Système endocrinien
Les caractéristiques des glandes endocrines : Elles ont comme
caractéristiques :
Sécrétion hormonale dans la circulation sanguine
Action lente mais prolongée.
Les principales glandes endocrines sont :
1. L'hypophyse :
Localisation et structure : située à la base du cerveau, dans la selle
turcique de l'os sphénoïde. La tige pituitaire relie cette glande à
l'hypothalamus.
L'hypophyse est divisée en deux lobes, le lobe antérieur ou
l'adénohypophyse ou antéhypophyse et le lobe postérieur ou la
neurohypophyse.
Ses sécrétions et actions.
1) Sécrétion de l'adénohypophyse.
• L'hormone de croissance humaine (HGH). Agit sur les os et les
tissus mous. Elle accélère la croissance du corps, donc elle agit sur le
cartilage de conjugaison :
a) en stimulant la captation des acides aminés par les cellules ;
b) en augmentant la synthèse des ARNt ;
c) en augmentant le nombre des ribosomes, ce qui active la synthèse des
protéines.
• La thyréotrophine (TSH). Elle agit sur la thyroïde en stimulant la
synthèse et la sécrétion des hormones thyroïdiennes qui sont le T3 et le
T4.
• La corticotrophine (ACTH). Elle agit sur le cortex surrénalien en
stimulant la sécrétion des glucocorticoïdes.
• La prolactine (PRL). Elle agit sur les glandes mammaires en favorisant
le développement des glandes mammaires. Elle stimule la production de
lait. Régulée par la production des hormones placentaires durant la
grossesse et la stimulation du mamelon pendant la lactation.
• L'hormone folliculostimulante (FSH). Elle agit sur les ovaires et les
testicules et stimule la croissance des follicules ovariens et la
spermatogenèse.
• L'hormone lutéinisante (LH). Agit sur les ovaires et les testicules.
Stimule la maturation des follicules ; déclenche l'ovulation et stimule la
sécrétion d'œstrogènes et de progestérone par le corps jaune. Chez
l'homme, elle stimule la sécrétion de testostérone par les cellules
interstitielles.
2) Sécrétions de la neurohypophyse.
• L'hormone antidiurétique (ADH). Agit sur les tubules rénaux.
Favorise la réabsorption de l'eau sur les tubules contournés distaux et les
tubes collecteurs.
Stimule la contraction des muscles utérins et la sécrétion de lait.
Sécrétion stimulée par la déshydratation et l'augmentation de l'osmolarité
plasmatique.
• L'ocytocine. Agit sur l'utérus et les glandes mammaires.
Sécrétion stimulée par l'étirement de l'utérus à la fin de la grossesse et
par la stimulation mécanique du mamelon pendant l'allaitement.
La glande thyroïde.
Localisation et structure : situé dans le cou, de chaque côté du
cartilage thyroïdien, au sommet de la trachée.
Sécrétions et actions : La sécrétion de la triiodothyronine (T3) et de la
tétraiodothyronine (T4 ou thyroxine), est stimulée par la TSH produite par
l'adénohypophyse.
Ces hormones augmentent la vitesse du métabolisme, la consommation
d'oxygène et l'absorption du glucose ; elles augmentent la température
corporelle ; elles agissent sur la croissance et le développement ; et elles
renforcent les effets du système nerveux sympathique.
Les glandes parathyroïdes.
Localisation et structure : Petites glandes incrustées sur la face
postérieure de la glande thyroïde.
Sécrétions et actions : la parathormone (PTH) augmente le taux de
calcium plasmatique :
1) en stimulant la formation et l'activité des ostéoclastes qui dégradent le
tissu osseux et libèrent du calcium dans le sang ;
2) en agissant sur les tubules rénaux pour augmenter la réabsorption du
calcium ;
3) en augmentant la synthèse du 1,25 dihydoxycholécalciférol, qui
augmente l'absorption du calcium dans le tractus gastro-intestinal.
Sécrétion stimulée par une diminution de la concentration en en calcium
plasmatique.
Les glandes surrénales.
Localisation et structure : glandes de forme triangulaire enveloppées
dans du tissu adipeux au sommet des reins. Formés d'une région externe,
la corticosurrénale, et d'une région interne, la médullosurrénale.
