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Espaces vectoriels et dualité expliqués

Le document traite des espaces vectoriels et de la dualité, en présentant des rappels sur les concepts fondamentaux tels que les bases, les sous-espaces vectoriels, et les applications linéaires. Il inclut des théorèmes et des exercices illustrant la structure des espaces vectoriels, notamment la notion de somme directe et de bases adaptées. Des exemples et des définitions précises sont fournis pour clarifier les concepts abordés.

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Espaces vectoriels et dualité expliqués

Le document traite des espaces vectoriels et de la dualité, en présentant des rappels sur les concepts fondamentaux tels que les bases, les sous-espaces vectoriels, et les applications linéaires. Il inclut des théorèmes et des exercices illustrant la structure des espaces vectoriels, notamment la notion de somme directe et de bases adaptées. Des exemples et des définitions précises sont fournis pour clarifier les concepts abordés.

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Espaces vectoriels, dualité

est une famille libre de E .


Table des matières Exercice 2
1 Rappels 1 On considère une suite (Pk )k ∈N de polynômes de K[X ] telle que pour
2 Applications linéaires : compléments 2 tout k dans N on a deg Pk = k .
3 Dualité 3 1. Montrer que pour tout n dans N la famille (Pk )0≤k ≤n est une
4 Dualité en dimension finie 4 base de Kn [X ].
5 Application aux systèmes d’équations 5
2. Montrer que (Pk )k ∈N est une base de K[X ].
6 Représentaion matricielle d’une forme ou appli-
cation linéaire 6
7 Rang de matrices et matrices équivalentes : Définition 1.3
Rappels 6 (E k )k =1..p une famille de sous espaces vectoriels de E ,
p p
Ek = {
P P
x k , x k ∈ E k } est un sous espace vectoriel appelé la
k =1 k =1
somme des sous espaces vectoriels (E k )k =1..p , et on dit que la somme
p
1 Rappels
P
E k est directe s’il y-a unicité de l’écriture de tout vecteur x de
k =1
p p
E un K-espace vectoriel. E k sous la forme x =
P P
xk .
k =1 k =1
Définition 1.1
I un ensemble quelconque non vide. (e i )i ∈I une famille de vecteurs
de E . Théorème 1.3
– Soit (λi )i ∈I une famille à support fini de scalaires (ie les λi sont (E k )k =1..p une famille de sous espaces vectoriels de E , les psse
P
nuls en dehorsP d’un ensemble fini J ⊂ I ). 1. E k est directe.
La somme i ∈I λi e i (qui est en fait une somme finie) s’appelle Qp p
2. ∀(x k )k =1..p ∈ x k = 0 =⇒ x k = 0, ∀k ∈ |[1, p ]|.
P
une combinaison linéaire des (e i )i ∈I k =1 E k ,
k =1
– La famille (e i )i ∈I est dite génératrice de E si tout vecteur de E est
3. ∀k ∈ |[1, p ]|, E k ∩ ( i 6=k E i ) = {0}.
P
combinaison linéaire des (e i )i ∈I .
– La famille (e i )i ∈I est dite libre si toute sous famille finie de cette
famille est libre.
Preuve

– La famille (e i )i ∈I est dite liée si elle est non libre ou s’il en existe Qp p
1) =⇒ 2) Soit (x k )k =1..p ∈ x k = 0, par unicité de la décomposi-
P
E k , tel que
une sous famille liée. k =1
k =1
– La famille (e i )i ∈I est dite base de E si elle est libre et génératrice. tion du vecteur nul , x k = 0, ∀k .
2) =⇒ 3) Soit k ∈ |[1, p ]| et soit x k ∈ E k ∩ ( i 6=k E i ), il existe pour chaque
P

i 6= k , x i ∈ E i tel que x k = i 6=k x i , et à ce moment :


P

x − x k + i >k x i = 0, et par conséquent ∀i , x i = 0, en particulier x k = 0.


P P
i <k i
p p p
Exemples 1 3) =⇒ 1) Soit x ∈
P
E k qui s’écrit x = x k = x k0 , pour k ∈ |[1, p ]|, on aura
P P
k =1 k =1 k =1
x k − x k0 = i 6=k (x i0 − x i ) ∈ E k ∩ ( i 6=k E i ), d’où x k − x k0 = 0.
P P
1. E = K[X ], la famille (X k )k ∈N est une base de E , appelée base
canonique de K[X ].
Proposition 1.1
2. A une algèbre, a ∈ A . (E k )k =1,..p une famille de sous espaces vectoriels de E , soit pour
– Si a n’admet pas de pomi, alors (a k )k ∈N est une base de chaque k , βk une base de E k .
K[a ]. p p
p
E k est directe ssi ∪k =1 βk est une base de
P P
– Si a admet un pomi de degré n, alors la famille (a k )0≤k ≤n−1 Ek .
k =1 k =1
est une base de K[a ].

