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Sylabus RDM 2

Ce document présente le cours de Mécanique et sciences des matériaux 2, axé sur la théorie de la poutre, pour les étudiants en deuxième année de Bachelier en Sciences de l'Ingénieur industriel. Il couvre divers chapitres, y compris les diagrammes MNV, les propriétés mécaniques des matériaux, et les sollicitations des poutres, tout en introduisant des concepts fondamentaux comme les contraintes et les éléments de réduction. Le contenu est structuré pour fournir une compréhension approfondie des comportements mécaniques des poutres sous différentes conditions de charge.

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Année académique 2017 - 2018

Campus
technique

HAUTE ECOLE
EN HAINAUT
8a, avenue [Link] B-7000 Mons
Tél : +32 (0)65 33 81 54
Fax : +32 (0)65 31 30 51
E-mail : tech-mons@[Link]
[Link]

MSM2
Mécanique et sciences des matériaux 2 :
théorie de la poutre

Bachelier en Sciences de l'Ingénieur industriel

2e année

Responsable du cours : QUITTELIER


Table des matières
Chapitre 1 : diagramme MNV et contraintes 1

Chapitre 2 : propriétés mécaniques des matériaux 22

Chapitre 3 : traction –compression 38

Chapitre 4 : flexion 51

Chapitre 5 : torsion pure et uniforme 68

Chapitre 6 : cisaillement 89

Chapitre 7 : flexion composée 106

Chapitre 8 : sollicitations composées et critère de Von Mises 116

Chapitre 9 : déformations des poutres droites 128

Chapitre 10 : flambement 138

Bibliographie 145

Annexes 147
1

CHAPITRE 1 : DIAGRAMME NVM ET CONTRAINTES

1°) RAPPEL : PRINCIPE DE LA COUPE DE RITTER


On considère un corps solide S en équilibre sous l'action des forces appliquées et des forces
de liaison extérieures (fig. 1)

fig 1 fig.2

On imagine, par la pensée, qu'une surface A divise le solide S en deux parties : la partie S1 à
gauche de A et la partie S2 à droite de A. On isole la partie gauche S1 (fig. 2).

La partie S1 est en équilibre sous l'action des forces de liaison extérieures, des forces
appliquées et des forces de liaisons intérieures qui sont les forces que la partie droite S 2
exerce sur la partie gauche S1 à travers la section A. A travers chaque élément de surface A

de la surface A, la partie S2 exerce sur celle de gauche des forces de contacts ΔFli (force de

liaison intérieure). Ce torseur peut être réduit à deux vecteurs, R li et M li en prenant pour
centre de réduction, par exemple, le centre de masse G de la section A (fig. 3).

fig.3 fig.4
2

La partie gauche S1 est donc en équilibre sous l'action :

- des forces de liaison externes

- des forces appliquées à S1

- de la force Rli appliquée en G et du couple M li

D'après le principe de l'action et de la réaction, la partie gauche S1 exerce à travers A sur la


partie droite S2 des forces de liaison intérieures opposées que l'on peut réduire à la force

 R li appliquée en G et au couple  M li (fig. 4).La partie droite S2 est donc en équilibre sous
l'action

- des forces de liaison externes

- des forces appliquées à S2

- de la force  R li appliquée en G et du couple  M li

Le principe de la coupe permet donc d'extérioriser les forces intérieures.

2°) CONTRAINTES
Considérons un point M sur la section de coupe A du solide S1. Autour de ce point, considérons

un élément de surface A, sur lequel agit la force de contact Fli . Le vecteur contrainte t est
défini comme suit :

ΔFli
t  lim
ΔA  O ΔA

Remarque : en résistance des matériaux, nous faisons l’hypothèse que tout solide est constitué
d’un milieu continu, rempli uniformément de matière en tous ses points. On ne tient pas de la
distribution hétérogène de la matière à l’échelle moléculaire ou atomique.
3

fig. 5
Le vecteur contrainte a les mêmes dimensions qu’une pression. Il s’exprime, par exemple, en
daN/mm², kN/cm², Mpa. Ce vecteur dépend de l’orientation du plan de coupe.

3°) ELEMENTS DE REDUCTION DANS LA SECTION DROITE DE LA POUTRE

fig.6a
4

On coupe la poutre en un point G, suivant un plan perpendiculaire à l'axe. On a vu que le

torseur des forces intérieures se réduit à deux vecteurs, R li et M li (en prenant pour centre
de réduction G). On considère un trièdre Gxyz, direct tel que l'axe x soit normal à la section A,
les axes y et z sont situés dans le plan de la section droite, (axe y horizontal et orienté
positivement vers la gauche et axe z vertical et orienté positivement vers le bas) (fig.6).

Par définition, l'effort normal N est la projection sur l'axe x du vecteur R li . Les projections sur

les axes y et z du vecteur R li sont notées Vy et Vz et sont appelées efforts tranchants.

Par définition, le moment de torsion T est la projection sur l'axe x du vecteur M li ; My et Mz,

moments fléchissants (moments de flexion) sont les projections du vecteur M li sur les axes y
et z.

N, Vy, Vz, T, My et Mz sont appelés éléments de réduction de la section considérée.

fig. 6b
5

Fig.6 c : Tableau extrait de l’ouvrage « introduction à l’analyse des structures » de Marc-André Studer (Presses
Polytechniques et Universitaires Romandes)

4°) CONTRAINTES NORMALE ET TANGENTIELLE


Reconsidérons un vecteur contrainte t localisé en un point M, défini dans un repère Mxyz,
défini de telle sorte que l’axe x soit dirigé suivant la normale extérieure au plan de coupe. Si

nous projetons ce vecteur sur l’axe x, nous obtenons le vecteur contrainte normale σ , alors
que la projection de ce vecteur dans le plan de coupe nous donne le vecteur contrainte

tangentielle τ . Les projections de τ sur les axes y et z seront notées respectivement xy et xz.

De même, la grandeur du vecteur σ sera notée x. L’indice x attribué à x, à xy et à xz rappelle
que le plan de coupe a une orientation perpendiculaire à l’axe Gx.
6

fig. 7

5°) RELATION ENTRES LES ELEMENTS DE REDUCTION ET LES


CONTRAINTES X , XY ET XZ
En chaque point M localisé par un vecteur e M de coordonnées (O, y, z), nous pouvons définir un

vecteur contrainte t de coordonnées (x,xy,xz). L’équilibre de translation au niveau de la


section A, permet d’écrire que :

R li   t dA
A

L’équilibre de rotation s’écrit de la façon suivante :

 
M li   e M Λ t dA
A

En projetant ces relations sur les axes x,y et z, nous obtenons les relations entre les
contraintes et les éléments de réduction :
7

N   x dA
A

Vy   xy dA
A

Vz   xz dA
A

T   (y.xz  z.xy) dA
A

My   z.x dA
A

Mz   y.x dA
A

6°) STRUCTURES PLANES SOLLICITEES DANS LEUR PLAN


Si la structure est sollicitée dans un plan, on choisit le repère xy dans le plan de sollicitation.
Dans ce cas particulier, My, Vz et T sont nuls. Seuls subsistent N, Vy et Mz. Pour simplifier les
notations, on écrit V au lieu de Vz et M au lieu de My.

Relations entre p, V et M

M+dM
A C A C
M M M+dM

V V+dV V V+dV

B D B D

dx dx

fig. 8a fig. 8b
On considère un élément de poutre plane, chargée dans son plan et limité par deux sections
droites infiniment voisines AB et CD distante de dx. On suppose que, dans la section AB, le
moment de flexion et l'effort tranchant sont positifs. Dans ce cas, l'action de la portion de
gauche de la poutre sur l'élément considéré est représenté par le couple M et la force V comme
l'indiquent les figures 8a et 8b. De la même manière, en supposant que, dans la section CD, le
moment et l'effort tranchant soient positifs, l'action de la portion droite de la poutre sur
l'élément est représenté par le couple M+dM et la force V+dV indiqués sur les figures 8a et 8b.
8

1) Si l'on suppose d'abord qu'une charge continue p soit distribuée le long de la poutre (p > 0 si
dirigé vers le bas) , on peut écrire :

- l'équilibre de translation verticale :

V - p dx - V - dV = 0

p= − dV
dx

- l'équilibre de rotation autour du point A :

- M + M + dM - (V + dV) dx - p dx dx/2 = 0

Comme dx et dV sont infiniment petits, on néglige les termes du second ordre dx2 et [Link], on
obtient finalement les relations suivantes :

𝑑𝑀 𝑑2𝑀
= 𝑉 𝑝 = −
𝑑𝑥 𝑑𝑥2

2) on suppose qu'une force concentrée (figure 8b) P est appliquée entre les sections droites AB
et CD. L'équilibre de translation verticale donne ici :

V + dV = V - P

On en conclut que, au point d'application d'une force concentrée, l'effort tranchant V varie
brusquement, de même que dM/dx.

7°) DIAGRAMMES NVM


Par définition, le diagramme d'effort normal est obtenu en portant le long de l'axe de la poutre,
les valeurs de N à une certaine échelle. On peut définir de même, pour les structures planes, le
diagramme de l'effort tranchant (V), du moment fléchissant (M). On définit de même, pour les
structures "spatiales", les diagrammes du moment de torsion T, des moments de flexion My et
Mz et des efforts tranchants Vy et Vz.

particularités

a) dans un tronçon de poutre non chargé (p = 0), l'effort tranchant V est constant; le
moment de flexion varie linéairement.
9

b) si le tronçon est soumis à une charge uniforme (p = cste), l'effort tranchant varie
linéairement et le moment de flexion paraboliquement.

c) si l'effort tranchant s'annule dans une section droite, le moment fléchissant passe
dans cette section par un extremum.

Conventions de signe

Les conventions de signe sont les suivantes :

 Un effort normal positif (N > 0) est un effort de traction. Un élément de poutre


soumis à un effort de traction s’allonge. (Si N< 0, on parle de compression)

fig.7a

 Un effort tranchant positif tend à élever les sections à gauche de la section de coupe
(ou à abaisser les sections à droite de la coupe).

V>0

fig.7b

 Un moment de flexion positif donne à la poutre une déformée dont la concavité est
dirigée vers le haut.

M >
0

fig.7c
10

Dans le cas d’une poutre horizontale, si au moment de la coupe, nous conservons la partie
« gauche », la partie « droite » est remplacée par les éléments de réductions qui sont
considérés comme positifs si N est dirigé vers la droite, V vers le bas et si M est de sens
positif (anti-horlogique) :

M
coupe
N

fig.7d

Si nous conservons la partie droite, la partie gauche est remplacée par des éléments de
réductions qui seront positifs si N est dirigé vers la gauche, si V est dirigé vers le haut et si M
est de sens négatif (horlogique).

M V
coupe
N

fig.7e

Ces conventions sont résumées par la figure suivante :

M V M
N N

V
11

Si la poutre n’est pas horizontale, en supposant que son axe fait un angle α avec
l’horizontale, les conventions sont obtenues en faisant pivoter cette figure d’un angle α.

M
V N
M
N 

fig.7g

Cette convention est utilisée si 0 ≤ α ≤ 90° ; si α est négatif ou supérieur à 90°, les
conventions de signe choisies doivent être exprimées explicitement.

8°) Cas des poutres droites prismatiques : expression des diagrammes V


et M à partir des fonctions de singularités.
Lorsqu’une poutre prismatique est soumise à l’action de forces ponctuelles ou réparties de
façon uniforme, une méthode élégante pour exprimer de façon mathématique les
diagrammes V et M, consiste à utiliser l’outil qu’est la fonction de singularité. Par définition,
la fonction de singularité, que nous noterons <x>, prend pour valeur 0 si x <0 et x si x≥ 0.

La méthode de calcul de la déformée par l’utilisation des fonctions de singularités consiste à


suivre les étapes suivantes :

1. calculer les réactions d’appuis et remplacer ces appuis par les forces de liaisons qu’ils
exercent sur la structure
2. écrire l’expression de l’effort tranchant Vz(x). Pour cela, les forces ponctuelles auront
pour contribution à l’effort tranchant :
–F <x-a>0

fig 8a
12

Les forces réparties auront pour contribution à l’effort tranchant :

-p <x-a>1 + p <x-b>1

fig 8b

3. Intégrer l’expression V(x) pour obtenir l’expression de M(x). Les fonctions de


singularité <x-a> ont des primitives similaires aux monômes (x-a) :
1 1
  x  a  dx   x  a  ;   x  a  dx  2  x  a  ;.....;  x  a  dx  n  1  x  a 
0 1 1 2 n n 1

Exemple :Tracer les diagrammes MNV de la poutre suivante et déterminer l’expression


mathématique de V(x) et de M(x) à l’aide des fonctions de singularités :

3 kN/m
4 kN
30°
A C D E B

1m 1m 2m 1m
13

3 kN/m

4
30°
A C D F E B

1m 1m 2m 1m

compression

V
4 kN
2 kN

-4 kN

M
4 kNm
4 kNm

6 kNm 6,667 kNm

V(x)  4  x  0  2  x  1  0  3  x  2 1  3  x  4 1  4  x  5  0
3 3
M(x)  4  x 1  2  x  1 1   x  2  2   x  4  2
2 2
14

9°) EXERCICES
1) Tracer les diagrammes NVM des poutres suivantes et déterminer l’expression
mathématique des diagrammes de V(x) et de M(x) à l’aide des fonctions de singularités :

12 kN
18 kN
3 kN/m

A B
2m 1m 5m 2m

30 kN/m

50 kN/m

4m

10 kN
5 kN/m
60°

3m 3m
4 kN
2 kN/m
2 kNm

B
A
1m 2m 2m 1m
15

2) Tracer les diagrammes MNV des poutres suivantes :

3) Tracer les 6 diagrammes N,Vy,Vz, T,My et Mz de la poutre suivante :


16
Solutions

12 kN
18 kN
3 kN/m

A B

V(x) 2m 1m 5m 2m

24 kN
18 kN

3,25 kN x

-12 kN -11,75 kN

V(x)   12  x  0  15,25  x  2  0  3  x  3  1  35,75  x  8  0

M(x)   12  x  1  15 , 25  x  2  1  1,5  x  3  2  35 , 75 x  8  1
-42 kNm

-24 kNm
-20,75 kNm

-18,99 kNm
x

M(x)
17

30 kN/m

50 kN/m

4m

V(x) V(x)  73,333  30 x  2,5 x 2


M(x)  73,333 x  15 x 2  0,8333 x 3

2,083 m

M(x)

80,138 kNm
18

V(x) = 23,66 − 5 < x >1 + 5 < x − 3 >1


5 5
M(x) = 23,66 x − < x > 2 + < x − 3 > 2 − 74,46
2 2
4 kN
19

2 kN/m
2 kNm

B
A
1m 2m 2m 1m

4 kN
2,75 kN

V(x)

-1,25 kN

-2 kN V(x)   2  x  1  4,75  x  1  0  2  x  3  1  5,25  x  5  0

-4 kNm

2,375 m

-2 kNm

-1 kNm

M(x)

0,89 kNm
M(x)    x   4,75  x  1  1   x  3  2  5,25  x  5  1  2  x  5  0
2
V(x)  11,6667  x  0  5  x 1  5  x  6 1  28.3333  x  6  0  10  x  8  0
5 5
M(x)  11,6667  x 1   x  2   x  6  2  28.3333  x  6 1  10  x  8 1
2 2

V(x)  5  x  0  10  x - 1  0  1 5  x  4  0  20  x  6  0  15  x  8  0  10  x  11  0
M(x)  5  x 1  10  x - 1 1  1 5  x  4 1  20  x  6 1  15  x  8 1  10  x  11 1
21

V(x) = 10 < x > 0 − 10 < x >1 + 40 < x − 3 > 0 + 40 < x − 7 > 0


M(x) = 10 < x >1 − 5 < x > 2 + 40 < x − 3 >1 + 40 < x − 7 >1
22

CHAPITRE 2 : PROPRIETES MECANIQUES DES MATERIAUX

1°) ELASTICITE LINEAIRE


Si l’on mesure (figure 1) le déplacement u d’un point quelconque A d’une construction,
produit par une force F croissant graduellement, l’expérience montre que ce déplacement
commence par varier proportionnellement à la force, puis qu’il croît plus rapidement ou plus
lentement (figure 2). Par conséquent, si l’on ne dépasse pas une certaine limite de
proportionnalité (FP), le déplacement est proportionnel à la force agissante, cette première
propriété peut s’écrire ( avec F  FP) :

F = k. u (1)

fig1.

Dans un graphique (F,u), cette relation linéaire est l’équation d’une droite de pente k (fig2).

fig 2.
23

On constate également que, en retirant la force F (F Fp ), les corps déformés reprennent
exactement leur forme initiale. Cette seconde propriété s'appelle élasticité.

Ces deux propriétés, réunies, caractérisent l'élasticité linéaire, ou le comportement élastique


linéaire du matériau; elles sont l'expression de la loi de Hooke.

L'expérience montre en effet que pour les matériaux de construction usuels (acier,
aluminium, bois, pierre, résines, verre... ; et, dans une moindre mesure, matières plastiques,
béton) en deçà d'une certaine limite, on observe une réponse linéaire et élastique.

2°)MATERIAU HOMOGENE ET ISOTROPE


Deux propriétés supplémentaires peuvent être définies : isotropie et homogénéité.

Par définition, un matériau est isotrope si, en un point, les propriétés sont les mêmes dans
toutes les directions, sinon, il est dit anisotrope.

Un matériau est homogène s’il présente partout les mêmes propriétés, sinon il est
hétérogène.

Ainsi, le béton est homogène et isotrope lorsqu’on a affaire à des pièces de béton dont les
dimensions sont grandes vis-à-vis de celles des agrégats, ce qui, en construction, est presque
toujours le cas ; par suite, ces pièces répondent de façon isotrope et homogène aux
sollicitations. Un tel cas constitue un exemple typique d’observation macroscopique d’un
matériau.

3°) ESSAI DE TRACTION

3.1 Description de l’essai


Considérons une pièce soumise, dans une machine d’essai (fig. 3a), à un effort de traction F
croissant de manière progressive (fig.3b). La pièce est, dans sa partie centrale, prismatique
(longueur l, aire A). La machine n’impose qu’un effort normal de traction. La pièce réagit
donc comme une barre.
24

fig 3.

3.2 Forces internes


Pratiquons une coupe, de forme plane qui définit la section S B. Le principe d'analyse de la
coupe consiste à remplacer une des deux parties par son effet sur l'autre.

fig 4.
25

Nous pouvons analyser cet effet de deux manières :

Dans la section SB agissent (fig.4)

• soit l'effort normal N = F , au centre géométrique, (composante axiale de la résultante des


forces extérieures)

• soit des contraintes normales , sur les facettes dA composant l'aire A, qui modélisent
l'effet de "cohésion" de la matière.

Il résulte du principe d'équilibre que l'ensemble des forces .A est équivalent à N , ce qui
s'écrit :

N    A (2)

mais on ne connaît pas la valeur que prend  sur chaque facette A, c’est-à-dire la loi de
répartition des contraintes  sur A.

Pour préciser cette répartition, il est utile d'étudier la déformation, c’est-à-dire la manière
dont la pièce change de forme au cours de la mise en charge; il s'agit de comparer, d'un strict
point de vue géométrique, les positions initiale et déformée.

3.3 Déformations
Sous l'action de la force de traction, les fibres s'allongent; mais que deviennent les sections
droites ?

Expérience et théorie montrent qu'elles obéissent à la loi suivante

Loi de conservation des sections planes de Bernoulli : les sections droites, initialement
planes et perpendiculaires à l'axe, le restent au cours de la déformation.

Cette propriété est évidente pour la section centrale Sc (fig.3; par symétrie); d'autre part, si
une section quelconque reste plane, son plan ne peut être que normal à l'axe x (par symétrie
encore).
26

Ainsi les sections se déplacent en translation axiale (fig. 5); entre deux sections quelconques
SA et Sb, toute fibre ab, de longueurs initiale L et déformée L', s'étire de la quantité

u = L'- L (3)

appelée allongement (et considérée positive; comprimée, la fibre subirait un


raccourcissement, conventionnellement négatif).

fig. 5
L'allongement par unité de longueur, donné par le rapport

L'  L
 u  (4)
L L

s'appelle dilatation (positive en cas d'allongement); cette quantité, sans dimension,


caractérise la déformation axiale de façon plus générale que l'allongement u, parce qu'elle
est indépendante de la longueur L (toutes choses égales par ailleurs, si L double, u double
aussi, alors que  ne change pas).

Allongement, raccourcissement et dilatation sont des grandeurs de nature géométrique.

3.4 Contraintes
Entre deux sections SA et Sb, toutes les fibres subissent la même déformation; les sections S A
et Sb restent donc parallèles, et donc, vu l'homogénéité du problème, on peut en déduire  =
cste sur A. Ainsi, les contraintes normales sont uniformément réparties sur la section droite
d'une barre tendue (ou comprimée). Cette loi de répartition peut être représentée
graphiquement en diagramme (fig. 6.)
27

En exprimant que N = . A = .A, on obtient :

 N (5)
A

fig.6

4°) LOI DE HOOKE ET MODULE D’ELASTICITE.


Si le matériau a un comportement linéaire, les quantités N et u précédentes sont
proportionnelles; par suite,  et  le sont aussi; on l'exprime sous la
forme unidimensionnelle :

 = E. (6)

appelée également - par extension - loi de Hooke. Cette loi caractérise le comportement de la
matière sous sollicitation axiale et est l'expression mathématique de la loi de comportement
des matériaux élastiques linéaires. Dans des axes (, ), c'est l'équation d'une droite (fig. 7).

La constante de proportionnalité E est une propriété mécanique du matériau appelée


module d'élasticité (ou module d’Young) (même dimension que la contrainte, [N/m2] par
exemple).
28

fig. 7

L'expression (6) caractérise correctement un matériau, ce qui n'est pas le cas de (1) (qui, ici,
s'écrit N = ku ). En effet, pour des pièces d'essai faites du même matériau mais de
dimensions différentes, E sera toujours le même, au contraire de k..

L'essai de traction permet de déterminer E : à partir des quantités N, A, L et u, directement


mesurables, on sait trouver  par (5) et  par (4), d'où :

E  (7)

En réalité, l'approche unidimensionnelle est incomplète, mais la définition de E qui découle


de cette approche expérimentale est exacte.

5°) DIAGRAMME DE L’ESSAI DE TRACTION (OU COMPRESSION)

5.1 Introduction
Pour représenter les propriétés résistantes d'une pièce au cours de l'essai, il est commode
de tracer un graphique en portant la dilatation  en abscisse et la contrainte  en ordonnée :
c'est le diagramme contrainte-dilatation (,).

On examine ici, brièvement, l'allure de ce diagramme pour quelques matériaux de


construction.
29

On distingue les matériaux ductiles qui, après la phase élastique linéaire, s'allongent
fortement avant de se rompre, des matériaux raides qui ne présentent pas cette propriété.
La plupart des métaux ont un caractère ductile. Pierre, brique, fonte, bois, verre sont raides.
Le béton est raide en traction, légèrement ductile en compression; le béton armé a un
comportement d'ensemble ductile.

5.2 Matériaux ductiles

La figure 8 présente la courbe (,) typique des aciers de construction usuels (acier doux
faiblement allié). De O à A la contrainte est proportionnelle à la dilatation et le diagramme
est une droite d'équation (6)  = E. (loi de Hooke). Au point A, le comportement cesse
d'être linéaire. La contrainte correspondante s'appelle limite d'élasticité e ; elle marque la
fin de la validité de la loi de Hooke et le passage du comportement élastique au
comportement plastique. Ce dernier n'est pas réversible ; il débute par un palier horizontal
AB, où la pièce s'allonge sous contrainte constante; puis le métal se ressaisit, car il faut à
nouveau augmenter la charge pour rompre finalement la pièce : c'est la zone de
l'écrouissage. Dans la zone plastique, la pièce d'essai s'allonge fortement (ductilité) et la
courbe (,) passe par un maximum appelé résistance à la traction t.

fig.8
La figure 9 présente le diagramme (,) de métaux comme les alliages d’aluminium ou les
aciers à très haute résistance (aciers pour câble). A la différence du précédent, il n’y a pas de
palier, mais un passage progressif de la loi de Hooke à la zone plastique ; il en résulte que le
30

point limite A, qui donne la limite de proportionnalité p est difficile à trouver


expérimentalement. Aussi convient-on

 de définir la limite d’élasticité conventionnelle 0,2 en un point B, voisin, obtenu par


l’intersection de la courbe expérimentale (,) avec la droite FB tracée parallèlement
à OA à partir du point F d’abscisse OF = 0,2% ;
 d’étendre la validité de la loi de Hooke  = E. jusqu’à 0,2 (ce qui est presque exact).
Les diagrammes obtenus par un essai de compression sont identiques à ceux obtenus par
traction.

fig.9
En conclusion, l’essai de traction conduit à la détermination expérimentale des propriétés
mécaniques suivantes :

 le module d’Young E
 la limite d’élasticité e ou 0,2
 la ductibilité (par comparaison, en abscisse, des étendues des zones élastique et
plastique)
 l'allongement de rupture D
La limite élastique est une propriété spécialement importante, car, compte tenu d’une
certaine marge de sécurité, elle n’est généralement pas dépassée, dans les constructions. La
limite de proportionnalité p et la résistance à la traction t ne sont guère utilisées.
31

5.3 Matériaux raides.

fig.10
Le diagramme (,) de ces matériaux a l’allure générale illustrée à la figure 10. Il présente
une partie linéaire déterminée, plus ou moins étendue ; la rupture se produit assez
brusquement, sans être précédée d’une zone de grandes dilatations comme pour les
métaux. L’ensemble des diagrammes est plutôt élastique et les résistances à la traction t et
à la compression c, sont voisines des limites de proportionnalité correspondantes. Pour les
matériaux du genre béton, pierre, brique ou verre, les propriétés mécaniques du type
contrainte ont, en compression (p;c), des valeurs nettement supérieures à celles obtenues
en traction (p+ ;t); pour le bois et les matériaux composites, c'est généralement l'inverse.

En conclusion, pour les matériaux raides, les propriétés mécaniques importantes sont

• le module d'élasticité E

• les résistances à la traction et à la compression

5.4 Valeur des propriétés mécaniques


Les valeurs numériques moyennes des propriétés mécaniques de divers matériaux sont
données en annexe. On observe par exemple que le module d'élasticité E est d'autant plus
grand que le matériau est plus résistant.
32

6°) MATERIAUX VISQUEUX


Indépendamment des propriétés mécaniques précédentes, les matériaux qui, sous charge
(constante), se déforment lentement au cours du temps sont dits visqueux. L'augmentation
lente de la dilatation d'une fibre sous une contrainte constante s'appelle le fluage (fig.11). Le
béton, le bois, les matières caoutchouteuses et plastiques, la glace et les sols (terrain de
fondation) présentent du fluage. Pour construire, on doit bien sûr choisir des matériaux dont
la dilatation de fluage se stabilise (cesse d'augmenter) après un certain temps.

fig.11
Cette propriété mécanique joue évidemment un rôle essentiel pour le matériau si
couramment utilisé qu'est le béton . Si l'on soumet à compression un prisme de béton, la
dilatation est composée d'une partie élastique (=/E) et d'une partie visqueuse (due au
fluage). Ainsi, le diagramme (,) du béton dépend de la durée de l'essai (fig. 12) : si l'on
procède très rapidement, le béton est raide avec de hautes propriétés mécaniques (E grand,
c grand), et si l'on procède lentement, le béton est plutôt ductile, mais avec de plus faibles
propriétés (E et c inférieurs aux valeurs précédentes). On en conclut que le fluage et la
vitesse de sollicitation peuvent jouer un rôle important dans la détermination expérimentale
des propriétés mécaniques.
33

fig 12

7°) DEFORMATION TRANVERSALE


L’essai de traction a mis en évidence l’allongement subi par la barre tendue. L’expérience
montre que cet allongement est toujours accompagné d’une variation des dimensions
transversales de la pièce. Si b désigne l’une des dimensions initiales de la section droite,
mesurée normalement à l’axe de la pièce (figure 13) et b’ la dimension correspondante dans
la position déformée, le rapport :

εlat  bb'
b

quantifie la déformation transversale qui, en traction, s’appelle contraction latérale (ou


transversale) et, en compression, gonflement latéral (ou transversal)

fig.13

Dans le domaine élastique, vu la loi de Hooke, cette déformation est proportionnelle à la


contrainte normale  et donc à la dilatation , soit :

εlat   . (0)


34

La constante  s’appelle coefficient de Poisson, c’est une nouvelle propriété mécanique de la


matière, sans dimension. On peut vérifier que 0    0,5.

