Modèles à volatilité stochastique
AIT LAQDDIEME MARWA
ERRACHIDI HAFSA
REHHABY YOUNES
31/12/2025
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Plan
1 Volatilité implicite et limites de Black–Scholes
2 Cadre général des modèles à volatilité stochastique
3 Modèle de Heston
4 Modèle SABR
5 Implémentation et calibration
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Volatilité implicite : définition
Sur le marché, le prix des options est observé.
Le modèle de Black–Scholes donne un prix théorique dépendant de
la volatilité.
La volatilité implicite est la valeur de σ qui permet de retrouver le
prix de marché.
Cmarch = BS(S0 , K, T, r, σimp )
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Modèle de Black–Scholes
dSt = µSt dt + σSt dWt
σ : volatilité supposée constante
Hypothèse clé du modèle
Le prix d’une option est une fonction croissante de la volatilité
Une volatilité plus élevée implique une option plus chère
Plus d’incertitude sur le prix futur
Plus de valeur pour le droit offert par l’option
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Dépendance au strike et à la maturité
Dans le modèle de Black–Scholes, la volatilité est supposée constante :
σ = constante
En pratique, les prix de marché montrent que :
la volatilité implicite dépend du strike K,
la volatilité implicite dépend de la maturité T .
On observe alors une surface de volatilité implicite :
σimp = σ(K, T )
Cette dépendance constitue une première limite du modèle de
Black–Scholes.
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Smile et skew de volatilité
Smile de volatilité :
La volatilité implicite est minimale pour les options at-the-money.
Elle augmente pour les options très in-the-money et
out-of-the-money.
La courbe de volatilité a alors une forme symétrique en sourire.
Skew de volatilité :
La volatilité implicite devient asymétrique selon le strike.
Sur les marchés actions, la volatilité est plus élevée pour les strikes
faibles.
Ces phénomènes sont absents du modèle de Black–Scholes.
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Illustration : Smile de volatilité implicite
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Illustration : Skew de volatilité
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Structure par maturité de la volatilité
La volatilité implicite dépend également de la maturité de l’option.
Les options à court terme reflètent le risque immédiat.
Les options à long terme intègrent une incertitude plus élevée sur
l’avenir.
On observe ainsi une structure par maturité de la volatilité :
σimp = σ(T )
Cette structure peut être croissante, décroissante ou plate selon le
contexte de marché.
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Clustering de la volatilité
Le clustering de la volatilité désigne la persistance de la volatilité dans
le temps.
Les périodes de forte volatilité ont tendance à être suivies par
d’autres périodes de forte volatilité.
De même, les périodes calmes sont suivies par des périodes calmes.
La volatilité présente ainsi une mémoire temporelle, contrairement à
l’hypothèse de volatilité constante de Black–Scholes.
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Clustering de la volatilité
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Leverage effect
Le leverage effect correspond à une corrélation négative entre le prix du
sous-jacent et sa volatilité.
Lorsque le prix de l’actif baisse, la volatilité augmente.
Lorsque le prix remonte, la volatilité diminue.
Ce phénomène est très observé sur les marchés actions et reflète
l’augmentation du risque perçu en période de baisse des prix.
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Leverage effect : prix et volatilité
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Volatilité constante
Le modèle de Black–Scholes repose sur l’hypothèse d’une volatilité
constante :
σ(t) = σ
La volatilité ne dépend ni du temps, ni du strike, ni de la maturité.
Cette hypothèse permet d’obtenir une formule fermée pour le prix
des options.
Cependant, les marchés montrent que :
σimp = σ(K, T ) (smile et structure par maturité),
la volatilité évolue dans le temps (clustering),
elle est corrélée au prix du sous-jacent (leverage effect).
L’hypothèse de volatilité constante est donc incompatible avec les faits
de marché.
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Rendements gaussiens
Dans le modèle de Black–Scholes, le sous-jacent suit :
dSt = µSt dt + σSt dWt
Cela implique que les rendements logarithmiques sont gaussiens :
St
rt = ln ∼ N (µ∆t, σ 2 ∆t)
St−1
Distribution symétrique
Variance constante
Événements extrêmes très rares
Or, les données de marché montrent :
des queues épaisses (fat tails),
une kurtosis élevée,
une asymétrie des rendements.
