These Modelisation
These Modelisation
Annaba
THESE
Présenté en vue de l’obtention du diplôme de
Doctorat en Mathématiques
Option: Probabilités et Statistique
Par
EZZEBSA Abdelali
Sous la direction de
Docteur. Remita Med Riad
Devant le jury
Année : 2014
1
3 Modèles ARCH/GARCH 33
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2 Modèles ARCH(p) linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.3 Modèle avec erreurs ARCH(q) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.4 Modèle GARCH(p,q) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
3.5 Modèle avec erreurs GARCH(p,q) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.6 Estimation des paramètres ARCH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.6.1 Estimation par maximum de vraisemblance . . . . . . . . . . 42
3.6.2 Estimation des paramètres GARCH . . . . . . . . . . . . . . . 43
2
Bibliographie 87
3
Abstract
We propose in this thesis to give an overview on the e¤ect of the volatility of the
…nancials markets. More precisely, the applications in econometrics of …nance and the
description of the seriers of outputs of …nancial credits. In this direction we study and
analyze the behavior of the dynamics of the exchange rate. To this end, we made an
application relates to the exchange rate volatility of Algerien dinar against the Euro
and the US. Dollar, which we compared the models resulting from various standard
Résumé
Dans cette thèse, on s’intéresse à la volatilité boursière, car la volatilité est une
tout placement boursier. En e¤et, plus un cours boursier est volatil, plus la di¤érence
entre le prix de vente et le prix d’achat d’un titre peut être grande. De plus, le
placement concerné est jugé risqué si le gain ou la perte est importante. Dans cet
Introduction
Les modèles introduits dans la littérature économique se présentaient générale-
tiquement distribué (i.i.d), et ( t ) une suite de variables aléatoires telles que t soit
mesurable par rapport à la …ltration engendrée par le passé de "t -et éventuellement
La variable aléatoire t est appelée volatilité de "t : Il est possible de noter que
E ("t ) = E ( t t) = 0 et cov ("t ; "t h) = 0 pour tout h > 0 : ("t ) est alors un bruit
blanc, au sens faible, mais pas au sens fort. Plusieurs types de modèles existent
temporelles n’est pas su¢ sante pour décrire les mouvements à court terme des taux
de change, car on peut constater des périodes de stabilité et des périodes de troubles
Mussa (1979) et Friedman et Vandersteel (1982). A cet e¤et, nous nous proposons,
de modéliser la volatilité à l’aide d’un processus ARCH dont nous appliquons aux
Depuis leur introduction par Engle (1982), les modèles ARCH connaissent de
parfaitement adaptée pour décrire ce type de comportement, tandis que les rende-
ments d’actions présentaient certains degrés d’asymétrie dans leur variance condi-
tionnelle, la nature même des taux de change qui sont par dé…nition bilatéraux rend
de telles asymétries peu probables. L’analogie entre les modèles ARCH en temps dis-
cret et les modèles de di¤usion en temps continu ont été établis par Nelson (1990).
chastique. En e¤et, un des apports des modèles ARCH était de mieux s’ajuster aux
données (en particulier aux données de taux de change) que ne le faisant les modèles
Dans cette thèse, nous avons réussi, de faire une synthèse sur les di¤érents modèles
et certains résultats qui seront utilisés par la suite à savoir les di¤érents types de la
Dans le chapitre 2, nous faisons un tours d’horizon sur les séries temporelles dont
processus ARM A.
Dans le chapitre 3, nous faisons une synthèse sur les processus linéaires et non
linéaire notamment les modèles ARCH GARCH et leurs extensions avec quelques
méthodes d’estimation.
En…n, le dernier chapitre contient l’essentiel des travaux où nous avons réussi de
2011 et de septembre 2012 à M ars2013, dont en comparant les modèles issus des
Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans le journal International journal
of Statistics and Economics, sous le titre "Around ARCH-GARCH models and their
Chapitre 1
de marché
utilisons par la suite à savoir les di¤érents types de la volatilité (Evalaution du Swaps
Dé…nition 1.1 : Une volatilité est essentiellement une mesure de variabilité condi-
3- l’horizon T de la prévision.
La volatilité est l’un des paramètres principales employées pour décrire et me-
surer les ‡uctuations des prix des actifs. Elle joue un rôle important dans l’analyse
…nancière moderne dont la gestion des risques, l’évaluation des options et d’alloca-
variance annualisée dans lequel un investisseur qui paye un montant …xe Kvar j1DZD
2
comme nominal à l’échéance, reçoit le montant variable R j1DZD comme nominal.
2
Kvar est le prix d’exercice (variable annualisée) et R est la variance réalisée annua-
lisée. La mesure de la variance réalisée qui va être adoptée est dé…nie au début du
10
Z T
2 1 2
R = (t) dt (1.2)
T 0
2
le payo¤ à l’échéance est égale à ( R Kvar ). Donc à l’échéance, le détenteur du swap
2
de variance reçoit N DZD pour chaque point par lequel la variance réalisée R du
2
R Kvar N (1.3)
Notons que les swaps de volatilité peuvent avoir comme sous-jacent une multitude de
produits …nanciers (taux d’intérêt, taux de change, des indices boursiers,... etc).