Preuve
Théorème 1.1
p
La famille (e i )i ∈I est liée s’il en existe un vecteur combinaison linéaire p
=⇒) Il est clair d’abord que ∪k =1 βk est une famille génératrice de
P
E k . No-
k =1
des autres vecteurs. tons βk = (e ik )i ∈I k , soit pour chaque k ∈ |[1, p ]| (λki )i ∈I k une famille à support
p P
λk e k = 0, la somme est directe et i ∈I k λki e ik ∈ E k , donc
P P
fini tel que i ∈I k i i
k =1
Théorème 1.2 P
λk e k = 0, la famille βk est libre donc ∀i ∈ I k , λki = 0.
i ∈I k i i
La famille (e i )i ∈I est une base ssi tout vecteur de E se décompose de Qp p
⇐=) Soit (x k )1¶k ¶p ∈ x k = 0, x k ∈ E k , donc il existe
P
E tels que
façon unique sous forme de combinaison linéaire des (e i )i ∈I . k =1 k
k =1
(λki )i ∈I k à support fini tel que x k = i ∈I k λki e ik , et en utilisant finalement le fait
P
p
que ∪k =1 βk est une base,
p P
Définition 1.2 λk e k = 0 =⇒ λki = 0 et par suite x k = 0
P
i ∈I k i i
β = (e i )i ∈q une base de E , un vecteur x de E s’écrit de façon unique k =1

sousPforme de combinaison linéaire


x = i ∈I λi e i des vecteurs de la base, λi , i ∈ I s’appellent les coordon- Corollaire 1.1
nées de x dans β . Si on suppose que ∀k , dim E k est finie, alors :
p
‚ p Œ p
Ek =
P P P
E k est directe ssi dim dim E k
Exercice 1 k =1 k =1 k =1

Soit E = F (R, R) et soit a dans R. On considère la fonction f a définie


pour tout x ∈ R par f a (x ) = e a x . Montrer que la famille L = (f a )a ∈R

[Link]@[Link]
Espaces vectoriels, dualité

Preuve
Remarque 3
Soit pour chaque k , βk une base de E k .
p
p
p Si F est un sous espace vectoriel de E , alors il existe une base β de
=⇒) Si E k est directe alors ∪k =1 βk est une base de
P P
E k , de cardinal :
k =1 k =1
E adaptée à F , pour cela il suffit de prendre une base β1 de F et de
p
P
cardβk (il n’y-a pas de vecteurs rédondants dans une famille libre), d’où le la compléter en une base de E .
k =1
résultat. Exercice 3
p
p
⇐=) On montre que β = ∪k =1 βk est une base de
P
Ek .
k =1 Soit E un K-espace vectoriel.
p
1. Soient E 1 et E 2 deux sous-espaces de E tels que E = E 1 + E 2 .
X
p
card(∪k=1 βk ) ¶ card(βk )
k=1
Soit F2 un supplémentaire de E 1 ∩ E 2 dans E 2 . Montrer que
et
p
X p
X Xp E = E 1 ⊕ F2 .
card(βk ) = dim(Ek ) = dim( Ek )
2. Soient E 1 , E 2 , ..., E n des sous-espaces de E tels que
k =1 k=1 k=1

p
β est donc une famille génératrice de
P
E k dont le cardinal est plus petit que E = E 1 + E 2 + ... + E n
k =1
la dimension, c’est donc une base, et finalement la somme est directe.
Montrer qu’il existe des sous-espaces F1 , F2 , ..., Fn de E tels que
pour tout indice j on ait l’inclusion Fj ⊂ E j et tels que
Définition 1.4 p
On dit que (E k )k =1..p sont supplémentaires si E = E = F1 ⊕ F2 ... ⊕ Fn
P P
E k et E k est
k =1
p
directe et on écrit E = ⊕ E k .
k =1
2 Applications linéaires : compléments
Remarque 1
Théorème 2.1
Si dim E est finie, alors : E et E 0 deux K-ev. β = (e k )k ∈I une base de E , β 0 = (v k )k ∈J (I ⊂ J ) une
famille de E 0 , il existe une unique application linéaire u qui envoi β
p

sur β 0 càd tel que ∀k ∈ I : u (e k ) = v k
E =
P
 Ek
p
k =1
E = ⊕ E k ssi p
k =1  et dim E = P dim E

k Preuve
k =1

. Existence :
Il suffit de considérer l’application u : x = k ∈I k λk e k → k ∈I k λk v k .
P P

