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Gênes

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Gênes

Gênes (en italien : Genova, en ligurien : Zena) est une


Gênes
ville italienne, capitale de la Ligurie située sur la mer de
Genova
Ligurie, précisément sur les rives du golfe de Gênes. Son
port est le plus important d'Italie et l'un des plus grands
2, 3
de la mer Méditerranée . En 2017, Gênes est la
sixième ville d'Italie et compte 580 112 habitants et
4
846 363 au sein de son agglomération . Sa zone urbaine
5
compte environ 1 540 000 habitants .

Gênes a été la capitale de l'une des plus puissantes


républiques maritimes pendant plus de sept siècles, du
e 6 e e
xi siècle à 1797 . Particulièrement du xii au xv siècle,
la ville a joué un rôle de premier plan dans les échanges
commerciaux en Europe, devenant l'une des plus grandes
puissances navales du continent et considérée parmi les
7, 8
villes les plus riches du monde . Elle a été surnommée
la Superbe par Pétrarque en raison de ses gloires sur les Armoiries Drapeau
9
mers et de ses points de repère impressionnants . La
Administration
ville a accueilli des chantiers navals et des aciéries depuis
le xixe siècle, et son secteur financier solide remonte au Pays Italie
Moyen Âge. La Banque de Saint-Georges, fondée en Région Ligurie
1407, est la plus ancienne banque de dépôts d'État Ville
Gênes
connue au monde et a joué un rôle important dans la métropolitaine
10, 11
prospérité de la ville depuis le milieu du xve siècle . Maire Silvia Salis
Code postal 16100
Gênes, Milan et Turin forment le « triangle industriel »
Code ISTAT 010025
d'Italie, sa zone la plus industrialisée. La ville est un
centre important pour les sciences, la technologie, la Code cadastral D969
12, 13 Préfixe tél. 010
mode et le sport italien . Le centre historique, connu
sous le nom de vieille ville de Gênes, est l'un des plus Démographie
14
grands et des plus densément peuplés d'Europe . Une Gentilé Génois,
partie importante du centre historique est sous la genovesi en italien
protection de l'UNESCO depuis 2006 sous l'appellation Population 558 745 hab.
Gênes : Le Strade Nuove et le système des Palais des (1er janvier 2023 1)
Rolli. La riche histoire culturelle de la ville dans les
Densité 2 325 hab./km2
domaines de l'art, de la musique et de la cuisine lui a
Population de
permis de devenir la capitale européenne de la culture en 846 363 hab.
l'agglomération
2004. C'est la ville natale de Guglielmo Embriaco,
Géographie
Christophe Colomb, Andrea Doria, Niccolò Paganini, Coordonnées 44° 24′ 24″ nord,
Giuseppe Mazzini, Renzo Piano et Grimaldo Canella, 8° 56′ 00″ est
fondateur de la Maison Grimaldi, entre autres. Altitude Min. 0 m
Max. 1 182 m
Superficie 24 029 ha = 240,29 km2
Géographie Divers
Saint patron Jean le Baptiste
Fête patronale 24 juin
Localisation
Localisation
Gênes offre une façade méditerranéenne dans le nord de
l'Italie, à 193 km de Nice au sud-ouest, à 155 km de
Milan au nord, à 518 km de Rome au sud-est. Gênes est
située en bordure du golfe de Gênes, partie septentrionale
de la mer de Ligurie. La ville correspond à l'inclinaison
de l'arc de cercle formé à cet endroit par la côte. Au nord
de la ville commencent les Apennins, débouchant à
proximité sur la plaine du Pô. La ville de Gênes couvre Localisation dans la province de Gênes.
une superficie de 243 kilomètres carrés entre la mer
Géolocalisation sur la carte : Italie
Ligure et les montagnes des Apennins. La ville s'étend le
long de la côte sur environ 30 kilomètres du quartier de
Voltri à Nervi, et sur 10 kilomètres de la côte au nord le
long des vallées Polcevera et Bisagno.
Gênes

La ville est traversée par plusieurs ruisseaux, les plus


importants étant le Polcevera à l'ouest, le Bisagno et le
Sturla à l'est.

Climat
Grâce à sa position environnementale, au centre du golfe,
sur la mer, à l'abri des montagnes et exposée plein sud, le
climat y est entre subtropical humide (classification de
Köppen : Cfa) et méditerranéen (classification de
Köppen : Csa). Plus qu'ailleurs en mer Méditerranée, le
climat de Gênes est humide (plus de 1 000 mm annuels),
même si le nombre de jours de pluie est limité. Par Géolocalisation sur la carte : Italie
ailleurs, on observe une faible amplitude thermique entre
le jour et la nuit et, dans une moindre mesure, au cours de
l'année (hivers très doux avec gel exceptionnel, étés
chauds mais non caniculaires). Les reliefs qui entourent
la ville, bloquant partiellement les vents froids du nord,
permettent des hivers ensoleillés et lumineux, avec des
températures moins basses qu'à Milan ou Turin, et des
étés chauds et non étouffants grâce aux brises marines et
aux pluies. Les records absolus de température sont de
38,7 °C maximum le 7 août 2015 et de −6,8 °C
minimum. Les chutes de neige sont rares mais pas
exceptionnelles (en moyenne une à deux fois par an).
Gênes

Géolocalisation sur la carte : Ligurie

Gênes

Liens
Site web [Link]
([Link]
[Link]/)

Relevé météorologique de Gênes (1971-2000)


Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année

Température
minimale 5,4 6 8,2 10,7 14,5 18 20,8 20,9 17,9 14,2 9,6 6,4 12,7
moyenne (°C)

Température
maximale 12,3 13,1 16,4 20 22,4 27,2 29,2 28,5 27,3 22,9 17,3 14 18,9
moyenne (°C)
Précipitations
106 95 106 85 76 53 27 81 99 153 110 81 1 072
(mm)

15
15
Source : (it) Servizio Meteorologico

Urbanisme

Palais des doges

Sampierdarena Sottoripa

San Lorenzo
Piazza Cavour
Foce

Adresses
Comme dans la plupart des villes, le passant dans les rues de Gênes voit sur l'entrée de chaque immeuble
un numéro (numero civico). À Gênes, celui-ci est soit noir soit rouge. Les immeubles abritant une activité
professionnelle portent les numéros rouges, et tous les autres, principalement résidentiels, portent un
16
numéro noir . Dans les documents administratifs ou pratiques, les numéros rouges — moins nombreux
que les noirs — sont transcrits suffixés d'un "r" minuscule : un immeuble résidentiel est situé "via
Garibaldi 12" et porte un numéro noir, tandis qu'un restaurant ou une assurance peuvent avoir pour
adresse "via Garibaldi 12r" indiquant un numéro rouge.

Histoire

Antiquité
L'occupation humaine de la région de Gênes est précoce. Les plus anciennes traces de sédentarisation
retrouvées dans la région de Gênes sont datées de l'époque néolithique au Ve millénaire av. J.-C. Des
17
vestiges d'habitations plus récentes datées de l'Âge du bronze (un mur en pierres sèches ) ont également
été retrouvés à l'embouchure du Bisagno.
18
La nécropole de la ville datant des vie et ve siècles atteste l'occupation du lieu par les Étrusques mais le
port d'origine ligure, qui commerce particulièrement avec la plaine du Pô qui est un axe important dans la
Route de l'ambre, est plus ancien. L'ancienne ville ligure est connue des Grecs sous le nom de Σταλία
(Stalia) et reste dans l'ombre de Vada Sabatia (Vado Ligure), près de Savone. Stalia fait alliance avec
Rome par un foedus aequum (« traité entre égaux ») au cours
de la deuxième guerre punique (218-201 av. J.-C.). Les
Carthaginois, sous le commandement de Hannibal, Hasdrubal
et Magon, alliés aux tribus ligures des Intemelii et des
Ingauni, détruisent Gênes en 205 av. J.-C.

