0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues44 pages

Communication Réseau

Le document traite des méthodes de transmission des données, en se concentrant sur le multiplexage, qui permet de faire transiter plusieurs communications sur un même support. Il décrit également les techniques de détection et de correction des erreurs dans la couche liaison de données, notamment les méthodes de protection par parité et les codes CRC. Enfin, il aborde les méthodes de retransmission pour corriger les erreurs détectées.

Transféré par

gladyslaetitia603
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues44 pages

Communication Réseau

Le document traite des méthodes de transmission des données, en se concentrant sur le multiplexage, qui permet de faire transiter plusieurs communications sur un même support. Il décrit également les techniques de détection et de correction des erreurs dans la couche liaison de données, notamment les méthodes de protection par parité et les codes CRC. Enfin, il aborde les méthodes de retransmission pour corriger les erreurs détectées.

Transféré par

gladyslaetitia603
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

sa mise ouvre, le temps de propagation, qui n’est généralement pas le même sur les canaux

parallèles peut rendre la réception des bits parallèles impossible.


- Transmission série : les bits de l'information s’envoient de manière séquentielle l’une après
l’autre sur un seul canal. Ce mode est dominant dans les réseaux

Transmission série

Transmission parallèle

Figure 3.14. Transmission série et parallèle

3.7. Multiplexage
3.7.1. Canal et support
Sur un seul support physique on peut mettre en place plusieurs canaux (voies logiques) pouvant relier
- un pair d'équipement pour créer un circuit full-duplex
- plusieurs pairs d’équipements. Pour partager un support entre plusieurs équipements
communicants : multiplexage
Donc, on utilise souvent le terme canal plutôt qu’un support pour désigner une voix de transmission
entre un pair d’équipements de transmission.

3.7.2. Principe de multiplexage


On appelle multiplexage, l'opération consistant à faire transiter sur un seul et même support (qui
possède généralement une large base bande passante), des communications appartenant à plusieurs
paires d’équipements (émetteurs et récepteurs).
L'équipement qui effectue cette opération est appelé multiplexeur (figure 3.15). On appelle
généralement la liaison à multiplexer voie haute vitesse (HV) et la liaison reliant l'équipement avec le
multiplexeur voie basse vitesse (BV).
BV BV
MUX DEMUX
HV

Figure 3.15. Principe de multiplexage

22
3.7.3. Type de multiplexage
Il y a plusieurs techniques possibles de multiplexage, notamment :
- Multiplexage Fréquentiel (FDM : Frequency Division Multiplexing) : consiste à diviser la bande
passante de la voie HV en plusieurs sous bandes (qui ne se chevauchent pas). Chaque sous bande
est affectée à une voie BV (figure 3.16).
Les sous bandes sont exploitées simultanément, c.-à-d. les équipements peuvent s'échanger
l'information en simultanément.

Figure 3.16. Principe de multiplexage fréquentiel

- Multiplexage Temporel (TDM : Time Division Multiplexing) : partage dans le temps l’utilisation de
la voie HV en l’attribuant successivement aux différentes voies BV (même si celles-ci n’ont rien à
émettre) (figure 3.16).

Figure 3.17. Principe de multiplexage temporel

- Multiplexage Statistique : c’est une amélioration du multiplexage temporel. la voie HV est


attribuée seulement aux voies BV qui ont effectivement quelque chose à transmettre.

3.8. Exercices
Exercice 1.
Tracer le signal représentant l’information binaire 110110010 en utilisant les différents codes vus au
cours.
Exercice 2. Soit un réseau composé de deux équipements A et B reliés par un canal de transmission.
Sachant que : 1) La longueur de canal est 4 km 2) La vitesse de propagation est 3) Le
débit de transmission est

23
1) Calculer la durée totale nécessaire pour acheminer un message contenant la série de bits
10010101 de A à B.
2) Calculer la durée totale de transmission successive de deux messages, chacun contient 8 bits.
00 10 01
Exercice 3. Déduire la valence du signal illustré par la figure suivante :

Exercice 4.
1) Une chaîne TV diffuse des séquences vidéo avec une vitesse de 40 images par seconde. Chaque
image est représentée par une matrice de 450x500 pixels, chacun des pixels pouvant prendre 32
valeurs d'intensité différentes
Quel est le débit D de la source pour effectuer correctement la diffusion?
2) Supposant que la diffusion TV est effectuée sur une bande passante de 4,5 MHz et un rapport
signal/bruit S/B de 35 dB (exprimé en termes de rapport de puissance).
Déterminer la capacité maximale de la voie. Le transfert est il possible ?

Exercice 5.
Quelle est la capacité (débit maximum) d'une ligne téléphonique caractérisée par une bande passante
de 300Hz à 3400 Hz et d'un rapport Signal/Bruit = 20 dB.

Exercice 6.
Quatre (04) sources de données fournissent des informations analogiques, le spectre de fréquence de
chacune est 500 Hz. Le multiplexage fréquentiel de ces sources sur une ligne téléphonique (paire
torsadée blindée) de bande passante 400 – 3 100 est-il possible ?

Exercice 7.
On désire transmettre, par l’intermédiaire d’un modem la série de bits 101101. Dessinez le signal
transmis par le modem dans le cas de :
a) modulation de phase, d’amplitude et de fréquence
b) modulation hybride fréquence/Phase (2 fréquences/2 phases)

Exercice 8.
On désire transmettre, par l’intermédiaire d’un modem la série de bits 1001111100. Dessinez le signal
transmis par ce modem sachant que :
- la modulation est hybride : 2 Amplitudes/4 Phases
- la fréquence de l’onde porteuse est f = 2R (R : rapidité de modulation)

24
4. Chapitre 4

Couche liaison de données

4.1. Introduction
L'information échangée entre deux ETTD peut subir certains erreurs provoquées par les supports de
transmission ou par l'anomalie des équipements physiques d'interconnexion (commutateurs,
concentrateurs, … etc.). Ces erreurs peuvent être quantifiées en termes d'un taux, dit taux d’erreur.
Celui-ci est donné par le rapport :
om re de its erronés

om re de its émis
L’impact des erreurs sur l’information est se traduit par l'inversement de certains bits ce qui peut
mener à :
- La corruption de l’information : le récepteur pour recevoir une information erronée.
- La perte de l’information : le récepteur ne peut rien recevoir si l'erreur infecte la séquence qui
indique le début de la séquence d’information (la non-reconnaissance de la séquence).
Dans le chapitre précédent, nous avons vu de solutions pour luter contre les erreurs de transmission,
dont :
- Utiliser des équipements spéciaux (répéteur ou amplificateur, filtres, …)
- Utiliser des supports bien appropriés, n'engendre pas beaucoup d'erreur et moins sensibles aux
perturbations dû à l’environnement.
- Utiliser des signaux bien adaptés (moins sensibles aux perturbations induites par les supports eux
même) par le codage et la modulation.
Malgré toutes ces mesures pour diminuer le taux d'erreurs, le risque d’erreurs persiste.
Dans ce chapitre, nous abordons des techniques de protection supplémentaires de la couche liaison
de données pour «masquer », les défauts dus aux supports (section 2) et les erreurs dues à la
saturation des équipements communicants (section 3). Nous présentons aussi, le principe d'accès
multiple aux supports de transmission dans le cas des réseaux locaux et les techniques de bases pour
éviter ou traiter d'éventuels problèmes.

4.2. Contrôle d'erreurs dues aux supports


Le contrôle d'erreurs consiste à les détecter et à les corriger afin d'assurer que le récepteur puisse
recevoir information identique à celle émise par l'émetteur. Donc, il permet de protéger l'information
contre les défauts des supports.

25
4.2.1. Méthodes de protection
Il y a deux grandes classes de méthodes de protection de l'information :
- Méthodes de protection pour la correction automatique : elles permettent au récepteur de
détecter et de corriger les erreurs pour retrouver l'information initialement transmise. Elles
peuvent (ou doivent) être utilisées lorsque :
- le canal est unidirectionnel
- la distance est élevée (satellite)
- les erreurs sont faciles à corriger

Ces méthodes sont basées sur l'utilisation des codes auto-correcteurs comme le code
Hamming, code BCH et code Reed-Solomon.

- Méthodes de protection pour la détection : Elles permettent au récepteur de détecter seulement


les erreurs, la correction se fait par la retransmission. Ces méthodes sont plus souvent utilisées
(car détecter est plus facile que corriger).
Dans ce chapitre nous sommes seulement intéressés aux méthodes de protection pour la détection.

4.2.2. Méthodes de détection des erreurs


Le principe de ces méthodes est simple : l’émetteur accompagne l’information utile d’une
information supplémentaire (dite aussi redondante) de contrôle (figure 4.1). Cette dernière
permettra au récepteur de contrôler l’information contre les erreurs.

Info. Utile Info. Contrôle


E1 E2

Figure 4.1. Types d'informations échangées entre deux ETTD

Trois méthodes sont plus utilisées :


A. Méthode basée la parité transversale
Coté émetteur : A chaque caractère de 7 bits on ajoute un bit de contrôle, dit de parité, indiquant si
le nombre de bit à 1 est pair ou impair. Si ce nombre est pair, on ajoute 0 sinon, on ajoute 1. Ce calcul
peut être réalisé par l'application de "ou exclusif ()" sur les bits du caractère (figure 4.2).
Donc, au lieu d’envoyer une information composée de N caractères de 7 bits, on envoi un N
caractères de 8 bits. Le 8ème bit de chaque caractère représente le bit de contrôle (parité) de ce
caractère.