L’expérience montre que  vaut généralement 0,3 pour les métaux, 0,2 pour la pierre, 0,15
pour le béton.

Le coefficient de Poisson ne joue pas de rôle dans le calcul des poutres, car, ces éléments
étant très allongés, leur section droite peut se contracter ou dilater librement. Par contre, il
n’en est plus ainsi pour les éléments bi-ou tridimensionnels. De plus, la variation des
dimensions de la section droite est totalement négligeable : on peut considérer que les
dimensions initiales des sections sont invariables (hypothèse de linéarisation géométrique).

On soulignera au passage la contradiction de la formulation de Hooke :  = E. et lat  E.lat


qui montre les précautions à prendre dans la formulation unidimensionnelle.

8°) QUELQUES HYPOTHESES ET PRINCIPES POUR LE CALCUL DES


STRUCTURES.

8.1 hypothèse de linéarisation géométrique


Lorsqu’une construction est soumise à des actions, elle se déforme légèrement ; elle subit
des déplacements qui se mesurent de la position initiale (ou non déformée) à celle de la
déformée (figure 14).

fig. 14
35

Ces déplacements sont de deux natures : les translations et les rotations. Puisque les
déplacements doivent être très petits, les positions initiale et déformée sont pratiquement
confondues ; on ne commet pas d’erreur en effectuant l’analyse sur la structure non
déformée. En particulier, on peut écrire les équations d’équilibre sur la base de la géométrie
initiale connue. Cette approximation est une hypothèse fondamentale du calcul des
structures ; elle porte le nom de linéarisation géométrique.

8.2 Hypothèse sur le comportement des matériaux.


La loi de Hooke E. caractérise avec exactitude le comportement réel de la plupart des
matériaux de construction, en deçà d’une certaine limite, à savoir en valeur absolue :

  e (ou   0,2) pour les matériaux ductiles

  c (ou   t) pour les matériaux raides

Accepter et respecter ces conditions, c’est faire l’hypothèse suivant : le matériau obéit à une
loi constitutive linéaire et élastique.

8.3 Principe de Saint-Venant.


On admet tacitement que, dans l’essai de traction, la partie calibrée de l’éprouvette est
soumise à l’effort centré N, alors que ce dernier n’est pas transmis comme tel, aux
extrémités de l’éprouvette, par les mâchoires de la machine d’essai.

Considérons un autre cas, par exemple une pièce (colonne, pile de pont...) chargée d'une
force verticale Q sur sa face supérieure par l'intermédiaire d'une petite plaque d'appui (fig.
15); cette dernière ne répartit Q que sur les fibres centrales de la section extrême, les fibres
situées en dehors n'étant pas sollicitées. Les fibres médianes sont donc fortement
comprimées, tendent à se raccourcir et à glisser le long des fibres extérieures. Il naît entre
ces fibres des contraintes tangentielles (schématisées par des doubles flèches sur la figure),
qui transmettent progressivement une partie de la force vers les fibres extérieures.
36

fig. 15 principe de Saint-Venant.

Plus on s'éloigne de l'extrémité de la pièce, plus cette transmission est effective. On a


constaté, par mesure comme par calcul, qu'à une distance de l'extrémité égale à la plus
grande dimension transversale de la pièce, la répartition des contraintes normales sur une
section droite est pratiquement uniforme et obéit donc à la formule 5.

Principe de Saint-Venant : dans la section droite d'une poutre, la distribution des contraintes
(et déformations) due à un système de forces, appliquées à une certaine distance de cette
section, ne change pas si l'on substitue à ces forces un autre système, provoquant les mêmes
efforts intérieurs; seules changent, sur une longueur égale à une à deux fois la plus grande
dimension transversale de la poutre, les contraintes locales provoquées par l'introduction des
forces.

On constate aussi que la théorie élémentaire des poutres exposée dans ce cours ne
permettra pas d'analyser les zones localement perturbées par les forces concentrées, les
entailles, les variations brusques de section, etc.

Remarque : le principe de Saint-Venant n'a malheureusement pas une validité générale. Il


n'est vrai que pour les poutres de section massive, ou se comportant comme telles. Il n'est
généralement pas respecté par les poutres à parois minces ou les poutres en treillis. Ce n'est
donc pas un vrai principe.

8.4 Principe de superposition.


Si on admet simultanément les hypothèses de linéarisation géométrique et de linéarisation
matérielle, alors, comme on vérifiera encore par la suite, tous les effets (réactions, efforts
intérieurs, contraintes, déformations, dilatations, déplacements) dépendent linéairement
37

des causes (actions extérieures : charges, tassements, actions thermiques, etc ….). D’où le
principe suivant, appelé principe de superposition :

L’effet produit par plusieurs causes agissant simultanément est égal à la somme des effets
produits par chacune des causes supposée agissant séparément.

Ce principe est d’une grande utilité, parce qu’il permet de scinder l’étude de cas complexes
en celle de cas simples que l’on obtient en faisant agir les diverses forces ou autres actions.

fig. 16 : principe de superposition

9°) Exercice
On réalise un essai de traction sur une éprouvette d’un certain métal. L’aire de la section est
A = 39,41 cm² et la base de mesure est L = 200 mm. Les appareils de mesure fournissent les
valeurs suivantes (charge F et allongement u). De quel matériau s’agit-il ?

Mesure F (kN) u (mm)


1 200 0,142
2 400 0,28
3 600 0,422
4 800 0,661
5 1000 0,702
6 1100 0,771
7 1200 0,864
8 1250 0,948
9 1300 1,2
10 1350 1,71
11 1380 2,501
38

CHAPITRE 3 : TRACTION-COMPRESSION

1°) POUTRES PRISMATIQUES SOUMISES A UN EFFORT NORMAL


CONSTANT
Considérons une poutre d'axe rectiligne, de section droite constante notée A, de poids
négligeable, de matériau homogène, soumise uniquement à l'effort normal N :

fig.1

Cette poutre est dans les mêmes conditions que la partie calibrée d'une éprouvette soumise
à l'essai de traction (chapitre 2). Comme la contrainte est dirigée suivant l'axe de la poutre
(axe x), nous pouvons écrire la formule (5) du chapitre 2 sous la forme :

N (1)
x 
A

De même, en tenant compte de l'équation 4 (définition de la déformation) :

u (2)
x 
L

et de l'équation 6 (loi de Hooke unidimensionnelle) :

x  E . x (3)

il est possible de calculer l'allongement u en fonction de l'effort normal :

N.L (4)
u
E .A
39

2°) DIMENSIONNEMENT DE PIECES SOUMISES A UN EFFORT DE


TRACTION/COMPPRESSION.
Pour déterminer (ou vérifier) les dimensions d'une poutre soumise à un effort de traction, on
compare la contrainte x à une contrainte admissible adm obtenue en divisant soit :

 e ou 0,2 pour les matériaux ductiles


 c ou t pour les matériaux raides
par un coefficient de sécurité s. (s > 1). Ainsi, pour de l'acier doux, (e = 24 daN/mm²), on
prend souvent un coefficient de sécurité s = 1.5. La contrainte admissible vaut alors 16
daN/mm².

Le coefficient de sécurité a pour but de tenir compte des incertitudes (incertitude sur la charge
appliquée, dispersion de la limite élastique du matériau considéré, imprécisions sur les
dimensions, malfaçons diverses, incertitude de calcul, etc ….).

Cette méthode de dimensionnent est appelée "méthode des contraintes admissibles". Il est
également impératif de s'assurer que l'allongement de la poutre (ou le raccourcissement)
n'atteint pas une valeur prohibitive.

Enfin, il faut tenir compte des phénomènes d'instabilité : ainsi dans certains cas, une poutre
soumise à un effort de compression peut atteindre l'état de ruine en se "dérobant"
latéralement alors que la contrainte x est bien inférieure à la contrainte admissible
(phénomène de flambage).

3°) PIECES A SECTION ET EFFORT VARIABLES


Lorsqu'une pièce homogène est soumise à un effort variable, ou lorsque l'aire de sa section
droite varie, les formules (1) à (3) restent valables; avec une approximation d'autant meilleure
que ces variations sont lentes.

N(x) (5)
x (x) 
A(x)

La formule (4) n'est plus valable mais doit être remplacée par une intégrale :

L L
σ x (x) L
N(x) (6)
u   ε x (x) dx 
0
0 E dx   E.A(x)
0
dx
40

fig.2

Remarque : lorsqu'une pièce présente un changement brutal de section tel qu’entailles,


congés, trous dans une plaque plane, etc …, les contraintes  ne sont plus uniformément
réparties sur l'étendue de la section droite, mais s'élèvent fortement au voisinage de la
discontinuité géométrique. On définit un coefficient k, dit de concentration de contrainte :

réel N
k avec nom  où A désigne la section au niveau de la discontinuité géométrique.
nom A

Ce coefficient est établi par la théorie de l'élasticité ou de façon semi-empirique par la


photoélasticité. k est supérieur à 1. Des tables reprennent les différentes valeurs de k pour
différentes géométries. (tables de Peterson).

fig 3.
41

4°) QUELQUES PROBLEMES PARTICULIERS

4.1 dilatation thermique


Lorsqu'un pièce, de longueur L, est soumise à un gradient de température T, elle s'allonge
(élévation de température) ou elle se raccourcit (baisse de température) de L, à condition
qu'elle soit libre de se dilater.

L'allongement relatif  est donné par la formule :

ΔL
ε   α . ΔT
L

 est le coefficient de dilatation thermique. Il s'exprime en [K] -1 (ou °C-1)

Si la pièce n'est pas libre de se dilater et si sa température augmente, elle devient soumise à
une force de compression qui génèrerait un raccourcissement égal à l'allongement qu'aurait
pris cette pièce si elle était libre de se dilater. Réciproquement, si la température diminue,
elle est soumise à une force de traction.

4.2 Pièces de sections constantes soumise à un effort normal et de poids non


négligeables
Considérons une pièce soumise à une force de traction (compression) Q telle que
schématisée à la fig. 4 :

fig.4
L'effort normal est alors linéaire :
42

N(x) = Q + l.x (cas a) ou N(x) = Q + (L-x). l (cas b).

où l représente le poids linéique de la pièce et s'exprime par exemple en N/m. x(x) varie
alors linéairement en fonction de x, de même que x(x). Pour calculer l'allongement et en se
rappelant que l'interprétation géométrique d'une intégrale vaut la surface de l'aire sous-
tendue sous la courbe, on trouve que l'allongement est donné par la formule :

Nmoyen.L
u
E.A

où Nmoyen vaut P + poids/2

4.3 Pièces formées de deux matériaux


Envisageons par exemple, une pièce formée du matériau 1, de section d'aire A 1 et de module
d'Young E1, enfilée dans un tube fait du matériau 2, de section A2 et de module E2 (fig. 5).

fig5.

Ces deux composants sont assemblés de telle façon que tout déplacement relatif est
impossible. La pièce est soumise à l'effort normal N constant et il faut déterminer quelles
sont les contraintes 1 et 2 dans chaque matériau. Il revient au même de rechercher les
parts N1 et N2 de l'effort normal reprises par chacun des constituants. L'équation d'équilibre
s'écrit :

N = N1 + N2 = A1.1 + A2. 2

Nous avons donc deux inconnues. Le problème est donc hyperstatique. En appliquant la loi
de conservation des sections planes de Bernoulli (chapitre 2), nous pouvons écrire l'équation
supplémentaire :

1 = 2
43

ou avec la loi de Hooke,

σ1 σ 2

E1 E 2

ou encore,

N1 N2

A1. E1 A2.E 2

en résolvant ces équations, on trouve finalement :

E1.A1 E2.A2
N1  N . et N2  N .
E1.A1E2.A2 E1.A1E2.A2

Les contraintes valent :

N1 N
σ1  et σ2  2
A1 A2

5°) EXERCICES
1) Une barre de fer de section carrée de 30 mm de côté reçoit une charge de 7000 daN.
Que vaut la contrainte ? (contrainte admissible 10 daN/mm²)

2) Quelle largeur faut-il donner à la section rectangulaire d'une barre (12 mm sur x) pour
que celle-ci puisse supporter une charge de 4.800 daN ? (contrainte admissible = 8
daN/mm²).

3) Une barre d'acier de 36 mm de diamètre est tendue avec une force de 12.000 daN.
Calculer la diminution de .

(acier = 0.3, E = 20.000 daN/mm²)

4) Un piston de moteur a un diamètre de 40 cm tandis que la tige a un diamètre de


5,6 cm. La pression dans le cylindre et de 10 atm.

Trouver la contrainte maximum dans la tige et l’allongement de celle-ci durant le


fonctionnement. La longueur de la tige est de 75 cm. Le matériau est de l’acier (E =
21.000 daN/mm²).
44

5) Un treillis est soumis à une charge P de 60 kN. La barre AC est en acier, la barre BC est
en bois. Les contraintes admissibles sont de 1600 daN/cm² pour l'acier et de 40
daN/cm² pour le bois. Déterminer le diamètre de la barre d'acier et le côté c de la
section carrée de la barre de bois. Déterminer également le déplacement vertical et
horizontal du point C. (Ebois : 105 daN/cm² et Eacier : 2 106 daN/cm²).

6) Combien de pieux de 0.30 m de  faut-il pour supporter une construction pesant 2 106
daN ? (On admettra que adm = 0.35 daN/mm²).

7) Une poutrelle est encastrée à ses extrémités dans deux massifs en béton. On demande
quelle est la contrainte si elle est soumise du fait d'un écart de température de ± 30C
autour de la température de pose.

Le coefficient de dilatation du métal est de 12 10-6 C-1. Le module d'Young vaut 20.000
daN/mm².
45

8) Une poutrelle horizontale, en acier, de section égale à 3.000 mm² et mesurant 4 m de


long réunit deux murs. Sachant qu'elle a été mise en place à 0 C, on demande avec
quelle force elle tend à écarter les murs quand le soleil la chauffe à 25 C. Le coefficient
de l'acier vaut 12 10-6 C-1.

9) Deux barres d'acier identiques sont assemblées par des rotules et portent une charge
de 50 kN. Calculer la section des barres telle que la contrainte subie ne dépasse pas 21
daN/mm². Déterminer (par voie graphique) le déplacement vertical du point B. (E =
21.000 daN/mm²).

10) Une barre d'acier longue de 1 m et de 800 mm² de section est placée à l'intérieur d'un
tube de cuivre de même longueur et de 1.000 mm² de section. Les extrémités du tube
et de la barre sont solidaires. Calculer les efforts dans les deux matériaux provoqués
par un échauffement de 80C et l'allongement de l'ensemble. Les coefficients de
dilatation thermique valent :

acier : 12 10-6 Eacier : 21.000 daN/mm²

cuivre : 17 10-6 Ecuivre : 12.000 daN/mm²


46

11) Une poutre est composée de deux parties, l'une en acier, l'autre en laiton. Elle est
placée entre deux supports supposés rigides et indéformables. Calculer les contraintes
dans l'acier et le laiton quand la température de la poutre s'élève de 50C.

acier : l1 : 500 mm laiton : l2 : 400 mm

S1 : 1.000 mm² S2 : 500 mm²

E1 : 2 104 daN/mm² E2 : 104 daN/mm²

1 : 11 10-6 K-1 2 : 18 10-6 K-1

12) Une colonne de béton de section carrée 20x20 cm est armée de 4 barres de 20 mm de
diamètre. La hauteur de la colonne est de 2 m. Calculer le raccourcissement de cette
colonne sous l'effet d'une charge de compression de 800 kN. Calculer les contraintes
normales dans l'acier et dans le béton.

Eacier : 2.1 106 daN/cm², Ebéton : 2,5 105 daN/cm²


47

13) Un poteau de hauteur h est constitué par un tube en acier de diamètre extérieur de 200
mm, et de diamètre intérieur de 180 mm rempli de béton. Ce poteau est sollicité en
compression, par une force P supposée répartie uniformément sur les sections droites
d'extrémité. Déterminer les contraintes de compression sur l'acier et le béton ainsi que
le raccourcissement du poteau.

P : 5 105 N, ext : 200 mm, int : 180 mm, h : 5 m

Eacier : 2 104 daN/mm², Ebéton : 2 103 daN/mm²

14) Un câble de mine en acier de 400 m de longueur supporte un ascenseur de 50 kN. Le


poids linéique du câble est de 15,6 daN/m. On demande l'allongement total du câble et
la contrainte normale dans la section la plus dangereuse. On donne le poids spécifique
de l'acier acier : 78 N/dm3 et son module d'élasticité Eacier : 2 104 daN/mm².

15) On considère un câble d'acier de mêmes caractéristiques que dans l'exercice précédent.
Quelle longueur maximale peut avoir ce câble pour que, sous l'effet de son seul poids
propre, la contrainte dans la section la plus dangereuse ne dépasse pas la contrainte
admissible de 16 daN/mm² ?

16) Une pile de viaduc, en maçonnerie, haute de 60 m supporte en son sommet une charge
de 6.000 kN. La pile est constituée de deux tronçons AB et BC de section constante et
carrée. On donne :
48

- le poids spécifique de la maçonnerie :  = 2.000 daN/m3

- la contrainte admissible en compression : 16 daN/cm²

- le module d'élasticité : E = 105.000 daN/cm².

On demande :

- de dimensionner rationnellement les sections carrées des tronçons AB et BC

- de tracer le diagramme des efforts normaux dans la pile.

- de calculer le raccourcissement du tronçon BC.

17) Un câble en acier (E = 21.000 daN/mm²,  = 0.3,  = 7.85 daN/dm3) de 600 m de long est
constitué de trois tronçons de longueur égale, de section circulaire dont les diamètres
valent respectivement 80 mm, 40 mm et 20 mm. On demande de calculer les
contraintes normales à l'intérieur de ces trois tronçons, ainsi que l'allongement total du
câble si ce câble supporte une charge de 5.000 daN.

a) en négligeant le poids propre du câble

b) en tenant compte du poids propre du câble

18) Une colonne est formée d’un profilé en acier HEB 200 enrobé de béton, en négligeant le
poids propre et le problème d’instabilité, déterminer la valeur de la charge admissible
de compression Fadm que cette colonne peut supporter, sachant que :
49

a adm = 16 kN/cm2, b adm = 1 kN/cm2 et Ea/Eb = 10.

300 mm

300 mm

Solutions

1) 7,8 daN/mm²

2) 50 mm

3) 0,006 mm

4)  = 5,07 daN/mm², l = 0,184 mm

5)  = 26,7 mm, v = 6,2 mm, c = 16,4 cm, h = 2,4 mm

6) 81

7) 7,2 daN/mm²

8) 18 900 daN (avec E = 21.000 dan/mm²)

9) B : 3,53 mm

10) 2 800 daN; l = 1,126 mm

11) 6.048 daN; 6,05 daN/mm²; 12,1 daN/mm²

12) acier = 13,6 daN/mm², béton = 1,62 daN/mm², l = 1,3 mm


50

13) acier = 58 N/mm², béton = 5,8 N/mm², l = 1,4 mm

14) 8,1 cm; 5,62 kN/cm²

15) lmax = 2050 m

16) AB : 5 m², BC : 10 m², cBC : 4,6 mm

17) l = 199 mm; l = 229 mm

18) 1602,8 kN
51

CHAPITRE 4 : FLEXION

1°) GENERALITES
Une poutre est dite sollicitée à la flexion pure lorsqu'elle est soumise à l'action de deux
couples égaux et opposés. La fig. 1 donne une exemple : une poutre sollicitée par deux
forces ponctuelles agissant dans le plan de sollicitation xz et dont les points d’application
sont à la distance a des appuis. La portion centrale CD de la poutre AB est sollicitée de cette
manière; le moment fléchissant y prend la valeur constante My = Pa.

P P

x
A
B
C D

a
a

Vz
P

x
-P

My Pa

fig. 1

En pratique, ce mode de sollicitation est rare. Son intérêt provient de ce que les résultats
qu'on peut déduire de son étude sont applicables aux cas courants où le moment fléchissant
est variable. Dans la suite de ce cours, le moment fléchissant M y sera considéré comme
positif lorsqu'il a pour effet de donner à la poutre une courbure concave vers le haut (fig 2)
ou de comprimer les fibres supérieures de la poutre.
52

fig 2

2. CONTRAINTES ET DEFORMATIONS DANS UNE POUTRE EN FLEXION


PURE UNIFORME EN REGIME ELASTIQUE.

Considérons une poutre rectiligne infiniment longue de section constante et appliquons à


ses extrémités deux couples égaux et contraires de moment M y. Supposons de plus que la
section droite de la poutre soit symétrique par rapport au plan xz (fig. 2) (autrement dit que
l’axe y est un axe principal d'inertie de la section droite).

Le moment fléchissant My étant constant, la déformation est la même en tout endroit de la


poutre. Par conséquent, l'axe de cette dernière se transforme nécessairement en une
courbe de courbure constante  (= 1/), c'est-à-dire un arc de cercle de centre H, contenu
dans un plan qui coïncide avec le plan de sollicitation, par suite de la symétrie supposée de la
section droite.

Les fibres longitudinales s'incurvent toutes suivant des arcs de cercle parallèles. I1 faut donc
que dans la partie inférieure de la poutre, les fibres s'allongent, et dans la partie supérieure
elles se raccourcissent, tandis que certaines fibres, appelées fibres neutres, conservent leur
longueur initiale. Nous pouvons affirmer que pendant la déformation les sections droites
restent planes et normales aux fibres déformées (loi de Bernoulli). En vertu de cette loi,
chaque section tourne par rapport à la section voisine autour d'un axe appelé axe neutre
53

(dirigé suivant l’axe y) de façon que son plan passe par le centre de courbure H de la poutre
(fig. 2). Une tranche de longueur ds prend, après déformation, l'allure représentée à la fig.3.

ρ dθ  ds
dθ 1
 κ
ds ρ

fig. 3

Soit AB la position supposée de la fibre neutre. Traçons un axe z radial dont l'origine se situe
sur la fibre neutre; les z positifs se situant vers la partie inférieure de la poutre.

L'allongement proportionnel d'une fibre située à une distance z de la fibre neutre vaut:

ds

ds

Or les triangles HAB et HCD sont semblables, ce qui entraîne :

HA HC ρ ρz
 ou  ou encore z ds  ρ Δds
AB CD ds ds  Δds

On obtient finalement :

Δ ds z
ε  
ds ρ

En régime élastique, la contrainte  d’une fibre située à une distance z de la fibre neutre est
proportionnelle à la dilatation  de cette fibre en vertu de la loi de Hooke et l’on peut écrire :

z
σ Eε  E
ρ
54

Comme nous avons pris l’axe x comme axe de la poutre, nous pouvons ajouter l’indice x à 
et à  et écrire :

z
σx  E εx  E (1)
ρ

La distribution des déformations étant linéaire, la distribution des contraintes aura la forme
représentée à la fig. 4 et la contrainte dans une fibre quelconque est proportionnelle à sa
distance à l'axe neutre.

fig. 4

La position de l'axe neutre et le rayon de courbure  peuvent maintenant se déterminer en


exprimant que les forces intérieures doivent faire équilibre au couple extérieur M y. La
résultante de ces forces doit donc être nulle, (l'effort normal N = 0) ce qui s’écrit :

E
 σ
A
x
dA  0 ou
ρ 
A
z dA  0

Cette condition signifie que l’axe neutre passe par le centre de gravité de la section droite.

Par ailleurs, la somme des moments de ces forces par rapport à l’axe neutre (comme par
rapport à n’importe quel axe parallèle) doit être égale au moment M y du couple ; d’où :
55

E 2
 σx z dA  My ou
A
ρ 
A
z dA  M y

 z
2
Or l’intégrale dA n’est autre que le moment d’inertie Iy de la section droite par rapport
A

à l’axe neutre. L’égalité ci-dessus peut donc encore s’écrire :

E 1 My
I  M y ou  (2)
ρ y ρ E Iy

Cette formule permet de déterminer le rayon de courbure de l’axe de la poutre déformée.


On voit que la courbure 1/ =  varie comme le moment de flexion et inversement à la
quantité EIy, qui est appelé rigidité flexionnelle de la section droite de la poutre.

Nous pouvons tracer un diagramme (moment M, courbure )

fig.5

En éliminant  des équations 1 et 2, il vient :

My z
σx  (formule de Navier)
Iy

Les contraintes x sont identiques en tous les points situés à une même distance z de l’axe
neutre.
56

La figure 6 représente la distribution des contraintes normales dans le cas d’une section en
T.

fig. 6

3°) CONTRAINTES MAXIMA.


En flexion pure, toutes les sections sont sollicitées de la même façon et dans une section, ce
sont les points les plus éloignés de l'axe neutre qui sont le plus sollicités. Désignons par v 1 et
v2 les distances de l'axe neutre aux fibres extrêmes inférieure et supérieure de la section
(fig.4)

M y v1 M y v2
σ max  ou σ max  suivant que v1 > v2 ou v2 > v1.
Iy Iy

Dans la majorité des cas des poutres utilisées en construction, le centre de gravité est à mi-
hauteur de la section droite et l’on a v1 = v2 = v. Si les contraintes admissibles en traction et
en compression sont les mêmes, on écrit alors la formule d’équarissage :

My
σ max  .
I y /v

Iy/v est appelé module de flexion et est noté Wy. Il a les dimensions d’un volume [L³]

4°) FORME A DONNER AUX SECTIONS DROITES.


Aux points les plus éloignés de l'axe neutre, la contrainte x ne doit pas dépasser la
contrainte admissible adm. I1 en résulte qu'aux autres points on a  < adm c’est-à-dire que
le matériau n'est pas bien utilisé. En outre, les efforts x dA ont, par rapport à l'axe neutre,
des moments My d'autant plus petits qu'est petit le bras du levier z. Pour ces deux motifs, les
57

éléments de voisins de l'axe neutre contribuent peu à résister au moment de flexion


extérieur My. Pour utiliser le matériau de la meilleure manière possible, il convient donc
d'enlever la matière aux environs de l'axe neutre et de la concentrer en deux noyaux
éloignés de cet axe, unis seulement entre eux par une âme mince. On aboutit ainsi aux
poutres en double té, soit simples (obtenues par laminage), soit composées (obtenues par
exemple en soudant entre elles une âme et deux semelles).

5°) FLEXION PLANE (ou flexion simple)


Lorsque le moment d'inertie My est variable, il est accompagné d'un effort tranchant V z
puisque l'on a :

dM y
Vz  
dx

fig. 7
Dans ce cas, la contrainte ne s'identifie plus à x; il apparaît en effet une contrainte

tangentielle  . L'effort tranchant ne perturbe pas la répartition ni l'intensité des

contraintes normales x. Les contraintes tangentielles  peuvent se calculer


indépendamment. De plus, la courbure est peu sensible à l'effort tranchant (chapitre 10).

