0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues7 pages

Renaissance et Humanisme en Europe

Entre le XVème et le XVIème siècle, l'Europe subit des transformations majeures dans les domaines artistique, intellectuel et religieux, marquées par la Renaissance et l'Humanisme qui redécouvrent l'Antiquité. Les réformes religieuses, notamment la réforme protestante initiée par Martin Luther, entraînent des ruptures au sein de la chrétienté et des conflits dans certains États. Ces mouvements intellectuels et artistiques favorisent une nouvelle vision de l'homme et des progrès significatifs en Europe.

Transféré par

Birdi Limi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues7 pages

Renaissance et Humanisme en Europe

Entre le XVème et le XVIème siècle, l'Europe subit des transformations majeures dans les domaines artistique, intellectuel et religieux, marquées par la Renaissance et l'Humanisme qui redécouvrent l'Antiquité. Les réformes religieuses, notamment la réforme protestante initiée par Martin Luther, entraînent des ruptures au sein de la chrétienté et des conflits dans certains États. Ces mouvements intellectuels et artistiques favorisent une nouvelle vision de l'homme et des progrès significatifs en Europe.

Transféré par

Birdi Limi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

H5 - RENAISSANCE, HUMANISME ET RÉFORMES RELIGIEUSES :

LES MUTATIONS DE L’EUROPE

Séance 1 : 1 heure

Introduction
Doc. 2 page 131 : « La célébration des lettres antiques »
Doc. vidéoprojeté : « Martin Luther rompt avec le catholicisme »
• Au XVème et au XVIème siècle, l’Europe connaît de profondes mutations (transformations majeures au
sein d’une société et d’un territoire) dans les domaines artistique, intellectuel et religieux. La
Renaissance désigne le renouveau des arts (peinture, gravure, architecture, sculpture…) se traduisant
par un goût prononcé pour l’Antiquité. L’Humanisme est un mouvement intellectuel marqué par
l’étude des textes de l’Antiquité et par un intérêt croissant pour l’homme.
• Au XVIème siècle, de profondes mutations religieuses, appelées réformes religieuses, voient le jour.
La réforme protestante désigne l’apparition de nouvelles Églises chrétiennes (luthérienne, anglicane
et calviniste) en rupture avec la papauté. La réforme catholique désigne la réaction de la papauté afin
d’empêcher la diffusion des Églises protestantes en Europe. Ces deux réformes créent des conflits et
des ruptures au sein de la chrétienté mais aussi des conflits dans certains États comme la France.
• Problématique : Comment des mouvements intellectuels, artistiques et religieux, fondés sur des
valeurs du passé, permettent-ils à l’Europe de connaître de réels progrès aux XVème et XVIème siècles ?

I. L’Humanisme : une nouvelle façon de penser l’homme


Point de passage et d’ouverture 1 : Érasme, prince des humanistes (pages 134-135)
Consigne : En quoi Érasme incarne-il le prince des humanistes en Europe au début du XVIème siècle ?
Vous montrerez que le travail d’Érasme s’appuie sur des textes de l’Antiquité. Puis, vous expliquerez
en quoi Érasme propose une nouvelle vision de l’homme. Enfin, vous mettrez en évidence la façon
dont le travail d’Érasme se diffuse en Europe.
Point méthode : Repérer les qualités d’une carte mentale réussie
- la problématique de la question problématisée est notée au centre de la carte mentale ;
- les parties du plan sont écrites dans les branches gravitant autour de la problématique ;
- les paragraphes sont notés dans des sous-branches, raccrochées aux branches principales ;
- dans chaque sous-branche, le texte est constitué d’une explication et d’une illustration ;
- la carte mentale dispose d’un titre et d’une image en rapport avec le sujet.

