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Réponses aux questions de Droit Pénal Général

Le document présente des réponses aux questions sur le Droit Pénal Général, abordant des concepts clés tels que la définition du terme 'pénal', les juridictions compétentes, les délais de prescription, et les distinctions entre différents types d'infractions. Il traite également des relations entre le droit pénal et d'autres disciplines, ainsi que des évolutions et doctrines en matière de justice pénale. Enfin, il souligne l'importance du principe de légalité dans le droit pénal, stipulant que nul ne peut être puni sans une loi préexistante définissant l'infraction.

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Réponses aux questions de Droit Pénal Général

Le document présente des réponses aux questions sur le Droit Pénal Général, abordant des concepts clés tels que la définition du terme 'pénal', les juridictions compétentes, les délais de prescription, et les distinctions entre différents types d'infractions. Il traite également des relations entre le droit pénal et d'autres disciplines, ainsi que des évolutions et doctrines en matière de justice pénale. Enfin, il souligne l'importance du principe de légalité dans le droit pénal, stipulant que nul ne peut être puni sans une loi préexistante définissant l'infraction.

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Voici les réponses aux questions tirées du fichier « QUESTIONS POSSIBLES pour l’exam

de DPG », basées exclusivement sur le contenu du cours de Droit Pénal Général fourni.

I. Notion Générale et Définitions

1. Que signifie le mot « pénal » selon Gérard Cornu ? Selon Gérard Cornu, le mot peine
signifie un châtiment édicté par la loi à l'effet de prévenir et s'il y a lieu de réprimer l'atteinte à
l'ordre social.

2. Quelle juridiction juge les contraventions à Madagascar ? Les contraventions sont


jugées devant un tribunal de simple police.

3. Quelle est la durée de prescription pour les crimes ? Pour les crimes, la prescription est
de 10 ans.

4. Qu’est-ce qu’un quasi-délit selon le document ? Un quasi-délit n'est pas une infraction
(par exemple, les coups reçus pendant un match de rugby) et n'existe que dans un procès civil.

5. Quelle est la différence entre meurtre et assassinat selon le Code pénal malgache ? Le
meurtre est défini comme un homicide commis volontairement , tandis que l'assassinat est un
meurtre commis avec préméditation ou guet-apens.

6. Quelle science étudie les peines et leur exécution ? C'est la science pénitentiaire ou la
pénologie.

7. Quelle discipline utilise les empreintes digitales et ADN pour identifier les criminels ?
C'est l'anthropométrie judiciaire.

8. Selon Kant, pourquoi faut-il exécuter un criminel même si la société disparaît ? Dans
l'apologie de l'île abandonnée, Kant soutient que l'exécution du criminel est nécessaire même
si la société est sur le point de disparaître, car le châtiment est une exigence de justice absolue.

9. Quelle doctrine met l’accent sur l’utilité sociale de la peine ? Ce sont les doctrines
fondées sur l'idée de l'utilité sociale (où le droit de punir est le droit pour la société de
sauvegarder son existence).

10. Qui est le fondateur de la théorie du « criminel né » ? C'est Lombroso.

11. Quelle école combine justice et utilité sociale ? C'est l'école néoclassique (représentée
par Rossi, Guizot, Debroglie et Ortolan).

12. Quelle est la peine prévue pour le vol de bovidés à Madagascar ? Le vol de bovidé est
un crime passible de 5 à 10 ans de prison.

13. Quelle est la nature du droit pénal selon le document ? En réalité, le droit pénal est une
branche du droit distincte du droit public et du droit privé.

14. Quelle mesure de sûreté peut être imposée à un individu dangereux ? Une mesure de
défense sociale comme l'expulsion d'un étranger, le retrait de permis de conduire ou
l'internement d'un aliéné.
15. Quelle est la peine prévue par l’article 302 du Code pénal pour l’assassinat ? L'article
302 punit les auteurs d'assassinat de la peine de mort.

II. Rapports avec les autres sciences et droits

16. Pourquoi la psychologie intéresse-t-elle le droit pénal ? Elle permet d'établir la


responsabilité de l'auteur de l'infraction car c'est une discipline plus subjective.