26
Figure 4.2. Calcul du bit de parité

Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : pour
chaque (7 bits de) caractère, il recalcule la parité et compare le résultat avec la valeur du 8ème bit. Il
n’y aura pas d’erreur si la parité calculé est identique à celle émise.

Remarque : La détection des erreurs peut se faire en calculant la parité associée au 8 bits (y
compris le bit de parité émis) du caractère. Dons ce cas, il y a des erreurs si la parité calculée est 0
et il n'y pas sinon.

Limite de cette méthode : Cette méthode est efficace seulement dans les cas où la probabilité
d’erreurs est jugée faible. Elle ne permet pas de détecter l’erreur si leur nombre est pair.
B. Méthode basée la parité transversale et longitudinale
Coté émetteur : on considère l'information à transmettre comme une matrice (chaque ligne est un
caractère) et on calcule la parité verticalement (longitudinalement) et horizontalement
(transversalement) (figure 4.3).

Figure 4.3. Calcul des bits de parité transversale et longitudinale

Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : pour
chaque (7 bits de) ligne et pour (n-1 bits de) chaque colonne, il compare la parité recalculée avec la
parité émise dans le message. Il n’y aura pas d’erreur si la parité calculé est identique à celle émise.
Limite de cette méthode : si cette méthode permet de détecter certaines erreurs non détectables par
la méthode précédente, elle ne permet pas surtout de détecter les erreurs groupées.

27
C. Méthode basée sur le code générateur (code à redondance cycliques ou CRC)
Dans le cas des méthodes basées sur la parité, l'information de contrôle est composée des bits de
parité. Cette méthode génère l'information de contrôle en effectuant une division d'un polynôme
extrait de l'information par un autre polynôme dit générateur.
Trouver le polynôme associé à une séquence de bits : Soit une une séquence de bits,
, le polynôme y associé est
Par exemple: si , alors

Coté émetteur : soit la séquence des bits à envoyer, on calcule le reste de la division, soit ,
(qu'on appelle CRC) du polynôme par un polynôme dit générateur de degré . Alors, la
séquence à envoyer est celle correspondant au polynôme .
Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : divise
Le polynôme correspondant à la séquence de bits reçus, soit par le polynôme générateur
(celui utilisé par l'émetteur). La séquence reçue est jugée correct si le reste de la division est nul (R=
0). Sinon, elle est jugé erronée.

Cette méthode est jugée efficace pour la détection des erreurs groupées. Elle est largement
utilisée actuellement.

4.2.3. Correction par retransmission


Les méthodes de détection présentées dans la section précédente permettent au récepteur de
détecter l’existence des erreurs sans pouvoir les localiser. Par conséquence, elles ne permettent pas
les corriger.
Pour corriger les erreurs, il y a lieu d’envisager des techniques de retransmission complémentaires. Il
s’agit des méthodes se servant de la retransmission de l’information jugée erronée.
Nous utilisons le terme trame pour désigner un message ou un bloc de bit contenant l’information
utile et l’information de contrôle redondante.
A. Transmission avec arrêt et attente
Est une méthode simple pour gérer la retransmission de l’information erronée. Elle se déroule
comme suite (figure 4.4) :
- l’émetteur de ne peut pas envoyer la trame (le bloc d’information) suivante qu’après s'assurer
(par un acquittement positive de récepteur) que la trame (d’information) émise est bien reçu.
Remarque : le temps d'attente ne doit pas dépasser un délai dit de garde. On garde une copie de
trame émise jusqu’à la réception de l’acquittement correspondant

28
A B

T(0)

ACK(0)

T(1)
t

ACK(1)

Figure 4.4. Scénario de Transmission avec arrêt et attente

- récepteur de toujours répondre, par un acquittement (message de contrôle) positif ou négatif. Les
trames erronées et les trames dupliquas doivent être détruites
Cette méthode est basée sur les algorithmes ci-après (figure 4.5).
La trame d’information et l’acquittement doivent être numérotés. Les numéros des trames
permettent au récepteur de détecter la perte, la duplication et l’ordonnancement des trames.

Émetteur Récepteur
n0 n0

Envoyer la trame T(n) Attend la trame T(n)


Armer un DGn
Non  une trame ?
Attend l’acquittement de Oui
la trame n Non La trame est T(n) ?

 ACKN (n)
N
Oui Oui
ou exp de DG
Oui T(n) est-elle Non
non erronée ?
Non
 ACKP(n)
Envoyer Envoyer
Oui ACKP(n)
ACKN(n)
Désarmer un DGn
nn+1 nn+1

Figure 4.5. Organigramme de Transmission avec arrêt et attente

29
B. Transmission continue
Dans ce mode de transmission continue, l'émetteur reste inactif lors de l'attente de l'acquittement.
Pour éviter ce problème, une autre solution consiste à exploiter le temps d’attente d’un acquittement
pour envoyer une autre trame d’information (figure 4.6). Il s’agit de la transmission continue.

Figure 4.6. Scénario de Transmission continue

Dans les méthodes de transmission continue, l’émetteur peut envoyer plusieurs trames en attendant
un acquittement. Pour gérer la transmission, l’émetteur garde une copie de chaque trame émise
jusqu’à la réception de l’acquittement correspondant (figure 4.7).

Figure 4.7. Scénario de Transmission continue avec numéros des trames non acquittées

Si certaine trame de l’ensemble des trames émises est perdue ou erronée, l’émetteur va procéder à la
retransmission de cette trame et
- continue la transmission normalement : Retransmission sélective (figure 4.8 (a)) ou
- continue la transmission des trames venant après cette trame: retransmission systématique
(GO-BACK-N) (figure 4.8 (b))

30
(a) (b)

Figure 4.8. Scénarios de retransmission. (a) retransmission sélective; (b) retransmission systématique

Comparaison 1 (Retransmission systématique vs Sélective) : la comparaison des deux types de


retransmission est résumée dans le tableau ci-dessous (tableau 4.1).
Critères de comparaison Retransmission systématique Retransmission Sélective
Implémentation simple complexe
Efficacité Peu efficace Plus efficace
Consommation de Pas besoin de Mémorisation des Mémorisation des trames côté
mémoire trames côté récepteur récepteur
Tableau 4.1. Comparaison de Retransmission systématique et Sélective

Transmission bidirectionnelle
Dans un réseau de communication, la transmission est généralement bidirectionnelle. Chaque ETTD
peut envoyer et recevoir des informations. Dans ce cas, un ETTD peut utiliser sa trame d’information
pour acquitter les trames reçues.
Par exemple, si un équipement A envoi une trame d’information à B, et si à la réception de cette
trame, B a aussi une trame d’information à émettre à A, B peut envoyer à A une seule trame qui
inclue l’information et l’acquittement (dans un champ dans trames de d’information).
On appelle cette technique : Technique du « piggyback ».
Comparaison 2 (Transmission avec arrêt et attente vs transmission continue) : la comparaison de
Transmission avec arrêt et attente et celle continue est résumée dans le tableau ci-dessous (tableau
4.2).
Critères de comparaison Transmission avec arrêt et attente transmission continue
Mémoire tampon Presque nul oui
Risque de Saturation Non oui
Baisse de débit oui non
Tableau 4.2. Comparaison de Transmission avec arrêt et attente et celle continue

31
4.3. Contrôle de flux
La transmission (surtout continue) peut poser un problème de saturation (généralement du
récepteur). Pour traiter ce problème, il est nécessaire de réguler le débit de l'ETTD émetteur en
fonction de la capacité d’absorption de l’ETTD récepteur. Autrement dit, adapter le rythme d’envoi
des informations à celui d’absorption.
Il y a deux mécanismes pour contrôler le flux :
- Contrôle de flux géré par le récepteur,
- Contrôle de flux basé sur la fenêtre.
A. Contrôle de flux géré par le récepteur
C'est un mécanisme dans lequel le récepteur informe l’émetteur de son état : prêt à la réception ou
non. Si le récepteur n’est pas prêt à recevoir plus de trames, il envoie à l’émetteur un message de
contrôle lui imposant de cesser sa transmission. Si après certain temps le récepteur n’est plus saturé,
il envoi à l’émetteur un autre message (de contrôle) de déblocage. Donc, l’émetteur gère la
transmission à la demande de l’émetteur.
B. Mécanisme de fenêtre
Est un mécanisme dans lequel l’émetteur et le récepteur se mettent d’accord sur le nombre de
trames que l’émetteur peut envoyer en attendant un acquittement.
La fenêtre représente la liste des numéros des trames que l’émetteur peut envoyer en attendant un
acquittement. Le nombre des trames de la fenêtre représente ce qu’on appelle largeur de cette
fenêtre. Par exemple, si la largeur de la fenêtre est trois (03) l’état initial de fenêtre est {0, 1, 2}. Dans
ce cas, l’émetteur peut envoyer les trames numérotées 0, 1 et 2. Après la réception de l’acquittement
positif de la trame n° 0, le récepteur enlève 0 de la fenêtre et ajoute 3 (pour la 4° trame), et l’état de
la fenêtre devient {1, 2, 3}.