réalisée : E ( 2 ) = E (V ) avec 2
la volatilité au carée, elle peut être retrouvée en
utilisant les modèles stochastique standard de volatilité. Le prix de tout swap est égal
des modèles standard. Dans ce cas, nous devons utiliser une approximation comme
p p V ar (V )
E V ' E (V ) (1.4)
3
8E (V ) 2
V ar (V )
avec est l’ajustement convexe. Donc a…n de l’évaluer, nous utilisons dans
3
8E (V ) 2
un premier temps, un modèle stochastique de variance dans un contexte temporel
8
>
> dSt
>
> = dt + t dWt
>
< St
>
t = f (Yt )
(I)
>
>
>
>
>
>
: dYt = (m Yt )dt + dZt
Dans (I) :
posons que cette corrélation est constante et nous la notons , avec 2 ] 1; 1[, de
12
p
sorte que d hW; Zi = dt. Si nous dé…nissons Zbt par l’égalité Z^t = Wt + 1 2Z
t,
alors W et Zb sont deux browniens indépendants. Nous nous plaçons sur un espace
et parmi elles à celles qui possèdent la propriété de retour à la moyenne, i.e. celles
pour lesquelles
Y (t; y) = (m y) (1.6)
à long terme. D’une part que la volatilité possède la proptiété de retour à la moyenne,
qu’on modélise par la force de rappel déterministe (m Yt )dt: D’autre part que
t
E (Yt ) = m + (y m)e (1.8)
et de variance :
2 2 t
V ar (Yt ) = (1 e ) (1.9)
13
2
2 2
où = ; Yt converge en loi lorsque t ! 1 vers = N (m; ):
2
Propriété de décorrélation
Z s Z t
Cov(Ys ; Yt ) = Cov e (t u)
dZbu ; e (t )
dZb (1.10)
0 0
2 (t s) (t+s)
= (e e ):
2
covariance limite vaut e : Notons que c’est exactement la Cov(Ys ; Yt ) sous la loi
Ergodicité : Elle consiste à admettre que la loi des grands nombres est véri…ée
Z T
1
lim g(Ys )ds = hgi (1.11)
!+1 T t t
où, par dé…nition hgi est l’espérance de la fonction g pour la mesure ; i:e:
Z +1
hgi = g(u) (u)du (1.12)
1
Z T
1
g(Ys )ds ' hgi (1.13)
T t t
1
ne sera valable que si >> T t
.
14
Black-Scholes) ainsi que dans d’autres formules à volatilté stochastique non station-
naire vient du fait que les réalisations du processus de volatilité sont inobsarvables et
implicite. A cet e¤et on suppose que les marchés …nanciers ne sont pas e¢ cients et
donc à essayer d’utiliser les données historiques pour prédire la volatilité future. La
Chapitre 2
temporelles
Ce chapitre est consacré à l’étude des séries temporelles dont nous avons rappelé
Dé…nitions
Dé…nition 2.1 : Une série temporelle ou série chronologique est une suite de
nombres réels (Xt ), t 2 Z tel que 8t 2 Z; Xt est une variable aléatoire. L’ensemble
des valeurs Xt quand t varie est appelé processus aléatoire : fXt ; t 2 Zg.
stochastiques telles que son espérance et sa variance pour s’assurer que ces deux
variables restent stables au cours du temps. C’est ainsi qu’on dé…ni deux formes de
stationnarités :
16
Considérons une suite de variables aléatoires (Xt )t=0;1;::: . On dit que cette suite est
L (Xt+h1 ; Xt+h2 ; :::; Xt+hk ) = L (Xh1 ; Xh2 ; :::; Xhk ) ; 8t; 8 (h1 ; h2 ; :::; hk )
de h.
1 PT
lim (h) = 0
T !1 T h=1
17
Une condition nécessaire, mais non su¢ sante pour qu’un processus stationnaire
lim (h) = 0
h!1
Proposition 2.1 : Si (Xt )t2Z est un processus stationnaire et si (ai )i2Z est une
P1
suite de nombres réels absolument sommables tel que i= 1 jai j < 1 , alors :
X
1
Yt = ai Xt i ; t 2 Z (2.1)
i= 1
Convention : Par abus de langage, nous appellerons par la suite série stationnaire
Un premier exemple sera donné par un processus bruit blanc, qui constitue en fait
Dé…nition 2.5 : La suite de variables aléatoires f"t gt=0;1;::: constitue un bruit blanc
8
>
>
>
> i)E ("t ) = 0 8t 2 Z;
>
>
<
> ii)E ("2t ) = 2 ;
>
>
>
>
>
: iii)Cov ("t ; "s ) = 0 si t 6= s (respectivement les "t sont i:i:d):
18
d’entre prendre une analyse plus technique de la cronique. Cette représentation per-
met, à priori d’avoir une idée sur la stationnarité ou non d’une série, d’apprécier
ainsi qu’une série qui semble être non stationnaire en moyenne, est caractérisée par
une moyenne qui augmente au cours du temps, et celle qui semble être stationnaire en
moyenne pour une moyenne représentée par une droite parallèle à l’axe des abscisses.
cette variabilité, c’est à dire baisser la variance, une transformation de Box-Cox par
où est estimée en même temps que les autres paramètres du modèle. Mais par la
tocorrélation
série et sur les liaisons temporelles qui existent entre les di¤érentes composantes de
la série (Xt ) :
h
Dé…nition 2.9 : La fonction d’autocorrélation est donnée par : (h) = où
(0)
2
(0) est de…ni par : (0) = V (Xt ) = X. Son graphique étant appelé corrélogramme,
elle permet de mesurer les laisons temporelles entre les di¤érentes composantes de la
série (Xt ) :
20
raux
linéaire (non nécessairement …nie) de bruit blanc forts. On dé…nit également la classe
des processus généraux, qui sont constitués de combinaisons linéaire de bruits blancs
Dé…nition 2.10 : (Xt )t2Z est un processus linéaire (resp : un processus linéaire
X
1
Xt = + b k "t k (2.2)
k= 1
2
où f"t gt2Z est un bruit blanc fort (respectivement faible), avec variance ", et où la
X
1
b2k < 1: (2.3)
k= 1
Yt = dt + ut (2.4)
P
1
ut = b i "t i (2.5)
i=0
La composante stochastique est exprimée sous la forme de ce que l’on appelle un pro-
cette moyenne mobile in…nie par un processus ayant un nombre …ni de paramètres.