17. Quelle différence principale distingue la morale du droit pénal ? Les sanctions de la
morale sont moins positives et moins immédiates, et les faits interdits en morale (ex: le
mensonge) peuvent ne pas être répréhensibles par le droit pénal.

18. Pourquoi la sociologie est-elle en étroit contact avec les sciences criminelles ? Car elle
est une étude scientifique des sociétés humaines et des faits sociaux.

19. La métaphysique intéresse le droit pénal lorsqu’elle envisage quel problème ? Elle
intéresse le droit pénal lorsqu'elle envisage le problème de la liberté de l'homme.

20. Quel rôle joue la médecine dans les sciences criminelles ? La médecine aide les
criminalistes et les criminologues dans l'identification des coupables.

21. En cas de détournement d’objet donné en gage, quelle peine prévoit l’article 400
alinéa 5 du Code pénal ? Les peines de l'article 401 : emprisonnement de 6 mois à 5 ans
et/ou amende de 720.000ar à 10.800.000ar accompagnés d'une interdiction de droits.

22. Quel est le but du droit pénal des sociétés ? Son but est de lutter contre les agissements
frauduleux mettant en danger l'épargne publique au moyen des sociétés.

23. Quelle peine est prévue par l’article 927 de la loi 2003-036 pour l’émission irrégulière
d’actions ? Une peine d'amende de 2.000.000 d'ariary.

24. Quelles conditions doivent être respectées pour éviter la sanction lors d’une
réduction de capital (art. 935) ? Il faut respecter l'égalité des actionnaires et communiquer le
projet aux commissaires aux comptes 45 jours avant l'Assemblée.

25. Quelles infractions de l’employeur sont sanctionnées par l’article 257 du Code du
travail ? Rémunérer un travailleur à un salaire inférieur au minimum (SME), ne pas verser les
pourboires, ou opérer une compensation illégale entre salaires et fournitures.

26. Quelle peine est prévue pour un gardien négligent ayant brisé des scellés (art. 249
CP) ? Une peine d'emprisonnement de 6 jours à 6 mois.

27. Quelle peine est prévue pour un fonctionnaire accordant illégalement des
exonérations fiscales (art. 174.1 CP) ? Une peine de 2 à 10 ans d'emprisonnement et/ou
1.000.000 à 200.000.000 d'Ar d'amende.
28. En quoi le droit constitutionnel est-il lié au droit pénal ? Il a une relation avec le droit
pénal en matière d'évolution politique de l'Etat (infraction politique) et met en jeu la liberté de
l'individu face à la société.

29. Selon certains auteurs, pourquoi le droit pénal serait-il rattaché au droit privé ? Car
ce sont les tribunaux judiciaires qui interviennent dans les actions pénales et les particuliers
jouent un rôle dans la poursuite des infractions.

30. Selon d’autres auteurs, pourquoi le droit pénal serait-il rattaché au droit public ? En
raison de l'intervention de la puissance publique dans le déclenchement des poursuites et la
répression des actes contraires à l'intérêt social, qui appartient à l'Etat.

31. En réalité, le droit pénal est : Une branche du droit distincte du droit public et du droit
privé.

32. Quelle est la spécificité de la sanction pénale par rapport à la sanction civile ? La
sanction pénale est répressive et concerne la défense de l'ordre social, tandis que la sanction
civile est réparatrice, compensatoire et bénéficie exclusivement à la personne lésée.

33. L’action civile en réparation du dommage causé par une infraction peut être portée
devant quelles juridictions ? Elle peut être portée aussi bien devant les tribunaux civils que
devant les juridictions répressives.

34. Pourquoi dit-on que le droit pénal est autonome ? Car il détermine lui-même les
conditions dans lesquelles les sanctions seront appliquées sans faire appel aux règles
habituelles posées par les autres branches du droit.

III. Évolution et Doctrines

35. Quel rôle avait le chef de clan dans la justice familiale traditionnelle ? Il est investi
des pouvoirs les plus absolus pour faire régner l'ordre, mais ne peut agir dans l'arbitraire et
sévit dans l'intérêt du groupe.

