 904 1019 15,0 35,1 1043 123 191 3,79 54,5 37,3 314 1 1 1 2 4 4   
IPE O 360 66 19050 1047 1186 15,1 40,2 1251 146 227 3,86 59,7 55,8 380 1 1 1 1 3 4   

IPE A 400 57,4 20290 1022 1144 16,7 35,8 1171 130 202 4,00 55,6 34,8 432 1 1 1 4 4 4   
IPE 400 66,3 23130 1160 1307 16,6 42,7 1318 146 229 3,95 60,2 51,1 490 1 1 1 3 4 4   
IPE O 400 75,7 26750 1324 1502 16,7 48,0 1564 172 269 4,03 65,3 73,1 588 1 1 1 2 3 4   

IPE A 450 67,2 29760 1331 1494 18,7 42,3 1502 158 246 4,19 58,4 45,7 705 1 1 1 4 4 4   
IPE 450 77,6 33740 1500 1702 18,5 50,9 1676 176 276 4,12 63,2 66,9 791 1 1 1 3 4 4   
IPE O 450 92,4 40920 1795 2046 18,7 59,4 2085 217 341 4,21 70,8 109 998 1 1 1 2 4 4   

IPE A 500 79,4 42930 1728 1946 20,6 50,4 1939 194 302 4,38 62,0 62,8 1125 1 1 1 4 4 4   
IPE 500 90,7 48200 1930 2194 20,4 59,9 2142 214 336 4,31 66,8 89,3 1249 1 1 1 3 4 4   
IPE O 500 107 57780 2284 2613 20,6 70,2 2622 260 409 4,38 74,6 144 1548 1 1 1 2 4 4   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

19
Poutrelles européennes à larges ailes
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHE M
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 100 AA• 12,2 91 100 4,2 5,5 12 15,6 80 56 M 10 54 58 0,553 45,17


HE 100 A 16,7 96 100 5 8 12 21,2 80 56 M 10 54 58 0,561 33,68
HE 100 B 20,4 100 100 6 10 12 26,0 80 56 M 10 56 58 0,567 27,76
HE 100 C* 30,9 110 103 9 15 12 39,3 80 56 M 10 59 61 0,593 19,23
HE 100 M 41,8 120 106 12 20 12 53,2 80 56 M 10 62 64 0,619 14,82

HE 120 AA• 14,6 109 120 4,2 5,5 12 18,6 98 74 M 12 58 68 0,669 45,94
HE 120 A 19,9 114 120 5 8 12 25,3 98 74 M 12 58 68 0,677 34,06
HE 120 B 26,7 120 120 6,5 11 12 34,0 98 74 M 12 60 68 0,686 25,71
HE 120 C* 39,2 130 123 9,5 16 12 49,9 98 74 M 12 63 72 0,712 18,19
HE 120 M 52,1 140 126 12,5 21 12 66,4 98 74 M 12 66 74 0,738 14,16

HE 140 AA• 18,1 128 140 4,3 6 12 23,0 116 92 M 16 64 76 0,787 43,53
HE 140 A 24,7 133 140 5,5 8,5 12 31,4 116 92 M 16 64 76 0,794 32,21
HE 140 B 33,7 140 140 7 12 12 43,0 116 92 M 16 66 76 0,805 23,88
HE 140 C* 48,2 150 143 10 17 12 61,5 116 92 M 16 69 79 0,831 17,22
HE 140 M 63,2 160 146 13 22 12 80,6 116 92 M 16 72 82 0,857 13,56

HE 160 AA• 23,8 148 160 4,5 7 15 30,4 134 104 M 20 76 84 0,901 37,81
HE 160 A 30,4 152 160 6 9 15 38,8 134 104 M 20 78 84 0,906 29,78
HE 160 B 42,6 160 160 8 13 15 54,3 134 104 M 20 80 84 0,918 21,56
HE 160 C* 59,2 170 163 11 18 15 75,4 134 104 M 20 84 88 0,944 15,95
HE 160 M 76,2 180 166 14 23 15 97,1 134 104 M 20 86 90 0,970 12,74

HE 180 AA• 28,7 167 180 5 7,5 15 36,5 152 122 M 24 84 92 1,018 35,51
HE 180 A 35,5 171 180 6 9,5 15 45,3 152 122 M 24 86 92 1,024 28,83
HE 180 B 51,2 180 180 8,5 14 15 65,3 152 122 M 24 88 92 1,037 20,25
HE 180 C* 69,8 190 183 11,5 19 15 89,0 152 122 M 27 92 96 1,063 15,22
HE 180 M 88,9 200 186 14,5 24 15 113,3 152 122 M 24 94 98 1,089 12,25

HE 200 AA• 34,6 186 200 5,5 8 18 44,1 170 134 M 27 96 100 1,130 32,62
HE 200 A 42,3 190 200 6,5 10 18 53,8 170 134 M 27 98 100 1,136 26,89
HE 200 B 61,3 200 200 9 15 18 78,1 170 134 M 27 100 100 1,151 18,78
HE 200 C* 81,9 210 203 12 20 18 104,4 170 134 M 27 104 104 1,177 14,36
HE 200 M 103 220 206 15 25 18 131,3 170 134 M 27 106 106 1,203 11,67

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 100 AA 12,2 236,5 51,98 58,36 3,89 6,15 92,06 18,41 28,44 2,43 29,26 2,51 1,68 1 1 2 1 1 2   
HE 100 A 16,7 349,2 72,76 83,01 4,06 7,56 133,8 26,76 41,14 2,51 35,06 5,24 2,58 1 1 1 1 1 1   
HE 100 B 20,4 449,5 89,91 104,2 4,16 9,04 167,3 33,45 51,42 2,53 40,06 9,25 3,38 1 1 1 1 1 1   
HE 100 C 30,9 758,7 137,9 165,8 4,39 13,39 274,4 53,28 82,08 2,64 53,06 29,30 6,16 1 1 - 1 1 - 
HE 100 M 41,8 1143 190,4 235,8 4,63 18,04 399,2 75,31 116,3 2,74 66,06 68,21 9,93 1 1 1 1 1 1   

HE 120 AA 14,6 413,4 75,85 84,12 4,72 6,90 158,8 26,47 40,62 2,93 29,26 2,78 4,24 1 3 3 1 3 3   
HE 120 A 19,9 606,2 106,3 119,5 4,89 8,46 230,9 38,48 58,85 3,02 35,06 5,99 6,47 1 1 1 1 1 1   
HE 120 B 26,7 864,4 144,1 165,2 5,04 10,96 317,5 52,92 80,97 3,06 42,56 13,84 9,41 1 1 1 1 1 1   
HE 120 C 39,2 1388 213,6 252,9 5,27 15,91 497,7 80,92 124,2 3,16 55,56 40,96 16,12 1 1 - 1 1 - 
HE 120 M 52,1 2018 288,2 350,6 5,51 21,15 702,8 111,6 171,6 3,25 68,56 91,66 24,79 1 1 1 1 1 1   