Introduit par Box et Jenkins (1970), ce sont les processus les plus utilisés pour
l’identi…cation et l’estimation des modèles des séries temporelles. Ici, le but étant
de modéliser une série temporelle en fonction de ses valeurs passées, mais aussi en
retard avec les mêmes propriétés que sur les séries entières.
22
Pour parler de l’inverse d’un polynôme de retard, il est commode dans un premier
un dé…ni par :
A(L) = 1 L
Pour j j < 1 ce polynôme possède un inverse, c’est à dire que l’on peut dé…nir :
1 P
1
A 1 (L) = = iL
i
1 L i=0
2 p
A(L) = 1 1L 2L ::: pL
en z
2 p
A(z) = 1 1z 2z ::: pz =0
Théorème 2.1 : Le polynôme A(L) est inversible si les p racines lj de son équation
caract
éristique associée sont toutes extérieures au cercle unité. Son inverse est donné
par :
" #
k
1
Q
p P
1 1 k
A (L) = L
j=1 k=0 lj
23
caractéristique :
Q
p
A(z) = (z lj ) r
j=1
1
On peut remarquer que le produit des racines est égal à car :
r
A(0) = 1 = ( lj ) r
z
(z lj ) = lj 1
lj
Q
p z
A(z) = 1
j=1 lj
1
Q
p z
A 1 (z) = 1
j=1 lj
puisque :
1 k
z P
1 1
1 = Lk
lj k=0 lj
Cet inverse existe si les racines lj de l’équation caractéristique sont toutes en dehors
du cercle unité.
Processus ARMA
Nous pouvons à présent introduire une classe de processus linéaires qui est très
(Auto Regressive Moving Average). Ces processus sont linéaires, et sous certaines
sif
Supposons que le processus (Xt ) soit stationnaire. Pour toute date t 0, on peut
écrire successivement :
8
>
>
>
> Xt = c + "t + a1 Xt
>
>
1
<
a1 Xt = a1 c + a1 " t + a21 Xt (2.6)
>
>
1 1 2
>
>
>
>
: a21 Xt 2 = a21 c + a21 "t 2 + a31 Xt 3
P
h
Xt = c ai1 + "t + a1 "t 1 + a21 "t 2 + ::: + ah1 "t h + ah+1
1 Xt h 1 (2.7)
i=0
supposons que ja1 j < 1. Dans ce cas, lorsque h augmente indé…niment ah+1
1 tend vers
lim E ah+1
1 Xt h 1 et lim V ar ah+1
1 Xt h 1 (2.9)
h!1 h!1
P
h
8t 0; Xt = lim c ai1 + "t + a1 "t 1 + a21 "t 2 + ::: + ah1 "t h (2.10)
h!1 i=0
25
P
1
8t 0; Xt = m + ah1 "t h (2.11)
h=0
où
P
h 1 1
m=c ai1 = c = a (1) c (2.12)
i=0 1 a1
On conclut donc que le processus (Xt ) est stationnaire lorsque ja1 j < 1.
Dé…nition 2.11 : Un processus (Xt )t2Z est appelé ARM A (p; q) ; p 0; q 0 s’il
p
X
est stationnaire et s’il véri…é : (L) Xt = (L) "t où, (L) = 1 ak L k ,
k=1
q
X
j 2
(L) = jL et " !bruit blanc BB (0; ) où le processus ("t ) est appelé
j=1
processus des innovations, avec L l’opérateur retard. Ce processus est une extension
composantes AR et M A :
-Si le polynôme a toutes ses racines à l’extérieur du disque unité, il est station-
naire.
-Si le polynôme a toutes ses racines à l’extérieur du disque unité, il est inversible.