Unicité :
Définition 1.5 p Si u 1 et u 2 de telles
P applications linéaires,P alors pour P
i ∈ {1, 2} et x = k ∈I λk e k ∈ E , u i (x ) = u i ( i ∈I λk e k ) = i ∈I λk u i (e k ) = i ∈I k v k ,
P
On suppose E = ⊕ E k .
k =1 d’où l’égalité u 1 = u 2 .
p
Une base β de E qui s’écrit sous la forme β = ∪k =1 βk . βk base de E k
p Projecteurs assiciés à une décomposition
:
s’appelle une base adaptée à la décomposition E = ⊕ E k . E −→ E
k =1 p  p
E = ⊕ E k , soit pour chaque i ∈ |[1, p ]|, Pi : X , la
k =1  x= xk → xi
Remarque 2 k =1
suite (Pi )i =1..p vérifie :
p
Si E = ⊕ E k , alors il existe une base adaptée à cette décomposition,
Pi = Pi (puisqu’il s’agit de la projection sur E i parallélement à
2
1. P
k =1
pour cela il suffit de prendre de chaque E k une base βk , la réunion k 6=i E k ).
de ces bases forme une base adaptée, l’existence de βk est justifiée 2. Pour i 6= j , Pi ◦ Pj = 0.
par le théorème fondamental suivant. p
Pi = I E
P
3.
i =1
Théorème 1.4 - admis (Pi )i =1..p s’appelle le système de projecteurs associé à la décomposition
p
E = ⊕ Ek .
k =1
1. Tout K-ev admet au moins une base.
Exercice 4
2. Tout sous espace vectoriel de E admet au moins un supplémen-
taire. Soit n dans N ∗ et E = Rn muni d’une base (e 1 , ..., e n ). On note H le
sous- espace vectoriel de E d’équation cartésienne x 1 + ... + x n = 0.
On note u le vecteur défini par u = e 1 + ... + e n .
Corollaire 1.2 - Théorème de la base incomplète
1. Montrer que E = H ⊕ D.
Toute famille libre d’un K-ev peut être complétée en une base de E .
2. Soit x dans E . Donner la décomposition de x dans H ⊕ D.
3. Donner la projection p sur H parallèlement à D et la projection
Preuve q sur D parallèlement à H .
β1 une famille libre, on pose F = vect(β1 ), F admet un supplémentaire G , une
base β2 de G est une completée de β1 en une base de E . Exercice 5

On considère k projecteurs p 1 , p 2 , ..., p k de E un K espace vectoriel


Définition 1.6 de dimension finie et on note leur somme
F un sous espace vectoriel de E , une base β de E est dite adaptée à F k
s’il existe une sous famille β1 de β qui soit une base de F .
X
p= pi
i =1

[Link]@[Link]
Espaces vectoriels, dualité

1. Montrer que si p est un projecteur alors : Si E est de dimension finie, alors

k
Imp = ⊕ Impi codimF = dim E − dim F
i=1

Théorème 2.4
2. Montrer que f est un projecteur si, et seulement si, p i ◦ p j = 0
u ∈ L (E , E 0 ).
pour tout couple (i , j ) tel que i 6= j , 1 ≤ i , j ≤ k .
Si dim E 0 est finie, alors ker u est un sous espace vectoriel de codi-
mension finie égale au rgu.
Théorème 2.2
E , E 0 deux espaces vectoriels, on suppose
p
Preuve
E = ⊕ Ek .
k =1
Une application linéaire de E dans E 0 est parfaitement détermi- Si G est un supplémentraire de ker u , alors il sera isomorphe à I m (u ), qui est un
sous espace vectoriel de E 0 , donc G est de dimension finie.
née par ses restrictions aux sev E k , autrement dit si pour tout
k ∈ |[1, p ]|, u k ∈ L (E k , E 0 ) alors il existe une unique application Exemple : A une algèbre, si a est un élément de A admettant un
linéaire E → E 0 tel que ∀k ∈ |[1, p ]|, u /E k = u k pomi alors I ensemble des polynômes annulateurs de a est un K-ev de
codimension finie égale au degré n de Πa .
Remarque 4 Exercice 6

Pour chaque k ∈ |[1, p ]|, u k ∈ L (E k , E 0 ), l’unique application Soit E un espace vectoriel et F,G deux sous-espaces vectoriels de E
p
tels que F ⊂ G . Montrer que F est de codimension finie dans E ssi F
u ∈ L (E , E 0 ) tel que u /E k = u k est définie par u =
P
u k ◦ Pk ,
k =1 est de codimension finie dans G et que G est de codimension finie
avec (Pk )k =1..p la suite des projecteurs associée à la décomposition dans E . Observer qu’alors cod i m G F + cod i m E G = cod i m E F .
p
E = ⊕ Ek .
k =1