Si G désigne le centre de gravité de la section, si les sollicitations sont dans le plan Gxz, le
moment est dirigé suivant l'axe Gy. Si l'axe Gy est un axe principal central d'inertie, on peut
démontrer que l'axe neutre coïncide avec l'axe Gy. Envisageons une section comme celle
représentée à la fig. 8, sollicitée par un couple de flexion My dans le plan Gxz . L'axe neutre
58

est Gy, la contrainte  agissant en un point de coordonnées (y, z) est donnée par la formule
de Navier :

My z
x 
Iy

L'effort interne agissant sur un élément d'aire dA est évidemment [Link] et le moment
élémentaire dMz de cette force interne par rapport à l'axe GZ vaut:

My
dM z  y  dA  y z dA .
Iy

Mais le moment résultant dMz des forces internes par rapport à l’axe z doit obligatoirement
être nul pour satisfaire l’équilibre de rotation autour de l’axe GZ. On a donc :

My M
Mz   dM z   y z dA  y  y z dA  0
A A
Iy Iy A

fig.8

ce qui implique : Iyz =  y z dA


A
 0 . Cette condition impose que le produit d'inertie de la

section soit nul c'est-à-dire que Gy et Gz soient les axes principaux d'inertie de la section
envisagée.
59

Une poutre est sollicitée en flexion plane quand le plan d'application des couples est un
plan principal d'inertie.

6°) FLEXION DEVIEE (OU FLEXION GAUCHE)


Soit une poutre de section quelconque soumise à un couple de flexion de moment M. Le plan
de sollicitation, tout en contenant l’axe de la poutre, est orienté de façon quelconque (fig.9a).
Soit ss sa trace dans le plan de la section droite (fig9b et fig9c). Le moyen le plus simple
d’étudier les contraintes et déformations est de décomposer la flexion gauche en deux flexions
droites.

Soient Gy et Gz les axes principaux centraux d'inertie de la section. Soit un point B de


coordonnées (yB,zB). Pour connaître la contrainte normale B en ce point, il suffit de
décomposer le moment M selon ses deux composantes My et Mz et de déterminer leurs
contributions respectives.

En prenant pour plan de coupe un plan perpendiculaire à l’axe x, et en exprimant l’équilibre de


la partie située à gauche de ce plan, on constate qu’un couple de moment Mz comprime les
60

fibres caractérisées par un y > 0 et qu’un couple de moment My comprime les fibre
caractérisées par un z < 0.

y
x

+
z
z
X

+
y

fig.10

La contrainte normale résultante pour le point B(yB,zB) vaut donc :

M y zB Mz yB  cos  z sin  yB 
x,B     M B
 
I I  I I 
y z  y z 

où  désigne l’angle que forme M avec l’axe Gy.

L’axe neutre est le lieu des points pour lequel la contrainte x s’annule. Il s’agit ici d’une droite
passant par le centre de gravité de la section dont l'équation est la suivante :

cos  zB sin  yB
axe neutre    0
Iy Iz

Comme généralement Iy est différent de Iz, l’axe neutre n’est pas perpendiculaire au plan de
sollicitation.

Le rayon de courbure est donné par la formule :

1 M cos  sin 
2 2

  2
 E 2
Iy Iz

La fig. 11 montre la distribution des contraintes normales dans le cas d’une poutre de
section rectangulaire soumise à la flexion déviée.
61

fig.11

7°) EXERCICES
1) Une poutre est sollicitée par un couple de 80 daNm à chaque extrémité. La section de la
poutre est rectangulaire (b = 2 cm, h = 4 cm). Calculer la contrainte de flexion maximale
dans la poutre. Comment varie la contrainte sur la hauteur de la poutre ?

2) Une poutrelle en acier HE 140 A est sollicitée par deux forces P = 1.000 daN agissant aux
extrémités de deux encorbellements (a = 800 mm). La partie centrale a une longueur de
3,8 m. Calculer la tension maximale, le rayon de courbure du tronçon central.

1.000 daN 1.000 daN

800 3.800 800

3) On désire bobiner du fil de diamètre d = 7 mm en acier spécial pour béton précontraint sur
une bobine de diamètre D. Trouver le diamètre minimum à donner à la bobine pour que
le fil ne présente pas de déformation permanente. La limite élastique e vaut 1.050
N/mm² (E=210 kN/mm²).

4) Une barre d'acier de section rectangulaire (h = 80 mm; b = 10 mm) subit une variation
thermique telle que la face supérieure soit échauffée de T = 40°C, la face inférieure
62

refroidie de 40°C, la répartition des températures variant linéairement entre ces limites
sur la hauteur h de la barre. Déterminer la courbure prise par la barre en supposant
qu'elle est appuyée à ses extrémités. Calculer le moment fléchissant et la contrainte
maximum dans l'hypothèse où les extrémités sont encastrées ( = 12 10-6).

5) Une poutre dont la section est


représentée ci-contre est soumise 10 mm

180 mm
dans le plan vertical à un moment A
B

fléchissant de 120 kNm. Calculer


10 mm
les contraintes normales aux
378 mm
points A,B,C, D et E.

C
150 mm

E
12 mm
300 mm

6) Soit le profil IPE 140 sollicité par un moment fléchissant de 2.000 Nm faisant un angle de 30°
avec l'axe y. Vérifier que la contrainte admissible de 12 kN/cm² n'est pas dépassée.

7) Une cornière L 100x100x10 est sollicitée par un couple My de 300 Nm. Calculer les
contraintes aux points A,B. Rechercher la position de l’axe neutre.
63

8) Une poutre en bois de section rectangulaire 7x18 cm supportée obliquement comme

l'indique la figure est sollicitée par un couple de flexion constant de moment M = 2kNm
agissant dans le plan vertical. E = 1.000 kN/cm²,  = 18°30'. Déterminer la contrainte
maximale et la courbure.

9) Une poutre à deux appuis est soumise à une charge uniforme q : 15 kN/m (poids propre
compris). La longueur de la poutre vaut 6,6 m. Dimensionner cette poutre à la flexion si :

a) elle est formée d’un profilé HEA en acier doux (adm = 160 N/mm2)
b) elle est en bois lamellé collé de section rectangulaire (h=2b, adm = 1,2 kN/cm2)

10) Un auvent est constitué de deux poutres en acier (profilé IPE), de quatre pannes en bois
(équarri de section carrée a x a) et d’une tôle ondulée. Il est soumis à une charge de neige
de 1 kN/m2. Le poids propre est négligeable. Dimensionner les pannes (adm = 1kN/cm2) et
les poutres (adm = 16 kN/cm2).
64

2,2 m 2,2 m 2,2 m 0,8 m 2,4 m 0,8 m

11) Un plancher est porté par des poutrelles IPE 180, simplement appuyées et régulièrement
espacées (s). La charge uniforme, poids propre compris, est de 4 kN/m2 en service (f =
1,5). L’acier est caractérisé par dim = 24 kN/cm2. Trouver l’écartement s des poutrelles.

12) Un pylône d’éclairage de stade, de 20 m de haut, encastré en base, est soumis au vent.
Ce vent provoque une charge de 20 kN sur le projecteur et une charge répartie de 0,8
kN/m sur le pylône. On néglige le poids propre de la structure. Le pylône est formé de
six tôles d’acier doux (S235) soudées, de 1,2 cm d’épaisseur, formant à la base un
hexagone régulier de côté a = 40 cm. On demande de calculer les contraintes 
extrêmes.
65

20 kN

Section du pylône à l'encastrement


z

cm
20m

a =40cm

1,2
0.8 kN/m
y

x La côte a s'entend à mi-épaisseur de la tôle

2 3
Indication : I y  .a .[Link] 2 α
3

a

y
t

13)

300 cm
50 cm

20 cm

x*

Une poutre encastrée de section rectangulaire (b=cste) est soumise à la flexion par une
force concentrée P. Calculer l’abscisse x* de la section la plus sollicitée. On néglige
l’influence de l’effort tranchant.
66

14) Une poutre en bois de section rectangulaire constante doit porter les charges indiquées
sur la figure (le poids propre est négligé). Par un dimensionnement à la flexion,
déterminer les dimensions de la section droite sachant qu’elles sont dans le rapport
(largeur/hauteur) = 1/2 et que adm = 1kN/cm².

p = 8 kN/m
P = 10 kN

3,2 m

0,8 m

Solutions

1) 15 daN/mm²

2) 5,161 daN/mm², 271 m

3) 1400 mm

4) 83 m 10,08 daN/mm², 1.075 Nm

5) -12,06 kN/cm²; -11,56 kN/cm²; 0,64 kN/cm²; 7,75 kN/cm²; 8,26 kN/cm²
6) max : 10,3 kN/cm²
7) -1,57 kN/cm², 1,17 kN/cm²
67

axe neutre
y

u v

8) max : 933 N/cm²;  = 73,87 m


9) HEA 220, 44 cm
10) 8 cm, IPE 240
11) s = 1,3 m
12) 10,10 kN/cm²
13) x* = 1m
14) 22 cm
68

CHAPITRE 5 : TORSION PURE ET UNIFORME

1°) GENERALITES
Soit une poutre (fig. 1) très longue à axe rectiligne et de section circulaire constante soumise
aux extrémités à deux couples de torsion T égaux et opposés.

fig.1
Isolons (fig. 2) une portion AB centrale de la poutre de longueur dx. Les sections A et B
doivent être suffisamment distantes des extrémités où sont appliqués les couples pour que,
d'après le principe de Saint Venant, l'effet du mode d'application de ces couples ne se fasse
plus sentir dans les sections droites de la partie AB.

fig. 2
69

La section B tourne autour de l’axe x d’un angle . Nous supposons que le principe de
Bernoulli est applicable, autrement dit que toute section droite tourne autour de son centre
comme un disque absolument rigide. Cette loi est rigoureusement valable pour la torsion
élastique des pièces circulaires faites d'un matériau isotrope quelconque.

Aucun allongement des fibres n’est constaté parallèlement à l’axe du cylindre (axe x). Nous
en déduisons que x est nul et par conséquent, par application de la loi de Hooke, x = 0.
Comme chaque section pivote autour de l’axe x, elle est le siège de contraintes purement
tangentielles. Examinons de plus près les déformations dans la section B (fig.3).

fig.3

Dans la section B, repérons le rayon ODC. Soumettons notre poutre à un couple de torsion.
La section B, et par voie de conséquence, le rayon ODC, tournent d’un angle . Les points C
et D viennent respectivement en C’ et en D’. L’arc CC’ (déplacement de C) vaut R ; l’arc DD’
(déplacement de D) vaut . La contrainte tangentielle en C est proportionnelle à la
longueur de l’arc CC’ et est tangente à l’arc CC’. Nous admettons que :

 la contrainte tangentielle est proportionnelle à la distance , distance du point


considéré à l’axe x
 la contrainte tangentielle a la direction du glissement c’est-à-dire la direction
normale au rayon.
70

D’autre part, l’angle dont tourne la section B est proportionnel à la distance dx. Nous
définissons l’angle  (khi) , angle par unité de longueur défini comme :

θ
χ (dont l’unité est une longueur -1, par exemple radians/m).
dx

Nous faisons l’hypothèse que la contrainte tangentielle est proportionnelle à l’angle  .

Nous écrirons que :

τGρχ

Le coefficient de proportionnalité G est appelé module de glissement (ou module de


cisaillement) ; il est une caractéristique du matériau et a les dimensions d’une pression FL-2.
Les essais effectués sur les matériaux usuels montrent que ces matériaux se comportent,
pour des faibles couples de torsion, comme des corps élastiques linéaires.

La distribution des contraintes tangentielles dans le cas d’une poutre de section circulaire
soumise à un couple de torsion est représentée à la fig.4.

fig.4

La théorie de l’élasticité permet d’établir que G est lié à E et à  par la formule :


71

E
G
2( 1  ν)

2°) RECIPROCITE DES CONTRAINTES TANGENTIELLES


Isolons un volume élémentaire limité par deux cylindres coaxiaux de rayons  et  + d
et les deux plans méridiens contenant l’axe du cylindre. Ce volume ABCDA’B’C ‘D’ est
assimilable, vu ses petites dimensions, a un parallélépipède rectangle de dimensions dx,
dy, dz (fig.5). Les directions x, y et z étant respectivement la direction de l'axe
longitudinal de la poutre, la direction circonférentielle et la direction radiale. Nous avons
ici:

dy = d

et

dz = d
72

fig.5

Sur les faces du parallélépipède perpendiculaires à l'axe x nous devons placer des
contraintes (efforts par unité de surface) tangentielles ou contraintes de cisaillement.
Ces contraintes  doivent être égales et opposées sur les 2 faces pour que l'équilibre de
translation suivant l'axe y soit vérifié. En l'absence de contraintes sur les autres faces du
parallélépipède rectangle, l'équilibre de rotation autour de l'axe z ne serait pas vérifié. Il
faut donc également placer sur les faces perpendiculaires à l'axe y des contraintes
tangentielles ’ qui forment un couple en équilibre avec le couple formé par les
contraintes . L'équilibre de rotation autour de l'axe z impose alors

 dy dz dx = ' dx dz dy avec  dy dz représentant un effort et dx représentant le bras de


levier.

Finalement  = ’.

Cette loi est appelée la loi de réciprocité des contraintes tangentielles.

Remarque : nous notons la contrainte tangentielle  sans indice, contrairement à la


notation de la contrainte normale , à laquelle nous affectons systématiquement un
indice x pour signifier que :

 La coupe est perpendiculaire à l'axe x (x étant l'axe de la poutre)


 La contrainte normale est alors dirigée suivant x
Il est néanmoins toujours possible de projeter cette contrainte  sur des axes y et z pour
définir les contraintes xy et xz .
73

fig. 6

3°) CONTRAINTES ET DEFORMATIONS DANS LES POUTRES DE SECTION


CIRCULAIRE.

fig.7

La fig. 7 représente les contraintes tangentielles d’une section circulaire (1 :  agissant sur la
section droite ; 2 :  agissant longitudinalement entre les fibres par réciprocité). Considérons
un élément élémentaire dA. L’effort élémentaire vaut .dA et son moment par rapport à
l’axe vaut ..dA. Le moment de toutes ces forces élémentaires doit être égal au moment
extérieur T d’où :
74

T   G χ ρ2 dA  G χ  ρ
2
dA  G χ IO

où IO désigne le moment d’inertie polaire de la section circulaire. Pour un cercle de


diamètre d, (et de rayon r), on a :

π.d 4 π.r 4
IO  
32 2

T T.ρ
Ainsi , χ   τ  G.ρ 
G.I O IO

Les développements précédents s’appliquent également aux arbres creux, dont la


section droite est une couronne. Il suffit d’introduire le moment d’inertie convenable :



I0  . a 4  b 4
2

fig. 8
En particulier, dans le cas d’une section circulaire de rayon R, la contrainte maximum
tangentielle vaut donc :

T.R
τ max 
IO

Cette contrainte doit être inférieure à une contrainte adm admissible, calculée
généralement en prenant la contrainte limite élastique e et en la divisant par un
coefficient de sécurité s. On verra plus tard que, pour un matériau dont la contrainte

normale élastique en traction vaut e, la contrainte e vaut approximativement e/ 3


(théorie de Von Mises).
75

La rigidité torsionnelle est définie comme le produit G. IO; on la note par la lettre C. Elle
a pour dimensions FL2.

4°) TORSION ET FLEXION : comparaison des formules


FLEXION TORSION
My T
σ z τ ρ
Iy I0
1 My T T
κ  χ 
ρ E Iy C G IO

(ici  désigne le rayon de


courbure)

5°) CONTRAINTES DANS LES POUTRES DE SECTION RECTANGULAIRE :


ANALOGIE HYDRODYNAMIQUE.
La théorie de la torsion appliquée aux sections circulaires n’est plus valable pour les
sections rectangulaires. En effet, les sections d’une poutre rectangulaire ne restent pas
planes mais gauchissent sous l’action d’un couple de torsion. (fig. 9.).

fig. 9

Expérimentalement, prenons une poutre en caoutchouc de section rectangulaire et de


traçons sur sa surface latérale un réseau de petits carrés parallèles aux arêtes. Quand on
tord la poutre, on constate que les sections droites se distordent et se transforment en
surfaces gauches. Les petits carrés se transforment en losanges; leur distorsion varie le
long du côté de la section. Elle atteint son maximum au milieu et disparaît aux coins. Il
doit en être de même de la contrainte tangentielle .
76

Quelle que soit la forme de la section droite, il découle directement de la loi de Hooke
que l'angle de torsion  par unité de longueur est proportionnel au moment de torsion
T. On peut toujours écrire:

χ T
C
La solution complète du problème de la torsion pour les poutres à section non circulaire
est du domaine de la théorie de l'élasticité.

Cependant, pour mieux comprendre la signification des résultats qui seront donnés
ci-dessous, il est utile de connaître l'analogie mathématique découverte par Greenhill
entre le phénomène de torsion et un certain écoulement plan. Nous parlerons de
l’analogie du liquide tournant.

Considérons un récipient à fond horizontal de forme identique à la section droite de la


poutre soumise à torsion, à parois latérales verticales, contenant un fluide parfait
(incompressible et non visqueux). On fait tourner ce liquide horizontalement dans le
même sens que T.

On peut montrer que ce phénomène est identique à la répartition des  en torsion


(analogie), en ce sens que

• les  sont tangents aux trajectoires des particules liquides ;

• les  sont proportionnels aux vitesses de ces particules.

Ces renseignements qualitatifs sont très utiles, parce que le phénomène hydraulique est
beaucoup plus intuitif que le phénomène de torsion.
77

fig.9

C'est ainsi qu'on en déduit immédiatement que  est forcément tangent au contour de
la section droite. De même, dans un angle saillant tel que A (fig.9), il se forme une zone
morte où la vitesse est nulle, donc, il est aussi facile de voir en quels points du récipient
la vitesse est maximale; pour cela, il suffit de tracer une série de trajectoires fermées
divisant le récipient (la section) en tubes; alors

• en moyenne, la vitesse est plus grande dans un tube éloigné de la zone centrale que
dans un tube proche de cette zone;

• mais, dans un tube, là où le tube est étroit, la vitesse est la plus grande.

Il suit de là que les deux phénomènes ont le même comportement et qu'en deux points
correspondants, la vitesse du fluide et la contrainte tangentielle ont la même direction
et des valeurs proportionnelles. On en déduit directement que les lignes de courant
(enveloppes des vecteurs v) et les lignes de contrainte (enveloppes des vecteurs ) sont
identiques.

Considérons une poutre à section rectangulaire. Les lignes de contrainte ont l'allure
représentée à la figure 10.
78

fig.10

La contrainte  est maximum aux points A et A'. Elle est nulle aux 4 coins de la section
(points C) . Si nous désignons par h le plus grand côté et par b le plus petit, la contrainte
maximum est donnée par la relation:

max  1 T 2
 hb

où , c1 et c2 sont coefficients dépendant du rapport h/b, dont les valeurs sont donnés dans le
tableau ci-dessous. L’angle  est donné par la relation :
T
χ  avec C  c1 hb3 G
C

c1

c2

h/b= n 1 1.5 2 3 4 

 0.208 0.231 0.246 0.267 0.282 0.333

c1 0.141 0.196 0.229 0.263 0.281 0.333

c2 0.675 0.852 0.928 0.977 0.990 1.000

si n> 4,


c1  1 1 0.65
3 n

79

c 2 1  0.653
1n

La distribution des contraintes tangentielles dans une section rectangulaires a


finalement l'allure représentée à la fig. 11.

fig. 11

6°) SECTIONS OUVERTES A PAROIS MINCES.


La théorie de l'élasticité et l'expérience montrent que les contraintes et l'angle de
torsion dans une barre de section rectangulaire très aplatie ne changent guère si, sans
changer le moment de torsion T, on replie la section d'une des manières indiquées à la
fig. 12.

fig. 12

Pour toutes ces sections, la contrainte maximum max et la rigidité torsionnelle C sont
données avec une bonne approximation par les formules établies pour une section
rectangulaire à condition de représenter par h la longueur moyenne développée de la
section et par b son épaisseur.

D'une manière plus générale, pour tous profilés et sections ouvertes composées de
parois minces, y compris les poutres en double té, (à l'exclusion des sections fermées en
80

caisson), on peut admettre sans grande erreur que les différents rectangles de
dimensions h, b, qui composent la section résistent à la torsion indépendamment l'une
de l'autre. On peut donc écrire:

C  k. G .  hb
3

la somme s'étendant à tous les rectangles composant le profil. Le coefficient k est un


peu supérieur à l'unité; il est destiné à tenir compte de l'augmentation de rigidité
provoquée par les congés de raccordement quand il y en a.

Ces résultats ont été confirmés par les essais de Föppl ainsi que par les travaux
théoriques basés sur la théorie de l'élasticité.

Föppl conseille de prendre k = 1,0 pour les cornières, 1,1 pour les U et T, et 1,25 pour les
poutrelles en double té.

La contrainte tangentielle dans chaque rectangle composant la section est toujours


donnée par la formule:

max = G  b

où l'angle unitaire de torsion vaut  = T/C.

Cette théorie suppose que la contrainte sera maximale dans le rectangle le plus épais de
la section (là où le b est le plus important), ce qui est une contradiction avec l’analogie
du liquide tournant.

7°) SECTIONS TUBULAIRES A PAROIS MINCES (THEORIE DE BREDT).


Le comportement à la torsion des poutres à parois minces est fondamentalement
différent selon que la section est ouverte ou fermée.

Dans le cas fermé, le liquide circule autour du trou - la forme étant en elle-même un
tube - et la vitesse ne varie guère à travers l'épaisseur de la paroi, si cette épaisseur est
faible; par suite, dans une section fermée à parois minces,  est constant sur l'épaisseur
de la paroi (figure 13). Au contraire, dans le cas ouvert, il faut dessiner des tubes
concentriques très serrés, avec une zone morte selon la ligne moyenne des parois; le
liquide évolue donc dans les deux sens à travers l'épaisseur.
81

fig.13

Le liquide circule donc beaucoup plus efficacement dans le cas fermé que dans le cas
ouvert et, par suite, la poutre de section fermée est la plus rationnelle en torsion; sa
résistance est de loin supérieure et sa déformabilité nettement moindre que celles
d'une poutre de section ouverte.

e
e
e

fig.14

Considérons une section tubulaire d'épaisseur e constante, soumise à la torsion (fig. 14).
La facette d'aire A = e.s, prise dans la paroi, transmet la force élémentaire :

F = .A =  .e.s

tangente à la ligne moyenne. Le moment de cette force, par rapport à G, vaut :

T = F.r = .A =  .e. r.s

où r est le bras de levier (distance de la force F à G).


82

Le moment total des forces F vaut s’obtient en écrivant :

 τ [Link]  T
et, par suite de la constance du flux de cisaillement .e, (par analogie avec le liquide
tournant, le « débit » v. e = cste)

 e. [Link]  T

Comme r s est le double de la surface du triangle hachuré (fig. 14), l’intégrale


représente le double de l'aire S comprise à l'intérieur de la ligne médiane entre les deux
contours, et par suite, il vient:

 T
2 .S .e

En exprimant le principe de conservation de l'énergie, c’est-à-dire en égalant le travail


extérieur de déformation d'un tronçon de poutre de longueur unitaire au travail
intérieur du même tronçon, on peut en déduire la rigidité torsionnelle :

4 G S2
C
ds
e
8°) Résumé : FORMULES
Pour effectuer le dimensionnement de poutre à la torsion, nous pouvons regrouper les
sections en 4 catégories :

 circulaires

 rectangulaires

 sections ouvertes à parois minces

 sections fermées à parois minces

Pour chaque type de section, la relation entre l'angle de torsion (par unité de longueur)
χ et le moment de torsion T est toujours donné par la formule :

T
χ avec C : rigidité torsionnelle.
C
83

Section C = G IO T.R
τ max 
circulaire IO

Section
C = C1 h b3 G max  1 T 2
rectangulaire  hb

Section C  k. G .  hb
3 max = G  b
3
ouverte à
parois minces

Section fermée 4 G S2  T
C 2 .S .e
à parois ds
minces e

9°) EXERCICES
1) Déterminer la contrainte maximale et l'angle total de torsion d'une barre rectiligne
de longueur 800 mm, de diamètre 30 mm, sollicitée à la torsion par un couple
T = 50 daNm. (G = 8 104 N/mm2)
2) La figure suivante représente un système de poulies sur un arbre horizontal qui
tourne à vitesse angulaire constante. Elle indique les efforts de traction des
courroies sur les poulies qui sont clavetées sur l'arbre de façon rigide. Si la contrainte
84

pratique de cisaillement est de 50 Mpa, calculer le diamètre nécessaire d'un arbre


cylindrique plein. Négliger le poids de l'arbre et des poulies, ainsi que la flexion de
l'arbre résultant de la proximité entre poulies et paliers.

3) La section d'une poutre en acier est rectangulaire creuse. Calculer le moment de


torsion admissible si la contrainte admissible est adm = 9 daN/mm² et l'angle de
torsion sur 2.2 m de longueur. (G = 8.000 daN/mm²)

4) Calculer max et  dans une cornière 100x100x12 mm, soumise au moment de torsion
T = 72 daNm (G = 8.000 daN/mm²)
85

5) Calculer le moment de torsion maximum et la rigidité de torsion des profils suivants :


On donne adm = 9 daN/mm² et G = 8.000 daN/mm²

6) Une poutre de section tubulaire est encastrée à son extrémité supérieure et est
soumise, à son extrémité inférieure, à un couple de torsion.
86

La poutre est constituée de deux tronçons, l'un en laiton, l'autre en alliage


d'aluminium, de 60 cm de longueur chacun. Chaque tronçon a un diamètre extérieur
de 6 cm et une épaisseur de 3 mm. La contrainte tangentielle limite élastique (e)
vaut pour le laiton 10.5 daN/mm² et pour l'alliage d'aluminium 15 daN/mm². On
appliquera un coefficient de sécurité s=2 à chacune de ces contraintes. Sachant que
l'angle de torsion de l'extrémité inférieure ne doit pas dépasser 1, quel est le
moment de torsion maximum que la pièce peut supporter ? On donne, pour le
laiton, G = 3.500 daN/mm² et pour l'alliage d'aluminium, G= 2.800 daN/mm².

7) Soit une poutre droite de 6 m de long constituée d'un profil HE 200 B. Calculer :
a) le moment de torsion maximum que peut supporter cette poutre

b) la rigidité de torsion

c) la rotation relative des sections d'extrémités.

Rechercher ensuite une poutre de section creuse circulaire à paroi mince qui
puisse supporter le même moment de torsion que la poutre HE 200 B. Comparer et
tirer des conclusions. On donne adm = 9 daN/mm² et G = 8.000 daN/mm². On
choisira une poutre de section tubulaire caractérisée par D/e = 15 où D est le
diamètre extérieur et e l'épaisseur.
87

8) Un tube d'acier est utilisé pour supporter un signal routier comme indiqué sur la
figure suivante :

1m

1,2m 1,2m

2,25 m

La pression maximum due au vent est égale à 2 kN/m² et on suppose qu'elle s'exerce
uniquement sur la surface hachurée sur la figure. L'angle de rotation du tube au
niveau de l'attache inférieure du signal ne doit pas dépasser 6. La contrainte
tangentielle due à la torsion doit être limitée à 350 daN/cm². Déterminer le diamètre
moyen du tube si son épaisseur est de 3 mm. On donne G = 8.000 daN/mm².

Solutions

1) 9.43 daN/mm²; 3.6 

2) 29 mm

3) 4 536 daNm; 1.4

4) 7.98 daN/mm²
88

5) 74.8 daNm et 1.3312 109 daNmm²

3.2 daNm et 7.49 106 daNmm²

58.81 daNm et 1.04 109 daNmm²

2.548 daNm et 5.88 106 daNmm²

6) 19.79 daNm

7) 368.48 daNm; 4.9131 109 daNmm²; 25; 78 mm

8) 162 mm
89

CHAPITRE 6 : LE CISAILLEMENT (EFFORT TRANCHANT).

1°) Généralités
Lorsqu’une poutre est soumise à un moment fléchissant variable, tel que, par exemple, une
poutre sur deux appuis soumise à une charge uniformément répartie (fig. 1), le moment de
flexion est nécessairement accompagné d’un effort tranchant, en vertu de la relation :

Vz   dM y
dx

qui découle de l’équilibre d’un tronçon dx de poutre droite. La poutre est dite alors soumise
à flexion simple puisqu’elle est sollicitée simultanément par le moment fléchissant M y et
l’effort tranchant Vz.

fig.1

Le but de ce chapitre est l’étude des contraintes que l’effort tranchant engendre.