(L) X 1 X
1
M A (1) : Xt = "t = i "t i ; avec 0 = 1 et j i j < 1: (2.13)
(L) i=0 i=0
(L) X 1 X
1
AR (1) : "t = Xt = i Xt i ; avec 0 = 1 et j i j < 1: (2.14)
(L) i=0 i=0
26
p
X
Sa fonction d’autocorrélation est donnée par : (h) = i (h i) ; 8h > q. La
i=1
signi…cation de cette classe de processus pour la modélisation se déduit du résultat
suivant : Pour une suite d’autocovariance f (h)g donnée et pour chaque nombre entier
K > 0, il existe un processus ARM A (Xt ) tel que ses premières K autocovariances
P
p
(h) ai (h i) = 0 si jhj > q (2.15)
i=1
tielle notée par 22 qui peut être estimée par les M CO. Si l’on estime un processus
AR (3) alors que le vrai processus est un AR (2), on devrait observer que 3 n’est pas
L’ordre p d’un modèle AR (p) sera choisi de telle sorte que kk 6= 0 pour k = p et
égal à 0 pour k > p; on peut alors déterminer l’ordre par le test suivant :
H0 : kk = 0 pour k > p
H1 : kk 6= 0 pour k = p
sous l’hypothèse nulle, on sait que : bkk est asymptotiquement normalement distribué
1
avec moyenne 0 et variance égale à : V ar bkk = : On peut alors construire la
T
statistique t asymptotique suivante :
bkk p
t = r = T bkk ! N (0; 1) (2.16)
1
T
le test bilatéral se formule comme à l’accoutumée. On rejette H0 pour = 5% si
2
t > 2: D’où l’intervalle de con…ance : bkk p :
T
suivante :
Etant donné un processus AR (p), les coe¢ cients de corrélations partielle r (h)
dé…nis par :
Cov Xt Xt ; Xt h Xt h
r (h) = (2.17)
V ar (Xt Xt )
28
L’analyse spectrale est une des composantes fondamentales de l’analyse des séries
1 X
1
f (!) = (h) exp ( i!h) ; 8h 2 R (2.18)
2 h= 1
où (h) est la fonction d’autocovariance. C’est une fonction paire, positive, continue,
R
(h) = f (!) exp (i!h) d! (2.19)
Théorème 2.2 : Soient deux variables aléatoires (:) et (:) de moyenne nulle et
in…nie de termes déterministes cos (!t) et sin (!t) pondérés par ces deux variables
aléatoires selon
Z
yt = + [ (!) cos (!t) + (!) sin (!t)] d! (2.20)
0
C’est ici qu’on décide en général de la di¤érentiation ou non de la série. Les testes
principaux les plus utilisés dans la littérature sont les tests de Dicky-Fuller et de
-stationnaire si j j < 1
-explosif si j j > 1
-intégré si j j = 1:
(1 B) Xt = "t
(1 B) (Xt ) = "t
(1 B) (Xt ) = "t
30
2
et dans chacun des trois modèles, on suppose que "t ! BB (0; ") : En pratique, on
(1 B) Xt = Xt 1 + "t
0
-Modèle 2 : Avec constante sans tendance déterministe :
(1 B) Xt = Xt 1 + + "t
0
-Modèle 3 : Avec constante et tendance déterministe :
(1 B) Xt = Xt 1 + + t + "t
2
avec = 1 et "t ! BB (0; ") : On test alors
on accepte l’hypothèse nulle de non stationnarité. Ce test est relativement limité car
Ce test est très simple à réaliser. Il su¢ t de suivre les étapes suivantes
Étape 1
H1 : (Les variances ne sont pas égales : une est plus grande que l’autre)
NB : La plus grande variance d’échantillon sera notée S12 et la plus petite S22
Étape 2
Étape 3
Le rapport de deux variances suit une loi de Fisher. C’est pourquoi nous établirons
la règle de décision en comparant le rapport des variances trouvées dans les échan-
Calculez :
S12 la plus grande variance
FE = 2
=
S2 la plus petite variance
32
Étape 4
Règle de décision
est le risque d’erreur, 1 est le degré de liberté de l’échantillon ayant la plus grande
Autrement on acceptera H1 .
Étape 5
Conclusion
pas.
Si cette variance conditionnelle n’est pas constante, le modèle est appelé hétéroscé-
dastique.
Noté bien : L’espérance conditionnelle d’un ARM A(p; q) dépend du passé (est
non constante), c’est une variable aléatoire. Par contre, sa variance conditionnelle est
2
toujours , indépendante du passé.
33
Chapitre 3
Modèles ARCH/GARCH
3.1 Introduction
Face aux lacunes des représentations ARM A(p:q) pour les problèmes monétaires
volatilité dans le temps. Engle (1982) a donc proposer ces processus pour palier aux
les séries …nancières qui présentent une volatilité (ou variabilité instantanée mesurée
triques. Ainsi, les modèles ARCH sont basés sur une paramétrisation endogène de la
sous-ensembles : les modèles ARCH linéaires et les modèles ARCH non linéaires.
34
et IGARCH(p; q). Les modèles ARCH non linéaires sont caractérisés par des
ont imposé d’étudier des modèles pouvant expliquer, par exemple une variation de la
variance au cours du temps (plus largement des moments d’ordres supérieurs ou égaux
à deux). Dans la théorie des processus ARM A, la variance d’une série est (entre autre)
Xt = "t
2
où " ! N (0; ).
tanée). C’est ce que permettent les modèles ARCH, dont l’idée est de déterminer la
Xt = "t
et explicitons la distribution de "t sachant les valeurs prises par le processus dans le
passé, Xt 1 ; Xt 2 ; ::: :
2
"tj Xt 1 ;Xt 2 ;::: ! N 0; t
2
où la variance conditionnelle t dépend du temps et est égale à :
2 2 2
t = 0 + 1 Xt 1 + ::: + p Xt p (3.1)
p
2
Xt = "t ht avec ht = 0 + 1 Xt 1
E("t ) = 0 et E("2t ) = 2
cessus Xt est caractérisé par des autocorrélations nulles et une variance conditionnelle
par l’équation :
p
Xt = "t ht (3.2)
d’un processus ARCH varie dans le temps, ces processus sont appelés condition-
il ya donc non corrélation en tout instant entre les valeurs futures d’un processus
ARCH. En utilisant cette dernière propriété, on peut montrer aussi que le processus
l’absence de corrélation entre les valeurs futures d’un processus ARCH est une carac-
téristique très importante de cette famille de modèle, qui les rend utiles pour modéliser
37
Remarque 3.1 : Lorsque h tend vers l’in…ni, ces variances conditionnelles convergent
processus Xt .