4.4. Contrôleur de communication et liaison de données


Dans les sections précédentes, nous avons expliqué quelques techniques pour détecter et corriger
l’information transmise contre les erreurs de transmission, et pour aussi celles pour éviter la
saturation des ETTD. Ces techniques sont implémentées dans, ce qu’on appelle, Contrôleur de
communication.
Les contrôleurs de communication (CC) font partie des ETTD et sont reliés aux circuits de données. On
appelle l’ensemble composé de circuit de données et les CC sur les deux extrémités de ce circuit,
Liaison de données. Donc, la liaison de données s’occupe de l’acheminement, sans erreur, des blocs
d’information sur un circuit de données (figure 4.9).
Dans la technologie des réseaux locaux, les CC sont réalisés au niveau des cartes réseaux.

32
Liaison de données
Circuit de données
ETTD Canal ETTD

SD CC ETCD ETCD CC SD

Info. Utile Info. Utile Info. Contrôle Info. Utile

Info. Contrôle

Figure 4.9. Éléments de liaison de données et types d'informations échangées.

A. Type de liaison
Les équipements communicants sont reliés physiquement selon plusieurs types de liaisons :
- Liaison semi-duplex point à point : liaison semi-duplex directe entre deux équipements
communicants. Dans cette liaison, les deux équipements ne doivent pas se communiquer
simultanément pour que leurs trames ne soient pas corrompues.
- Liaison duplex point à point : liaison duplex directe entre deux équipements communicants.
Normalement, dans cette liaison, il n'y aura pas de problème dû à l'exploitation de la liaison.
- Liaison multipoints : liaison (semi-duplex ou duplex) reliant à la fois plusieurs équipements
communicants. On trouve ce type de liaison dans les réseaux de topologies en bus, en étoile
(avec l'utilisation de hub), topologie en anneau, ou dans les réseaux wifi. Dans ce type de liaison,
la communication entre les équipements doit être gérée pour que les messages parviennent
correctement à leurs bons destinataires.

B. Gestion de liaison
Outre que le contrôle d’erreur et le contrôle de flux, le contrôleur de communication s’occupe de la
gestion de transmission :
- l’ouverture de la liaison
- la fermeture de la liaison
- contrôle de l'échange de trames.
Le contrôleur de communication fonctionne selon un protocole dit : protocole de liaison de données.
Il y a actuellement beaucoup de protocoles de liaison de donnés, notamment : HDLC (High level Data
Link Control), PPP (Point to Point Protocol), Ethernet / IEEE802.3, FDDI IEEE802.4, Token Ring
IEEE802.5.

33
4.5. Gestion d'accès multiples aux supports de transmission
Dans le cas d'une liaison point-à-point les ETTDs échangent leurs trames dans des circuits séparés, il
n'y a pas lieu de la notion de partage d'un seul circuit. Dans le cas des liaisons multipoints (comme
généralement dans les réseaux locaux), les ETTDs partagent un support de transmission commun.
Dans ce type de liaisons, les ETTDs doivent transmettent selon des méthodes bien déterminées.
Chaque topologie de réseau physique implique une méthode particulière.

4.5.1. Méthode d'accès au support dans un réseau de topologie en bus


Pour que la communication soit correcte, dans un réseau de topologie en bus, une seule trame doit
circuler sur le câble à un instant donné. L'envoi d'une trame par une station représente son accès au
câble (bus).
L'interface réseau de chaque station est à l'écoute de la totalité des trames (contenant l'adresse de
l'émetteur et du destinataire) qui circulent sur le câble. Si une trame lui est destinée (elle trouve sa
propre adresse physique est égale à l'adresse destinataire de la trame), il la prend, la traite et la
délivre à la couche supérieure.
Si une station désire envoyer une trame, elle regarde si le câble est libre. Si c'est le cas, elle envoie sa
trame ; sinon elle attend que le câble soit libre.
Comme les stations sont libres dans leur communication, il y aura un problème de collision des
trames émises simultanément (figure 4.10). Si c'est le cas, ces trames deviennent inexploitables, et les
stations réémettront leurs trames ultérieurement.

Figure 4.10. Collision des trames


Pou éviter d’envoyer des trames simultanément (pour limiter maximum le risque de collision), la
CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Access/Collision Detection) est utilisée dans les réseaux Ethernet.
CSMA/CD signifie « écoute porteuse, accès multiple avec détection de collision »
Le principe de cette méthode est le suivant :
- Accès multiple : toutes les stations ont une liberté totale d’accès.
- Écoute porteuse : écouter (avant et pendant la transmission) si aucune trame ne transite sur le
réseau.
- Détection de collision : s’il y a d’autre station envoie une trame en même temps (collision). Elle
se fait en comparant les donnés émises avec celles en transit sur le câble.
- S'il y a une collision, attendre pendant un temps aléatoire et Relance le processus.

34
La méthode d'accès CSMA/CD est implémentée dans l'interface réseau (au niveau de la couche MAC
qui appartient à la couche liaison de données).

4.5.2. Méthode d'accès au support dans un réseau de topologie en anneau


Dans un réseau de topologie en anneau, les stations communiquent chacun à leur tour, chacun
d'entre eux va "avoir le droit de communication" successivement. La sélection de la station qui peut
émettre sa trame repose sur un mécanisme de jeton (Token) circulant sur l’anneau.
Si elle n'a pas de trame d'information à envoyer ou si elle n'a pas le droit pour émettre, une station de
l’anneau se comporte comme un répéteur renvoyant les trames qui ne la concernent pas vers la
station voisine selon le sens de rotation de l’anneau.
Lorsque le destinataire reçoit le message, le réémet sur l’anneau après avoir gardé une copie pour lui-
même. Lorsqu’une station se reconnaît comme l’origine du message, arrête sa propagation (retire le
message) et transmet le jeton à son successeur
Pour gérer l'accès au support de manière équitable, chaque station ne peut émettre que pendant une
durée déterminée (10 ms par exemple).

4.6. Mesures de performance : taux d'occupation et débit effective


Les supports de transmission, la capacité limitée des équipements le partage des supports communs
peuvent constituer une source des erreurs de transmission. Le traitement de ce problème implique
l'utilisation d'un protocole qui permet aux ETTDs de gérer et contrôler leurs communication ce qui
implique par conséquent :
- l'échange des données redondantes, comme le bloque de contrôle, et les trames de contrôle
(acquittement, gestion de la liaison, contrôle de flux, etc.).
- l'arrêt de transmission de temps en temps, pour par exemple éviter la saturation, ou en
attendant d'un acquittement.
- la retransmission des trames.
Tout cela a un impact sur le temps de transmission des informations utiles et par conséquent, sur ce
qu'on appelle début utile.

35
A. Débit effective (ou utile) et débit nominal

Le débit nominal ou tout simplement le débit est la vitesse de transmission ou la quantité


d'information (utile ou redondante) pouvant être transmise par unité de temps.
Par définition, le débit utile est le débit des données utiles. Il correspond aux données utiles
transmises divisées par le temps de transmission global. Donc c'est la moyenne de la quantité
d’information effectivement transmise par unité de temps.

B. Taux d'occupation de la voie de transmission

Le taux d'occupation ou de l’utilisation de la voie de transmission est le rapport du débit utile au débit
nominal :

4.7. Exercices
Exercice 1
On désire transmettre un message composé de deux caractères codés en 7 bits : c1=1001011, c2=
1011011. Sachant que la technique de contrôle d’erreurs est celle basée sur la parité (paire) transversale.
1) Donnez la série de bits réellement transmise sur le support physique,
2) Même question en utilisant la technique basée sur la parité (paire) transversale et
longitudinale.

Exercice 2
Soit la séquence de bits suivante : 1101010. Le mécanisme de détection des erreurs est basé sur le
code générateur. Le polynôme générateur est
1) calculez le bloc de contrôle d’erreurs correspondant.
2) Expliquer comment le récepteur puisse détecter la présence des erreurs.
3) supposant que le récepteur reçoit la séquence (information + contrôle) 11010100101. Dits
si cette séquence contient des erreurs ou non, Justifier.

Exercice 3
Soit un réseau composé de deux ETTD A, B reliés directement par une liaison point-à-point. Sachant
que
- Le temps de propagation est
- Le temps de traitement d’une trame d’information et d’un acquittement est
- le débit (nominatif) de transmission est
- la taille des trames d'information est et celle d'acquittement est
- les trames sont émises correctement.

36
1) Estimer, en fonction de , , , , , le délai de garde d'une trame.
2) Admettant que les trames sont émises correctement, exprimer le débit effectif (utile) en fonction
de , , , , dans le cas de transmission avec arrêt et attente et de transmission
continue (avec une fenêtre = 3).
3) Admettant que la transmission d'une trame d'information correcte implique la transmission de
deux copies de cette trame (une première erronée et une deuxième correcte) et les trames
d'acquittement se transmissent toujours correctement, exprimer le débit effectif (utile) en
fonction de , , , , et dans le cas de transmission avec arrêt et attente.

37
- Pratiquement, les équipements servant de l'acheminement (Switch, pont, commutateur) ne
peuvent conserver les adresses Mac de toutes les machines communicantes. En outre ils ne
peuvent pas effectuer, d'une manière efficace, l'acheminement.