2°) Théorie élémentaire


Isolons un tronçon de poutre de longueur dx sollicité par l’effort tranchant (fig. 2).
Supposons que les sections droites restent planes au cours du changement de configuration.
Ainsi, chaque section AB subit par rapport à la section A'B' un déplacement vertical dv z et le
glissement correspondant vaut :
90

  dv z
dx

fig.2

Les fibres ne changent pas de longueur (au deuxième ordre près) et subissent toutes le
même glissement . Si le matériau est élastique, il naît sur les facettes de la section droite
des contraintes tangentielles verticales (dirigées suivant l’axe z) :

τ xz  G γ uniformément réparties sur l’étendue de la section.

Rappel : du point de vue notation, ij désigne la composante suivant l’axe j de la contrainte
tangentielle en supposant que le plan de coupe est perpendiculaire à l’axe i.

En exprimant que ces contraintes sont équivalentes à l’effort tranchant V z, on obtient


l’équation Vz = xz A, d’où l’on déduit :

xz  Vz   Vz
A GA

fig.3
91

Cette théorie élémentaire n’est pas admissible, car elle contrevient aux conditions
d’équilibre du solide, et en particulier, au principe de réciprocité des contraintes
tangentielles. Considérons une facette ACBD et représentons la contrainte xz au point E,
milieu de l’arête AC (fig. 3). Par application du principe de réciprocité des contraintes
tangentielles, sur la facette A’AC’C , nous devons ajouter la contrainte zx. Ce qui est
impossible étant donné que cette surface latérale est libre de toute force.

On en déduit que la contrainte  sur toute facette adjacente au contour ne peut donc être
que tangente au contour et la théorie élémentaire doit être abandonnée. Cette théorie est
néanmoins utilisée pour le dimensionnement de boulons, rivets, cordons de soudure ….

3°) Théorie de l'effort rasant (théorie de Jourawski)


Cette théorie est soumise aux hypothèses suivantes :

 la poutre est élastique linéaire


 la poutre est prismatique; c'est-à-dire que l'axe est droit et que la section est
constante
 la théorie est formulée en axes principaux d'inertie
Considérons une poutre prismatique de section quelconque, soumise à la flexion simple,
dans le plan (x,z). Isolons dans cette poutre une tranche d'épaisseur dx par deux sections
droites infiniment voisines S et S' (fig. 4). Dans la section S agissent l'effort tranchant Vz et
My; dans la section S' agissent l'effort tranchant Vz + dVz et le moment fléchissant My + dMy.

Afin d'étudier les contraintes tangentielles longitudinales, découpons cette tranche dx en


deux fragments (1) et (2) par un plan  parallèle au plan xy. Isolons le fragment 1. La
résultante des contraintes x agissant sur la section A1 et engendrées par le moment de
flexion My est représentée par l'effort H, la résultante des contraintes x + dx agissant sur
la section A2 par l'effort H + dH. Sur ces mêmes faces existent également des contraintes
tangentielles dues à Vz et Vz + dVz, mais leur résultante n'intervient pas dans l'équation
d'équilibre horizontal (Fx = 0). L'équilibre horizontal impose que dH = dR . Nous appelons
dR effort rasant en le considérant comme la résultante de contraintes tangentielles agissant
dans le plan .

My My
H   σ x dA   . z dA   z dA (1)
A1 A1
Iy Iy A1
92

fig.4
Posons S = moment statique de l'aire A1

My
H S
Iy

M y  dM y M y  dM y
H  dH   σ x  dσ x dA   . z dA   z dA
A2 A2
Iy Iy A2

(2)

En faisant (2) – (1) , en remarquant que A1 = A2 et que dH = dR, nous pouvons écrire :

dM y
dR 
Iy  z dA
A1
93

dM y
En tenant compte que  Vz , nous en déduisons que :
dx

Vz dx V dx S
dR  
I y A1
z dA  z
Iy
(3)

en posant S =  z dA , moment statique de l'aire A1.


A1

Importance de l'effort rasant : l'existence et l'importance des efforts rasants peuvent être
mises en évidence par une expérience simple. Posons une poutre à section rectangulaire sur
deux appuis, enduisons de graisse sa surface supérieure, puis plaçons sur elle une deuxième
poutre identique, et chargeons l'ensemble de forces transversales quelconques (figure 5).

fig.5
S'il n'y a pas de frottement entre les deux poutres, elles fléchissent indépendamment l'une de
l'autre et les fibres inférieures tendues de la poutre supérieure glissent sur les fibres
supérieures comprimées de la poutre inférieure (figure 5b). Le moment d'inertie et le module
de flexion de l'ensemble valent :

3 3 2 2
bh bh bh bh
Iy  2  et Wy  2 
12 6 6 3

Dans une poutre monobloc de hauteur 2h, au contraire, il naît dans le plan neutre Pn des efforts
rasants longitudinaux qui empêchent tout glissement de la moitié supérieure de la poutre par
rapport à sa moitié inférieure (fig. 9.4c). Grâce à la présence de ces efforts, la poutre
monobloc a les caractéristiques :
3 3 2 2
b (2h) 2 b h b (2h) 2 b h
Iy   et Wy  
12 3 6 3

quadruple pour l'inertie (caractérisant la déformabilité) et double pour le module de flexion


(caractérisant la résistance) de celles de l'ensemble des deux poutres de hauteur h.
94

4°) Application de la théorie de l'effort rasant aux poutres à section


massive

4.1 section rectangulaire


Considérons une poutre à section rectangulaire de dimensions b et h. Calculons la
contrainte tangentielle xz en un point quelconque A d'une section droite dans laquelle agit
l'effort tranchant Vz dirigé suivant l'axe de symétrie z. Le principe de réciprocité des
contraintes tangentielles impose que la contrainte  sur toute facette adjacente au contour
soit tangente au contour. Nous supposerons que la contrainte sera parallèle à l'effort
tranchant Vz (xy = 0) et que la distribution des contraintes xz est uniforme sur la largeur b de
la section. (fig. 6). En vertu du principe de réciprocité des contraintes tangentielles, les
contraintes xz agissant sur la facette CDD'C' (fig. 6b) sont égales aux contraintes zx agissant
sur la facette CEE'C'.

fig.6
La facette EE'C'C a pour aire [Link] et est soumise à l'effort rasant dR. Dès lors, nous pouvons
écrire que :

Vz dx S
zx. b dx  dR 
Iy

En tenant compte que xz = zx, on trouve finalement que la contrainte s'écrit :

Vz S
xz  (4)
Iy b
95

Dans la formule (4), les quantités Vz, Iy et b ne varient pas en fonction de la coordonnées z du
point A. Par conséquent, xz varie comme le moment statique S. Ainsi, pour le point A, le
moment statique de l'aire hachurée (figure 6c) vaut :

  h / 2  z  b  h 
2
h
S  aire hachurée * zG  b   z     z 
2

2  2  2 4 
 

Comme d'autre part,


3
bh
Iy  ,
12

la formule 4 s'écrit :

3 Vz   2 z  
2

xz  1  
2 b h   h  
 

Le diagramme xz = f(z) est donc une parabole dont le sommet se trouve sur l'axe neutre
(z=0) et correspond à la contrainte maximale :

3 Vz
xz 
2bh

Remarquons que la contrainte maximum est de 50% supérieure à celle obtenue par la
théorie élémentaire (en supposant une répartition uniforme des contraintes).

4.2 poutres à un axe de symétrie


La contrainte tangentielle a en général deux composantes (fig. 7) :

 xz que l'on obtient par la formule (4) et qui est supposée constante pour tous les
points de même ordonnée z (les points A, B et C ont même composante xz)
 xy que l'on obtient en considérant que
o xy est nul en C (sur l'axe de symétrie)
o  doit être tangent au pourtour de la section (en B) pour satisfaire le principe
de réciprocité des contraintes tangentielles
Pour trouver les composantes xy et xz au point A, nous traçons une droite joignant le
point A au point d'intersection de la tangente au bord du profilé définie à partir du
96

point B et de l'axe de symétrie. Cette droite donne la direction de la contrainte


tangentielle au point A.

fig. 7

5°) Application de la théorie de l'effort rasant aux poutres à parois


minces et section ouverte

5.1 Généralités
La formule de l'effort rasant permet d'obtenir avec précision la répartition des contraintes
tangentielles dans les poutres à parois minces. La figure 8 représente un élément de la paroi
d'une telle poutre, d'épaisseur t et limité

 par deux sections droites ABCD et A'B'C'D' distantes de dx


 par deux surfaces de coupe planes longitudinales ABA'B' et CDC'D', effectuées
parallèlement à l'axe x de la pièce et normalement à la ligne moyenne s de la paroi.

fig. 8
97

L'effort rasant engendre sur la section ABA'B' des contraintes tangentielles longitudinales
rasantes  qu'on peut admettre uniformément réparties à travers l'épaisseur t, vu la minceur
supposée de la paroi. On a donc :

dR

t dx

Vz dx S
En reprenant la formule 3, dR  , nous pouvons écrire :
Iy

Vz S
 (5)
t Iy

Dans cette relation, le rapport Vz/Iy est constant et le rapport S/t est variable. Le maximum
de  se produit là où ce rapport est maximum. La situation de ce maximum n'est à priori pas
évidente. (on suppose souvent qu'il est situé au niveau de l'axe neutre de flexion).

Le calcul de S est réalisé comme suit :

fig.9

La section étant ouverte (fig. 9), le point B la divise en deux parties AB et BC indépendantes.
L'une quelconque de ces parties permet de calculer S. Ici, en considérant l'épaisseur comme
concentrée le long de la ligne moyenne, en utilisant l'aire hachurée AB et en admettant une
flexion de plan (x,z) où le point B est situé au niveau z par rapport à l'axe neutre y, en
définissant l'abscisse curviligne s, on trouve S par l'expression approchée :
98

s
S   z(s) t(s) ds
0

qui est suffisamment précise si t est petite devant s.

5.2 poutre à section en U


Comme application, considérons une poutre en U, soumise à flexion simple par des forces
transversales parallèles à son âme; on désigne par h la hauteur de la section mesurée entre
les lignes moyennes des ailes, b la largeur de ces ailes mesurée jusqu'à mi-épaisseur de
l'âme, tf l'épaisseur constante des ailes, tw l'épaisseur constante de l'âme (figure 10).

Calculons l'intensité de la contrainte tangentielle  au point B de l'aile supérieure située à la


distance s du bord libre A; le moment statique S à considérer est celui de l'aire hachurée AB;
s tf h
il vaut S  . En remplaçant dans la formule (5) et en tenant compte de la direction de la
2
Vz s h
contrainte, on trouve que xy  . Les contraintes croissent donc linéairement le long
2 Iy

Vz b h
de l'aile de 0 à b  . Il en est de même le long de l'aile inférieure, mais les contraintes
2 Iy

rasantes et tranchantes sont de sens opposé à celles de l'aile supérieure, vu que les
contraintes de flexion qui les provoquent sont à présent de signe contraire. La résultante

 bt V b t h
2

des forces .dA sur une aile vaut : F  b f  z f .


2 4 Iy

Calculons maintenant les contraintes tangentielles dans l'âme en se plaçant au point D de


l'âme située à une distance z de l'axe neutre. Le moment statique S est celui de l'aire
représentée à la fig. 10 b; on peut décomposer cette aire en deux rectangles comme indiqué

h  h / 2  z tf b h
et on trouve S  t w   z  
2  2 2
99

En remplaçant dans (5),

2
Vz h   2 z 2  V b t h
xz 1      z f
  
8 Iy

h   2 Iy t w

La variation de  sur la hauteur de l'âme est donc parabolique. La contrainte tangentielle


maximum se produit au niveau de l'axe neutre (z=0) et vaut

2
V h V bt h
max  z  z f
8 Iy 2 Iy t w
100

En calculant l'aire du diagramme abcde, et en tenant compte que l'aire d'un segment de
parabole vaut les 2/3 de l'aire du rectangle circonscrit, la résultante des contraintes
tangentielles dans l'âme vaut :

Vz t w h Vz b t f h V  t w h b t f h 
3 2 3 2

Fw    
12 Iy 2 Iy Iy  12 2 
 

On constate que Fw = Vz, c'est-à-dire que l'âme de la poutre en U reprend la totalité de


l'effort tranchant.

De plus, pour les proportions usuelles des poutres en U, on vérifie que la parabole abcde est
assez plate; dès lors, on divisant l'effort tranchant Vz par l'aire de l'âme Aw (= h tw), on
obtient une bonne approximation de la contrainte moyenne dans l'aime w,moyen :

Vz
w,moyen 
Aw

Cette approximation, dont on se contente souvent au niveau des avant-projets, revient à


négliger la contribution de l'âme dans le calcul de S et de Iy.

5.3 Poutre en double té.

fig.11
101

Le cas de la poutre en double té est maintenant résolu, puisqu'on peut considérer qu'une
telle poutre s'obtient en accolant deux poutres en U. Le diagramme des contraintes
tangentielles est représenté à la fig. 11. Ici, encore, on peut calculer de manière approchée,
Vz
la contrainte moyenne dans l'âme par la formule w,moyen  .
Aw

6°) Cas des sections tubulaires à parois minces

fig.12

Dans le cas d'une poutre, à section fermée, il n'est pas possible d'appliquer directement la
formule (5) parce qu'il n'existe pas de bord libre le long duquel les contraintes tangentielles
sont nulles. La répartition des contraintes tangentielles dans les poutres tubulaires à section
fermée est un problème hyperstatique, qui ne sera pas traité dans le cadre de ce cours.

Néanmoins, si l'effort tranchant agit dans un plan de symétrie de la section droite (fig. 12),
les contraintes rasantes sont nulles aux points de la section situés dans ce plan (points A et
A').

On peut donc étudier la demi-section droite ouverte soumise à l'effort tranchant Vz/2.
102

fig.13

7°) Centre de cisaillement

fig.14

Dans le cas d'une poutre dont le plan de sollicitation, passant par le centre de gravité de la
section, ne coïncide pas avec un plan de symétrie, il peut apparaître de la torsion.

Dans le cas d'une poutre en U, nous avons vu que les résultantes des contraintes
tangentielles avaient pour résultantes F et Fw (fig. 14).

Pour qu'il n'y pas de moment de torsion, il faudrait que l'effort tranchant ait sa ligne d'action
passant par le point CT (appelé centre de cisaillement ou centre de torsion).
103

8°) Exercices
1) Une poulie qui transmet une puissance de 7,4 kW en tournant à 200 tr/min est fixée sur un
arbre de 500 mm de diamètre au moyen d'une cale large de 10 mm et longue de 60 mm .
On demande de calculer la contrainte tangentielle de la cale en appliquant la théorie
élémentaire.

250 mm

2) Calculer la contrainte tangentielle maximale dans une poutrelle IPN 160 en double Té
soumise à un effort tranchant V = 65 KN. On donne Iy = 9.35 106 mm4.

10
140

h 6 .3
G
141

160

y
y 10

z 74 120
10
d im e n s io n s e n m m d im e n s io n s e n m m

figure 3 figure 4 figure 5


3) Déterminer la contrainte tangentielle maximale dans une poutrelle en U, soumise à un
effort tranchant de 10 kN. On donne IGy = 1.16 107 mm4.

4) Déterminer la contrainte tangentielle maximale d'une poutre de section circulaire de


diamètre D.
5) Le profilé tubulaire ci-dessous est soumis à un effort tranchant de 100 kN. On demande
d’étudier la répartition des contraintes de cisaillement.
104

V = 100 kN

10 mm
100 mm

10 mm
200 mm

6) La figure suivante représente une section schématique d'un pont réalisé en béton
précontraint. Sous l'action d'un effort tranchant Vz = 2000 kN, on demande de dessiner et
de calculer la distribution des contraintes tangentielles dans cette section. On donne Iy =
365 441 540 cm4
105

Solutions

1) 0.24 daN/mm2
2) 75.65 N/mm2
3) 8.27 N/mm2
4V
4) xz,max 
3A
5)

1,539 kN/cm²

3,163 kN /cm²

6)
106

CHAPITRE 7 : FLEXION COMPOSEE

1°) Définition
Une poutre est dite sollicitée en flexion composée quand elle est soumise simultanément à
un moment fléchissant (flexion plane ou oblique) et à un effort normal. Ce cas se rencontre
très fréquemment en pratique.

2°) Flexion composée plane


Dans le cas plan, le moment agit autour d'un axe principal d'inertie de la section droite. En
vertu du principe de superposition, la contrainte normale x s'obtient en ajoutant
N
algébriquement la contrainte produite par l'effort normal x(N)  à celle résultant du
A
My z
moment de flexion x (M)  .
Iy

fig.1

Finalement, on obtient
107

N My z
x    (1)
A Iy

Si nous représentons la section en choisissant un repère où l'axe x est l'axe de la poutre,


l'axe y est horizontal et orienté positivement vers la gauche; l'axe z est vertical et orienté
positivement vers le bas, la formule (1) peut s'écrire :

N My z
x  
A Iy

Selon l'intensité des contraintes (N) et (M), le diagramme résultant x peut présenter
trois allures typiques différentes :

 les contraintes ne changent pas de signe dans la section (figure 1 c)


 les contraintes changent de signe dans la section, dans laquelle il existe une droite oo où x
=0 dite ligne de contrainte nulle, elle ne passe pas par G (x(g)0) mais est parallèle à l'axe
yy (figure 1e)
 les contraintes ne changent pas de signe mais la ligne de contrainte nulle est juste situé au
bord de la section; c'est un cas limite.
La flexion composée combine des contraintes normales provenant du moment de flexion et
de l'effort normal. Le moment produit toujours des contraintes de traction. Si l'effort
normal est de compression et de grandeur suffisante, les contraintes qu'il produit peuvent
faire disparaître toute contrainte de traction lors de la superposition.

Cette constatation simple joue un rôle essentiel pour tous les éléments de construction où la
contrainte de traction est en soi gênante. Dans les constructions en béton, pierres ou fonte,
dans la maçonnerie ou plots de ciments, au contact des fondations avec le sol, pour les
éléments reposant les uns sur les autres sans liaison, il est clair que les matériaux, les joints
ou les dispositions techniques ne résistent pas à la traction; pour combattre cette dernière,
on peut utiliser avantageusement l'effort normal de compression. Le béton précontraint est
un exemple typique de ce genre.

Dans le cas particulier d'une poutre de section rectangulaire, de dimension (b,h) :

N My
x    0
A wy
108

N 6 My My h
x    0  
bh bh 2 N 6

3°) Flexion composée oblique


Il s'agit du cas général où agissent simultanément, sur la section droite, deux moments
fléchissants My et Mz et un effort normal N. Pour obtenir la contrainte en un point P de
coordonnées (y,z), on calcule les contraintes normales séparément pour chaque effort
intérieur, puis on les superpose en tenant compte intuitivement des signes, ce qui se
traduit, dans les axes principaux d'inertie par la relation :

N M y z Mz y
x    
A Iy Iz

La figure 2 reprend, pour une section rectangulaire, les différentes distributions de


contraintes en cas de traction, flexion plane, flexion oblique et flexion composée.

4°) Application
Soit une colonne de béton, de section rectangulaire (b,h) soumise à une charge de
compression F excentrée, agissant au point P de coordonnées (yP,zP). On demande de
calculer les contraintes au point Q de coordonnées (yQ,zQ).

fig.3
109

N M y z Mz y
Pour résoudre ce problème, nous allons utiliser la formule x     au point
A Iy Iz

Q:

N M y z Q M z yQ
σ x,Q    
A Iy Iz

L’effort normal est un effort de compression qui vaut donc –F

la valeur absolue |My| vaut [Link]

|Mz| = FyP

A = b .h

b h3
Iy 
12

h b3
Iz 
12

Pour déterminer les signes de cette formules :

1. nous imaginons que le point Q a des coordonnées yQ et zQ positives


2. nous considérons l’action seule du moment My. Nous constatons que le moment My
comprime les fibres des points qui ont une coordonnée z > 0. Le signe devant My devra donc
être le signe -.
3. nous considérons l’action seule du moment Mz. Nous constatons que le moment Mz
comprime les fibres des points qui ont une coordonnée y > 0.
Finalement,

F 12 Fz P z Q 12 Fy P yQ
σ x,Q    
bh bh 3 b3h
110
111

5°) Exercices
1) La branche BC d’un étrier a une section rectangulaire h x b = 40 mm x 10 mm ; si la
force de serrage vaut 3 kN, on demande de calculer la contrainte  normale
maximale en toute section de cette branche.

A
B

h
b

C
80

2) Une poutre simple en béton armé (poids volumique  = 25 kN/m3), de section


rectangulaire 36 cm x 80 cm, est précontrainte par une force excentrée P = 864 kN ( e =
20 cm). Calculer les contraintes normales maximale et minimale dans la section médiane
en tenant compte du poids propre de la poutre et de la précontrainte.

36 cm

80 cm

80 cm

P P e

L = 16 m

3) Une pile de pont prismatique en béton armé est soumise aux actions suivantes :
• son poids propre
112

• une charge simplement excentrée Q = 15.000 kN (poids du pont et des véhicules)


• une charge horizontale H1 = 150 kN (freinage)
• une charge horizontale H2 = 300 kN (vent)
On admet, en première approximation, que le problème est linéaire tant en matériau qu’en
géométrie. Déterminer alors, dans la section la plus sollicitée, les contraintes normales extrêmes
et les points où elles se produisent. En déduire la position de l’axe neutre.

4) Une colonne courte en béton, de section rectangulaire, est soumise à une charge Q,
doublement excentrée, agissant en compression. Calculer la valeur admissible de
113

cette charge (+adm = 50 N/cm2 ; -adm = 1200 N/cm2 ; poids propre négligeable, béton
admis élastique linéaire).

15 cm

Q 30 cm
8 cm

5 cm

5) Une poutre console en acier est soumise à trois charges concentrées F, H et Q agissant
au point C. On néglige les effets du poids propre. On demande :
i) De tracer les diagrammes N, My, Mz et d’en déduire la position de la section
dangereuse
ii) Déterminer l’axe neutre (lieu des points où  est nul) et représenter cette droite.
iii) En quels points les  sont-ils maximal (traction) et minimal (compression). Quels
sont les valeurs  correspondantes ?
On donne les valeurs numériques suivantes :

• F = 150 kN
• Q = 120 kN
• H = 60 kN
• L = 2,4 m
• A (aire de la section) = 216 cm2
• Iy = 59 808 cm4
• Iz = 27 726 cm4
114

6) Un arbre de diamètre 40 mm est fraisé sur une moitié comme l’indique la figure
suivante. Si l’arbre supporte un effort de traction F de 25 kN suivant son axe, on
demande de déterminer dans la section médiane les contraintes aux points A et B

25 kN

= 40 mm

Section médiane de la pièce A


A
20 mm

25 kN

Solutions

1. 97.5 N/mm²
2. –0.45 kN/cm² et –0.15 kN/cm²
3. –11.226 kN/m² ; 3231,8 kN/m²
115

4. 8654 N
5. 19.36 kN/cm² et –17.97 kN/cm²
6. –9.93 kN/cm² et 14.24 kN/cm²
116

CHAPITRE 8 : SOLLICITATIONS COMPOSEES ET CRITERE DE VON


MISES

1°) CRITERE DE VON MISES (MATERIAUX DUCTILES)


Lorsqu'on effectue un essai de traction uni-axial sur un matériau ductile (métal), on constate
que la plastification devient sensible lorsque la contrainte normale x dans l'éprouvette atteint
et dépasse la limite d'élasticité e

Par contre, dans le cas de poutres sollicitées à la fois par :

• des forces de traction/compression,


• un couple de flexion,
• un couple de torsion
• des efforts de cisaillement,
on peut se demander quelles sont les combinaisons des contraintes en un point qui
provoquent les premières déformations permanentes en ce point, c'est-à-dire la plastification
locale du matériau ductile.

En 1913, le professeur autrichien Von Mises a étudié la plastification de pièces soumises à ces
différentes types de sollicitations et a défini, une contrainte de comparaison * qui, dans le
cas des poutres droites, est définie comme suit :

σ *  σ 2x  3 τ xj
2

(xj est la contrainte tangentielle dans le plan xy suivant la direction j)

La plastification apparaît dès que cette contrainte * atteint la valeur de e.

Pour dimensionner des poutres (ou vérifier les dimensions), le critère s’écrira, en choisissant
la méthode des contraintes admissibles :

σe
σ *  σ 2x  3 τ xj  σ adm 
2

s
117

2°) EXERCICES
1. Un arbre de longueur L = 2,5 m et de section circulaire de 100 mm de diamètre est
encastré à l'extrémité A et porte à l'extrémité libre B un bras horizontal BC de longueur
L' = 1 m. En C est appliqué une force verticale P = 5 kN. On demande la contrainte de
comparaison * dans l'arbre.(Von Mises)

2. Un arbre cylindrique plein est maintenu par deux paliers (B et C). Portant une poulie
à chaque extrémité (A et D), il est soumis aux tensions des courroies sur celles-ci.

tracer les diagrammes d’efforts normal et tranchant(s), ainsi que les diagrammes de
moment de torsion et flexion.

Calculer la contrainte de comparaison de Von Mises si le diamètre de l’arbre vaut 40 mm


en négligeant la contrainte due au cisaillement
118

3. Un panneau de signalisation autoroutière est fixé rigidement sur un poteau tubulaire

carré AB, en alliage d’aluminium, encastré à sa base. Le poids du panneau est de 16


kN, celui du poteau de 1 kN, le vent exerce une pression normale (dirigée suivant les
z négatifs) de 0,75 kN/m2 sur le panneau (l’action du vent sur le poteau est
négligeable).
On demande :

• de déterminer la section dangereuse du poteau AB (tracé de tous les


diagrammes NVM )
• de déterminer la position de l’axe neutre (lieu des points où  est nul).
Représenter la section du poteau et y tracer cet axe neutre.
• en déduire la position du point X où  est extremum
• en X, calculer la contrainte de comparaison suivant le critère de Von Mises.
• de démontrer que la contrainte de cisaillement est négligeable en la calculant
au point où celle-ci est maximale.

4. La barre de stabilisation d’une suspension arrière d’automobile (barre de torsion) est


un fer rond en acier de 25 mm de diamètre, plié à angle droit en U et disposé dans un
119

plan horizontal. La barre s’appuie en B et C sur le châssis, tandis qu’en A et en D les


roues transmettent des forces verticales égales et opposées F = 500 N.
On demande :

a. de calculer, pour chaque appui, les réactions.


b. Pour le tronçon BC, tracer tous les diagrammes NVM et en déduire les sections
dangereuses

c. A partir des diagrammes des moments, calculer dans la section de l’appui en B,


et, pour la fibre supérieure, la contrainte  et la contrainte . En déduire la
contrainte de comparaison suivant le critère de Von Mises.
d. Dans la section de l’appui en B, calculer la contrainte maximale  de
cisaillement et démontrer qu’elle est négligeable vis-à-vis de la contrainte  de
torsion.
5. Une poutre en acier S355, coudée à angle droit, formée d’un tube carré MSH 200-200-
10 est chargée d’une force concentrée F agissant perpendiculairement à son plan. En
négligeant l’influence du poids propre, calculer la valeur de F provoquant la
plastification.
120

Dimensions en mm

200

Section MSH 200-200-10


10

200
6.

Une colonne en U de 2 mètres de longueur est encastrée


à sa base et sollicitée comme indiqué sur la figure ci-
contre par une force F horizontale valant 500 N.
Dans la section droite située à 1 m de l’extrémité
libre
• Calculer les éléments de réduction
• Calculer la contrainte de comparaison de
Von Mises aux points A, B et C de cette
section
• Calculer l’angle de rotation de l’extrémité
libre

Dimensions de la section en mm
G= 8000 daN/mm²
2m
50 A

G
40

7 7
121

Solutions

1) 135 N/mm²
2) 11,75 kN/cm²
3) 23,24 kN/cm²
4) 6,87 kN/cm²
5) 67,18 kN
6) 68,21 N/mm² ; 12,44 N/mm² ; 103,89 N/mm² ; 3,014 10-2 radians
122

3°) EXERCICE RESOLU

B
C
F

F 45°

y A

Un portique de balançoire, en acier (= 7850 kg/m3) et représenté ci-dessus, est soumis à deux
forces de 120 daN agissant dans des plans parallèles à xz et faisant un angle de 45° avec la
verticale. Dans la section d’encastrement, en tenant compte du poids propre du portique et
en négligeant tout effet du cisaillement, on demande
a) De déterminer l’équation de l’axe neutre. Représentez-le sur un schéma
123

b) D’en déduire la position du point X où la contrainte normale est maximale en valeur


absolue.
c) De déterminer, en ce point, la contrainte de comparaison de Von Mises.