E(Xt4 )
kurtosis = 2
[E(Xt2 )]
il est di…cile d’écrire une expression générale concise du kurtosis d’un processus
E(Xt4 )1 2
1 2
kurtosis = 2 2
=3 2
si 3 1 <1
[E(Xt )] 1 3 1
2
(si 3 1 1, alors le quatrième moment du processus n’existe pas). Puisque :
p
0< 1 < 1= 3 < 1
est plus applatie que celle de la loi normale. Il est possible d’arriver facilement à la
conclusion que pour tout p le kurtosis supérieur à trois. Toutes ces propriétés peuvent
ment la série …nancière, mais le résidu d’un modèle linéaire. Prenons l’exemple d’un
E("t j"t 1 ) = 0
où zt est un bruit blanc faible. On a donc un modèle qui décrit à la fois l’évolution
temps. Envisageons le cas le plus simple d’un processus de type AR(1) avec erreur
ARCH(1) :
h
1 h
E(Yt jYt h) = + E(Yt jYt h) = + Yt h (3.10)
1
ARCH(1), Yt s’écrit :
2h h 2h h 2h
1 1 1
V ar(Yt jYt h) =( ) 2 1( 2
) + 1( 2
)"2t h (3.11)
1 1 1 1 1
2
V ar(Yt jYt 1 ) = + 1 "t 1 (3.12)
l’erreur de prévision à un horizon d’une période admet une variance V ar(Yt jYt 1 )
qui varie dans le temps en fonction de la valeur de "2t 1 . Dès lors les intervalles de
p q
p X X
2 2
Xt = zt ht avec ht = 0 + i Xt i + j Xt j (3.13)
i=1 j=1
40
E(Xt jXt 1 ) = 0
p q
X X
2 2
V ar(Xt jXt 1 ) = ht = 0 + i Xt i + j Xt j si V ar (zt ) = 1
i=1 j=1
Le modèle GARCH peut être représenté comme un modèle ARM A dans les erreurs
au carré. Tout comme pour le modèle ARCH, on peut par inversion exprimer le
processus Xt2 sous la forme (d’un processus ARM A dé…ni dans une innovation), on
a:
p q
X X
2 2
ht = 0 + i Xt i + j Xt j (3.14)
i=1 j=1
p q
X X
Xt2 = 0+
2
i Xt i + j ht j + (Xt2 ht ) (3.15)
i=1 j=1
Soit :
t = Xt2 ht
p q
X X
Xt2 = 0+
2
i Xt i +
2
j (Xt j t j) + t (3.16)
i=1 j=1
max(p;q) q
X X
Xt2 = 0 + ( i + 2
i )Xt i + t j t j
i=1 j=1
41
d’une représentation GARCH(p; q) peut être représenté sous la forme d’un processus
p
Xt = zt ht
p q
X X
2 2
V ar(Xt jXt 1 ) = ht = 0 + i Xt i + j Xt j (3.18)
i=1 j=1
(i) la loi marginale de Xt a des queues plus épaisses qu’une loi normale (distribu-
tion leptokurtique) :
(ii) son coe¢ cient d’excès de kurtosis peut s’exprimer sous la forme suivante :
où "t est un bruit blanc faible, tel que E("t ) = 0 et E("t "s ) = 0 si s 6= t, satisfaisant
et
Noté bien : Ce modèle à les même propriétés que le modèle avec erreur ARCH.
Pour comprendre cette approche, nous allons tout d’abord considérer le cas d’un
processus ARCH pur pour Xt ; sans régression ni composante ARM A. Nous étudie-
rons ensuite le cas des processus GARCH, et en…n des modèles de régression avec
L’estimation des paramètres de modèles ARCH se base très souvent sur la maxi-
1 x2t
L(xt jXt 1 ; ) = p exp( 2
) (3.24)
t 2 2 t
t
et dépend du vecteur de paramètres =( 0; 1; : : : ; p) à travers t dé…ni en (3.1).
quent
T 1 x2t
LT (x1 ; x2 ; ::; xT jXt 1 ; ) = p exp( 2
) (3.25)
t=1
t 2 2 t
^
T = (^ 0;T ; : : : ; ^ p;T )t
^
T = arg max lnLT (x1 ; x2 ; ::; xT ; )
L’estimation par maximum de vraisemblance d’un modèle ARM A est rendue plus
di¢ cile que celle d’un processus autorégressif pur, puisque le processus d’innovations
n’est pas directement observé, le même phénomène survient lorsqu’on tente de maxi-
1 x2t
L xt Xt 1 ; = p exp (3.26)
t 2 2 2t
44
2
mais cette fois, la variance t est donné par (3.13) et dépend donc des valeurs passées
2 2
de la variance conditionnelle t 1 ; :::; t q. Ces valeurs n’étant pas observées en pra-
2 2 2
on estime successivement les valeurs de 1; 2 ; :::; t 1 avant de calculer la vraisem-
0
blance. Ainsi, pour un vecteur = 0 ; :::; p; 1 ; :::; q …xé de paramètres, on
calcul récursivement
p q
X X
b2s = 0 + 2
i Xs i + 2
j bs j (3.27)
i=1 j=1
2
avec la convention Xi = 0 et i = 0 si i 0. On remplace donc la fonction de
T
LT (xt ; :::; xT ; )= t=1 L xt Xt 1 ; (3.28)
cette fonction de vraisemblance peut être calculée pour di¤érentes valeurs du vecteurs
du modèle de régression avec erreur GARCH ainsi que pour le modèle ARM A
dans les séries …nancières, ce test a pour objet de tester l’hypothèse nulle :
-si T R2 < 2
(l), on accepte l’hypothèse H0 d’homoscédasticité au seuil
-si T R2 > 2
(l), on n’accepte pas H0 au seuil en faveur d’hétéroscédasticié
2 2
conditionnelle, où (l) est le quantile d’ordre de la loi de à (l) degré de liberté,
variables explicatives soit dans la moyenne conditionnelle, soit dans la variance condi-
tionnelle. Par exemple, on peut considérer un modèle de régression linéaire avec er-
reurs GARCH
Ce modèle est appelé modèle ARM A GARCH: Alors, on peut concevoir un modèle
ARM A dans lequel la variance non conditionnelle de y peut avoir un e¤et sur la
variance conditionnelle : 8
>
>
< (L)yt = (L)"t
>
>
: et E("t j"t 1 ) = 0
q p
X X
2 2
V ar("t j"t 1 ) = c + j "t j + 0 [E(yt jyt 1 )] + j yt j (3.31)
j=1 j=1
nelle. Ces processus semblent ainsi plus adaptés à une description de l’in‡uence de
la volatilité sur le rendement des titres ce qui parait assez réaliste pour les cours
boursiers.