HE 140 AA 18,1 719,5 112,4 123,8 5,59 7,92 274,8 39,26 59,93 3,45 30,36 3,54 10,21 2 3 3 2 3 3   
HE 140 A 24,7 1033 155,4 173,5 5,73 10,12 389,3 55,62 84,85 3,52 36,56 8,13 15,06 1 1 2 1 1 2   
HE 140 B 33,7 1509 215,6 245,4 5,93 13,08 549,7 78,52 119,8 3,58 45,06 20,06 22,48 1 1 1 1 1 1   
HE 140 C 48,2 2330 310,6 363,8 6,16 18,62 830,3 116,1 177,7 3,68 58,06 55,68 36,64 1 1 - 1 1 - 
HE 140 M 63,2 3291 411,4 493,8 6,39 24,46 1144 156,8 240,5 3,77 71,06 120,0 54,33 1 1 1 1 1 1   

HE 160 AA 23,8 1283 173,4 190,4 6,50 10,38 478,7 59,84 91,36 3,97 36,07 6,33 23,75 1 3 3 1 3 3   
HE 160 A 30,4 1673 220,1 245,1 6,57 13,21 615,6 76,95 117,6 3,98 41,57 12,19 31,41 1 1 2 1 1 2   
HE 160 B 42,6 2492 311,5 354,0 6,78 17,59 889,2 111,2 170,0 4,05 51,57 31,24 47,94 1 1 1 1 1 1   
HE 160 C 59,2 3704 435,8 507,6 7,01 24,05 1302 159,8 244,9 4,16 64,57 79,21 75,04 1 1 - 1 1 - 
HE 160 M 76,2 5098 566,5 674,6 7,25 30,81 1759 211,9 325,5 4,26 77,57 162,4 108,1 1 1 1 1 1 1   

HE 180 AA 28,7 1967 235,6 258,2 7,34 12,16 730,0 81,11 123,6 4,47 37,57 8,33 46,36 2 3 3 2 3 3   
HE 180 A 35,5 2510 293,6 324,9 7,45 14,47 924,6 102,7 156,5 4,52 42,57 14,80 60,21 1 2 3 1 2 3   
HE 180 B 51,2 3831 425,7 481,4 7,66 20,24 1363 151,4 231,0 4,57 54,07 42,16 93,75 1 1 1 1 1 1   
HE 180 C 69,8 5543 583,5 675,0 7,89 27,30 1944 212,5 324,9 4,68 67,07 102,1 141,9 1 1 - 1 1 - 
HE 180 M 88,9 7483 748,3 883,4 8,13 34,65 2580 277,4 425,2 4,77 80,07 203,3 199,3 1 1 1 1 1 1   

HE 200 AA 34,6 2944 316,6 347,1 8,17 15,45 1068 106,8 163,2 4,92 42,59 12,69 84,49 2 3 3 2 3 3   
HE 200 A 42,3 3692 388,6 429,5 8,28 18,08 1336 133,6 203,8 4,98 47,59 20,98 108,0 1 2 3 1 2 3   
HE 200 B 61,3 5696 569,6 642,5 8,54 24,83 2003 200,3 305,8 5,07 60,09 59,28 171,1 1 1 1 1 1 1   
HE 200 C 81,9 8029 764,7 880,6 8,77 32,78 2794 275,3 421,0 5,17 73,09 135,1 251,7 1 1 - 1 1 - 
HE 200 M 103 10640 967,4 1135 9,00 41,03 3651 354,5 543,2 5,27 86,09 259,4 346,3 1 1 1 1 1 1   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

25
Poutrelles européennes à larges ailes (suite)
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams (continued)
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHEM
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger (Fortsetzung)
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 220 AA• 40,4 205 220 6 8,5 18 51,5 188 152 M 27 98 118 1,247 30,87
HE 220 A 50,5 210 220 7 11 18 64,3 188 152 M 27 98 118 1,255 24,85
HE 220 B 71,5 220 220 9,5 16 18 91,0 188 152 M 27 100 118 1,270 17,77
HE 220 C* 94,1 230 223 12,5 21 18 119,9 188 152 M 27 104 122 1,296 13,77
HE 220 M 117 240 226 15,5 26 18 149,4 188 152 M 27 108 124 1,322 11,27

HE 240 AA• 47,4 224 240 6,5 9 21 60,4 206 164 M 27 104 138 1,359 28,67
HE 240 A 60,3 230 240 7,5 12 21 76,8 206 164 M 27 104 138 1,369 22,70
HE 240 B 83,2 240 240 10 17 21 106,0 206 164 M 27 108 138 1,384 16,63
HE 240 C* 119 255 244 14 24,5 21 152,2 206 164 M 27 112 142 1,422 11,90
HE 240 M 157 270 248 18 32 21 199,6 206 164 M 27 116 146 1,460 9,318

HE 260 AA• 54,1 244 260 6,5 9,5 24 69,0 225 177 M 27 110 158 1,474 27,22
HE 260 A 68,2 250 260 7,5 12,5 24 86,8 225 177 M 27 110 158 1,484 21,77
HE 260 B 93,0 260 260 10 17,5 24 118,4 225 177 M 27 114 158 1,499 16,12
HE 260 C* 132 275 264 14 25 24 168,4 225 177 M 27 118 162 1,537 11,63
HE 260 M 172 290 268 18 32,5 24 219,6 225 177 M 27 122 166 1,575 9,133

HE 280 AA• 61,2 264 280 7 10 24 78,0 244 196 M 27 110 178 1,593 26,01
HE 280 A 76,4 270 280 8 13 24 97,3 244 196 M 27 112 178 1,603 20,99
HE 280 B 103 280 280 10,5 18 24 131,4 244 196 M 27 114 178 1,618 15,69
HE 280 C* 145 295 284 14,5 25,5 24 185,2 244 196 M 27 118 182 1,656 11,39
HE 280 M 189 310 288 18,5 33 24 240,2 244 196 M 27 122 186 1,694 8,984

HE 300 AA• 69,8 283 300 7,5 10,5 27 88,9 262 208 M 27 116 198 1,705 24,42
HE 300 A 88,3 290 300 8,5 14 27 112,5 262 208 M 27 118 198 1,717 19,43
HE 300 B 117 300 300 11 19 27 149,1 262 208 M 27 120 198 1,732 14,80
HE 300 C* 177 320 305 16 29 27 225,1 262 208 M 27 126 204 1,782 10,08
HE 300 M 238 340 310 21 39 27 303,1 262 208 M 27 132 208 1,832 7,699