Sécrétions et actions.
Les sécrétions de la corticosurrénale.
• Les glucocorticoïdes (corticostérone, cortisol)).
1) régulent le métabolisme glucidique et le métabolisme lipidique, activent
la dégradation des protéines ;
2) à fortes concentrations, inhibent la réponse inflammatoire ;
3) favorisent la vasoconstriction ;
4) favorisent la résistance de l'organisme au stress.
La sécrétion contrôlée par l'ACTH produite par l'adénohypophyse et par les
mécanismes de feedback négatif.
• Les minéralcorticoïdes (désoxycorticostérone, aldostérone).
Régulent les concentrations extracellulaires en électrolytes, notamment
celles du sodium et du potassium.
La sécrétion d'aldostérone est contrôlée par le système rénine-
angiotensine, la concentration plasmatique en K+ et l'ACTH.
Les sécrétions de la médullosurrénale.
• Les catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Eléments de
réponse du système sympathique.
Stimulent la sécrétion de l'ACTH et de la TSH par l'adénohypophyse.
Sécrétion activée par la stimulation du système sympathique.
Le pancréas.
Localisation et structure. Situé dans l'abdomen, sous l'estomac. La
région endocrine est constituée d'amas cellulaires disséminés, les îlots
pancréatiques (îlots de Langerhans).
Sécrétion et effets :
Le glucagon, sécrété par les cellules alpha, innervés par des fibres
cholinergiques. Il stimule la glycogénolyse et maintient les taux de glucose
sanguin pendant le jeûne et la privation.
L'insuline, sécrétée par les cellules bêta, innervés par des fibres
adrénergiques. Elle stimule le transport du glucose sanguin dans les
cellules, elle stimule la glycolyse et abaisse le taux de glucose sanguin.
La somatostatine, sécrétée par les cellules delta, stimule l'incorporation
de souffre dans les cartilages et la production de collagène.
Les sécrétions endocrines des glandes mixtes.
Le thymus. Sécrète la thymosine ; stimule l'activité des lymphocytes T.
La glande pinéale. Sécrète la mélatonine ; agit sur la sécrétion des
gonadotrophines et de l'ACTH par l'adénohypophyse.
La muqueuse gastrique. Les cellules G secrètent la gastrine ; stimule la
sécrétion du suc gastrique et la mobilité gastrique.
La muqueuse duodénale. Sécrète la sécrétine ; stimule la sécrétion du
suc pancréatique.
Le placenta. Sécrète la gonadotrophine chorionique humaine (HCG), la
somatomammotrophine (HCS), des œstrogènes et de la progestérone.
Chapitre 11. Le système cardiovasculaire : le sang.
Le sang est un tissu conjonctif liquide essentiel à la vie.
Il circule dans l’ensemble de l’organisme grâce au système
cardiovasculaire et effectue des fonctions de transport, protection et
régulation.
Il représente 7 à 8 % du poids corporel, soit environ 5 litres chez
l’adulte.
II. Composition du sang
Le sang est composé de deux grandes parties :
1. Le plasma (≈ 55 %)
C’est la fraction liquide du sang, jaunâtre, constituée de :
a) Eau (90–92 %)
Solvant principal.
Permet le transport des substances (nutriments, hormones, déchets).
Maintient la pression osmotique.
b) Protéines plasmatiques (7–8 %)
Les principales protéines sont :
• Albumine
Fabriquée par le foie.
Rôle : maintien de la pression oncotique, transport d’hormones,
médicaments, acides gras.
• Globulines (α, β, γ)
Transport (lipides, vitamines).
Les γ-globulines = anticorps (immunoglobulines).
• Fibrinogène
Rôle clé dans la coagulation (formation de la fibrine).
c) Solutés divers (1 %)
Électrolytes : Na⁺, K⁺, Ca²⁺, Mg²⁺, Cl⁻, HCO₃⁻ (Bicarbonate)
Nutriments : glucose, acides aminés, acides gras
Déchets : urée, acide urique, créatinine
Gaz dissous : O₂, CO₂
Hormones, vitamines
2. Les éléments figurés (≈ 45 %)
Ils comprennent :
Hématies (globules rouges, Erythrocytes)
Leucocytes (globules blancs)
Plaquettes (thrombocytes)
III. Les différentes cellules sanguines et leurs fonctions
1. Les globules rouges (érythrocytes ou hématies)
Caractéristiques
Cellules très nombreuses (≈ 4 à 6 millions/mm³).