1
Séance 2 : 1 heure

A. Un courant intellectuel qui s’appuie sur des sources antiques


Doc. 5 page 133 : « La confrontation des traditions religieuses »
Doc. vidéoprojeté : « Un cours de théologie à la Sorbonne au XVème siècle »
Doc. 3 page 131 : « La redécouverte des lettres antiques par l’humanisme »
• Au XVème siècle, l’expression « humanités » désigne l’étude des langues anciennes : l’hébreu,
le grec et le latin. L’humanisme consiste à chercher des modèles de sagesse dans les textes
antiques. Au XIVème siècle déjà, des hommes de lettres comme le florentin Pétrarque reviennent
aux auteurs antiques. Ceux-ci sont aussi redécouverts grâce aux savants byzantins qui émigrent
en Europe pour fuir les Ottomans à la suite de la prise de Constantinople en 1453.
• Les humanistes remettent en cause les universités qui, sous l’autorité de l’Église, ont le
monopole de l’enseignement depuis le XIIIème siècle. L’enseignement universitaire est magistral
se limite à des commentaires de la Bible effectués par des hommes d’Église. L’humanisme, lui,
prône l’étude et la critique des textes originaux en grec ancien, en latin et même en hébreu.
D’autres humanistes veulent revenir aux textes originaux, ce qui menace la Vulgate (traduction
de la Bible en latin datant du IVème siècle, considérée comme la version officielle de la Bible).
B. Un courant intellectuel qui encourage la foi dans l’homme
Doc. vidéoprojeté : « La fondation du Collège royal par François Ier »
Doc. 4 page 131 : « L’homme au centre de l’univers »
Doc. vidéoprojeté : « André Vésale (1514-1564) »
• Les humanistes sont convaincus que l’homme s’améliore par l’instruction. De nouvelles
structures d’enseignement voient le jour. Ainsi, des académies (assemblées de savants et de
lettrés) sont créées : en France, à l’initiative de l’humaniste Guillaume Budé, le roi
François Ier ordonne la création d’un Collège royal en 1530 dont l’objectif est d’enseigner des
disciplines que l’université ignore, comme le grec, le latin, l’hébreu et les mathématiques.
• Sans remettre en question la place de Dieu, l’humanisme met l’homme au centre des savoirs.
L’homme n’est plus seulement un être qui a commis des péchés et qu’il faut punir, il devient un
être plein de promesses : il dispose d’un esprit critique et peut exercer son libre arbitre.
• Dépassant parfois les sources antiques, les humanistes cherchent à comprendre et à expliquer
le monde par l’expérimentation. André Vésale fait progresser la connaissance du corps en
pratiquant la dissection. Nicolas Copernic est le premier à théoriser un nouveau système
astronomique qui place le Soleil au centre de l’univers : c’est l’héliocentrisme.
C. Un courant intellectuel qui se diffuse dans toute l’Europe
Doc. vidéoprojeté : « Un atelier d’imprimerie au XVIème siècle »
Doc. vidéoprojeté : « Humanisme et Renaissance en Europe »
• En 1450, à Mayence, Johannes Gutenberg met au point des caractères mobiles en métal qui,
juxtaposés, forment un texte. En pressant une feuille de papier sur ces caractères préalablement
recouverts d’encre, il invente l’imprimerie. Cette invention permet de reproduire, sans faute,
rapidement et en grande quantité, des textes : vers 1500, 35 000 ouvrages ont été publiés à près
de 20 millions d’exemplaires. Les auteurs antiques sont très prisés par les humanistes puis, dès
les années 1520, le public découvre des auteurs qui écrivent en langue vernaculaire (nationale).
En 1549, Joachim du Bellay qui publie Défense et illustration de la langue française.
• Partout en Europe, les humanistes comme Érasme entretiennent des relations étroites en
s’écrivant en latin ou en se rendant visite : c’est la « République des lettres » (expression
désignant les relations épistolaires et amicales que les humanistes entretiennent entre eux au
cours du XVIème siècle). L’imprimerie et certaines universités où ils enseignent (comme Érasme
qui enseigne à l’université de Louvain) diffusent rapidement les idées humanistes dans les
grandes villes du centre de l’Europe. Ces relations entre humanistes et imprimeurs donnent
également le sentiment d’appartenance à une même communauté de lettrés.