HE 320 AA• 74,2 301 300 8 11 27 94,6 279 225 M 27 118 198 1,740 23,43
HE 320 A 97,6 310 300 9 15,5 27 124,4 279 225 M 27 118 198 1,756 17,98
HE 320 B 127 320 300 11,5 20,5 27 161,3 279 225 M 27 122 198 1,771 13,98
HE 320 C* 186 340 305 16 30,5 27 236,9 279 225 M 27 126 204 1,822 9,796
HE 320 M 245 359 309 21 40 27 312,0 279 225 M 27 132 204 1,866 7,616

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 220 AA 40,4 4170 406,9 445,5 9,00 17,63 1510 137,3 209,3 5,42 44,09 15,93 145,6 3 3 4 3 3 4   
HE 220 A 50,5 5410 515,2 568,5 9,17 20,67 1955 177,7 270,6 5,51 50,09 28,46 193,3 1 2 3 1 2 3   
HE 220 B 71,5 8091 735,5 827,0 9,43 27,92 2843 258,5 393,9 5,59 62,59 76,57 295,4 1 1 1 1 1 1   
HE 220 C 94,1 11180 972,2 1114 9,65 36,47 3888 348,7 532,4 5,69 75,59 168,2 423,9 1 1 - 1 1 - 
HE 220 M 117 14600 1217 1419 9,89 45,31 5012 443,5 678,6 5,79 88,59 315,3 572,7 1 1 - 1 1 -   

HE 240 AA 47,4 5835 521,0 570,6 9,83 21,54 2077 173,1 264,4 5,87 49,10 22,98 239,6 3 3 4 3 3 4   
HE 240 A 60,3 7763 675,1 744,6 10,05 25,18 2769 230,7 351,7 6,00 56,10 41,55 328,5 1 2 3 1 2 3   
HE 240 B 83,2 11260 938,3 1053 10,31 33,23 3923 326,9 498,4 6,08 68,60 102,7 486,9 1 1 1 1 1 1   
HE 240 C 119 17330 1359 1564 10,67 46,35 5942 487,1 743,8 6,25 87,60 288,7 787,9 1 1 - 1 1 - 
HE 240 M 157 24290 1799 2117 11,03 60,07 8153 657,5 1006 6,39 106,6 627,9 1152 1 1 - 1 1 -   

HE 260 AA 54,1 7981 654,1 714,5 10,76 24,75 2788 214,5 327,7 6,36 53,62 30,31 382,6 3 3 4 3 3 4   
HE 260 A 68,2 10450 836,4 919,8 10,97 28,76 3668 282,1 430,2 6,50 60,62 52,37 516,4 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 260 B 93,0 14920 1148 1283 11,22 37,59 5135 395,0 602,2 6,58 73,12 123,8 753,7 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 260 C 132 22590 1643 1880 11,58 51,94 7680 581,8 888,3 6,75 92,12 336,4 1198 1 1 - 1 1 - 
HE 260 M 172 31310 2159 2524 11,94 66,89 10450 779,7 1192 6,90 111,1 719,0 1728 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 280 AA 61,2 10560 799,8 873,1 11,63 27,52 3664 261,7 399,4 6,85 55,12 36,22 590,1 3 3 4 3 3 4   
HE 280 A 76,4 13670 1013 1112 11,86 31,74 4763 340,2 518,1 7,00 62,12 62,10 785,4 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 280 B 103 19270 1376 1534 12,11 41,09 6595 471,0 717,6 7,09 74,62 143,7 1130 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 280 C 145 28810 1953 2225 12,47 56,26 9750 686,6 1047 7,26 93,62 382,5 1768 1 1 - 1 1 - 
HE 280 M 189 39550 2551 2966 12,83 72,03 13160 914,1 1397 7,40 112,6 807,3 2520 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 300 AA 69,8 13800 975,6 1065 12,46 32,37 4734 315,6 482,3 7,30 60,13 49,35 877,2 3 3 4 3 3 4   
HE 300 A 88,3 18260 1260 1383 12,74 37,28 6310 420,6 641,2 7,49 68,13 85,17 1200 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 300 B 117 25170 1678 1869 12,99 47,43 8563 570,9 870,1 7,58 80,63 185,0 1688 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 300 C 177 40950 2559 2927 13,49 68,48 13736 900,7 1374 7,81 105,6 598,3 2903 1 1 - 1 1 - 
HE 300 M 238 59200 3482 4078 13,98 90,53 19400 1252 1913 8,00 130,6 1408 4386 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 320 AA 74,2 16450 1093 1196 13,19 35,40 4959 330,6 505,7 7,24 61,63 55,87 1041 3 3 4 3 3 4   
HE 320 A 97,6 22930 1479 1628 13,58 41,13 6985 465,7 709,7 7,49 71,63 108,0 1512 1 2 3 1 2 3  HI HI
HE 320 B 127 30820 1926 2149 13,82 51,77 9239 615,9 939,1 7,57 84,13 225,1 2069 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 320 C 186 48710 2865 3274 14,34 72,25 14446 947 1445 7,81 108,6 679,1 3454 1 1 - 1 1 - 
HE 320 M 245 68130 3796 4435 14,78 94,85 19710 1276 1951 7,95 132,6 1501 5004 1 1 1 1 1 1  HI HI
HI = HISTAR©

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

27
Poutrelles européennes à larges ailes (suite)
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams (continued)
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHEM
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger (Fortsetzung)
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 340 AA• 78,9 320 300 8,5 11,5 27 100,5 297 243 M 27 118 198 1,777 22,52
HE 340 A 105 330 300 9,5 16,5 27 133,5 297 243 M 27 118 198 1,795 17,13
HE 340 B 134 340 300 12 21,5 27 170,9 297 243 M 27 122 198 1,810 13,49
HE 340 M 248 377 309 21 40 27 315,8 297 243 M 27 132 204 1,902 7,670

HE 360 AA• 83,7 339 300 9 12 27 106,6 315 261 M 27 118 198 1,814 21,67
HE 360 A 112 350 300 10 17,5 27 142,8 315 261 M 27 120 198 1,834 16,36
HE 360 B 142 360 300 12,5 22,5 27 180,6 315 261 M 27 122 198 1,849 13,04
HE 360 M 250 395 308 21 40 27 318,8 315 261 M 27 132 204 1,934 7,730