36. Quelle pratique est considérée comme l’origine du droit pénal dans tous les pays ? La
vengeance du sang.

37. Quels concepts la doctrine chrétienne introduit-elle dans le droit de punir ? La notion
de « responsabilité morale » et la notion de « Pardon » (repentance).

38. Selon Kant, pourquoi faut-il exécuter un criminel même si la société disparaît ? Car
la peine est considérée comme l'expiation du crime et la compensation du trouble moral ; le
châtiment est nécessaire par justice absolue.

39. Complète la citation de Bentham : « La peine doit se faire ______ plus que le plaisir
désiré ». « La peine doit se faire craindre plus que le plaisir désiré ».
40. Quel risque majeur présente la doctrine utilitariste ? Elle présente le risque d'aboutir à
une répression rigoureuse (accepter qu'un innocent soit exécuté pour l'utilité du plus grand
nombre).

41. Quelle formule résume la position des néoclassiques (Rossi, Guizot, Debroglie,
Ortolan) ? « Il ne faut pas punir plus qu'il n'est juste pas plus qu'il n'est utile ».

42. Pourquoi est-il difficile de concilier justice et utilité dans le cas de la récidive ? Le
récidiviste est socialement dangereux (utilité de punir) mais moralement moins coupable
qu'un délinquant commettant une infraction plus grave (justice).

43. Quelle théorie célèbre Lombroso a-t-il développée ? La théorie du « criminel né ».

44. Quelles caractéristiques définissent le criminel né selon Lombroso ? Petite taille, front
étroit, yeux enfoncés, pommettes saillantes, face asymétrique, gaucher, anomalies de la vue,
insensibilité morale et imprévoyance.

45. Quels facteurs du crime Ferri met-il en avant ? Les facteurs naturels comme la
civilisation, l'économie et le climat.

46. Citer deux types de mesures proposées par les positivistes. Les mesures préventives de
prophylaxie sociale (substituts pénaux) et les mesures individuelles (mesures de sûreté).

47. Cite deux associations ou sociétés internationales liées aux sciences criminelles.
L'association internationale de droit pénal et la société internationale de défense sociale (ou la
fondation internationale pénale et pénitentiaire).

48. Quelle distinction Gramattica propose-t-il à la place du concept d’infraction ? Il veut


remplacer le concept de délinquant par la distinction entre individus sociaux et individus
antisociaux.

49. Quelle est la particularité du modèle de procès pénal proposé par Marc Ancel ? La
division du procès en deux phases : une première phase de répression sur la culpabilité, et une
deuxième phase de défense sociale centrée sur l'examen de la personnalité.

50. Quels types de « crimes » la doctrine de la non-intervention propose-t-elle de


dépénaliser ? Les « crimes sans victime » ou les agissements voulus par l'intéressé
(avortement, drogue, relations sexuelles) qui n'entraînent pas de préjudice pour la société.

51. Quelles critiques sont faites à la doctrine de la non-intervention ? Elle part d'une idée
discutable (bonté naturelle de l'homme), est inapplicable pour certains actes (cohésion sociale)
et dangereuse pour le délinquant (privé de garanties procédurales).

52. Quelle est la position des néoclassiques contemporains sur la responsabilité et la


peine ? La responsabilité est toujours le fondement de la répression, mais c'est l'aptitude du
condamné à subir la répression qui est le critère de la sanction.

53. Les systèmes néoclassiques contemporains sont : Une tendance néoclassique qui
matérialise un retour partiel aux idées néoclassiques du XIXème siècle.
54. Quelles notions les néoclassiques contemporains considèrent toujours utiles et
actuelles ? Les idées de blâme, de responsabilité morale et de rétribution.

55. Selon eux, la peine doit être fixée en fonction de quoi ? En fonction de l'aptitude du
condamné à supporter le châtiment et à en tirer profit.

56. Quelle analyse est jugée indispensable avant ou après la condamnation ? Une
connaissance approfondie de la psychologie de chaque condamné (examen bio-psychologico-
social).