Figure 5.2. Réseaux logiques et physiques

Pour faire face à ces problèmes, une solution consistant à utiliser des adresses de niveau supérieur,
comme celles des adresses logiques IP. Avec l'introduction de la couche réseau, on obtient un réseau
logique (réseau IP) au-dessus d’un ou des réseaux physiques réels auxquels sont effectivement
connectés les ordinateurs (figure 5.2). De cette manière un vaste réseau est découpé en des sous-
réseaux ou des segments des réseaux en utilisant des routeurs qui agissent comme des passerelles
entre les différents sous-réseaux.
Pour rendre l'acheminement efficace les adresses IP sont conçues pour être Hiérarchiques, elles
identifient les machines et ainsi que le réseau auquel appartient ces machines.

5.2.3. Principe de routage

La figure 5.3 illustre un réseau composé de 4 machines, M1, M2, M3, M4, regroupées en deux sous-
réseaux reliés par un routeur.

Routeur

Switch Hub
M1 M2 M3 M4

Figure 5.3. Interconnexion de deux réseaux physiques

40
On distingue deux cas :
Cas 1 : la machine source et destinataire se trouvent sur le même réseau physique : Dans ce cas, la
machine source envoi la trame (respectivement le paquet) à l’adresse Mac (respectivement l'adresse
IP) de la machine destinataire
Si on supposant que la machine M1 va transmettre un message à la machine M2.
- l'adresse IP source et destinataire du paquet à émettre à M2 sont respectivement celle de
M1 et celle de M2.
- l'adresse Mac source et destinataire de la trame encapsulant ce paquet sont
respectivement celle de M1 et celle de M2.
Dans ce cas le comportement du routeur n'a aucun effet sur l'acheminement car les deux stations
source et destinataire se trouvant sur le même réseau physique (même fragment).
Cas 2 : la machine source et destinataire se trouvent sur des sous réseaux différents (interconnectés
par un ou plusieurs routeurs) : Dans ce cas, la station source envoi la trame (respectivement le
paquet) à l’adresse Mac (respectivement l'adresse IP) du routeur (respectivement de la station
destinataire)
Si on supposant que la machine M1 va transmettre un message à la machine M3.
- l'adresse IP source et destinataire du paquet à émettre à M3 sont respectivement celle de
M1 et celle de M3.
- l'adresse Mac source et destinataire de la trame encapsulant ce paquet sont
respectivement celle de M1 et celle de Routeur.
Dans ce cas le routeur se comporte comme passerelle entre le sous-réseau contenant M1 et celui
contenant M3. Comme l'acheminement s'effectue sur la couche réseau (ou Internet) la couche liaison
du routeur doit avoir le droit de recevoir la trame à acheminer. Une raison pour laquelle l'adresse
Mac destinataire doit être celle du Routeur.

5.3. Protocoles utilisés dans la couche Internet


Les fonctionnalités de la couche Internet sont assurées en se basant sur :
- Un adressage IP (Internet Protocol)
- un protocole principal s'appelle Protocole Internet
- des protocoles complémentaires comme ceux de résolution dynamique d’adresses (ARP pour
Address Resolution Protocol), de résolution inverse d’adresses (RARP pour Reverse Address
Resolution Protocol) et ICMP (pour Internet Control Message Protocol)

5.3.1. Protocole Internet (IP)


C'est le protocole principal de la couche Internet (d'où vient son nom). Il permet d'assurer un routage
sans confirmation des paquets. Il est exécuté sur les machines hôtes et ainsi que sur les routeurs.
Ce protocole échange des paquets ayant la structure suivante :

41
- version - la version de protocole IP utilisée (4 bits)
- HLEN (header length) - indique la longueur de l'en-tête du datagramme en mots de 32 bits (4
bits)
- longueur totale - précise la longueur du paquet IP en entier, y compris les données et l'en-tête,
en octets (16 bits)
- identification - contient un nombre entier qui identifie le datagramme actuel (16 bits)
- protocole - précise le protocole de couche supérieure qui recevra les paquets entrants après la
fin du traitement IP (8 bits)
- adresse source - précise le nœud émetteur (32 bits)
- adresse de destination - précise le nœud récepteur (32 bits)
- données - contient de l'information (longueur variable, maximum 64 Ko)
- …

5.3.2. Protocoles complémentaires


Le protocole IP fonctionne conjointement avec d'autres protocoles complémentaires se servant à lui
fournir des services particuliers.

A. Protocole de résolution dynamique d’adresses (ARP) : Ce protocole détermine l'adresse Mac


d'une machine ayant une adresse IP connue. Si la machine destinataire ne se trouve pas sur le
même sous-réseau, et elle n’a pas l'adresse MAC de la passerelle par défaut (routeur) dans sa
table de correspondance, elle envoie une requête ARP. Le routeur l’intercepte et répond à cette
requête par renvoi de son adresse MAC (figure5.4).
Remarque : Les tables ARP des routeurs contiennent les correspondances de tous les réseaux qui
leur sont directement connectés.

Figure 5.4. Exécution du protocole ARP

B. Protocole de résolution inverse d’adresses (RARP) : Ce protocole détermine les adresses IP


lorsque les adresses Mac sont connues

42
C. Protocole ICMP : permet d'assurer des fonctions de contrôle. La commande Ping est exécutée à
la base de ce protocole.

5.4. Adressage IP
Chaque station ou routeur du réseau doit avoir sa propre adresse. Dans la technologie TCP/IP, les
adresses logiques s'appellent : Adresse IP (figure 5.5). Ces adresses sont composées de quatre octets
séparés par des points.

Id-Réseau Id-Machine

Figure 5.5. Adresse IP

Par exemple : [Link]

Les adresses IP sont dites hiérarchiques, elles sont composées de deux parties :
- une partie droite identifie la machine hôte. Elle :
- doit être unique sur le réseau physique
- ses bits ne peuvent pas valoir tous 1
- ses bits ne peuvent pas valoir tous 0
- une autre gauche identifie le réseau auquel appartient la machine hôte. Pour pouvoir
communiquer entre eux, les machines d’un même réseau physique doivent être associées au
même ID de réseau. Celui-ci :
- doit être unique dans le réseau logique
- ses bits ne peuvent pas valoir tous 1
- ses bits ne peuvent pas valoir tous 0

5.4.1. Classes d'adresses


Selon le nombre d’octet réservés pour la Station et Réseau on distingue plusieurs Classes d’adresse IP:

- Classe A : un octet est réservé à l'ID réseau et trois octets pour l'ID machine
- Classe B : deux octets est réservé à l'ID réseau et deux octets pour l'ID machine
- Classe C : trois octets est réservé à l'ID réseau et un octet pour l'ID machine
La distinction entre ces trois classes est basée sur les valeurs des trois premiers bits. La figure
5.6 montre la différence entre ces trois classes et indique les adresses réservées par classe.

43
(i)

(ii)

(iii)

Figure 5.6. Classes d'adressage IP. (i) classe A (ii) classe B (iii) classe C

5.4.2. Adresses spéciales


• Adresse de boucle locale (local host) : 27.x.x.x
Est une adresse réservée à des fonctions de diagnostic, utilisée lors de test de la station ou de
programmes applicatifs. Tout paquet à destination de cette adresse n’est jamais émis sur le réseau
(figure 5.7).

Processus Processus
émetteur récepteur

[Link]

Internet

Figure 5.7. Boucle locale

44
• Adresse de diffusion générale ou limitée : [Link]
Cette adresse désigne toutes les stations sur le réseau de l’émetteur du paquet (broadcasta IP). Le
paquet portant cet adresse (comme adresse de destination) sera envoyé à toutes (et exactement)
les stations du même segment (ou sous réseau) où il ya l'émetteur.

• Adresse de diffusion dirigée : <id-réseau><11…11>


Cette adresse désigne toutes les stations sur le réseau ayant l'adresse <id-réseau><00…00>. Le
paquet portant cet adresse (comme adresse de destination) sera envoyé à toutes (et exactement)
les stations de ce réseau, l'émetteur peut appartenir à un autre réseau (figure 5.8).

Diffusion générale Diffusion générale


[Link] [Link]

Routeur
Réseau IP Réseau IP
[Link] [Link]

Diffusion dirigée Diffusion dirigée


[Link] [Link]

Figure 5.8. Diffusion générale et dirigée

5.4.3. Choix d'une classe


Le choix d'une classe d’adresse IP pour un réseau dépend du nombre de machines présentes sur ce
réseau.
- Si ce nombre ne dépasse pas 254, on choisit la classe C,
- Si ce nombre dépasse 254, on choisit la classe B.
Généralement, pour un réseau privé la classe B est la plus utile, car elle offre 65 534 adresses de
machines, un nombre largement suffisant. La classe A présente un handicap pour le cas des grands
réseaux, car elle ne permet d'adresser qu'un nombre limitée (à 126) des réseaux IP.

5.4.4. Masque réseau ou masque sous-réseau


Pour identifier la partie Réseau et la partie station dans une adresse IP, on utilise ce qu'on appelle
Masque réseau (ou masque sous réseau).