HE 400 AA• 92,4 378 300 9,5 13 27 117,7 352 298 M 27 118 198 1,891 20,46
HE 400 A 125 390 300 11 19 27 159,0 352 298 M 27 120 198 1,912 15,32
HE 400 B 155 400 300 13,5 24 27 197,8 352 298 M 27 124 198 1,927 12,41
HE 400 M 256 432 307 21 40 27 325,8 352 298 M 27 132 202 2,004 7,835

HE 450 AA• 99,7 425 300 10 13,5 27 127,1 398 344 M 27 120 198 1,984 19,89
HE 450 A 140 440 300 11,5 21 27 178,0 398 344 M 27 122 198 2,011 14,39
HE 450 B 171 450 300 14 26 27 218,0 398 344 M 27 124 198 2,026 11,84
HE 450 M 263 478 307 21 40 27 335,4 398 344 M 27 132 202 2,096 7,959

HE 500 AA• 107 472 300 10,5 14 27 136,9 444 390 M 27 120 198 2,077 19,33
HE 500 A 155 490 300 12 23 27 197,5 444 390 M 27 122 198 2,110 13,60
HE 500 B 187 500 300 14,5 28 27 238,6 444 390 M 27 124 198 2,125 11,34
HE 500 M 270 524 306 21 40 27 344,3 444 390 M 27 132 202 2,184 8,079

HE 550 AA• 120 522 300 11,5 15 27 152,8 492 438 M 27 122 198 2,175 18,13
HE 550 A 166 540 300 12,5 24 27 211,8 492 438 M 27 122 198 2,209 13,29
HE 550 B 199 550 300 15 29 27 254,1 492 438 M 27 124 198 2,224 11,15
HE 550 M 278 572 306 21 40 27 354,4 492 438 M 27 132 202 2,280 8,195

HE 600 AA• 129 571 300 12 15,5 27 164,1 540 486 M 27 122 198 2,272 17,64
HE 600 A 178 590 300 13 25 27 226,5 540 486 M 27 122 198 2,308 12,98
HE 600 B 212 600 300 15,5 30 27 270,0 540 486 M 27 126 198 2,323 10,96
HE 600 M 285 620 305 21 40 27 363,7 540 486 M 27 132 200 2,372 8,308
HE 600 x 337• 337 632 310 25,5 46 27 429,2 540 486 M 27 138 202 2,407 7,144
HE 600 x 399• 399 648 315 30 54 27 508,5 540 486 M 27 142 208 2,450 6,137

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
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HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 340 AA 78,9 19550 1222 1341 13,95 38,69 5185 345,6 529,3 7,18 63,13 63,07 1231 3 3 4 3 3 4   
HE 340 A 105 27690 1678 1850 14,40 44,95 7436 495,7 755,9 7,46 74,13 127,2 1824 1 1 3 1 1 3  HI HI
HE 340 B 134 36660 2156 2408 14,65 56,09 9690 646,0 985,7 7,53 86,63 257,2 2454 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 340 M 248 76370 4052 4718 15,55 98,63 19710 1276 1953 7,90 132,6 1506 5584 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 360 AA 83,7 23040 1359 1495 14,70 42,17 5410 360,7 553,0 7,12 64,63 70,99 1444 2 3 3 2 3 3   
HE 360 A 112 33090 1891 2088 15,22 48,96 7887 525,8 802,3 7,43 76,63 148,8 2177 1 1 2 1 1 2  HI HI
HE 360 B 142 43190 2400 2683 15,46 60,60 10140 676,1 1032 7,49 89,13 292,5 2883 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 360 M 250 84870 4297 4989 16,32 102,4 19520 1268 1942 7,83 132,6 1507 6137 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 400 AA 92,4 31250 1654 1824 16,30 47,95 5861 390,8 599,7 7,06 67,13 84,69 1948 2 3 3 2 3 4   
HE 400 A 125 45070 2311 2562 16,84 57,33 8564 570,9 872,9 7,34 80,63 189,0 2942 1 1 1 1 2 2  HI HI
HE 400 B 155 57680 2884 3232 17,08 69,98 10820 721,3 1104 7,40 93,13 355,7 3817 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 400 M 256 104100 4820 5571 17,88 110,2 19340 1260 1934 7,70 132,6 1515 7410 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 450 AA 99,7 41890 1971 2183 18,16 54,70 6088 405,8 624,4 6,92 68,63 95,61 2572 1 3 3 2 4 4   
HE 450 A 140 63720 2896 3216 18,92 65,78 9465 631,0 965,5 7,29 85,13 243,8 4148 1 1 1 1 2 3  HI HI
HE 450 B 171 79890 3551 3982 19,14 79,66 11720 781,4 1198 7,33 97,63 440,5 5258 1 1 1 1 1 2  HI HI
HE 450 M 263 131500 5501 6331 19,80 119,8 19340 1260 1939 7,59 132,6 1529 9251 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 500 AA 107 54640 2315 2576 19,98 61,91 6314 420,9 649,3 6,79 70,13 107,7 3304 1 3 3 2 4 4   
HE 500 A 155 86970 3550 3949 20,98 74,72 10370 691,1 1059 7,24 89,63 309,3 5643 1 1 1 1 3 4  HI HI
HE 500 B 187 107200 4287 4815 21,19 89,82 12620 841,6 1292 7,27 102,1 538,4 7018 1 1 1 1 2 2  HI HI
HE 500 M 270 161900 6180 7094 21,69 129,5 19150 1252 1932 7,46 132,6 1539 11190 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 550 AA 120 72870 2792 3128 21,84 72,66 6767 451,1 698,6 6,65 73,13 133,7 4338 1 2 3 3 4 4   
HE 550 A 166 111900 4146 4622 22,99 83,72 10820 721,3 1107 7,15 92,13 351,5 7189 1 1 1 2 4 4  HI HI
HE 550 B 199 136700 4971 5591 23,20 100,1 13080 871,8 1341 7,17 104,6 600,3 8856 1 1 1 1 2 3  HI HI
HE 550 M 278 198000 6923 7933 23,64 139,6 19160 1252 1937 7,35 132,6 1554 13520 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 600 AA 129 91900 3218 3623 23,66 81,29 6993 466,2 724,5 6,53 74,63 149,8 5381 1 2 3 3 4 4   
HE 600 A 178 141200 4787 5350 24,97 93,21 11270 751,4 1156 7,05 94,63 397,8 8978 1 1 1 2 4 4  HI HI
HE 600 B 212 171000 5701 6425 25,17 110,8 13530 902,0 1391 7,08 107,1 667,2 10970 1 1 1 1 3 4  HI HI
HE 600 M 285 237400 7660 8772 25,55 149,7 18980 1244 1930 7,22 132,6 1564 15910 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 600 x 337 337 283200 8961 10380 25,69 180,5 22940 1480 2310 7,31 149,1 2451 19610 1 1 1 1 1 1  HI
HE 600 x 399 399 344600 10640 12460 26,03 213,6 28280 1796 2814 7,46 169,6 3966 24810 1 1 1 1 1 1  HI
HI = HISTAR©