La loi normale sous-estime donc fortement le risque extrême.
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Incapacité à reproduire le smile
Dans le modèle de Black–Scholes, une seule volatilité est utilisée :
σ = constante
Cela implique que la volatilité implicite devrait être plate :
σimp (K, T ) = σ ∀K, T
Cependant, les données de marché montrent :
∂σimp
̸= 0
∂K
La volatilité implicite varie selon le strike.
On observe un smile ou un skew de volatilité.
Le smile n’est pas généré par le modèle, il est seulement révélé par
l’inversion de Black–Scholes.
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Hypothèses irréalistes
Le modèle de Black–Scholes repose sur plusieurs hypothèses fortes :
volatilité constante,
rendements gaussiens,
absence de sauts de prix,
marchés parfaits et sans frictions.
Ces hypothèses rendent le modèle :
mathématiquement élégant,
analytiquement tractable,
mais limitent fortement sa capacité à décrire les marchés financiers
réels.
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Conclusion de la Partie I
La volatilité implicite révèle les limites de Black–Scholes.
Les marchés présentent des phénomènes absents du modèle : smile,
structure par maturité, clustering et leverage effect.
Les hypothèses fondamentales de Black–Scholes sont trop
restrictives.
Cela motive l’introduction des modèles à volatilité
stochastique.
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Cadre général des modèles à volatilité stochastique
Le modèle de Black–Scholes repose sur une volatilité constante.
Les marchés montrent une volatilité variable, persistante et
asymétrique.
Idée clé
La volatilité devient une variable aléatoire à part entière, au même titre
que le prix du sous-jacent.
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Volatilité comme processus aléatoire
Dans le modèle de Black–Scholes :
dSt = µSt dt + σSt dWt
La volatilité σ est constante.
Toute l’incertitude provient du mouvement brownien Wt .
Dans les modèles à volatilité stochastique :
σ −→ σt
La volatilité varie dans le temps.
Elle est modélisée par un processus aléatoire.
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Deux sources d’incertitude
Les modèles à volatilité stochastique introduisent deux risques distincts
:
1 Risque de prix : fluctuations du sous-jacent
2 Risque de volatilité : incertitude sur l’intensité des fluctuations
Conséquence
Le prix d’une option dépend non seulement du niveau de la volatilité,
mais aussi de sa dynamique future.
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Cadre mathématique général
Le cadre général des modèles à volatilité stochastique est :
( √
dSt = µSt dt + vt St dWtS
√
dvt = κ(θ − vt ) dt + ξ vt dWtv
St : prix du sous-jacent
vt : variance instantanée
Deux équations différentielles stochastiques
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Corrélation prix–volatilité
Les deux browniens vérifient :
dWtS dWtv = ρ dt
ρ < 0 : baisse du prix ⇒ hausse de la volatilité
ρ contrôle l’asymétrie du smile (skew)
Interprétation
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Passage à la mesure risque-neutre
Pour le pricing des options, on travaille sous la mesure Q :
√
dSt = rSt dt + vt St dWtS,Q
Le drift réel µ est remplacé par le taux sans risque r
Les préférences au risque sont absorbées dans la mesure
Prix option = EQ e−rT Payoff
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Pourquoi la volatilité bouge
La volatilité reflète le niveau d’incertitude du marché.
annonces macroéconomiques
crises financières
chocs géopolitiques
comportement des investisseurs
Interprétation
Une hausse de la volatilité traduit une augmentation de la peur et de
l’aversion au risque.
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Structure générale du modèle
ρ
St vt
ρ
Deux dynamiques stochastiques
Interaction via la corrélation
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Impact sur le pricing des options
La volatilité stochastique permet :
de générer endogènement le smile et le skew,
de mieux pricer les options loin de la monnaie,
de capturer le risque extrême.
Résultat clé
Les modèles à volatilité stochastique fournissent des prix d’options plus
cohérents avec le marché.
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Transition vers le modèle de Heston
Le cadre général étant posé, nous pouvons maintenant introduire un
modèle spécifique.
Le modèle de Heston propose une dynamique précise de la volatilité
tout en conservant une structure semi-analytique pour le pricing.
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