Dimensions du portique

B C

R1 1m 0,5 m
m

Section du tube

1 cm
3m

cm
Ø8
A

Solution
a) Calcul des caractéristiques de la section
π.4 4 π.34
Iy    43,75. π  137,445 cm4
4 4
A  7.π  21,991 cm2

L (longueur)  4,5   6,0708 m
2
π  m2 49
S  π  38,4845 cm2
4 4
b) Calcul du poids et de la position du centre de gravité du portique
124

π
L (longueur)  4,5   6,0708 m
2
V (volume)  6,0708. 21,991.10  4  0,01335 m 3
masse  7850. 0,01335 104,8005 kg
poids 104,8005 * 0,00981 1,0281 kN
En appliquant le théorème de Guldin 1
 2R  π
R  .  1,5. 1,75
 π 2
yG     0,5264 m
6,0708

2R
 2R

c) Calcul des éléments de réduction à l’encastrement

x Plan xy Plan xz
x x
B C

2. 0,8485 kN
B
C 0,8485 kN 0,8485 kN
0,8485 kN

0,8485 kN
0,8485 kN
0,8485 kN = 1,2.cos45° 0,5264 m

poids
1,0281 kN

y A

y z
A A

z z y
125

N = - 2.0,8485 – 1,0281 = - 2,7251 kN (signe moins car compression).


|T| = (1+2).0,8485 = 2,545584 kNm
En regardant les forces agissant dans un plan parallèle à xz : |My| = 8 . 0,8485 =
6,788225 kNm.
En regardant les forces agissant dans un plan parallèle à xy :
|Mz| = (1+2).0,8485 + 0,5264 . 1,0281 = 3,0868 kNm.
Autre façon de calculer les éléments de réduction, utiliser le produit vectoriel :

M A  AB Λ FB  AC Λ FC  AG Λ poids  0
ux uy uz ux uy uz ux uy uz
MA  4 1 0  4 2 0  xG  0,5264 0 0
 0,8485 0 0,8485  0,8485 0 0,8485  1,0281 0 0

M Ax  T  2,545584 kNm; M Ay  6,788225 kNm; M Az  3,086794 kNm

d) Equation de l’axe neutre.


L’équation de l’axe neutre s’écrit :

N M y .z M z .y
σ   0
A Iy Iz

En remplaçant chaque paramètre par sa valeur :

2,7251 678,8225.z 308,6794.y


σ   0
7.π 43,75 π 43,75 π

En regardant les signes :

a. Premier terme : signe – car compression


b. Dans le plan xz, les fibres qui ont une coordonnée z positive sont
comprimées
c. Dans le plan xy, les fibres qui ont une coordonnée y > 0 sont tendues
126

Plan xy Plan xz
x x
B C

2. 0,8485 kN

0,8485 kN 0,8485 kN

1,0281 kN

Déformées du portique

y z
A A

z y

L’équation de l’axe neutre s’écrit donc :

2,7251 678,8225.z 308,6794.y


σ     0 ,1239  4,9389.z  2,2458 y  0
7.π 43,75 π 43,75 π

L’axe neutre passe par les points (0 ; - 0,0251 cm) et (0,0552 cm ; 0).

Le coefficient angulaire de cette droite vaut 0,4547 ; l’axe neutre fait un angle de
24,4526° avec l’axe y.

axe neutre

e) Point X
Le point X, point le plus éloigné de l’axe neutre, aura pour coordonnées :
127

yX = re . cos(90° + 24,4526°) et zX = re . sin (90° + 24,4526°).

En remplaçant y et z dans l’équation de l’axe neutre par yX et zX, on trouve que X = -


21,8260 kN/cm²

f) Calcul de 
Pour calculer la contrainte tangentielle due au moment de torsion, on utilise la formule
de Bredt :

T 254 ,5584
τ   3,3073 kN/cm 2
2 S e 2.38,48451 .1

g) Contrainte de Von Mises

 *   2  3 2  21,8260 2  3.3.3073 2  22,5624 kN/cm2

Distribution des contraintes normales Distribution des contraintes tangentielles


>0

y <0 y

axe neutre

z
128

CHAPITRE 9 : DEFORMATIONS DES POUTRES DROITES

1) intégration de l'équation de l'élastique

introduction
Si une poutre est soumise à flexion simple, son axe s'incurve légèrement en une courbe appelée
déformée (fig. 1). Les points de l'axe subissent des déplacements, du type translation ; l'angle
de la déformée donne la rotation de cet axe. La connaissance de ces deux types de déplacement offre
un grand intérêt pratique.

fig.1

Ce paragraphe présente les propriétés et équations de la déformée, dans le cadre suivant :

• la flexion simple est plane ;

• l'axe de la poutre est rectiligne dans la configuration initiale et les charges agissent perpendicu-
lairement à cet axe x ;

• le plus souvent, en pratique, les déplacements restent très petits, ce qui permet d'introduire
l'hypothèse de linéarisation géométrique ;

• les effets du moment de flexion et de l'effort tranchant sont dissociés.

Déformée due au moment de flexion


Dans les repère (x, z), on appelle u(x) et v(x) les composantes du déplacement d'un point de l'axe de
la poutre respectivement dans les directions x et z, et (x) l'angle de rotation de cet axe (fig. 2). En
flexion seule, les normales restent perpendiculaires à l'axe déformé (loi de Bernoulli); l'angle
A'OB' interceptant l'élément ds vaut donc d et l'on a ds =  d. La courbure est ainsi égale à
la variation de l'angle

1 d

 ds
129

En mathématique, la courbure d'une courbe v(x) est donnée par l'expression suivante :

d2v
1 dx 2

ρ   dv  2 
3

1   
  dx  

En pratique, comme la pente de la déformée est petite (de l'ordre de 1/1000), le terme
(dv/dx)² devient négligeable devant 1, et on peut admettre que (linéarisation géométrique) :
2
1 dv

 dx 2

fig.2

Cette simplification revient à considérer que les déplacements longitudinaux u de l'axe de la


poutre sont nuls.
130

Comme l'indique la figure 2, l'axe z est positif vers le bas. Dans ce cas, la formule reliant la
courbure de la déformée au moment de flexion My s'écrit avec un signe - :
2
1 dv
M y   E Iy   E Iy 2
 dx

En tenant compte également des relations établies au chapitre 1 entre le moment de flexion
My, l'effort tranchant Vz et la charge répartie p(x) :

dM y dV
Vz  , p(x)   z , nous en déduisons l'équation suivante, appelée équation de
dx dx
l'élastique :

d 4 v(x) p(x)

dx 4 E.I y

Pour trouver l'expression de la déformée v(x), il suffit dès lors d'exprimer le chargement sous
forme analytique p(x) et d'intégrer successivement l'équation de l'élastique.

Les constantes d'intégration sont obtenues en tenant compte des conditions limites,
notamment des appuis. Ainsi, par exemple, pour un encastrement au point d'abscisse xA, nous
exprimerons que v(xA) = 0 et que dv(xA)/dx = 0.

Autre exemple, pour une poutre console, l'extrémité libre d'abscisse xA = 0 est caractérisée
par la nullité du moment de flexion en ce point. On exprimera que d 2v (x=xA)/dx2 = 0.

Les conditions limites relatives aux appuis sont résumées dans le tableau suivant :

Type appui Représentation Condition(s) limite(s)


Extrémité libre d2v
(x  x A )  0
dx 2
A

Appui simple ou articulation v(x=xA) = 0


d2v
(x  x A )  0
dx 2

Encastrement v(x=xA) = 0
dv
(x  x A )  0
dx
131

2°) utilisation du principe de superposition et des fonctions de


singularités.
L’utilisation des fonctions de singularités permet d’obtenir une expression mathématique
de la déformée d’une poutre droite prismatique d’axe horizontal. Pour cela, il suffit de :
1. Etablir l’expression de M(x)
2. Intégrer l’expression de M (x) pour obtenir EIy dv(x)/dx
3. Intégrer l’expression de dv(x)/dx pour obtenir v(x)
4. Exprimer les conditions limites pour obtenir les valeurs des constantes
Pour les poutres contenant des rotules, il est nécessaire d’étudier individuellement chaque
tronçon et d’exprimer la continuité des déplacements ou niveau des rotules (il y aura
discontinuités au niveau de dv/dx).

Prenons l’exemple de la poutre bi-appuyée soumise à une force ponctuelle comme


schématisée à la figure 3. On cherche le déplacement vertical du point C.

fig.3

aP (l - a) P
R BZ = ; R AZ =
l l

(l  a) a Inutile !!!!!!!!!!!
Vz (x)  P  x 0  P  x  a 0  P  x  l 0
l l

En omettant les indices y pour M et pour I,

(l  a)
M(x)  P  x 1  P  x  a 1
l
dv(x) (l  a)  x  2  x  a 2
EI  P P  C1
dx l 2 2
(l  a)  x  3  x  a 3
E I v(x)   P P  C1 x  C 2
l 6 6

En exprimant les conditions limites,


132

en x=0, v(x=0) = 0  C2 = 0
en x= l, v(x=l) = 0  (l  a) l 3 (l  a)3
 P P  C1 l  0
l 6 6
1

C1   P (l  a)3  P(l  a) l 2
6l

P (l  a)
6l
 
(l  a) 2  l 2 
P a(l  a)
 a  2 l
6l
Le déplacement du point d’application de la force ponctuelle vaut donc :

(l  a) a 3 P a(l  a)
E I vC   P a a  2 l
l 6 6l
(l  a) a P 2 (l  a) a P P a 2 (l  a) 2
E I vC  
6l
(a  a(a  2 l)  
6l

2a 2  2a l    3l

P a 2 (l  a)2
et finalement, v C 
3E Il

3°) influence de l'effort tranchant


Si une poutre est soumise à l'effort tranchant, les sections droites ne restent pas planes mais
gauchissent. A l'heure actuelle, il n'existe pas de solutions analytiques simples pour
déterminer les déplacements exacts de chaque point de la section d'une poutre soumise à
l'effet de l'effort tranchant. On définit alors un angle de glissement moyen .

fig 5.

(a) : diagramme  (b) : gauchissement des sections (c) : angle de glissement moyen

Vz
On peut établir que   avec B appelée section réduite de la poutre. B ne dépend que
GB
de la géométrie de la section et est définie de la façon suivante :
133

I 2y
B
S2y où Sy désigne le moment statique de l'aire située en dessous du point P et b
 b
A
2
dA

désigne la largeur de la section au niveau de ce point P (voir figure 6).

fig.6

Pour les sections courantes, on a calculé les différentes sections réduites, et, si A désigne la
section, on a trouvé les résultats suivants:

fig.7

Pour tenir compte des déplacements transversaux v(x), on écrit l'équation :

dv V
 z .
dx GB
134

En dérivant cette équation par rapport à x et en supposant le produit GB constant, avec les
équations d'équilibre, on obtient :
2
d v 1 dVz p(x)
2  
dx GB dx GB

Cette relation exprime la courbure due à l'effort tranchant Vz(x) en fonction de ce dernier, de
la force répartie p(x).

L'intégration doit être faite indépendamment de celle donnant la déformée en flexion car les
conditions limites respectives ne sont pas nécessairement les mêmes. Par exemple, un
encastrement n'entraîne pas dv/dx = 0.

En pratique, les déplacements dus à l'effort tranchant sont négligeables devant ceux dus à la
flexion. On peut donc les ignorer dans le calcul des déplacements et, en particulier, lors de la
résolution de systèmes hyperstatiques. Les poutres de type âme-semelles, à âme mince ou de
grande hauteur par rapport à leur portée, peuvent faire exception à cette règle.

4°) Exercices
1) Calculer la déformée d'une poutre, de longueur L, biencastrée et soumise à une charge
linéique uniformément répartie p. Déterminer les réactions d’appuis.

2) Calculer la déformée d'une poutre sur 2 appuis, de longueur L, soumise à une charge
linéique uniformément répartie p.

3) Calculer la déformée d'une poutre console, de longueur L, soumise à une charge


linéique uniformément répartie p.
135

4) Calculer la déformée d'une poutre console, de longueur L, soumise à une charge


ponctuelle P en son extrémité libre.

5) Calculer le déplacement d’une poutre encastrée-appuyée soumise à un chargement


linéaire triangulaire. Déterminer ensuite les réactions d’appuis.

6) Déterminer le déplacement du point d’application de la charge P agissant sur la poutre


bi-encastrée. (IPE100)
5 kN

2m 3m
136

7) En utilisant les fonctions de singularités, calculer les déplacements verticaux des points
B, C et D de la poutre console suivante (HEA 300) :

8) Déterminer les déplacements des points C, D et E de la poutre en porte-à-faux suivante


(E=21.000 daN/mm², I = 2510 cm4)

9) Déterminer l’expression analytique de la flèche d’une poutre bi-appuyée et


uniformément chargée en tenant compte de l’influence de l’effort tranchant.
137

En considérant une section rectangulaire (h = 20 cm et b = 5 cm) et des longueurs L


valant respectivement 0,2 m ; 0,8 m ; 1 m ; 2 m ; 3 m et 5 m, chiffrer le rapport entre
fM (flèche générée par le moment de flexion) et fV (flèche générée par l’effort
tranchant)

Solutions

1  px 4 p l x 3 p l 2 x 2  pl 4
1) v(x)      , f 
EI  24 12 24  384 E I

1  px 4 p l x 3 p l3 x  5p l 4
2) v(x)     , f 
EI  24 12 24  384 E I

3) v(x) 
EI

p x2 2

x  4 l x  6 l2 , f 
pl 4
8E I

P x2 Pl 3
4) v(x)  3 l  x , f 
6 EI 3E I

1  q 5 2
5) v(x)   x  5q x 8q l x  4q l x 
4 3 2

120 E I  l 
6) 8,02 mm
7) vB = 1,87 mm, vC = 6,29 mm et vD = 11,78 mm
8) vC = 3,09 cm, vD = -1,91 cm et vE = 4,15 cm

5 p l4 p l2
9) fM  et f T 
384 EI 8G B
138

CHAPITRE 10 : FLAMBEMENT

1°) La stabilité de l'équilibre


On a vu en Mécanique Rationnelle qu'il ne suffit pas qu'un système soit en équilibre statique ;
il faut encore que cet équilibre soit stable, c’est-à-dire que le système tende de lui-même à
revenir dans sa position d'équilibre après en avoir été écarté par une cause quelconque,
d'amplitude arbitrairement petite. C'est le cas de la bille pesante au fond d'un récipient
concave (fig. 1). La même bille est en équilibre instable au sommet d'une coupole, sommet
dont elle s'écartera de plus en plus si elle vient à le quitter. Elle est en équilibre indifférent sur
un plan horizontal, où elle restera dans n'importe quelle position où elle aura été placée.

fig. 1

Nous devons de même nous assurer que les configurations d'équilibre des pièces déformées
sous les sollicitations qu'elles subissent sont stables. Le risque de non stabilité se présente,
comme nous le verrons, partout où l'on rencontre des contraintes normales de compression.
Nous commencerons par examiner l'effet de perturbations petites mais finies, telles qu'elles
existent dans la réalité. C'est l'étude du flambement par divergence.

2°) Flambement par divergence


Considérons une poutre prismatique comprimée axialement par une force P. Son équilibre est

caractérisé par une contrainte uniforme de compression x  P et par une contraction


A

axiale uniforme   P (P > 0). Perturbons cette situation d'équilibre en donnant à la


x E.A
charge une excentricité e constante, finie, petite vis-à-vis des dimensions de la section droite.
139

Remarquons tout de suite qu'il est nécessaire d'étudier l'équilibre de l'état perturbé dans sa
géométrie déformée et non plus dans la géométrie initiale rectiligne. En effet, pour un
2
moment de flexion perturbateur M = P.e fixé, et donc pour une flèche f 0  P.e.l , si e est petit
8 . E. I
et P grand, le moment de flexion additionnel P.f0 dû à la déformation n'est plus du tout
négligeable devant M; c’est-à-dire que la déformation a une influence importante sur les
effets des forces. (Ce n'est pas le cas quand la flexion est prépondérante vis-à-vis de la
compression, c’est-à-dire quand M = P.e provient d'une faible force P de grande excentricité.)
Le moment [Link] provoquant lui-même une flèche f1, il naît un moment additionnel Pfl, qui
provoque une flèche f2 et ainsi de suite. Si ce processus de déformation est limité parce que
la poutre s'oppose à cette déformation, c’est-à-dire si la série :

y = f0 + f1 + f2 = ….

est convergente, la poutre prend un état de déformation stable bien déterminé. Mais si, au
contraire, la série est divergente, la poutre est instable sous les forces qui la sollicitent.

Revenons à la poutre droite prismatique de longueur 1, chargée d'une force P parallèle à son
axe et excentrée de la longueur e. Prenons la ligne d'action de la force comme axe des x et la
perpendiculaire à Ox en 0 comme axe des y (fig.2) (y est considéré comme étant l’axe fort
d’inertie).

f
e

y
P

fig.2
140

Dans la théorie qui suit, nous négligerons le raccourcissement   P.l de la poutre par
E. A
compression simple, qui est toujours faible vis-à-vis des déformations de flexion. L'équation
simplifiée de l'élastique s'écrit:

d2y M
2
 z
dx E.I z

Or, Mz = P.y en grandeur et en signe, on a :

d2y P
2
 .y  0 .
dx E.I z

Posons : k  P .
2

E.I z

L’équation différentielle du phénomène s’écrit alors :

d2y
2
 k2y  0 .
dx

En exprimant les conditions limites (y = e si x = 0) (y = e si x = l) et (dy/dx = 0 si x= l/2), on


obtient pour solution :

 1  cos k.l 
y  e. cos k.x  sin k.x .
sin k.l 
.

Pour déterminer la flèche maximum, nous nous plaçons au milieu de la poutre, en x =l/2, on
en déduit :

1  cos k.l 
f  e. 2
cos k.l
2

Le dénominateur s’annule lorsque kl/2 = /2, c’est-à-dire lorsque P atteint la valeur critique :

 . [Link]
2

Pcr  2
l
141

La valeur Pcr est appelée charge critique d’Euler. Pour illustrer cette théorie, nous avons étudié
le cas d’une poutre HEA 160 d’une longueur de 4 m (fig. 3).

Remarques :

1. La valeur de la charge critique d’Euler ne dépend pas de la valeur de l’excentricité.


2. La flèche tend vers l’infini à l’approche de cette valeur critique.
3. La théorie a été établie à partir de l’équation simplifiée de l’élastique qui est
approchée ; elle suppose que l’inclinaison de la tangente à la déformée est faible par
rapport à la corde, ce qui est le cas si la flèche reste petite.
4. Nous avons considéré que la poutre fléchissait suivant son axe faible d’inertie.

Courbes de fllambement d'une HEA 160 biappuyée de 4 m

0,8 excentricité
e (mm)

0,6 20
10
P/Pcr

5
Charge critique d'EULER : 2
79 744 daN 1
0,4
0,5

0,2

0
0 20 40 60 80 100
flèche (mm)

fig.3

Le flambage ou flambement est un phénomène d'instabilité d'une structure, qui soumise à


un effort normal de compression, a tendance à fléchir et se déformer dans une direction
perpendiculaire à l'axe de compression (passage d'un état de compression à un état
de flexion)
142

3°) Longueur de flambement.


Nous avons étudié jusqu’à présent le cas d’une poutre biappuyée. Pour étudier le cas des
poutres console, biencastrée et appuyée-encastrée, nous définissons la longueur de flambage
lf qui est en fait la longueur d’une poutre biappuyée équivalente qui se déforme de la même
façon que la poutre étudiée. Nous généralisons la définition de la charge critique d’Euler :

Pcr   .E
2
.I où l désigne la longueur de flambage .
2 f
lf

La fig. 4 illustre la définition de la longueur de flambage :

poutre biappuyée lf = l

poutre console lf = 2.l

poutre biencastrée lf = 0,5.l

poutre encastrée-appuyée lf = 0,7.l

fig.4

fig.4
143

4°) Contrainte critique cr


La ruine d’une poutre soumise à une charge de compression peut être obtenue dès que la
contrainte atteint la limite élastique ou dès que la charge de compression se rapproche de la
charge critique d’Euler. Nous allons comparer les deux phénomènes en supposant que
l’excentricité de la charge P est très petite de sorte que les contraintes normales  de flexion
M .z
pure (obtenues par la formule de Navier : x  y
) soient négligeables devant les
Iy

contraintes de compression pure (obtenues par la formule x  N ).


A

Si lf représente la longueur critique de flambement, la charge critique d'Euler P cr est égale à :

Pcr   .E
2
.I , il est possible de définir la contrainte critique d'Euler  comme :
2 cr
lf

cr   2.E.I
2

l f .A

En introduisant le rayon de giration, i = I/A , et l'élancement,    / i, pour le mode de


f

flambement approprié, l'équation précédente devient:

2
σcr  π 2E
λ

En traçant la courbe cr en fonction de  sur un graphique (figure 5), et en faisant apparaître

la ligne horizontale représentant la plasticité parfaite,  =e (e est la limite élastique du
matériau), il est intéressant de remarquer les zones idéalisées représentant la ruine par
flambement, la ruine par plastification et la zone de sécurité.

Le point d'intersection P des deux courbes représente la valeur théorique maximale de


l'élancement d'un poteau comprimé jusqu'à la limite d'élasticité. Cet élancement limite, où
cr est égal à la limite d'élasticité de l'acier, est donné par l'expression :

E
λ1  π.
σe
144

Ruine par plastification

e P

Ruine par
flambement

Courbe de
flambement d'Euler

1 

fig. 5: Courbe de flambement d'Euler et modes de ruine

En pratique, Le comportement réel des poteaux est assez différent du comportement idéalisé
décrit ci-dessus. En particulier, les poteaux en acier subissent une ruine par flambement
inélastique avant d'atteindre la charge de flambement d'Euler en raison de diverses
imperfections de l'élément "réel": défaut de rectitude initial, contraintes résiduelles,
excentricité des efforts normaux appliqués et écrouissage. Toutes ces imperfections affectent
le flambement et, par conséquent, la résistance ultime du poteau. Les études expérimentales
de poteaux réels donnent les résultats illustrés par la fig.6.


Elancement moyen Elancement élevé

P
e
e

Point
d'inflexion

1 

fig. 6: Résultats d'essais de poteaux réels et courbes de flambement

Comparé aux courbes théoriques, le comportement réel montre de plus grandes différences
dans le domaine d’élancement moyen que dans le domaine d’élancement élevé. Dans la zone
des valeurs moyennes de  (représentant les éléments comprimés les plus couramment
utilisés), l’effet des imperfections structurales est significatif et doit être soigneusement
étudié.
145

Dans la réalité, la charge critique calculée par la méthode d’Euler est supérieure à la charge
critique de flambement. On a alors recours à toute une panoplie de formules semi-empiriques
(les procédures varient d’un pays à l’autre et d’une norme à l’autre). L’étude approfondie de
ce phénomène sort du cadre de ce cours. On se contentera de s’assurer que la charge de
compression P vérifie la relation suivante :

Pcritique,Euler
P où s désigne un coefficient de sécurité dont la valeur est nettement supérieure
s
à 1.

5°) Exercices
1. Dimensionner la section carrée d’une poutre en sapin, longue de 3,5 m, encastrée à sa
base et libre au sommet, pour supporter une charge axiale de 50 kN en utilisant la
théorie d’Euler et en prenant un coefficient de sécurité s = 8.(E = 10 kN/mm²)
2. Déterminer la charge critique (suivant la théorie d’Euler) que peut supporter une poutre
HEA180 de 3 m de long, encastré à sa base. (e = 235 Mpa)

Solutions

1. 22 cm
2. 532,3 kN
146

Bibliographie

Analyse des structures et milieux continus (Tome 2 : traité de génie


civil) – François Frey – Presses polytechniques et universitaires
romandes

Introduction à l’analyse des structures – Marc-André Studer et François


Frey - Presses polytechniques et universitaires romandes

Mécanique des matériaux – Charles Massonnet et Serge Cescotto –


Sciences et lettres (Liège)

Cours de résistance des matériaux : théorie de la poutre – Marcel Save


– Faculté Polytechnique de Mons

Guide de mécanique – Jean-Louis Fanchon - Editions Nathan

Résistance des matériaux : cours et problèmes – William Nash – Série


Schaum

SSEDTA (Structural Steelwork Eurocodes – Development of a Trans-


national Approach) : outil de formation à l’Eurocode 3

Résistance des matériaux – André Bazergui, Thang Bui-Quoc, André


Biron, Georges McIntyre, Charles Laberge – Editions de l’Ecole
Polytechnique de Montréal
ANNEXES

Propriétés mécaniques des matériaux

Extrait du catalogue de vente MITTAL


Annexe 1 -1

Annexe : PROPRIETES MECANIQUES DES MATERIAUX.

Généralités
Les propriétés mécaniques des matériaux solides sont généralement déterminées par des expériences normalisées, exécutées sur des machines
spéciales dans un laboratoire d'essais des matériaux : essais de traction, compression, flexion, torsion ou essais sous sollicitations composées; ces
essais sont effectués à force imposée ou déplacement imposé, de manière statique (sollicitation lentement croissante) ou dynamique, à
température ambiante, basse ou élevée, sous courte ou longue durée, etc.
Les valeurs moyennes des propriétés mécaniques des différents matériaux courants renseignés ici sont relatives à des essais statiques de traction
et compression de courte durée, exécutés à une température d'environ 20 °C.
Le tableau 1 résume les propriétés physiques et mécaniques des principaux métaux et alliages.
Le tableau 2 donne les propriétés mécaniques en traction et compression d'une série d'autres matériaux solides, naturels ou artificiels.

