Management
Management
eyde 9-ondanwdal
Sciences Economiques et�tüm«S 1 »
M11111•111 Gé1éral 1
Cours
Le cours sur le management général I est une initiation à l'analyse des organisations modernes, à
partir de l'examen d'un certain nombre de variables qui en caractérisent le fonctionnement :
coordination du travail entre opérateurs, mécanismes de liaison entre unités, principes de gestion,
processus de prise de décision et de définition des objectifs, etc.
L'objectif spécifique de ce cours est d'acquérir les compétences et les connaissances permettant de
mieux:
2
Introduction générale
structuration ? ...
Répondre à ces questions, c'est découvrir l'environnement dans lequel évolue
l'entreprise notamment, à travers l'identification de ses différents partenaires. De saisir aussi,
le caractère divers et varié du « phénomène » Entreprise, à travers l'identification des
typologies.
Répondre à ces questions, c'est aussi comprendre l'importance d'une organisation et
l'importance du choix d'une structure, qui sont des critères stratégiques du développement
économique de l'entreprise et de la réussite de ses projets. Préalablement, il est fondamental
d'identifier les activités et les fonctions essentielles d'une entreprise.
Eléments du cours
3
Chapitre I Présentation du concept management
Le management est défini comme un « art ou une action, qui permet de conduire
une organisation, de la diriger, de planifier son développement, de la contrôler, il
1
4 et générale », Dunod.
Fayol H. ( 1916 [ 1971]) : « L'Administration industrielle
2
Drucker P. ( 1989) : « Les Nouvelles réalités: de l'État-providence à la société du savoir», lnterEditions.
3
Evrard Y. ( J 993) : « Le management des entreprises artistiques et culturelles »Econornica, Paris
4
Thiétart R.A. (2003): « Le management», ! le Édition, PUF.
4
Manager renvoie à l'action d'organiser Je travail des individus, de les impliquer et de les
motiver en fixant des objectifs et en établissant des normes de performances dans une logique
d'efficacité collective.
Les raisons de l'étude du management résident dans la recherche de la productivité, de
l'efficacité, de la rationalité, de la remise en cause l'immobilisme et du souci de
s'organiser pour atteindre ses objectifs.
En somme, le management consiste à prévoir (les buts et les moyens), organiser (les
moyens et les méthodes permettant d'atteindre les objectifs), commander (prendre des
décisions et donner des directives), coordonner (les actions et les fonctions) et contrôler (les
actions menées et comparer les résultats aux objectifs).
Section 2 : Quelques caractéristiques du
management
Le management est une discipline qui présente plusieurs caractéristiques :
- Le management est une discipline à objet multidisciplinaire : pour faire face aux
problèmes qui surgissent au quotidien, le management fait recours aux différentes disciplines
humaines (sociologie ... ) et exactes (mathématiques ... ). Par exemple, pour comprendre le
comportement humain au travail ou le fonctionnement des groupes, le management sollicite
les travaux des chercheurs en psychologie et/ou en sociologie.
- le management et une discipline globale : la notion de globale signifie que le
management s'intéresse à plusieurs fonctions au sein de l'organisation (par exemple, dans une
entreprise les ressources humaines, les ressources financières, le marketing ... ). Chacune de
ces fonctions à ses propres spécificités qu'il faut manager.
- le management est une discipline normative : le management cherche à faire accroître
l'efficacité de l'ensemble des fonctions dans l'organisation. Il est dit normatif, puisque les
recherches effectuées, les expériences menées etc, visent à présenter les meilleures façons
de faire, pour mieux conduire les organisations et atteindre les objectifs tracés.
5
5 et pratiques, Economica.
Cité par Pierre-Louis Dubois 1, Le marketing, fondements
- la description et la classification de cette matière indiquant son contenu et ses
relations avec les autres disciplines,
• - l'existence de lois ou de principes observables, impliquant une certaine régularité et
uniformité,
- une méthode scientifique d'approche et d'analyse des principaux objets de la
matière(en l'occurrence les organisations).
On peut dire que le management répond de façon positive à ces quatre conditions. Le
management est une science de l'action appliquée à la conduite des organisations. Les
méthodes utilisées pour observer Je fonctionnement des organisations sont des méthodes
scientifiques qui permettent la conceptualisation de certains principes et leur généralisation.
Évidemment il s'agit d'une science humaine, et rien ne dit qu'un principe observé dans une
situation sera reproductible à une autre situation
En tant que art le management nécessite
Connaissances pratiques: Chaque art nécessite une connaissance pratique donc
l'apprentissage de la théorie ne suffit pas. Il est très important de connaître l'application
pratique des principes théoriques.
Compétence personnelle: Bien que la base théorique peut être la même pour chaque
manager, mais chacun a son propre style et son approche envers son travail. Chaque manager
a sa propre façon de gérer les choses sur la base de ses connaissances, de l'expérience et de la
personnalité, c'est pourquoi certains gestionnaires sont connus comme de bons gestionnaires
alors que d'autres comme mauvais.
La perfection par la pratique : la pratique rend un homme expérimenté .En effet,
l'application des principes de gestion au cours des années permet au manager de maîtriser
travail de gestion.
Axée sur les buts: Tout art est orienté vers les résultats.
De la même manière, le mangement est également dirigé vers la réalisation d'objectifs
prédéterminés. Les managers utilisent diverses ressources comme les hommes, de l'argent, du
matériel, des machines et des méthodes pour favoriser la croissance d'une organisation.