Forme biconcave → grande surface d’échange.
Dépourvues de noyau et organites chez l’humain.
Durée de vie : ≈ 120 jours.
Produites dans la moelle osseuse (érythropoïèse stimulée par
l’érythropoïétine).
Fonctions
a) Transport de l’oxygène
Grâce à l’hémoglobine (Hb).
O₂ se fixe sur le fer de l’Hb → oxyhémoglobine.
b) Transport du dioxyde de carbone (CO₂)
Dissous dans le plasma.
Sous forme de bicarbonate (HCO₃⁻).
Liaison à l’Hb (carbaminohémoglobine).
c) Régulation du pH sanguin
L’Hb est un tampon important dans l’équilibre acido-basique.
2. Les globules blancs (leucocytes)
Caractéristiques générales
Nombre : 4 000 à 10 000/mm³.
Rôle : défense immunitaire.
Possèdent un noyau.
Peuvent sortir des vaisseaux → diapédèse.
La durée de vie des globules blancs (leucocytes) varie selon le type
de cellule, car chaque catégorie a un rôle différent dans l’immunité :
1. Neutrophiles
Durée de vie : 6 à 12 heures dans le sang, puis 1 à 2 jours dans les
tissus.
Ce sont les globules blancs les plus nombreux et les premiers à intervenir
en cas d’infection.
2. Éosinophiles
Durée de vie : 8 à 12 heures dans le sang, puis 8 à 12 jours dans les
tissus.
Impliqués surtout dans les allergies et les parasites.
3. Basophiles
Durée de vie : quelques heures à quelques jours.
Rôle dans les réactions allergiques (libération d’histamine).
4. Monocytes / Macrophages
Monocytes dans le sang : 1 à 3 jours.
Macrophages dans les tissus : plusieurs mois à années.
Ils phagocytent les microbes et les cellules mortes.
5. Lymphocytes (T, B, NK)
Très variable :
o Certains vivent quelques semaines à quelques mois.
o D’autres, surtout les lymphocytes mémoire, peuvent vivre des années,
voire toute la vie.
Résumé simple
Type de globule
Durée de vie approximative
blanc
Neutrophiles heures → 1-2 jours
Éosinophiles heures → 12 jours
Basophiles heures → quelques jours
1-3 jours (sang), puis mois/années
Monocytes
(tissus)
Ils se divisent en deux catégories :
A. Les granulocytes (polynucléaires)
a) Neutrophiles (60–70 %)
Première ligne de défense.
Phagocytent les microbes, surtout bactéries.
Augmentent en cas d’infections bactériennes.
b) Éosinophiles (2–4%)
Luttent contre les parasites.
Rôle dans les réactions allergiques.
c) Basophiles (0–1%)
Libèrent histamine et héparine.
Impliqués dans l’inflammation et l’allergie.
B. Les agranulocytes
a) Lymphocytes (20–30%)
Deux types majeurs :
Lymphocytes B → production d’anticorps (immunité humorale).
Lymphocytes T → destruction cellule à cellule (immunité cellulaire).
Lymphocytes NK → détruisent les cellules infectées ou tumorales.
b) Monocytes (3–8%)
Grosse cellule.
Se transforment en macrophages dans les tissus.
Phagocytent microbes + débris cellulaires.
3. Les plaquettes (thrombocytes)
Caractéristiques
Fragments cellulaires issus des mégacaryocytes.
Nombre : 150 000 à 400 000/mm³.
Durée de vie : ≈ 7 à 10 jours.
Fonction principale : la coagulation
Elles interviennent dans :
a) Hémostase primaire
Formation du clou plaquettaire (bouchon pour arrêter le saignement).
b) Hémostase secondaire
Activation de la cascade de coagulation.
Formation de la fibrine qui stabilise le caillot.