La ville est reconstruite par les Romains et en 148 av. J.-C. est
réalisée la via Postumia. La ville reçoit des droits municipaux
après la troisième guerre punique en 146 av. J.-C. Le castrum
original s'agrandit alors vers les quartiers actuels de Santa Carte représentant la Ligurie à l'époque
Maria di Castello et le promontoire San Lorenzo. Gênes romaine.
bénéficie de l'instauration de la Pax Romana et l'oppidum
Genua, mentionné par Pline l'Ancien (Nat. Hist. 3.48), fait
partie de la Regio IX Liguria. En 13 av. J.-C. est établie la via Julia Augusta, tronçon de la via Aurelia.

Le port fait le commerce des peaux, du bois et du miel, produits convoyés vers des villes comme Tortona
et Plaisance. Strabon dit de la ville qu'elle est l'emporium (du grec ἐμπόριον / empórion, « marché ») de
la Ligurie.

Moyen Âge
Après la chute de l'Empire romain d'Occident, Gênes est occupée par les Ostrogoths jusqu'à la reconquête
de l'Italie par Justinien en 553. Quand les Lombards envahissent l'Italie en 568, l'évêque de Milan se
réfugie à Gênes mais les Lombards du roi Rothari prennent Gênes et la Ligurie vers 643. En 774, le
royaume lombard est annexé par l'Empire carolingien. Le premier comte carolingien de Gênes est
Ademar, qui reçoit le titre de praefectus civitatis Genuensis. Ademar meurt en Corse en combattant les
Sarrasins. À cette époque, les remparts romains détruits par les Lombards sont reconstruits.

Durant les siècles suivants, Gênes est un centre de taille moyenne, construisant lentement sa flotte
marchande. La ville est mise à sac et brûlée en 934 lors d'une attaque par les Fatimides et quasiment
abandonnée pendant quelques années. Au xe siècle la ville, située dans la Marche de Gênes, est sous
l'autorité de la famille Obertenghi. Gênes devient une des premières villes italiennes à avoir des droits
civiques garantis par les seigneurs locaux [réf. nécessaire].

République de Gênes
Au Moyen Âge, Gênes est l'une des quatre républiques
maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise dont elle
devint la plus puissante pendant plusieurs siècles à la suite
des Croisades. Elle connaît en particulier deux apogées, tout
d'abord de 1284 à 1381, militairement et politiquement, puis
de 1550 à 1630 environ, financièrement cette fois. On appelle
cette dernière période « le siècle des Génois ».
Expansion de la république de Gênes en
La république de Gênes comprend la Ligurie actuelle, la
mer Méditerranée ainsi qu'en mer Noire.
Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, autour des
bouches du Danube, en Crimée et en Afrique du Nord. Du
e e
xiii siècle à la fin du xv , la mer Noire est une mer génoise, Caffa en Crimée est la plus importante des
colonies avec 80 000 habitants ; il faut ajouter que les Génois ont fondé des colonies loin sur le Danube.
De plus, ils contrôlent les grandes routes terrestres dans le cas où la route des Détroits aurait été fermée.
Gênes succombe sous la pression des troupes de Napoléon Ier et ne fut réinstituée qu'en 1815. Le congrès
de Vienne accorde l'ancienne république « à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne ».

Conquête et grandeur
À la fin du xe siècle, Gênes et Pise entreprennent de chasser les Maures de Corse et de Sardaigne.
Pendant deux siècles, les deux cités se disputent avec acharnement les deux îles et de manière plus
générale, le contrôle de la mer Tyrrhénienne. Dans un premier temps, Pise a l'avantage. Gênes et Pise, au
gré des changements brusques de la politique romaine, se partagent les îles entre leurs différents évêchés.
Durant le bas Moyen Âge, aux xiie et xiiie siècles, Gênes connaît une période de prospérité et de montée
en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alun).

Les Génois sont fermement implantés dans le nord de la Sardaigne, l'extrême Sud Corse avec Bonifacio,
en Balagne avec Calvi qu'ils fondent au xiiie siècle et dans le cap Corse avec Bastia. Ils possèdent en outre
l'île de Capraia en face de Bastia. Les Pisans possèdent le reste des îles. La vie des institutions de la
« Commune » est dominée par les rivalités entre ces quatre grandes familles : les Fieschi, Grimaldi, Doria
et Spinola.

Cependant, Gênes écrase la flotte de Pise lors de la plus


grande bataille navale du Moyen Âge, la bataille de la
Meloria. Le 6 août 1284, près de l'îlot dit de la Meloria, les
88 galères d'Oberto Doria affrontent les 103 galères de Pise
commandées par le podestat vénitien, Alberto Morosini. La
victoire de Gênes est totale. Pour Pise, la défaite est
catastrophique : non seulement elle déplore 5 000 tués,
9 000 prisonniers et sept galères coulées mais la cité perd à
tout jamais son indépendance et sa puissance.
Victoire des Génois à la bataille de la
Son port, Porto Pisano, est comblé et les chaînes le fermant Meloria (1284), la plus grande bataille
navale du Moyen Âge, qui opposa la
sont longtemps exposées sur la façade de Santa Maria di
puissante république de Gênes à sa
Castello. Gênes récupère alors, outre le port de Livourne, les rivale la république de Pise.
droits de Pise sur la Corse et sur la Sardaigne, droits qui
seront cependant très vite contestés par la papauté et le roi
d'Aragon, investi roi de Corse et de Sardaigne. La Sardaigne est abandonnée en 1320 aux Aragonais mais
la Corse reste génoise malgré de longues luttes sur terre et sur mer entre la cité et l'Aragon.

Dans les années 1350, le doge de Gênes, Jean da Murta, reçoit la soumission du peuple de Corse.
Désormais, Gênes, par l'intermédiaire d'offices financiers (la Maona jusqu'en 1453 puis la banque de
Saint-Georges jusqu'en 1561), s'efforce de réduire la noblesse insulaire.

Sa puissante flotte affronte également la république de Venise à plusieurs reprises, sans qu'aucune des
deux rivales puisse dominer l'autre. Depuis 1270, les deux cités renouvellent des trêves successives, tout
en sachant l'affrontement inévitable. Les croisades apportent à Gênes une immense prospérité grâce au
transport des troupes chrétiennes outre-mer. De cette activité sont issus les nombreux ordres militaires
encore aujourd'hui représentés dans la cité. Les marins génois prennent une part considérable dans la
prise de Saint-Jean d'Acre en 1191.
Le commerce génois s’avère florissant dans le sud des royaumes latins. En 1261, par le traité de
Nymphée, les Génois obtiennent du basileus Michel VIII Paléologue des avantages commerciaux
considérables ainsi que le quartier de Galata à Constantinople, de l'autre côté de la Corne d'Or. Bien vite,
le comptoir de Galata attire plus de navires que Constantinople elle-même.

La mer Noire devient le domaine réservé des Génois. Ceux-ci s'assurent le contrôle des routes terrestres
et du Danube (maîtrise de l'estuaire du Danube et fondation de San Giorgio) dans le cas où la route des
Détroits serait inaccessible. Cette domination sans partage, malgré les tentatives de Venise et de l'empire
de Trébizonde, s'achève en 1481 quand la population de Caffa ouvre la ville aux assiégeants ottomans.

Gloire
Au xive siècle, la république de Gênes a un véritable empire
maritime en mer Méditerranée et en mer Noire, incluant la
Corse, alors son grenier à blé, des îles grecques (Lesbos,
Chios, Ikaria et Samos), des comptoirs en Anatolie (Galata,
Phocée, Scalanova, Amastris et Sinope), en Crimée (Cherson,
Cembalos, Halopsis, Yalta, Soudak, Caffa et Kertch), autour
des bouches du Danube (San Giorgio, Caladda, Licostomo,
Eraclea aujourd'hui en ruines et Constanța) et ailleurs en mer Gênes en 1481.
Noire (Montecastro en Moldavie, Matrida, Taman et Tana
dans le khanat de la Horde d'or autour de la mer d'Azov).
C'est une nef génoise qui rapporte involontairement de Crimée la peste noire en 1348.