57. Pourquoi rejettent-ils le lien strict entre quantum de peine et responsabilité morale ?
Car ceci entraînerait le juge à prononcer de courtes peines d'emprisonnement et le traitement
pénitentiaire objectif ne serait pas atteint.

58. Quelle idée veulent-ils restaurer dans la tendance dure du courant néoclassique ?
L'idée d'expiation.

59. Quelles sont les « trois sœurs abusives » critiquées par eux ? La prévention,
l'individualisation et la réinsertion.

60. La prison ne peut pas rééduquer, elle doit surtout… ? Elle ne peut que neutraliser et
intimider.

61. Quelle différence font-ils entre délinquant professionnel et délinquant occasionnel ?


Le délinquant professionnel doit être neutralisé tandis que le délinquant occasionnel doit faire
l'objet d'un essai de réinsertion.

IV. L'Infraction et le Principe de Légalité

62. Pour la doctrine de justice absolue, l’infraction est : « Tout acte contraire à la morale et
à la justice ».

63. Quels sont les trois éléments nécessaires pour qu’une infraction existe ? L'élément
légal, l'élément matériel et l'élément moral.

64. Pourquoi ne peut-on pas faire un procès d’intention ? Parce que l'acte doit avoir été
accompli, ou tout au moins son exécution commencée, pour être punissable (l'élément
matériel est nécessaire).

65. Quelle est la différence principale entre délit civil et infraction pénale ? Le délit civil
entraîne une sanction réparatrice (dommages-intérêts) et peut consister en n'importe quelle
faute, alors que l'infraction entraîne une sanction pénale punitive et est limitée par la loi.

66. Donne un exemple de comportement pouvant être à la fois un délit civil et une
infraction pénale. L'homicide par imprudence.

67. Quelle sanction peut être appliquée pour une faute disciplinaire ? Des mesures
disciplinaires comme l'avertissement, le blâme ou la suspension temporaire.
68. Quelle est la différence de sanction entre faute disciplinaire et infraction pénale ? La
faute disciplinaire est punie par des mesures disciplinaires, tandis que l'infraction est punie par
une sanction pénale (amende, emprisonnement).

69. Que signifie le principe de légalité en matière pénale ? Aucun acte ne constitue une
infraction punissable s'il n'a pas été prévu et puni par la loi.

70. Quelle est la formule latine de Feuerbach résumant ce principe ? « Nullum crimen,
nulla poena, sine lege ».

71. Selon Portalis, pourquoi faut-il des lois précises et non de la jurisprudence ? « Il faut
des lois précises et point de jurisprudence » (pour éviter l'arbitraire).

72. Que disent Montesquieu et Beccaria sur le pouvoir de fixer les peines ? Seules les lois
peuvent fixer les peines qui correspondent au délit, ce pouvoir ne pouvant être détenu que par
le législateur.

73. Quelle était la position de Servan sur les lois criminelles ? Elles doivent offrir au
magistrat un tableau si exact des délits et de leur châtiment qu'il n'ait plus qu'à choisir sa
peine.

74. Que dispose l’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de


1789 ? « Nul homme ne peut être arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et
dans les formes qu’elle a prescrites ».

75. Que dispose l’article 8 de la même Déclaration ? « La loi ne peut établir que des peines
strictement et évidemment nécessaires et que nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi
établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée ».

76. Quelle garantie est donnée par la Déclaration universelle des droits de l’homme
(1948) concernant les peines ? Il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était
applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

77. Que stipule la Charte africaine des droits de l’homme (1981) sur la légalité des
infractions ? Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui ne constituait
pas, au moment où elle a eu lieu, une infraction légalement punissable.

78. Quels sont les 12 crimes capitaux définis par le roi Andrianampoinimerina ?

1. La révolte de l’autorité ; 2. La proclamation d’un autre roi ; 3. L’escalade de l’enceinte


royale ; 4. L’excitation des femmes du souverain à la débauche ; 5. Le vol commis
dans la demeure royale ; 6. La dilapidation des revenus de la couronne ; 7. La négation
du caractère sacré de la parole du souverain ; 8. L’excitation à aller là où c’est défendu
; 9. L’acceptation de don pour agir contrairement à l’équité ; 10. La sorcellerie ; 11.
L’homicide ; 12. Le vol .