Tableau 1 : Remarques
Les valeurs des limites d'élasticité (σe ou σ0.2) et des résistances à la traction (σt ) des métaux et alliages sont avant tout des ordres de grandeur,
car ces propriétés mécaniques sont très sensibles aux divers traitements mécaniques (laminage, forgeage, etc.) ou thermiques (trempe, recuit, etc.)
que peut subir le métal ou l'alliage de base. Les propriétés mécaniques restent valables jusqu'à une température d'environ 100 °C; au-delà, on
observe une forte dépendance de toutes les propriétés vis-à-vis de la température et on doit, le plus souvent, prendre en compte le fluage.
On peut constater que le coefficient de Poisson ν des divers métaux et alliages reste voisin de 0,3 (sauf pour le plomb).
Le module d'élasticité E et le coefficient de Poisson ν sont les mêmes en traction et compression. La limite d'élasticité en compression (σe ou
σ0.2) est pratiquement égale à la limite correspondante mesurée en traction, sauf pour la fonte grise.
Annexe 1 -2

Les propriétés de rupture (σt et ε5) des métaux ductiles sont déterminées en traction. En compression, les pièces d'essai ne se rompent
généralement pas, mais s'écrasent plastiquement en gonflant dans le sens transversal, de sorte qu'il est impossible de déterminer une résistance et
une dilatation de rupture en compression.
Tableau 2 - Remarques
Les valeurs de toutes les propriétés physiques et mécaniques ne sont qu'une indication des ordres de grandeur car, du fait de l'influence de divers
facteurs (température, degré hygrométrique, procédé de fabrication, milieu naturel, etc.), les dispersions observées sont grandes.
Le verre excepté, tous les matériaux sont plus ou moins non linéaires dans la phase élastique de leur diagramme (σ,ε). Certains de ces matériaux
manifestent, de plus, du fluage après mise en charge. Pour chaque matériau, le module d'élasticité E est le rapport σ/ε obtenu lors de faibles
sollicitations de courte durée, soit, pratiquement, le module d'élasticité tangent à l'origine du diagramme (σ,ε)).
Annexe 1 -3

Métaux Masse Module Coefficient Limite Résistance à Dilatation Coefficient


volumique d'élasticité de Poisson d'élasticité la traction de rupture de
ρ longitudinale ν σe ou σ0,2 ou ε5 dilatation
[kg/m3 ] E [kN/cm2 ] contrainte [%] thermique
[kN/cm2 ] de rupture(1) linéaire
σt α
-6
[kN/cm2 ] [ 10 /° C]
Acier doux (S235) (3) 7 850 20 500 0, 30 25, 5 (2) 40 (2) 40 12
(3) (2)
Acier faiblement allié (S355) 7 850 20 500 0, 30 38, 5 56 (2) 30 12
Acier à grain fin (S400) (3) 7 850 20 500 0, 30 ≈ 50 (2) 60 (2) 17 12
Acier pour câble 7 850 20 500 0, 30 150 170 6 12
Fonte grise en traction/compression 7 200 . 10 000 0, 25 - 20/80 1 10
Aluminium pur laminé recuit 2 700 6 500 0, 33 5 8 30 24
5083 H 111 (Al-Mg 4, 5 Mn) 2 660 7 000 0, 33 17, 5 32 12 24
Alliages 60611 T6 (Al-MgSi 0, 5) 2 700 7000 0, 33 25 28 10 23
d'aluminium 7020 T6 (Al-MgZn 1) 2 780 7000 0, 33 32 39 9 23
7075 T6 (Al-ZnMgCu) 2 800 7 300 0, 33 57 63 9 23
Cuivre pur recuit 8 930 12 000 0, 35 4 21 50 17
Laiton (33 % Zn) laminé recuit 8 350 10 000 0, 34 10 32 55 18
Bronze (10 % Sn) coulé brut 8 800 10 000 0, 30 12 25 15 18
Zinc laminé à chaud recuit 7100 8 500 0, 25 6 12 55 26
Plomb laminé ou extrudé 11350 1700 0, 45 1 1, 5 100 29
Titane laminé/recuit 4 500 11000 0, 25 77/43 98/53 10/25 8, 5
(1) Observée en traction; ε5est la dilatation de rupture d'une base de mesure d'environ 5 diamètres.
(2) Les valeurs minimales garanties à l'état de livraison de σe/σt = selon les normes européennes EN 10 025 et EN 10113 sont respectivement, pour
les nuances S235, S355 et S400 : 23, 5/36 ; 35, 5/53 et 46/55 kN/cm2. On observe en général une décroissance de la limite d'élasticité
des produits laminés avec l'épaisseur du produit.
(3) Les désignations européennes sont encore flottantes...

Tableau 1 : Valeurs moyennes des propriétés mécaniques des principaux métaux et alliages
Annexe 1 -4

Masse Module Coefficient Résistance Coefficient


volumique d'élasticité de Poisson ou contrainte de rupture de dilatation
ρ longitudinale ν en thermique
[kg/m3 ] E traction compression linéaire
[kN/cm2 ] σe ou σ0,2 α
2 2 -6
[kN/cm ] [kN/cm ] [10 /° C]
Sapin sec (1) 550 1050 0, 46 (2) 8 4 4
(1) (2)
Chêne sec 800 1250 0, 45 9 5 5
Grès quartzeux compact 2 300 3 000 0, 2 0, 9 10 10
Roche calcaire compacte 2 750 7 000 0, 2 1 12 8
Granit 2 700 5 500 0, 2 1, 5 18 7,5
Mortier de ciment 2 400 2 500 0, 2 0, 2 3, 5 12
(2)
Béton de ciment maigre 2 300 2 500 0,18 0,1 1, 5 12
Béton de ciment bon 2 300 3 500 0,18 (2) 0, 35 4 12
ciment à haute résistance 2 300 4 000 0,18 (2) 0, 4 6 12
Brique de bonne qualité 1800 1000 0,15 0, 3 2, 5 5
Verre ordinaire 2 500 7 000 0, 22 6 45 8
Caoutchouc dur 1200 5 0, 50 5 - 80
Bakélite (polypropylène) 920 100 0, 37 3, 5 - 100
Plexiglas (résine acrylique) 1180 300 0, 36 6 - 90
Araldite (résine epoxy) 1200 300 0, 40 7 90 55
1) Séché à l'air jusqu' à un degré d'humidité de 12 à 15 %. Toutes les propriétés des bois dépendent fortement du degré hygrométrique.
La résistance des bois diminue avec l'humidité, mais peut être améliorée par une imprégnation d'huile. La résistance des pièces en bois décroît
avec leur épaisseur.
2) Mesuré en compression. Le coefficient de Poisson du béton en compression vaut environ 0,12. On adopte souvent la valeur moyenne ν = 0.15

TABLEAU 2 : Valeurs moyennes des propriétés mécaniques de quelques matériaux solides non métalliques
Profilés européens et European Sections Europäische Profile und
aciers marchands and merchant bars Stabstahl
16 IPE Poutrelles I européennes 16 IPE European I beams 16 IPE Europäische I-Profile
22 IPN Poutrelles normales européennes 22 IPN European standard beams 22 IPN Europäische Normalträger
24 HE Poutrelles européennes à larges ailes 24 HE European wide flange beams 24 HE Europäische Breitflanschträger
32 HL Poutrelles européennes à très larges 32 HL European extra wide flange 32 HL Europäische Träger mit besonders
ailes beams breiten Flanschen
36 HD Poutrelles-poteaux à larges ailes 36 HD Wide flange columns 36 HD Breitflansch-Stützenprofile
40 HP Poutrelles-pieux à larges ailes 40 HP Wide flange bearing piles 40 HP Breitflanschpfähle
44 UPE Fers U à ailes parallèles 44 UPE Channels with parallel flanges 44 UPE U-Profile mit parallelen Flanschen
46 UPN Fers U normaux européens 46 UPN European standard channels 46 UPN Europäische U-Stahl-Normalprofile
48 U Fers U à ailes inclinées 48 U Channels with taper flanges 48 U-Profile mit geneigten inneren Flanschflächen
52 L Cornières à ailes égales 52 L Equal leg angles 52 L Gleichschenkliger Winkelstahl
62 L Cornières à ailes inégales 62 L Unequal leg angles 62 L Ungleichschenkliger Winkelstahl
68 Fers plats + Larges plats 68 Narrow flat bars + Flat bars 68 Flachstahl + Breitflachstahl
69 Carrés 69 Square bars 69 Vierkantstahl
70 Ronds laminés à chaud 70 Hot rolled round steel bars 70 Warmgewalzte Rundstäbe
71 T en acier à ailes égales 71 Equal flange tees 71 Gleichschenkliger T-Stahl

© Marc Detiffe

15
Poutrelles I européennes
Dimensions: IPE 80 - 600 conformes à la norme antérieure EU 19-57 b p
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 suivant norme AM ss
Tolérances: EN 10034: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European I beams
Dimensions: IPE 80 - 600 in accordance with former standard EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 in accordance with AM standard y d hi y
Tolerances: EN 10034: 1993 h
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische I-Profile
Abmessungen: IPE 80 - 600 gemäß früherer Norm EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 tf z z
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG
kg/m mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102

IPE AA 80* 4,9 78 46 3,2 4,2 5,0 6,31 69,6 59,6 - - - 0,325 65,62
IPE A 80•/* 5,0 78 46 3,3 4,2 5,0 6,38 69,6 59,6 - - - 0,325 64,90
IPE 80* 6,0 80 46 3,8 5,2 5,0 7,64 69,6 59,6 - - - 0,328 54,64

IPE AA 100* 6,7 97,6 55 3,6 4,5 7,0 8,56 88,6 74,6 - - - 0,396 58,93
IPE A 100•/* 6,9 98 55 3,6 4,7 7,0 8,8 88,6 74,6 - - - 0,397 57,57
IPE 100* 8,1 100 55 4,1 5,7 7,0 10,3 88,6 74,6 - - - 0,400 49,33

IPE AA 120* 8,4 117 64 3,8 4,8 7,0 10,7 107,4 93,4 - - - 0,470 56,26
IPE A 120• 8,7 117,6 64 3,8 5,1 7,0 11,0 107,4 93,4 - - - 0,472 54,47
IPE 120 10,4 120 64 4,4 6,3 7,0 13,2 107,4 93,4 - - - 0,475 45,82

IPE AA 140* 10,1 136,6 73 3,8 5,2 7,0 12,8 126,2 112,2 - - - 0,546 54,26
IPE A 140• 10,5 137,4 73 3,8 5,6 7,0 13,4 126,2 112,2 - - - 0,547 52,05
IPE 140 12,9 140 73 4,7 6,9 7,0 16,4 126,2 112,2 - - - 0,551 42,70

IPE AA 160* 12,1 156,4 82 4,0 5,6 7,0 15,4 145,2 131,2 - - - 0,621 50,40
IPE A 160• 12,7 157 82 4,0 5,9 9,0 16,2 145,2 127,2 - - - 0,619 48,70
IPE 160 15,8 160 82 5,0 7,4 9,0 20,1 145,2 127,2 - - - 0,623 39,47

IPE AA 180* 14,9 176,4 91 4,3 6,2 9,0 19,0 164,0 146,0 M 10 48 48 0,693 46,37
IPE A 180• 15,4 177 91 4,3 6,5 9,0 19,6 164,0 146,0 M 10 48 48 0,694 45,15
IPE 180 18,8 180 91 5,3 8,0 9,0 23,9 164,0 146,0 M 10 48 48 0,698 37,13
IPE O 180+ 21,3 182 92 6,0 9,0 9,0 27,1 164,0 146,0 M 10 50 50 0,705 33,12

IPE AA 200* 18,0 196,4 100 4,5 6,7 12,0 22,9 183,0 159,0 M 10 54 58 0,763 42,51
IPE A 200• 18,4 197 100 4,5 7,0 12,0 23,5 183,0 159,0 M 10 54 58 0,764 41,49
IPE 200 22,4 200 100 5,6 8,5 12,0 28,5 183,0 159,0 M 10 54 58 0,768 34,36
IPE O 200+ 25,1 202 102 6,2 9,5 12,0 32,0 183,0 159,0 M 10 56 60 0,779 31,05

IPE AA 220* 21,2 216,4 110 4,7 7,4 12,0 27,0 201,6 177,6 M 12 60 62 0,843 39,78
IPE A 220• 22,2 217 110 5,0 7,7 12,0 28,3 201,6 177,6 M 12 60 62 0,843 38,02
IPE 220 26,2 220 110 5,9 9,2 12,0 33,4 201,6 177,6 M 12 60 62 0,848 32,36
IPE O 220+ 29,4 222 112 6,6 10,2 12,0 37,4 201,6 177,6 M 10 58 66 0,858 29,24

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant accord.
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• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
+ Minimum order: 40t per section and grade or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

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+ Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
IPE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235

S355

S460

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

IPE AA 80 4,9 64,1 16,4 18,9 3,19 3,00 6,85 2,98 4,7 1,04 17,5 0,40 0,09 1 1 - 1 1 - 
IPE A 80 5,0 64,4 16,5 19,0 3,18 3,07 6,85 2,98 4,7 1,04 17,6 0,42 0,09 1 1 - 1 1 - 
IPE 80 6,0 80,1 20,0 23,2 3,24 3,58 8,49 3,69 5,8 1,05 20,1 0,70 0,12 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 100 6,7 136 27,9 31,9 3,98 4,40 12,6 4,57 7,2 1,21 20,8 0,73 0,27 1 1 - 1 1 - 
IPE A 100 6,9 141 28,8 33,0 4,01 4,44 13,1 4,77 7,5 1,22 21,2 0,77 0,28 1 1 - 1 1 - 
IPE 100 8,1 171 34,2 39,4 4,07 5,08 15,9 5,79 9,2 1,24 23,7 1,20 0,35 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 120 8,4 244 41,7 47,6 4,79 5,36 21,1 6,59 10,4 1,41 21,6 0,95 0,66 1 1 - 1 1 - 
IPE A 120 8,7 257 43,8 49,9 4,83 5,41 22,4 7,00 11,0 1,42 22,2 1,04 0,71 1 1 - 1 1 - 
IPE 120 10,4 318 53,0 60,7 4,90 6,31 27,7 8,65 13,6 1,45 25,2 1,74 0,89 1 1 - 1 1 - 

IPE AA 140 10,1 407 59,7 67,6 5,64 6,14 33,8 9,27 14,5 1,63 22,4 1,19 1,46 1 1 - 1 2 - 
IPE A 140 10,5 435 63,3 71,6 5,70 6,21 36,4 10,0 15,5 1,65 23,2 1,36 1,58 1 1 1 1 2 3   
IPE 140 12,9 541 77,3 88,3 5,74 7,64 44,9 12,3 19,3 1,65 26,7 2,45 1,98 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 160 12,1 646 82,6 93,3 6,47 7,24 51,6 12,6 19,6 1,83 23,4 1,57 2,93 1 1 - 1 3 - 
IPE A 160 12,7 689 87,8 99,1 6,53 7,80 54,4 13,3 20,7 1,83 26,3 1,96 3,09 1 1 1 1 3 4   
IPE 160 15,8 869 109 124 6,58 9,66 68,3 16,7 26,1 1,84 30,3 3,60 3,96 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 180 14,9 1020 116 131 7,32 9,13 78,1 17,2 26,7 2,03 27,2 2,48 5,64 1 1 - 2 3 - 
IPE A 180 15,4 1063 120 135 7,37 9,20 81,9 18,0 28,0 2,05 27,8 2,70 5,93 1 1 1 2 3 4   
IPE 180 18,8 1317 146 166 7,42 11,3 101 22,2 34,6 2,05 31,8 4,79 7,43 1 1 1 1 2 3   
IPE O 180 21,3 1505 165 189 7,45 12,7 117 25,5 39,9 2,08 34,5 6,76 8,74 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 200 18,0 1533 156 176 8,19 11,4 112 22,4 35,0 2,21 32,0 3,84 10,1 1 1 - 2 4 - 
IPE A 200 18,4 1591 162 182 8,23 11,5 117 23,4 36,5 2,23 32,6 4,11 10,5 1 1 1 2 4 4   
IPE 200 22,4 1943 194 221 8,26 14,0 142 28,5 44,6 2,24 36,7 6,98 13,0 1 1 1 1 2 3   
IPE O 200 25,1 2211 219 249 8,32 15,5 169 33,1 51,9 2,30 39,3 9,45 15,6 1 1 1 1 1 2   

IPE AA 220 21,2 2219 205 230 9,07 12,8 165 29,9 46,5 2,47 33,6 5,02 17,9 1 1 - 2 4 - 
IPE A 220 22,2 2317 214 240 9,05 13,6 171 31,2 48,5 2,46 34,5 5,69 18,7 1 1 1 2 4 4   
IPE 220 26,2 2772 252 285 9,11 15,9 205 37,3 58,1 2,48 38,4 9,07 22,7 1 1 1 1 2 4   
IPE O 220 29,4 3134 282 321 9,16 17,7 240 42,8 66,9 2,53 41,1 12,3 26,8 1 1 1 1 2 2   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

17
Poutrelles I européennes (suite)
Dimensions: IPE 80 - 600 conformes à la norme antérieure EU 19-57 b p
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 suivant norme AM ss
Tolérances: EN 10034: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European I beams (continued)
Dimensions: IPE 80 - 600 in accordance with former standard EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 in accordance with AM standard y d hi y
Tolerances: EN 10034: 1993 h
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische I-Profile (Fortsetzung)
Abmessungen: IPE 80 - 600 gemäß früherer Norm EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 tf z z
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG
kg/m mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102

IPE AA 240* 24,9 236,4 120 4,8 8,0 15,0 31,7 220,4 190,4 M 12 64 68 0,917 36,86
IPE A 240• 26,2 237 120 5,2 8,3 15,0 33,3 220,4 190,4 M 12 64 68 0,918 35,10
IPE 240 30,7 240 120 6,2 9,8 15,0 39,1 220,4 190,4 M 12 66 68 0,922 30,02
IPE O 240+ 34,3 242 122 7,0 10,8 15,0 43,7 220,4 190,4 M 12 66 70 0,932 27,17

IPE A 270• 30,7 267 135 5,5 8,7 15,0 39,2 249,6 219,6 M 16 70 72 1,037 33,75
IPE 270 36,1 270 135 6,6 10,2 15,0 45,9 249,6 219,6 M 16 72 72 1,041 28,86
IPE O 270+ 42,3 274 136 7,5 12,2 15,0 53,8 249,6 219,6 M 16 72 72 1,051 24,88

IPE A 300• 36,5 297 150 6,1 9,2 15,0 46,5 278,6 248,6 M 16 72 86 1,156 31,65
IPE 300 42,2 300 150 7,1 10,7 15,0 53,8 278,6 248,6 M 16 72 86 1,160 27,46
IPE O 300+ 49,3 304 152 8,0 12,7 15,0 62,8 278,6 248,6 M 16 74 88 1,174 23,81

IPE A 330• 43,0 327 160 6,5 10,0 18,0 54,7 307,0 271,0 M 16 78 96 1,250 29,09
IPE 330 49,1 330 160 7,5 11,5 18,0 62,6 307,0 271,0 M 16 78 96 1,254 25,52
IPE O 330+ 57,0 334 162 8,5 13,5 18,0 72,6 307,0 271,0 M 16 80 98 1,268 22,24

IPE A 360• 50,2 357,6 170 6,6 11,5 18,0 64,0 334,6 298,6 M 22 86 88 1,351 26,91
IPE 360 57,1 360 170 8,0 12,7 18,0 72,7 334,6 298,6 M 22 88 88 1,353 23,70
IPE O 360+ 66,0 364 172 9,2 14,7 18,0 84,1 334,6 298,6 M 22 90 90 1,367 20,69

IPE A 400• 57,4 397 180 7,0 12,0 21,0 73,1 373,0 331,0 M 22 94 98 1,464 25,51
IPE 400 66,3 400 180 8,6 13,5 21,0 84,5 373,0 331,0 M 22 96 98 1,467 22,12
IPE O 400+ 75,7 404 182 9,7 15,5 21,0 96,4 373,0 331,0 M 22 96 100 1,481 19,57

IPE A 450• 67,2 447 190 7,6 13,1 21,0 85,6 420,8 378,8 M 24 100 102 1,603 23,87
IPE 450 77,6 450 190 9,4 14,6 21,0 98,8 420,8 378,8 M 24 100 102 1,605 20,69
IPE O 450+ 92,4 456 192 11,0 17,6 21,0 118 420,8 378,8 M 24 102 104 1,622 17,56

IPE A 500• 79,4 497 200 8,4 14,5 21,0 101 468,0 426,0 M 24 100 112 1,741 21,94
IPE 500 90,7 500 200 10,2 16,0 21,0 116 468,0 426,0 M 24 102 112 1,744 19,23
IPE O 500+ 107 506 202 12,0 19,0 21,0 137 468,0 426,0 M 24 104 114 1,760 16,4

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
+ Minimum order: 40t per section and grade or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
+ Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
IPE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235

S355

S460

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

IPE AA 240 24,9 3154 267 298 9,97 15,3 231 38,6 60,0 2,70 38,4 7,33 30,1 1 1 - 3 4 - 
IPE A 240 26,2 3290 278 312 9,94 16,3 240 40,0 62,4 2,68 39,4 8,35 31,3 1 1 1 2 4 4   
IPE 240 30,7 3892 324 367 9,97 19,1 284 47,3 73,9 2,69 43,4 12,9 37,4 1 1 1 1 2 4   
IPE O 240 34,3 4369 361 410 10,0 21,4 329 53,9 84,4 2,74 46,2 17,2 43,7 1 1 1 1 2 3   

IPE A 270 30,7 4917 368 413 11,2 18,8 358 53,0 82,3 3,02 40,5 10,3 59,5 1 1 1 3 4 4   
IPE 270 36,1 5790 429 484 11,2 22,1 420 62,2 97,0 3,02 44,6 15,9 70,6 1 1 1 2 3 4   
IPE O 270 42,3 6947 507 575 11,4 25,2 514 75,5 118 3,09 49,5 24,9 87,6 1 1 1 1 2 3   

IPE A 300 36,5 7173 483 542 12,4 22,3 519 69,2 107 3,34 42,1 13,4 107 1 1 1 3 4 4   
IPE 300 42,2 8356 557 628 12,5 25,7 604 80,5 125 3,35 46,1 20,1 126 1 1 1 2 4 4   
IPE O 300 49,3 9994 658 744 12,6 29,1 746 98,1 153 3,45 51,0 31,1 158 1 1 1 1 3 4   

IPE A 330 43 10230 626 702 13,7 27,0 685 85,6 133 3,54 47,6 19,6 172 1 1 1 3 4 4   
IPE 330 49,1 11770 713 804 13,7 30,8 788 98,5 154 3,55 51,6 28,2 199 1 1 1 2 4 4   
IPE O 330 57 13910 833 943 13,8 34,9 960 119 185 3,64 56,6 42,2 246 1 1 1 1 3 4   

IPE A 360 50,2 14520 812 907 15,1 29,8 944 111 172 3,84 50,7 26,5 282 1 1 1 4 4 4   
IPE 360 57,1 16270 904 1019 15,0 35,1 1043 123 191 3,79 54,5 37,3 314 1 1 1 2 4 4   
IPE O 360 66 19050 1047 1186 15,1 40,2 1251 146 227 3,86 59,7 55,8 380 1 1 1 1 3 4   

IPE A 400 57,4 20290 1022 1144 16,7 35,8 1171 130 202 4,00 55,6 34,8 432 1 1 1 4 4 4   
IPE 400 66,3 23130 1160 1307 16,6 42,7 1318 146 229 3,95 60,2 51,1 490 1 1 1 3 4 4   
IPE O 400 75,7 26750 1324 1502 16,7 48,0 1564 172 269 4,03 65,3 73,1 588 1 1 1 2 3 4   

IPE A 450 67,2 29760 1331 1494 18,7 42,3 1502 158 246 4,19 58,4 45,7 705 1 1 1 4 4 4   
IPE 450 77,6 33740 1500 1702 18,5 50,9 1676 176 276 4,12 63,2 66,9 791 1 1 1 3 4 4   
IPE O 450 92,4 40920 1795 2046 18,7 59,4 2085 217 341 4,21 70,8 109 998 1 1 1 2 4 4   

IPE A 500 79,4 42930 1728 1946 20,6 50,4 1939 194 302 4,38 62,0 62,8 1125 1 1 1 4 4 4   
IPE 500 90,7 48200 1930 2194 20,4 59,9 2142 214 336 4,31 66,8 89,3 1249 1 1 1 3 4 4   
IPE O 500 107 57780 2284 2613 20,6 70,2 2622 260 409 4,38 74,6 144 1548 1 1 1 2 4 4   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

19
Poutrelles I européennes (suite)
Dimensions: IPE 80 - 600 conformes à la norme antérieure EU 19-57 b p
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 suivant norme AM ss
Tolérances: EN 10034: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European I beams (continued)
Dimensions: IPE 80 - 600 in accordance with former standard EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 in accordance with AM standard y d hi y
Tolerances: EN 10034: 1993 h
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische I-Profile (Fortsetzung)
Abmessungen: IPE 80 - 600 gemäß früherer Norm EU 19-57
IPE AA 80 - 550, IPE A 80 - 600, IPE O 180 - 600, IPE 750 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 tf z z
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG
kg/m mm mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102

IPE A 550• 92,1 547 210 9,0 15,7 24,0 117 515,6 467,6 M 24 106 122 1,875 20,36
IPE 550 106 550 210 11,1 17,2 24,0 134 515,6 467,6 M 24 110 122 1,877 17,78
IPE O 550+ 123 556 212 12,7 20,2 24,0 156 515,6 467,6 M 24 110 122 1,893 15,45

IPE A 600• 108 597 220 9,8 17,5 24,0 137 562,0 514,0 M 27 114 118 2,013 18,72
IPE 600 122 600 220 12,0 19,0 24,0 156 562,0 514,0 M 27 116 118 2,015 16,45
IPE O 600+ 154 610 224 15,0 24,0 24,0 197 562,0 514,0 M 27 118 122 2,045 13,24

IPE 750 x 137* 137 753 263 11,5 17,0 17,0 175 719,0 685,0 M 27 102 162 2,506 18,28
IPE 750 x 147 147 753 265 13,2 17,0 17,0 188 719,0 685,0 M 27 104 164 2,510 17,06
IPE 750 x 173+ 173 762 267 14,4 21,6 17,0 221 718,8 684,8 M 27 104 166 2,534 14,58
IPE 750 x 196+ 196 770 268 15,6 25,4 17,0 251 719,2 685,2 M 27 106 166 2,552 12,96

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
+ Minimum order: 40t per section and grade or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
+ Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
IPE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235

S355

S460

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

IPE A 550 92,1 59980 2193 2475 22,6 60,3 2432 232 362 4,55 68,5 86,5 1710 1 1 2 4 4 4   
IPE 550 106 67120 2440 2787 22,4 72,3 2668 254 401 4,45 73,6 123 1884 1 1 1 4 4 4  HI HI
IPE O 550 123 79160 2847 3263 22,5 82,7 3224 304 481 4,55 81,2 188 2302 1 1 1 2 4 4  HI HI

IPE A 600 108 82920 2778 3141 24,6 70,1 3116 283 442 4,77 72,9 119 2607 1 1 2 4 4 4   
IPE 600 122 92080 3070 3512 24,3 83,8 3387 308 486 4,66 78,1 165 2846 1 1 1 4 4 4  HI HI
IPE O 600 154 118300 3879 4471 24,5 104 4521 404 640 4,79 91,1 318 3860 1 1 1 2 4 4  HI HI

IPE 750 x 137 137 159900 4246 4865 30,3 92,9 5166 393 614 5,44 65,4 137 6980 1 2 - 4 4 -   
IPE 750 x 147 147 166100 4411 5110 29,8 105 5289 399 631 5,31 67,1 162 7141 1 1 2 4 4 4   
IPE 750 x 173 173 205800 5402 6218 30,5 116 6873 515 810 5,57 77,5 274 9391 1 1 1 4 4 4  HI HI
IPE 750 x 196 196 240300 6241 7174 31,0 127 8175 610 959 5,71 86,3 409 11290 1 1 1 4 4 4  HI HI
HI = HISTAR©

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

21
Poutrelles européennes à larges ailes
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHE M
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 100 AA• 12,2 91 100 4,2 5,5 12 15,6 80 56 M 10 54 58 0,553 45,17


HE 100 A 16,7 96 100 5 8 12 21,2 80 56 M 10 54 58 0,561 33,68
HE 100 B 20,4 100 100 6 10 12 26,0 80 56 M 10 56 58 0,567 27,76
HE 100 C* 30,9 110 103 9 15 12 39,3 80 56 M 10 59 61 0,593 19,23
HE 100 M 41,8 120 106 12 20 12 53,2 80 56 M 10 62 64 0,619 14,82

HE 120 AA• 14,6 109 120 4,2 5,5 12 18,6 98 74 M 12 58 68 0,669 45,94
HE 120 A 19,9 114 120 5 8 12 25,3 98 74 M 12 58 68 0,677 34,06
HE 120 B 26,7 120 120 6,5 11 12 34,0 98 74 M 12 60 68 0,686 25,71
HE 120 C* 39,2 130 123 9,5 16 12 49,9 98 74 M 12 63 72 0,712 18,19
HE 120 M 52,1 140 126 12,5 21 12 66,4 98 74 M 12 66 74 0,738 14,16

HE 140 AA• 18,1 128 140 4,3 6 12 23,0 116 92 M 16 64 76 0,787 43,53
HE 140 A 24,7 133 140 5,5 8,5 12 31,4 116 92 M 16 64 76 0,794 32,21
HE 140 B 33,7 140 140 7 12 12 43,0 116 92 M 16 66 76 0,805 23,88
HE 140 C* 48,2 150 143 10 17 12 61,5 116 92 M 16 69 79 0,831 17,22
HE 140 M 63,2 160 146 13 22 12 80,6 116 92 M 16 72 82 0,857 13,56