et 8
>
>
< E("t j"t 1 ) = 0
(3.33)
>
>
: V ar("t j"t 1 ) = V ar(yt jyt 1 ) = ht
Forme Log-Linéaire :
p
yt = xt b + ht + "t (3.35)
C’est un modèle qui caractérisé par un e¤et de persistance dans la variance. C’est-
à-dire qu’un choc sur la variance conditionnelle actuelle se répercute sur toutes les
48
valeurs futures prévues. L’étude de la stationnarité (au 2nd ordre) d’un processus
propriété suivante :
telle que :
p q
X X
2
V ar(Xt jXt 1 ) = ht = 0 + i Xt i + i ht i (3.37)
i=1 i=1
p q
X X
i + i =1
i=1 i=1
En e¤et, nous avons vu que l’on pouvait obtenir la représentation ARM A suivante
max(p;q) p
X X
Xt2 = 0 + ( i + 2
i )Xt i + t j t j (3.38)
i=1 j=1
où :
max(p;q) p
X X
Xt2 = 0 + ( i + 2
i )Xt i + t j t j (3.40)
i=1 j=1
Par construction
E( t i) = E(Xt2 i ) E(ht i ) = 0
Puisque nous avons vu que V ar(Xt ) = E(ht ); dès lors que "t est une di¤érence de
martingale. On a donc
max(p;q)
X
E(Xt2 ) = 0 + ( i + 2
i )E(Xt i ) (3.41)
i=1
dès lors, il su¢ t que les racines du polynôme retard dé…ni par
max(p;q)
X
i
(L) = 0 + ( i + i )L (3.42)
i=1
E(Xt2 ) = V ar(Xt )
IGARCH(p; q) est dé…ni par la non stationnarité de son processus de variance condi-
tionnelle.
et seulement si :
p q
X X
2
V ar(Xt jXt 1 ) = ht = 0 + i xt i + i ht i
i=1 i=1
50
p q
X X
i + i =1
i=1 i=1
2
V ar(Xt jXt 1 ) = ht = 0 + 1 xt 1 + 1 ht 1
k sont de la forme :
X
k 1
k i
E(ht+k jXt 1 ) = ( 1 + 1) ht + 0 ( 1 + 1) (3.43)
i=0
on a diverge avec k.
La seconde grande approche couvre les modèles ARCH non linéaires et plus par-
tions). L’idée est que l’e¤et hétéroscédastique n’est sans doute pas le même suivant
51
que l’erreur précédente est positive ou négative. Deux grandes classes de modèles ont
été proposés :
nal
Heteroscedastic).
-Engle et Bollerslev (1986) ont étudiés les modèls ARCH à seuils (T ARCH) où
la variance est une focntion linéaire dé…nie par morceaux qui permet di¤érentes fonc-
et seulement si :
p
"t = zt ht
q p
X X
log(ht ) = 0 + i g(zt i ) + i log(ht i ) (3.45)
i=1 i=1
g(zt i ) = zt i + (j zt i j E j zt i j) (3.46)
52
la forme :
q q p
X X X
log(ht ) = 0 + i zt i + bi (j zt i j E(j zt i j)) + i log(ht i ) (3.47)
i=1 i=1 i=1
ht de "t , en conséquence aucune restriction n’a besoin d’être imposée sur les di¤érents
supposée de zt . On a ainsi pour les trois distributions : loi Gaussienne, loi de Student,
Introduit par Ding, Granger et Engle (1993) le modèle AP ARCH est l’un des
plus intéressant notamment parce qu’il admet comme cas particuliers plusieurs autres
processus existants.
et seulement si :
p
"t = zt ht
et
q p
X X
i = 0 + i (j "t 1 j i "t 1 ) + i t i
i=1 i=1
p
où t = ht est l’écart-type conditionnel de "t , et zt est un bruit blanc faible. La
AP ARCH nécessite :
q p
X X
iE (j "t 1 j i "t 1 ) + i t i <1 (3.49)
i=1 i=1
= 2 et i = 0 et 1 =0
54
= 2 et i =0
Les modèles T ARCH Zakoian (1991) et T GARCH Zakoian (1994) sont des
seulement si :
p
"t = zt ht
et
p q q
X X X
2 2 2 2
i = 0 + i t i + i "t i I"t i <0
+ i "t i I"t i >0
(3.51)
i=1 i=1 i=1
T GARCH(1; 1) on a :
2 2 2 2
1 = 0 + 1 t 1 + 1 "t 1 I"t 1 <0 + 1 "t 1 I"t 1 >0 (3.52)
les agents suivent un comportement di¤érent selon que la variable à expliquer est à la
hausse ou à la baisse (une erreur ( ) va entraîner un plongeon bien plus rapide que
l’erreur (+) c’est pour cela que les cours boursiers parfois chutent beaucoup avant de
remonter).