3 Dualité
Théorème 2.3
Si u ∈ L (E , E 0 ), alors tout supplémentraire G de ker u est isomorphe E un K espace vectoriel.
à I m u , et en fait la restriction de u à G est isomorphe de G dans
Im u. Définition 3.1
On appelle forme linéaire sur E toute application linéaire de E dans K,
l’espace L (E , K) de toutes les formes linéaires sur E s’appelle l’espace
Preuve dual de E et se note E ∗ .
Posons v = u /G , v est bien une application linéaire de G sur I m u , d’autre part :
ker v = ker u ∩ G = {0}, doù l’injectivité de v .
Soit y ∈ I m u , il existe x ∈ E tel que y = u (x ), x s’écrit x = x G + x 0 , avec x G ∈ G Propriété 3.1
et x 0 ∈ ker u , et dans ce cas : L’application :
y = u (x ) = u (x G ) + u (x 0 ) = u (x G ) = v (x G ), d’où la surjectivité de v . (
E ∗ × E −→ K
φ: est une forme linéaire.
(ϕ, x ) → ϕ(x )noté〈x , ϕ〉
Corollaire 2.1 - formule du rang =

Si E est de dimension finie, et u ∈ L (E , E 0 ) alors rgu est fini et on a


dim E = dim ker u + rgu Proposition 3.1
Toute forme linéaire non nulle sur E est surjective.

Preuve

I m u est de dimension fini car il est isomorphe à au moins un supplémentaire Preuve


G de ker u , d’ailleurs r g (u ) = dimG = dim E − dim ker u .
ϕ ∈ E ∗ \{0}, I m (ϕ) est un sous espace vectoriel non nul de K, sa dimension ne
peut prendre que la valeur 1 qui est la même dimension de K, donc Im(ϕ) = K
et la surjectivité de ϕ.
Corollaire 2.2
Deux supplémentaires d’un même sous espace vectoriel sont iso-
morphes. Définition 3.2
Un hyperplan d’un K-ev E est un sous espace vectoriel de E de codi-
mension égale à 1.
Preuve

Soit G et H deux supplémentaire du même sous espace vectoriel F . soit p la


projection sur H parallélement à F on a : ker p = F et I m (p ) = H , G est un
Théorème 3.1
supplémentaire de ker p , il sera donc isomorphe a I m p = H . H un sous espace vectoriel de E , les psse :
1. H un hyperplan de E .
Définition 2.1 2. ∀a ∈ E \H , E = H ⊕ Ka
On dit qu’un sous espace vectoriel de E est de comdimension finie
3. ∃ϕ une forme linéaire non nulle définie sur E telle que
s’il admet un supplémentaire de dimension finie et dans ce cas la
dimension commune à ses supplémentaires s’appelle la codimension H = ker ϕ
de F et se note codimF.
Preuve
Remarque 5
1) =⇒ 2) Soit a ∈ E \H , pour cette raison il est clair que H ∩ Ka = {0}.
H est un hyperplan, donc il existe b ∈ E tel que : H + Kb = E , a se décompose
alors sous forme a = a H + λb et du fait que a ∈ / H , alors λ =
6 0, et par suite
b = λ1 a − λ1 a H .
Soit x ∈ E , suivant E = H + Kb , x se décompose x = x H + αb = x H − α λ1 a H +

[Link]@[Link]
Espaces vectoriels, dualité

α λ1 a ∈ H + Ka , d’où le résultat.
Proposition 4.1
Si e ∈ E \{0}, alors il existe ϕ ∈ E ∗ tel que :
Proposition 3.2 ϕ(e ) = 1 (ou tout simplement ϕ(e ) 6= 0) autrement dit :
H = ker ϕ un hyperplan, si φ est une forme linéaire qui s’annulle sur
∩ ker ϕ = {0}
H , alors elle est proportionnelle à ϕ, autrement dit : ϕ∈E ∗
ker ϕ ⊂ ker φ =⇒ il existe α ∈ K tel que φ = αϕ.

Preuve
Preuve
il suffit de poser e 1 = e , compléter en une base β = (e 1 , .., e p ), puis de considérer
Suivant E = H ⊕ Ka , un vecteur x se décompose : ϕ = e 1∗ qui est le premier vecteur de la base duale, on a bien ϕ(e ) = 1.