L'empire génois a pour principal concurrent celui de Venise, dominant en mer Égée, sur les marchés de
Constantinople et de Trébizonde, et à Chypre ; de leur côté, les Vénitiens veulent chasser les Génois de
leurs possessions de Syrie. Gênes se rapproche de Byzance (traité de Nymphée) tandis que Venise se
rapproche de Pise. Les deux cités s'affrontent par intermittences depuis la fin du xiiie siècle et plus
particulièrement depuis le printemps 1294 où les navires vénitiens attaquent les colonies génoises de
Chypre puis, le 7 octobre 1294, mettant les voiles vers la Cilicie. Ils rencontrent les Génois sur la côte
arménienne : la bataille est désastreuse pour Venise qui perd 25 navires, un nombre important de
combattants dont son général Marco Basagio.

Face à la défaite, la ville réagit en donnant ordre à tous ses armateurs d'entreprendre une guerre de course,
tandis que la cité reconstruit une nouvelle flotte de 65 galères. Gênes, qui a ainsi triomphé de Pise et de
Venise, est alors à l'apogée de sa puissance militaire. Cependant, si elle n'a rien à craindre de Pise, alors
divisée en factions, Venise est parfaitement capable de s'opposer à nouveau à elle et, dès l'année suivante,
les deux cités s'affrontent dans une série de coups de main jusqu'à ce que Gênes batte à nouveau Venise le
8 septembre 1298 devant Curzola, bataille remportée par Lamba Doria, frère d'Oberto Doria, vainqueur
de Pise à la Meloria.

Le nouveau type de galères génoises, dites « à la sensile », est largement responsable de la victoire. Le
bilan pour Venise est lourd : 18 navires coulés, 66 navires brûlés par les Génois qui ne peuvent les
remorquer à Gênes, 7 400 prisonniers dont Marco Polo (qui rédige ses récits de voyage dans les prisons
génoises) et Andrea Dandolo, fils du doge Giovanni qui préfère se tuer en se fracassant la tête à son banc
plutôt que de figurer au défilé triomphal de Lamba. Une médiation du pape et de Charles d'Anjou amène
les deux cités à signer la paix de Milan en 1299, faisant planer sur Gênes toujours en proie aux luttes
entre factions, l'ombre des souverains de Milan, les Visconti.
Une troisième guerre éclate, de 1350 à 1355, émaillée de victoires incertaines de part et d'autre, jusqu'à ce
que les deux républiques signent une paix temporaire à Byzance, en 1355, puis qu'elles concluent des
accords commerciaux en 1361. De 1372 à 1378, une nouvelle période de tensions amène successivement
une défaite vénitienne devant Pola en 1374, puis de Gênes près du cap d'Anzio en 1378. L'année suivante
voit Gênes s'imposer mais, en 1379, commence entre les deux villes la guerre de Chioggia s'achevant par
la défaite génoise en 1380, Venise assurant sa souveraineté sur la Méditerranée orientale.

La paix de Turin de 1381 permet à Venise de rentrer à nouveau en possession de tous ses privilèges à
Constantinople et même de se faire reconnaître le droit de commercer librement en mer Noire. Durant
cette guerre, Venise ne doit son salut qu'à la mort du général génois, Pietro Doria, tué lors de la bataille
finale et au retour opportun de Vettor Pisani et de son escadre. Pour sauver leur patrie, les Vénitiens se
saignent autant financièrement que physiquement, induisant de profondes et irréversibles modifications
des institutions.

Essor et renaissance
Alors que Gênes est au sommet de sa gloire, la concurrence
émerge à Venise, où une « Bourse du Rialto » facilite
l'échange des parts de navires, le développement d'une flotte
commerciale et le quadruplement de la superficie de l'arsenal
de Venise dans les trois premières décennies du xvie siècle.
Mais tandis que Venise plaçait comme suprême bien
l'indépendance et l'union des citoyens, Gênes s'offrit aux
différentes puissances étrangères (Visconti, France, puis
Espagne) déchirée de l'intérieur par les luttes fratricides des Christophe Colomb, explorateur génois,
différentes factions, patriciens contre plébéiens, guelfes débarquant en Amérique et ouvrant la
contre gibelins, Adorno contre Fregoso ou Campofregoso. voie aux routes commerciales ainsi
qu'aux conquêtes des conquistadores.
En 1339, Simone Boccanegra avait été acclamé premier doge
de Gênes. Le doge, élu à vie, devait être plébéien et de la
faction gibeline. On appelle cette période le dogat populaire. Aucun doge ne put rester durablement en
place. Chaque coup d'État entrainant la perte de l'indépendance dans un mouvement irréversible de
décomposition. En 1390, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise,
Gênes organisa une expédition militaire voulant lui donner le caractère d'une nouvelle croisade au
prétexte de venger la piraterie des Barbaresques contre les Chrétiens. Elle obtint l'assistance d'un corps de
seigneurs franco-anglais dont Louis II de Bourbon prit le commandement et qui mit le siège devant
Mahdia. Par le traité du 25 octobre 1396, Gênes se donne au royaume de France qui y place en 1401
comme gouverneur Jean II Le Meingre, dit Boucicaut. Éclate une révolution en 1409 et la ville proclame
son indépendance.

Le conflit avec Venise reprend sporadiquement et une nouvelle défaite génoise amena un nouveau traité
en 1404. Gênes n'est alors plus en mesure de s'imposer. Elle est à nouveau battue en 1431. Mais le grand
adversaire de la cité n'est plus Venise, au xve siècle, mais l'Aragon qui lui dispute la Sardaigne (perdue
dès 1320), la Corse et, plus largement, la domination de la Méditerranée occidentale. Mais le 5 août 1435,
Alphonse V est vaincu et fait prisonnier par les Génois à la bataille de Ponza. Il est capturé par le Génois
Biagio Assereto.
Toutefois, la république reste étranglée entre de puissants
rivaux. Et finalement, elle se résout à se déclarer sous la
protection de la France. Celle-ci nomme le 11 mars 1458
comme nouveau gouverneur Jean d'Anjou, duc de Calabre ; il
a six successeurs, dont Antonio Ardorno (1513-1515) et
Octavio Fregoso (1515-1522). Toutefois, Gênes se rebelle le
12 mars 1461. À partir du 16 avril 1464, c'est le duc de Milan
qui impose son protectorat sur la république jusqu'au
7 juillet 1478.

Par la suite, Milan parviendra à nouveau à imposer son


protectorat du 13 septembre 1488 au 26 octobre 1499.
L'intervention en Italie de Louis XII permet à la France de
rétablir sa tutelle du 26 octobre 1499 jusqu'au 30 mai 1522.
Une brève reconquête eut lieu par les Français en 1527. La
ville reprend définitivement son indépendance en 1528 quand
Andrea Doria oblige Adorno et Fregoso à changer de nom et
transforme les institutions. Gênes est une ville particulière,
marquée par les luttes intestines. C'est un port où règnent les Andrea Doria, Grand amiral génois.
riches familles d'armateurs ; la ville grimpe vers le ciel pour
voir arriver les navires ; c'est, avec ses palais à huit étages, la
« New York » du Moyen Âge. Il n'y a pas de rues rectilignes à part la via Garibaldi (Strada nuova) mais
des palais, tours, véritables quartiers fortifiés des familles patriciennes avec leurs églises et sanctuaires.

La population de la ville tombe à 40 000 âmes en 1528.