Figure 5.9. Structure du masque sous-réseau

45
Les bits à un (1) du masque correspond à la partie réseau et les bits à zéro (0) correspondent à la
partie station (ou hôte) (figure 5.9). Le masque est indiqué chaque fois qu'on indique une adresse
déterminée.
Dans le cas où les adresses sont déterminées selon une classe des trois classes A, B et C, le masque
est dit "masque par défaut". Le tableau 5.1 suivant indiqué donc le masque pour chacune des classes:
Classe Masque par défaut
Classe A [Link]
Classe B 255. 255.0.0
Classe C 255. 255. 255.0
Tableau 5.1. Le masque sous-réseau par défaut pour chaque classe
Le masque associé à une adresse ne sera pas toujours par défaut. Il s'agit des cas où la partie ID-
réseau est étendue pour occuper d'autres bits de la partie ID-machine. Dans ce cas le masque doit
indiquer ces bits supplémentaires dans la partie ID-réseau; il ne reste pas "par-défaut".

5.5. Sous réseaux


À l’intérieur d’un réseau on peut créer des sous réseaux. Pour cela, on peut prendre une partie
(quelques bits) de l'id machine pour identifier ces sous-réseaux. Par exemple, on peut étendre la
partie correspondant à l'ID réseau en empruntant un octet de la partie correspondant à l'ID machine
(figure 5.10). Cette extension doit être indiquée au niveau du masque par défaut en étendant la
partie contenant les bits à 1.

Figure 5.10. Extension de l'ID réseau pour identifier les sous-réseaux

La création des sous réseaux permet de :


- Bien structurer le réseau global
- Améliorer les performances du réseau (limiter l'effet de la diffusion et de la collision)
Le tableau 5.2 suivant montre le nombre de bits de l'id machine qu'on peut prendre pour étendre l'ID
réseau pour identifier les sous réseaux.

Masque par Nombre de bits affectés Extension possible : nombre de bits à


Classe
défaut à ID-Réseau ajouter à ID-Réseau
A [Link] 8 + 1 à + 22 bits
B 255. 255.0.0 16 + 1 à + 14 bits
C 255. 255. 255.0 24 + 1 à + 6 bits

Tableau 5.2. Nombre de bits de l'id machine qu'on peut prendre pour étendre l'ID réseau

46
Dans tous les cas, la partie id-machine de l’adresse doit comporter au moins 2 bits afin que cette
dernière soit valide.
ID-Machine Conclusion
1 = broadcast Interdit. Il ne reste aucun bit pour désigner un sous-réseau ou une
1 bit
0 = ce réseau station.
11 = broadcast
00 = ce réseau OK. 2 est le nombre minimal de bits devant être réservés aux sous-
2 bits
01 = station n° 1 réseaux et stations.
10 = station n° 2

Tableau 5.3. Nombre minimum de bits qu'on doit laisser à l'id machine

Pour pouvoir distinguer entre la partie qui identifie le sous réseau et celle qui identifie la machine
dans une adresse on utilise toujours le masque sous réseau. Ce masque doit prendre en compte les
bits supplémentaires utilisés pour identifier les sous réseaux.
La notation décimale (octet par octet) est rendue difficile lorsque le sous-réseau ne porte pas sur un
multiple de 8 bits.
Exemple : Soit une adresse IP et son masque sous réseau, codés en binaire comme suite :

Masque (décimale) = 255. 255. 224. 0

Masque (binaire)= 11111111 11111111 111 00000 00000000


Adresse (décimale)= 90. 3. 65. 2
Adresse (binaire)= 10111110 00000011 010 00001 00000010

ID-Réseau (binaire)= 10111110 00000011 010


00000 00000000

ID-Réseau (décimale)= 190. 3. 64. 0

ID-Machine (binaire)= 00000000 00000000 000 00001 00000010

ID-Machine (décimale)= 0. 0. 00000


1. 00000000
2

5.6. Adressage privé et public


Un adressage privé est un adressage où les adresses affectées aux machines doivent être
complètement séparées de celles de l’Internet.

47
Contrairement à l'adressage privé, l'adressage public implique l'obtention des adresses des
"organismes de régulation de l’Internet". L'obtention de ces adresses nécessite une justification de
leur usage auprès des ces organismes.
Le choix entre un adressage privé et public n'a aucune importance que dans le cas où le réseau est
interconnecté à un internet. Le problème qui se pose dans ce cas est celui de conflit des adresses
internes avec et celles de l’Internet.
Les adresses privées par classe sont résumés dans le tableau 5.4 suivant :
Classe Espace d’adressage
Classe A 1 réseau : [Link]
Classe B 16 réseaux : de [Link] à [Link]
Classe C 256 réseaux : de [Link] à [Link]

Tableau 5.4. Adresses privées par classe

5.7. Exercices
Exercice 1
Soit un réseau R composé de quatre stations A, B, C et D.
1) Supposant que toutes les stations sont reliées avec un Switch, donner des adresses IP de classe A
à tous ces équipements.
2) Supposant que R est décomposé en deux sous-réseaux (fragments) R1 et R2 reliés par Switch S1.
R1 contient A et B reliées par un Switch S2 et R2 contient C et D reliés par un Switch S3.
Est-ce que les adresses proposées dans 1) restent valides.
3) Supposant que R est décomposé en deux sous-réseaux (fragments) R1 et R2 reliés par Routeur
S1. R1 contient A et B reliées par un Switch S2 et R2 contient C et D reliés par un Switch S3.
Est-ce que les adresses proposées dans 1) restent valides. Si non proposer un plan d'adressage
valide pour tous les équipements du réseau en choisissant
a) une classe différente pour R1 et R2
b) une seule classe pour R1 et R2, mais les deux doivent avoir des identifications différentes.
Exercice 2
Soit un réseau composé de deux réseaux locaux R1, composé des stations A, B, C et D, et R2,
composé de stations E, F, G. Les réseaux R1 et R2 sont interconnectés par un routeur.
Sachant que le réseau global a un seul identifiant (selon la classe A), Proposer un plan d’adressage
IP pour toutes les stations du réseau. Expliquer brièvement.

Exercice 3
Soit une université composée de trois (03) départements. L’administrateur réseau souhaite réaliser
un réseau pour l’université (RU). RU doit être segmenté en sous réseaux (un sous réseau par
département) en utilisant un ou plusieurs routeurs.

48
1) Illustrer par un schéma l'interconnexion de ces réseaux ?
2) proposer un plan d’adressage IP (et les masques sous-réseaux) pour toutes les sous réseaux et
les interfaces des routeurs.
On suppose que RU possède une adresse globale [Link] (avec un masque par défaut), et fait
parti d’un réseau national des universités (RNU).
3) Si le nombre de départements de cette université ne va pas évoluer,
a) proposer un plan d’adressage de manière à pouvoir interconnecter un nombre maximum
des machines dans chaque département.
b) donner l'adresse de diffusion d’un sous réseau d’un département

c) donner l'adresse de diffusion du réseau de l’université

4) Si l’université peut s’évoluer tel que le nombre de département peut atteindre 30


départements. Combien de machines chaque département peut-il comporter ? Justifier.

Exercice 4
La figure ci-dessous illustre un réseau composé de 6 machines, M1, M2, M3, M4, M5 et M6.

Routeur

Switch Hub Hub


M1 M2 M3 M4 M5 M6

1) Donnez des adresses IP (et les masques y associés), de la classe B, pour toutes les
machines et équipements nécessitants une adresse IP.
2) Supposant que la machine M2 va transmettre un message à la machine M5. Indiquer :
- l'adresse Mac source et destinataire de la trame à recevoir par M5
- l'adresse IP source et destinataire du paquet à recevoir par M5
- l'adresse Mac source et destinataire de la trame à émettre par M2
- l'adresse IP source et destinataire du paquet à émettre par M2
3) Si la couche liaison coté M5 reçoit une trame erronée, quel est l'équipement qui va
effectuer la retransmission. Expliquez.
4) Donner la table de commutation du Switch (supposé à 4 ports) après le scénario de
transmission suivant : M1 envoie une trame à M2 puis M3 envoie une trame à M2 puis
M5 envoie une trame à M3.

49
6. Chapitre 6

Couche Transport

6.1. Introduction
La couche réseau fournit les moyens (équipements et services) nécessaires pour l'interconnexion des
réseaux (dans un seul réseau) et pour l’acheminement (routage) efficace des paquets entre les
machines communicantes. Elle encapsule les détails de connexions physiques entre machines.
La couche transport permet, cependant, d'assurer une communication directe, sans erreurs et sans
saturation entre des applications communicantes (processus) en offrant des voix logiques à travers
des connexions physiques sur le réseau. Elle permet ainsi de partager des connexions réseaux entre
plusieurs applications s'exécutant sur la même machine. Autre que ces fonctionnalités de base, la
couche transport procède à la segmentation des données en paquets (lors de l'émission) et le
réassemblage des paquets à la réception.
Contrairement aux couches inférieures, la couche transport est dite de bout-en-bout car elle n’est
présente que dans les extrémités, c.-à-d., sur les machines hôtes seulement.
Dans ce chapitre on présente la couche transport telle quelle est proposée par l'architecture TCP/IP.