Le management est à la fois un art et une science. Les points mentionnés ci-dessus
montre clairement que le management combine les caractéristiques de la science .Ainsi il est
considérée comme une science parce qu'il a un corps organisé de connaissances qui contient
certaine vérité universelle. Le management est un art car il requiert certaines compétences qui
6
sont des biens personnels des managers. La science enseigne Je «savoir» et l'art apprend à
«faire». Par exemple il n'est pas suffisant pour le gestionnaire de connaître les principes, mais
il faut aussi les appliquer dans la résolution de divers problèmes de gestion, c'est pourquoi, la
science et l'art ne sont pas mutuellement exclusifs, mais elles sont complémentaires.
7
d'évaluation afin de préserver l'autonomie des acteurs tout en prenant en
compte la dimension collective de la performance.
};::> La finalisation : elle consiste à définir les finalités, les buts et les
objectifs notamment dans le cadre de la planification stratégique
8
Section 6 Les niveaux du management: management
stratégique/management opérationnel
On distingue deux axes dans le management de l'entreprise : le management
stratégique et le management opérationnel Management stratégique
Management opérationnel
Objectif
s
- Anticiper et construire l'avenir de -Rendre opérationnel les objectifs
et
1 'entreprise dans son environnement décisions stratégiques
concurrentiel -Assurer la gestion courante de
l'entreprise
- Assurer la pérennité de l'entreprise afin d'atteindre les objectifs
stratégiques
en orientant son développement et Optimiser les ressources
en construisant des stratégiques.
décisions prises ont un impact sur le prises ont un impact sur le court et
Acteurs à
l'origine de ces
Acteurs à l'origine de
ces décisions: Les
décisions: La direction générale cadres, les responsables de services, les
chefs
Démarche management d'ateliers
du
Démarche du management
stratégique
-Diagnostic interne et externe opérationnel
-Définition des objectifs Définition et exécution au niveau de
stratégiques
à atteindre chaque fonction de l'entreprise
Choix/décisions stratégiques: (production, RH, Finance..) en
options et modalités de conformité avec les objectifs et
développement stratégique décisions stratégiques
Evaluation de l'atteinte des objectifs
-Gestion des ressources de
stratégiques
l'entreprise au niveau de chaque
fonction
Animation des équipes dans le sens
de la réalisation des objectifs
Diriger: Fixer des objectifs et informer les subordonnés sur ce qu'ils ont à faire. (Savoir
faire le lien entre les hommes et les tâches ; Coordonne et active pour aboutir aux
résultats souhaités)
Planifier : La planification est un processus qui consiste à fixer les objectifs, déterminer
les
moyens nécessaires pour les réaliser et définir les étapes à franchir pour les
atteindre. A ce niveau le manager doit répondre à quatre questions :
./ Quelle est la situation actuelle ?
./ Quelle est la situation future qu'on veut forger?
./ Quels sont les moyens à utiliser et les méthodes à suivre pour y arriver ?
./ Est-ce qu'une telle action permet à l'entreprise de progresser?
10
Ainsi, en planifiant, le manager dispose d'un guide d'action et d'un moyen de prévoir le
futur et le gérer au mieux.
Organiser: c'est répartir l'ensemble en parties et définir le type de relations qui doit
exister
entre ces parties de manière à assumer la réalisation des objectifs de
l'entreprise.
C'est donc la structuration de l 'entreprise en département (la départementalisation)
multiples, chacun spécialisé dans un domaine précis. Mais diriger c'est aussi la
précision des rapports entre ces différents départements. C'est une sorte de division de
travail.
Contrôler: consiste à évaluer les résultats des activités des membres de l'entreprise
(c'est à
dire voir si ces résultats sont atteints ou pas) et à apporter les corrections nécessaires à
ces activités de manière à assurer que les objectifs de l'entreprise et les plans élaborés
pour les atteindre ont été respectés.
Résultats-Diriger: si les résultats sont atteints, on assiste à un feed back c'est à dire un
retour d'information envers la direction. Ce feed back permet des corrections et sert à
l'élaboration de nouvelles décisions.
Cependant,· il n'y a pas une seule manière de faire les choses, c'est à dire conduire
les Organisations. Et ce sont les écoles de pensée en management qui ont abordé la
question du comment gérer ou conduire une organisation en mettant l'accent sur un
aspect particulier comme: l'organisation du travail, l'étude des conditions du travail, le
type de management...
7
Henry Mintzberg a pu identifier 10 rôles essentiels du manager qu'on peut regrouper
en
3 catégories
:
Rôles interpersonnels : Trois des rôles du manager découlent directement de
la notion d'autorité formelle et impliquent, fondamentalement, des
relations Interpersonnelles:
• Symbole : De par la vertu de sa position à la tête d'une organisation, chaque
manager
doit accomplir des obligations de nature légales ou
cérémoniales.
11
• Leader: Le manager est la personne qui guide toutes les activités des subordonnées
et les motive
• Agent de liaison: Le manager crée et entretient des contacts aussi bien avec
son
environnement interne qu'externe, pour le meilleur fonctionnement de
l'entreprise
Rôles informationnels
7
H. mintzberg, Le manager au quotidien: les 10 rôles du cadre, Editions <l'Organisation,
2006.
11
• Le processus d'information est l'une des clés de la profession du manager. Trois
rôles décrivent les aspects liés à la dimension informationnelle du travail du
gestionnaire :
12
Chapitre 2 Entreprise, généralités et
diversités
référence à une forme ou encore à une dimension de l'entreprise qui lui est familière
ou qui répond à ses préoccupations. On évoquera très souvent le concept juridique de
l'entreprise. D'autres font référence à l'entrepreneur c'est à dire à celui qui prend
l'initiative en matière économique, celui qui prend les risques. Le discours électoral
évoquera le plus souvent ! 'importance économique et sociale des PME/PMI. .... Donc
chacun va définir ou perçoit l'entreprise selon ces centres d'intérêts.