ϕ(x ) ϕ(x ) ϕ(x )


x = (x − a)+ a = xH + a
ϕ(a ) ϕ(a ) ϕ(a ) Théorème 4.1
Toute base β 0 de E ∗ est le système de coordonnées associé à une
on applique φ
unique base β de E (β ∗ = β 0 ). β s’appelle la base antéduale de β 0 .
ϕ(x ) φ(a )
φ(x ) = φ(x h ) + φ(a ) = ϕ(x ) = αϕ(x )
ϕ(a ) ϕ(a )
Exercice 9
Exercice 7
Dans K3 on considère les formes linéaires :
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. f 1 (~
x ) = x + y − z , f 2 (~
x ) = x − y + z , f 3 (~
x) = x +y +z.
1. Soit H et H 0 deux hyperplans de E . Montrer que ceux-ci pos- 1. Montrer que (f 1 , f 2 , f 3 ) est une base de (K3 )∗ .
sèdent un supplémentaire commun. 2. Trouver la base antéduale.
2. Soit F et G deux sev de E tels que dim F = dimG . Montrer que
F et G ont un supplémentaire commun. Théorème 4.2
(ϕ1 , .., ϕp ) une famille libre de formes linéaires et H i = ker ϕi , i = 1..p
p
les hyperplans associés, alors dim ∩ H i = n − p , et toute forme
4 Dualité en dimension finie p
i =1

linéaire nulle sur F = ∩ H i est combinaison linéaire de (ϕ1 , .., ϕp )


i =1
Soit E un K-ev de dimension finie égale à n.

Théorème définition 4.1 Remarque 7


β = (e 1 , .., e n ) etant une base de E , tout vecteur x de E se décompose
n Si (ϕ1 , .., ϕp ) est liée, et soit r = rang(ϕ1 , ..., ϕp ), et quitte
de manière unique sous la forme x = e k∗ (x )e k , alors le système
P
à réindexer on peut supposer que (ϕ1 , ..., ϕr ) est libre et
k =1 p r
de coordonnées associé (e k∗ )0≤k ≤n est une base de E ∗ appelée base ∀k ≥ r + 1, ϕk ∈ vect(ϕ1 , .., ϕr ), alors ∩ ker(ϕk ) = ∩ ker(ϕk ), on
k =1 k=1
duale de β , c’est l’unique système de formes linéaires vérifiant : obtient donc la formule dans le cas général :
∀i , j : ϕi (e j ) = δi ,j p
dim( ∩ ker(ϕi )) = n − rang(ϕ1 , .., ϕp )
Et par conséquent E ∗ est Kev de dimension finie égale à n = dim E . i =1

Théorème 4.3
Preuve
Si F est un sous espace de E , de dimension égale à p , alors l’ensemble
n
des formes linéaires s’annulant sur F est un sous espace vectoriel de
α j e j∗ = 0 et d’appliquer à e i , on obtient αi = 0.
P
Pour sa liberté il suffit d’écrire
j =1 E ∗ de dimension n − p .
p
C’est une famille génératrice car, pour ϕ ∈ E ∗ et x =
P
xj ej ∈ E,
j =1
p Exercice 10
on a ϕ(x ) = x j ϕ(e j ), ceci d’une part et d’autre part :
P
j =1
p p p Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soit (f 1 , ..., f n ) une
x= x i e i =⇒ ϕ j (x ) = x i e j∗ (e i ) = x j , ce qui fait finalement que ϕ = ϕ(e j )e j∗ .
P P P
i =1 i =1 j =1
famille d’éléments de E ∗ . Notons ϕ : E → Kn l’application x →
(f 1 (x ), ..., f n (x )).
Remarque 6 1. On suppose que la famille (f 1 , ..., f n ) est une base de E ∗ . Dé-
montrer que ϕ est bijective. et en fonction de la base et de la
p p
1. x ∈ E , x =
P
e k∗ (x )e k =
P
〈x , e k∗ 〉e k . base duale donner l’expression de ϕ −1
k =1 k =1 2. Interpolation de Lagrange
p
E = Kn [X ], x 0 , ..., x n n + 1 scalaires distincts.
2. ϕ ϕ= 〈e k , ϕ〉e k∗
P
∈ E ∗,
k =1 Soit pour tout i ∈ |[0, n]|, f i : P → P(x i )
a) Vérifier que (f 0 , ..., f n ) est une base de E ∗ , et donner sa
Exemple E = R2 ,
e 1 = (1, 1), e 2 = (1, 2).
base antéduale (L 0 , ..., L n ).
Ecrire relativement à la base canonique l’expression de (e 1∗ , e 2∗ ).
b) En déduire que pour tout (b 0 , ...,b n ) ∈ Kn +1 il existe un
Exercice 8
unique polynôme P ∈ Kn [X ] tel que P(x i ) = b i , i = 0, .., n,
β0 β 0∗ et donner l’expression de P en fonction des b i et des L i .
β , β 0 deux bases de E , On pose P = Pβ , montrer que Pβ ∗ =t P −1
3. Démontrer que l’on a les équivalences suivantes :
– ϕ est injective si et seulement si la famille (f 1 , ..., f n ) est gé-
nératrice de E ∗ .
– ϕ est surjective si et seulement si la famille (f 1 , ..., f n ) est
libre.