IV. Fonctions globales du sang
1. Fonction de transport
Transport de l’O₂, CO₂
Transport des nutriments (glucose, acides gras, AA)
Transport des hormones
Transport des déchets métaboliques vers les organes d’élimination (reins,
foie, poumons)
2. Fonction de régulation
Maintien du pH (tampons chimiques).
Régulation de la température corporelle (redistribution de la chaleur).
Maintien du volume sanguin et de la pression osmotique.
3. Fonction de protection
Défense immunitaire (leucocytes, anticorps).
Coagulation pour prévenir l’hémorragie.
Facteurs anti-infectieux dans le plasma.
V. Hématopoïèse
Processus de fabrication des cellules sanguines dans la moelle osseuse
rouge.
Hématies → érythropoïèse
Leucocytes → leucopoïèse
Plaquettes → thrombopoïèse
Stimulée par des hormones comme :
Érythropoïétine (rein)
Thrombopoïétine (foie + rein)
Cytokines/Interleukines
VI. Paramètres sanguins importants
Hémoglobine (Hb)
Hématocrite
Numération leucocytaire
Plaquettes
Vitesse de sédimentation (VS)
CRP
Ionogramme sanguin
Glycémie
Conclusion
Le sang est un tissu vital, à la fois :
Liquide (plasma)
Cellulaire (éléments figurés)
Il assure des fonctions essentielles de transport, de défense et de
régulation, indispensables au maintien de l’homéostasie.
Chapitre 12. Le système cardiovasculaire : le cœur.
La structure du cœur.
Le cœur est un organe musculaire creux constitué de quatre cavités,
spécialisé dans la propulsion du sang à travers les vaisseaux du corps. Il
est situé dans le médiastin ou il est entouré d'une membrane fibreuse
résistante appelée le péricarde.
Le feuillet pariétal du péricarde est un sac lâche constitué d'une
couche externe fibreuse qui protège le cœur et d'une couche interne
séreuse qui secrète le liquide péricardique.
Le feuillet viscéral (épicarde) est une membrane séreuse qui forme
la couche externe de la paroi du cœur. L'espace entre le feuillet pariétal et
le feuillet viscéral est la cavité péricardique. Le liquide péricardique que
l'on trouve dans cette cavité facilite les mouvements de contraction du
cœur dans son enveloppe.
La paroi du cœur est composée de trois couches, de l'extérieur vers
l'intérieur :
• L'épicarde : membrane séreuse formée de couches de tissu conjonctif,
recouvertes d'un épithélium. Couche externe lubrifiante.
• Le myocarde : tissu musculaire cardiaque et tissus conjonctifs. Couche
contractile, la plus épaisse.
• L'endocarde : membrane épithéliale et tissus conjonctifs. Revêtement
interne protecteur renforcé.
La structure interne.
Le cœur est une pompe double à quatre cavités. La partie supérieure est
formée par les atria (oreillettes) droit et gauche qui se contractent en
même temps et la partie inférieure par les ventricules droit et gauche qui
se contractent également en même temps. Les atria sont séparées par
une cloison fine et musculaire, le sternum interatrial, alors que les
ventricules sont séparés par une cloison épaisse et musculaire, le septum
interventriculaire.
Les valves atrio ventriculaires (AV) sont situées entre les atria et les
ventricules. Les valves sigmoïdes sont situées à la base des deux gros
vaisseaux qui quittent le cœur (le tronc pulmonaire et l'aorte).
Les valves atrio ventriculaires sont maintenues en position par des
cordons tendineux résistants, les cordages tendineux qui sont fixés à la
paroi ventriculaire par des muscles de forme conique, les muscles
papillaires.
Les valves du cœur empêchent le reflux à contre-courant du sang lorsque
le cœur se contracte.
Les valves du cœur.
La valve atrio-ventriculaire droite (tricuspide) : entre l'atrium droit
et le ventricule droit.
La valve atrio-ventriculaire gauche (mitrale) : entre l'atrium gauche
et le ventricule gauche.
La valve sigmoïde pulmonaire : entre le ventricule droit et le tronc
pulmonaire.
La valve sigmoïde aortique : entre le ventricule gauche et l'aorte
descendante.
La circulation du sang à travers le cœur.