Face à cette diversité de situations, il faut trouver à l'entreprise une définition
aussi complète que possible. Les points communs à toutes les entreprises demeurent : la
Section 1 Définition de
l'entreprise
Il est difficile de donner une seule et unique définition de l'entreprise car elle
revêt différentes réalités (économique, juridique, sociale, etc.).Nous exposerons ici
quelques définitions
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L'entreprise à pour vocation de créer des emplois (ce qui est également une
finalité sociétale) et des richesses : elle contribue à la formation de PIB en dégageant
de la valeur ajoutée. L'entreprise est donc une unité de production qui transforme les
intrants en produits et services, mais aussi une unité de répartition : elle partage la
valeur ajoutée crée e entre le personnel, ! 'Etat, les organismes sociaux, les préteurs, les
associés et elle-même
L'entreprise agit sur son environnement, son activité ayant des répercussions
sur l'activité d'autres agents économiques. Certains effets comme ! 'effet
d'entraînement sur l'économie d'une région, la création d'emploi ... sont favorables à
l'environnement, on parle des externalités positives. D'autres, les externalités
négatives, ne Je sont pas : nuisances,pollutions, maladies, licenciements
14
On peut alors définir l'entreprise comme un système ayant les caractéristiques
suivantes :
14
Des éléments différenciés le composant : les fonctions et les services décomposés
eux- mêmes en sous systèmes qui ont des objectifs et des ressources propres
mais qui doivent travailler ensemble (en interaction)
Une frontière avec son environnement : la structure qui sépare les acteurs
internes et externes de l'entreprise
matières premières en produits finis. On trouve ces activités dans les firmes
15
Remarque: Une branche (ou branche d'activité) regroupe des unités de
production homogènes, c'est-à- dire qui fabriquent des produits (ou rendent des
services) qui appartiennent au même item de la nomenclature d'activité économique
considérée.
Cette classification repose sur le découpage des entreprises en six catégories plus ou moins
hétérogènes :
Les entreprises agricoles
Les entreprises industrielles
Les entreprises commerciales assurent la distribution des produits.
Les entreprises prestataires de service : elles fournissent des services de production
(logiciels des sociétés d'informatique) et de consommation (transport, hôtellerie...).
Les établissements de crédit : elles effectuent des opérations de Banque (Réception
des dépôts, l'octroi de crédits, les transactions sur les marchés ...).
Les entreprises d'assurance : elles couvrent leurs clients pour certains risques
(assurances-vie, assurances dommages) et effectuent des opérations financières.
3- La classification selon la dimension: rien n'est plus délicat que de définir la
dimension d'une entreprise, et pourtant cette classification est celle qui différencie le mieux et
le plus les pratiques de gestion des firmes. Cependant, un seul indicateur ne permet pas de
comparer avec certitude la taille des entreprises.
Plusieurs moyens de repérage sont généralement employés : Chiffre d'Affaires (CA),
Valeur Ajoutée (VA), Effectif, Capitaux Propres (CP), le résultat de l'entreprise (Bénéfices,
Pertes)
VA CP Résultat
CA Effectif
Permet par Permet de Dépend des Mesurent les Traduit la
comparaison avec mesurer la contraintes de la fonds apportés par performance de
ses concurrents, richesse créée fonction les propriétaires l'entreprise.
de mesurer la productive
part de marché
de l'entreprise
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4- La classification juridique : en fonction de la ou les personnes qui détient le capital et les
objectifs retenus par l'entreprise, on retient généralement deux types d'entreprises :
./ Les entreprises publiques : dont le capital est détenu totalement ou en partie par l'Etat
ou les collectivités publiques. A l'intérieur de cette catégorie d'entreprises on retrouve
les entreprises à 100% publiques c'est à dire l'intégralité du capital et le pouvoir
absolu de décision et de gestion appartiennent à l'Etat, les établissements publics, les
offices (ONE, ONCF, ODEP) et les entreprises semi-publiques contrôlées par les
pouvoirs publiques ( par exemple dans tout ce qui est choix des investissement, niveau
des prix, politiques d'emploi .. ) mais où des personnes privées participent au
financement ou à la gestion .
./ Les entreprises privées : il y a les entreprises individuelles, très nombreuses, de faible
taille mais simple à créer (un seul propriétaire assume tous les risques financiers, c'est
le cas des artisans, des commerçants et professions libérales), d'une part, et les
entreprises sociétaires de l'autre. (Sociétés de personnes -"SNC" ou Société en
Commandite simple- où plusieurs associés assument tous les risques- ou plusieurs
associés assument une partie de risques : sociétés de capitaux, SA, SARL) .
./ On peut ajouter le secteur coopératif, lui-même très varié. On y trouve les coopératives
de consommation, de production, les coopératives agricoles et les coopératives de
commerçants.
17
Chapitre 3 les fonctions de l'entreprise
Pour pouvoir être efficace, une entreprise doit répartir toutes les tâches à
accomplir de façon précise, structurée et spécialisée. Elle doit déterminer le rôle
de chacun dans l'entreprise.
Les multiples tâches effectuées par ! 'entreprise peuvent être regroupées en
ensembles homogènes du point de vue de leur finalité. Ces regroupements de tâches
interdépendantes ayant le même objectif s'appellent fonctions.