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

29
Fers U normaux européens
Dimensions: DIN 1026-1: 2000, NF A 45-202: 1986 e
Tolérances: EN 10279: 2000 b
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1 ss
45 o

European standard channels r1 r2 ys


Dimensions: DIN 1026-1: 2000, NF A 45-202: 1986
Tolerances: EN 10279: 2000 ym
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 h d
y
Europäische U-Stahl-Normalprofile tw
Abmessungen: DIN 1026-1: 2000, NF A 45-202: 1986
Toleranzen: EN 10279: 2000 tf
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

z u z

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r1 r2 A d Ø emin emax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm m2/m m2/t


x102

UPN 50* 5,59 50 38 5,0 7,0 7,0 3,5 7,12 21 - - - 0,232 42,22

UPN 65* 7,09 65 42 5,5 7,5 7,5 4,0 9,03 34 - - - 0,273 39,57
UPN 80* 8,64 80 45 6,0 8,0 8,0 4,0 11,0 47 - - - 0,312 37,10
UPN 100* 10,6 100 50 6,0 8,5 8,5 4,5 13,5 64 - - - 0,372 35,10
UPN 120 13,4 120 55 7,0 9,0 9,0 4,5 17,0 82 - - - 0,434 32,52
UPN 140 16,0 140 60 7,0 10,0 10,0 5,0 20,4 98 M 12 33 37 0,489 30,54
UPN 160 18,8 160 65 7,5 10,5 10,5 5,5 24,0 115 M 12 34 42 0,546 28,98
UPN 180 22,0 180 70 8,0 11,0 11,0 5,5 28,0 133 M 16 38 41 0,611 27,80

UPN 200 25,3 200 75 8,5 11,5 11,5 6,0 32,2 151 M 16 39 46 0,661 26,15
UPN 220 29,4 220 80 9,0 12,5 12,5 6,5 37,4 167 M 16 40 51 0,718 24,46
UPN 240 33,2 240 85 9,5 13,0 13,0 6,5 42,3 184 M 20 46 50 0,775 23,34
UPN 260 37,9 260 90 10,0 14,0 14,0 7,0 48,3 200 M 22 50 52 0,834 22,00
UPN 280 41,8 280 95 10,0 15,0 15,0 7,5 53,3 216 M 22 52 57 0,890 21,27

UPN 300 46,2 300 100 10,0 16,0 16,0 8,0 58,8 232 M 24 55 59 0,950 20,58
UPN 320* 59,5 320 100 14,0 17,5 17,5 8,8 75,8 246 M 22 58 62 0,982 16,50
UPN 350 60,6 350 100 14,0 16,0 16,0 8,0 77,3 282 M 22 56 62 1,05 17,25
UPN 380* 63,1 380 102 13,5 16,0 16,0 8,0 80,4 313 M 24 59 60 1,11 17,59

UPN 400* 71,8 400 110 14,0 18,0 18,0 9,0 91,5 324 M 27 61 62 1,18 16,46

h ≤ 300 h > 300

b b -tw
u
2 2
Inclinaison des ailes
Flange slope 8% 5%
Flanschneigung

* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.


* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
UPN
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y■ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z′ iz ss It Iw ys ym

S235

S355

S235

S355
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm 6
mm mm
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109 x10 x10

UPN 50 5,59 26,4 10,6 13,1 1,92 2,77 9,12 3,75 6,78 1,13 16,7 1,12 0,03 1,37 2,47 1 1 1 1 

UPN 65 7,09 57,5 17,7 21,7 2,52 3,68 14,1 5,07 9,38 1,25 18,0 1,61 0,08 1,42 2,60 1 1 1 1 
UPN 80 8,64 106 26,5 32,3 3,10 4,90 19,4 6,36 11,9 1,33 19,4 2,20 0,18 1,45 2,67 1 1 1 1 
UPN 100 10,6 206 41,2 49,0 3,91 6,46 29,3 8,49 16,2 1,47 20,3 2,81 0,41 1,55 2,93 1 1 1 1 
UPN 120 13,4 364 60,7 72,6 4,62 8,80 43,2 11,1 21,2 1,59 22,2 4,15 0,90 1,60 3,03 1 1 1 1 
UPN 140 16,0 605 86,4 103 5,45 10,4 62,7 14,8 28,3 1,75 23,9 5,68 1,80 1,75 3,37 1 1 1 1 
UPN 160 18,8 925 116 138 6,21 12,6 85,3 18,3 35,2 1,89 25,3 7,39 3,26 1,84 3,56 1 1 1 1 
UPN 180 22,0 1350 150 179 6,95 15,1 114 22,4 42,9 2,02 26,7 9,55 5,57 1,92 3,75 1 1 1 1 

UPN 200 25,3 1910 191 228 7,70 17,7 148 27,0 51,8 2,14 28,1 11,9 9,07 2,01 3,94 1 1 1 1 
UPN 220 29,4 2690 245 292 8,48 20,6 197 33,6 64,1 2,30 30,3 16,0 14,6 2,14 4,20 1 1 1 1 
UPN 240 33,2 3600 300 358 9,22 23,7 248 39,6 75,7 2,42 31,7 19,7 22,1 2,23 4,39 1 1 1 1 
UPN 260 37,9 4820 371 442 9,99 27,1 317 47,7 91,6 2,56 33,9 25,5 33,3 2,36 4,66 1 1 1 1 
UPN 280 41,8 6280 448 532 10,9 29,3 399 57,2 109 2,74 35,6 31,0 48,5 2,53 5,02 1 1 1 1 

UPN 300 46,2 8030 535 632 11,7 31,8 495 67,8 130 2,90 37,3 37,4 69,1 2,70 5,41 1 1 1 1 
UPN 320 59,5 10870 679 826 12,1 47,1 597 80,6 152 2,81 43,0 66,7 96,1 2,60 4,82 1 1 1 1 
UPN 350 60,6 12840 734 918 12,9 50,8 570 75,0 143 2,72 40,7 61,2 114 2,40 4,45 1 1 1 1 
UPN 380 63,1 15760 829 1010 14,0 53,2 615 78,7 148 2,77 40,3 59,1 146 2,38 4,58 1 1 1 1 

UPN 400 71,8 20350 1020 1240 14,9 58,6 846 102 190 3,04 44,0 81,6 221 2,65 5,11 1 1 1 1 

■ Wpl,y est calculé selon l’hypothèse d’un diagramme de contraintes bi-rectangulaire et n’est applicable que si deux ou plusieurs fers U sont associés de facon
à constituer une section doublement symétrique pour laquelle un moment de flexion agissant dans le plan du centre de gravité n’engendre pas de torsion.
■ Wpl,y is determined assuming a bi-rectangular stress block distribution. Thus, the given value applies only if two or more channels are combined in such
a way to form a double symmetric cross-section so that the bending moment acting in the plane of the centre of gravity will not lead to torsion.
■ Für die Berechnung von Wpl,y wurde eine doppelrechteckige Spannungsverteilung angenommen. Der angegebene Wert ist daher nur anwendbar,
wenn zwei oder mehr U-Profile so miteinander kombiniert sind, dass sie einen doppelsymmetrischen Querschnitt bilden, womit ein Biegemoment, das in
der Schwerpunktebene angreift, keine Torsion hervorruft.