Andrea Doria offre à sa cité l'indépendance. Il proclame la
formation d'un unique corps civique et veille à supprimer les
luttes de factions. Désormais, la république est aristocratique.
Est noble ou patricien tout homme de 18 ans révolus dont la
famille a exercé des charges politiques avant la révolte
populaire de 1506. 400 nobles sont tirés au sort et forment le
grand conseil, renouvelé par quart tous les ans. Le petit
conseil ou Sénat de 100 membres est formé par tirage au sort
au sein du grand conseil. La seigneurie est formée du doge, de
La Porta Siberia, porte de la ville,
deux procurateurs et des gouverneurs, tous élus pour deux construite entre 1551 et 1553.
ans. Le pouvoir prend une forme collégiale.

Organe très puissant de contrôle des institutions, le syndicato est composé entre autres de deux censeurs.
Le doge est de rang royal, il lui est interdit de sortir de la cité pendant son mandat de deux ans non
renouvelable avant dix années. Or, on élit généralement des hommes fort âgés et seul Giacomo Maria
Brignole sera élu deux fois, en 1779 et 1795 ; il sera le tout dernier doge de la République.
En 1528, la Commune de Gênes disparaît et devient une république sérénissime en 1596. En 1547 a lieu
la Conjuration de Gian Luigi Fieschi qui s'achève tragiquement et provoque la cruelle vengeance
d'Andrea Doria. Gênes perd l'île de Chios, habitée par près de 40 000 Génois en 1566. Tabarka (Tunisie)
en 1744, la Corse en 1768.

Splendeur et lutte
« ...L’étonnante beauté de cette ville dont les maisons
paraissent enchâssées dans le roc comme diamants dans
l’or. » in les Nouvelles exemplaires de Miguel de Cervantès.

À l’époque moderne donc, les anciennes institutions font


place, en 1528, à une république oligarchique ou
aristocratique puisque tous les nobles gouvernent la
République, composée de 28 alberghi, factions qui La bataille de Lépante où la Sainte-Ligue
rassemblent les grandes familles de la noblesse génoise en (1571) affronte l'empire ottoman à la
suite de la prise de Chypre par ce
près de 800 patriciens, telles que les Doria, Grimaldi, Fieschi,
dernier. Cette grande victoire des latins
Spinola, Sauli, Imperiale, Brignole Sale, Lomellini, Balbi, permet de stopper l'avancée ottomane en
Durazzo, Bisagni, Giustiniani, Cattaneo. Elles élisent tous les Europe.
deux ans un doge de la République assisté d'un censeur et de
deux consuls. Les Génois sont les principaux banquiers de la
Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II.
Le siècle qui s'étend de 1550 à 1650 est parfois nommé « le
siècle des Génois ».

En 1575 et 1576 se déroule la guerre civile génoise. Au début


de la république, la succession de « nouveaux nobles » (tels
les Sauli, Brignole Sale) et d'« anciens nobles » (tels les
Doria, Grimaldi, Spinola, Centurione) fut respectée mais les
« anciens nobles » accaparèrent rapidement le pouvoir. Les
« nouveaux nobles » s'enrichirent considérablement en faisant
commerce du coton et de la soie tandis que les « anciens
nobles » s'adonnaient à la banque. Après cette crise, anciens
et nouveaux nobles se virent égaux et les alberghi
disparurent. À cette époque, Gênes est une cité splendide qui
mérite à nouveau son surnom de « la Superbe », c'est-à-dire
l'Orgueilleuse.

La Strada nuova, seule rue droite de la ville dont Madame de


Staël disait « la rue des rois et la reine des rues », abrite les L'Université (crédit : photo de James
plus somptueux palais (Palazzo Rosso des Brignole-Sale, Anderson).
Palazzo Bianco des Grimaldi). Rubens puis Van Dyck font les
portraits de son riche patriciat. Rubens y séjourna pendant les
quatre années qu'il passa en Italie de 1604 à 1608. Il réalisa le Portrait de Brigida Spinola Doria,
conservé à la National Gallery de Washington, et le Portrait de Maria Serra Pallavicino. Antoine van
Dyck, qui partit fin 1621 pour six ans en Italie, séjourna surtout à Gênes. Il y commença sa carrière de
portraitiste à succès et décora les palais somptueux des nobles
génois de tableaux religieux. Dans ses portraits, il mettait
toujours en valeur la position sociale importante de ses
modèles dans un style de portrait en pied, s'inspirant du Titien
et de Rubens.
Gênes en 1572.
La population croît rapidement (140 000 habitants en 1630),
ce qui nécessite la construction de la plus impressionnante
muraille d'Italie : le nouveau mur, s'étirant sur 12 km et
protégeant la cité de tous côtés. Il fut édifié entre 1626 et
1639. En 1637, le doge Gian Francesco I Brignole offre la
souveraineté de ses États à la Vierge Marie. Au xviie siècle, la
république soutient deux guerres victorieuses contre la
Savoie. Le riche plébéien Vacheron, avec l'aide de la Savoie,
tente en 1628 d'assassiner tous les patriciens afin de permettre
une invasion victorieuse de Gênes par la Savoie. Mais il est
découvert et exécuté avec ses complices.

Néanmoins, cela ne décourage pas le duc de Savoie et en


1672, Raffaele Della Torre tente de faire sauter la salle du
Conseil à l'aide d'une « machine infernale » (bombe). Au
cours de sa fuite, il est assassiné d'un coup de poignard à
19
Venise .

En 1684, le doge de Gênes (Francesco Maria Imperiale


Lercari) commet l'erreur de défier Louis XIV en fournissant
des galères à l'Espagne, ennemie de la France. Au même
La Marquise Spinola-Doria (1606,
moment, il traite avec désinvolture l'ambassadeur français
Rubens). National Gallery, Washington.
François Pidou, chevalier de Saint-Olon. Sur ordre du roi, le
marquis de Seignelay, intendant de la marine, accompagné du
lieutenant général des armées navales Abraham Duquesne, organise en mai 1684 une expédition punitive.
La ville subit un violent bombardement.

Le doge doit venir s'humilier à Versailles en mai 1685. Le doge se rend à la présentation au Roi, en plein
mois d'août, avec un vêtement de velours, une action publicitaire adroite qui détermina le début d'une
période de grande exportation de velours de Gênes à la France. Pendant la visite, le roi, montrant au doge
le nouveau palais royal de Versailles, lui demanda quelle était la chose qui l'avait le plus étonné pendant
sa visite. Le doge répondit d'une formule lapidaire, caractéristique du sarcasme génois : « Mi chi » c'est-à-
dire « Moi ici ».

Le gouvernement génois se limite désormais à assurer la sécurité et à prélever l'impôt, tandis que la haute
classe dirigeante s'adonne au grand commerce et à la finance. Le blé acheté en grande quantité et à bas
prix au royaume de Naples suffit à approvisionner la cité qui, ainsi, ne pense pas à mettre en valeur la
Corse où elle construit tout de même routes, forts et ponts. La maîtrise de la Corse est nécessaire à la
survie de Gênes, car toute nation possédant l'île serait en mesure d'exercer le blocus de la métropole.
Durant le xviiie siècle, la République eut à mener plusieurs
violentes guerres contre le duché de Savoie. Lors de la guerre
de Succession d'Autriche, les armées génoises tout juste
réorganisées et portées à 10 000 hommes par le général en
chef Francesco II Brignole Sale, souffrent des défaites de la
France. Gênes est dès lors [Quand ?] occupée [Par qui ?]
[pourquoi ?]. En 1747, Gênes se révolte contre l'occupant

autrichien, révolte menée par un enfant nommé


« Ballila » [précision nécessaire] [réf. souhaitée].