55
Dans le domaine temporel, les processsus ARM A sont souvent appelé processus
Dé…nition 3.8 : Un processus stationnaire sera dit à mémoire longue si les au-
(h) ch2d 1
quand h ! 1
1
où c est une constante non nulle et d < . Il est possible de remarquer suivant la
2
valeur de d :
d’autocorrélation qui décroit lentement lors que le retard h augmente. Dans le domaine
fréquentiel, les processus à mémoire longue sont caractérisés par une densité spectrale
s’accroissant sans limite quand la fréquence tend vers zéro. En général, un processus
stationnaire (Xt ) est un processus à mémoire longue s’il existe un nombre , avec
56
f (!)
lim =1
!!0 cj j
Les prix d’actifs …nanciers (taux de change, cours boursiers...etc) sont des sé-
ries qui présentent des comportements de type hétéroscédastique, avec très souvent
pas normales. A partir des années quatre vingt Engle (1982), une large classe de
IGARCH::::
Une des caractéristiques des modèles est la prise en compte explicite de l’hypothèse
tion d’un processus type ARCH décroit exponentiellement vers 0. Pour h augmente,
Chapitre 4
4.1 Problématique
Considérons que nous avons ivestis 10000DZD dans notre portefeuille d’actions.
Comment avoir une idée de la perte maximale que le portefeuille peut subir d’ici
un mois ?
La réponse la plus logique est que nous pouvons perdre tout notre ivestissement.
Néonmoins, un événement de perte totale est vraiment très peut probable. Une ré-
ponse plus réaliste serait par exemple qu’en l’absence d’événement exceptionnel, il y
On pourrait croire de nos jours que les établissements disposent de tous les outils
nécessaires pour avoir une vision future des cotations et ainsi limiter certains risques.
58
Or, on s’aperçoit à l’usage, d’une ine¢ cacité des prévisions reposant sur des données
que chaque intervenant sur les marchés soit libre de choisir sa méthode, peut amener
à des prévisions contradictoires entraînant des opérations dont l’e¤et est di¢ cile à
également des méthodes destinées à mesurer le risque du marché dont la plus connue
bilité q se dé…nit comme la perte encourue maximale sur cet actif durant l’intervalle
1
V aR(q) = F (q)
Si l’on reprend notre exemple de distribution normale, on a¢ che alors une V aR pour
un niveau de con…ance de 95% ( = 5%) égale à 1:645. Cela signi…e qu’il y a 95% de
Remarque 4.1 : Toute fois, cette dé…nition pose un certain nombre de problèmes
les variables discrètes par exemple, la V aR n’est pas dé…nit de façon précise et dans
Remarque 4.2 : lorsque la variable aléatoire Vt suit une loi normale de moyenne
Vt V aRq
P =q (4.2)
p
V aRq = + T zq (4.3)
p
Le terme T est un facteur qui permet d’ajuster des données d’un horizon temporel
p
à un autre. On a supposé que T est égal à 1.
60
4.2 Modélisation
La ”work …le” La première étape consiste à créer un work …le, qui contiendra
l’ensemble des séries chronologiques. La démarche à suivre est de cliquez sur File puis
New, puis de donner un nom à la base. Il est alors nécessaire d’indiquer le format
des données des séries qui seront utilisées : données annuelles (annual : 2009 2011),
sans date (undated or irregular 1 174). Par défaut, deux séries seront alors créees,
de régressions) à la série des résidus. Une fois créée cette work …le, deux alternatives
existent pour travailler avec des données : importer des données (sous format texte ou
excel, par exemple), ou les générer. L’importation est relativement simple, à condition
que les séries soient présentées sous forme de colonnes. Il su¢ t de cliquer sur File puis
s’agit d’importer une série au format txt : on choisit Read Text Lotus-Excel puis
on va chercher la base dans le répertoire où elle se trouve (par défaut dans le répertoire
où est installé Eviews). Une fois sélectionné le …chier, une autre fenêtre demande de
nommer les séries dans l’ordre où elle apparaissent : dans l’application considéré, il
61
n’y avait qu’une série, que nous avons appelée "Serie". Pour générer une série, deux
alternatives sont possibles : générer une série à partir d’une autre série Xt ou générer
graphique (standard) d’une série temporelle, il su¢ t de cliquer sur "Line Graph".
Une fois le graphique obtenu, il est possible d’obtenir la fenêtre associée au module
4.2.2 Application 1
Algérien DZD (St ), contre la monnaie Européenne (EU RO) et le Dollar Américain
(U SD), entre la période du 17 juin 2009 et 17 Mai 2011, (les données en partie
annexe).
62
ln(St ).
deux séries, jusqu’au retard 36, illustre des ACE qui décroissent lentement, et une pre-
mière valeur très proche de l’unité. De plus, les autocorrélations partielles empiriques
(ACP E) calculées pour les deux séries, sont signi…catives, et une ACP E d’ordre 1
(ADF ) et le test de Philips Péron (P P ) (les résultats de tests sont faits à l’aide de
logiciel Eviews)
Test ADF PP
L’application des tests : ADF et P P sur les séries di¤érenciées rejette la présence de
stationnarité (pour = 1%) …nalement, l’étude portera sur les rendements logarith-
St
Yt = O ln(St ) = ln( )
St 1
RLT C: En e¤et, certains auteurs prônent pour la non prévisibilité des rendements,
P
Séries Moy Min Max Me Kurt Assym
4
SEuro;t 0:01 0:0084 0:0111 4:4233 10 0:01 0:0688 0:4417 7:0104
4
SU sd;t 0:01371 0:0129 0:0141 2:0644 10 0:0137 0:0251 0:3461 9:6142
Les paramètres de distribution des séries YU SD;t et YEU RO;t montrent que les coef-
rejetée, on commence par la modélisation ARM A (p; q) des séries des taux de change
1-Selon leurs processus de types ARCH, c’est-à-dire les modèles a une variance
conditionnelle minimale.