HE 160 AA• 23,8 148 160 4,5 7 15 30,4 134 104 M 20 76 84 0,901 37,81
HE 160 A 30,4 152 160 6 9 15 38,8 134 104 M 20 78 84 0,906 29,78
HE 160 B 42,6 160 160 8 13 15 54,3 134 104 M 20 80 84 0,918 21,56
HE 160 C* 59,2 170 163 11 18 15 75,4 134 104 M 20 84 88 0,944 15,95
HE 160 M 76,2 180 166 14 23 15 97,1 134 104 M 20 86 90 0,970 12,74

HE 180 AA• 28,7 167 180 5 7,5 15 36,5 152 122 M 24 84 92 1,018 35,51
HE 180 A 35,5 171 180 6 9,5 15 45,3 152 122 M 24 86 92 1,024 28,83
HE 180 B 51,2 180 180 8,5 14 15 65,3 152 122 M 24 88 92 1,037 20,25
HE 180 C* 69,8 190 183 11,5 19 15 89,0 152 122 M 27 92 96 1,063 15,22
HE 180 M 88,9 200 186 14,5 24 15 113,3 152 122 M 24 94 98 1,089 12,25

HE 200 AA• 34,6 186 200 5,5 8 18 44,1 170 134 M 27 96 100 1,130 32,62
HE 200 A 42,3 190 200 6,5 10 18 53,8 170 134 M 27 98 100 1,136 26,89
HE 200 B 61,3 200 200 9 15 18 78,1 170 134 M 27 100 100 1,151 18,78
HE 200 C* 81,9 210 203 12 20 18 104,4 170 134 M 27 104 104 1,177 14,36
HE 200 M 103 220 206 15 25 18 131,3 170 134 M 27 106 106 1,203 11,67

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 100 AA 12,2 236,5 51,98 58,36 3,89 6,15 92,06 18,41 28,44 2,43 29,26 2,51 1,68 1 1 2 1 1 2   
HE 100 A 16,7 349,2 72,76 83,01 4,06 7,56 133,8 26,76 41,14 2,51 35,06 5,24 2,58 1 1 1 1 1 1   
HE 100 B 20,4 449,5 89,91 104,2 4,16 9,04 167,3 33,45 51,42 2,53 40,06 9,25 3,38 1 1 1 1 1 1   
HE 100 C 30,9 758,7 137,9 165,8 4,39 13,39 274,4 53,28 82,08 2,64 53,06 29,30 6,16 1 1 - 1 1 - 
HE 100 M 41,8 1143 190,4 235,8 4,63 18,04 399,2 75,31 116,3 2,74 66,06 68,21 9,93 1 1 1 1 1 1   

HE 120 AA 14,6 413,4 75,85 84,12 4,72 6,90 158,8 26,47 40,62 2,93 29,26 2,78 4,24 1 3 3 1 3 3   
HE 120 A 19,9 606,2 106,3 119,5 4,89 8,46 230,9 38,48 58,85 3,02 35,06 5,99 6,47 1 1 1 1 1 1   
HE 120 B 26,7 864,4 144,1 165,2 5,04 10,96 317,5 52,92 80,97 3,06 42,56 13,84 9,41 1 1 1 1 1 1   
HE 120 C 39,2 1388 213,6 252,9 5,27 15,91 497,7 80,92 124,2 3,16 55,56 40,96 16,12 1 1 - 1 1 - 
HE 120 M 52,1 2018 288,2 350,6 5,51 21,15 702,8 111,6 171,6 3,25 68,56 91,66 24,79 1 1 1 1 1 1   

HE 140 AA 18,1 719,5 112,4 123,8 5,59 7,92 274,8 39,26 59,93 3,45 30,36 3,54 10,21 2 3 3 2 3 3   
HE 140 A 24,7 1033 155,4 173,5 5,73 10,12 389,3 55,62 84,85 3,52 36,56 8,13 15,06 1 1 2 1 1 2   
HE 140 B 33,7 1509 215,6 245,4 5,93 13,08 549,7 78,52 119,8 3,58 45,06 20,06 22,48 1 1 1 1 1 1   
HE 140 C 48,2 2330 310,6 363,8 6,16 18,62 830,3 116,1 177,7 3,68 58,06 55,68 36,64 1 1 - 1 1 - 
HE 140 M 63,2 3291 411,4 493,8 6,39 24,46 1144 156,8 240,5 3,77 71,06 120,0 54,33 1 1 1 1 1 1   

HE 160 AA 23,8 1283 173,4 190,4 6,50 10,38 478,7 59,84 91,36 3,97 36,07 6,33 23,75 1 3 3 1 3 3   
HE 160 A 30,4 1673 220,1 245,1 6,57 13,21 615,6 76,95 117,6 3,98 41,57 12,19 31,41 1 1 2 1 1 2   
HE 160 B 42,6 2492 311,5 354,0 6,78 17,59 889,2 111,2 170,0 4,05 51,57 31,24 47,94 1 1 1 1 1 1   
HE 160 C 59,2 3704 435,8 507,6 7,01 24,05 1302 159,8 244,9 4,16 64,57 79,21 75,04 1 1 - 1 1 - 
HE 160 M 76,2 5098 566,5 674,6 7,25 30,81 1759 211,9 325,5 4,26 77,57 162,4 108,1 1 1 1 1 1 1   

HE 180 AA 28,7 1967 235,6 258,2 7,34 12,16 730,0 81,11 123,6 4,47 37,57 8,33 46,36 2 3 3 2 3 3   
HE 180 A 35,5 2510 293,6 324,9 7,45 14,47 924,6 102,7 156,5 4,52 42,57 14,80 60,21 1 2 3 1 2 3   
HE 180 B 51,2 3831 425,7 481,4 7,66 20,24 1363 151,4 231,0 4,57 54,07 42,16 93,75 1 1 1 1 1 1   
HE 180 C 69,8 5543 583,5 675,0 7,89 27,30 1944 212,5 324,9 4,68 67,07 102,1 141,9 1 1 - 1 1 - 
HE 180 M 88,9 7483 748,3 883,4 8,13 34,65 2580 277,4 425,2 4,77 80,07 203,3 199,3 1 1 1 1 1 1   

HE 200 AA 34,6 2944 316,6 347,1 8,17 15,45 1068 106,8 163,2 4,92 42,59 12,69 84,49 2 3 3 2 3 3   
HE 200 A 42,3 3692 388,6 429,5 8,28 18,08 1336 133,6 203,8 4,98 47,59 20,98 108,0 1 2 3 1 2 3   
HE 200 B 61,3 5696 569,6 642,5 8,54 24,83 2003 200,3 305,8 5,07 60,09 59,28 171,1 1 1 1 1 1 1   
HE 200 C 81,9 8029 764,7 880,6 8,77 32,78 2794 275,3 421,0 5,17 73,09 135,1 251,7 1 1 - 1 1 - 
HE 200 M 103 10640 967,4 1135 9,00 41,03 3651 354,5 543,2 5,27 86,09 259,4 346,3 1 1 1 1 1 1   

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

25
Poutrelles européennes à larges ailes (suite)
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams (continued)
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHEM
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger (Fortsetzung)
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 220 AA• 40,4 205 220 6 8,5 18 51,5 188 152 M 27 98 118 1,247 30,87
HE 220 A 50,5 210 220 7 11 18 64,3 188 152 M 27 98 118 1,255 24,85
HE 220 B 71,5 220 220 9,5 16 18 91,0 188 152 M 27 100 118 1,270 17,77
HE 220 C* 94,1 230 223 12,5 21 18 119,9 188 152 M 27 104 122 1,296 13,77
HE 220 M 117 240 226 15,5 26 18 149,4 188 152 M 27 108 124 1,322 11,27

HE 240 AA• 47,4 224 240 6,5 9 21 60,4 206 164 M 27 104 138 1,359 28,67
HE 240 A 60,3 230 240 7,5 12 21 76,8 206 164 M 27 104 138 1,369 22,70
HE 240 B 83,2 240 240 10 17 21 106,0 206 164 M 27 108 138 1,384 16,63
HE 240 C* 119 255 244 14 24,5 21 152,2 206 164 M 27 112 142 1,422 11,90
HE 240 M 157 270 248 18 32 21 199,6 206 164 M 27 116 146 1,460 9,318

HE 260 AA• 54,1 244 260 6,5 9,5 24 69,0 225 177 M 27 110 158 1,474 27,22
HE 260 A 68,2 250 260 7,5 12,5 24 86,8 225 177 M 27 110 158 1,484 21,77
HE 260 B 93,0 260 260 10 17,5 24 118,4 225 177 M 27 114 158 1,499 16,12
HE 260 C* 132 275 264 14 25 24 168,4 225 177 M 27 118 162 1,537 11,63
HE 260 M 172 290 268 18 32,5 24 219,6 225 177 M 27 122 166 1,575 9,133

HE 280 AA• 61,2 264 280 7 10 24 78,0 244 196 M 27 110 178 1,593 26,01
HE 280 A 76,4 270 280 8 13 24 97,3 244 196 M 27 112 178 1,603 20,99
HE 280 B 103 280 280 10,5 18 24 131,4 244 196 M 27 114 178 1,618 15,69
HE 280 C* 145 295 284 14,5 25,5 24 185,2 244 196 M 27 118 182 1,656 11,39
HE 280 M 189 310 288 18,5 33 24 240,2 244 196 M 27 122 186 1,694 8,984

HE 300 AA• 69,8 283 300 7,5 10,5 27 88,9 262 208 M 27 116 198 1,705 24,42
HE 300 A 88,3 290 300 8,5 14 27 112,5 262 208 M 27 118 198 1,717 19,43
HE 300 B 117 300 300 11 19 27 149,1 262 208 M 27 120 198 1,732 14,80
HE 300 C* 177 320 305 16 29 27 225,1 262 208 M 27 126 204 1,782 10,08
HE 300 M 238 340 310 21 39 27 303,1 262 208 M 27 132 208 1,832 7,699

HE 320 AA• 74,2 301 300 8 11 27 94,6 279 225 M 27 118 198 1,740 23,43
HE 320 A 97,6 310 300 9 15,5 27 124,4 279 225 M 27 118 198 1,756 17,98
HE 320 B 127 320 300 11,5 20,5 27 161,3 279 225 M 27 122 198 1,771 13,98
HE 320 C* 186 340 305 16 30,5 27 236,9 279 225 M 27 126 204 1,822 9,796
HE 320 M 245 359 309 21 40 27 312,0 279 225 M 27 132 204 1,866 7,616

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un accord préalable.

• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
* Minimum tonnage and delivery conditions upon agreement.

• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
* Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Vereinbarung.
HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 220 AA 40,4 4170 406,9 445,5 9,00 17,63 1510 137,3 209,3 5,42 44,09 15,93 145,6 3 3 4 3 3 4   
HE 220 A 50,5 5410 515,2 568,5 9,17 20,67 1955 177,7 270,6 5,51 50,09 28,46 193,3 1 2 3 1 2 3   
HE 220 B 71,5 8091 735,5 827,0 9,43 27,92 2843 258,5 393,9 5,59 62,59 76,57 295,4 1 1 1 1 1 1   
HE 220 C 94,1 11180 972,2 1114 9,65 36,47 3888 348,7 532,4 5,69 75,59 168,2 423,9 1 1 - 1 1 - 
HE 220 M 117 14600 1217 1419 9,89 45,31 5012 443,5 678,6 5,79 88,59 315,3 572,7 1 1 - 1 1 -   

HE 240 AA 47,4 5835 521,0 570,6 9,83 21,54 2077 173,1 264,4 5,87 49,10 22,98 239,6 3 3 4 3 3 4   
HE 240 A 60,3 7763 675,1 744,6 10,05 25,18 2769 230,7 351,7 6,00 56,10 41,55 328,5 1 2 3 1 2 3   
HE 240 B 83,2 11260 938,3 1053 10,31 33,23 3923 326,9 498,4 6,08 68,60 102,7 486,9 1 1 1 1 1 1   
HE 240 C 119 17330 1359 1564 10,67 46,35 5942 487,1 743,8 6,25 87,60 288,7 787,9 1 1 - 1 1 - 
HE 240 M 157 24290 1799 2117 11,03 60,07 8153 657,5 1006 6,39 106,6 627,9 1152 1 1 - 1 1 -   

HE 260 AA 54,1 7981 654,1 714,5 10,76 24,75 2788 214,5 327,7 6,36 53,62 30,31 382,6 3 3 4 3 3 4   
HE 260 A 68,2 10450 836,4 919,8 10,97 28,76 3668 282,1 430,2 6,50 60,62 52,37 516,4 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 260 B 93,0 14920 1148 1283 11,22 37,59 5135 395,0 602,2 6,58 73,12 123,8 753,7 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 260 C 132 22590 1643 1880 11,58 51,94 7680 581,8 888,3 6,75 92,12 336,4 1198 1 1 - 1 1 - 
HE 260 M 172 31310 2159 2524 11,94 66,89 10450 779,7 1192 6,90 111,1 719,0 1728 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 280 AA 61,2 10560 799,8 873,1 11,63 27,52 3664 261,7 399,4 6,85 55,12 36,22 590,1 3 3 4 3 3 4   
HE 280 A 76,4 13670 1013 1112 11,86 31,74 4763 340,2 518,1 7,00 62,12 62,10 785,4 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 280 B 103 19270 1376 1534 12,11 41,09 6595 471,0 717,6 7,09 74,62 143,7 1130 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 280 C 145 28810 1953 2225 12,47 56,26 9750 686,6 1047 7,26 93,62 382,5 1768 1 1 - 1 1 - 
HE 280 M 189 39550 2551 2966 12,83 72,03 13160 914,1 1397 7,40 112,6 807,3 2520 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 300 AA 69,8 13800 975,6 1065 12,46 32,37 4734 315,6 482,3 7,30 60,13 49,35 877,2 3 3 4 3 3 4   
HE 300 A 88,3 18260 1260 1383 12,74 37,28 6310 420,6 641,2 7,49 68,13 85,17 1200 1 3 3 1 3 3  HI HI
HE 300 B 117 25170 1678 1869 12,99 47,43 8563 570,9 870,1 7,58 80,63 185,0 1688 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 300 C 177 40950 2559 2927 13,49 68,48 13736 900,7 1374 7,81 105,6 598,3 2903 1 1 - 1 1 - 
HE 300 M 238 59200 3482 4078 13,98 90,53 19400 1252 1913 8,00 130,6 1408 4386 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 320 AA 74,2 16450 1093 1196 13,19 35,40 4959 330,6 505,7 7,24 61,63 55,87 1041 3 3 4 3 3 4   
HE 320 A 97,6 22930 1479 1628 13,58 41,13 6985 465,7 709,7 7,49 71,63 108,0 1512 1 2 3 1 2 3  HI HI
HE 320 B 127 30820 1926 2149 13,82 51,77 9239 615,9 939,1 7,57 84,13 225,1 2069 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 320 C 186 48710 2865 3274 14,34 72,25 14446 947 1445 7,81 108,6 679,1 3454 1 1 - 1 1 - 
HE 320 M 245 68130 3796 4435 14,78 94,85 19710 1276 1951 7,95 132,6 1501 5004 1 1 1 1 1 1  HI HI
HI = HISTAR©

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

27
Poutrelles européennes à larges ailes (suite)
Dim.: HE A, HE B et HE M 100-1000 conformes à la norme antérieure EU 53-62; HE 1000 avec GHE>GHEM conformes à ASTM A 6/A 6M - 07 b p
HE C conforme à PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 suivant norme AM
Tolérances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M ss
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 avec GHE>GHEM
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1
r
European wide flange beams (continued)
Dim.: HE A, HE B and HE M 100 - 1000 in accordance with former standard EU 53-62; HE 1000 with GHE>GHEM in accordance with ASTM A 6/A 6M - 07
HE C in accordance with PN-H-93452: 2005; HE AA 100-1000 in accordance with AM standard
Tolerances: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M h y d hi y
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 with GHE>GHEM
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1
tw
Europäische Breitflanschträger (Fortsetzung)
Abmessungen: HE A, HE B und HE M 100 - 1000 gemäß früherer Norm EU 53-62; HE 1000 mit GHE>GHEM gemäß ASTM A 6/A 6M - 07
HE C gemäß PN-H-93452: 2005;HE AA 100-1000 gemäß AM Standard
Toleranzen: EN 10034: 1993 HE 100 - 900; HE 1000 AA-M tf z z
ASTM A 6/A 6M - 07 HE 1000 mit GHE>GHEM
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

Désignation Dimensions de construction


Dimensions Surface
Designation Dimensions for detailing
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Konstruktionsmaße

G h b tw tf r A hi d Ø pmin pmax AL AG

kg/m mm mm mm mm mm mm 2
mm mm mm mm m /m
2
m2/t
x102

HE 340 AA• 78,9 320 300 8,5 11,5 27 100,5 297 243 M 27 118 198 1,777 22,52
HE 340 A 105 330 300 9,5 16,5 27 133,5 297 243 M 27 118 198 1,795 17,13
HE 340 B 134 340 300 12 21,5 27 170,9 297 243 M 27 122 198 1,810 13,49
HE 340 M 248 377 309 21 40 27 315,8 297 243 M 27 132 204 1,902 7,670

HE 360 AA• 83,7 339 300 9 12 27 106,6 315 261 M 27 118 198 1,814 21,67
HE 360 A 112 350 300 10 17,5 27 142,8 315 261 M 27 120 198 1,834 16,36
HE 360 B 142 360 300 12,5 22,5 27 180,6 315 261 M 27 122 198 1,849 13,04
HE 360 M 250 395 308 21 40 27 318,8 315 261 M 27 132 204 1,934 7,730

HE 400 AA• 92,4 378 300 9,5 13 27 117,7 352 298 M 27 118 198 1,891 20,46
HE 400 A 125 390 300 11 19 27 159,0 352 298 M 27 120 198 1,912 15,32
HE 400 B 155 400 300 13,5 24 27 197,8 352 298 M 27 124 198 1,927 12,41
HE 400 M 256 432 307 21 40 27 325,8 352 298 M 27 132 202 2,004 7,835

HE 450 AA• 99,7 425 300 10 13,5 27 127,1 398 344 M 27 120 198 1,984 19,89
HE 450 A 140 440 300 11,5 21 27 178,0 398 344 M 27 122 198 2,011 14,39
HE 450 B 171 450 300 14 26 27 218,0 398 344 M 27 124 198 2,026 11,84
HE 450 M 263 478 307 21 40 27 335,4 398 344 M 27 132 202 2,096 7,959

HE 500 AA• 107 472 300 10,5 14 27 136,9 444 390 M 27 120 198 2,077 19,33
HE 500 A 155 490 300 12 23 27 197,5 444 390 M 27 122 198 2,110 13,60
HE 500 B 187 500 300 14,5 28 27 238,6 444 390 M 27 124 198 2,125 11,34
HE 500 M 270 524 306 21 40 27 344,3 444 390 M 27 132 202 2,184 8,079

HE 550 AA• 120 522 300 11,5 15 27 152,8 492 438 M 27 122 198 2,175 18,13
HE 550 A 166 540 300 12,5 24 27 211,8 492 438 M 27 122 198 2,209 13,29
HE 550 B 199 550 300 15 29 27 254,1 492 438 M 27 124 198 2,224 11,15
HE 550 M 278 572 306 21 40 27 354,4 492 438 M 27 132 202 2,280 8,195

HE 600 AA• 129 571 300 12 15,5 27 164,1 540 486 M 27 122 198 2,272 17,64
HE 600 A 178 590 300 13 25 27 226,5 540 486 M 27 122 198 2,308 12,98
HE 600 B 212 600 300 15,5 30 27 270,0 540 486 M 27 126 198 2,323 10,96
HE 600 M 285 620 305 21 40 27 363,7 540 486 M 27 132 200 2,372 8,308
HE 600 x 337• 337 632 310 25,5 46 27 429,2 540 486 M 27 138 202 2,407 7,144
HE 600 x 399• 399 648 315 30 54 27 508,5 540 486 M 27 142 208 2,450 6,137

• Commande minimale: pour S235 JR, cf. conditions de livraison page 222; pour toute autre qualité 40t ou suivant accord.
• Minimum order: for the S235 JR grade cf. delivery conditions page 222; for any other grade 40t or upon agreement.
• Mindestbestellmenge: für S235 JR gemäß Lieferbedingungen Seite 222; für jede andere Güte 40t oder nach Vereinbarung.
HE
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004
EN 10025-4: 2004
axe fort y-y axe faible z-z

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung strong axis y-y weak axis z-z Pure Pure
starke Achse y-y schwache Achse z-z bending y-y compression

G Iy Wel.y Wpl.y♦ iy Avz Iz Wel.z Wpl.z♦ iz ss It Iw

S235
S355
S460
S235
S355
S460
kg/m mm 4
mm 3
mm 3
mm mm 2
mm 4
mm 3
mm 3
mm mm mm 4
mm6
x104 x103 x103 x10 x102 x104 x103 x103 x10 x104 x109

HE 340 AA 78,9 19550 1222 1341 13,95 38,69 5185 345,6 529,3 7,18 63,13 63,07 1231 3 3 4 3 3 4   
HE 340 A 105 27690 1678 1850 14,40 44,95 7436 495,7 755,9 7,46 74,13 127,2 1824 1 1 3 1 1 3  HI HI
HE 340 B 134 36660 2156 2408 14,65 56,09 9690 646,0 985,7 7,53 86,63 257,2 2454 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 340 M 248 76370 4052 4718 15,55 98,63 19710 1276 1953 7,90 132,6 1506 5584 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 360 AA 83,7 23040 1359 1495 14,70 42,17 5410 360,7 553,0 7,12 64,63 70,99 1444 2 3 3 2 3 3   
HE 360 A 112 33090 1891 2088 15,22 48,96 7887 525,8 802,3 7,43 76,63 148,8 2177 1 1 2 1 1 2  HI HI
HE 360 B 142 43190 2400 2683 15,46 60,60 10140 676,1 1032 7,49 89,13 292,5 2883 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 360 M 250 84870 4297 4989 16,32 102,4 19520 1268 1942 7,83 132,6 1507 6137 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 400 AA 92,4 31250 1654 1824 16,30 47,95 5861 390,8 599,7 7,06 67,13 84,69 1948 2 3 3 2 3 4   
HE 400 A 125 45070 2311 2562 16,84 57,33 8564 570,9 872,9 7,34 80,63 189,0 2942 1 1 1 1 2 2  HI HI
HE 400 B 155 57680 2884 3232 17,08 69,98 10820 721,3 1104 7,40 93,13 355,7 3817 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 400 M 256 104100 4820 5571 17,88 110,2 19340 1260 1934 7,70 132,6 1515 7410 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 450 AA 99,7 41890 1971 2183 18,16 54,70 6088 405,8 624,4 6,92 68,63 95,61 2572 1 3 3 2 4 4   
HE 450 A 140 63720 2896 3216 18,92 65,78 9465 631,0 965,5 7,29 85,13 243,8 4148 1 1 1 1 2 3  HI HI
HE 450 B 171 79890 3551 3982 19,14 79,66 11720 781,4 1198 7,33 97,63 440,5 5258 1 1 1 1 1 2  HI HI
HE 450 M 263 131500 5501 6331 19,80 119,8 19340 1260 1939 7,59 132,6 1529 9251 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 500 AA 107 54640 2315 2576 19,98 61,91 6314 420,9 649,3 6,79 70,13 107,7 3304 1 3 3 2 4 4   
HE 500 A 155 86970 3550 3949 20,98 74,72 10370 691,1 1059 7,24 89,63 309,3 5643 1 1 1 1 3 4  HI HI
HE 500 B 187 107200 4287 4815 21,19 89,82 12620 841,6 1292 7,27 102,1 538,4 7018 1 1 1 1 2 2  HI HI
HE 500 M 270 161900 6180 7094 21,69 129,5 19150 1252 1932 7,46 132,6 1539 11190 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 550 AA 120 72870 2792 3128 21,84 72,66 6767 451,1 698,6 6,65 73,13 133,7 4338 1 2 3 3 4 4   
HE 550 A 166 111900 4146 4622 22,99 83,72 10820 721,3 1107 7,15 92,13 351,5 7189 1 1 1 2 4 4  HI HI
HE 550 B 199 136700 4971 5591 23,20 100,1 13080 871,8 1341 7,17 104,6 600,3 8856 1 1 1 1 2 3  HI HI
HE 550 M 278 198000 6923 7933 23,64 139,6 19160 1252 1937 7,35 132,6 1554 13520 1 1 1 1 1 1  HI HI

HE 600 AA 129 91900 3218 3623 23,66 81,29 6993 466,2 724,5 6,53 74,63 149,8 5381 1 2 3 3 4 4   
HE 600 A 178 141200 4787 5350 24,97 93,21 11270 751,4 1156 7,05 94,63 397,8 8978 1 1 1 2 4 4  HI HI
HE 600 B 212 171000 5701 6425 25,17 110,8 13530 902,0 1391 7,08 107,1 667,2 10970 1 1 1 1 3 4  HI HI
HE 600 M 285 237400 7660 8772 25,55 149,7 18980 1244 1930 7,22 132,6 1564 15910 1 1 1 1 1 1  HI HI
HE 600 x 337 337 283200 8961 10380 25,69 180,5 22940 1480 2310 7,31 149,1 2451 19610 1 1 1 1 1 1  HI
HE 600 x 399 399 344600 10640 12460 26,03 213,6 28280 1796 2814 7,46 169,6 3966 24810 1 1 1 1 1 1  HI
HI = HISTAR©

♦ Wpl: pour un dimensionnement plastique, la section doit appartenir à la classe 1 ou 2 suivant la capacité de rotation requise. Voir page 209.
♦ Wpl: for plastic design, the shape must belong to class 1 or 2 according to the required rotation capacity. See page 209.
♦ Wpl: bei einer plastischen Berechnung muss das Profil je nach erforderlicher Rotationskapazität der Klasse 1 oder 2 angehören. Siehe Seite 209.