79. Quelles sanctions étaient prévues pour ces crimes capitaux ? La mort, la réduction des
femmes et enfants à l'esclavage et la confiscation des biens.

80. Quel code fut promulgué sous le règne de Ranavalona I ? Le code des 305 articles.
81. Que prévoit l’article 13 alinéa 4 de la Constitution malgache de 1992 ? « Nul ne peut
être puni qu’en vertu d’une loi promulguée et publiée antérieurement à la commission de
l’acte punissable ».

82. Pourquoi le législateur doit-il rédiger des textes précis en matière pénale ? Pour que
certains juges ne puissent verser dans l'arbitraire en étendant les textes au-delà de l'esprit du
législateur.

83. Que signifie le principe de la légalité des incriminations et des peines ? Un fait ne peut
déterminer l'intervention du juge répressif s'il n'a pas été formellement prévu par une loi, et
aucune peine ne peut être infligée si elle n'a pas été déterminée par une loi antérieure.

84. Qu’est-ce que l’incrimination ? C'est la définition de l'infraction, l'indication de l'activité


ou de l'abstention répréhensible.

85. Qu’est-ce que la qualification des faits selon B. Perreau ? Qualifier c'est dire quel délit
constitue le fait incriminé et par quel texte il est prévu et puni.

86. Quelle est la différence entre meurtre, assassinat et homicide involontaire selon le
Code pénal ? Le meurtre est un homicide volontaire ; l'assassinat est un meurtre avec
préméditation ou guet-apens ; l'homicide involontaire est un homicide par imprudence.

87. Pourquoi l’homicide involontaire est-il considéré comme un délit et non comme un
crime ? La peine peut être à sursis alors que pour le meurtre et l'assassinat (crimes), les peines
sont fermes.

88. Quelle est la différence entre circonstances atténuantes et circonstances


aggravantes ? Les circonstances atténuantes ne sont pas prévues par la loi et viennent de
l'appréciation du juge, tandis que les circonstances aggravantes sont défavorables et doivent
être comprises dans la loi.

89. Quelle est la définition du vol selon l’article 379 du Code pénal ? Le fait de
s'approprier une chose appartenant à autrui quand il y a eu soustraction frauduleuse (pas de
remise volontaire).

90. Quelle est la définition de l’escroquerie selon l’article 407 du Code pénal ? Lorsqu'il y
a eu remise de fonds à la suite de manœuvre frauduleuse.

91. Quelle est la définition de l’abus de confiance selon l’article 408 du Code pénal ?
Lorsqu'il y a eu violation d'un contrat (louage, dépôt, mandat, etc.) par dissipation ou
détournement d'une chose remise avec charge de la restituer.

92. Pourquoi le tribunal correctionnel ne peut-il pas imposer des dommages-intérêts si la


personne n’est pas pénalement punie ? Le document ne précise pas explicitement
"pourquoi" au-delà de l'affirmation que le tribunal ne le peut pas si la personne n'est pas
pénalement punie.

93. En quoi le principe de légalité protège-t-il la liberté individuelle ? Le citoyen est


protégé contre l'arbitraire des pouvoirs judiciaires et exécutifs car seul le législateur peut
définir les incriminations.
94. Quelles sont les deux grandes conséquences du principe de légalité ? La loi pénale doit
être interprétée restrictivement et elle ne doit pas être appliquée à des actes commis avant sa
promulgation (non-rétroactivité).

V. Interprétation et Application de la Loi

95. Que signifie l’adage « Poenalia sunt restringenda » ? La loi pénale doit être interprétée
restrictivement par le juge.

96. Quelle est la différence entre interprétation législative et interprétation judiciaire ?


L'interprétation législative est faite par le législateur (dans la loi elle-même ou une loi
postérieure) , tandis que l'interprétation judiciaire est celle faite par le juge.