période qui nous donne une variance minimale. Cette modélisation est importante,
EU RO=DZD la plus élevé par rapport aux candidats GARCH; IGARCH, tel que les
valeurs des variances conditionnelles de ces derniers sont proche. Pour la série RLT C
U SD=DZD, les modèles T GARCH; EGARCH; IGARCH sont les candidats dont
ARCH; GARCH, remarquons aussi que la variance de modèle P GARCH est proche
de celle de modèle ARCH tel que les variances conditionnelles de ce dernier sont
encor proche.
67
Les précédents résultats désignent que la plus part des modèles asymétriques,
dans le modèle T GARCH: Par contre la plus part des modèles symétriques ayant
dèle IGARCH pour la série RLT C EU RO=DZD qu’elle est très proche à la valeur
dans les deux cas, on constate clairement que les modèles symétriques sont mieux
que les modèles asymétriques grâce à sa variance minimale, cependant et d’une façon
IGARCH; T GARCH; P ARCH et EGARCH, ces résultats sont faits sur une période
de 7 jours (court terme) avant de faire une comparaison avec les résultats de long
pour les deux séries dans la période de 7 jours (court terme) par rapport a celle qui
on a calculé dans la période de 701 jours (long terme), c’est-à-dire la période à une
in‡uence sur la persistance de la volatilité, et que les résultats obtenus dans le court
terme sont mieux que les résultats obtenus par le long terme, grâce a la décroissance de
sa variance conditionnelle. D’un autre coté même avec le changement du période, les
modèles symétriques restent mieux que les modèles asymétriques grâce à sa variance
minimale et plus précisément le modèle GARCH reste le meilleur parmi les modèles
4.2.8 Application 2
choix du modèle à retenir peuvent être standards ou d’informations. Les critères les
plus utilisés, comme on le verra sont repris comme suit : BIC; SEE; RM SE; M AE;
M AP E et R2 ajuste.
Algérien DZD (St ), contre la monnaie Européenne (EU RO) et le Dollar Américain
(U SD), entre la période du 24 sep 2012 et 22 mar 2013 (les données en partie annexe).
70
Fig. 4.1:
St 0 S t St 1
Yt = ln( ); Yt =
St 1 St
71
Dans cette section, nous avons résumé les tests de racine unitaire et les résultats
0 0
d’analyse descriptive des : St(dollard) ; St(euro) ; Yt(dollard) ; Yt(dollard) ; Yt(euro) et Yt(euro) :
Test ADF PP
Tableau 9
72
Remarque 4.3 : Les tableaux 8 et 9 montrent que les séries Yt(dollar) et Yt(euro)
sont fortement stationnaires par rapport aux autres séries, par contre les séries des
A…n de valider les performances des modèles, nous procédons au diagnostique des
1
PN
-Erreur absolue moyenne : M AE = N i=1 jyi ybi j :
q P
N
-Racine de l’erreur quadratique moyenne : RM SE = 1
N i=1 (yi ybi )2 .
PN yi ybi
-Erreur absolue moyenne en pourcentage : M AP E = i=1 :
yi
(n 1) R2 p
-R2 ajuste donnée par : R2 = où p esl le nombre de variables
n (p + 1)
explicatives dans le modèle.
Remarque 4.4 : Pour qu’un modèle de prévision soit jugé performant il faut
que les indicateurs suivants : BIC; SEE; RM SE; M AE; M AP E soient petits et
Fig. 4.2:
Fig. 4.3:
75
Après une lecture visuelle des …gures 4.2 et 4.3 les séries prévues du Euro/dollar
l’exactitude des prévisions du modèle GARCH (2; 1) non linéaire par rapport aux
modèles linéaires M A; ARM A, cependant les modèles non linéaires sont meilleurs
par rapport aux modèles linéaires classiques. Aussi, nous pouvons conclure que les
taux de change du dollar est plus stable que le taux de change euro.
76
Conclusion et Perspectives
A l’issus de cette étude, nous constatons que les séries de rendement du taux de
change du dinar algérien contre le dollar américain et l’euro sont plus étalées et plus
volatilité future.
Ainsi, nous avons remarqué aussi, que les modèles asymétriques, tel que T GARCH,
P ARCH, et EGARCH sont moins performants que les modèles ARCH; GARCH
et IGARCH symétriques, ceci ne con…rme pas l’e¤et asymétrique des chocs sur la
volatilité (l’e¤et levier), ce résultat est di¤érent des études précédentes sur la non pré-
sence de l’e¤et levier sur le marché des changes. De plus, on constate que les modèles
D’après la partie pratique, nous avons constaté la diversité des modèles autoré-
gressifs pour des périodes de courts et longs termes dont la volatilité est plus faible
sitoires du taux de change, ainsi que l’existence des phénomènes de mémoire longue
Aussi nous pouvons dans nos recherches futures de modéliser des cas plus généraux
à savoir :
variés.
77
-Les swaps de volatilité pour les prévisions des risques de porte¤eilles du marché
Annexe
79
T
80
T
81
T
82
T
83
T
84
T
85
T
86
T
87
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