2
Séance 3 : 1 heure

II. La Renaissance : une nouvelle façon de représenter le monde


Point de passage et d’ouverture 2 : Michel-Ange peint la fresque de la Chapelle Sixtine (pages 138-
139)
Consigne : En quoi Michel-Ange contribue-t-il à renouveler l’art en Italie au début du XVIème siècle ?
Vous montrerez que Michel-Ange peint des fresques humanistes dans la Chapelle Sixtine dès 1508.
Puis vous présenterez les techniques artistiques nouvelles qu’il utilise. Enfin, vous montrerez que la
commande passée par le pape Jules II apporte jalousie et gloire à Michel-Ange.
Point méthode : Connaître les types d’illustrations possibles en Histoire
- une illustration (ou exemple) se place à la fin d’un paragraphe et vient prouver que le contenu
du paragraphe est vrai, irréfutable ;
- on peut proposer un événement avec sa date : il faut préciser en quelques lignes ce qui s’est
passé, quand, où, avec qui et pour quelles raisons ;
- on peut présenter un personnage : il faut préciser son identité, la période à laquelle il vit et
la profession et/ou fonction qu’il exerce ;
- on peut citer un ou des chiffres avec leurs dates : pensez bien à préciser s’il s’agit de donnes
brutes (millions de personnes) ou de données relatives (pourcentage).

3
Séance 4 : 1 heure

A. L’Antiquité comme nouvelle source d’inspiration


Doc. vidéoprojeté : « La Villa Rotonda (1560) »
Doc. 4 page 136 : « L’Antiquité inspiratrice de la Renaissance »
• Les artistes entretiennent un nouveau rapport avec les vestiges antiques. En 1550, dans
ses Vies d’artistes, l’italien Giorgio Vasari est le premier à utiliser le terme de « Renaissance »
pour décrire des pratiques artistiques qui s’inspirent de l’Antiquité. Au Moyen Âge, les vestiges
antiques servaient de carrières de pierres et les statues antiques étaient ignorées. Mais, dès le
XVème siècle, l’art antique fait l’objet d’un vif engouement. Près de Venise, la Villa Rotonda est
élevée, en 1560, copiant l’architecture antique : colonnes, frontons, coupole, statues…
• Les humanistes redécouvrent des textes théoriques sur l’art écrits dans l’Antiquité par Platon,
Aristote ou Vitruve. En 1450, l’italien Leon Battista Alberti rédige le premier traité d’architecture
de la Renaissance, intitulé L’Art d’édifier, en s’inspirant des principes énoncés au Ier siècle avant
J.-C. par l’auteur romain Vitruve (solidité, utilité et beauté).
• L’art médiéval puise son inspiration dans les récits tirés de la Bible, dans la vie des sains et dans
les romans de chevalerie. L’art de la Renaissance s’inspire des histoires provenant de la
mythologie gréco-romaine. Les légendes tirées des textes antiques d’Hésiode, d’Homère, de
Virgile ou d’Ovide sont des sources inépuisables.
B. Le renouvellement des techniques et des formes
Doc. vidéoprojeté : « L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci »
Doc. vidéoprojeté : « La perspective dans l’Annonciation de Léonard de Vinci »
Doc. 5 page 137 : « L’affirmation du portrait »
• En reprenant le canon décrit par Vitruve, les artistes de la Renaissance représentent des corps
nus et aux proportions équilibrées, à la différence des corps allongés de l’art médiéval. Pour les
artistes, le corps idéal est un reflet de la perfection divine. Les statues antiques redécouvertes
offrent un modèle d’expression des sentiments humains à travers les mouvements du corps.
• Les artistes inventent aussi des techniques de représentation complètement nouvelles,
fondées sur les sciences. Dans son traité De la peinture publié en 1435, Leon Battista Alberti
utilise les lois de l’optique pour conférer la perspective (technique donnant l’illusion de la
profondeur en faisant converger toutes les lignes structurantes – ou lignes de fuite – vers un
point unique – ou point de fuite – attirant le regard du spectateur) à un tableau. Une autre
invention, venue de Flandre, se diffuse dans toute l’Europe : la peinture à l’huile. Utilisée d’abord
par le peintre flamand Jan Van Eyck, cette technique consiste à lier les pigments de couleur
broyés avec des huiles grasses (lin, noix) pour garantir un plus bel éclat des couleurs.
C. Des artistes reconnus, protégés par des mécènes
Doc. 5 page 137 : « L’affirmation du portrait »
Doc. vidéoprojeté : « Un autoportrait d’Albrecht Dürer »
Doc. vidéoprojeté : « Laurent de Médicis, grand mécène florentin »
• Au Moyen Âge, l’artiste est un artisan anonyme qui exerce une activité manuelle réglementée
par une corporation. À partir du XVème siècle, il s’affirme en apposant sa signature quelque part
sur la toile peinte. Certains peintres se représentent même dans le tableau (comme Sandro
Botticelli dans L’Adoration des mages) ou réalisent des autoportraits (comme Albrecht Dürer).
Le peintre n’est plus un artisan anonyme mais un artiste reconnu et recherché.
• Les grands seigneurs de la Renaissance sont des mécènes (personnages influents protégeant
et finançant les artistes) : ils mettent leur argent et leur pouvoir au service des artistes qu’ils
protègent. À Florence, Laurent de Médicis s’entoure des plus grands artistes de son temps,
comme Sandro Botticelli ou Léonard de Vinci. En France, François Ier fait venir Léonard de Vinci
à la cour en 1519 et confie à des architectes italiens, Le Rosso puis Primatice, le soin de décorer
son château de Fontainebleau pour en faire une vitrine de la Renaissance.