Le sang désoxygéné qui revient des différentes parties du corps remplit
l'atrium droit et le sang oxygéné qui revient des poumons remplit l'atrium
gauche. L'ouverture des valves atrio ventriculaires permet au sang de
s'écouler des atria vers les ventricules, puis les atria se contractent et
éjectent le sang restant dans les ventricules.
La fermeture des valves atrio ventriculaires est suivie par la contraction
des ventricules qui propulse le sang du ventricule droit dans le tronc
pulmonaire et du ventricule gauche dans l'aorte, après l'ouverture des
sigmoïdes pulmonaires et aortique.
La circulation pulmonaire représente le trajet du sang du cœur aux
poumons et son retour au cœur. Les éléments qui assurent la circulation
pulmonaire sont : le ventricule droit, le tronc pulmonaire et les artères
pulmonaires, le réseau de capillaires dans les poumons, les veines
pulmonaires qui ramènent le sang au cœur et l'atrium gauche qui reçoit le
sang oxygéné.
La circulation systémique représente le trajet du sang vers tous les autres
organes du corps et son retour vers le cœur. Les éléments de la circulation
systémique sont ; le ventricule gauche, les vaisseaux qui arrivent et
partent de tous les tissus du corps les artères, les capillaires et les veines)
et l'atrium droit qui reçoit le sang appauvri en oxygène lorsqu'il revient
des tissus.
La circulation fœtale.
Chez le fœtus, la circulation pulmonaire ne fonctionne pas et l'oxygène et
les nutriments proviennent du placenta. Le fœtus est relié au placenta par
le cordon ombilical. Le cordon ombilical est composé de la veine
ombilicale qui transporte le sang oxygéné vers le cœur et les deux artères
ombilicales qui ramènent le sang appauvri en oxygène vers le placenta. La
dérivation de la circulation fœtale par rapport à celle du nouveau-né, est
assurée par deux éléments qui sont le trou de Botal, le canal arteriel.
La circulation coronarienne.
Le sang qui irrigue le cœur est transporté par les artères coronaires
gauche et droite qui naissent de l'aorte ascendante juste après la valve
sigmoïde aortique. L'artère coronaire gauche se ramifie en deux branches,
le rameau interventriculaire antérieur et l'artère circonflexe et l'artère
coronaire droite émet deux ramifications, le rameau interventriculaire
postérieur et le rameau marginal droit. La grande veine du cœur et la
veine moyenne du cœur ramènent le sang au sinus coronaire qui déverse
le sang dans l'atrium droit.
Le mécanisme de conduction et l'innervation du cœur.
Le système de conduction du cœur est constitué de tissu nodal (fibres
musculaires cardiaques spécialisées) qui produit et propage des ondes de
dépolarisation à travers le myocarde. Le pacemaker (excitateur, stimulant)
du cœur est le nœud sino-atrial, situé dans la partie postérieure de la paroi
de l'atrium droit.
Le nœud sino-atrial se dépolarise spontanément de 70 à 80 fois par
minute, ce qui provoque la contraction des atria. Les influx provenant du
nœud sino-atrial se propagent jusqu'au nœud atrio-ventriculaire (nœud
AV) situé dans le septum interatrial puis dans le faisceau atrio-
ventriculaire (faisceau AV) situé dans le septum interventriculaire et
arrivent aux fibres de conduction cardiaque (faisceau de Purkinje) dans la
paroi des ventricules.
La stimulation des fibres de conduction provoque la contraction
simultanée des ventricules. Le nœud sino-atrial et le nœud AV sont
innervés par des fibres sympathiques et parasympathiques.
Les influx du système sympathique accélèrent l'activité cardiaque, alors
que ceux du système parasympathique (par le nerf vague, X) la
ralentissent. Ces influx sont régulés par les centres cardiaques situés dans
l'hypothalamus et dans la moelle allongée.
Le cycle cardiaque.
Le cycle cardiaque est une répétition de phases successives de
relâchement, la diastole, et de contraction, la systole.
Les principaux événements d'un cycle qui commence à la mésodiastole
(milieu de la diastole), sont les suivants :
La télé diastole (fin de la diastole). Les atria et les ventricules sont
relâchés, les valves AV sont ouvertes et les valves sigmoïdes sont
fermées. Le sang des atria s'écoule passivement dans les ventricules.