6.2. Défauts issues de la couche réseau


La couche internet permet d'acheminer les paquets, qui s'appellent aussi, Datagrammes, selon un
mode dit sans connexion et sans confirmation. Les routeurs n'ont pas à acquitter les paquets lors du
routage. Si ceci est justifié pour des raisons relatives à l'accélération de routage, il peut poser de
problème de perte des paquets ce qui implique l'utilisation de technique de recouvrement sur un
niveau supérieur.

Un deuxième problème qui n'est pas peut être bien traité par la couche réseau est celui de saturation
du récepteur. Si le problème de congestion (saturation) du réseau (surtout les routeurs) est bien
traité par les routeurs eux-mêmes durant le routage, le problème de saturation des machines hôtes
peut toujours être posé.

6.3. Multiplexage
Sur la même machine plusieurs programmes communicants peuvent être exécutés et peuvent utiliser
simultanément la même connexion IP. La couche transport ajoute un mécanisme qui permet
l’identification du processus (applications) afin d'éviter tout genre de confusion entre eux. Elle utilise

50
pour cette identification des numéros dits de port. Ceux-ci sont considérés comme des numéros de
canaux virtuels à affecter aux différents processus (application) communicants. Donc au lieu
d'identifier un processus pendant l'émission ou réception, la couche transport utilise les numéros qui
leurs sont affectés.

App. 1 App. 2 App. n App. n+1 App. n+2 App. n + m

Couches supérieurs Couches supérieurs

Transport-A Transport-B

Réseau

Connexion virtuelle Connexion réseau


(application-application) (machine-machine)

Figure 6.1. Multiplexage de connexion réseau

Donc, les paquets venant de la couche réseau sont dispatchés aux différentes applications en fonction
des numéros de port inclus dans l'en-tête des segments (figure 6.1). Cette opération est considérée
comme une opération de démultiplexage. Dans une opération inverse, les messages en provenance
des différentes applications locales sont transmis à la couche réseau (vers le protocole IP par
exemple). Cette opération est considérée comme une opération de multiplexage. Donc une seule
connexion réseau (voie IP par exemple) est partagée, autrement-dit multiplexée, entre plusieurs
applications.
Les ports sont identifiés par un entier positif codé sur deux octets. Leur affectation aux applications
est gérée par le système d'exploitation. Dans la plupart des implémentations, pour chaque port
affecté, une file d'attente est créée pour recevoir les messages venant du réseau et à destination de
ce port.
L'affectation de ces numéros aux différentes applications peut être effectuée selon divers stratégies :
- des numéros sont réservés aux applications publiques. Il s'agit des numéros inférieurs à 255. Par
exemple : le port 80 est réservé au protocole http, 21 à ftp, etc.
- Les numéros de 255 à 1023 sont attribués aux entreprises pour les applications à commercialiser.

- Les numéros supérieurs à 1023 ne sont pas attribués

- Etc.

51
6.4. Protocole de contrôle de Transmission (TCP)
TCP est acronyme de "Transmission control Protocol" ou protocole de contrôle de transmission. Il est
un protocole qui permet à une application d'une machine de communiquer avec une autre
application d'une autre machine, d'une manière fiable (sans perte) et efficace (sans submerger le
destinataire contrôle de congestion).

6.4.1. Structure des segments

La figure 6.2 suivante illustre la structure d’un segment TCP.

 32 bit 


Port source : numéro de port de Port destination : numéro de port de
l'application locale l'application distante
Numéro de séquence : C’est un nombre qui identifie la position des données à transmettre
par rapport au segment original
Numéro d'acquittement : C’est un numéro qui identifie la position du dernier octet reçu
dans le flux entrant.
… … … Taille fenêtre de réception :
pour annoncer la taille de son buffer de
réception.
CHECKSUM : pour le contrôle d'erreurs Pointeur données urgentes : pour délimiter la
zone des données urgentes à transmettre à
l’application
Option …
Data : Les données transportées.

Figure 6.2. Structure d'un segment TCP

6.4.2. Gestion de connexion

A. Établissement de connexion :
L'établissement de connexion s'effectue selon les étapes suivantes (figure 6.3) :
Étape 1 : une extrémité (jouant le rôle de serveur) effectue une ouverture (connexion) passive en
indiquant qu'elle est prête à accepter une connexion entrante.
Étape 2 : l'autre extrémité (jouant le rôle de client) effectue une ouverture active pour demander
l'établissement de la connexion. Pour cela le client envoie un segment TCP SYN au serveur en
spécifiant un numéro de séquence (SYN) initial.
Étape 3 : le serveur confirme l'acceptation de l'établissement de connexion. Il répond pour cela par
un segment SYNACK (ACK de réception SYN) et alloue les buffers
Étape 4 : le client acquitte l'acquittement de serveur.

52
Client A Serveur B

Couches Couches
supérieures supérieures
2) demande de 5) connexion 1) connexion 6) connexion
connexion ouverte passive Ouverte vers A
TCP-A TCP-B

5) ACK
4) ACK
3) SYN

Figure 6.3. Scénario d'établissement de connexion


À la réussite d'établissement de connexion, la couche transport dans chaque extrémité met en
correspondance une paire d'extrémités formant une connexion représentée par deux couples,
chacune est représentée par une adresse IP et un numéro de port (ou se qui est appelée socket).
Le protocole TCP admet le partage d'une extrémité de connexion (celle qui accepte la connexion,
serveur) par plusieurs autres extrémités de connexions.

B. Fermeture de connexion :
La fermeture de connexion peut être effectuée par l'un des deux extrémités. Celle qui désire fermer
la connexion envoie un segment avec le drapeau FIN indiquant l'autre extrémité qu’elle n’enverra
plus de donnée.
À la réception de cette demande de fermeture, la machine distante doit acquitter ce segment,
mettant fin la communication.

6.4.3. Contrôle de transfert

La bonne transmission de segments des données est assurée par le mécanisme d’acquittement. Le
récepteur procède à l'émission d'un acquittement après la réception des segments de données.
Le mécanisme utilisé pour gérer la perte des segments est similaire à celui utilisé dans la couche
liaison de données. À chaque segment émis on associe un délai de garde (estimé selon une méthode
particulière). Cependant, la retransmission est gérée par les deux nœuds d'extrémités.
Des techniques de transmission continuée, comme celle employées dans la couche liaison, sont aussi
employées dans la couche transport.

53
Figure 6.4. Contrôle de transfert
Le tableau 6.1 ci-dessous résume réaction de TCP coté récepteur face aux différents événements
relatifs aux messages reçus.

Événement Action récepteur TCP


arrivée du segment attendu, pas de segment ACK retardé. Attente jusqu’à 500ms du segment
manquant, ou tout le reste à déjà été acquitté suivant. Le cas échéant, envoi ACK
arrivée du segment attendu, pas de segment envoi immédiat d’un seul acquittement
manquant, ou un segment non encore acquitté “cumulatif”
arrivée d’un segment avec un seq # plus grand envoi du même ACK (dupliqué), même valeur du
que prévu, ou info manquante détectée seq. # du prochain octet attendu
arrivée d’un segment qui comble toute ou ACK immédiat si le segment commence au début
partie d’une info manquante de la partie manquante

Tableau 6.1. Réaction de TCP coté récepteur face aux différents événements

6.4.4. Contrôle de flux ou de congestion


Le protocole TCP fournit une transmission de données en duplex intégral entre applications. Le
contrôle de flux est donc nécessaire pour éviter le dépassement de la capacité de stockage à la
réception. Pour cela l’état de transfert est suivi en permanence.
Le contrôle de flux est basé sur le principe suivant : "L’émetteur ne doit pas su merger le destinataire
en envoyant trop de données, trop vite"
Pour cela, le récepteur informe explicitement l’émetteur de la taille disponible dans son buffer
(changement dynamique) en utilisant le champ "Taille fenêtre de réception" (figure 6.1). L'émetteur
de son coté garde les données non-acquittées et n'envoie qu'une quantité que le récepteur peut la
conserver, soit : Taille_fenêtre_de_réception - Non_acquittées.

54
6.5. Protocole datagramme utilisateur (UDP)
UDP est l'acronyme de "User Datagram Protocol" ou Protocole datagramme utilisateur. UDP est un
protocole simple assurant le transfert de données entre extrémités avec les caractéristiques
suivantes:
- communication sans établissement de connexion.
- transfert de données non fiable : pas de technique d'acquittement (sans confirmation) ou de
garantie de livraison (sans retransmission).
- pas de contrôle de flux
- pas de contrôle de congestion

Le protocole UDP est conçu pour les applications qui n'ont pas à assembler des séquences de
segments. Donc pas de segmentation ni d’assemblage. Chaque unité UDP est encapsulée dans un seul
paquet IP.
UDP ne constitue qu'une simple interface au dessus de la couche réseau (IP), ainsi l’émission des
messages se fait sans garantie de bon acheminement. Plus généralement, le protocole UDP ne
masque pas les défauts de la couche réseau (IP).

6.5.1. Structure de l'unité UDP


Une unité UDP, qui s'appelle aussi paquet, ou datagramme, à la structure suivante (figure 6.5)

 32 bits 


Port source Port destination
Longueur du paquet Contrôle
Data : Les données transportées.


Figure 6.5. Structure d'une unité (segment, ou même paquet) UDP

- Port source : Le numéro de port de l’émetteur du paquet. Ce champ est optionnel, sa valeur zéro
(0) indique qu’il est inutilisé, car le port 0 n’est pas celui d’un service valide. quand le port est
spécifié, il indique le numéro de port que le destinataire doit employer pour sa réponse.