47
Cornières à ailes égales
Dimensions: EN 10056-1: 1998 r2
Tolérances: EN 10056-2: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1

v
t

v
Equal leg angles

u
Dimensions: EN 10056-1: 1998 h
Tolerances: EN 10056-2: 1993
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 y

v
r1 t r2
zs
Gleichschenkliger Winkelstahl  45o

Abmessungen: EN 10056-1: 1998 ys


Toleranzen: EN 10056-2: 1993
b u2
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

u
u1
z

v
Désignation Position des axes
Dimensions Surface
Designation Position of axes
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Lage der Achsen

G h=b t r1 r2 A zs=ys v u1 u2 AL AG
kg/m mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102 x10 x10 x10 x10

-
L 20 x 20 x 3 0,879 20 3 3,5 2,0 1,12 0,596 1,41 0,843 0,700 0,077 87,40
-/
L 25 x 25 x 3 1,11 25 3 3,5 2,0 1,42 0,721 1,77 1,02 0,877 0,097 86,88
-/
L 25 x 25 x 4 1,45 25 4 3,5 2,0 1,85 0,761 1,77 1,08 0,892 0,097 66,67

-/
L 30 x 30 x 3 1,36 30 3 5 2,5 1,74 0,835 2,12 1,18 1,05 0,116 84,87
-/
L 30 x 30 x 4 1,78 30 4 5 2,5 2,27 0,878 2,12 1,24 1,06 0,116 65,02

-/
L 35 x 35 x 4 2,09 35 4 5 2,5 2,67 1,00 2,47 1,42 1,24 0,136 64,82

-/
L 40 x 40 x 4 2,42 40 4 6 3,0 3,08 1,12 2,83 1,58 1,40 0,155 64,07
-/
L 40 x 40 x 5 2,97 40 5 6 3,0 3,79 1,16 2,83 1,64 1,41 0,155 52,07

L 45 x 45 x 4*
/
2,74 45 4 7 3,5 3,49 1,23 3,18 1,75 1,57 0,174 63,46
L 45 x 45 x 4,5*
/-/
3,06 45 4,5 7 3,5 3,90 1,26 3,18 1,78 1,58 0,174 56,83
L 45 x 45 x 5*
/
3,38 45 5 7 3,5 4,30 1,28 3,18 1,81 1,58 0,174 51,51

-/
L 50 x 50 x 4 3,06 50 4 7 3,5 3,89 1,36 3,54 1,92 1,75 0,194 63,49
-/
L 50 x 50 x 5 3,77 50 5 7 3,5 4,80 1,40 3,54 1,99 1,76 0,194 51,46
-/
L 50 x 50 x 6 4,47 50 6 7 3,5 5,69 1,45 3,54 2,04 1,77 0,194 43,41
L 50 x 50 x 7*
/
5,15 50 7 7 3,5 6,56 1,49 3,54 2,10 1,78 0,194 37,66

L 55 x 55 x 5*
/
4,18 55 5 8 4,0 5,32 1,52 3,89 2,15 1,93 0,213 51,05
L 55 x 55 x 6*
/
4,95 55 6 8 4,0 6,31 1,56 3,89 2,21 1,94 0,213 43,04

L 60 x 60 x 4* 3,70 60 4 8 4,0 4,71 1,60 4,24 2,26 2,10 0,233 63,07


-/
L 60 x 60 x 5 4,57 60 5 8 4,0 5,82 1,64 4,24 2,32 2,11 0,233 51,04
-/
L 60 x 60 x 6 5,42 60 6 8 4,0 6,91 1,69 4,24 2,39 2,11 0,233 42,99
-/
L 60 x 60 x 8 7,09 60 8 8 4,0 9,03 1,77 4,24 2,50 2,14 0,233 32,89

L 65 x 65 x 6*
/
5,91 65 6 9 4,5 7,53 1,80 4,60 2,55 2,28 0,252 42,70
-
L 65 x 65 x 7 6,83 65 7 9 4,5 8,70 1,85 4,60 2,61 2,29 0,252 36,95
L 65 x 65 x 8*
/
7,73 65 8 9 4,5 9,85 1,89 4,60 2,67 2,31 0,252 32,64

  
Autres dimensions sur demande. Le rayon r2 peut être Other dimensions on request. The r2 radius may be smaller Andere Abmessungen auf Anfrage. Der Radius r2 kann je
inférieur en fonction du procédé de laminage. depending on the rolling process. nach Walzprozess kleiner sein.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un * Minimum tonnage and delivery conditions upon agree- * Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Verein-
accord préalable. ment. barung.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant + Minimum order: 40t per section and grade or upon agree- + Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach
accord. ment. Vereinbarung.
- Profilé conforme à EN 10056-1: 1998 - Section in accordance with EN 10056-1: 1998. - Profil gemäß EN 10056-1: 1998.
  
Profilé conforme à DIN 1028: 1994 Section in accordance with DIN 1028: 1994. Profil gemäß DIN 1028: 1994.
  
Profilé conforme à CSN 42 5541: 1974. Section in accordance with CSN 42 5541: 1974. Profil gemäß CSN 42 5541: 1974.
  
