L’émancipation personnelle et sociale de Rimbaud
grâce à la poésie :
★ Fuite du cadre familial et scolaire étouffant (Charleville, mère
autoritaire)
★ Rejet des valeurs bourgeoises et religieuses (anticléricalisme dans Le
Mal)
★ Refus des contraintes morales et sociales : errance, bohème dans Ma
Bohème, Sensation
★ Provocation assumée des lecteurs et des normes (ironies de Vénus
Anadyomène)
. L’émancipation poétique et formelle : une libération
des codes littéraires :
★ Rupture avec les thèmes traditionnels de la poésie lyrique (guerre,
misère, laideur au lieu d’amour ou nature idéalisée)
★ Subversion des grands mythes (parodie de la beauté antique dans Vénus
Anadyomène)
★ Renouvellement des images et des sensations : synesthésies, hypotyposes
(ex : Sensation)
★ Libération des formes : travail sur le vers, rejet de l’alexandrin régulier,
liberté des rythmes
. L’annonce d’une nouvelle figure du poète :
l’émancipation de l’imaginaire :
★ Préfiguration du "poète voyant" (lettre de mai 1871) : premiers
dérèglements des sens
★ Création d’un "je" poétique libre, qui s’invente une nouvelle vie
d’errance, de marginalité
★ Le poète comme prophète ou magicien : un passeur de vérité, capable de
révéler l’invisible (hypotyposes visionnaires)
★ Refus de la simple imitation des anciens poètes : désir d’inventer une
poésie radicalement neuve
★ . La révolte adolescente : une limite à cette
émancipation ? (selon les sujets)
★ Une posture provocatrice mais encore juvénile (plaisir du scandale dans
Vénus Anadyomène)
★ Un imaginaire marqué par l'adolescence (rêves d’évasion naïfs dans Ma
Bohème)
★ Une poésie encore dépendante des modèles anciens (Hugo, Villon,
Baudelaire)
. L’ironie et le jeu : un instrument d’émancipation
créative :
★ Ironie pour démystifier les figures sacrées (la Vénus dégradée)
★ Humour noir pour dénoncer la guerre ou la religion (Le Mal)
★ Autodérision dans la figure du poète vagabond (Ma Bohème)