4
Séance 5 : 1 heure

III. Les reformes religieuses : une nouvelle façon de croire en Dieu


Point de passage et d’ouverture 3 : Luther ouvre le temps des réformes (pages 144-145)
Consigne : En quoi Martin Luther ouvre-t-il le temps des réformes religieuses en Europe au début
du XVIème siècle ? Vous présenterez les critiques que Luther formule contre l’Église catholique. Puis
vous expliquerez les nouvelles propositions religieuses faites par Luther. Enfin, vous montrerez que
les thèses de Luther se diffusent et créent de vives tensions au sein de la chrétienté au XVIème siècle.
Point méthode : Créer une carte mentale avec Mindmeister
- se connecter sur [Link] puis se créer un compte
- au centre de la page, écrire la problématique du point de passage et d’ouverture
- pour ajouter une nouvelle branche, cliquez sur en veillant à ce que le texte écrit
précédemment soit sélectionné puis écrivez votre texte puis ainsi de suite…
- vous allez tracer trois branches pour les parties et des sous-branches pour les paragraphes
- pour exporter la carte mentale, faire une copie d’écran (« CRLT + ALT + SUPPR » sous PC ou
« MAJ + CMD + 4 » sous Mac)

5
Séance 6 : 1 heure

A. Une profonde remise en question de l’Église


Doc. 4 page 143 : « La Bible accessible à tous les chrétiens »
Doc. vidéoprojeté : « La devotio moderna, un rapport plus étroit au divin »
• Au Moyen Âge, l’Église a connu de nombreuses réformes. La plus importante, la réforme
grégorienne, initiée par le pape Grégoire VII au XIème siècle, vise à moraliser le clergé en le
séparant des laïcs. Malgré cette réforme, le pape reste un chef d’État et les clercs sont souvent
accusés de se préoccuper plus de leur fortune que de leurs fidèles. Les humanistes dénoncent
ces abus et veulent revenir à un christianisme plus originel. En 1516, Érasme propose sa
traduction du Nouveau Testament à partir des textes grecs, ce qui remet en cause la Vulgate.
• Ces critiques sont d’autant plus fortes que les chrétiens sont de plus en plus angoissés par
leur salut (possibilité d’accéder au paradis après la mort). Les épidémies (la Grande Peste de
1348) et les guerres sont vécues comme des châtiments divins, annonçant la fin des temps. Des
formes nouvelles de piété se développent, comme la devotio moderna (pratiques religieuses
plus intimes apparues au XVIème siècle, destinées à renforcer le lien entre le fidèle et Jésus).
B. La naissance et la diffusion des protestantismes
Doc. vidéoprojeté : « Les principales différences entre les religions »
Doc. vidéoprojeté : « Les religions en Europe à la fin du XVIe siècle »
• En 1517, Martin Luther, moine allemand, publie 95 thèses qui dénoncent l’attitude du clergé
et le scandale des indulgences (versement de sommes d’argent destinées au salut mais aussi au
financement de grands travaux à Rome). Pour Luther, le salut accordé par la grâce de Dieu, par
la foi du croyant. L’imprimerie favorise la diffusion de ses idées en Allemagne et en Scandinavie.
En 1521, le pape Léon X prononce son excommunication (annulation de son baptême). Cet
événement marque la rupture définitive avec l’Église catholique. C’est pour cette raison qu’on