Avec arêtes vives sur demande. Available with sharp edges. Auch mit scharfen Kanten erhältlich.
L
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004

EN 10025-4: 2004
axe y-y / axe z-z axe u-u axe v-v

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung axis y-y / axis z-z axis u-u axis v-v Pure
Achse y-y / Achse z-z Achse u-u Achse v-v compression

G ly= lz Wel.y= Wel.z iy= iz Iu iu Iv iv lyz

S235

S355
kg/m mm 4
mm 3
mm mm 4
mm mm 4
mm mm4
x104 x103 x10 x104 x10 x104 x10 x104

L 20 x 20 x 3 0,879 0,388 0,276 0,589 0,614 0,740 0,162 0,380 -0,226 1 1 


L 25 x 25 x 3 1,11 0,796 0,448 0,749 1,26 0,944 0,329 0,481 -0,467 1 1 
L 25 x 25 x 4 1,45 1,01 0,582 0,740 1,60 0,930 0,425 0,479 -0,587 1 1 

L 30 x 30 x 3 1,36 1,40 0,649 0,899 2,23 1,13 0,579 0,578 -0,825 1 2 


L 30 x 30 x 4 1,78 1,80 0,850 0,892 2,86 1,12 0,749 0,575 -1,05 1 1 

L 35 x 35 x 4 2,09 2,95 1,18 1,05 4,69 1,33 1,22 0,68 -1,73 1 1 

L 40 x 40 x 4 2,42 4,47 1,55 1,21 7,10 1,52 1,84 0,77 -2,63 1 2 


L 40 x 40 x 5 2,97 5,43 1,91 1,20 8,61 1,51 2,25 0,77 -3,18 1 1 

L 45 x 45 x 4 2,74 6,43 1,97 1,36 10,21 1,71 2,65 0,87 -3,78 1 3 


L 45 x 45 x 4,5 3,06 7,15 2,20 1,35 11,35 1,71 2,95 0,87 -4,20 1 2 
L 45 x 45 x 5 3,38 7,84 2,43 1,35 12,45 1,70 3,24 0,87 -4,60 1 1 

L 50 x 50 x 4 3,06 8,97 2,46 1,52 14,25 1,91 3,70 0,97 -5,28 2 3 


L 50 x 50 x 5 3,77 10,96 3,05 1,51 17,41 1,90 4,52 0,97 -6,45 1 2 
L 50 x 50 x 6 4,47 12,84 3,61 1,50 20,37 1,89 5,31 0,97 -7,53 1 1 
L 50 x 50 x 7 5,15 14,61 4,16 1,49 23,14 1,88 6,09 0,96 -8,52 1 1 

L 55 x 55 x 5 4,18 14,71 3,70 1,66 23,37 2,10 6,06 1,07 -8,66 1 3 


L 55 x 55 x 6 4,95 17,29 4,39 1,66 27,44 2,09 7,13 1,06 -10,16 1 1 

L 60 x 60 x 4 3,70 15,78 3,58 1,83 25,04 2,31 6,51 1,18 -9,26 3 3 


L 60 x 60 x 5 4,57 19,37 4,45 1,82 30,77 2,30 7,97 1,17 -11,40 2 3 
L 60 x 60 x 6 5,42 22,79 5,29 1,82 36,20 2,29 9,38 1,17 -13,41 1 2 
L 60 x 60 x 8 7,09 29,15 6,89 1,80 46,19 2,26 12,11 1,16 -17,04 1 1 

L 65 x 65 x 6 5,91 29,19 6,21 1,97 46,36 2,48 12,01 1,26 -17,17 1 3 


L 65 x 65 x 7 6,83 33,43 7,18 1,96 53,08 2,47 13,78 1,26 -19,65 1 1 
L 65 x 65 x 8 7,73 37,49 8,13 1,95 59,46 2,46 15,52 1,26 -21,97 1 1 

51
Cornières à ailes égales (suite)
Dimensions: EN 10056-1: 1998 r2
Tolérances: EN 10056-2: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1

v
t

v
Equal leg angles (continued)

u
Dimensions: EN 10056-1: 1998 h
Tolerances: EN 10056-2: 1993
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 y

v
r1 t r2
zs
Gleichschenkliger Winkelstahl 
(Fortsetzung)
45o

Abmessungen: EN 10056-1: 1998 ys


Toleranzen: EN 10056-2: 1993
b u2
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

u
u1
z

v
Désignation Position des axes
Dimensions Surface
Designation Position of axes
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Lage der Achsen

G h=b t r1 r2 A zs=ys v u1 u2 AL AG
kg/m mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102 x10 x10 x10 x10

-
L 70 x 70 x 6 6,38 70 6 9 4,5 8,13 1,93 4,95 2,73 2,46 0,272 42,68
-
L 70 x 70 x 7 7,38 70 7 9 4,5 9,40 1,97 4,95 2,79 2,47 0,272 36,91
L 70 x 70 x 8*
/
8,37 70 8 10 5,0 10,7 2,01 4,95 2,84 2,47 0,271 32,41
L 70 x 70 x 9*
/
9,32 70 9 9 4,5 11,9 2,05 4,95 2,90 2,50 0,272 29,20

L 75 x 75 x 4* 4,65 75 4 9 4,5 5,93 1,96 5,30 2,76 2,63 0,292 62,82


L 75 x 75 x 5* 5,76 75 5 9 4,5 7,34 2,01 5,30 2,84 2,63 0,292 50,75
-
L 75 x 75 x 6 6,85 75 6 9 4,5 8,73 2,05 5,30 2,90 2,64 0,292 42,66
L 75 x 75 x 7* 7,93 75 7 9 4,5 10,1 2,10 5,30 2,96 2,65 0,292 36,88
-
L 75 x 75 x 8 8,99 75 8 9 4,5 11,4 2,14 5,30 3,02 2,66 0,292 32,53
L 75 x 75 x 10* 11,1 75 10 9 4,5 14,1 2,22 5,30 3,13 2,69 0,292 26,43

L 80 x 80 x 5* 6,17 80 5 10 5,0 7,86 2,12 5,66 3,00 2,81 0,311 50,49


L 80 x 80 x 6*
/
7,34 80 6 10 5,0 9,35 2,17 5,66 3,07 2,81 0,311 42,44
L 80 x 80 x 7* 8,49 80 7 10 5,0 10,8 2,21 5,66 3,13 2,82 0,311 36,67
-
L 80 x 80 x 8 9,63 80 8 10 5,0 12,3 2,26 5,66 3,19 2,83 0,311 32,34
-
L 80 x 80 x 10 11,9 80 10 10 5,0 15,1 2,34 5,66 3,30 2,85 0,311 26,26

L 90 x 90 x 6*
/
8,28 90 6 10 5,0 10,5 2,42 6,36 3,42 3,16 0,351 42,44
-
L 90 x 90 x 7 9,61 90 7 11 5,5 12,2 2,45 6,36 3,47 3,16 0,351 36,48
-
L 90 x 90 x 8 10,9 90 8 11 5,5 13,9 2,50 6,36 3,53 3,17 0,351 32,15
-
L 90 x 90 x 9 12,2 90 9 11 5,5 15,5 2,54 6,36 3,59 3,18 0,351 28,77
-
L 90 x 90 x 10 13,4 90 10 11 5,5 17,1 2,58 6,36 3,65 3,19 0,351 26,07
L 90 x 90 x 11* 14,7 90 11 11 5,5 18,7 2,62 6,36 3,70 3,21 0,351 23,86