Le problème est toutefois d'arrêter la liste des fonctions à considérer. Ici une
distinction clé peut être faite entre deux grands types de fonctions. Celles, que
l'on qualifiera d'opérationnelles, qui correspondent aux différentes phases de la
transformation effective des inputs en outputs (Sect I), et celles, logistiques ou de support,
qui préparent, accompagnent et structurent les précédentes (Sect II). La première
catégorie rassemble les tâches d'approvisionnement, de production et de vente. Elle
constitue en quelque sorte le cœur technique de l'entreprise considérée comme lieu de
combinaison de facteurs de production. La seconde regroupe tout ce qui relève de
l'acquisition, de la maintenance, du développement des ressources de toute nature dont
l'entreprise a besoin pour fonctionner (ressources financières, humaines, techniques et
matérielles).
1- Définition :
La fonction de production que l'on pourrait également désigner sous le nom de
gestion des opérations, concerne l'agencement et la conduite des flux physiques entre
postes de transformation d'inputs en outputs de façon à atteindre des objectifs mesurables
exprimés en termes de quantité, qualité, délais et coûts. Cette définition englobe la
fabrication proprement dite des produits et les activités associées d'approvisionnement en
matière et composants, de gestion des stocks, de contrôle de la qualité des
produits, d'entretien et de gestion administrative (par exemple : tenue d'une
comptabilité analytique). On parlera également de
18
tâches directes allant de la réception des matières et composants à leur
transformation, le montage des produits et leur expédition, et de tâches indirectes qui
organisent les premières en définissant les postes de travail et assurent le suivi
administratif et comptable permettant, notamment, l'établissement des prix de revient.
Cette définition vaut pour les entreprises industrielles mais aussi pour les activités
de service. Celles-ci, comme les premières, peuvent être analysées en termes de
processus de transformation d'entrées en sorties. Mais bien évidemment, le détail
des tâches et leur agencement varient scion la nature technique de l'activité.
La fonction de production est la plus ancienne des fonctions de l'entreprise.
elle a progressivement été supplantée dans la hiérarchie des préoccupations par d'autres
fonctions et notamment la fonction commerciale. Toutefois, le développement actuel
de nouvelles technologies de production ainsi que la modification des attentes des
consommateurs dans le sens d'une plus grande personnalisation des produits
proposés, redonnent à la fonction production un véritable poids stratégique.
2 - Les problèmes· liés à la gestion de la production :
Dans le détail, les tâches de gestion de production correspondent aux traitements de
trois grands types de problèmes et ce quelle que soit la nature de l'activité de l'entreprise.
Les premiers sont ceux de conception des produits et des procédés ou méthodes
de fabrication. La conception des produits à fabriquer est en fait une tâche qui
requiert la coopération de plusieurs services pour concilier les exigences commerciales
exprimant des besoins à satisfaire et les possibilités techniques. L'amélioration
constante du processus de transformation contribue pour une part importante au maintien
d'une position concurrentielle favorable.
La deuxième catégorie de problème relève de considérations plus stratégiques
ou politiques. Il s'agit de déterminer le degré d'intervention ou de maîtrise de
l'ensemble de processus productif que l'entreprise estime judicieux de posséder.
Produire ne signifie pas en effet que l'entreprise doit tout faire. Elle peut bien sûr
opter pour cette solution mais également choisir de confier telle ou telle phase du
processus à un partenaire extérieur, voire limiter son intervention à une seule opération
considérée comme vitale et correspondant particulièrement aux compétences détenues.
Dans les années récentes on a pu observer un développement de stratégies dites
d'impartition touchant notamment les activités productives et cc sous des formes
multiples : sous-traitance (réalisation d'une opération ou d'un produit par une entreprise
selon les spécifications d'un donneur d'ordres), cc-traitance (partage d'une
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activité productive donnée entre plusieurs partenaires), fourniture spéciale(
relation privilégiée entre une entreprise et un fournisseur qui répond à une demande
spécifique tout en conservant la maîtrise de la conception du produit), accord de licence,
etc. Les justifications de ces manœuvres d'impartition sont multiples: on évoquera les
possibilités de réduction des coûts, le souci de rendre l'entreprise plus flexible, la
nécessité de réduire la complexité organisationnelle, d'une grande ouverture sur
l'environnement.
La troisième catégorie de problème. La gestion de la production comporte
des tâches d'organisation, de programmation et d'ordonnancement. Il convient tout
d'abord de définir et de répartir les tâches entre exécutants et de préciser la nature de leurs
relations. Ceci pose des problèmes de relations sociales, de communication et de
motivation.
La quatrième catégorie de problème est liée à la nature technique de processus
de production. En effet, le flux de matières au sein d'un système de transformation peut
prendre la forme d'une décomposition (par exemple, le traitement du pétrole brut pour
en obtenir un ensemble de sous-produits) ou, à l'inverse, d'un regroupement (par exemple,
la fabrication d'un téléviseur par assemblage de multiples composants) ; il peut par
ailleurs être contenu pour des raisons physiques ou économiques, il peut être déclenché
sur demande spécifique de client ou par anticipation d'un certain volume d'affaires. La
combinaison de ces différents éléments conduit à distinguer quatre grands types de
systèmes de production :
- Le système de production de type «projet» : L'objet à réaliser étant
souvent complexe et/ou d'une haute technicité (ouvrage d'art, navire, satellite), le
personnel et le matériel doivent avoir une certaine polyvalence. Les problèmes
majeurs à résoudre ressortissent aux coûts et aux délais, l'accent est donc mis sur
les fonctions d'études et d'ordonnancement. L'organisation est conditionnée par
l'impératif de flexibilité.
production
20
spécialisés et une main œuvre peu qualifiée. Le système est rigide en termes de nature
de produit et de dispositif de production, mais permet d'obtenir de faibles prix de revient.