29
Cornières à ailes égales (suite)
Dimensions: EN 10056-1: 1998 r2
Tolérances: EN 10056-2: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1

v
t

v
Equal leg angles (continued)

u
Dimensions: EN 10056-1: 1998 h
Tolerances: EN 10056-2: 1993
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 y

v
r1 t r2
zs
Gleichschenkliger Winkelstahl 
(Fortsetzung)
45o

Abmessungen: EN 10056-1: 1998 ys


Toleranzen: EN 10056-2: 1993
b u2
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

u
u1
z

v
Désignation Position des axes
Dimensions Surface
Designation Position of axes
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Lage der Achsen

G h=b t r1 r2 A zs=ys v u1 u2 AL AG
kg/m mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102 x10 x10 x10 x10

-
L 70 x 70 x 6 6,38 70 6 9 4,5 8,13 1,93 4,95 2,73 2,46 0,272 42,68
-
L 70 x 70 x 7 7,38 70 7 9 4,5 9,40 1,97 4,95 2,79 2,47 0,272 36,91
L 70 x 70 x 8*
/
8,37 70 8 10 5,0 10,7 2,01 4,95 2,84 2,47 0,271 32,41
L 70 x 70 x 9*
/
9,32 70 9 9 4,5 11,9 2,05 4,95 2,90 2,50 0,272 29,20

L 75 x 75 x 4* 4,65 75 4 9 4,5 5,93 1,96 5,30 2,76 2,63 0,292 62,82


L 75 x 75 x 5* 5,76 75 5 9 4,5 7,34 2,01 5,30 2,84 2,63 0,292 50,75
-
L 75 x 75 x 6 6,85 75 6 9 4,5 8,73 2,05 5,30 2,90 2,64 0,292 42,66
L 75 x 75 x 7* 7,93 75 7 9 4,5 10,1 2,10 5,30 2,96 2,65 0,292 36,88
-
L 75 x 75 x 8 8,99 75 8 9 4,5 11,4 2,14 5,30 3,02 2,66 0,292 32,53
L 75 x 75 x 10* 11,1 75 10 9 4,5 14,1 2,22 5,30 3,13 2,69 0,292 26,43

L 80 x 80 x 5* 6,17 80 5 10 5,0 7,86 2,12 5,66 3,00 2,81 0,311 50,49


L 80 x 80 x 6*
/
7,34 80 6 10 5,0 9,35 2,17 5,66 3,07 2,81 0,311 42,44
L 80 x 80 x 7* 8,49 80 7 10 5,0 10,8 2,21 5,66 3,13 2,82 0,311 36,67
-
L 80 x 80 x 8 9,63 80 8 10 5,0 12,3 2,26 5,66 3,19 2,83 0,311 32,34
-
L 80 x 80 x 10 11,9 80 10 10 5,0 15,1 2,34 5,66 3,30 2,85 0,311 26,26

L 90 x 90 x 6*
/
8,28 90 6 10 5,0 10,5 2,42 6,36 3,42 3,16 0,351 42,44
-
L 90 x 90 x 7 9,61 90 7 11 5,5 12,2 2,45 6,36 3,47 3,16 0,351 36,48
-
L 90 x 90 x 8 10,9 90 8 11 5,5 13,9 2,50 6,36 3,53 3,17 0,351 32,15
-
L 90 x 90 x 9 12,2 90 9 11 5,5 15,5 2,54 6,36 3,59 3,18 0,351 28,77
-
L 90 x 90 x 10 13,4 90 10 11 5,5 17,1 2,58 6,36 3,65 3,19 0,351 26,07
L 90 x 90 x 11* 14,7 90 11 11 5,5 18,7 2,62 6,36 3,70 3,21 0,351 23,86

L 100 x 100 x 6*
/
9,26 100 6 12 6,0 11,8 2,64 7,07 3,74 3,51 0,390 42,09
L 100 x 100 x 7* 10,7 100 7 12 6,0 13,7 2,69 7,07 3,81 3,51 0,390 36,33
L 100 x 100 x 8*
/-
12,2 100 8 12 6,0 15,5 2,74 7,07 3,87 3,52 0,390 32,00
L 100 x 100 x 10*
/-
15,0 100 10 12 6,0 19,2 2,82 7,07 3,99 3,54 0,390 25,92
L 100 x 100 x 12*
/-
17,8 100 12 12 6,0 22,7 2,90 7,07 4,11 3,57 0,390 21,86

L 110 x 110 x 8*
/
13,4 110 8 12 6,0 17,1 2,99 7,78 4,22 3,87 0,430 31,98
L 110 x 110 x 10*
/
16,6 110 10 13 6,5 21,2 3,06 7,78 4,33 3,88 0,429 25,79
L 110 x 110 x 12* 19,7 110 12 13 6,5 25,1 3,15 7,78 4,45 3,91 0,429 21,73

  
Autres dimensions sur demande. Le rayon r2 peut être Other dimensions on request. The r2 radius may be smaller Andere Abmessungen auf Anfrage. Der Radius r2 kann je
inférieur en fonction du procédé de laminage. depending on the rolling process. nach Walzprozess kleiner sein.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un * Minimum tonnage and delivery conditions upon agree- * Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Verein-
accord préalable. ment. barung.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant + Minimum order: 40t per section and grade or upon agree- + Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach
accord. ment. Vereinbarung.
- Profilé conforme à EN 10056-1: 1998 - Section in accordance with EN 10056-1: 1998. - Profil gemäß EN 10056-1: 1998.
  
Profilé conforme à DIN 1028: 1994 Section in accordance with DIN 1028: 1994. Profil gemäß DIN 1028: 1994.
  
Profilé conforme à CSN 42 5541: 1974. Section in accordance with CSN 42 5541: 1974. Profil gemäß CSN 42 5541: 1974.
  
Avec arêtes vives sur demande. Available with sharp edges. Auch mit scharfen Kanten erhältlich.
L
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004

EN 10025-4: 2004
axe y-y / axe z-z axe u-u axe v-v

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung axis y-y / axis z-z axis u-u axis v-v Pure
Achse y-y / Achse z-z Achse u-u Achse v-v compression

G ly= lz Wel.y= Wel.z iy= iz Iu iu Iv iv lyz

S235

S355
kg/m mm 4
mm 3
mm mm 4
mm mm 4
mm mm4
x104 x103 x10 x104 x10 x104 x10 x104

L 70 x 70 x 6 6,38 36,88 7,27 2,13 58,60 2,69 15,16 1,37 -21,72 2 3 


L 70 x 70 x 7 7,38 42,30 8,41 2,12 67,19 2,67 17,41 1,36 -24,89 1 2 
L 70 x 70 x 8 8,37 47,27 9,46 2,10 75,01 2,65 19,52 1,35 -27,75 1 1 
L 70 x 70 x 9 9,32 52,47 10,60 2,10 83,18 2,65 21,76 1,35 -30,71 1 1 

L 75x75x4 4,65 31,43 5,67 2,30 49,85 2,90 13,01 1,48 -18,42 4 4 
L 75x75x5 5,76 38,77 7,06 2,30 61,59 2,90 15,96 1,47 -22,82 3 3 
L 75 x 75 x 6 6,85 45,83 8,41 2,29 72,84 2,89 18,82 1,47 -27,01 2 3 
L 75x75x7 7,93 52,61 9,74 2,28 83,60 2,88 21,62 1,46 -30,99 1 3 
L 75 x 75 x 8 8,99 59,13 11,03 2,27 93,91 2,86 24,35 1,46 -34,78 1 1 
L 75x75x10 11,1 71,43 13,52 2,25 113,2 2,83 29,68 1,45 -41,75 1 1 

L 80 x 80 x 5 6,17 47,14 8,02 2,45 74,83 3,09 19,45 1,57 -27,69 3 4 


L 80 x 80 x 6 7,34 55,82 9,57 2,44 88,69 3,08 22,96 1,57 -32,87 3 3 
L 80 x 80 x 7 8,49 64,19 11,09 2,44 102,0 3,07 26,38 1,56 -37,81 1 3 
L 80 x 80 x 8 9,63 72,25 12,58 2,43 114,8 3,06 29,72 1,56 -42,52 1 2 
L 80 x 80 x 10 11,9 87,50 15,45 2,41 138,8 3,03 36,24 1,55 -51,27 1 1 

L 90 x 90 x 6 8,28 80,72 12,26 2,77 128,3 3,49 33,16 1,77 -47,57 3 4 


L 90 x 90 x 7 9,61 92,55 14,13 2,75 147,1 3,47 38,03 1,76 -54,52 3 3 
L 90 x 90 x 8 10,9 104,4 16,05 2,74 165,9 3,46 42,89 1,76 -61,50 1 3 
L 90 x 90 x 9 12,2 115,8 17,93 2,73 184,0 3,44 47,65 1,75 -68,19 1 2 
L 90 x 90 x 10 13,4 126,9 19,77 2,72 201,5 3,43 52,33 1,75 -74,59 1 1 
L 90 x 90 x 11 14,7 137,6 21,57 2,71 218,3 3,42 56,94 1,74 -80,70 1 1 

L 100 x 100 x 6 9,26 111,1 15,09 3,07 176,3 3,87 45,80 1,97 -65,25 3 4 
L 100 x 100 x 7 10,7 128,2 17,54 3,06 203,7 3,86 52,72 1,96 -75,48 3 3 
L 100 x 100 x 8 12,2 144,8 19,94 3,06 230,2 3,85 59,49 1,96 -85,35 2 3 
L 100 x 100 x 10 15,0 176,7 24,62 3,04 280,7 3,83 72,66 1,95 -104,0 1 2 
L 100 x 100 x 12 17,8 206,7 29,12 3,02 327,9 3,80 85,44 1,94 -121,3 1 1 

L 110 x 110 x 8 13,4 195,3 24,37 3,38 310,5 4,26 80,11 2,16 -115,2 3 3 
L 110 x 110 x 10 16,6 238,0 29,99 3,35 378,2 4,23 97,74 2,15 -140,2 1 3 
L 110 x 110 x 12 19,7 279,1 35,54 3,33 443,2 4,20 115,0 2,14 -164,1 1 1 

53
Cornières à ailes égales (suite)
Dimensions: EN 10056-1: 1998 r2
Tolérances: EN 10056-2: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1

v
t

v
Equal leg angles (continued)

u
Dimensions: EN 10056-1: 1998 h
Tolerances: EN 10056-2: 1993
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 y

v
r1 t r2
zs
Gleichschenkliger Winkelstahl 
(Fortsetzung)
45o

Abmessungen: EN 10056-1: 1998 ys


Toleranzen: EN 10056-2: 1993
b u2
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

u
u1
z

v
Désignation Position des axes
Dimensions Surface
Designation Position of axes
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Lage der Achsen

G h=b t r1 r2 A zs=ys v u1 u2 AL AG
kg/m mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102 x10 x10 x10 x10

L 120 x 120 x 8*
//x
14,7 120 8 13 6,5 18,7 3,23 8,49 4,56 4,22 0,469 31,87
-/x
L 120 x 120 x 10 18,2 120 10 13 6,5 23,2 3,31 8,49 4,69 4,24 0,469 25,76
/x
L 120 x 120 x 11 19,9 120 11 13 6,5 25,4 3,36 8,49 4,75 4,25 0,469 23,54
-/x
L 120 x 120 x 12 21,6 120 12 13 6,5 27,5 3,40 8,49 4,80 4,26 0,469 21,69
L 120 x 120 x 13*
/x
23,3 120 13 13 6,5 29,7 3,44 8,49 4,86 4,28 0,469 20,12
L 120 x 120 x 15*
/x
26,6 120 15 13 6,5 33,9 3,51 8,49 4,97 4,31 0,469 17,60
L 120 x 120 x 16*/x
28,3 120 16 13 6,5 36,0 3,55 8,49 5,02 4,32 0,469 16,58

L 130 x 130 x 10* 19,8 130 10 14 7,0 25,2 3,55 9,19 5,03 4,58 0,508 25,67
L 130 x 130 x 12*
/-
23,5 130 12 14 7,0 30,0 3,64 9,19 5,15 4,60 0,508 21,59
L 130 x 130 x 13* 25,4 130 13 14 7,0 32,3 3,68 9,19 5,20 4,62 0,508 20,02
L 130 x 130 x 14*
/
27,2 130 14 14 7,0 34,7 3,72 9,19 5,26 4,63 0,508 18,68
L 130 x 130 x 16* 30,8 130 16 14 7,0 39,3 3,80 9,19 5,37 4,66 0,508 16,49

+/-/x
L 150 x 150 x 10 23,0 150 10 16 8,0 29,3 4,03 10,61 5,71 5,28 0,586 25,51
+/-/x
L 150 x 150 x 12 27,3 150 12 16 8,0 34,8 4,12 10,61 5,83 5,29 0,586 21,44
+/x
L 150 x 150 x 13 29,5 150 13 16 8,0 37,6 4,17 10,61 5,89 5,30 0,586 19,87
+//x
L 150 x 150 x 14 31,6 150 14 16 8,0 40,3 4,21 10,61 5,95 5,32 0,586 18,53
+/-/x
L 150 x 150 x 15 33,8 150 15 16 8,0 43,0 4,25 10,61 6,01 5,33 0,586 17,36
+/x
L 150 x 150 x 16 35,9 150 16 16 8,0 45,7 4,29 10,61 6,06 5,34 0,586 16,34
L 150 x 150 x 18+/x 40,1 150 18 16 8,0 51,0 4,37 10,61 6,17 5,37 0,586 14,63
L 150 x 150 x 20+/x 44,2 150 20 16 8,0 56,3 4,44 10,61 6,28 5,41 0,586 13,27

L 160 x 160 x 14+ 33,9 160 14 17 8,5 43,2 4,45 11,31 6,29 5,66 0,625 18,46
+/-
L 160 x 160 x 15 36,2 160 15 17 8,5 46,1 4,49 11,31 6,35 5,67 0,625 17,30
L 160 x 160 x 16+ 38,4 160 16 17 8,5 49,0 4,53 11,31 6,41 5,69 0,625 16,28
+/
L 160 x 160 x 17 40,7 160 17 17 8,5 51,8 4,57 11,31 6,46 5,70 0,625 15,37

  
Autres dimensions sur demande. Le rayon r2 peut être Other dimensions on request. The r2 radius may be smaller Andere Abmessungen auf Anfrage. Der Radius r2 kann je
inférieur en fonction du procédé de laminage. depending on the rolling process. nach Walzprozess kleiner sein.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un * Minimum tonnage and delivery conditions upon agree- * Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Verein-
accord préalable. ment. barung.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant + Minimum order: 40t per section and grade or upon agree- + Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach
accord. ment. Vereinbarung.
- Profilé conforme à EN 10056-1: 1998. - Section in accordance with EN 10056-1: 1998. - Profil gemäß EN 10056-1: 1998.
  
Profilé conforme à DIN 1028: 1994. Section in accordance with DIN 1028: 1994. Profil gemäß DIN 1028: 1994.
  
Profilé conforme à CSN 42 5541: 1974. Section in accordance with CSN 42 5541: 1974. Profil gemäß CSN 42 5541: 1974.
  
Avec arêtes vives sur demande. Available with sharp edges. Auch mit scharfen Kanten erhältlich.
x Profilé disponible en S460M suivant accord. x Section available in S460M upon agreement. x Profil in S460M nach Vereinbarung.
L
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004

EN 10025-4: 2004
axe y-y / axe z-z axe u-u axe v-v

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung axis y-y / axis z-z axis u-u axis v-v Pure
Achse y-y / Achse z-z Achse u-u Achse v-v compression

G ly= lz Wel.y= Wel.z iy= iz Iu iu Iv iv lyz

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm mm 4
mm mm 4
mm mm4
x104 x103 x10 x104 x10 x104 x10 x104

L 120 x 120 x 8 14,7 255,4 29,11 3,69 406,0 4,65 104,8 2,37 -150,6 3 4 4   
L 120 x 120 x 10 18,2 312,9 36,03 3,67 497,6 4,63 128,3 2,35 -184,6 2 3 3   
L 120 x 120 x 11 19,9 340,6 39,41 3,66 541,5 4,62 139,8 2,35 -200,9 1 3 3   
L 120 x 120 x 12 21,6 367,7 42,73 3,65 584,3 4,61 151,1 2,34 -216,6 1 2 3   
L 120 x 120 x 13 23,3 394,0 46,01 3,64 625,8 4,59 162,2 2,34 -231,8 1 1 3   
L 120 x 120 x 15 26,6 444,9 52,43 3,62 705,6 4,56 184,2 2,33 -260,7 1 1 1   
L 120 x 120 x 16 28,3 469,4 55,57 3,61 743,8 4,54 195,0 2,33 -274,4 1 1 1   

L 130 x 130 x 10 19,8 401,1 42,47 3,99 637,8 5,03 164,5 2,55 -236,7 3 3 
L 130 x 130 x 12 23,5 472,2 50,44 3,97 750,6 5,00 193,7 2,54 -278,4 1 3 
L 130 x 130 x 13 25,4 506,5 54,35 3,96 804,9 4,99 208,1 2,54 -298,4 1 2 
L 130 x 130 x 14 27,2 540,1 58,20 3,95 857,8 4,98 222,3 2,53 -317,8 1 1 
L 130 x 130 x 16 30,8 605,0 65,75 3,93 959,7 4,94 250,3 2,53 -354,7 1 1 

L 150 x 150 x 10 23,0 624,0 56,91 4,62 992,0 5,82 256,1 2,96 -368,0 3 4 4   
L 150 x 150 x 12 27,3 736,9 67,75 4,60 1172 5,80 302,1 2,94 -434,9 3 3 3   
L 150 x 150 x 13 29,5 791,7 73,07 4,59 1259 5,79 324,6 2,94 -467,1 2 3 3   
L 150 x 150 x 14 31,6 845,4 78,33 4,58 1344 5,77 346,9 2,93 -498,5 1 3 3   
L 150 x 150 x 15 33,8 898,1 83,52 4,57 1427 5,76 369,0 2,93 -529,1 1 2 3   
L 150 x 150 x 16 35,9 949,7 88,65 4,56 1509 5,74 390,8 2,92 -558,9 1 2 3   
L 150 x 150 x 18 40,1 1050 98,74 4,54 1666 5,71 433,8 2,92 -616,1 1 1 2   
L 150 x 150 x 20 44,2 1146 108,6 4,51 1817 5,68 476,2 2,91 -670,2 1 1 1   

L 160 x 160 x 14 33,9 1034 89,50 4,89 1644 6,17 423,9 3,13 -609,9 2 3 
L 160 x 160 x 15 36,2 1099 95,47 4,88 1747 6,16 450,9 3,13 -647,9 1 3 
L 160 x 160 x 16 38,4 1163 101,4 4,87 1848 6,14 477,7 3,12 -685,0 1 2 
L 160 x 160 x 17 40,7 1225 107,2 4,86 1947 6,13 504,2 3,12 -721,2 1 2 

55
Cornières à ailes égales (suite)
Dimensions: EN 10056-1: 1998 r2
Tolérances: EN 10056-2: 1993
Etat de surface: conforme à EN 10163-3: 2004, classe C, sous-classe 1

v
t

v
Equal leg angles (continued)

u
Dimensions: EN 10056-1: 1998 h
Tolerances: EN 10056-2: 1993
Surface condition: according to EN 10163-3: 2004, class C, subclass 1 y

v
r1 t r2
zs
Gleichschenkliger Winkelstahl 
(Fortsetzung)
45o

Abmessungen: EN 10056-1: 1998 ys


Toleranzen: EN 10056-2: 1993
b u2
Oberflächenbeschaffenheit: Gemäß EN 10163-3: 2004, Klasse C, Untergruppe 1

u
u1
z

v
Désignation Position des axes
Dimensions Surface
Designation Position of axes
Abmessungen Oberfläche
Bezeichnung Lage der Achsen

G h=b t r1 r2 A zs=ys v u1 u2 AL AG
kg/m mm mm mm mm mm2 mm mm mm mm m2/m m2/t
x102 x10 x10 x10 x10

L 180 x 180 x 13+/x 35,7 180 13 18 9,0 45,5 4,90 12,73 6,93 6,35 0,705 19,74
L 180 x 180 x 14+/x 38,3 180 14 18 9,0 48,8 4,94 12,73 6,99 6,36 0,705 18,40
L 180 x 180 x 15+/x 40,9 180 15 18 9,0 52,1 4,98 12,73 7,05 6,37 0,705 17,23
+/-/x
L 180 x 180 x 16 43,5 180 16 18 9,0 55,4 5,02 12,73 7,10 6,38 0,705 16,20
L 180 x 180 x 17+/x 46,0 180 17 18 9,0 58,7 5,06 12,73 7,16 6,40 0,705 15,30
+/-/x
L 180 x 180 x 18 48,6 180 18 18 9,0 61,9 5,10 12,73 7,22 6,41 0,705 14,50
L 180 x 180 x 19+/x 51,1 180 19 18 9,0 65,1 5,14 12,73 7,27 6,42 0,705 13,78
L 180 x 180 x 20+/x 53,7 180 20 18 9,0 68,3 5,18 12,73 7,33 6,44 0,705 13,13

L 200 x 200 x 15+/x 45,6 200 15 18 9,0 58,1 5,48 14,14 7,75 7,08 0,785 17,20
+/-/x
L 200 x 200 x 16 48,5 200 16 18 9,0 61,8 5,52 14,14 7,81 7,09 0,785 16,18
L 200 x 200 x 17+/x 51,4 200 17 18 9,0 65,5 5,56 14,14 7,87 7,10 0,785 15,27
+/-/x
L 200 x 200 x 18 54,2 200 18 18 9,0 69,1 5,60 14,14 7,93 7,12 0,785 14,46
L 200 x 200 x 19+/x 57,1 200 19 18 9,0 72,7 5,64 14,14 7,98 7,13 0,785 13,74
+/-/x
L 200 x 200 x 20 59,9 200 20 18 9,0 76,3 5,68 14,14 8,04 7,15 0,785 13,09
L 200 x 200 x 21+/x 62,8 200 21 18 9,0 79,9 5,72 14,14 8,09 7,16 0,785 12,50
L 200 x 200 x 22+/x 65,6 200 22 18 9,0 83,5 5,76 14,14 8,15 7,18 0,785 11,97
L 200 x 200 x 23+/x 68,3 200 23 18 9,0 87,1 5,80 14,14 8,20 7,19 0,785 11,48
+/-/x
L 200 x 200 x 24 71,1 200 24 18 9,0 90,6 5,84 14,14 8,26 7,21 0,785 11,03
L 200 x 200 x 25+/x 73,9 200 25 18 9,0 94,1 5,88 14,14 8,31 7,23 0,785 10,62
L 200 x 200 x 26+/x 76,6 200 26 18 9,0 97,6 5,91 14,14 8,36 7,25 0,785 10,24

L 250 x 250 x 20+ 75,6 250 20 18 9,0 96,3 6,93 17,68 9,81 8,91 0,985 13,02
L 250 x 250 x 21+ 79,2 250 21 18 9,0 101 6,97 17,68 9,86 8,93 0,985 12,43
L 250 x 250 x 22+ 82,8 250 22 18 9,0 106 7,01 17,68 9,92 8,94 0,985 11,89
L 250 x 250 x 23+ 86,4 250 23 18 9,0 110 7,05 17,68 9,97 8,96 0,985 11,40
L 250 x 250 x 24+ 90,0 250 24 18 9,0 115 7,09 17,68 10,03 8,98 0,985 10,95
L 250 x 250 x 25+ 93,5 250 25 18 9,0 119 7,13 17,68 10,08 8,99 0,985 10,53
L 250 x 250 x 26+ 97,0 250 26 18 9,0 124 7,17 17,68 10,13 9,01 0,985 10,15
L 250 x 250 x 27+ 101 250 27 18 9,0 128 7,20 17,68 10,19 9,03 0,985 9,79
+/-
L 250 x 250 x 28 104 250 28 18 9,0 133 7,24 17,68 10,24 9,04 0,985 9,47
+/-
L 250 x 250 x 35 128 250 35 18 9,0 163 7,50 17,68 10,61 9,17 0,985 7,69

  
Autres dimensions sur demande. Le rayon r2 peut être Other dimensions on request. The r2 radius may be smaller Andere Abmessungen auf Anfrage. Der Radius r2 kann je
inférieur en fonction du procédé de laminage. depending on the rolling process. nach Walzprozess kleiner sein.
* Tonnage minimum et conditions de livraison nécessitent un * Minimum tonnage and delivery conditions upon agree- * Mindestbestellmenge und Lieferbedingungen nach Verein-
accord préalable. ment. barung.
+ Commande minimale: 40t par profilé et qualité ou suivant + Minimum order: 40t per section and grade or upon agree- + Mindestbestellmenge: 40t pro Profil und Güte oder nach
accord. ment. Vereinbarung.
- Profilé conforme à EN 10056-1: 1998 - Section in accordance with EN 10056-1: 1998. - Profil gemäß EN 10056-1: 1998.
  
Profilé conforme à DIN 1028: 1994 Section in accordance with DIN 1028: 1994. Profil gemäß DIN 1028: 1994.
  
Profilé conforme à CSN 42 5541: 1974 Section in accordance with CSN 42 5541: 1974. Profil gemäß CSN 42 5541: 1974.
  
Avec arêtes vives sur demande. Available with sharp edges. Auch mit scharfen Kanten erhältlich.
x Profilé disponible en S460M suivant accord. x Section available in S460M upon agreement. x Profil in S460M nach Vereinbarung.
L
Notations pages 205-209 / Bezeichnungen Seiten 205-209
Valeurs statiques / Section properties / Statische Kennwerte Classification
Désignation EN 1993-1-1: 2005

EN 10025-2: 2004

EN 10025-4: 2004
axe y-y / axe z-z axe u-u axe v-v

EN 10225:2001
Designation
Bezeichnung axis y-y / axis z-z axis u-u axis v-v Pure
Achse y-y / Achse z-z Achse u-u Achse v-v compression

G ly= lz Wel.y= Wel.z iy= iz Iu iu Iv iv lyz

S235

S355

S460
kg/m mm 4
mm 3
mm mm 4
mm mm 4
mm mm4
x104 x103 x10 x104 x10 x104 x10 x104

L 180 x 180 x 13 35,7 1396 106,5 5,54 2220 6,99 571,7 3,55 -824,4 3 3 4   
L 180 x 180 x 14 38,3 1493 114,3 5,53 2375 6,98 611,4 3,54 -881,8 3 3 3   
L 180 x 180 x 15 40,9 1589 122,0 5,52 2527 6,96 650,6 3,53 -938,0 2 3 3   
L 180 x 180 x 16 43,5 1682 129,7 5,51 2675 6,95 689,4 3,53 -993,0 2 3 3   
L 180 x 180 x 17 46,0 1775 137,2 5,50 2822 6,94 727,9 3,52 -1047 1 3 3   
L 180 x 180 x 18 48,6 1866 144,7 5,49 2965 6,92 766,0 3,52 -1100 1 2 3   
L 180 x 180 x 19 51,1 1955 152,1 5,48 3106 6,91 803,8 3,51 -1151 1 2 3   
L 180 x 180 x 20 53,7 2043 159,4 5,47 3244 6,89 841,3 3,51 -1202 1 1 2   

L 200 x 200 x 15 45,6 2209 152,2 6,17 3516 7,78 903,0 3,94 -1306 3 3 4   
L 200 x 200 x 16 48,5 2341 161,7 6,16 3725 7,76 957,2 3,94 -1384 3 3 3   
L 200 x 200 x 17 51,4 2472 171,2 6,14 3932 7,75 1011 3,93 -1461 2 3 3   
L 200 x 200 x 18 54,2 2600 180,6 6,13 4135 7,74 1064 3,92 -1535 2 3 3   
L 200 x 200 x 19 57,1 2726 189,9 6,12 4335 7,72 1117 3,92 -1609 1 3 3   
L 200 x 200 x 20 59,9 2851 199,1 6,11 4532 7,70 1169 3,91 -1681 1 2 3   
L 200 x 200 x 21 62,8 2973 208,2 6,10 4725 7,69 1221 3,91 -1752 1 2 3   
L 200 x 200 x 22 65,6 3094 217,3 6,09 4915 7,67 1273 3,90 -1821 1 1 3   
L 200 x 200 x 23 68,3 3213 226,3 6,08 5102 7,66 1324 3,90 -1889 1 1 2   
L 200 x 200 x 24 71,1 3331 235,2 6,06 5286 7,64 1375 3,90 -1955 1 1 2   
L 200 x 200 x 25 73,9 3446 244,0 6,05 5467 7,62 1426 3,89 -2020 1 1 1   
L 200 x 200 x 26 76,6 3560 252,7 6,04 5644 7,61 1476 3,89 -2084 1 1 1   

L 250 x 250 x 20 75,6 5743 317,9 7,72 9144 9,74 2341 4,93 -3401 3 3 
L 250 x 250 x 21 79,2 5997 332,7 7,71 9548 9,73 2447 4,92 -3550 3 3 
L 250 x 250 x 22 82,8 6249 347,4 7,70 9946 9,71 2552 4,92 -3697 2 3 
L 250 x 250 x 23 86,4 6497 362,0 7,68 10339 9,69 2655 4,91 -3842 2 3 
L 250 x 250 x 24 90,0 6743 376,5 7,67 10727 9,68 2759 4,91 -3984 1 3 
L 250 x 250 x 25 93,5 6986 390,9 7,66 11110 9,66 2861 4,90 -4124 1 3 
L 250 x 250 x 26 97,0 7226 405,2 7,65 11488 9,64 2963 4,90 -4262 1 2 
L 250 x 250 x 27 101 7463 419,3 7,63 11861 9,62 3065 4,89 -4398 1 2 
L 250 x 250 x 28 104 7697 433,4 7,62 12229 9,61 3166 4,89 -4532 1 1 
L 250 x 250 x 35 128 9264 529,4 7,54 14668 9,48 3859 4,86 -5405 1 1 

57

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