La systole auriculaire. Les atria se contractent et propulsent le reste de
sang qu'elles contiennent dans les ventricules.
La systole ventriculaire. Au début de la contraction ventriculaire, les
valves AV se ferment, ce qui provoque le premier bruit du cœur. Lorsque
la pression dans le ventricule droit est supérieure à la pression diastolique
dans l'artère pulmonaire (10mm Hg) et que la pression dans le ventricule
gauche est supérieure à la pression dans l'aorte (80mmHg), les valves
sigmoïdes s'ouvrent et l'éjection ventriculaire commence.
Dans des conditions normales, au repos, la pression atteint 25 mm Hg
dans la partie droite et 120 mm Hg dans la partie gauche.
Le volume d'éjection systolique, qui correspond au volume éjecté par
chaque ventricule, est de 70 à 90 ml.
La protodiastole (début de la diastole). Dès le début du relâchement
des ventricules, la pression chute rapidement. Les valves sigmoïdes se
ferment, empêchant le reflux du sang des artères vers les ventricules, ce
qui provoque le deuxième bruit du cœur.
Les valves AV s'ouvrent et le sang contenu dans les atria commence à
s'écouler dans les ventricules.
Définition : le débit cardiaque (DC) est le volume de sang propulsé dans
l'aorte par le ventricule gauche en une minute. On le calcule de la façon
suivante :
Débit cardiaque (DC) = Volume d'éjection systolique (VS) x fréquence
cardiaque (FC).
Le débit cardiaque est augmenté par :
1. Les stimulations sympathiques du cœur.
2. L'augmentation du volume télédiastolique (loi de Starling).
3. Différentes formes d'anémie qui diminuent la résistance périphérique
totale.
Au contraire, la diminution du retour veineux, diminue le débit cardiaque.
Chapitre 13. Le système cardiovasculaire : Les vaisseaux
sanguins.
Les vaisseaux : artères, capillaires et veines.
La paroi des vaisseaux est composée des trois tuniques (couches)
suivantes : la tunique interne formée d'une couche interne d'épithélium
pavimenteux, appelée endothélium, qui repose sur une couche de tissu
conjonctif ; la tunique moyenne, une couche constituée d'un mélange de
fibres de muscles lisses et de fibres élastiques ; et la tunique externe
formée d'une couche de tissu conjonctif contenant des fibres élastiques et
de collagène. La tunique externe des vaisseaux les plus gros est irriguée
par un système de tout petits vaisseaux appelés les vasa vasorum (les
vaisseaux des vaisseaux) qui approvisionnent les tissus les plus externes
de la paroi des vaisseaux.
La structure et la fonction des vaisseaux.
Vaisseau. Structure. Fonction.
Artère : achemine Vaisseau élastique, Réseau de distribution
le sang qui vient du résistant, contient les qui alimente les tissus
cœur. trois tuniques ; diamètre du corps ; pression
de la lumière est sanguine élevée.
relativement grand par
rapport à l'épaisseur de
la paroi.
Artériole : Couche épaisse du Variation du diamètre
ramification des muscle lisse dans la de la lumière pour
petites artères. tunique moyenne ; contrôler le flux
lumière relativement sanguin, ramènent les
étroite. pulsations du sang à
un rythme régulier.
Capillaire : zone Paroi composée d'une Echanges de liquides
d'échange du seule couche des
système. d'endothélium ; présence nutriments et de gaz
d'une collerette de entre le sang et les
muscles à l'origine du liquides interstitiels.
vaisseau, qui régule le
flux.
Veinules (petites Vaisseau mince et Réservoir liquide (60 à
veines) et veines extensible composé de 75 % du volume
ramènent le sang au trois tuniques ; diamètre sanguin) ; constriction
cœur. de la lumière très large ; en réponse aux influx
présence de valvules. sympathiques ; flux
unidirectionnel assuré
par les valvules.
Les principales artères systématiques.
Les artères de la tête, du cou et des membres supérieurs.
La crosse de l'aorte se ramifie en trois branches, le tronc brachio-
céphalique, l'artère carotide commune gauche et l'artère sous clavière
gauche.