21
- Un passage du travail à la chaîne (où l'unité de production est dans un lieu unique) au
travail en réseau (sous-unités de production dispersées, reliées par réseaux de
télécommunications)
- Un passage des flux prédéterminés en volume et en nature à des flux variables
(séries courtes, possibilités de modifier telle ou telle caractéristique de produit en cours de
fabrication).
indirecte à la vente par l'entreprise de ses produits ou services. Cela inclut des tâches
opérationnelles de vente proprement dite (exécution et administration de la vente, service après
vente), des fonction logistiques telles que le transport, la livraison et des fonctions de soutien
allant de l'étude de marchés, la prévision des ventes, au financement des opérations
commerciales, en passant par la formation des vendeurs et la définition des méthodes de
communication et de promotion des ventes. Ces multiples tâches peuvent être organisées de
différentes façons : par zone géographique d'action de l'entreprise, par type de clientèle ou de réseau de
distributions, par nature de tâche, en distinguant les tâche directes( stocker, vendre, transporter) et les
tâches indirectes( étude de marché prévision de vente, promotion etc .... )
Cette fonction a connu au cours du temps des évolutions fondamentales qui ont conduit
à l'émergence du concept de marketing. Le marketing peut être considéré comme une
22
philosophie de management qui focalise l'attention des responsables d'une entreprise sur les
besoins et les désirs des clients.
Si l'on fait la synthèse de la littérature sur le sujet, on peut résumer son contenu
en quatre grandes dimensions :
L'orientation vers le client: le concept de marketing se traduit d'abord par
une connaissance des clients, c'est-à-dire une compréhension de leurs besoins, de
leurs désirs et de leurs comportements.
L'orientation vers l'action : l'entreprise toute entière doit être en phase avec le marché
en intégrant la fonction marketing avec les autres fonctions comme le production, les
ventes etc. La fonction marketing permet à 1 'entreprise de placer le souci de la
satisfaction des besoins des clients dés le début du processus de production et de la
conception de produit, et de coordonner l'action de l'entreprise (tout au long de ce
processus et au delà jusqu'à la distribution du produit et son après vente.
La satisfaction du client : est le résultat de la compréhension de ses besoins et de la
mise en œuvre de l'action de l'entreprise. La finalité du processus n'est donc pas
seulement le chiffre d'affaires, mais un résultat final, qui est la réponse aux besoins
des clients et leur satisfaction.
Le souci du profit à long terme : ce souci s'oppose à la recherche du profit à court
terme et du volume des ventes. (la rentabilité de l'activité dans le temps est plus
importante que la maximisation du chiffre d'affaires. Ce souci rappelle également que
la recherche de la satisfaction des clients à n'importe quel prix est absurde, et qu'elle
doit être pondérée par les coûts qui lui sont liés.
En résumé, le concept de marketing est un principe de management qui consiste à
penser l'activité de l'entreprise comme une activité orientée par la satisfaction des besoins des
clients. Ce principe s'appuie sur le rôle coordinateur d'une fonction marketing et conduit à un
changement de perspective financière, le profit à long terme étant privilégié et non le chiffre
d'affaires à court terme.
23
principales : fonctions financière, fonction recherche et développement et fonction
gestion de
RH
1- La fonction recherche-
développement :
Les technologies de base : celles dont l'effet concurrentiel n'est plus décisif
dans la mesure où elles sont largement disponibles pour toutes les
entreprises en concurrence.
Les technologies clés: celles dont l'effet concurrentiel au niveau des coûts et /ou de
la qualité des produits est le plus fort. Leur maîtrise est indispensable pour réussir.
Les technologies émergentes : celles qui sont encore au stade du développement,
dont l'impact est dans l'immédiat marginal, mais pourrait devenir des
technologies clés.
24
Il va de soi que le statut d'une même technologie peut varier selon les activités,
par exemple, la conception et la fabrication assistées par ordinateur sont une technologie
de base dans l'industrie aéronautique, clés pour l'automobile, émergente dans le
règlement intérieur, etc. Dans cette perspective, les individus sont des ayants droit à qui il faut
assurer les prestations promises et dont il convient d'obtenir les services convenus. Cela ne se
limite pas à l'exécution des tâches administratives évidentes telles que la paie, les formalités
d'embauche, la tenue de fichiers ou de traitement des informations pour les organismes
internes et externes, mais s'étend à la définition de politiques concernant les salaires, les
garanties d'emploi, la gestion des carrières, les avantages sociaux et de procédures de mise en
œuvre de ces politiques. La deuxième mission est celle de gestion des personnes, notion qui
comporte un double sens. D'une part, chaque salarié doit être considéré comme une personne
singulière avec une situation, des attentes, un parcours professionnel qui lui sont propres. Si
l'administration du personnel définit des politiques et des procédures, c'est une tâche de
gestion des personnes que de statuer sur les différents aspects de gestion de la carrières de
chacun à travers les décisions d'embauche, d'affectation, de formation ou de promotion.