appelle Luther et ses disciples les « Protestants » à partir des années 1520.
• Le protestantisme se diffuse en Europe. À Genève, Jean Calvin prêche un protestantisme plus
radical que celui de Luther. Dès 1541, il rejette l’idée d’une présence réelle du Christ lors de
l’eucharistie (sacrement célébré à la fin de la messe qui rappelle le dernier repas de Jésus avant
la crucifixion) au profit d’une présence symbolique. Le protestantisme calviniste se diffuse en
Suisse, dans certains États allemands, aux Pays Bas, en France, en Écosse, en Hongrie. En
Angleterre, en 1534, le roi Henry VIII rompt avec les papes Clément VII et Paul III qui refusent le
divorce du monarque. C’est la reine Elisabeth Ière organise définitivement l’Église anglicane, qui
adopte les dogmes protestants mais conserve une organisation et des rites catholiques.
C. La réaction catholique contre les protestantismes
Doc. vidéoprojeté : « Un concile pour lutter contre l’hérésie protestante »
Doc. vidéoprojeté : « Les décisions prises par le concile de Trente »
Doc. 2 page 143 : « Le massacre de la Saint-Barthélemy »
• Devant le succès du protestantisme, le pape Paul III réunit le concile de Trente, en Italie,
entre 1545 et 1563. Le concile réaffirme les dogmes de l’Église : les sept sacrements, la transsub-
stantiation (doctrine selon laquelle le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus
pendant l’eucharistie), l’accès au salut par les bonnes œuvres. L’Église rappelle le devoir
d’exemplarité des clercs et créé des séminaires (lieux de formation pour les clercs).
• Pour tenter d’enrayer la progression du protestantisme, les souverains répondent aussi par la
force. Une répression brutale s’abat sur les protestants en France, en Espagne, dans les États
italiens. En 1555, les princes germaniques protestants imposent à l’empereur Charles Quint la
paix d’Augsbourg : les princes germaniques ont le droit de choisir leur culte. En France, les
guerres de religion opposent entre 1562 et 1598 protestants et catholiques et culminent en 25
août 1572 avec le massacre de la Saint-Barthélemy. En 1598, le roi Henri IV signe l’édit de
Nantes, qui accorde la liberté de culte aux protestants dans un royaume catholique.

6
Conclusion
• Entre le XVème et le XVIème siècle, l’Europe connaît des mutations profondes dans le domaine
intellectuel (avec la naissance de l’humanisme), dans le domaine artistique (avec l’apparition de la
Renaissance) et dans le domaine religieux (avec l’émergence des réformes religieuses).
• Ainsi, ces trois mouvements cherchent à retrouver les savoirs et les canons esthétiques de
l’Antiquité et qui cherchent à se rapprocher du message originel du christianisme. Ils produisent
cependant des progrès intellectuels et artistiques considérables en conduisent l’Église à se réformer.
L’Europe a donc connu des mutations et des progrès en s’appuyant sur des valeurs du passé.
• Pour autant, ces deux siècles ne se limitent pas à des progrès : dans le domaine religieux notamment,
les divisions religieuses entre catholiques et protestants provoquent des conflits dans le Saint Empire
et dans le royaume de France.

Vous aimerez peut-être aussi