Gênes cède à titre « provisoire » sa séculaire souveraineté sur


l'île de Corse en 1768. En 1795, Giacomo Maria Brignole est
élu, pour la seconde fois (après 1779), dernier doge de Gênes.
La République continua d'exister moralement malgré
l'occupation française et au Congrès de Vienne en 1814-1815,
Antoine Brignole Sale défend vigoureusement mais sans
Gian Francesco II Brignole Sale, doge de
succès l'indépendance de la Ligurie ; il est le dernier ministre
Gênes de 1746 à 1748 par Hyacinthe
de l'antique République et il poursuivra une brillante carrière
Rigaud en 1739.
commencée aux côtés de Napoléon, comme ministre et maire
de Gênes. Par la Constitution dorienne de 1528, le choix du
doge devait être équiprobable entre les membres du grand
conseil mais, vers la fin de la République et l'augmentation du
nombre de patriciens pauvres, certains suffrages se
monnayaient, parfois même à vil prix.

Principales familles aristocratiques


Sur les 79 doges que compta la République, un certain
nombre de familles sont représentées plusieurs fois au dogat : Vue de Gênes, aquatinte d'Ambroise
Louis Garneray v. 1810.
11 doges : Grimaldi - Spinola
8 doges : Durazzo - Adorno
7 doges : De Franchi - Giustiniani - Lomellini
6 doges : Centurione - Doria
5 doges : Cattaneo - Gentile
5 mandats biennaux, 4 doges : Brignole (Giacomo Maria fut l'unique doge élu deux fois et
fut l’ultime doge)
4 doges : De Mari - Imperiale - Invrea - Negrone
3 doges : Pallavicini - Sauli
2 doges : Balbi - Cambiaso - Chiavari - Della Torre - Lercari - Pinello - Veneroso - Viale
1 doge : Assereto - Ayroli - Canevaro - Chiavica Cibo - Cicala Zoaglio - Clavarezza - Da
Passano - De Ferrari - De Fornari - De Marini - Della Rovere - Di Negro - Ferreti -
Franzoni - Frugoni - Garbarino - Giudice Calvi - Odone - Promontorio - Saluzzo -
Senarega - Vacca (ou Vaccari) - Vivaldi
À Gênes, où ne s'affirma pas une seigneurie et où l'union tardive de l'oligarchie préférait taire les guerres
fratricides du passé, il n'y eut pas d'historiographie officielle qui aurait projeté dans le passé les gloires de
la noblesse génoise. Ainsi, par cet aspect, véritable omerta du passé, des gloires comme des violences,
l'histoire de la Superbe République semble moins glorieuse que celle de Venise, sa Sérénissime sœur
rivale. Mais cela n'est qu'apparence trompeuse.

République ligurienne, royaume de Sardaigne et royaume d'Italie


En 1797, les armées de la République française avancent en
Italie et un comité jacobin proclame une République
ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au
profit d'une « république sœur ». Les aristocrates génois, dont
le dernier doge Giacomo Maria Brignole, continuent la lutte
en se disséminant dans l'Italie du Nord. Les Génois, attachés à
leur république aristocratique, acceptent d'abord mal ce
nouvel état calqué sur le modèle français. En novembre 1799,
il y a une tentative de révolte de la Ville de Gênes, sous le
commandement du noble Pasqual Adorno. Le complot pour le Chebec genois. Le Chebec avec ses
20
5 novembre a été découvert et déjoué . voiles latines est un navire typiquement
méditerranéen aux origines mêlées,
L'année suivante, Gênes se donne un doge pour cinq ans en la italiennes et arabes.
personne d'un membre de la famille Durazzo. En 1802, il
obtient un mandat à vie, comme le mandat de l'Empereur
français. En 1805, la république est annexée à l'Empire français. En 1814, le territoire de l'ancienne
république de Gênes ne retrouve pas son indépendance et est annexé au royaume de Sardaigne (Piémont).
Le soulèvement génois contre la maison de Savoie en 1821, réprimé avec une grande effusion de sang, a
éveillé les sentiments nationaux de la population.

Antoine-François-Hector Vulliet de la Saunière, marquis de Yenne, est à sa mort, survenue en 1830,


21
Gouverneur général de Gênes . En 1849, les troupes de Savoie, sous les ordres du général Alfonso La
Marmora, répriment durement une insurrection provoquée par le mécontentement populaire. En 1853,
Giovanni Ansaldo et Raffaele Rubattino fondèrent la société industrielle Ansaldo. Gênes joue un rôle clé
pour le Risorgimento grâce au travail de Giuseppe Mazzini, Nino Bixio, Goffredo Mameli. De Gênes
(Quarto dei mille) a commencé l'Expédition des Mille, dirigée par Giuseppe Garibaldi.

En 1861, Gênes, avec tout le royaume de Sardaigne, sont intégrés dans le nouveau royaume d'Italie.

En 1892, à Gênes par Filippo Turati, Andrea Costa et Anna Kuliscioff a été créé le Parti socialiste italien,
la ville est devenue un important centre industriel et le port d'embarquement pour de nombreux émigrés
italiens s'en allant tenter leur chance en Amérique. Les immigrants génois en Argentine créent le quartier
de Buenos Aires appelé La Boca et en 1905 toujours grâce aux immigrants génois sera fondé le Club
Atlético Boca Juniors.
Ansaldo 1853. Monument en mémoire Chantiers navals de
de l'Expédition des Sestri Ponente.
Mille.

e
xx siècle
Le xxe siècle pour la ville de Gênes commence par
l'Exposition Internationale de 1914. Sous le fascisme, la
Grande Gênes est constituée. Pendant cette période, de
nombreuses œuvres urbaines ont été réalisées et en 1931, les
chantiers navals de Sestri Ponente lancent le transatlantique
Rex. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la flotte
britannique bombarde Gênes et un obus tombe dans la
cathédrale San Lorenzo sans exploser. Une copie est
maintenant visible pour le public dans le collatéral droit de la
22
cathédrale . La ville fut libérée par les partisans, le
25 avril 1945, quelques jours avant l'arrivée des Alliés.

Après la guerre, la ville de Gênes devient un des sommets du


triangle industriel avec Turin et Milan. Les chantiers navals
de Sestri Ponente construisent le transatlantique Andrea
Doria. À la fin des années 1990 commence le développement
de la Fiera di Genova, zone d'expositions (par exemple le
Salon Nautique et Euroflora) à l'embouchure du Bisagno.

e Exposition Internationale.
xxi siècle
En juillet 2001, le 27e sommet du G8 se tient dans la ville. Il
est éclipsé par de violentes manifestations au cours desquelles Carlo Giuliani, un militant
altermondialiste, sera tué lors d'une confrontation avec la police italienne (voir l'article « émeutes anti-G8
de Gênes de 2001 »). En 2007, quinze fonctionnaires, parmi lesquels figuraient des policiers, agents
pénitentiaires et deux médecins, ont été reconnus coupables par un tribunal italien d'avoir maltraité des
23
manifestants. Un juge a prononcé des peines de prison allant de cinq mois à cinq ans .

En 2004, l'Union européenne a désigné Gênes comme capitale européenne de la culture, avec la ville
française de Lille.
Le 14 août 2018, le pont Morandi, section autoroutière qui surplombe plusieurs quartiers de la ville,
s'effondre, provoquant la mort de 43 personnes. Le 3 août 2020, le viaduc Gênes-Saint-Georges est
inauguré à la place de l'ancien pont.

Culture

Arts textiles
Les arts textiles ont été florissants à Gênes.

Au xiiie siècle, la république de Gênes avait le monopole du commerce de l'alun, minéral essentiel pour la
24
fixation des couleurs sur les tissus, en particulier la soie et le velours . La fabrication et l'exportation de
tissus précieux s'y sont développées : le velours de Gênes et la soie, qui a fait la fortune de Zoagli, petit
bourg des environs.
25
La toile de jean doit sans doute son nom à la ville de Gênes . D'abord utilisé par la marine génoise pour
ses voiles et les vêtements de ses marins, ce tissu a aussi servi pour l'habillement des plus pauvres,
comme le montrent les tableaux du Maestro della tela di Genova. La toile est aussi présente dans l'art
religieux, soit en support (La Déposition du Christ de Teramo Piaggio), soit en représentation (Martyre de
saint André de Teramo Piaggio et Antonio Semini).
Femme cousant avec deux enfants. La Déposition du Christ.