97. Quelle distinction doit être faite entre lois pénales favorables et défavorables ? Les
lois favorables peuvent être interprétées de manière large , tandis que les lois défavorables
doivent être interprétées strictement.

98. Donne un exemple de fait justificatif admis par la jurisprudence en interprétation


large. L'état de nécessité et le consentement de la victime (dans certains cas exceptionnels).

99. Pourquoi les lois pénales défavorables doivent-elles être interprétées strictement ? Il
n'est pas permis au juge d'étendre par analogie la portée d'un texte qui incrimine au détriment
de l'auteur.

100. Que signifie l’adage « In dubio pro reo » ? Le doute doit profiter à l'accusé.

101. Quelles sont les trois méthodes d’interprétation de la loi pénale ? La méthode
d'interprétation analogique, l'interprétation littérale et l'interprétation téléologique.

102. Pourquoi l’analogie est-elle rejetée en matière pénale ? Elle porte atteinte à la
séparation des pouvoirs et empêche les citoyens de savoir ce qui est punissable.

103. Quelle est la méthode d’interprétation prônée par Montesquieu et Beccaria ? La


méthode d'interprétation littérale.

104. Donne un exemple d’application de la méthode téléologique en jurisprudence


française. L'application de l'article sur le vol au vol de courant électrique.

105. Pourquoi la non-rétroactivité de la loi pénale est-elle essentielle pour la liberté


individuelle ? Un fait ne tombe sous le coup de la loi que s'il a été prévu par celle-ci (principe
de légalité).

106. Quel est le corollaire du principe de légalité en matière pénale ? Le principe de la


non-rétroactivité des lois pénales.

107. Quelle est la différence entre lois pénales de fond et lois pénales de forme ? Les lois
de fond définissent l'infraction et la répression , tandis que les lois de forme concernent la
procédure, la compétence et la poursuite.
108. Pourquoi une loi pénale plus sévère ne peut-elle pas rétroagir ? Le principe est établi
pour le respect de la liberté des citoyens.

109. Qu’est-ce que le principe de rétroactivité « in mitius » ? C'est le principe selon lequel
les lois pénales nouvelles plus douces rétroagissent et s'appliquent immédiatement.

110. Donne un exemple de loi pénale plus douce sur le plan de l’incrimination. La loi sur
le chèque sans provision qui a introduit une injonction de payer avant la sanction.

111. Qu’est-ce que la correctionnalisation légale ? Lorsque la loi nouvelle transforme un


crime en un simple délit.

112. Comment la jurisprudence distingue-t-elle les lois nouvelles divisibles et indivisibles


? Si elles sont divisibles, les dispositions plus douces rétroagissent. Si elles sont indivisibles,
on fait prévaloir la disposition la plus importante.

113. Quelle est la différence entre une infraction instantanée et une infraction continue ?
L'infraction instantanée s'accomplit en un seul trait de temps , l'infraction continue se
prolonge pendant un certain temps.

114. Donne un exemple d’infraction continue successive. La séquestration arbitraire.

115. Donne un exemple d’infraction continue permanente. L'apposition d'une affiche dans
un lieu prohibé.

116. Qu’est-ce qu’une infraction d’habitude ? L'accomplissement de plusieurs actes


semblables dont chacun pris isolément n'est pas punissable mais dont la répétition constitue
l'infraction.

117. Pourquoi les lois pénales de forme s’appliquent-elles immédiatement ? Parce qu'elles
ne modifient ni l'incrimination ni la peine, et sont présumées supérieures.

118. Quelles sont les deux exceptions à la rétroactivité des lois de forme ? Si la loi prive le
prévenu d'un droit acquis, ou si elle entraîne la nullité des actes régulièrement accomplis sous
l'empire de la loi ancienne.

119. Dans quel cas le législateur peut-il déclarer une loi pénale rétroactive ? Lorsqu'il
estime que les circonstances du moment commandent une sanction immédiate (généralement
en matière politique).

120. Donne un exemple historique d’une loi rétroactive en France. La loi de 1918
prévoyant la confiscation des sommes perçues par les traîtres durant la guerre.