D'autre part, la gestion des personnes possède également une dimension globale tenant la
nécessite d'ajuster les besoins de l'entreprise en ressources humaines avec ce dont elle peut
disposer. D'où un travail fondamental de gestion prévisionnelle des emplois destiné à évaluer
les besoins en effectifs et qualifications pour un horizon donné et les moyens internes et
externes d'y répondre. Enfin, la fonction personnel comporte un volet que l'on qualifie
généralement de développement social, susceptible également de deux interprétations. L'une
renvoie à la dimension collective de la fonction, les relations que l'entreprise a avec des
groupes sociaux. C'est à travers ces groupes que les individus vivent leurs activités
professionnelles, développent des attentes et des exigences. Gérer les personnes c'est
également diagnostiquer les insatisfactions et les phénomènes sociaux qui se manifestent par
de multiples symptômes ( absentéisme, rotation du personnel, mouvements sociaux ... ),
concevoir et conduire des actions de changement pour y répondre en ce qui concerne le
contenu des tâches et l'organisation du travail. Le développement social peut aussi designer
l'ensemble des actions visant à augmenter l'efficience des hommes en les motivant de façon à
26
ce qu'ils développent des comportements positifs vis-à-vis de l'activité productive
de l'entreprise ou, plus généralement, de son projet fondamental.
En définitive la gestion des ressources humaines possède des composantes à la
fois
logistiques opérationnelles et stratégique. Les premières correspondent aux
tâches administratives liées aux obligations contractuelles et aux aspects réglementaires.
Les aspects opérationnels correspondent à 1 'ensemble des méthodes mises en œuvre
pour acquérir, conserver et développer les ressources humaines. Les composantes
stratégiques correspondent à la définition de politiques et d'orientations de gestion du
personnel de façon à contribuer à l'accomplissement du projet stratégique de l'entreprise.
27
Chapitre 4 L'entreprise et son environnement
L'entreprise est un système ouvert. Elle existe, agit et évolue dans un
environnement. En fait, il y a une interaction entre l'entreprise et
l'environnement, c'est-a-dire que l'entreprise subit les évolutions de l'environnement
mais dans le même temps tente de s'adapter et d'agir sur cet environnement.
10
Selon R. Bruecker ( , « l'environnement de l'entreprise est défini par rapport à tout
ce
qui est situé en dehors : la technologie, la nature des produits, les clients et les concurrents,
les autres organisations, le climat politique et économique, etc ». L'entreprise est
soumise à de nombreuses contraintes provenant de son milieu qu'elle ne maîtrise pas. «
Son objectif est de
réduire cette incertitude ; par conséquent, elle se doit d'analyser et de comprendre
11
son environnement.
.
Traditionnellement, on distingue :
- un Macro-Environnement : c'est un environnement général de l'entreprise qui intègre
les
aspects, sociologiques, économiques, techniques .. tant nationaux
juridiques, qu 'internationaux. .
Section 1 Le Macro-Environnement
10
R. Bruecker, Stratégies organisationnelles, Economica , 1995, P. 26
11
J- R Edighoffe, Repère pratiques,Nathan, 1998.
28
1 Définition :
29
Politique fiscale. Afin de conserver ou d'attirer sur son territoire les entreprises,
des pays peuvent choisir d'adopter des conditions fiscales avantageuses.
c- La composante économique: Il s'agit de l'état de santé général du système
économique
dans lequel l'entreprise évolue. C'est-à-dire de l'évolution des principales
variables économiques (inflation, croissance économique, évolution du taux de
change...) qui a une incidence sur la politique de l'entreprise (politique d'investissement,
délocalisation ... )
Polltlque
• Stabilité gouvernementale
Légal • Politique fiscale Économique
• Commerce exténaur
• Lois sur tes monopoles • Cycles économiques
• Protection sociale • évolution du PNB
• Droit du travail
• Législation sur la santé • Taux d1ntérêt
• Normes de sécurité • Politique monélalre
• Inflation
• ChOmage
• Revenu dlsponibla
Écologique
Socloculturel
• Lo,s sur la protection de
l'environnement • Démographie
• Retraitement des déchets • Distribution des revenus
• Consommation d'énergie
Technologique • MobUlté sociale
• Changements de modes
• Dépenses publiques de R&D
de vie
• Investissements privés el • Attitude par rapport au loisir
publics sur la technologie et au travail
• NouveUes découvertes, • Consumérisme
nouveaux développements • Niveau d'éducation
• Vitesse des transferts
technologiques
• Taux [Link]œ
31
Marché du travail: syndicats, employeur, salariés, chômeurs, Pôle Emploi etc.
32
2- Le modèle des forces concurrentielles de PORTER
a. Présentation du modèle
Le micro environnement peut être analysé à travers le modèle des 5 forces de
Porter. Ce dernier a analysé la concurrence au sens large pour mettre en évidence toutes
les forces susceptibles d'influencer la concurrence pour une entreprise. Ces forces (5
FORCES) peuvent être des opportunités quand l'entreprise les domine ou au contraire
des menaces si elle leS subi. Dans ce cas, elle devra essayer de s'en protéger.
Pouvoir de Pouvoir de
néi:ociatlon des nésocùttion des
clients. fournisseurs
-Les entrants potentiels sont des entreprises susceptibles de pénétrer sur le marché.
Ils constituent une menace pour les concurrents actuels, car ils risquent de
bouleverser l'équilibre du marché. Les entrants potentiels peuvent être intéressés à
pénétrer le marché dans le cadre d'une logique de diversification : recherche de
métier complémentaire, rentabilisation de réseaux de distribution etc.
- Les produits de substitutions : sont les produits capables de remplir les mêmes
fonctions que les produits actuels, mais en utilisant une autre technologie : Ainsi une
voiture peut fonctionner avec plusieurs types d'énergies
- Le pouvoir des fournisseurs : Ils peuvent exercer leur domination pour plusieurs raisons:
33
- Monopole d'approvisionnement
- Domination technique
- Domination commerciale (ex: franchiseur/franchisé)
- Domination financière (endettement= risque)
- Domination juridique
- Le pouvoir de clients dépend principalement de leur nombre.