[Link]@[Link]
Espaces vectoriels, dualité

5 (n, n), on utilisera la matrice augmentée suivante :


Application aux systèmes d’équations 
a 1,1 · · · a 1,n 1 · · · 0
.. .. .. . . . 
  
A In =  ..
1. Soit S l’ensemble des solutions dans Kn du système :  . . . . . .. 
 La transforma-
n
P a n ,1 · · · a n ,n 0 · · · 1
 aij xj = 0 tion de Gauss-Jordan consiste à transformer ce système en
 j =1 un système équivalent dont le bloc gauche est l’identité,


S : ... c’est-à-dire qu’il faut modifier la matrice (A|I ) pour qu’elle
n

devienne de la forme (I |A −1 ) en utilisant les propriétés de

P a x =0

pj j
j =1 l’algorithme. On notera :
l ik la ligne i de la matrice A à l’itération k
Notons M = (a i j )i ,j ∈ M p n (K), et (c 1 , .., c n ) la base canonique de a ikj le scalaire a i j de la matrice A à l’itération k
Kn L’algorithme de Gauss-Jordan est le suivant : Pour k allant de
Alors S peut être interprété comme étant l’intersection des hyper- 1àn
plans : ker ϕi , i = 1..p Si il existe une ligne i ≥ k telle que a ikk−1 6= 0
n
X n
X échanger cette ligne i et la ligne k : l i ↔ l k
ϕi : x → aij xj ; ϕi = a i j c j∗ l kk ← k1−1 l kk −1
akk
j =1 j =1 Pour i allant de 1 à n et i 6= k
l ik ← l ik −1 − a ikk−1 × l kk
Par conséquent :
Sinon A n’est pas inversible, abandonner (on sait ici que le
– Si (ϕ1 , .., ϕp ) est libre ( et donc p ≤ n ) , c’est à dire que les
rang de la matrice est k − 1).
vecteurs lignes de M forment une famille libre, ou les équations
Après l’étape k de l’algorithme, la colonne k a tous ces coef-
du système sont linéairement indépendantes alors :
ficients nuls sauf un : celui de la diagonale, qui vaut 1.
S est un espace vectoriel de dimension n − p , son expression
Variante : on peut aussi chercher le coefficient a ikk−1 , i ≥ k le
est :
plus grand (en valeur absolue) avant d’échanger les lignes.
S = vect(ep+1 , .., en )
Cela améliore la stabilité de l’algorithme. De même on peut
avec (e 1 , .., e n ) la base antéduale d’une complétée de la famille aussi faire des échanges sur les colonnes pour trouver un
(ϕ1 , .., ϕp ). coefficient plus grand, mais il faut garder la trace de ces per-
– Si (ϕ1 , .., ϕp ) est liée, on note r = rg(ϕ1 , .., ϕp ), par exemple mutations.
(ϕ1 , ..., ϕr ) est libre et ∀k ≥ r + 1, ϕk ∈ vect(ϕ1 , .., ϕr ), alors les
b) Résolution d’un système d’équations linéaires par l’algo-
p − r dernières équations sont redondantes, et tout le système
rithme de Gauss-Jordan
est réduit aux r premières équations, dans ce cas alors :
On veut résoudre un système d’équations A.X = B , où B est
S est un espace vectoriel de dimension n − r , son expression
un vecteur fixé, et X le vecteur inconnu. On crée un tableau
est :
à n lignes et n + 1 colonnes en bordant la matrice A par
S = vect(er+1 , .., en )
le vecteur B . On utilise le même algorithme que ci-dessus.
avec (e 1 , .., e n ) la base antéduale d’une complétée de la famille On obtient à la fin une matrice identité, et dans la dernière
(ϕ1 , .., ϕr ). colonne le vecteur X recherché.
2. considérons maintenant : S 0 l’ensemble des solutions dans Kn Variante : dans l’algorithme précédent, si on n’exécute la
du système : boucle interne que pour i allant de k + 1 à n, on obtient
P n une matrice triangulaire supérieure. Il ne reste plus qu’à «
a i j x j = b1

 j =1
 remonter » pour retrouver les valeurs des coefficients de X .