121. Quels crimes sont imprescriptibles ? Les crimes de guerre et les génocides.

122. Qu’est-ce qu’une loi interprétative et pourquoi est-elle rétroactive ? Elle précise le
sens de lois antérieures et est rétroactive car elle s'identifie à la loi ancienne qu'elle interprète.

123. Pourquoi les lois interprétatives sont-elles jugées dangereuses ? Car elles permettent
aux législateurs de promulguer des lois rétroactives au détriment des libertés individuelles.
124. Quelle est la différence entre une mesure de sûreté et une peine ? Les mesures de
sûreté sont dépourvues de but répressif ou expiatoire (tendant à neutraliser des délinquants
dangereux).

125. Donne deux exemples de mesures de sûreté proprement dites. Mesures éducatives
pour mineur, cures de désintoxication.

126. Donne deux exemples de mesures assimilées à des peines. Les interdictions de séjour,
la confiscation, les fermetures d’établissement.

127. Quelle est la différence entre une loi temporaire et une loi de circonstances ? Les
lois temporaires prévoient un terme à leur application, tandis que les lois de circonstances
réglementent une situation provisoire qui doit cesser après.

128. Que se passe-t-il si une loi nouvelle survient alors que le délai de prescription est
déjà écoulé ? La situation est définitivement acquise et la loi nouvelle ne saurait la modifier.

129. Quelle a été l’évolution de la jurisprudence française concernant les lois sur la
prescription ? Au début, elle appliquait le principe de la loi plus douce (rétroactive si réduit
le délai), puis elle a adopté la théorie de l'application immédiate (lois de forme).

130. Que prévoit l’article 112-2 du Code pénal français sur l’application des lois de
prescription ? Elles sont d'application immédiate sauf quand elles auraient pour résultat
d'aggraver la situation de l'intéressé.

131. Quels sont les délais de prescription de l’action publique pour crimes, délits et
contraventions ? 10 ans pour les crimes, 3 ans pour les délits, 1 an pour les contraventions.

132. Quels sont les délais de prescription des peines pour crimes, délits et contraventions
? 20 ans pour les crimes, 5 ans pour les délits, 2 ans pour les contraventions.

VI. Faits Justificatifs

133. Quelle est la différence entre faits justificatifs et causes subjectives


d’irresponsabilité ? Les faits justificatifs sont des causes objectives opérant in rem (sur le
fait), tandis que les causes subjectives agissent in personam (sur la personne).

134. Quel est l’effet d’un fait justificatif sur l’élément légal de l’infraction ? Ils
neutralisent et font disparaître l'élément légal de l'infraction.

135. Donne un exemple historique d’acte rendu licite par un fait justificatif. Le bourreau
qui exécutait un condamné à mort.

136. Quels sont les trois faits justificatifs légaux prévus par le Code pénal malgache ?
L'ordre de la loi, le commandement de l'autorité légitime, et la légitime défense.

137. Cite deux faits justificatifs jurisprudentiels. L'état de nécessité et le consentement de


la victime (dans certains cas exceptionnels).
138. Que signifie l’adage « Poenalia sunt restringenda » ? La loi pénale doit être
interprétée restrictivement par le juge.

139. Pourquoi les lois pénales favorables au prévenu peuvent-elles être interprétées
largement ? La règle de l'interprétation restrictive se limite aux lois défavorables (créatrices
d'incrimination ou de peine).

140. Quelles juridictions peuvent constater l’existence d’un fait justificatif ? Les
juridictions d'instruction (non-lieu) ou les juridictions de jugement (relaxe ou acquittement).

141. Quelle est la différence entre relaxe et acquittement ? La relaxe concerne la matière
correctionnelle (délit), l'acquittement concerne la matière criminelle (crime).

142. Pourquoi l’autorisation de mise sur le marché d’un produit ne constitue-t-elle pas
un fait justificatif ? Si le produit cause des dommages (ex: médicaments nocifs), l'infraction
demeure malgré l'autorisation.