L 100 x 100 x 6*
/
9,26 100 6 12 6,0 11,8 2,64 7,07 3,74 3,51 0,390 42,09
L 100 x 100 x 7* 10,7 100 7 12 6,0 13,7 2,69 7,07 3,81 3,51 0,390 36,33
L 100 x 100 x 8*
/-
12,2 100 8 12 6,0 15,5 2,74 7,07 3,87 3,52 0,390 32,00
L 100 x 100 x 10*
/-
15,0 100 10 12 6,0 19,2 2,82 7,07 3,99 3,54 0,390 25,92
L 100 x 100 x 12*
/-
17,8 100 12 12 6,0 22,7 2,90 7,07 4,11 3,57 0,390 21,86

L 110 x 110 x 8*
/
13,4 110 8 12 6,0 17,1 2,99 7,78 4,22 3,87 0,430 31,98
L 110 x 110 x 10*
/
16,6 110 10 13 6,5 21,2 3,06 7,78 4,33 3,88 0,429 25,79
L 110 x 110 x 12* 19,7 110 12 13 6,5 25,1 3,15 7,78 4,45 3,91 0,429 21,73

  
Autres dimensions sur demande. Le rayon r2 peut être Other dimensions on request. The r2 radius may be smaller Andere Abmessungen auf Anfrage. Der Radius r2 kann je
inférieur en fonction du procédé de laminage. depending on the rolling process. nach Walzprozess kleiner sein.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un * Minimum tonnage and delivery conditions upon agree- * Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Verein-
accord préalable. ment. barung.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant + Minimum order: 40t per section and grade or upon agree- + Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach
accord. ment. Vereinbarung.
- Profilé conforme à EN 10056-1: 1998 - Section in accordance with EN 10056-1: 1998. - Profil gemäß EN 10056-1: 1998.
  
Profilé conforme à DIN 1028: 1994 Section in accordance with DIN 1028: 1994. Profil gemäß DIN 1028: 1994.
  
Profilé conforme à CSN 42 5541: 1974. Section in accordance with CSN 42 5541: 1974. Profil gemäß CSN 42 5541: 1974.
  
Avec arêtes vives sur demande. Available with sharp edges. Auch mit scharfen Kanten erhältlich.
L
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004

EN 10025-4: 2004
axe y-y / axe z-z axe u-u axe v-v

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung axis y-y / axis z-z axis u-u axis v-v Pure
Achse y-y / Achse z-z Achse u-u Achse v-v compression

G ly= lz Wel.y= Wel.z iy= iz Iu iu Iv iv lyz

S235

S355
kg/m mm 4
mm 3
mm mm 4
mm mm 4
mm mm4
x104 x103 x10 x104 x10 x104 x10 x104

L 70 x 70 x 6 6,38 36,88 7,27 2,13 58,60 2,69 15,16 1,37 -21,72 2 3 


L 70 x 70 x 7 7,38 42,30 8,41 2,12 67,19 2,67 17,41 1,36 -24,89 1 2 
L 70 x 70 x 8 8,37 47,27 9,46 2,10 75,01 2,65 19,52 1,35 -27,75 1 1 
L 70 x 70 x 9 9,32 52,47 10,60 2,10 83,18 2,65 21,76 1,35 -30,71 1 1 

L 75x75x4 4,65 31,43 5,67 2,30 49,85 2,90 13,01 1,48 -18,42 4 4 
L 75x75x5 5,76 38,77 7,06 2,30 61,59 2,90 15,96 1,47 -22,82 3 3 
L 75 x 75 x 6 6,85 45,83 8,41 2,29 72,84 2,89 18,82 1,47 -27,01 2 3 
L 75x75x7 7,93 52,61 9,74 2,28 83,60 2,88 21,62 1,46 -30,99 1 3 
L 75 x 75 x 8 8,99 59,13 11,03 2,27 93,91 2,86 24,35 1,46 -34,78 1 1 
L 75x75x10 11,1 71,43 13,52 2,25 113,2 2,83 29,68 1,45 -41,75 1 1 

L 80 x 80 x 5 6,17 47,14 8,02 2,45 74,83 3,09 19,45 1,57 -27,69 3 4 


L 80 x 80 x 6 7,34 55,82 9,57 2,44 88,69 3,08 22,96 1,57 -32,87 3 3 
L 80 x 80 x 7 8,49 64,19 11,09 2,44 102,0 3,07 26,38 1,56 -37,81 1 3 
L 80 x 80 x 8 9,63 72,25 12,58 2,43 114,8 3,06 29,72 1,56 -42,52 1 2 
L 80 x 80 x 10 11,9 87,50 15,45 2,41 138,8 3,03 36,24 1,55 -51,27 1 1 

L 90 x 90 x 6 8,28 80,72 12,26 2,77 128,3 3,49 33,16 1,77 -47,57 3 4 


L 90 x 90 x 7 9,61 92,55 14,13 2,75 147,1 3,47 38,03 1,76 -54,52 3 3 
L 90 x 90 x 8 10,9 104,4 16,05 2,74 165,9 3,46 42,89 1,76 -61,50 1 3 
L 90 x 90 x 9 12,2 115,8 17,93 2,73 184,0 3,44 47,65 1,75 -68,19 1 2 
L 90 x 90 x 10 13,4 126,9 19,77 2,72 201,5 3,43 52,33 1,75 -74,59 1 1 
L 90 x 90 x 11 14,7 137,6 21,57 2,71 218,3 3,42 56,94 1,74 -80,70 1 1 

L 100 x 100 x 6 9,26 111,1 15,09 3,07 176,3 3,87 45,80 1,97 -65,25 3 4 
L 100 x 100 x 7 10,7 128,2 17,54 3,06 203,7 3,86 52,72 1,96 -75,48 3 3 
L 100 x 100 x 8 12,2 144,8 19,94 3,06 230,2 3,85 59,49 1,96 -85,35 2 3 
L 100 x 100 x 10 15,0 176,7 24,62 3,04 280,7 3,83 72,66 1,95 -104,0 1 2 
L 100 x 100 x 12 17,8 206,7 29,12 3,02 327,9 3,80 85,44 1,94 -121,3 1 1 

L 110 x 110 x 8 13,4 195,3 24,37 3,38 310,5 4,26 80,11 2,16 -115,2 3 3 
L 110 x 110 x 10 16,6 238,0 29,99 3,35 378,2 4,23 97,74 2,15 -140,2 1 3 
L 110 x 110 x 12 19,7 279,1 35,54 3,33 443,2 4,20 115,0 2,14 -164,1 1 1 

53

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