Martyre de saint
André.

Monuments et patrimoine
Le centre historique de Gênes s'articule en un dédale de
26
places et de caruggi étroits (ruelles génoises typiques) .

Les symboles de la ville sont la Lanterna (phare de 117


mètres de haut), l'un des plus anciens encore en fonction,
visible au loin de la mer (au-delà de 30 kilomètres), et la
fontaine monumentale de la Piazza De Ferrari,
récemment [C'est-à-dire ?] restaurée, véritable cœur de la vie
citadine. Près de la Piazza De Ferrari et du Teatro Carlo
Vue de Gênes
Felice se trouve la galerie Mazzini, un passage couvert
Camille Corot, 1834
typique du XIXe siècle avec de nombreuses boutiques
Art Institute of Chicago.
élégantes et des cafés. Dans les quartiers principaux du centre
historique, médiéval, Renaissance et du port :

Les ruelles, i vicoli, celles du Sottoripa descendant vers le port.


Le Porto Antico (Vieux Port) avec le plus grand aquarium d’Italie et d'Europe et le Galata -
Museo del mare consacré au monde maritime.
La Lanterna, un des phares les plus anciens encore en fonction, haut de 117 mètres, il
domine la ville et la mer depuis le xvie siècle.
La Loggia dei Mercanti (Loge des Banquiers, l'ancienne Bourse).
Le Teatro Carlo Felice (1828).
Le Théâtre Gustavo Modena, ou Teatro Nazionale di Genova.
La Porta Soprana, ancienne porte d'entrée de la ville.
La Galleria Mazzini, passage couvert métallique du xixe siècle.
La piazza De Ferrari.
Les palais et le Système des palais des Rolli : les célèbres Strade Nuove sont via
Garibaldi (Strada Nuova), via Cairoli (Strada Nuovissima) et via Balbi (Strada Balbi). A
Gênes, il y a 114 palais nobles dont 42 sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
Parmi les palais les plus importants figurent :
Le Palazzo Reale
Le Palazzo San Giorgio (palais Saint-Georges, siège de la banque fondée en 1407)
Le Palazzo Ducale (palais des Doges)
Le Palazzo Bianco
Le Palazzo Rosso
Le Palazzo Doria-Tursi
Le Palazzo Podestà
Le Palazzo della Meridiana
Le Palazzo Lamba Doria
Le Palazzo Doria del Principe
Le livre écrit par Pierre Paul Rubens intitulé : Palazzi di Genova
Liste des palais de la ville de Gênes

Hall du Palazzo Angelo Nympheum du Fronton de la porte


Giovanni Spinola. Palazzo Podestà. principale du Palazzo
Sinibaldo Fieschi.

Les édifices religieux :


Le Duomo di San Lorenzo (cathédrale Saint-Laurent) où était conservé le Sacro
Catino
L'église du Gesù et des Saints Ambroise et André (Circoncision de Rubens, retable
du maître-autel)
L'église de San Giovanni di Prè
L'église San Donato
L'église Santa Maria di Castello
La basilique Santissima Annunziata del Vastato
La basilique Santa Maria Immacolata
La basilique Santa Maria Assunta
La basilique Santa Maria delle Vigne
L'église San Pancrazio
La basilique San Siro
L'église San Matteo

Nef de la cathédrale Voûte de l'église du Annonciation de Just


Saint-Laurent. Gesù. de Ravensbourg, dans
le couvent Santa Maria
di Castello.

Les musées d'art de la Strada Nuova (maintenant Via Garibaldi) : Musei di Strada Nuova
La Galerie nationale du palais Spinola
L'église-musée Sant'Agostino
Le jardin botanique Clelia Durazzo Grimaldi
Le château d'Albertis qui abrite un musée consacré aux cultures du monde
Le château Mackenzie, de style néogothique.
En périphérie :

Dispersées autour de la ville se trouvent de nombreuses villas, construites entre le XVe et


le XXe siècle. Parmi les plus connues :
Villa Brignole Sale Duchessa di Galliera et son parc public de 25 hectares
Villa Centurione del Monastero
Villa Durazzo-Pallavicini, qui abrite le musée d'Archéologie ligure
Villa Doria Centurione
Villa Durazzo Bombrini
Villa Giustiniani-Cambiaso
Villa Rossi Martini
Villa Imperiale Scassi
Villa Grimaldi Fassio
Villa Negrone Moro
Villa Di Negro Rosazza, qui abrite le musée d'art moderne, dans les parcs de Nervi
Villa Saluzzo Serra
Villa delle Peschiere
Villa Imperiale
Villa Saluzzo Bombrini

Le cimetière monumental de Staglieno


les quartiers balnéaires de Boccadasse et de Nervi, anciens villages de pêcheurs.

Cuisine
C'est à Gênes en 1574 que la première Guilde des Pastai fut formée avec son propre statut (Capitoli
dell'arte dei Fidelari). Outre la paternité revendiquée du pesto, de la focaccia génoise, du jean et du jeu
de loterie, Gênes lie également son nom à la naissance, avec d'autres villes, de la coutume de l'apéritif.

Éducation
Les premières formes organisées d'enseignement supérieur à Gênes remontent au XIIIe siècle, lorsque les
collèges privés avaient le droit de décerner des diplômes en médecine, philosophie, théologie, droit, arts.
Aujourd'hui, l'Université de Gênes, fondée en 1481, est l'une des plus grandes d'Italie, avec 11 facultés,
51 départements et 14 bibliothèques. En 2007-2008, l'université comptait 41 000 étudiants et 6 540
diplômés.

Personnalités liées à Gênes

Guglielmo Embriaco Christophe Colomb Niccolò Paganini Giuseppe Mazzini

Eugenio Montale Riccardo Giacconi Renzo Piano Palmiro Togliatti

le saint Romule de Gênes (ve siècle)