143. Donne un exemple où le « premier arrivé » ne justifie pas une infraction.


L'utilisation de machines bruyantes dans un quartier vide ne justifie pas l'infraction si des
habitants s'installent ensuite.

144. Quelles sont les deux conditions prévues par l’article 327 du Code pénal pour
justifier un acte délictueux ? L'ordre de la loi et le commandement de l'autorité légitime.

145. Donne un exemple où l’ordre de la loi suffit à justifier une infraction. Un juge
d'instruction peut décerner un mandat de dépôt sans commettre d'arrestation arbitraire.

146. Pourquoi l’exécution indirecte de la loi nécessite-t-elle un acte formel du supérieur


hiérarchique ? L'agent n'est autorisé à agir qu'en vertu d'un acte formel (ex: mandat) délivré
par son supérieur.

147. Donne un exemple où la jurisprudence assimile une simple mission d’accomplir à


l’ordre de la loi. Un simple particulier qui saisit un coupable en cas de flagrant délit.

148. Pourquoi l’autorisation administrative ne constitue-t-elle pas un fait justificatif ?


Les juridictions ont refusé d'assimiler l'autorisation administrative à la permission de la loi
(ex: fabricant de médicaments).

149. Cite deux exemples où la coutume a été assimilée à l’ordre de la loi. La correction
manuelle légère donnée par un instituteur et les coups résultant de la pratique de certains
sports.

150. Quelle décision a supprimé le droit de correction du mari sur sa femme ? La Cour
de cassation française (Crime. 9/02/1923).

151. Quelles sont les deux exigences posées par la jurisprudence pour qu’une autorité
soit légitime ? L'autorité doit être publique et elle doit être légitime et compétente (investiture
régulière).
152. Qu’est-ce que la théorie de l’apparence en matière de commandement illégitime ?
Un commandement d'une autorité illégitime peut justifier l'acte si l'autorité présente toutes les
apparences de la légitimité (ex: gouvernement de Vichy).

153. Que prévoient les articles 114 al.2 et 190 du Code pénal concernant le
commandement illégal ? Ils prévoient une excuse absolutoire pour le fonctionnaire ayant
obéi, la peine étant appliquée aux supérieurs.

154. Explique la théorie de l’obéissance passive. L'inférieur est toujours tenu à l'obéissance
et doit exécuter les ordres sans pouvoir les discuter.

155. Explique la théorie des baïonnettes intelligentes. L'inférieur a le droit et le devoir de


refuser l'exécution d'un ordre illégal.

156. Quelle est la position de la jurisprudence sur l’exécution d’un ordre illégal par un
fonctionnaire ? Elle a rejeté l'obéissance passive et décidé que l'infraction commise en
exécution d'un ordre illégal est punissable.

157. Quelle est la deuxième cause de justification légale d’une infraction prévue par la
loi ? La légitime défense.

158. Quel est l’effet juridique de la légitime défense sur l’infraction et la responsabilité
pénale ? L'infraction disparaît et la responsabilité pénale est exclue.

159. Comment la loi romaine considérait-elle la légitime défense ? Comme un « droit


naturel ».

160. Dans l’ancien droit français, que devait obtenir l’auteur d’un homicide commis en
état de légitime défense ? Des lettres de grâce et de rémission (Pardon) de l'Eglise.

161. Pourquoi l’Église conseillait-elle la fuite plutôt que la riposte ? Elle conseillait la
fuite mais considérait que l'acte est digne d'indulgence.

162. Quel est le fondement moderne de la légitime défense ? La défaillance des pouvoirs
publics permettant aux individus d'assurer leur défense dans l'urgence.

163. Quels sont les deux articles du Code pénal malgache qui réglementent la légitime
défense ? Les articles 328 et 329 du Code Pénal.

164. Quelle est la définition juridique de la légitime défense ? Le droit de repousser par la
force une agression imminente et illicite.

165. Quels sont les trois éléments clés de la légitime défense (imminente, force, illicite) et
que signifient-ils ? « Imminente » traduit l'URGENCE, « force » traduit l'INFRACTION, et
« illicite » traduit l'INJUSTICE.

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