S 0 : ...
n


P a x =b

pj j p Exemple 1
j =1
p
Alors S 0 peut être interprété comme étant : ∩1 ψ−1i {0}, ψi = ϕi − Soit le système d’équations suivant :
bi . 
ψi s’appelle dans ce cas une fonction affine et S 0 la variété af-  x − y + 2z = 5
3x + 2y + z = 10 On établit la matrice
fine de direction l’espace vectoriel S , et si X 0 est une solution
2x − 3y − 2z = −10

particulière de S 0 alors
correspondante et on applique la première étape de
S 0 = X0 + S Gauss-Jordan, le pivot est 1 :
(1) −1 2
 
5
3. Réduction de Gauss  3

2 1 10  On ajoute un multiple de la

En mathématiques, l’élimination de Gauss-Jordan, aussi appelée 2 −3 −2 −10
pivot de Gauss, nommée en hommage à Carl Friedrich Gauss première ligne aux deux autres lignes pour obtenir des
et Wilhelm Jordan, est un algorithme de l’algèbre linéaire pour zéros (respectivement −3 × l 1 et −2 × l 1 ) ; le nouveau
déterminer les solutions d’un système d’équations linéaires, pour pivot est ensuite 5 :
déterminer le rang d’une matrice ou pour calculer l’inverse d’une
 
1 −1 2 5
matrice carrée inversible. Lorsqu’on applique l’élimination de  0 (5) −5 −5  La deuxième ligne est multi-
 
Gauss sur une matrice, on obtient sa forme échelonnée réduite. 0 −1 −6 −20
a) Calcul de l’inverse d’une matrice carrée par l’algorithme pliée par 1/5 :
 
de Gauss-Jordan : 1 −1 2 5
 0 (1) −1 −1  On ajoute cette deuxième ligne
 
Inverser une matrice A carrée inversible d’ordre n, revient
à créer un tableau à n lignes et 2n colonnes en bordant la 0 −1 −6 −20
matrice A par la matrice identité I n . à la troisième et à la première, le nouveau pivot est −7 :
Ainsi, pour inverser la matrice A = (a i j ) de format

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Espaces vectoriels, dualité

la fonction tr est une forme linéaire sur L (()E ), vérifiant :


 
1 0 1 4
 0 1 −1

−1  On divise la 3e ligne par −7 :
 pour tout f , g ∈ L (()E ), tr(g ◦ f) = tr(f ◦ g).
0 0 (−7) −21

1 0 1 4
 Proposition 7.1
 0 1 −1 −1  On utilise la 3e ligne pour élimi-
  Si p est un projecteur d’un espace vectoriel de dimension finie, alors :
0 0 (1) 3 rg(p) = tr(p)
ner des coefficients dans la première et deuxième ligne.
Nous sommes alors en présence d’une forme échelon-
née réduite avec la matrice identité d’un côté et la valeur Preuve

des
 variables dans l’autre : Il suffit de considérer une base adaptée à Imp ⊕ ker p = E.
1 0 0 1
 0 1 0 2  La solution du système est ainsi :
 
Définition 7.2
0 0 1 3
  Deux matrices M , N ∈ M(,K ()) sont dites équivalentes, s’il existe
 x = 1  P ∈ G L p (K), Q ∈ G L n (K) tel que N = QM P.
y = 2 .
z = 3
 
Théorème 7.1
Deux matrices sont équivalentes ssi elles représentent la même ap-
plication f ∈ L (()Kp , Kn ) dans deux bases différentes.