- L'intensité de la concurrence entre les entreprises d'un secteur est le résultat des pressions
exercées par les quatre forces précédentes. Si ces pressions sont fortes, la lutte entre les
concurrents du secteur est intense et réciproquement. La concurrence est plus ou moins
intense selon:
- Nombre d'entreprises dans le secteur
- Taille de l'entreprise (plus entreprise est grande, moins elle subit la concurrence)
- Le type de produit fabriqué: banal ou innovant.
b-Stratêgies concurrentielles
Porter recense trois grandes familles de stratégies, appelées stratégies génériques,
pour acquérir et conserver un avantage concurrentiel. li est impératif que l'entreprise opte
clairement pour l'une ou l'autre de ces solutions.
La domination par les coûts consiste à offrir un produit de qualité comparable à la
concurrence, mais avec des coûts inférieurs. Les entreprises qui suivent cette stratégie
vendent généralement un produit ordinaire, simplifié au maximum.
La différenciation consiste à offrir un avantage perçu comme unique par le secteur entier,
ce facteur de différenciation est le même pour l'ensemble de la gamme des produits de
l'entreprise. Par ailleurs, l'entreprise couvre l'ensemble des besoins du marché avec une
gamme entendue de produit.
La stratégie de concentration : est une des options de la stratégie de segmentation
marketing. L'entreprise concentre ses efforts sur un seul segment, en proposant un
avantage unique à cette cible.
34
Chapitre 5 : Les structures de l'organisation
Pour gérer une entreprise, il faut 1 'organiser et diviser les tâches, coordonner le
travail, répartir les responsabilités et les pouvoirs, mettre en place des procédures de
travail entre les services, des circuits d'information et de coordination. La structure d'une
entreprise doit être une aide pour toutes ses activités.
1) Pourquoi structurer
?
2)
Définitions
De nombreuses définitions de la structure organisationnelle sont proposées :
12
Pour Henri Mintzberg , la structure « est la somme totale des moyens employés pour
diviser le travail entre tâches distinctes et pour ensuite assurer la coordination
nécessaire entre ces tâches ». La fonction technique de la structure ressort clairement de
cette définition : fournir les moyens concrets de division et de coordination du travail.
13
Alain Desreumaux « il s'agit d'un ensemble de dispositifs selon lesquels une
entreprise, ou
plus généralement une organisation, répartit, coordonne, contrôle ses activités et au-
delà oriente ou tente d'orienter le comportement de ses membres »,
14
Pour Stephen Robbins et Timothy Judge, spécialistes des sciences de gestion, la
structure organisationnelle définit la façon dont les tâches professionnelles sont réparties,
regroupées et coordonnées.
3 Les types de
structure
Selon leurs stratégies, leurs marchés, leurs objectifs et leurs modes de management les
entreprises sont susceptibles d'adopter divers types d'organisation
12
Henry MINTZBERG Structure et dynamique des organisations. 1982 1989, Les Editions d'organisation
13
DESREUMAUX Alain. Théorie des Organisations. Caen, Éditions mana-gement Société, 1998.
14
: Stephen Robbins et Timothy Judge, Comportements organisationnels, l 2é Edition, Pearson Education,
35
a- Structure hiérarchique
Dlrécteur Général
Direction Direction
vente morchondlse
I ooent 201
01rod1on O"-...
Finances.,
comp1 .. ,e
Ouvrier I -- ,;-=-
=a--:.,-.----,
Ouvrier 2
1 Ouvrier 3
36
A l'opposé de la structure hiérarchique, selon laquelle, il ne pourra avoir pour l'individu
qu'une seule autorité, la structure fonctionnelle suppose que l'individu relève de plusieurs
supérieurs hiérarchiques.
Cette structure, préconisée par l'ingénieur américain F. W. Taylor, repose
sur le principe de division fonctionnelle de l'autorité: tout salarié dépend de
plusieurs chefs, chacun n'ayant autorité que dans son domaine propre.
L'organigramme a l'avantage de préciser les attributions et les pouvoirs que chacun est
censé détenir.
Des conseillers spécialisés dans des domaines précis sont attachés aux chefs
hiérarchiques. La hiérarchie décide. Les responsables fonctionnels aident à la décision. Cette
structure s'appelle aussi « staff and line »(staff: conseille - line : pouvoir de décision).
Direction Etat-major
Générale
Remarque : un état-major est composé de spécialistes qui ont un rôle de conseil. Ils
peuvent être chargés d'étudier un dossier spécifique afin de proposer une solution.
37
d-La structure divisionnelle
C'est la structure qui a émergé lorsque les organisations ont du faire face à des
environnements plus complexes, parce qu'elles multipliaient leurs domaines de compétence
ou encore parce qu'elles s'intégraient sur des marchés extranationaux.
DIRECTIO� GFJERALE
DIREtnox
l DIRECTION
DIRECTION PRODUIT
PRODUITOU OU PAYS B PRODUIT OU
PAYSA PAYSC
38
e- La structure par projet ou structure matricielle
Direction générale
Chef de projet B
Chef de projet C
La notion de structure matricielle fut introduite dans les années 60 pour désigner un
mode d'organisation qualifié du vocable: gestion de projet ou de
programme. Historiquement, l'organisation matricielle a été mise en place pour la première
fois aux Etats- unis durant la seconde guerre mondiale visant la conception et la construction
de la Bombe atomique. Par la suite elle s'est étendue à l'industrie aérospatiale et ce pour
répondre à une double exigence :
39
• une fois le projet achevé, les personnels regagnant leurs départements ou
fonctions d'origine.
f- L'entreprise en réseau
Les multiples partenariats, alliances, coopérations ou franchises développés par les
firmes conduisent à envisager l'entreprise comme une «entreprise-réseau». Il s'agit d'une
stratégie de «maillage» qui permet à l'entreprise de rester centrée sur son métier, et de
confier une partie de son activité à des partenaires extérieurs avec lesquels elle constitue peu à
peu un réseau.