le chroniqueur Caffaro di Rustico da Caschifellone (1050-1164)
le pape Innocent IV (1180-1254)
le troubadour Perceval Doria (1195-1264)
les explorateurs, navigateurs et marchands Vandino et Ugolino Vivaldi (xiiie siècle)
le corsaire et amiral Enrico Pescatore (xiiie siècle)
le pape Adrien V (1205-1276)
le chroniqueur et archevêque de Gênes Jacques de Voragine (1228-1298), auteur de La
Légende dorée
le navigateur Benedetto Zaccaria (1248-1307)
le cartographe Pietro Vesconte (actif entre 1310 et 1330)
le navigateur Lancelot Maloisel ( -1385)
l'architecte Leone Battista Alberti (1404-1472)
le pape Innocent VIII (1432-1492)
sainte Catherine de Gênes ou Caterina Fieschi Adorno (1447-1510), mystique
le navigateur Jean Cabot (1450-1498)
le navigateur et explorateur Cristoforo Colombo (Christophe Colomb) (Gênes, 1451-1506)
le condottiere et amiral Andrea Doria (1466-1560)
le religieux Fabiano Chiavari (1489-1569)
le compositeur, luthiste et éditeur de musique Simone Molinaro (1565-1615)
le mathématicien Jean-Baptiste Baliani (1582-1666)
le peintre Nicolò da Voltri, actif à Gênes de 1394 à 1417
le cardinal Lorenzo Cibo de' Mari (1450/1451-1503)
le cardinal Alderano Cibo (1613-1700)
les peintres de l'École Génoise :
Luca Cambiaso (1527-1585)
Bernardo Strozzi (1581-1622)
Giovanni Benedetto Castiglione (1609-1664)
Baciccio (1639-1709)
le sculpteur Filippo Parodi (1630-1702)
Alessandro Magnasco (1667-1749)
le sculpteur, dessinateur, peintre et architecte marseillais Pierre Puget travaille à Gênes
de 1661 à 1668
le mathématicien Giovanni Battista Pisani, actif à Gênes au xviie siècle
la religieuse Marie Diomire du Verbe Incarné (1708-1768)
le rebelle Giovan Battista Perasso dit Balilla (1735-1781)
le marin et corsaire Giuseppe Bavastro (1760-1833)
l'architecte Carlo Barabino (1768-1835)
le librettiste et poète Felice Romani (1788-1865)
le violoniste Niccolò Paganini (1782-1840)
l'archevêque de Turin Luigi Fransoni (1789-1862)
le missionnaire et diplomate Giuseppe Sapeto (1811-1895)
le violoniste Camillo Sivori (1815-1894)
le compositeur Cesare Pugni (1802-1870)
le philosophe, journaliste, révolutionnaire et homme politique Giuseppe Mazzini (1805-
1872)
le poète Goffredo Mameli (1827-1849) et le compositeur Michele Novaro (1818-1885) qui
ont écrit l'hymne national italien
le prêtre, journaliste et philosophe Cristoforo Bonavino (1821-1895)
l'homme politique Nino Bixio (1821-1873)
l'entrepreneur et armateur Raffaele Rubattino (1810-1881)
l'entrepreneur Giovanni Ansaldo (1814-1859)
l'entrepreneur Rinaldo Piaggio (1864-1938), créateur de la célèbre firme Piaggio
le graveur et peintre Edoardo Chiossone (1833-1898)
le géologue et homme politique Lorenzo Pareto (1800-1865)
le naturaliste Giacomo Doria (1840-1913)
le géologue Arturo Issel (1842-1922)
l'explorateur Enrico Alberto D'Albertis (1846-1932)
le pape Benoît XV (1854-1922)
le prince Emmanuel-Philibert de Savoie (1869-1931) , duc d'Aoste
le peintre Rubaldo Merello (1872-1922)
l'acteur de cinéma Bartolomeo Pagano (1878-1947)
l'écrivain et poète Camillo Sbarbaro (1888-1967)
l'écrivain Eugenio Montale (1896-1981), prix Nobel de littérature en 1975
l'homme politique Palmiro Togliatti (1893-1914)
l'actrice Giuditta Rissone (1895-1977)
le cardinal Giuseppe Siri (1906-1989)
le compositeur Angelo Francesco Lavagnino (1909-1987)
le chanteur Natalino Otto (1912-1969)
l'archéologue Luigi Bernabò Brea (1910-1999)
l'homme politique Paolo Emilio Taviani (1912-2001)
le plongeur naval et homme politique Luigi Durand de la Penne (1914-1992)
le réalisateur Pietro Germi (1914-1974)
l'architecte d'intérieur Renzo Mongiardino (1916-1998)
la journaliste Fernanda Pivano (1917-2009)
le peintre Eugenio Carmi (1920-2016)
l'acteur Franco Silva (1920-1995)
le scénographe et illustrateur Emanuele Luzzati (1921-2007)
le chercheur spécialiste de la génétique des populations Luigi Luca Cavalli-Sforza (1922-)
le peintre contemporain abstrait Emilio Scanavino (Gênes, 1922 - Milan, 1986)
l'acteur de cinéma et de théâtre Vittorio Gassman (Gênes, 1922 - Rome, 2000).
l'acteur Alberto Lupo (1924-1984)
l'actrice Eleonora Rossi Drago (1925-2007)
le dessinateur Giovan Battista Carpi (1927-1999)
le réalisateur et scénariste Giuliano Montaldo (1930-)
le poète et écrivain Edoardo Sanguineti (1930-2010)
le champion olympique de boxe Aureliano Bolognesi (1930-2018)
le physicien Riccardo Giacconi (1931-), Prix Nobel de physique en 2002
l'acteur et écrivain Paolo Villaggio (1932-)
le chanteur Umberto Bindi (1932-2002)
le chanteur Gino Paoli (1934-)
le chanteur français Nino Ferrer (1934-1998)
le chanteur Bruno Lauzi (1937-2006)
le chanteur Luigi Tenco (1938-1967)
l'architecte Renzo Piano (1937-)
l'actrice Rosanna Schiaffino (1938-2009)
le critique d'art Germano Celant (1940-)
le chanteur Fabrizio De André (1940-1999)
la soprano Luciana Serra (1946-)
le spationaute Franco Malerba (1946-)
l'humoriste et militant politique Beppe Grillo (1948-)
l'actrice Delia Boccardo (1948-)
le chanteur Angelo Branduardi (1950-)
le chanteur Ivano Fossati (1951-)
l'organiste et pédagogue Emilio Traverso (1951-2007)
la chanteuse Antonella Ruggiero (1952-)
la soprano Daniela Dessì (1957-2016)
le chef d'orchestre Fabio Luisi (1959-)
l'actrice pornographique Moana Pozzi (1961-1994)
la garde privée Fabrizio Quattrocchi (1968-2004)
l'homme de théâtre Fausto Paravidino (1976-)
le ténor Francesco Meli (1980-)
le footballeur Federico Chiesa (1997-)
le footballeur Pietro Pellegri (2001-)
le footballeur Eddie Salcedo (2001-)
représentante d'une famille des maestranze Anna Cantoni (1769-1994)

Politique et administration
La ville est administrée par un conseil municipal de 40 membres élus pour un mandat de cinq ans. Les
dernières élections ont eu lieu les 12 et 26 juin 2022.
Les maires successifs

Période Identité Étiquette Qualité


1876 1877 Lazzaro Negrotto Cambiaso

Les données manquantes sont à compléter.

1891 1891 Giacomo Doria


Les données manquantes sont à compléter.

1992 1993 Claudio Burlando Parti démocrate de la gauche

1993 1993 Alfio Lamanna Parti républicain italien Maire régent


1993 1993 Vittorio Stelo Commissaire préfet

1993 1997 Adriano Sansa Alliance des progressistes

1997 2007 Giuseppe Pericu Démocrates de gauche


2007 2012 Marta Vincenzi Parti démocrate

2012 2017 Marco Doria Gauche, écologie et liberté

2017 en cours Marco Bucci Centre droit


Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux

Grand Gênes
L'ensemble du Grand Gênes (Grande Genova) - c'est-à-dire la ville qui s'étend d'un bout à l'autre du golfe
qui porte le nom de Gênes, depuis les falaises de Nervi jusqu'à la plage de galets de Voltri - remonte à
l'époque du fascisme, en 1926, quand ont été réunies au chef-lieu plus de vingt communes, jusque là
autonomes, qui sont aujourd'hui des quartiers (delegazioni) mais qui sont depuis toujours dans le cadre du
centre-ville et comprennent les vallées adjacentes et les deux rivieras.

Par extension, on utilise parfois le terme pour l'ensemble de l'agglomération autour de la commune de
Gênes, avec les myriades de petites municipalités qui s'étendent sur flancs des collines et les hauteurs des
environs (comme le mont Figogna, où se trouve le sanctuaire Nostra Signora della Guardia) ou encore les
lieux touristiques divers, falaise ou plages de sable au-delà de Vesima, à l'ouest, ou de Bogliasco, à l'est.
En fait, le réseau d'autobus et la ligne ferroviaire qui les desservent marquent le mieux l'unité de ces
divers quartiers de l'actuel « grand Gênes ».

Anciennes communes
Les communes adjointes en 1873 incluent : Foce, [Link] d'Albaro, San Martino d'Albaro, San
Fruttuoso, Marassi (comprenait Quezzi), et Staglieno où se trouve le fameux cimetière monumental.
Les communes adjointes en 1926 incluent : Apparizione, Bavari, Bolzaneto, Borzoli, Cornigliano Ligure
ou Cornigliano, Molassana, Nervi, Pegli, Pontedecimo, Pra', Quarto dei Mille, Quinto al mare, Rivarolo,
Sampierdarena, San Quirico (it), Sant'Ilario, Sestri Ponente, Struppa, et Voltri.