6 Représentaion matricielle d’une forme Preuve


ou application linéaire =⇒) M , N ∈ M(,K ()), soit Cp resp Cn base canonique de Kp resp Kn , et soit f ∈
L (()Kp , Kn ) l’application linéaire dont M soit la matrice associée relativement
1. Soit E une espace vectoriel de dimension n. aux bases Cp et Cn , considérons Cp0 et Cn0 les bases respectives de Kp et de Kn
β = (e 1 , ..., e p ) une base de E , β ∗ sa base duale. C0 Cp0
telles que Q −1 = PCnn et P = PCp , on sait que M a t Cp0 ,Cn0 (f ) = (Q (−1) )−1 M P = N .
(ϕ1 , .., ϕn ) un système de formes linéaires sur E , donc : CQFD
⇐=) Si M et N deux matrices représentant la même application linéaire dans
p deux bases différentes, alors il existe Q et P deux matrices inversibles telles que
N = Q −1 M P, ce qui fait que M et N sont équvalentes.
X
∀i ∈ |[1, n]| : ϕi = a i j e j∗
j =1
Remarque 9
(a i 1 , ..., a i n ) s’appelle la représentation matricielle de ϕi dans la 1. L’équivalence de matrices est une relation d’équivalence.
base β , et
2. Deux matrices équivalentes ont le même rang.
M = (a i j )1≤i ≤n ,1≤j ≤p ∈ M(,K ()) s’appelle la représentation matri-
cielle du système : (ϕ1 , .., ϕn ) dans β .
Théorème 7.2
2. F et E deux espace vectoriels de dimension respectivement p, n,
Si M ∈ M(,K ()) est une matrice de rang r alors il existe P ∈ G L p (K) et
f ∈ L (F, E )
Q ∈ G L n (K) tel
‚ que :Œ
β 0 = (v 1 , .., v p ) une base de F , β = (e 1 , .., e n ) une base de E .
Ir 0
n
QM P = J r =
Dans la base β , f se décompose f = f i e i , où f i ∈ F ∗ , et dans β 0 ,
P
0 0
i =1
p
matriciellement f i s’écrit : f i = a i j v j∗ .
P
j =1 Preuve
M = (a i j ) ∈ M(,K ()) constitue une représentation de f , dans la-
f l’application linéaire canoniquement associée à M , soit (e r +1 , ..., e p ) une base
quelle les lignes correspondent à la représentation matricielle de de ker f , qu’on complète en une base (e 1 , .., e r , e r +1 , .., e p ) de Kp , posons
chaque f i dans β 0 . pour k = 1..r, e k0 = f (e k ), la restriction de f à G = vect(e1 , .., ep ) est un isomor-
n phisme vers I m (f ), donc (e 10 , ..., e r0 ) est une famille libre qu’on complète en une
Avec ces notations nous avons, pour tout j , f (v j ) =
P
a i j e i , et base (e 0 1, .., e n0 ) de Kn , et si on pose β = (e 1 , .., p ) et β 0 = (e 10 , ..., e n0 ), on bien
i =1 M a t β ,β 0 (f ) = J r , on conclue que M est équivalente à J r .
donc cette représentation donne une nouvelle défintion de la ma-
trice standard qu’on connait d’une application linéaire.
Corollaire 7.1
Deux matrices sont équivalentes ssi elles ont le même rang.
7 Rang de matrices et matrices équiva-
lentes : Rappels Définition 7.3
n
1. A ∈ MK (, ) A = (a i j ) la trace de A est le scalaire tr(A) = 1. E i j ∈ M( (K)) dont tous les coéfficients sont nuls sauf celui se
P
aii .
i=1 trouvant a l’intersection de la i-ième ligne et la j-ième colonne et
2. tr est une forme linéaire sur M( (K)), vérifiant : qui vaut 1, s’appelle une matrice élémentaire.
∀A, B ∈ M( (K)) : tr(AB) = tr(BA). (E i j )1¶i ,j ¶n la base canonique de M( (K)).
2. i , j ∈ |[1, n]|, i 6= j , λ ∈ K.
Définition 7.1
Ti j (λ) = I n + λE i j , s’appelle une matrice de transvection.
E un espace vectoriel de dimension finie, β une base de E , f ∈ L (()E ),  
1 0
tr(Matβ f) qui ne dépend pas de la base β choisie s’appelle la trace de
..
 
f et se note tr(f). 
 . 

1
 
 
3. α ∈ K, i ∈ |[1, n]|, D i (α) =  0 α  s’appelle
 
Remarque 8
1 0
 

..
 

 . 

0 1

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Espaces vectoriels, dualité

une matrice de dilatation.


 
1 0
1
 
 
1
 
 
4. i , j ∈ |[1, n]|, Pi j =  0 0 1  qui s’obtient à partir
 
1 0
 

0 1 0
 

0 1
de I n en permutant la i-ième et la j-ième ligne s’appelle une
matrice de permutation.

Remarque 10

det(Ti j (λ) = 1, det(Pi j ) = −1, Ti j (λ), Pi j sont inversibles et on a :


(Ti j (λ))−1 = Ti j (−λ), (Pi j )−1 = Pi j .

Propriétés 7.1

1. E i j E k l = δ j k E i l
2. E i j M est la matrice obtenue à partir de M en remplaçant la
i-ième ligne de M par le j-ième ligne, et en annullant les autres.
3. M E i j est la matrice obtenue à partir de M en remplaçant la j-
ième colonne de M par la i-ième colonne, et en annullant les
autres.
4. Ti j (λ)M est la matrice obtenue à partir de M en ajoutant à la i-
ième ligne de M (λ× la j-ième ligne ) et en conservant les autres
lignes.
5. M Ti j (λ) est la matrice obtenue à partir de M en ajoutant à la
j-ième colonne de M (λ× la i-ième colonne ) et en conservant
les autres colonnes.
6. D i (α)M est la matrice obtenue à partir de M en multipliant la
i-ième ligne de M par α et en conservant les autres lignes.
7. M D i (α) est la matrice obtenue à partir de M en multipliant la
i-ième colonne de M par α et en conservant les autres colonnes.
8. Pi j (α)M est la matrice obtenue à partir de M en echangeant la
i-ième ligne et la j-ième ligne et en conservant les autres lignes.
9. M Pi j (α) est la matrice obtenue à partir de M en echangeant la
i-ième colonne et la j-ième colonne et en conservant les autres

Remarque 11

Le rang d’une matrice ne change pas si on la multiplie par une ma-


trice de transvection de permutation ou de dilatation de rapport
α non nul, et les opérations élémentaires permettent de détermi-
ner des matrices P et Q inversibles tels que QM P soit égale à J r .

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