Ce processus est favorisé par les progrès de circulation de l'information (réseaux
informatiques, EDI, internet).
Les réseaux d'entreprises existent sans liens capitalistiques (fusion, prise de participation ... )
nécessaires mais aussi grâce à l'EDI, aux autoroutes de l'information ... qui permettent de
modifier totalement les relations fabricant/fournisseur/client.
a- la division de travail :
40
Division Verticale FORTE Division Verticale FAIBLE
41
15
Mintzberg considère que les tâches assurées par les operateurs peuvent être
coordonnées par cinq mécanismes de coordination.
L'ajustement mutuel: il s'agit de la communication informelle entre les opérateurs
qui échangent leurs savoir faire sans contrôle spécifique par la hiérarchie. Exemple
lorsqu'un chirurgien et un anesthésiste se trouvent dans une salle d'opération, ils n'ont pas
besoin de communiquer. Donc, on peut admettre que ces deux opérateurs communiquent
mais de façon non verbale, en ajustant chacun de leurs gestes aux agissements de l'autre.
La supervision directe: réalise la coordination du travail par le biais d'une seule
personne qui donne les ordres et les instructions à plusieurs autres qui travaillent en
interrelations.
La standardisation des procédés de travail : les tâches des opérateurs sont programmées à
1 'avance ; chaque exécutant suit les plans et les notices. Il n'a besoin ni de s'accorder avec ses
collègues ni de recevoir des directives.
La standardisation des résultats : les résultats seuls sont programmés et non les tâches, à
la suite de fixation d'objectifs. Ces résultats sont fixés par le sommet stratégique et les cadres
fonctionnels se chargent de les faire appliquer.
La standardisation des qualifications : recouvre les formations que doivent avoir
les opérateurs par rapport au poste de travail (exemple: un professeur de
l'enseignement supérieur). La standardisation des qualifications suppose que l'on a affaire à
des opérateurs qui ont suivi de longues formations dans des écoles supérieurs ou des
universités. De fait, ces opérateurs sont dotés d'autonomie et de compétences propres.
La standardisation des normes agit comme un mécanisme de coordination lorsque le
contrôle du travail s'effectue essentiellement par Je biais d'une idéologie qui tente d'obtenir
l'adhésion de chaque travailleur aux valeurs organisationnelles et de gagner ainsi son
implication dans la vie de l'entreprise.
15
Henry MINTZBERG « Management, voyage au centre des organisations », 1989, Les
Editions d'organisation
42
1 L'influence de l'âge et de la taille:
Plus une organisation est ancienne, plus son comportement risque d'être formalisé.
En effet, une organisation qui vieillit tend à répéter ses comportements et donc à
devenir plus prévisible et plus facile à formaliser.
En autre plus une organisation est de grande taille, plus sa structure est élaborée et
son comportement formalisé. Cela signifie également que les tâches seront davantage
spécialisées, que les unités de travail seront différenciées et que sa composante
administrative sera développée.
2L'influence de la technologie:
Dans son analyse, Woodward distingue:
•La production unitaire ou en petite série (ex.:
aéronautique),
•La production en grande série (ex.: automobile,
électroménager...),
•La production en continu (ex.:
chimie).
Les résultats de son étude montrent que certaines caractéristiques structurelles
sont différentes selon le type de technologie. Par exemple, la production de grande série
génère une organisation plus formalisée et plus rigide.
3 L'influence de marché
Les travaux Lorschet P. Lawrence, de Burns et Stalker montrent que
plus l'environnement est complexe et instable, plus la firme a intérêt à mettre en
place une structure souple et décentralisée, faiblement formalisée.
Son environnement est simple et dynamique. Elle est qualifiée par Mintzberg
de structure organique (1982, P.273-274). Elle caractérise les petites organisations
et les entreprises individuelles. Le but de système dominant est survie, les buts de
mission sont intimement liés à la personnalité du décideur.
2-La configuration missionnaire : se caractérise par une nette prédominance des buts
de mission sur les buts de système. La coordination se réalise par la standardisation de
normes. Ce qui est programmé, ce sont les valeurs qui inspirent le travail. Dans les
cas où ce mécanisme fonctionne de manière efficace, il conduit les travailleurs à
adhérer aux buts de l'organisation et à s'impliquer fortement dans son fonctionnement.
La division du travail est
faible sur le plan horizontal et vertical. Le pouvoir n'est centralisé que pour les
décisions concernant les missions de l'organisation. Le marché est stable et peu hostile
4- La configuration adhocratique
45
Le terme adhocratie contient l'expression ad hoc; celle-ci indique que les opérateurs
travaillent dans Je cadre de groupes de projet, en vue de répondre aux demandes spécifiques
45
des clients. C'est une structure innovatrice. C'est pourquoi le mécanisme de
coordination principal est l'ajustement mutuel. La division du travail a tendance à être
faible sur les deux dimensions. Au plan vertical, la réalisation des projets implique une
autonomie importante des opérateurs. Au plan horizontal, la polyvalence est
nécessaire. L'adhocratie est une organisation jeune et généralement de petite taille.
Elle se développe dans des marchés instables et complexes.
5- La configuration professionnelle
46
Bibliographie
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