- Port destination : Le numéro de port du destinataire du paquet.

- Longueur du paquet : La longueur du paquet, comprenant l’en-tête et le message. La longueur


minimale est 8 et la longueur maximale est 65 535
- Contrôle (ou checksum) : est optionnel et, généralement, inutilisable.

55
6.5.2. Problème issus du protocole UDP
Plus particulièrement, les paquets à destination d’une application UDP sont conservés dans une pile
de type FIFO. Si l’application destinatrice ne les “consomme” pas assez rapidement, les plus anciens
paquets risquent d’être écrasés par les plus récents. . . Un risque supplémentaire (par rapport aux
propriétés d’IP déjà connues) de perte de données.

6.5.3. Utilisation du protocole UDP


Le protocole UDP ne peut pas convenir pour des programmes d'application transférant de grands
volumes de données. Cependant est peut être jugé convenable pour d'autres types d'applications. On
peut citer :
- Serveur du nom du domaine
- protocoles applicatifs comme tftp ou nfs.

6.6. Questions de révision


Question 1 :

Citez différentes raisons qui justifient l'introduction de la couche transport dans la pile des protocoles
de communication TCP/IP.

Question 2 :

Indiquer les principales analogies et différences entre la couche transport et la couche liaison ?

Question 3 :

Un utilisateur d'une machine A se connecte à un serveur Web B en utilisant deux navigateurs


différents. Supposons qu’il ne demande pas les mêmes objets sur ces deux navigateurs. Comment le
serveur et le client font-ils pour faire parvenir les bons fichiers sur le bon navigateur ?

Question 4 :

Quelle est l'utilité du champ window dans l’en-tête TCP ? Comment est calculée sa valeur ?

Question 5 :

Pourquoi dit-on que les acquittements TCP sont cumulatifs ?

Question 6 :

Soit le réseau de la figure suivante :

56
6m Routeur 6m

6m Hub 6m 6m Hub 6m
M1 M2 M3 M4

Supposons que la vitesse de propagation sur tous les segments des supports soit de 2.108m/s. On
néglige les temps de traitement. La station M1 veut émettre un message de 900 octets de données à
la station C en utilisant UDP. On suppose que les données redondantes de niveaux 2,3 et 4 ajoutées à
chaque paquet émis totalisent 44 octets. Les stations ainsi que le routeur peuvent émettre des
paquets sur le réseau Ethernet à 107 bits/s.

Question 6.1

En supposant que la station D est la seule à émettre, et que le message n’est pas segmenté, quels
sont les délais subis par le message ?

Question 6.2

Que devient ce délai si le message est segmenté pour être envoyé dans 2 segments séparés ?

57
Prototype d'un examen final
Durée : 2 H 00

Questions (6 pts)
1) Soient 3 pc, A, B et C, reliés par un Switch (Ethernet) à 4 ports, selon une topologie en étoile.
Donner la table de commutation de ce Switch après le scénario de transmission suivant : A envoie
une trame à B puis B envoie une trame à C. (1,5 pts)

Port-1
Port-2
Port-3
Port-4
A B C

2) Quelle est la différence entre le Switch et le concentrateur (Hub) ? (1,5 pts)


3) Tracer le signal représentant la séquence 0110010 en utilisant le code Manchester (1 pt)
4) Tracer le signal modulé représentant la séquence 0110010 en utilisant la modulation de
fréquence (1 pt)
5) Quelle est la rapidité de modulation nécessaire pour que le canal de transmission ait un débit
binaire de 2400 bit/s, sachant que le signal transmis est de valence 4 ? (1 pt)

Exercice 1 (3 pts)
Donner les numéros des quatre dernières trames dans le tableau suivant représentant la
communication de deux équipement A et B. On considère que :
- La transmission est continue (fenêtre = 3) et
- la retransmission est systématique
- le temps d'envoi d'une trame est 3 unités de temps
Temps Transmission Délai de garde
T=0 A commence l'envoi de la trame T1 10
T=3 A commence l'envoi de la trame T2 8
T=6 A commence l'envoi de la trame T3 9
T=8 A reçoit l'acquittement positif de T1 -
T=9 A commence l'envoi de la trame T... -
T = 12 A commence l'envoi de la trame T… -
T = 15 A commence l'envoi de la trame T… -
T = 18 A commence l'envoi de la trame T… -

Exercice 1 - bis (3 pts)


Soit un modem fonctionne à 9600 bit/s sur une liaison full duplex, relié avec un support de
transmission ayant une bande passante d'une largeur de 4800 Hz. Le modem utilise une modulation
hybride, combinaison de modulation de phase (4 phases) et de d'amplitude (2 amplitudes).

58
1) Quelle est la valence du signal modulé ? (0,75 pt)
2) Quelle est la rapidité de modulation du modem ? (0,75 pt)
3) Supposant que le support est soumis à un bruit, quel est le rapport signal/bruit minimum
permettant la transmission ? (1,5 pt)

Exercice 2 (5 pts)
Soit le réseau R suivant composé de 4 machines, A, B, C et D reliés par les équipements
d'interconnexion E-1, E-2 et E-3.

E-1

E-2 E-3
A B C D

5) supposant que les équipements E-2, E-3 sont des Concentrateurs (Hub), E-1 est Switch, et la
machine B a l'adresse [Link]. Donner des adresses IP (et les masques y associés), pour les
machines A, C et D, compatibles avec l'adresse B. Expliquer brièvement. (2,5 pts)
6) Supposant que E-2, E-3 sont des Concentrateurs (Hub) et E-1 est Routeur, Donner des nouvelles
adresses IP (et les masques y associés), pour les machines A, B, C et D. Expliquer brièvement. (2,5
pts)

Exercice 3 (6 pts)
Soit un réseau composé de deux ETTD A, B reliés par une liaison point-à-point. Sachant que
- le débit (nominal) de transmission est 3 Kbit/s
- Le temps de traitement d’une trame d’information et d’un acquittement est négligeable.
- les trames d'information et d'acquittement sont émises correctement.
- la taille des trames d'information est 300 bits (250 bit utiles et 50 de contrôle) et celle
d'acquittement est 30 bits
- la transmission est continue, avec une fenêtre de largeur 3
- Le temps de propagation égale au temps d'envoi d'une trame d'information.
1) Calculer le délai de garde d'une trame. Expliquer brièvement. (1 pt)
2) Calculer le taux d'occupation (débit utile/débit nominal) de support. Expliquer en détail (2,5 pts)
3) Calculer le temps total de la transmission de 1 Méga bits, de A vers B ? Expliquer en détail (2,5
pts)

59
Corrigé des exercices
Chapitre 1
Réponse 4 : L'ensemble des pages HTML et les liens qui les relient d'un simple clic 
Réponse 6 : aucune réponse 
Réponse 8 : L'existence (avec infrastructure) ou non (ad-hoc) d'une infrastructure ou équipements
intermédiaires d'interconnexion entre les équipements communicants
Réponse 9 : 1) wifi 2) Bluetooth 3) GSM & GPRS 4) Wimax
Réponse 10 : Les ressources sont les fichiers de données, les applications, les imprimantes, le modem,
etc. le partage des ressources sur le réseau signifier permettre aux ordinateurs de réseaux de partager
l’accès ou l’utilisation de ces ressources. Par exemple deux PC peuvent imprimer automatiquement des
documents sur une seule imprimante.

Chapitre 2
Réponse 1 : liaison
Réponse 2 : Session
Réponse 3 : présentation
Réponse 6 : non. Parce car les deux utilisent deux protocoles différents pour traiter deux problèmes
indépendants, donc ils utilisent des numéros selon la nature de problème à traiter dans chaque
couche.
Réponse 7 : réseau
Réponse 8 : physique

Chapitre 3
Exercice 4.
1) Le débit représente la quantité d'information (nombre de bits) transmis par un second. Donc D
de la source doit permettre la diffusion de 40 images par second donc,
tel que est la taille (nombre de bits) d'une image.
tel que est le nombre de bit par pixel. Donc car
avec 5 bits on peut représenter 32 valeurs représentant 32 couleurs différentes.
Alors :
2)
La capacité

Donc, le transfert est possible

60
Chapitre 4
Exercice 3

Exercice 3
1) le délai de garde est estimé par le temps entre l'instant de
débit de transmission d'une trame et celui du traitement A B
de l'acquittement de cette trame. Donc
tel que Ti
T1
et

Donc
ACKi
T2 t

2) Le débit effectif est calculé par le rapport tel que, est nombre de bits
de l’information utile et : temps nécessaire pour transmettre cet information.
Dans le cas de cette question, on ne peut émettre que bits utile (par une trame
d'information) dans donc : 

Dans le cas de transmission continue, l'émetteur peut envoyer plusieurs trames en attendant
l'acquittement d'une trame. Pour estimer le débit effectif, on distingue deux cas :
a) l'émetteur peut envoyer de manière continue trois trames avant l'expiration de DG (avant
l'arrivé de l'acquittement) de la première trame (la première qui attend l'acquittement),
donc : tel que est le temps de transmission (envoi) d'une trame.

b) l'émetteur peut envoyer de manière continue trois trames, mais, l'acquittement de la


première trame arrive avant terminer l'envoi de la troisième. donc : tel que
est le temps de transmission (envoi) d'une trame.
Dans ce cas il n'y aura pas de temps d'attente, la transmission sera entièrement continue.