Le tronc brachio-céphalique se ramifie en deux branches, l'artère
carotide commune droite et l'artère sous clavière droite.
Les ramifications de ces vaisseaux irriguent la tête, le cou et la
région des épaules. Chaque artère sous clavière, droite et gauche, se
prolonge dans le membre supérieur et devient l'artère axillaire puis
l'artère brachiale. Leurs ramifications irriguent le membre supérieur.
Les paires d'artères issues de l'aorte thoracique.
Artère. Région ou organe irrigué (e).
Artères péricardiques. Péricarde.
Artères intercostales. Paroi thoracique.
Artères bronchiques. Bronches droites et gauches.
Artères œsophagiennes. Œsophage.
Artères phréniques supérieures. Diaphragme.
Les artères issues de l'aorte abdominale.
Artère. Région ou organe irrigué (e).
Artères phréniques inférieures. Diaphragme.
Tronc cœliaque.
-Artère hépatique. Foie, pancréas supérieur, duodénum.
-Artère splénique. Rate, pancréas, estomac.
Artère gastrique gauche. Estomac, œsophage.
Artère mésentérique Intestin grêle, pancréas, caecum,
supérieure. appendice,
Colon ascendant, colon transverse.
Artères surrénales. Glandes surrénales.
Artères rénales. Reins.
Artère gonadique. Gonades (testicules, ovaires)
Artère mésentérique Colon transverse, colon descendant,
inférieure. colon sigmoïde, rectum.
Artères communes.
-Artère iliaque externe. Membres inférieurs.
-Artère iliaque interne. Organes reproducteurs, muscles
fessiers.
Les principales veines systématiques.
Les deux veines principales qui ramènent le sang au cœur sont ; la veine
cave supérieure qui ramène le sang provenant de la tête, du cou et des
membres supérieurs, et la veine cave inférieure qui ramène le sang
provenant de l'abdomen et des membres inférieurs.
La pression sanguine.
La pression sanguine est la force exercée par le sang par unité de surface
sur la paroi interne des vaisseaux ; elle est due principalement à l'activité
cardiaque.
Les facteurs qui agissent sur la pression cardiaque sont les suivants :
• La fréquence cardiaque : une augmentation de la fréquence
augmente la pression.
• Le volume sanguin : une augmentation du volume augmente la
pression.
• La résistance périphérique : une diminution du diamètre des
vaisseaux augmente leur résistance et donc la pression sanguine.
La pression sanguine normale est de 120/80. La pression sanguine est plus
élevée dans les artères que dans les veines parce que le sang qui entre
dans les artères y est propulsé par les contractions ventriculaires et du
fait, également, de l'élasticité de la paroi des artères.
Les pressions systoliques et diastolique des artères systémiques (environ
120/80) sont plus élevées que les artères pulmonaires (environ 30/15).
La pression sanguine dans les artères diminue proportionnellement à leur
éloignement du cœur.
La pression sanguine chute rapidement lorsque le sang arrive dans les
capillaires et est presque nulle lorsque le sang arrive au cœur.
Rappelez-vous !
Pression systolique : 120mmHg.
Pression diastolique : 80mm Hg.
Pression différentielle : 40mm Hg.
La régulation du flux sanguin.
- Mécanismes nerveux. Les barorécepteurs (récepteurs sensibles aux
variations de la pression sanguine) situés dans la paroi des vaisseaux et
dans les cavités du cœur détectent une diminution de la pression
sanguine.
Ce stimulus provoque les réponses suivantes :
- Augmentation de la sécrétion d'ADH par l'hypophyse. L’ADH agit au
niveau des reins ou elle provoque une augmentation de la réabsorption de
l'eau, ce qui augmente le volume sanguin.
- Des influx sympathiques sont envoyés au cœur, ce qui augmente la
fréquence cardiaque.
- En réponse aux influx sympathiques, les muscles lisses des vaisseaux
modifient le diamètre des vaisseaux et en conséquence la résistance
périphérique.
- Mécanismes rénaux. Une diminution de la pression sanguine dans les
reins active le système rénine-angiotensine. L'aldostérone produite
modifie la balance électrolytique et stimule la réabsorption de l'eau au
niveau des reins, provoquant une augmentation du volume sanguin.