Communes limitrophes
Arenzano, Bargagli, Bogliasco, Bosio (AL), Campomorone, Ceranesi, Davagna, Masone, Mele,
Mignanego, Montoggio, Sant'Olcese, Sassello (SV), Serra Riccò, Sori, Tiglieto, Urbe (SV)

Évolution démographique
Habitants recensés

Sports
La ville possède deux clubs de football professionnels, le Genoa CFC, fondé en 1893 et qui est le plus
vieux club de football italien, et l'UC Sampdoria, fondé en 1946. Le derby entre les deux équipes est
appelé Derby della Lanterna.

La ville possède plusieurs installations sportives, tels que le Stade Luigi-Ferraris (qui accueille le Genoa
et la Sampdoria) ou encore le Stade La Sciorba.

Elle organise aussi chaque année en septembre un tournoi de tennis sur terre battue du circuit ATP
Challenger Tour.

La ville abrite également le Yacht Club Italiano, fondé en 1879, le plus ancien club de voile de
Méditerranée.
Le stade Luigi-Ferraris Le stade La Sciorba.
en 2016.

Voies de communication et transports

Transport routier
La ville de Gênes est traversée par l'autoroute A10 dite des fleurs depuis les années 1950, avec plusieurs
jonctions :

avec l'autoroute A7 vers Milan au nord-ouest ;


avec l'autoroute A12 vers Livourne au sud-est ;
avec l'autoroute A726 vers Alexandrie au nord-est.

Transports urbains
Depuis 1990, Gênes est équipée d’une ligne de métro (8
stations) gérée par la compagnie Transdev. Le réseau
comporte aussi trois navebus (Pegli-Centro, Genes-Camogli,
Genes-Portofino), plusieurs lignes d'autobus et une ligne de
trolleybus. La nature vallonnée de la ville a influencé ses

Trolleybus de Gênes.
transports en commun, qui comporte deux funiculaires (Zecca-Righi et Sant'Anna), une ligne à
crémaillère (Principe-Granarolo), et dix ascenseurs urbains.

Le port
Le port de Gênes est le premier port italien. Le port de Gênes comprend le port de commerce et le port de
passagers. Plusieurs lignes de croisières et de ferries desservent les terminaux passagers du vieux port,
avec un trafic de 3,2 millions de passagers en 2007. MSC Cruises a choisi Gênes comme l'un de ses
principaux ports d'attache, en concurrence avec la compagnie génoise Costa Cruises, qui a déménagé son
port d'attache à Savone.

Aéroport
L'aéroport de Gênes est situé à 6 km du centre-ville, il est construit sur une péninsule artificielle. En
2017, il a accueilli 1,2 million de passagers.

Transports ferroviaires
Les principales gares ferroviaires sont Gênes Brignole à l'est et Gênes Principe à l'ouest. Gênes Brignole
est proche des quartiers d'affaires et du parc des expositions, tandis que le Principe est proche du port, de
l'université et du centre historique. De ces deux gares partent les principaux trains reliant Gênes à la
France, Turin, Milan et Rome. La ville de Gênes comporte 23 stations ferroviaires réparties le long de la
côte :

Stazione di Genova Acquasanta (it)


Stazione di Genova Bolzaneto (it)
Stazione di Genova Borzoli (it)
Gare de Gênes-Brignole
Stazione di Genova Cornigliano (it)
Stazione di Genova Costa (it)
Stazione di Genova Granara (it)
Stazione di Genova Nervi (it)
Stazione di Genova Pegli (it)
Stazione di Genova Piazza Manin (it)
Gare de Gênes-Piazza-Principe
Stazione di Genova Pontedecimo (it)
Stazione di Genova Pra (it)
Stazione di Genova Quarto dei Mille (it)
Stazione di Genova Quinto al Mare (it)
Stazione di Genova Rivarolo (it)
Gare de Gênes-Sampierdarena
Stazione di Genova San Biagio (it)
Stazione di Genova Sestri Ponente (it)
Stazione di Genova Sturla (it)
Stazione di Genova Vesima (it)
Stazione di Genova Via di Francia (it)
Stazione di Genova Voltri (it)

Relations extérieures

Jumelages
Baltimore (États-Unis)
Chios (Grèce)
Columbus (Ohio) (États-Unis)
Marseille (France)
Odessa (Ukraine)

Mairie, Palazzo Doria-Tursi.


Rijeka (Croatie)

Accords bilatéraux
Saint- Mantoue (Italie) Capo di Ponte (Italie)
Pétersbourg (Russie) Crémone (Italie) Castelsardo (Italie)
Ovada (Italie) Saint-
Iekaterinbourg (Russie) Domingue (République
Buenos Constanța (Roumanie) dominicaine)
Aires (Argentine) Tursi (Italie)
Turin (Italie)
Guayaquil (Équateur) Deva Pointe Noire (Congo)
La Havane (Cuba) (Hunedoara) (Roumanie) Kaolack (Sénégal)
Barcelone (Espagne) Sienne (Italie) Lattaquié (Syrie)
Dalian (Chine) Odessa (Ukraine) Galata (Turquie)
Marseille (France) Kiev (Ukraine) Hébron (Palestine)
Belém (Brésil) Nice (France) El Mina (Liban)
Athènes (Grèce) La Paz (Bolivie) Pizzo (Italie)
Lille (France) Azuchi (Japon) Polokwane (Afrique
Acqui Terme (Italie) Bogota (Colombie) du Sud)
Moscou (Russie) Valparaíso (Chili) Lyon (France)
Varna (Bulgarie) Sousse (Tunisie)

Réseau de villes
Eurocities

Notes et références
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25. Étymologie sur le site du Cnrtl ([Link]
26. « Que visiter, que faire à Gênes ([Link] », sur La
souris globe-trotteuse (consulté le 10 juillet 2023).
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
Gênes ([Link]
iki/Genova?uselang=fr), sur Wikimedia
Commons
Gênes, sur le Wiktionnaire
Gênes, sur Wikiquote
Gênes, sur Wikivoyage

Bibliographie culturelle
(it) Federico Alizeri, Guida artistica di Genova, Gênes, 1846-1847.

Bibliographie historique
Fabien Levy, Histoire de Gêne : Le souffle du capitalisme mondial, XIVe-XVIe siècle,
Passés composés, avril 2025

Articles connexes
Familles patriciennes de Génois, voiles Opération Vado (1940)
Gênes Génoise (architecture) Accords de Gênes
Histoire des Juifs à Pont génois (1922)
Gênes Traité de Rapallo (1922)
Tour génoise
Archidiocèse de Gênes Traité de Rapallo (1920)
Liste des tours génoises
Velours de Gênes en Corse Siège de Gênes (1747)
Jean (tissu) Occupation génoise de Siège de Gênes (1746)
Crèche génoise Rhodes Siège de Gênes (1522)
Génoise (cuisine) Carabiniers génois (485) Genua, astéroïde
Société de navigation Arbalétriers génois nommé d'après le nom
génoise Rubattino Émeutes anti-G8 de latin de la ville
Marine génoise Gênes de 2001

Liens externes
(it) Commune de Gênes ([Link]
GenovaTurismo ([Link]
Notices d'autorité : VIAF ([Link] ·
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Brésil ([Link]
Ressource relative au spectacle : Archives suisses des arts de la scène ([Link]
[Link]/p/bf6e0073-02c7-4ef6-beec-524f74617f3a)
Ressource relative à la géographie : Digital Atlas of the Roman Empire ([Link]
[Link]/places/10569)
Ressource relative à la bande dessinée : Comic Vine ([Link]
wd/4020-61822/)
Ressource relative aux beaux-arts : Grove Art Online ([Link]
[Link].T031310)
Ressource relative à la recherche : Horizon 2020 ([Link]
ers/opportunities/portal/screen/how-to-participate/org-details/998295095)
Ressource relative à la musique : MusicBrainz ([Link]
567-4b8d-ac62-d8e5f18b32d1)
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