61
A B A B
Ti
Ti
Ti+1
Ti+1
Ti+2
Ti+2
t Ti+3 t

Ti+4

Ti+3
Ti+5

Ti+4

Ti+5

(a) (b)

Chapitre 5
Exercice 3
1)

RD 2

I2
I1 I3
RD 1 Routeur RD 3

2) Par exemple, on choisit des adresses de la classe A pour tous les sous réseaux (sans identifier le
réseau global.
RD RD1 RD2 RD3
IP [Link] [Link] [Link]
Masque Masque par défaut : [Link]
Interface avec I1 I2 I3
IP [Link] [Link] [Link]

62
3.a) [Link] (classe B) est une adresse du réseau global (RU). Pour identifier les 3 sous-réseaux
on prend quelques bits de ID machine (codé sur 2 octets). Pour pouvoir adresser le maximum
des machines, on doit maximiser le nombre de bits à l'ID-machine (à utiliser pour identifier les
machines) minimisant ainsi le nombre de bits à ID-Réseau. Donc, le nombre minimum de bits à
utiliser pour identifier les trois (03) sous-réseaux (RD) doit être suffisant pour trois (03)
adresses d'adressage et deux (02) adresses spécial (adresse réseau ou tous les bits sont 0 et
adresse de diffusion où tous les bits sont 1) est 3 bits car 22<(3+2)<23
LAN IP Masque Int IP
190.242.010 00000.0 ou 190.242.010 00001.2 ou
RD1 I1
190.242. 64 .0 190.242. 65 .2
[Link] 190.242.001 00010.1 ou
RD2 190.242.001 00000.0 ou I2
190.242. 32 .0 111 00000 190.242. 34 .1

RD3 190.242.100 00000.0 ou 190.242.100 00001.6 ou


I3
190.242. 128 .0 190.242. 129 .6

3.b) Nous prenons le cas du réseau RD3 dont l’adresse est [Link] (128100 00000).
L’adresse de diffusion est obtenue en remplaçant tous les bits de l’id machine par 1. Ainsi :

190.242.100 00000.00000000 ou
@ du RD3
190.242. 128 . 0

190.242.100 11111.11111111 ou
@ de diffusion
190.242. 159 . 255

3.c) l'adresse de diffusion du réseau de l’université

@ de l’université [Link]
@ de diffusion [Link]

4) On choisi le cas extrême où on réserve le minimum des bits pour adresser le maximum de sous
réseaux des départements (30 département). Ainsi, pour pouvoir adresser ces sous-réseaux,
nous devons emprunter 5 (24<30<25) bits de la partie ID machine. Les bites qui restent pour ID-
machine est 8-5+8=11.
Ainsi, par 11 bits on peut adresser 211 – 2 (0..0 et 1..1) machines possibles

63
Corrigé type de l'examen

Questions
1) la table de commutation de Switch est :
Port-1 Port-2 Port-3 Port-4
A B
- Lorsque A envoie une trame à B le Switch apprend que A est raccordé sur le port n° 1
- Lorsque B envoie une trame à C le Switch apprend que B est raccordé sur le port n° 2
2) la différence entre le Switch et le concentrateur (Hub) :
Lorsqu'une trame passe par le Switch, ce dernier la retransmit sur un seul port (où il est raccordé le
destinataire) selon sa table de commutation. Dans le cas de hub, la trame est retransmise sur tous
les ports.
3) le signal représentant la séquence 0110010 en utilisant le code Manchester

0 1 0 1 1 0 0 1 0

4) le signal modulé représentant la séquence 0110010 en utilisant la modulation de fréquence

0 1 0 1 1 0 0 1 0

5) la rapidité de modulation nécessaire pour que le canal de transmission ait un débit binaire de
2400 bit/s, sachant que le signal transmis est de valence 4 se calcule comme suite :

Comme Débit (D) = nombre de bits par impulsion (n) x la rapidité (R) alors R = D/n
À partir de la valence on obtient le nombre de bits par impulsion :
Valence (V)=4= 2nombre de bits par impulsion (n)= 22 alors n = 2
R = 2400 / 2 = 1200 bauds

Exercice 1
Les numéros des quatre dernières trames sont indiqués en gras.

64
Temps Transmission Délai de
garde
T=0 A commence l'envoi de la trame T1 10
T=3 A commence l'envoi de la trame T2 8
T=6 A commence l'envoi de la trame T3 9
T=8 A reçoit l'acquittement positif de T1 -
T=9 A commence l'envoi de la trame T4 - Suite à la réception de l'acquittement de T1
T = 12 A commence l'envoi de la trame T2 - Suite à l'expiration de Dg associé à T2
T = 15 A commence l'envoi de la trame T3 -
T = 18 A commence l'envoi de la trame T4 -

Exercice 1 - bis
1) la valence du signal modulé se calcule come suite :
Valence (V) = nombre des impulsions de base pouvant être utilisées
= nombre de combinaisons possibles de 4 phases et 2 amplitudes
=4x2=8

2) la rapidité de modulation du modem se calcule come suite :


Débit (D) = nombre de bits par impulsion (n) x la rapidité (R)
 R = D/n
Valence (V) = 2nombre de bits par impulsion (n) =8= 23  n = 3
R = 9600 / 3 = 3200 bauds

3) le rapport signal/bruit minimum permettant la transmission se calcule come suite:


Selon Dmax = w log2(1+S/B) si on minimise S/B on minimise en conséquence Dmax
S/B minimum est celui qui donne Dmax égale exactement au débit de transmission 9600 bit/s. si
on diminue S/B au delà de cette valeur on obtient un débit max inférieur à 9600 bit/s et la
transmission devient impossible
Alors pour trouver S/B minimum, on met Dmax=9600 bit/s et on trouve S/B y correspondant.
Dmax = w log2(1+S/B) =9600  4800 log2 (1+S/B) = 9600  log2 (1+S/B) = 9600/4800 = 2
 1+S/B = 22 =4  S/B = 3

Exercice 2
1) les adresses IP (et les masques y associés), pour les machines A, C et D, compatibles avec
l'adresse B sont :
L'adresse de la machine B est [Link], une adresse de la classe B, où 2 octet est pour l'id
réseau et 2 octets pour id machine.

65
Comme les machine A, B, C et D appartiennent au même réseau logique, elles doivent avoir des
adresses dont l'id réseau est le même que la machine B (une condition imposée par le protocole
IP). Alors les adresses de A, C et D doivent aussi commencer par 135.230. Pour les différencier on
choisi des combinaisons des valeurs différentes les uns aux autres et, bien sûr, différentes de 0.0
et 255.255
A  @IP : [Link] - masque [Link]
C  @IP : [Link] - masque [Link]
D  @IP : [Link] - masque [Link]
2) les nouvelles adresses IP (et les masques y associés) des machines A, B, C et D.
sont :
Dans ce cas on obtient 2 réseaux logiques séparés par le routeur, le premier contient A et B et le
deuxième C et D.

Alors les adresse de A et B doivent avoir le même ID réseau et C, D doivent avoir le même ID
réseau, mais différent de celui pour A et B.

On choisit la même classe C pour les deux réseaux logiques

A @IP : [Link] - masque [Link] B @IP : [Link] - masque [Link]

C @IP : [Link] - masque [Link] D @IP : [Link] - masque [Link]

Exercice 3
1) Calcule du délai de garde d'une trame.

A B

Tet Ti
Ttt
Tp

Tea
ACKi t
Tta Tp

Dg= Ttt+Tta tel que Ttt=Tet + Tp et Tta=Tea + Tp alors :

Dg= Tet + Tea + 2Tp et comme Tp = Tet alors


Dg= 3Tet + Tea = 3 x 300/3000 + 30/3000
= 930/3000
Dg =0,31 s
2) Calcule de taux d'occupation (débit utile/débit nominal) de support.

66
A B

T1i

ACK1 t

Le débit effectif est calculé par le rapport tel que, est nombre de bits
de l’information utile et : temps nécessaire pour transmettre cet information.
Dans le cas de cette question, Dg= 3Tet + Tea > 3Tet, à chaque transmission de 3 trames
l'émetteur arrête la transmission pendant Tea, en attendant l'acquittement, avant reprendre la
transmission.
Alors en moyenne 3 trames d'information durant Dg
comme chaque trame de 300 bit contient 250 bits utiles seulement alors 3 trames contiennent
250 x 3 bits utiles.

donc : 

Taux d'occupation de support(TOS) = débit effectif/débit nominal

3) Calcule de temps total de la transmission de 1 Méga bits, de A vers B


La transmission s'effectue par des trames de 3000 bits contenant 250 bit utiles
1° méthode :
à
é

2° Méthode :

Pour transmettre 1 méga (ou 106) bits on doit émettre ou 4 x 103 trames, 3 trames (3 x 250 ) à
chaque Dg ou 3999 trames durant 1333 Dg + Temps totale de transmission confirmée d'une
trame (=DG)
1333 x Dg + Dg = 1334 x Dg = 1334 x 0,31 = 413,54 s

67

Vous aimerez peut-être aussi